dimanche 21 juin 2026

Propos centristes. Monde – Etats-Unis: le prix de la guerre de Trump / Ukraine: vers l’adhésion à l’UE / Canada: loi contre la haine / Royaume-Uni: renforcer les liens avec l’UE / Japon: améliorer le niveau de vie / Inde: défendre la jeunesse contre le gouvernement…


Voici une sélection, ce 21 juin 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.

● Brésil
♦ União Brasil
> À l'invitation du président du Tribunal supérieur électoral (TSE), le ministre Celso Nunes Marques, le président d'União Brasil, Antônio Rueda, a participé à la signature de l'« Accord de partenariat entre la justice électorale et les partis politiques pour l'intégrité des élections de 2026 », au siège du Tribunal, à Brasília.
L'accord entre le TSE (Cour supérieure électorale) et les partis politiques prévoit d'encourager la participation des électeurs afin qu'ils exercent librement leur droit de vote ; de promouvoir le respect des différences idéologiques ; de fournir des orientations aux candidats et aux membres concernant leurs droits et devoirs ; d'assurer une utilisation responsable des outils d'intelligence artificielle ; de défendre l'État de droit démocratique et de respecter les institutions publiques, les partis politiques et leurs représentants respectifs.
L'accord prévoit également le respect des quotas de financement et de publicité fixés par la loi ; la prévention et la lutte contre toutes les formes de violence politique, en particulier à l'égard des femmes ; la diffusion des règles électorales ; la reproduction sur les canaux et réseaux de communication officiels du TSE (Cour supérieure électorale) de contenus traitant de sujets liés à l'exercice de la citoyenneté ; et la participation « aux étapes d'inspection et d'audit du système de vote électronique, y compris le suivi des spécifications et du développement des systèmes électoraux et d'autres étapes d'audit ».
« Nous sommes fermement engagés à agir en pleine harmonie avec la Cour et toutes ses décisions, contribuant ainsi à garantir le bon déroulement du processus électoral dans la transparence, la sécurité et la sérénité absolues. Le ministre Nunes, les candidats, nos membres et tous les électeurs peuvent être assurés de pouvoir compter sur União Brasil pour la défense de la démocratie et le renforcement des institutions », a expliqué Rueda après la cérémonie.
Selon Nunes Marques, « l’union des efforts autour de cet objectif commun est fondamentale pour garantir que la volonté populaire prévale en tant qu’expression souveraine de la démocratie ». 
Au total, 26 des 30 partis enregistrés dans le pays ont rejoint l'initiative. 
Participation et engagement
En mai, União Brasil a été le premier parti à participer à l'inspection des codes sources des systèmes électoraux qui seront utilisés lors des élections générales de 2026.
Trois représentants du parti étaient présents au TSE (Tribunal supérieur électoral). Les codes sources correspondent à l'ensemble des instructions qui définissent le fonctionnement des systèmes électoraux. Ils régissent tout, du fonctionnement des machines à voter électroniques aux autres programmes utilisés tout au long du processus de vote et de dépouillement.

 

● Canada 
♦ Gouvernement 
Mark Carney (Premier ministre) 
> Le Canada est plus fort lorsque nous veillons les uns sur les autres, et cela commence par prendre soin de nos enfants.

> Nous sommes au cœur d’une rupture mondiale, mais celle-ci nous offre l’occasion de bâtir un avenir meilleur.

> Dans un monde de plus en plus incertain, le G7 demeure une force porteuse de sens qui favorise l’unité et l’action collective. À Évian, nous relevons ensemble de grands défis – de l’IA aux conflits mondiaux – et bâtissons un monde plus sûr et plus prospère pour tous.

> Le Canada est un partenaire fiable dans un monde qui ne l’est absolument pas. C’est pourquoi nous quittons le Sommet du G7 à Évian avec 13 nouveaux accords qui permettront de générer plus de 5 milliards de dollars d’investissements au pays. Avec de nouveaux contrats pour les travailleurs de la défense du Canada. Avec de nouveaux partenariats pour bâtir un monde plus fort, plus sûr et plus prospère pour tous.

> Dans un monde de plus en plus dangereux et divisé, le G7 joue un rôle plus important que jamais. Grâce au leadership exercé par Emmanuel Macron, nous relevons les défis mondiaux et travaillons ensemble pour bâtir un monde meilleur, juste et prospère pour tous.

> Le Canada et la France partagent une histoire, des valeurs et, de plus en plus, les mêmes intérêts.

> Le Canada et l’Union européenne resserrent leurs liens. Ces efforts ouvrent la voie à de nouveaux contrats pour les entreprises canadiennes et contribuent à renforcer nos capacités de défense et à créer plus de possibilités pour l’ensemble de nos populations. Aujourd’hui, lors du Sommet du G7, la présidente de la Commission, le président du Conseil de l’UE et moi avons discuté des prochaines étapes de ce partenariat : accroître le commerce, conclure davantage d’accords commerciaux et renforcer la collaboration en matière d’action climatique.

> Le Canada salue le nouvel accord conclu entre les États-Unis et l’Iran. Nous remercions le Pakistan, le Qatar et les autres partenaires de la région pour le rôle indispensable qu’ils ont joué dans ces négociations.
Le Canada a clairement affirmé qu’un cessez-le-feu durable doit à la fois garantir la traversée sûre et sans entrave du détroit d’Ormuz et contrer la menace omniprésente que constitue le programme nucléaire iranien.
Pendant que les négociations se poursuivent, nous exhortons toutes les parties à dialoguer de bonne foi et à éviter l’escalade du conflit. Le Canada reste en contact étroit avec ses partenaires et se tient prêt à appuyer tout effort visant à apporter la stabilité et la paix durable dans la région, y compris au Liban.

> En tant que Canadiennes et Canadiens, nous avons la responsabilité de protéger les paysages et les cours d’eau exceptionnels dont nous avons hérité. Notre nouvelle Stratégie pour la nature protégera les lacs, les forêts, les montagnes et les côtes qui définissent notre pays, ce qui permettra de préserver jusqu’à 2,4 millions de km² de nos terres et de nos océans.

> Lorsque nous bâtissons ensemble, nous le faisons en grand. Grâce au Fonds pour bâtir des collectivités fortes, nous bâtissons les logements, les hôpitaux, les cliniques, les routes, les écoles et les infrastructures de transport en commun dont les Canadiennes et les Canadiens ont besoin, en Colombie-Britannique et ailleurs au pays.

> Cette semaine, la Loi visant à lutter contre la haine est entrée en vigueur. Cette loi confère aux forces de l’ordre des outils beaucoup plus efficaces pour lutter contre les individus qui commettent des crimes haineux à l’encontre d’une communauté, y compris ceux qui intimident les gens dans leur lieu de culte. Car l’une des promesses du Canada est que chacun puisse être soi-même et pratiquer sa religion comme il l’entend, ouvertement, visiblement, fièrement et en toute sécurité.

> C’est une semaine chargée pour le Canada.
Des projets de loi gouvernementaux historiques viennent d’être adoptés. Ils visent à construire plus de logements abordables, à protéger les communautés vulnérables, à protéger notre démocratie, à renforcer les dispositions relatives à la liberté sous caution et à la détermination de la peine, et à rendre justice aux personnes victimes de violences conjugales et de violences sexuelles.
Nous bâtissons un pays plus fort, plus équitable et plus juste, pour tous.

> Le Canada est le premier pays non européen à participer à l’initiative Agir pour la sécurité en Europe (instrument SAFE) de l’Union européenne, et nous en constatons déjà les résultats. Grâce à notre participation à l’instrument SAFE, l’entreprise montréalaise Marconi Technologies fabriquera des radios tactiques au Canada pour le cybercommandement polonais. Ce contrat, d’une valeur de plus de 10 millions de dollars, profitera à près de 100 fournisseurs canadiens, à leurs employés et à leurs familles.

> Grâce à notre adhésion à l’instrument SAFE de l’UE, plus d’entreprises canadiennes auront davantage d’occasions de fabriquer du matériel de défense pour nos Alliés.

> Le Canada figure parmi les grands producteurs d’aliments au monde. Cependant, une trop grande part de ce que nous produisons est transformée ailleurs. De plus, trop de Canadiennes et de Canadiens dépendent encore d’aliments importés qu’ils doivent payer plus cher. Il faut offrir plus de possibilités aux agriculteurs canadiens pour vendre leurs produits et plus d’options aux Canadiennes et aux Canadiens où acheter leurs aliments – c’est ce qu’ils méritent. La toute première Stratégie nationale de sécurité alimentaire du Canada contribuera à faire en sorte que plus d’aliments soient cultivés et transformés ici, et que davantage de produits canadiens se retrouvent dans nos assiettes. Elle favorisera la baisse des prix, la création d’emplois et la mise en place d’un système alimentaire plus résilient et plus concurrentiel qui nous appartiendra davantage. 

> Les petites épiceries n’ont pas le même accès aux marchés de produits alimentaires que les grands détaillants. Elles doivent donc payer plus cher, et vous aussi. Notre nouvelle Stratégie nationale de sécurité alimentaire va ouvrir le marché en créant de nouveaux marchés de produits alimentaires destinés aux épiciers indépendants, ce qui vous offrira plus de choix et des prix plus bas.

> Notre partenariat avec l’Allemagne est en plein essor. Grâce aux nouveaux investissements de l’Allemagne au Canada – GNL, énergie solaire, minéraux critiques – nous créons de grandes possibilités.

> L’Inde est la grande économie ayant l’essor le plus rapide et est un moteur du commerce et de la technologie. Le PM Narendra Modi et moi mettons les bouchées doubles pour libérer le potentiel des nouveaux partenariats entre nos pays – liés à l’énergie, aux talents et à l’IA.

> Le Canada est l’un des plus grands défenseurs de l’Ukraine. Au G7, avec le président Zelensky, j’ai annoncé que le Canada allait imposer plus de 160 nouvelles sanctions à des individus, entités et navires russes. Nous maintenons la pression sur la Russie pour qu’elle participe aux négociations de paix — une paix juste et durable — pour le bien de l’Ukraine et de l’Europe.

> Le projet de loi C-14 a été adopté au Canada. Plus de 80 modifications au Code criminel viennent renforcer la mise en liberté sous caution et la détermination de la peine, protéger nos rues contre les délinquants violents et récidivistes, et assurer la sécurité des communautés.

> Le Canada et l’Irlande sont des pays transatlantiques ayant la même conviction simple, mais profonde : nous sommes plus forts quand nous sommes unis.

 

● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement 
Alassane Ouattara (président de la république)
> À l’occasion de la présentation des lettres de créance des nouveaux Ambassadeurs du Maroc, du Portugal, du Nigeria, de la Finlande, de la Zambie et des Philippines, j’ai réaffirmé notre vision : pour relever les défis de notre temps, notre diplomatie doit rester fondée sur l’ouverture, le dialogue et le respect mutuel.

> Avec mon frère et ami, le Président du Ghana, nous partageons une même ambition : défendre les intérêts de nos producteurs de cacao et bâtir un avenir plus prospère et plus durable pour la filière cacaoyère africaine. C’est tout le sens de notre engagement à l’occasion du Sommet de haut niveau sur l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana.

> La Côte d’Ivoire et le Ghana, premiers producteurs mondiaux de cacao, réaffirment leur volonté commune de défendre les intérêts de leurs planteurs et de bâtir ensemble un avenir plus prospère et plus durable pour la filière cacaoyère africaine. Le Sommet de haut niveau sur l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana, tenu en présence de mon frère et ami, le Président du Ghana, témoigne de la solidité des liens d’amitié, de fraternité et de coopération qui unissent nos deux nations au service du développement de l’Afrique.

> Lors des réunions de travail sur l’actualité avec mes plus proches collaborateurs, ou à l’occasion de rencontres avec des dirigeants d’institution et de multinationale, un seul objectif m’a guidé tout au long de cette semaine : apporter des réponses concrètes aux préoccupations de nos concitoyens pour faire avancer davantage la Côte d’Ivoire.

 

● Etats-Unis  
♦ Parti démocrate 
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des représentants) 
> Les coûts augmentent, la confiance des consommateurs dans l'économie est en baisse et la guerre d'intérêt irréfléchie menée en Iran a été un désastre.

> La guerre menée par les Républicains au Moyen-Orient s'est soldée par un désastre complet. Le prix de l'essence a augmenté, l'Iran est plus puissant, la sécurité des États-Unis est compromise et plus de 100 milliards de dollars de l'argent du contribuable ont été gaspillés. Un changement de régime sera soumis au vote du Congrès en novembre.

> Les Républicains ont dépensé plus de 300 millions de dollars de vos impôts pour construire une salle de bal. Les extrémistes refusent de dépenser un centime pour améliorer votre coût de la vie. Ces gens sont inaptes à gouverner.

> Le président Obama a bâti une coalition internationale qui a limité les ambitions nucléaires de l'Iran. Donald Trump a déchiré cet accord de manière irresponsable et nous a entraînés dans une guerre. Aujourd'hui, le prix de l'essence s'envole, l'Iran est plus fort et l'Amérique est moins sûre. Voilà le bilan de Trump.

> Les extrémistes MAGA peuvent déployer toutes les banderoles qu'ils veulent, mais le peuple américain est bien informé. Les graffitis présidentiels sur le Kennedy Center ont été effacés. Et les Républicains ne pourront jamais dissimuler leur bilan désastreux en matière d'économie, la flambée des coûts de la santé et une guerre irresponsable.

> Donald Trump avait promis de ne pas déclencher de guerres au Moyen-Orient, mais de les arrêter. Mais il a fait exactement le contraire, au lieu de se concentrer sur les problèmes que les Américains doivent voir résolus, à savoir la baisse du coût de la vie. L'économie est en ruine. Les Américains le savent. Et en tant que démocrates, nous sommes déterminés à y remédier.

> Donald Trump nous a affirmé l'an dernier que le programme nucléaire iranien avait été complètement anéanti. C'était faux. Il nous a également dit que le régime iranien était au bord de l'effondrement après l'assassinat de l'ayatollah. Bien sûr, cela ne s'est pas produit. Par conséquent, à l'heure actuelle, la seule conclusion possible est que cette guerre d'élection, aussi inconsidérée que coûteuse, a été un désastre pour la sécurité nationale des Américains. La situation ne s'est pas améliorée, elle a même empiré. En fait, l'Iran est aujourd'hui plus fort. Nous avons constaté une flambée des prix de l'essence, ce qui a un impact négatif sur les contribuables américains.

 

Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au Sénat) 
> Les sénateurs républicains ont adopté le plus important cadeau fiscal aux milliardaires de l'histoire américaine. Tous les sénateurs démocrates ont voté contre le fait de faire payer cette mesure aux familles qui travaillent. Les républicains ont augmenté vos impôts parce qu'ils pensent que les milliardaires méritent davantage votre argent que vous.

> Comme je l'ai dit dès le premier jour, cette guerre inconsidérée et illégale était une erreur, et il n'est pas surprenant qu'elle ait abouti à un accord honteux. Cette guerre doit cesser.

> Trump affirme qu'aucun versement de 300 milliards de dollars n'a été effectué par les États-Unis à l'Iran… Il ferait mieux de relire son propre protocole d'accord où se trouvent ses initiales manuscrites.

> La situation des États-Unis s'est dégradée à cause de l'incompétence de Trump, de son ego démesuré et de son refus d'écouter les faits. Si Trump veut envoyer des centaines de milliards de dollars à l'Iran, il devra compter sur les votes des Républicains. Les Démocrates ne l'aideront pas à envoyer 300 milliards de dollars à l'Iran.

> Trump a humilié les Républicains : il les a pris à revers et a fait capoter les négociations sur la FISA à chaque étape. Il est tellement déterminé à priver les Américains de leur droit de vote qu’il est prêt à mettre le pays en danger pour y parvenir, tout en prenant en otage la sécurité nationale américaine à des fins politiques.

> En Iran, l'art de la négociation s'est mué en art du désastre. Le peuple américain paie le prix de l'incompétence de Trump : 13 Américains tués, des centaines blessés, prix de l'essence en hausse, et le coût de la vie, des produits alimentaires aux biens de première nécessité, n'a jamais été aussi élevé.

> Trump a déjà dépensé 2,6 milliards de dollars de l'argent du contribuable pour saboter les projets éoliens en mer. Ces projets représentaient des milliers d'emplois syndiqués de qualité, des milliards de dollars de développement économique et la production d'électricité indispensable à des millions de foyers. Désormais, toute coupure de courant à New York sera entièrement imputée à Donald Trump.

> Donald Trump s'en est pris au financement des services de garde d'enfants, ce qui a fait exploser les coûts. Dès que les démocrates reprendront la majorité, nous serons prêts à nous attaquer à la crise des services de garde d'enfants et à mettre en œuvre des solutions concrètes pour aider les familles à accéder aux services de garde nécessaires et à se les offrir.

> Les Américains en subissent les conséquences lorsque les guerres, les pandémies et autres chocs perturbent nos chaînes d'approvisionnement. C'est pourquoi j'ai présenté la loi « Make More in America Act », qui investira dans le secteur manufacturier américain afin de créer des emplois, de réduire les coûts, de renforcer la sécurité nationale et de bâtir une économie plus résiliente.

> [Le ministère de la Justice a donné son feu vert à la fusion de Paramount avec Warner Bros. Discovery] Les amis de Trump, proches des intérêts particuliers, ont sollicité le ministère de la Justice de Trump pour approuver une fusion qui sentait la manipulation politique à plein nez. Sans surprise, le ministère de la Justice de Trump a donné son feu vert. Cette fusion vise avant tout à restreindre la liberté d'expression et à monopoliser les ondes pour défendre un seul point de vue : celui de Trump. Sans compter qu'elle entraînera une hausse des coûts et pénalisera les consommateurs et les travailleurs américains.

> Donald Trump cache encore au moins 3 millions de pages des dossiers Epstein. Donald Trump a transformé la Situation Room en une salle de communication de crise Epstein. Et pourtant, la solution la plus simple, la plus morale, reste : Publiez tous les dossiers MAINTENANT. Rendez justice aux survivants qui le méritent.

 

Barack Obama (ancien président des Etats-Unis) 
> [Discours prononcé lors de l’inauguration du Barack Obama presidential center à Chicago]
Bonjour Chicago. Douce Chicago.
Merci, Punihei Lipe, pour cette introduction remarquable.
Monsieur le Président et Madame Bush, Monsieur le Président et Madame la Secrétaire [Hillary] Clinton, merci d'être parmi nous aujourd'hui et pour votre dévouement à notre pays.
Et Monsieur le Président et Madame Biden, merci pour ce partenariat indéfectible durant ces huit années.
Joe, nous avons commencé comme colistiers et nous avons fini comme une famille. Et nous ne serions pas là sans toi, et nous t'en sommes reconnaissants.
À notre incroyable personnel de fondation et à notre incroyable conseil d'administration, au gouverneur Pritzker, au maire Johnson, merci d'avoir rendu le centre possible.
Aux dirigeants du Congrès et aux dignitaires étrangers qui ont fait le déplacement, je tiens à exprimer ma profonde gratitude pour notre partenariat et pour tout ce que nous avons accompli ensemble. Merci.
Michelle m'a fait du mal. Elle ne m'a pas laissé voir son discours. Elle savait qu'elle allait me déstabiliser, et elle l'a fait quand même. Mais elle m'a toujours aidée à progresser.
Je suis infiniment reconnaissante envers Sasha et Malia. Que dire de plus ? Vous comptez énormément pour moi.
Il y a plus de quarante ans, par une fin d'après-midi d'été de 1985, j'arrivais à Chicago, entrant dans la ville par l'endroit même où se trouve aujourd'hui ce centre. Je me revois encore descendant ce qui était alors Cornell Drive, au volant d'une vieille bagnole déglinguée achetée à New York, avec tous mes biens entassés dans le coffre et sur la banquette arrière, si bien que je ne voyais rien dans le rétroviseur et que je représentais un danger pour la circulation.
J'avais 23 ans. Je venais d'être embauchée par un groupe d'églises du South Side pour aider à organiser un quartier de la ville durement touché par la fermeture des aciéries et un abandon chronique. Je n'avais que peu d'expérience en matière d'organisation, je ne connaissais personne à Chicago, mais j'avais été inspirée par le mouvement des droits civiques et je savais que je voulais faire bouger les choses.
Et même si je ne savais pas exactement comment j'allais m'y prendre, j'étais animé par cette conviction inébranlable que si nous pouvions donner aux gens davantage leur mot à dire sur les forces qui régissent leur vie, si nous pouvions combler certaines des différences qui nous divisent, alors nous pourrions construire une Amérique où chacun compte, où chacun a une chance équitable et où chacun a sa place, même un enfant métis avec une histoire étrange et un nom que personne ne pouvait prononcer.
Et c’est ici, dans cette ville aux larges épaules, que j’ai trouvé ce que je cherchais.
Jour après jour, rue après rue, j'ai appris à connaître les gens qui vivaient ici, leurs espoirs, leurs rêves, leurs tragédies et leurs réussites. J'ai été témoin de leur résilience face à l'adversité. Dans l'héroïsme discret d'une mère célibataire élevant ses enfants et finançant leurs études avec un salaire de secrétaire, ou dans celui du prêtre choisissant de rester en ville et d'ouvrir ses portes aux jeunes en difficulté, alors même que la plupart de ses fidèles avaient fui vers la banlieue.
J'ai appris que le leadership a moins à voir avec les titres, le grade ou la recherche de l'attention qu'avec le fait d'aider les autres à trouver leur voie, à réaliser leur potentiel. Assis autour de tables de cuisine ou sur des vérandas, passant du temps dans des sous-sols d'églises, dans des salons de coiffure, je me suis souvenu que chacun a une histoire à raconter si l'on prend la peine de l'écouter, des histoires précieuses, pleines de courage, d'humour et de grâce, et que chacune de ces histoires était, d'une manière ou d'une autre, liée à la mienne.
Autrement dit, j'ai trouvé ma raison d'être ici, et j'ai fortifié ma foi ici. J'y ai trouvé ma communauté, des amitiés qui dureront toute une vie. Et j'y ai rencontré une fille du South Side qui a été ma plus grande bénédiction.
Michelle et moi, notre réception de mariage a eu lieu au South Shore Cultural Center. On pouvait y aller à pied. Nos filles sont nées tout près. C'est ici que nous avons acheté notre première maison. C'est ici que nos enfants ont fait leurs premiers pas. C'est ici que j'ai lancé ma candidature au Sénat de l'État de l'Illinois, au Ramada Inn sur Lake Shore Drive, en servant des bretzels et des sodas, m'engageant sur le chemin qui, finalement et de façon improbable, m'a mené jusqu'à aujourd'hui.
Pour moi, ce centre ne pourrait être nulle part ailleurs. C'est une façon de remercier, de reconnaître que je dois une grande partie de ce qui m'est le plus cher aux habitants de cette ville et des quartiers environnants.
C’est pourquoi nous avons conçu ce centre non pas comme un mausolée impersonnel – je suis trop jeune pour ça –, mais comme un simple lieu d’exposition des robes de Michelle, même si je comprends que ce sera l’attraction principale. Nous souhaitions un lieu vivant et vibrant, une célébration de la communauté, où nous puissions apprendre ensemble et partager les joies de l’art, de la musique, du sport et du jeu. Car c’est dans ces moments-là que nous leur rappellerons notre humanité commune et que nous renforcerons les liens de confiance qui non seulement enrichissent nos vies, mais aussi notre démocratie.
Nous souhaitions également que ce centre soit un hommage aux fonctionnaires exceptionnels, dont beaucoup sont présents aujourd'hui, qui ont rendu ce parcours possible. Certains d'entre vous ont contribué à mon élection. J'ai dû convaincre certains d'entre vous de rejoindre mon administration. Certains sont des vétérans chevronnés qui ont guidé un président novice dans ses premiers pas, mais beaucoup d'entre vous étaient plus jeunes que moi lorsque je suis arrivé dans cette ville pour la première fois.
Et nous avons tous un peu vieilli, beaucoup d'entre vous ont des enfants, voire des petits-enfants, mais le temps n'a fait qu'accroître mon admiration pour votre talent, votre dévouement et votre savoir-faire. Il n'a fait qu'accroître ma gratitude pour tous les sacrifices que vous et vos familles avez consentis pour améliorer ce pays.
Alors, lorsque vous visiterez ce centre aujourd'hui, ou dans les jours à venir, j'espère que vous y verrez le reflet de votre travail et de vos efforts. Et j'espère que vous serez fiers de ce que nous avons accompli ensemble. C'est grâce à vous.
Bien sûr, nous n'avons pas accompli tout ce que nous avions prévu. Aucune administration n'y parvient.
Certaines pièces exposées reflètent des affaires inachevées, et dans certains cas, mes propres lacunes et erreurs, car, comme un signe que je gardais sur mon bureau résolu, on pouvait lire : « Les choses difficiles sont difficiles. » Et c'est particulièrement vrai dans une grande démocratie bruyante, diverse et conflictuelle comme les États-Unis d'Amérique.
Chacun a son opinion, et cela signifie que pour faire avancer les choses, il faut concilier les exigences de plusieurs centaines de millions de personnes. La démocratie peut être frustrante, lente et inefficace. Mais plus que tout, j'espère que ce centre témoignera de la valeur inestimable de notre démocratie et nous rappellera ce que nous pouvons accomplir lorsque nous assumons nos responsabilités citoyennes.
Et comme nous sommes à quelques semaines du 250e anniversaire de l'Amérique, il est bon de se rappeler à quel point l'idée même d'autonomie gouvernementale était radicale en 1776. Jusqu'alors, l'histoire de l'humanité était un récit de conquêtes, de castes et de hiérarchies rigides, un monde où les forts dominaient les faibles, où le pouvoir, la richesse et le statut se transmettaient par lignée et où le plus grand nombre était gouverné par une minorité.
Mais de l'ardeur révolutionnaire naquit une autre histoire sur ce continent : la proclamation que nous sommes tous créés égaux, dotés par notre Créateur de droits inaliénables, et que dans les États-Unis nouvellement indépendants, il n'y aurait ni rois ni seigneurs, ni serfs ni sujets, mais seulement des citoyens, libres chacun de poursuivre son propre bonheur et capables de définir notre foi collective par le biais d'un gouvernement représentatif élu. Une telle chose était inédite. Et parce qu'elle était inédite, le succès de cette expérience n'était jamais acquis. En formant notre union, les Pères fondateurs furent loin de tenir la promesse de la Déclaration, maintenant l'esclavage et autorisant les États à restreindre le droit de vote aux hommes blancs propriétaires. Mais en rédigeant une Constitution et une Déclaration des droits, ils firent preuve de clairvoyance et d'ingéniosité, nous offrant un cadre permettant à chaque génération de perfectionner notre union.
Et pendant plus de deux siècles, à travers des pétitions et des manifestations, des marches et des grèves, des appels moraux lancés en chaire et des conversations lors des repas de famille, des hommes et des femmes de tous horizons, de toutes couleurs, de toutes confessions, de toutes régions, ont embrassé la cause de la démocratie et se l'ont appropriée, jusqu'à ce que « Nous, le peuple » finisse par inclure non seulement certains d'entre nous, mais nous tous.
C’est pourquoi l’histoire que nous racontons dans ce bâtiment ne commence pas par les origines de Michelle ni par les miennes, mais par celles de notre nation, avec l’imprimé de la Déclaration d’indépendance datant de l’époque fondatrice, un porte-plume et un encrier utilisés par Frederick Douglass, la Bible de Lincoln, une brochure d’Ida B. Wells, des boutons de suffragettes et un casque de chantier porté par la secrétaire au Travail de [l’ancien président Franklin Delano Roosevelt], Frances Perkins.
C’est pourquoi les expositions présentées ici ne se concentrent pas uniquement sur les politiques, mais aussi sur les valeurs partagées qui rendent la démocratie possible : la croyance en la dignité et la valeur intrinsèques de chaque personne, et que nul n’est au-dessus des lois ni en dessous de leur protection ; la croyance dans l’équilibre des pouvoirs au sein de notre gouvernement et dans la responsabilité qui découle d’un pouvoir judiciaire indépendant et d’une presse libre et forte ; la conviction que nos forces armées et nos forces de l’ordre doivent allégeance non pas à un président ou à un parti politique, mais au peuple et à notre Constitution.
La conviction que le pouvoir peut être transféré pacifiquement après que le peuple se soit exprimé lors d'élections libres et équitables, tout en reconnaissant que dans une société vaste et complexe comme la nôtre, aucun groupe ni aucune faction n'obtient gain de cause à 100 %.
Et la conviction que les qualités de caractère, l'honnêteté, l'intégrité, la bonté, la compassion, le sens du devoir et de l'honneur, ces choses-là comptent dans nos relations publiques, tout comme dans notre vie privée.
Ce sont là les valeurs et les traditions auxquelles je crois, et ce ne sont ni des valeurs républicaines ni des valeurs démocrates. Ce sont des valeurs américaines que nous pouvons tous partager, indépendamment de notre appartenance politique, des valeurs que chaque président présent aujourd'hui, aussi différents soient-ils, s'est efforcé de défendre, des valeurs auxquelles John McCain et Mitt Romney croyaient, tout comme moi. C'est notre plus grand héritage, l'histoire de l'Amérique à son apogée, car elle reflète une foi fondamentale en la bonté de nos concitoyens et la possibilité que, malgré toutes nos différences, nous puissions nous voir, nous comprendre et œuvrer ensemble pour un même but.
Voilà ce que j'espère que chaque visiteur retiendra de sa visite dans ce centre. C'est pourquoi, si vous ne venez que pour une journée et que vous n'avez pas le temps de tout voir, je vous encourage vivement à passer les extraits de mes discours – vous les avez déjà tous entendus – et à privilégier les témoignages de ces citoyens ordinaires qui ont contribué à ce changement.
Cette survivante du cancer, qui craignait que la hausse des primes d'assurance ne la force à quitter son domicile et qui a eu le courage de dénoncer publiquement la situation, est la raison pour laquelle nous avons tant milité pour une réforme du système de santé.
Le petit commerçant qui lutte pour joindre les deux bouts. L'adolescente qui m'a confié craindre que son père ne perde son emploi à cause de la crise automobile. Voilà pourquoi nous nous efforçons sans relâche de relancer notre économie après la Grande Récession.
Le soldat blessé surmontant des blessures invalidantes, la major homosexuelle de l'armée de l'air servant son pays, même contrainte de cacher son identité, ce sont eux qui nous ont incités à mettre fin à la politique « Ne demandez pas, n'en parlez pas », à prendre soin de ceux qui ont porté l'uniforme de notre pays et à agir correctement envers nos familles militaires.
Ce sont leurs voix… qui ont mené à nos succès.
Et pendant votre visite, je vous invite également à écouter les témoignages de personnes du monde entier inspirées par les idées américaines.
Oui, l'Amérique a commis sa part d'erreurs en matière de politique étrangère. Nos actes n'ont pas toujours été à la hauteur de nos paroles. Nous avons appris que nous ne pouvons pas résoudre tous les conflits ni empêcher toutes les atrocités commises dans le monde, mais, à leur meilleur, les États-Unis ont incontestablement été une force positive dans le monde.
Et ce que j'ai entendu sur tous les continents en tant que président, c'est que lorsque la politique étrangère américaine est à la hauteur de nos plus hauts idéaux, lorsque nous défendons les droits de l'homme, la démocratie et la saine gestion de notre planète, ou lorsque nous prenons l'initiative d'éradiquer les maladies, de nourrir les affamés et d'éduquer les enfants, lorsque nous encourageons la coopération entre les nations, au lieu d'essayer de dominer, d'intimider et d'exploiter chaque avantage simplement parce que nous le pouvons, et surtout, lorsque nous montrons par notre exemple ici même que même un pays aussi grand et diversifié que le nôtre peut faire fonctionner la démocratie, il s'avère que toutes les nations, y compris la nôtre, deviennent plus prospères et plus sûres, et le monde devient un peu plus lumineux.
Je reconnais que cela fait près de dix ans que j'ai quitté mes fonctions. Durant cette période, nous avons traversé de nouvelles guerres et une terrible pandémie, des crises économiques, des manifestations de masse, des réactions hostiles à ces manifestations, des conflits politiques qui ont ébranlé les fondements mêmes de notre démocratie.
Nous avons assisté à une révolution technologique qui promet des découvertes remarquables, pourrait révolutionner la médecine, mais qui accélère aussi les inégalités, mettant toute l'information mondiale au creux de nos mains, mais nous rendant paradoxalement plus difficile de distinguer le vrai du faux, nous connectant instantanément comme jamais auparavant, tout en nous rendant plus méfiants, plus repliés sur nous-mêmes, plus craintifs et plus isolés les uns des autres.
C'est énorme. Pour des millions de personnes dans ce pays et à travers le monde, l'avenir est incertain, le sol se dérobe sous nos pieds. Et tandis que les algorithmes nous abreuvent sans cesse de distractions et d'indignation, que seules les voix les plus fortes et les plus extrêmes captent l'attention, attisant nos préjugés et faisant appel à nos instincts les plus primaires et tribaux, la tentation est grande de céder au cynisme, voire au désespoir, d'abandonner tout espoir.
On commence à penser que les appels à la démocratie et à la participation civique sont ringards, démodés, ennuyeux et naïfs, que l'idée même de travailler pour le bien commun est un pari perdant, et que pour que nous gagnions, il faut que quelqu'un d'autre perde.
Je comprends. Je ne suis pas à l'abri de la colère ou du doute, mais je sais une chose : lorsque nous perdons confiance les uns dans les autres, lorsque nous cessons de croire que voter compte, que la citoyenneté compte, que nos voix collectives comptent, que la façon dont nous nous traitons les uns les autres n'a plus d'importance, et que nous abandonnons alors notre pouvoir de décider de notre avenir, nous ouvrons la porte aux plus impitoyables, aux plus insouciants ou aux plus craintifs d'entre nous, qui considèrent certains groupes et certains individus comme plus égaux que d'autres, et qui voient dans le gouvernement un simple moyen de se partager le butin, de punir les ennemis et de maintenir ceux qui sont différents à leur place.
Je ne crois pas que ce soit cette histoire de l'Amérique qui prévale à la fin.
Je n'y crois pas, car abandonner, céder maintenant, après tout ce que ce pays a traversé, au cynisme et à la division, serait une trahison de nos idéaux fondateurs, une trahison de nos convictions. Et je reste convaincu que l'immense majorité des Américains partagent ce sentiment : malgré notre inquiétude, les gens ne recherchent pas la colère et la division perpétuelles. Ils aspirent à la justice, au bon sens et au respect mutuel. Au fond de nous, nous voulons trouver un moyen de nous rapprocher les uns des autres, et non de nous éloigner davantage.
J'en suis convaincu car je l'ai constaté partout dans notre pays : des villes qui se sont unies pour reconquérir leurs rues, des communautés rurales qui ont relancé leur économie, des entreprises qui rivalisent d'ingéniosité pour rendre le logement abordable, et ces gens ordinaires, dans les villes jumelles, qui bravent le froid glacial, risquent leur propre sécurité, se serrent les coudes pour veiller sur leurs voisins, et parfois même sur des inconnus, car ils savaient que c'était la chose à faire. Je l'ai vu. Je l'ai vu chez une nouvelle génération de dirigeants, ici et dans le monde entier, de Punihei à Addison, des dirigeants déterminés à ce que nos gouvernements, nos économies et nos sociétés œuvrent pour le bien de tous. Des responsables de la Fondation Obama comme Hannah, membre du Food Corps originaire de l'Ohio rural, qui contribue à garantir à chaque enfant l'accès à au moins un repas nutritif.
Ou encore George, un entrepreneur dont l'association permet d'obtenir des médicaments non utilisés et non périmés, souvent gratuitement, pour les personnes qui en ont besoin ; ou Zuzana, une avocate polonaise spécialisée dans les droits humains, qui a remporté plus de 30 procès marquants. Des dizaines, voire des centaines de milliers de jeunes comme lui agissent concrètement pour changer les choses. Ce centre a pour vocation de soutenir leurs initiatives, de leur fournir les outils et l'aide nécessaires pour amplifier leur impact. Bien que notre action soit apolitique, nous ne sommes pas pour autant neutres. Nous avons un point de vue.
Les expositions du centre ne visent pas à susciter la nostalgie d'une époque révolue et vaporeuse, d'un passé inaccessible sur lequel on pourrait rêver en disant : « Oh, Barack, tu nous manques. » Elles sont là pour nous rappeler qui nous pouvons devenir, pour nous rappeler ce qui est possible, afin que nous puissions aller de l'avant, lucides et confiants, et accomplir le travail qui reste à faire.
Nous pouvons tirer des leçons du passé, mais l'histoire de l'Amérique n'est pas figée. Des chapitres restent à écrire, non pas par une seule personne ou quelques-unes, non pas par Barack et Michelle, ni par quiconque occupant une fonction prestigieuse, mais par nous tous.
Vous savez, l'une des choses que beaucoup de bibliothèques présidentielles ont en commun aujourd'hui, c'est une réplique du Bureau ovale. Et si vous jetez un coup d'œil à celle qui se trouve dans ce bâtiment, vous verrez des objets qui avaient une signification particulière pour moi pendant mon mandat.
Un ami du Southside m'a donné un programme qu'il avait retrouvé de la Marche sur Washington de 1963. Il y était. On y voit une peinture de Norman Rockwell représentant la Statue de la Liberté avec des ouvriers suspendus à des cordes, en train de polir la torche qu'elle brandit.
Et en chemin, vous lirez des citations de certains des plus grands dirigeants américains, notamment celle qui a inspiré l'arche que vous voyez là, à l'extrémité sud de la place, œuvre de Martin Puryear.
« L’arc de l’univers moral est long, mais il se courbe vers la justice. »
Cette citation, souvent reprise par Martin Luther King Jr., provient d'un sermon prononcé il y a plus de 170 ans par un pasteur de Boston. À l'époque, la cause abolitionniste semblait perdue : le compromis de 1850 avait fait du fait d'héberger des esclaves fugitifs un crime au regard de la loi fédérale, même dans les États ayant aboli l'esclavage.
Dans une affaire qui a attiré l'attention nationale, un jeune fugitif de Boston avait été arrêté, jugé et conduit au quai par des centaines d'officiers armés, où il avait été sommairement embarqué sur un navire à destination du Sud, où il resterait enchaîné.
Ce fut un moment de profonde incertitude et de désespoir. Un moment qualifié par le pasteur de plus sombre que tout ce que la Nouvelle-Angleterre avait connu jusqu'alors.
« Nous ne le voyons pas », a observé le révérend Theodore Parker, « la justice est toujours rendue sur terre. »
« Bien des fripons sont riches, élégants et honorés, tandis que les justes sont pauvres, haïs et tourmentés. »
« Je ne prétends pas », dit le prédicateur, « comprendre l’univers moral. Le chemin est long. »
«Mon regard ne porte guère. Je ne peux calculer la courbe et compléter la figure par la seule expérience de la vue ; je peux la deviner par la conscience, mais d'après ce que je vois, je suis sûr qu'elle se courbe vers la justice.»
Le révérend ne se faisait aucune illusion sur les périls et les obstacles auxquels était confrontée la cause abolitionniste. Ses paroles n'offraient aucune solution facile, aucune assurance réconfortante que lui ou sa congrégation vivraient assez longtemps pour voir les progrès qu'ils recherchaient avec tant d'ardeur.
Il s'agissait plutôt d'une déclaration de foi, d'un appel vibrant à ne pas abandonner l'espoir ni à céder à la peur, mais à rester fidèles à ce qu'il y a de meilleur en nous, et les uns aux autres, et à continuer le combat, à tenir la promesse de cette nation, même face à la cruauté et à l'amère déception, même face à l'impossible. C'est dans cet esprit que nous inaugurons le centre aujourd'hui, le même esprit que tant d'entre vous ont manifesté il y a tant d'années, le même esprit qui a inspiré des générations d'Américains à relever les défis de leur époque, le même esprit qui est bien vivant ici, dans le Southside de Chicago, le même esprit qui nous permettra de voir l'Amérique et le monde traverser les épreuves actuelles.
Une nouvelle génération est prête à écrire le prochain chapitre de notre histoire. Nous souhaitons l'aider à y parvenir et nous vous invitons à vous joindre à nous.
Merci. Que Dieu vous bénisse. Que Dieu bénisse les États-Unis d'Amérique.

 

● Inde 
♦ Congrès national indien
> Sous l'égide du Président du Congrès, M. Mallikarjun Kharge, et grâce au leadership inspirant de M. Rahul Gandhi, le Congrès national indien a annoncé la première phase d'une campagne nationale contre la crise croissante des fuites de sujets d'examen, des irrégularités lors des examens, du chômage et de la trahison systématique de la jeunesse indienne par le gouvernement Modi. M. Rahul Gandhi, qui s'est imposé comme le défenseur le plus constant et le plus crédible des étudiants et des jeunes indiens, organisera une série de grands rassemblements étudiants, à commencer par Kota (17 juin), Allahabad (10 juillet), Patna (11 juillet) et Delhi (14 juillet), réunissant étudiants, candidats, organisations de jeunesse, enseignants et toutes les personnes directement touchées par les scandales liés aux examens. La campagne mettra en lumière les difficultés rencontrées par des millions de jeunes Indiens dont l'avenir est constamment compromis par les fuites de sujets d'examen, la hausse des coûts des épreuves et l'incapacité du gouvernement à garantir un système de recrutement et d'éducation équitable et transparent. Dans le cadre de cette campagne nationale, le parti réitérera l'appel de Shri Rahul Gandhi à mobiliser les étudiants grâce à une vaste campagne de sensibilisation menée par la NSUI, le Congrès des jeunes, les PCC, les DCC et les sections locales à travers le pays. Des invitations physiques et numériques, des actions de sensibilisation sur les campus, des rencontres dans les centres de soutien scolaire, les universités, les écoles et les espaces jeunesse, des campagnes sur les réseaux sociaux, des projections en direct et des échanges directs avec les étudiants seront organisés à grande échelle. Reflétant la conviction de Shri Rahul Gandhi que les aspirations des jeunes Indiens ne doivent pas être sacrifiées à la corruption, à l'incompétence ou à l'indifférence politique, le mouvement s'efforcera d'unir les étudiants au-delà des clivages politiques et d'offrir une plateforme aux jeunes touchés pour partager leurs expériences et exiger des comptes concernant les échecs répétés aux examens et les scandales de fuites de sujets. Le mouvement portera dans la rue les revendications précédemment formulées par le chef de l'opposition, Shri Rahul Gandhi, notamment la décentralisation du NEET, la suppression des frais d'examen, des poursuites judiciaires strictes contre les personnes impliquées dans les réseaux de fuites de sujets et la responsabilisation des plus hautes instances gouvernementales, y compris la démission du ministre de l'Éducation. Ayant soulevé ces questions à maintes reprises, Shri Rahul Gandhi a fait de la défense du mérite, de l'équité et de l'égalité des chances pour notre jeunesse une question urgente d'importance nationale. Le Parti du Congrès demandera donc un débat approfondi au Parlement sur la crise que traverse la jeunesse indienne et plaidera en faveur de mesures législatives pour protéger ses intérêts, ses droits et son avenir.

> Campagne nationale axée sur le système éducatif depuis Kota. La campagne du Congrès contre le système éducatif, avec des manifestations, des campagnes et des débats à travers le pays et au Parlement. Imaginez la lutte des étudiants aujourd'hui. Des frais de cours particuliers exorbitants, des fuites d'examens qui anéantissent des années de préparation du jour au lendemain, moins de places et des frais d'inscription toujours plus élevés. Et après tout cela, un diplôme qui ne garantit plus un emploi. Les scandales du NEET et du CBSE La partie émergée de l'iceberg : sous cette apparence se cache la transformation délibérée de l'ensemble du système éducatif indien par la privatisation, la centralisation et la sanghification. Le Premier ministre indien a réduit de moitié les dépenses d'éducation, les faisant passer de 4,7 % du budget il y a dix ans à 2,4 % aujourd'hui, et a fermé près de 100 000 écoles publiques. Les familles sont poussées vers un enseignement privé coûteux, où un ménage gagnant 200 000 roupies par an peut consacrer 40 % de ses revenus à une éducation modeste, allant jusqu'à vendre des biens et contracter des prêts. 29,1 % des diplômés… Le chômage des jeunes est élevé et le nombre de suicides étudiants a augmenté de 65 % en dix ans. Chhatron KiGoonj : Le MahaRallye de Kota. Shri Rahul Gandhi, chef de l'opposition à la Lok Sabha, mènera une campagne nationale pour l'éducation afin de sensibiliser le public à la souffrance des étudiants indiens, d'exiger la démission du ministre de l'Éducation, Dharmendra Pradhan, et d'entamer un dialogue sur la construction d'un avenir meilleur pour la jeunesse indienne. Cette campagne débutera par le MahaRallye à Kota, capitale des cours particuliers où des centaines de milliers d'étudiants se préparent chaque année. Chaque année, porteur des espoirs de leurs familles, Shri Rahul Gandhi rencontrera des étudiants et discutera de leurs rêves et de leurs difficultés. Il dénoncera le système éducatif actuel, qui exploite les élèves, et expliquera comment aider chaque jeune Indien talentueux à réussir. La campagne sillonnera le pays, menée par les sections du Congrès, notamment la NSUI et le Congrès des jeunes. Shri Rahul Gandhi prendra la parole lors de conventions à Allahabad, Patna et Delhi. Sauvons l'éducation, sauvons notre avenir.

 

Rahul Gandhi (leader au Parlement)
> La jeunesse est l'avenir de l'Inde. Chacun d'entre vous est unique et talentueux. La réussite de l'Inde est indissociable de la vôtre, et l'Inde a le devoir de protéger chaque jeune Indien, chaque étudiant !

> [Discours de Rahul Gandhi à la réunion de l'Alliance INDIA] Je vous souhaite la bienvenue. Merci d'être venus. Il y a de nombreuses années, je me suis disputé avec un très bon ami. Je lui ai dit que ce qu'il faisait était injuste. Il m'a répondu : « Le monde est injuste, fais-toi une raison. » Il ne m'appartient pas de répondre aux propos tenus aujourd'hui au sujet du Parti du Congrès. Mon rôle est, à l'instar de la tradition shivaïte, d'accepter tout. L'image du Dieu au cou bleu (Shiva) qui boit tout le poison. Quelles que soient vos critiques à mon égard ou à l'égard du Parti du Congrès, nous les accepterons avec plaisir, le sourire aux lèvres. Nous nous efforcerons de vous satisfaire, car notre rôle est fondamentalement différent du vôtre. Je ne dis pas cela par arrogance. Notre rôle, comme beaucoup d'entre vous l'ont affirmé, est de vous unir tous dans l'amour et l'affection. Je suis député du Parti du Congrès depuis 2004, année de ma première élection. Notre parti est fondamentalement différent de tous les autres partis en Inde – et je le dis en toute humilité. Pourquoi ? Parce que ce parti est né d'un mouvement de résistance à une époque où l'Inde moderne n'existait pas. Contrairement à tous les autres partis politiques, il n'a pas été bâti grâce à l'infrastructure et à la protection de l'État indien. Le Parti du Congrès est un mouvement de résistance qui défend l'idée que tous les Indiens sont égaux. Nous sommes fondamentalement opposés à la vision du RSS. Nous mourrons – nous mourrons au sein du Parti du Congrès – plutôt que de nous rallier au BJP ou au RSS, ou de faire des compromis avec eux. Il faudrait nous couper la tête pour que cela arrive. Je connais des centaines de milliers de militants du Congrès dans ce pays qui diront : « Qu'on nous coupe la tête, nous ne nous inclinerons pas devant le RSS ! » Je regrette de dire qu'il règne une certaine confusion au sein de ce groupe. La confusion vient du fait que vous — le SP, le TMC, le RJD, etc. — croyez encore que les instruments politiques que vous avez utilisés jusqu'à présent fonctionneront. Or, ils ne fonctionnaient que lorsque l'État indien leur offrait un terrain d'action équitable. Ce terrain n'existe plus. Le BJP contrôle les institutions de l'État. Le BJP contrôle le système judiciaire. Le BJP contrôle la bureaucratie. Le BJP contrôle les services de renseignement. Le BJP contrôle même la Commission électorale. J'ai beaucoup d'amis au sein du TMC. Ils étaient persuadés de remporter une victoire écrasante. Je n'arrêtais pas de leur dire : vous rêvez. J'ai vu ce qui se passe — je l'ai vu au Gujarat, au Madhya Pradesh, au Chhattisgarh, au Haryana et au Maharashtra. Et pourtant, beaucoup d'entre vous ne sont toujours pas convaincus. Le Parti du Congrès est un parti de résistance. Il n'a pas besoin de la neutralité de l'État indien pour agir. En réalité, plus les institutions de l'État indien sont étouffées, plus le Parti du Congrès défendra la Constitution avec vigueur. Nous partageons tous les idéaux du Parti du Congrès. Quels sont ces idéaux ? Satya (la vérité), ahimsa (la non-violence) et compassion. Quel est le problème principal ici ? Je n'ai aucun intérêt à vous combattre. Il faudrait être fou pour que je me lève soudainement et dise que je vais vous combattre, car vous êtes nos alliés, vous êtes nos amis, vous êtes le peuple que nous aimons. Comprenez bien : nous avons gagné les dernières élections en 2024. Nous n'avons pas perdu les élections de 2024. Vous demandez pourquoi Nitish ji est parti : ce n'était pas à cause de moi, ni à cause du Congrès. Et je vous dis que dans un avenir proche, même les quelques instruments qui fonctionnaient encore cesseront de fonctionner, car le BJP et le RSS renforcent leur emprise sur l'État indien. Le Parti du Congrès a été confronté à ce même choix il y a plus de cent ans. Avant 1927, nous étions une organisation politique. Le jour où Gandhi a déclaré vouloir l'indépendance, nous sommes devenus un mouvement de résistance. Si les partis politiques ne peuvent pas fonctionner, qu'est-ce qui fonctionne ? La résistance. La résistance fonctionne. Partout où nous résistons, elle fonctionne. Je l'ai vu de mes propres yeux. J'ai parcouru 4 000 kilomètres à travers ce pays : la résistance fonctionne. On n'a pas besoin d'architecture politique. On n'a pas besoin de bureaucratie. On n'a pas besoin des services de renseignement. On a besoin de l'acte de résistance, c'est-à-dire : je résisterai. Je ne tolérerai pas l'injustice. Point final. C'est un esprit. Ce n'est pas une organisation. C'est une façon de penser, et qu'on le veuille ou non, c'est là qu'il faut aller. Les mentalités doivent changer. Désormais, il faut penser : nous ne nous entre-déchirerons pas. Nous ne donnerons pas à la presse l'occasion de nous attaquer. Nous résisterons. Vous pensez peut-être que le défi est de gagner les prochaines élections. Les prochaines élections sont déjà gagnées. Comprenez bien : la colère gronde tellement au sein du peuple indien que les prochaines élections sont déjà jouées d'avance. Le problème, c'est la mainmise du RSS sur les institutions de l'État indien. Le problème, c'est que vous n'aurez pas d'élections libres et équitables à gagner. Nous devons donc entrer en mode résistance. La résistance, c'est le CBSE. La résistance, c'est le NEET. La résistance, c'est aller à Great Nicobar. La résistance, c'est le Bharat Jodo Yatra. Levez-vous le matin et demandez-vous : comment résister ? Et résistez. Cela fonctionnera. Je vous le garantis. Et de mon point de vue, je suis tout à fait disposé à accepter les critiques, d'où qu'elles viennent, car pour moi, c'est un devoir religieux. C'est un devoir spirituel. Ce n'est plus de la politique. C'est pourquoi je vous promets que j'endurerai toutes les humiliations nécessaires pour souder ce groupe et le faire réussir. La marche à suivre est très simple. Nous devons nous éloigner d'une certaine idée. Mamata ji n'en est pas sûre à 100 %, mais elle est sûre à environ 90 % que son élection lui a été volée. Uddhavji est sûr à 40 % que son élection a été volée. Mon frère Tejashwi ji en est sûr à 40 %. Écoutez : les élections sont volées, c'est certain à 100 %. Dissipez vos doutes. Comprenez aussi qu'il faut des années pour se constituer une présence sur les réseaux sociaux ; cela ne se fait pas en une semaine. J'ai 10 millions d'abonnés sur YouTube, mais ma chaîne est censurée. Si vous pensez que les réseaux sociaux sont impartiaux et qu'ils soutiennent l'opposition, vous vous trompez. Tout le système – médias, réseaux sociaux, système judiciaire, bureaucratie, services de renseignement – ​​est aligné pour maintenir ce gouvernement au pouvoir. Mais ce gouvernement ne survivra pas, car il a détruit notre démocratie. Il a détruit l'avenir du peuple indien. Ce qui se prépare, après ce qui s'est passé en Iran, est incontrôlable. C'est incontrôlable et cela va nous permettre de mobiliser les masses. Enfin, oubliez l'idée que nous ne sommes pas coordonnés et que nous n'agissons pas ensemble. Ce sont là toutes des idées propagées par le BJP. C'est faux – j'en suis absolument certain, et je peux en témoigner dès maintenant pour le DMK. Quand il s'agit de défendre l'idéal indien, chacun d'entre nous sera présent. Nous avons nos désaccords, certes, mais si vous me demandez d'aller embrasser l'ancien ministre en chef du Kerala, je ne peux pas et je ne le ferai pas, car nous sommes engagés dans un conflit politique. Nous devons donc faire preuve de souplesse et prendre conscience de l'offensive dont nous sommes victimes, visant à prouver la faiblesse de l'opposition. Enfin, je constate souvent une certaine morosité dans nos discussions. On se demande : « Mon Dieu, comment allons-nous vaincre le BJP ? » Laissez-moi vous dire, c'est facile de les vaincre si nous restons unis et que nous résistons. Lors des dernières élections, personne – personne ici présent, à part moi – ne croyait en notre victoire contre le BJP. Aujourd'hui, chacun d'entre nous doit croire que nous les vaincrons. Vous partez de cette conviction, et je vous le garantis — État après État, élection après élection, qu'ils trichent ou non, ils tomberont.

 

● Japon 
♦ Alliance centriste pour la réforme
> [Séance plénière de la Chambre des représentants : « Il y a de nombreuses lacunes, et le contenu ne témoigne d'aucune empathie envers les victimes de condamnations injustifiées et leurs familles », a déclaré le député Akira Hirabayashi dans son discours d'opposition.]
Le 16 juin, en séance plénière de la Chambre des représentants, le député Akira Hirabayashi a débattu du « Projet de loi modifiant une partie du Code de procédure pénale », s'opposant au projet de loi présenté par le gouvernement. À l'issue du débat, un vote a eu lieu et le projet de loi a été adopté à la majorité des voix, grâce aux votes du parti au pouvoir et du parti Sanseito, puis transmis à la Chambre des conseillers. Le discours prévu était le suivant :
«Je suis Akira Hirabayashi, membre indépendant de l'Alliance pour la réforme centriste. Au nom de notre groupe, je m'exprimerai contre le projet de loi du gouvernement visant à modifier une partie du Code de procédure pénale, et en faveur de la contre-proposition présentée par l'Alliance pour la réforme centriste, l'équipe Mirai et le Parti communiste japonais, le projet de loi n° 9 de la Chambre des représentants.
Les condamnations injustifiées constituent la violation la plus grave des droits humains commise par l'État, bouleversant profondément la vie des victimes et de leurs familles, et pouvant même leur coûter la vie. Seul le système de nouveau procès permet d'obtenir réparation. Si l'importance de la stabilité juridique est indéniable, il est naturel que même un verdict de culpabilité prononcé par le système judiciaire à trois niveaux puisse être rectifié en cas d'irrégularités graves. De plus, conformément aux principes constitutionnels, il va de soi que la réparation des préjudices subis par les innocents doit être assurée rapidement et efficacement.
Cela fait 77 ans que le Code de procédure pénale actuel est entré en vigueur. Durant cette période, cinq personnes ont été condamnées à mort en première instance puis acquittées en appel. Si ces exécutions avaient eu lieu, il n'y aurait pas eu de retour en arrière.
Il a fallu de nombreuses années pour obtenir réparation pour les victimes d'erreurs judiciaires. Iwao Hakamada a attendu 58 ans, soit plus d'un demi-siècle, entre son arrestation et son acquittement en appel. Aujourd'hui encore, des personnes sont incarcérées et se battent pour obtenir leur acquittement en appel, dans une situation où l'espoir d'une issue favorable semble inexistant. Pourquoi est-ce si long ? Lors des procédures d'appel, les procureurs hésitent à présenter des preuves susceptibles d'entraîner un acquittement, et même lorsque le tribunal ordonne un nouveau procès, ils font appel. Il est indéniable que ce processus se répète de manière mécanique et formelle depuis des années. Le législateur, et chacun d'entre nous, parlementaires, devons prendre cette réalité législative au sérieux. Nous devons écouter sincèrement la voix des victimes et de leurs familles qui ont souffert d'erreurs judiciaires et nous en servir pour réviser la loi sur les nouveaux procès.
Le problème ne se limite pas aux erreurs judiciaires. Dans les affaires Presance et Okawara Chemical Machinery, les interrogatoires excessifs menés par les services d'enquête ont soulevé des inquiétudes quant à ce que l'on appelle la justice des otages. De plus, les tests ADN frauduleux effectués par le personnel du laboratoire de police scientifique de la préfecture de Saga ont engendré une situation extrêmement grave qui ébranle les fondements mêmes de la police scientifique. Malgré tout cela, la police refuse catégoriquement toute vérification par un tiers. La confiance du public dans le système judiciaire est totalement perdue.
Préoccupés par cette grave situation, plus de la moitié des députés de la Diète, représentant divers partis, ont formé la « Ligue parlementaire pour la mise en œuvre rapide des amendements à la loi sur le droit de recours pour les victimes d'erreurs judiciaires ». Cette ligue a examiné avec attention les moyens de remédier aux lacunes du système de recours et, en mai 2025, a élaboré un projet de loi visant à obtenir réparation pour les victimes d'erreurs judiciaires. Ce projet prévoit notamment l'obligation de divulguer les preuves détenues par le parquet et l'interdiction totale des appels interjetés par ce dernier contre les décisions d'ordonner un nouveau procès, reflétant ainsi fidèlement les aspirations des victimes et visant à prévenir de futures erreurs judiciaires. Comme sous l'impulsion de cette ligue parlementaire, le gouvernement a consulté le Conseil législatif sur le système de recours. Cependant, parmi les six membres universitaires du Conseil législatif, aucun spécialiste de la question des recours n'était présent, ce qui soulève de nombreuses interrogations quant à la capacité de cette composition à appréhender de front les enjeux du système.
De plus, le rapport du Conseil législatif, soumis au ministre de la Justice en février de cette année, loin de faire preuve d'empathie envers les victimes de condamnations injustifiées, était une proposition d'amendement ‘des procureurs, par les procureurs et pour les procureurs’.

En d'autres termes, il est clair que la consultation visait à saboter la proposition du groupe parlementaire, car celle-ci permettrait aux procureurs de continuer à faire appel des décisions refusant un nouveau procès. De plus, concernant le système de communication des preuves, il est possible que les éléments de preuve ne soient pas communiqués directement au demandeur de nouveau procès, et que la portée des preuves soumises au tribunal soit plus restreinte que lors des précédentes procédures. Fait sans précédent, quatre membres du Conseil législatif ont voté contre la proposition.
La proposition du gouvernement, fondée sur les recommandations du Conseil législatif, a fait l'objet de débats au sein du Parti libéral-démocrate dès le mois de mars. Toutefois, il était inévitable qu'elle ne parvienne pas à convaincre les parlementaires consciencieux et qu'elle suscite de vives controverses. Face à la forte opposition du ministère de la Justice, la proposition a finalement été soumise à la Diète le 15 mai, soit un mois après la date limite et après trois révisions.
Le projet de loi du gouvernement, tout en interdisant généralement les appels des procureurs, conformément aux recommandations du Conseil législatif, prévoit la possibilité d'appels en cas de motifs suffisants. Concernant le système d'ordonnances de production de preuves, il risque non seulement de compromettre la communication des preuves par rapport à la loi actuelle, mais comprend également des dispositions qui rendent difficile le soutien aux victimes d'erreurs judiciaires et restreignent la liberté de la presse, notamment en interdisant l'utilisation des preuves produites à des fins autres que celles prévues. Un tel système ne saurait être acceptable pour les victimes d'erreurs judiciaires ni dissiper la profonde méfiance du public.
Il va de soi que le respect de la vie privée des victimes doit être pleinement pris en compte. Toutefois, il est également vrai que, dans de nombreux cas, la divulgation des preuves aux soutiens et aux médias a permis de rendre justice à des personnes innocentes. Par conséquent, je m'oppose fermement à une interdiction générale d'utiliser les preuves à des fins autres que celles prévues.
Sur la base du projet de loi élaboré par la ligue parlementaire bipartite, nous, l'Alliance réformiste centriste, avons déposé une contre-proposition à la Diète en cours : un projet de loi visant à modifier une partie du Code de procédure pénale, prévoyant une large diffusion des preuves et une interdiction totale des appels de la part du ministère public. Idéalement, ce projet de loi devrait être adopté à la majorité.
Ce qui est apparu clairement après plus de 20 heures de débats au sein de la Commission des affaires judiciaires, c'est le refus du ministère de la Justice de prendre en compte la méfiance du public. Non seulement le ministère s'est montré réticent à communiquer directement des éléments de preuve aux personnes demandant un nouveau procès, mais il a également refusé de leur divulguer ne serait-ce qu'une liste des éléments de preuve détenus par le parquet, ne manifestant ainsi aucun remords. Le gouvernement n'a pas fourni d'explications suffisantes lors de l'examen mené par le Parti libéral-démocrate concernant les ‘motifs suffisants’ justifiant l'autorisation exceptionnelle des appels du parquet, et ce n'est que lors des délibérations de la commission qu'il est apparu clairement pour la première fois qu'il s'agissait simplement d'un « code de déontologie » pour les procureurs, renforçant encore la méfiance envers le ministère de la Justice et le parquet.
Hideko Hakamada, la sœur d'Iwao Hakamada, a déclaré lors de son témoignage le 9 juin : ‘Je veux qu'ils présentent toutes les preuves, qu'elles soient à décharge ou non, et qu'un procès ait lieu.’ Elle a ajouté : ‘Je veux qu'ils veillent à ce qu'il n'y ait aucune faille dans la loi.’ Elle s'est ensuite adressée aux parlementaires : ‘Ce ne sont pas des lois divines. Ce sont des lois humaines ; je vous demande donc de les réviser en tant qu'êtres humains.’
Pour répondre à ces préoccupations, le Parlement doit impérativement institutionnaliser clairement la réglementation en se fondant sur des faits concrets, et non modifier la loi de manière à laisser cette décision à la discrétion du ministère public. Or, la proposition du gouvernement laisse encore de nombreuses failles aux procureurs et ne répond pas aux préoccupations des victimes d'erreurs judiciaires et de leurs familles. C'est pourquoi nous nous opposons fermement au projet de loi du gouvernement et soutenons la proposition alternative présentée par l'Alliance de réforme centriste, l'équipe Mirai et le Parti communiste japonais (projet de loi n° 9 de la Chambre des représentants). Mon intervention est terminée.

> [Conférence de presse du Ogawa : « Améliorer le niveau de vie des citoyens est notre priorité absolue » – Présentation du plan d’action pour les dernières étapes de la session de la Diète] Le 12 juin, le député Junya Ogawa a tenu une conférence de presse régulière dans le bâtiment de la Diète et a abordé les sujets suivants : (1) mesures visant à garantir le nombre de membres de la famille impériale, (2) responsabilité concernant la fusion des trois partis, (3) ses réflexions sur le projet de loi visant à modifier la loi sur le nouveau procès, (4) comment gérer les dernières étapes de la session de la Diète, (5) comment gérer l'élection du gouverneur d'Okinawa et (6) réflexion sur la vision du gouvernement.
Évaluation de la décision de soumettre une recommandation sur les mesures à prendre pour garantir le nombre de membres de la famille impériale.
Le député Ogawa a déclaré que le consensus législatif sur la succession impériale stable avait été atteint, affirmant que « les points et opinions que notre parti a consolidés et défendus jusqu'à présent ont été largement intégrés », et a salué les efforts déployés pour parvenir à ce consensus.
Il a ajouté : « Le rôle de la famille impériale est une question d'une importance capitale qui touche aux fondements mêmes de la nation. Lors de l'élaboration de la proposition du gouvernement et des futures délibérations parlementaires, je souhaite une approche prudente et approfondie qui ne se fonde pas sur la simple règle de la majorité, mais qui permette une large compréhension de tous les partis et un consensus national. »
Responsabilité concernant la fusion des trois parties
Interrogé sur la déclaration du Parti démocrate constitutionnel selon laquelle il serait difficile de parvenir à une conclusion, durant la session parlementaire en cours, concernant les négociations de fusion tripartite avec le Komeito, il a déclaré : « Il s’agissait d’une déclaration prudente, formulée compte tenu des questions internes au parti et de diverses autres circonstances, et je la comprends parfaitement. »
 Par ailleurs, concernant une pré-fusion avec le Komeito, il a affirmé : « Théoriquement, c’est possible, mais l’impact politique serait extrêmement important ; ce n’est donc pas une décision qui devrait être prise par les deux seuls partis. Elle doit faire l’objet d’une discussion approfondie entre les trois partis. »
Concernant la modification de la loi sur les nouveaux procès, « Nous comprenons qu'il s'agit d'un progrès, mais il reste insuffisant. »
Concernant la proposition d'amendement à la loi sur le nouveau procès, tout en reconnaissant certains progrès dans la version révisée du parti au pouvoir, il a souligné que « la divulgation limitée des preuves pourrait rendre une demande de nouveau procès inutile ». Il a conclu que « cela reste insuffisant » et a indiqué que le parti envisageait de s'y opposer.
Traitement de la législation à l'approche de la fin de la session de la Diète
Concernant les réformes politiques et les projets de loi importants qui seront débattus lors des dernières étapes de la session parlementaire, le député Ogawa a déclaré adopter une position extrêmement prudente face aux tendances nationalistes et a souligné que l'amélioration des conditions de vie de la population par le biais de politiques économiques et sociales est la priorité absolue.
Il a également fait remarquer que, compte tenu des résultats de ces élections, une réduction uniforme du nombre de sièges à la proportionnelle creuserait davantage l'écart entre le parti au pouvoir et l'opposition. Il a estimé que cette question devrait être abordée dans le cadre des réformes du système électoral, telles que le recours à la représentation proportionnelle.
Réaction du gouverneur de la préfecture d'Okinawa aux élections
Concernant la réponse à l'élection du gouverneur d'Okinawa, il a expliqué : « Pour ce qui est des stratégies de campagne spécifiques, nous devons mener des discussions approfondies au sein du parti et parvenir à un consensus. » Il a indiqué que la politique du parti en la matière sera réexaminée ultérieurement, en tenant compte notamment de la possibilité de solliciter ou non un soutien officiel.
Vision du gouvernement : « Une politique proactive du marché du travail comme pierre angulaire »
Lors de la réunion d'examen de la vision gouvernementale du 11 juin, il a évoqué les politiques proactives du marché du travail suédois, expliquant qu'il ne s'agit pas « de simples allocations chômage, mais de politiques visant à orienter les travailleurs vers les secteurs porteurs grâce à la formation et au perfectionnement ». Il a affirmé qu'elles « renforcent la compétitivité du pays et de la société et créent un cercle vertueux de redistribution des revenus par les salaires », et a indiqué son intention d'en faire un pilier des futures orientations politiques.

> Le 18 juin, Mitsunari Okamoto, président du Conseil de recherche sur les politiques publiques, s'est adressé aux participants de la 18e réunion conjointe du Conseil tripartite, évoquant la décision de la Banque du Japon, prise le 16 juin, de relever le taux directeur et la conférence de presse qui a suivi, donnée par le vice-gouverneur Uchida. Concernant cette hausse, M. Okamoto a reconnu le risque de ralentissement de l'économie, avant de la qualifier de décision appropriée : « Compte tenu de la hausse actuelle des prix des entreprises de 6,9 %, cette décision a été prise afin d'éviter tout retard de réaction et de protéger la population en limitant le risque de répercussion de cette inflation sur les prix à la consommation. »
En revanche, il a fait valoir que, face aux inquiétudes liées à la hausse des taux d'intérêt, il est essentiel de mettre en œuvre des politiques budgétaires rigoureuses et des mesures de relance, parallèlement à une politique monétaire, car cela aura une incidence sur les taux d'emprunt et les prêts immobiliers aux petites et moyennes entreprises. Il a déclaré qu'il inciterait le gouvernement à envisager l'adoption rapide d'un budget supplémentaire et à prendre des mesures pour atténuer les effets négatifs de la hausse des taux d'intérêt, en coordination avec la Banque du Japon, et qu'il entendait défendre fermement cette position lors des prochains débats parlementaires.

 

● Norvège
♦ Senterpartiet
> Chaque jour, les agriculteurs norvégiens, des milliers d'employés de l'industrie agroalimentaire et des chauffeurs routiers dévoués se mobilisent pour garantir que nous puissions tous consommer des aliments norvégiens sains. Aujourd'hui, le Parti du Progrès et le Parti conservateur votent contre l'accord agricole au Storting. Cet accord est essentiel à la production alimentaire norvégienne. Il contribue à assurer les petits-déjeuners, les dîners et les paniers-repas des Norvégiens. Il contribue à la création de milliers d'emplois dans toute la Norvège. Pourtant, le Parti du Progrès et le Parti conservateur ont voté contre.

 

● Royaume Uni 
♦ Liberal democrats 
Ed Davey (leader) 
> [Législative partielle] Le résultat d'hier montre que Reform peut être battu, comme l'ont prouvé les Libéraux-démocrates lors des élections locales à travers le pays. Mais pendant que les travaillistes se disputent le pouvoir, la population souffre. Nous avons besoin d'un véritable changement, pas de davantage de chaos, à commencer par un nouvel accord avec l'Europe.

> Scandaleux ! Ceux qui ont mis en danger des vies américaines – et celles d’innombrables autres personnes – sont Donald Trump, Pete Hegseth et Benjamin Netanyahu. Ne rejetez pas la faute sur le Royaume-Uni pour votre erreur catastrophique.

> Mon message à Andy Burnham, ou à celui qui deviendra le prochain Premier ministre, est simple : Le Parti travailliste doit abandonner ses lignes rouges sur l’Europe qui freinent notre pays.

> Les lignes rouges du Parti travailliste sur l'Europe freinent le développement du Royaume-Uni. Aujourd'hui, je présenterai notre plan pour un accord ambitieux avec l'UE afin de réparer les dégâts causés par le Brexit, de lutter contre la crise du coût de la vie et de garantir la sécurité du Royaume-Uni.

> Les familles réclament à cor et à cri des mesures pour protéger les enfants des dangers des réseaux sociaux, et nous avons collaboré avec elles pour trouver une véritable solution. Nous sommes très inquiets que le gouvernement soit resté sourd à leurs appels et ait opté pour une politique superficielle qui ne garantit pas la sécurité des enfants.

> Il semblerait que Vladimir Poutine ait ordonné un attentat incendiaire contre le Premier ministre britannique l'an dernier. Il s'agit d'une escalade extrêmement grave qui démontre pourquoi nous devons redoubler d'efforts avec l'Ukraine et le reste de l'Europe pour résister à l'agression de Poutine et la dissuader.

> Nigel Farage est devenu le nouveau Enoch Powell des réseaux sociaux. Il tente de justifier les violences racistes et les troubles perpétrés contre les forces de l'ordre. Il encourage une politique de ressentiment et de division qui va totalement à l'encontre de nos valeurs britanniques fondamentales de tolérance et de décence.

> Farage cherche désespérément à transformer notre Royaume-Uni en une version de l'Amérique de Trump. Nous ne pouvons pas le laisser faire.

> Le désastre du Brexit, laissé par Nigel Farage et les Conservateurs, nous coûte 90 milliards de livres par an, une somme qui aurait pu être investie dans la défense et la lutte contre le coût de la vie. Ils ont tout gâché. Nous allons réparer les dégâts.

> Fiers de nos courageux fusiliers marins qui ont arraisonné un pétrolier russe de la flotte fantôme dans la Manche. J'espère que les fonds récoltés grâce à la saisie de cette cargaison seront reversés à l'Ukraine. Il est essentiel que le gouvernement collabore avec ses alliés pour tarir les sources de financement de la machine de guerre russe grâce aux revenus pétroliers.

> Les aidants familiaux sont les héros méconnus de notre pays. Ils méritent plus que de la gratitude : ils méritent un véritable soutien. Si nous voulons améliorer le système de protection sociale et soutenir le NHS (service national de santé britannique), nous devons commencer par soutenir les aidants.

 

● Suisse 
♦ Le Centre 
> Le Centre salue les nouvelles lignes directrices en matière de défense
Le Centre salue les lignes directrices en matière de défense présentées aujourd’hui par le Conseil fédéral pour le développement futur de la défense suisse. Cette réorientation stratégique renforce la mission fondamentale de l’armée, fixe des priorités claires pour les futurs investissements et tient compte de l’évolution des défis en matière de politique de sécurité.
Des priorités claires pour une armée efficace et capable d’assurer la défense du pays
Le Centre soutient clairement l’orientation de l’armée vers sa mission principale : la défense de la Suisse. Face à la détérioration de la situation sécuritaire en Europe et à l’apparition de nouvelles formes de menaces, la Suisse a besoin d’une armée ciblée, opérationnelle et adaptée aux défis actuels. Les lignes directrices adoptées par le Conseil fédéral apportent la clarté stratégique nécessaire.
Une orientation réaliste sur les menaces les plus probables
Le Centre salue en particulier le fait que la planification en matière de sécurité s’oriente davantage vers les menaces les plus probables, et non prioritairement vers les menaces les plus dangereux. Une politique de défense crédible doit se concentrer sur les domaines dans lesquels la Suisse doit s’attendre aux plus grands défis. Les évolutions de ces dernières années ont montré que les menaces aériennes, les cyberattaques et les formes hybrides de conflits ont gagné en importance. Il est donc juste d’orienter de manière ciblée les capacités de l’armée vers ces risques et d’engager les ressources disponibles là où elles apportent la plus grande contribution à la sécurité de notre pays.
«Il est juste que l’armée s’oriente davantage à l’avenir vers les menaces les plus probables. Celles et ceux qui veulent renforcer la défense de la Suisse doivent investir là où les défis se présentent réellement – que ce soit dans l’espace aérien, le cyberespace ou face aux menaces hybrides.» (Charles Juillard -vice-président Le Centre)
Des priorités claires dans la planification de l’armement
Le Centre salue également la planification de l’armement jusqu’en 2039 présentée par le Conseil fédéral. Toutes les capacités ne peuvent pas être développées simultanément et tous les systèmes ne peuvent pas être acquis en même temps. Il est donc d’autant plus important d’établir des priorités transparentes. Cette planification clarifie quelles capacités doivent être développées et dans quel ordre, renforçant ainsi la crédibilité de la politique de sécurité. Le Parlement et la population disposent ainsi des repères nécessaires pour les futures décisions d’investissement.
Des structures plus légères pour davantage de capacité opérationnelle
Le Centre soutient enfin la volonté du Conseil fédéral de simplifier l’organisation de l’armée. L’examen des états-majors, des structures de conduite et des domaines administratifs est juste et nécessaire. Une armée moderne doit consacrer ses ressources de manière aussi conséquente que possible à sa capacité opérationnelle. L’objectif doit être de renforcer la capacité de défense tout en améliorant l’efficacité de l’organisation. Moins d’administration et davantage d’impact sur le terrain : c’est la bonne voie.
«Chaque franc immobilisé dans des structures inutiles manque à la véritable mission de l’armée. L’essentiel est de renforcer la capacité opérationnelle et d’utiliser les moyens disponibles de la manière la plus efficace possible.» (Philipp Matthias Bregy -Président Le Centre)
Avec ces nouvelles lignes directrices en matière de défense, le Conseil fédéral pose les bases d’une armée mieux préparée aux défis actuels et futurs. Le conseiller fédéral Martin Pfister fixe des orientations stratégiques importantes et répond de manière cohérente aux demandes du Parlement visant à renforcer la capacité de défense, à établir une priorisation claire des investissements et à accroître l’efficacité. Le Centre accompagnera de manière constructive la mise en œuvre de cette orientation stratégique.

> Le Centre empêche l’échec de la 13e rente AVS
Le Centre regrette que la solution reposant uniquement sur la TVA se soit imposée pour le financement de la 13e rente AVS. Il soutient néanmoins cette décision afin de garantir la mise en œuvre de la volonté populaire et d’éviter un blocage du financement de l’AVS.
À la suite de la décision populaire, le Parlement a la responsabilité d’assurer le financement de la 13e rente AVS. Le Centre s’est toujours engagé en faveur d’un financement juste et équilibré et a contribué de manière constructive à rendre possible une solution viable. 
Le Conseil national n’a suivi que partiellement la proposition de la conférence de conciliation et a décidé de financer la 13e rente AVS exclusivement par une augmentation illimitée dans le temps de la TVA. Le Centre aurait préféré une solution mixte combinant des cotisations salariales modérées et une augmentation modérée de la TVA. Cette solution aurait permis de répartir le financement sur une base plus large. Toutefois, ce modèle n’a pas obtenu de majorité au Parlement.
«Le Centre aurait préféré la solution mixte. Comme celle-ci n’a pas obtenu de majorité au Parlement, il était clair pour nous que le financement de la 13e rente AVS ne devait pas échouer en raison de blocages politiques. C’est pourquoi nous soutenons la solution retenue. Ce qui compte est que la volonté populaire soit mise en œuvre et que le financement soit assuré.» (Benjamin Roduit -Conseiller national)
Avec la solution retenue, le financement de la 13e rente AVS n’est toutefois pas entièrement garanti. L’augmentation de la TVA décidée ne suffit pas à couvrir durablement les dépenses supplémentaires, raison pour laquelle d’autres mesures seront nécessaires. Le Centre le regrette, car le mandat confié par le peuple visant à assurer un financement durable de la 13e rente AVS n’est ainsi qu’en partie rempli. Le refus de l’UDC et du PLR d’assurer un financement durable de la 13e rente AVS met en danger la stabilité de l’un des piliers fondamentaux de notre système social. Cela est politiquement irresponsable. 
Le Centre soutient néanmoins la décision retenue afin de garantir la mise en œuvre de la volonté populaire et d’éviter un blocage politique. Il aurait préféré une solution mixte combinant des cotisations salariales modérées et une augmentation modérée de la TVA. Une telle approche aurait permis de financer intégralement la 13e rente AVS décidée par le peuple et de répartir les charges de manière plus équilibrée. 
Le Centre continuera à s’engager en faveur de solutions viables, équitables entre les générations et efficaces à long terme, afin que l’AVS continue de reposer à l’avenir sur des bases solides.

> Qui défend vraiment le tourisme suisse ? Le Centre. Seul parti à s’être opposé de manière unanime à la hausse de la TVA pour l’hôtellerie. Pour les PME, les entreprises familiales et des conditions-cadres équitables. Le dossier retourne au Conseil des États.

> Nos hôtels sont bien plus que de simples lieux d’hébergement : ils créent des emplois, dynamisent l’économie régionale et contribuent au succès du tourisme suisse.

> Votations : la population veut des réponses concrètes
Les deux résultats des votations le montrent : la population attend des réponses concrètes aux défis de notre temps – qu’il s’agisse du logement, des infrastructures et de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, ou encore de la politique de sécurité. Le Centre prend ce mandat au sérieux et continuera à travailler à des solutions concrètes susceptibles de réunir des majorités.
Nous saluons le rejet de l’initiative populaire « Pas de Suisse à 10 millions ! » (initiative pour la durabilité). Dans le même temps, nous prenons au sérieux le signal envoyé par la population. De nombreuses personnes s’inquiètent des conséquences de la forte croissance démographique sur le logement, les transports, la santé et les infrastructures. 
Le résultat est un mandat clair adressé à la politique et à l’économie 
La population attend des solutions à la pénurie de logements, à la surcharge des infrastructures et au manque de main-d’œuvre qualifiée. Nous devons maintenant agir et apporter des réponses concrètes à ces défis.
«Il s’agit maintenant de mieux maîtriser la croissance : avec davantage de logements, des infrastructures performantes, une meilleure utilisation du potentiel de main-d’œuvre indigène et une économie qui mise sur la création de valeur plutôt que sur la seule quantité.» (Charles Juillard - vice-président Le Centre)
Il faut des solutions concrètes dès maintenant, et non seulement lorsque la Suisse comptera 9,5 millions d’habitant·e·s. Les défis sont réels et ne peuvent plus être ignorés. Le Centre a identifié ces évolutions tôt et a proposé des solutions en conséquence. Il appartient désormais au Parlement de mettre en œuvre les solutions nécessaires. 
Loi sur le service civil acceptée : renforcer l’armée, préserver le service civil 
Le Centre salue l’acceptation de la révision de la loi sur le service civil. Le résultat témoigne de la confiance de la population dans les institutions existantes et dans leur travail. Ce résultat montre clairement que la population veut sécurité et stabilité, tout en attachant de l’importance à un service civil fort. 
La sécurité a besoin de structures fiables 
La sécurité ne va plus de soi. La situation en Europe montre à quel point une armée opérationnelle et des structures fiables sont importantes pour notre pays. La Suisse a besoin d’un nombre suffisant de soldat·e·s, de spécialistes et de cadres bien formés afin de pouvoir répondre efficacement aux défis de politique de sécurité. La révision apporte une contribution importante à cet objectif. 
«Avec cette décision, le travail n’est pas terminé. Nous devons maintenant façonner l’avenir de l’obligation de servir et veiller à ce qu’une armée moderne, une protection de la population et un service civil efficients puissent durablement compter sur des effectifs suffisants et performants.» (Vincent Maitre - vice-président Le Centre)
L’armée et le service civil vont de pair 
Le service militaire et le service civil apportent tous deux une contribution importante à notre pays. Il ne s’agit pas de les opposer, mais de garantir un système global qui fonctionne. 
Dès le début, Le Centre s’est engagé en faveur d’une solution équilibrée. La révision renforce l’armée sans supprimer le service civil ni restreindre les droits fondamentaux. Dans le même temps, le service civil demeure un pilier important de notre communauté. 
Accompagner soigneusement la mise en œuvre 
Il s’agit maintenant de mettre en œuvre avec soin les mesures décidées et d’en vérifier régulièrement les effets. Pour Le Centre, le travail se poursuit. La discussion sur l’avenir de l’obligation de servir ainsi que la garantie des ressources en personnel de l’armée, de la protection de la population et du service civil restent à l’agenda politique du Centre.

> Dans un monde devenu plus incertain, la protection de la population et l’armée ont besoin d’effectifs suffisants. C’est pourquoi : dites OUI au renforcement de l’obligation de servir dans l’armée.

 

 

Philipp Matthias Bregy (président) 

♦ Vert’libéraux 
> Le Conseil national confirme la volonté populaire sur l’imposition individuelle
Le PVL se félicite du rejet de l’initiative sur l’imposition des couples mariés du Centre par le Conseil national. Cette décision montre que le message du vote populaire du 8 mars a aussi été entendu au Parlement : la Suisse doit mettre en œuvre rapidement et de manière cohérente l’imposition individuelle.
Avec un oui clair à l’imposition individuelle, le corps électoral suisse a décidé qu’à l’avenir, chaque personne devra être imposée indépendamment de son état civil. Pour le PVL, cela répond également à la préoccupation portée par l’initiative du Centre.
« La population s’est exprimée. Vouloir reposer la même question quelques mois plus tard, c’est faire de l’obstruction politique plutôt que d’apporter des solutions. Le Conseil national a donné aujourd’hui la bonne réponse : mettre en œuvre plutôt que revoter », déclare la présidente du groupe parlementaire du PVL, Corina Gredig. 
Par sa décision, le Conseil national envoie un signal clair contre les doublons en politique et en faveur d’une mise en œuvre rapide de l’imposition individuelle. 
Le PVL attend désormais de la Confédération et des cantons qu’ils fassent avancer ces travaux en priorité. L’objectif doit être de mettre en œuvre efficacement la décision populaire et de créer un système fiscal moderne et équitable pour toutes et tous.

> Le PVL lance un référendum contre la porte dérobée en faveur des centrales nucléaires
Le PLR, l’UDC et une partie du Centre ont décidé aujourd’hui d’un recul en matière de politique énergétique. Ils ont entrouvert la porte à la construction de nouvelles centrales nucléaires – et donc au retour à une technologie nucléaire d’un autre âge. Pour le PVL, il ne fait aucun doute : miser aujourd’hui sur le nucléaire, c’est méconnaître les réalités énergétiques. De nouvelles centrales n’apporteraient de l’électricité qu’au mieux dans plusieurs décennies, engendreraient des coûts énormes et ne résoudraient aucun des problèmes actuels de l’approvisionnement énergétique en Suisse.
« Avec sa décision d’aujourd’hui, le Conseil national a clairement donné un mauvais signal pour la transition énergétique. Plutôt que de s’’engager de toutes ses forces pour poursuivre la transition énergétique dans la voie du renouvelable, telle qu’approuvée par le peuple, il a préféré s’en détourner pour relancer des centrales nucléaires d’un autre temps » regrette la conseillère nationale vaudoise Céline Weber.
Les Vert’libéraux s’opposent de toutes leurs forces à cette attaque contre la transition énergétique de la Suisse, qui commence pourtant à porter ses fruits, et lancent un référendum.
« Si nous voulons sérieusement éviter un black-out, arrêtons de braquer les projecteurs sur une technologie dont les générations actuelles sont dépassées, et dont les générations futures ne sont pas encore disponibles », conclut la vice-présidente du PVL.

> Le PVL empêche une hausse des cotisations salariales
Le PVL a rejeté la proposition visant à augmenter les cotisations salariales, car elle ferait peser une charge inutile sur la jeune génération et sur l’économie dans un contexte de vieillissement démographique. En revanche, le PVL a soutenu la tenue d’une votation populaire sur le financement de la 13e rente AVS par la TVA. Avec ce modèle, toutes les générations contribuent au financement. Les biens de première nécessité, tels que les denrées alimentaires et les médicaments, sont exemptés de la hausse. Un principe reste central : nous refusons toute nouvelle redistribution des jeunes vers les plus âgés.
La Suisse fait face à une évolution démographique importante. De moins en moins d’actifs financent les rentes d’un nombre croissant de retraités. La population active est déjà fortement mise sous pression à travers les impôts, les taxes, les primes d’assurance-maladie et l’augmentation du coût de la vie. Une hausse des cotisations salariales aurait encore aggravé cette situation et porté atteinte à l’équité entre les générations.
« Le financement de la 13e rente AVS ne doit pas se faire sur le dos des personnes actives. C’est pourquoi nous avons combattu avec détermination l’augmentation des cotisations salariales et obtenu son retrait », déclare le conseiller national Patrick Hässig.
La hausse de la TVA décidée par le Parlement est plus faible que celle initialement proposée par le Conseil fédéral. Pour cette raison, le PVL ne s’est pas opposé à cette solution transitoire. Elle permet au peuple de se prononcer dans les urnes en novembre sur cette variante de financement.
Pour le PVL, une chose est claire : le financement de la 13e rente AVS ne peut pas reposer durablement uniquement sur des recettes supplémentaires. La solution transitoire adoptée aujourd’hui laisse la marge nécessaire pour engager, dans le cadre de la réforme AVS 2030, les réformes structurelles indispensables. Celles-ci comprennent notamment des incitations à travailler plus longtemps et avec des taux d’activité plus élevés, ainsi que des mécanismes automatiques de stabilisation.
Le PVL continuera à s’engager en faveur d’un financement équilibré qui tienne compte à la fois de l’équité entre les générations, du pouvoir d’achat et de la stabilité à long terme de l’AVS.

> Le PVL se réjouit du rejet de l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions » de l’UDC
Le PVL se félicite du rejet par le peuple suisse de la prétendue « initiative pour la durabilité ». Le résultat d’aujourd’hui témoigne d’un attachement à une Suisse ouverte, tournée vers l’international et vers l’avenir.
Au cours des dernières semaines, la campagne a été de plus en plus marquée par la polarisation. Certaines affiches et publications en ligne des partisans ont notamment dépassé les limites d’un discours politique respectueux.
Selon la vice-présidente du PVL, Céline Weber : « La population a montré aujourd’hui qu’elle ne se laissait pas manipuler par des scénarios de peur et d’exagération. La marque de fabrique de la Suisse, c’est le pragmatisme, la recherche de compromis et des solutions équilibrées, et non les exagérations. »
Le rejet de l’initiative ne signifie toutefois pas que les défis sous-jacents ont disparu. Les craintes de la population doivent être prises au sérieux. De nombreuses personnes s’inquiètent de la pénurie de logements, des infrastructures vieillissantes, de l’état de notre système de santé ou encore de l’intégration des immigrés sur le marché du travail. Ces préoccupations méritent des réponses sérieuses.
« Le résultat d’aujourd’hui ne doit pas nous servir d’oreiller de paresse. Les défis n’ont pas disparu avec la votation, et le PVL va continuer à prendre ses responsabilités en proposant des solutions pragmatiques et concrètes », poursuit Céline Weber.
Aux yeux du PVL, le résultat du scrutin montre que la population ne veut pas de réponses simplistes à des problèmes complexes. La Suisse a besoin de main-d’œuvre qualifiée, d’une économie forte et innovante et de sécurité dans un monde géopolitique de plus en plus instable. La prospérité et la qualité de vie ne peuvent être garanties à long terme que si les défis actuels sont relevés avec détermination – notamment en matière de construction de logements, de mobilisation du potentiel de main-d’œuvre indigène, d’infrastructures de qualité et d’une politique migratoire et d’asile claire et efficace.
Le PVL invite le Conseil fédéral et le Parlement à s’engager avec détermination pour répondre aux préoccupations légitimes de la population et à y répondre par des réformes concrètes.
Pour le PVL, la voie bilatérale reste une priorité. La sécurité, la prospérité et la stabilité découlent de la coopération, de l’ouverture et de l’interconnexion internationale – et non de l’isolement et du repli sur soi.
Le vote d’aujourd’hui le montre : la Suisse continue de faire confiance à une recette éprouvée, celle d’un pays ouvert, prospère et sûr de sa place au cœur de l’Europe. 

> Le PVL soutient la prolongation de l’engagement de la Swisscoy. Cette mission contribue à la paix, à la stabilité et à la sécurité au Kosovo. Un engagement qui profite aux populations locales comme à la Suisse.

 

● Ukraine
♦ Serviteur du peuple
> Arseniy Pushkarenko sur le 21e train de sanctions de l'UE et la pression diplomatique : comment l'Ukraine et ses partenaires contraignent la Fédération de Russie à faire la paix
L'Union européenne accroît la pression économique et prépare un 21e train de sanctions contre la Russie. Parallèlement, l'Ukraine, de concert avec ses partenaires internationaux, a pris l'initiative et adopté une position ferme et proactive pour contraindre la Fédération de Russie à engager de véritables négociations en vue du rétablissement d'une paix juste.
Ces propos ont été tenus par Arseniy Pushkarenko, député du peuple, chef adjoint du parti Serviteur du peuple et vice-président de la commission de la Verkhovna Rada sur la politique étrangère et la coopération interparlementaire.
Il a souligné que le rôle de Bruxelles dans le processus de règlement futur et de formation d'une nouvelle architecture de sécurité du continent s'accroît considérablement.
« La présence de l'UE à la table des négociations et son rôle significatif dans le processus de paix font déjà l'objet de débats publics, car il s'agit en réalité d'une nouvelle architecture de sécurité européenne. L'Ukraine se montre également proactive pour la reprise des négociations de paix. De plus, nous prenons l'initiative sur le champ de bataille et nos armes à longue portée portent leurs fruits. En matière d'information, l'Ukraine dicte également l'agenda », a souligné le responsable politique.
À titre d'exemple frappant de réussite d'une offensive informationnelle, le parlementaire a cité la lettre ouverte du président ukrainien à Poutine à la veille du forum économique annuel de Saint-Pétersbourg.
« Par sa lettre ouverte, Volodymyr Zelensky a contraint le dictateur du Kremlin à dialoguer avec nous. De plus, le président ukrainien a récemment rencontré à Londres les dirigeants du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne, au cours desquels les principaux responsables européens ont confirmé leur soutien indéfectible à notre pays. Suite à cette rencontre, les conditions d'un règlement pacifique du conflit en Ukraine, convenues par les dirigeants de la troïka européenne, ont été transmises au ministère russe des Affaires étrangères », a déclaré le député.
Le responsable politique a ajouté que des efforts sont actuellement déployés pour renforcer, en priorité, le blocus économique de la Russie, et a exprimé l'espoir que le 21e train de sanctions sera particulièrement sévère et permettra de combler les lacunes exploitées par l'agresseur pour financer la guerre. L'accent est mis principalement sur la marine de guerre parallèle, les institutions financières et leurs succursales, les paiements électroniques et les cryptomonnaies.
« Des sanctions sectorielles sont également en préparation, notamment des restrictions sur l'importation de certains produits de la pêche en provenance de la Fédération de Russie. Une interdiction d'entrée dans l'UE pour tous les combattants russes est également envisagée. Autrement dit, l'Ukraine et ses partenaires continuent de durcir les règles, contraignant les dirigeants russes, ainsi que ceux qui soutiennent le régime et profitent de lui, à s'asseoir à la table des négociations et à négocier la paix », a conclu Arseniy Pushkarenko.

> L'avenir de l'Ukraine au sein de l'UE : quelles sont les prochaines étapes après l'ouverture du premier groupe de négociation ?
Dans le cadre du Forum sur la résilience économique, un dialogue stratégique intitulé « Nous avons ouvert les groupes de négociation : et maintenant ? L’avenir de l’Ukraine dans la future Union européenne » s’est tenu, animé par le vice-président de l’ALDE, représentant spécial du parti Serviteur du peuple pour la collaboration avec l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe et le groupe politique Renew Europe, Yevheniy Kravchuk.
Le chef du parti politique « Serviteur du peuple », premier vice-président de la Verkhovna Rada d'Ukraine, Oleksandr Kornienko, a évoqué le processus d'adoption des décisions relatives à l'intégration européenne.
« Nous consacrons une part importante de notre travail et de nos discussions à la voie de l'adhésion à l'UE. Nous avons ouvert le premier groupe de négociation et entamé les travaux sur la prochaine étape, qui nous rapproche d'une adhésion pleine et entière à l'Union européenne », a déclaré Oleksandr Korniyenko.
Selon lui, il reste beaucoup à faire, et notre intégration repose sur plusieurs atouts majeurs. Après tout, le dialogue sur le marché unique commence par la sécurité. L'Ukraine constitue aujourd'hui un véritable bouclier oriental pour l'Europe, et possède l'armée la plus importante et la plus moderne du continent.
« Nous n'allons pas à l'UE les mains vides. Il s'agit de millions d'Ukrainiens économiquement actifs qui ont déjà fait leurs preuves en matière d'entrepreneuriat. Nous aspirons à devenir le pôle énergétique de l'Europe. Nous disposons du plus grand réseau de transport de gaz, qui peut servir au stockage, d'un potentiel considérable en énergie solaire et éolienne, ainsi que d'une filière prometteuse pour la transformation des matières premières agricoles en biométhane. L'adhésion à l'UE ne dépend pas uniquement de Bruxelles ou de la Verkhovna Rada. Elle repose sur la mise en œuvre de critères européens précis et sur l'application des procédures administratives par chaque responsable et chaque collectivité », a déclaré Oleksandr Korniyenko.
L'Ukraine est entrée dans la phase finale des négociations d'adhésion à l'Union européenne et réunit tous les atouts nécessaires pour remplir les conditions requises dans les années à venir.
C’est ce qu’a déclaré le vice-Premier ministre ukrainien chargé de l’intégration européenne et euro-atlantique, Taras Kachka, lors du dialogue stratégique.
Selon lui, l'ouverture du premier groupe de négociation « Fondements » le 15 juin a constitué une étape importante sur la voie de l'adhésion à l'UE et marque la transition vers la mise en œuvre concrète de toutes les exigences nécessaires.
« Avec l'ouverture du premier groupe, nous entrons dans la phase finale des négociations, au cours de laquelle nous devons satisfaire à toutes les exigences de l'Union européenne. Pour la plupart des pays, cette phase a duré environ deux ans et demi. Compte tenu du niveau d'adaptation de la législation ukrainienne et de l'expérience acquise dans la mise en œuvre de l'accord d'association, l'objectif d'une mise en conformité de l'Ukraine d'ici 2028 est tout à fait réaliste », a souligné Taras Kachka.
Il a souligné qu'une part importante des réformes et des changements nécessaires avaient déjà été mis en œuvre au cours de la dernière décennie, et que l'Ukraine avait donc la possibilité de progresser rapidement dans le respect des critères de négociation.
Taras Kachka a particulièrement insisté sur les avantages économiques de l'intégration européenne. Le vice-Premier ministre a souligné que l'Ukraine bénéficie déjà d'un accès sans précédent au marché de l'Union européenne et que la poursuite des négociations ouvrira de nouvelles perspectives aux entreprises ukrainiennes et attirera les investissements.
« L’adhésion à l’UE et le processus de négociation lui-même offrent de plus en plus d’opportunités aux fabricants ukrainiens. Nous espérons la finalisation de l’accord ACAA, qui garantira la confiance dans les produits industriels ukrainiens au niveau européen. L’intégration au système SEPA constituera également une étape importante, qui simplifiera considérablement les transactions financières des entreprises ukrainiennes », a-t-il souligné.
Comme l'a souligné Taras Kachka, la suppression progressive des barrières commerciales, énergétiques, douanières et financières contribuera à approfondir l'intégration économique avec l'UE et à accroître l'attractivité de l'Ukraine pour les investissements.
« Aujourd’hui, pour l’Ukraine, l’intégration européenne signifie non seulement remplir les critères politiques d’adhésion, mais aussi créer concrètement de nouvelles opportunités pour les entreprises, le développement économique et attirer les investissements, avant même l’adhésion pleine et entière à l’Union européenne », a souligné Taras Kachka, vice-Premier ministre chargé de l’intégration européenne et euro-atlantique de l’Ukraine.
L'ouverture du premier groupe de négociation entre l'Ukraine et l'Union européenne est un signal important quant à l'irréversibilité du processus d'intégration européenne de l'Ukraine, a souligné Svenja Hahn, présidente de l'ALDE et eurodéputée allemande.
Selon elle, l'ouverture d'une nouvelle phase de négociations confirme que l'Ukraine demeure un partenaire important de l'Union européenne et que le soutien à son adhésion à l'UE reste inchangé.
« L’ouverture de ce cluster est un excellent signal et un formidable encouragement. C’est la preuve manifeste que l’Ukraine et l’Union européenne sont des partenaires indissociables », a souligné Svenja Hahn.
Le président de l'ALDE a rappelé que les libéraux européens ont toujours soutenu l'Ukraine, même avant le début de la guerre à grande échelle, et qu'ils continuent de défendre ses intérêts au niveau des institutions européennes.
« En tant que famille libérale, nous avons toujours soutenu une Ukraine forte et son chemin vers l'Union européenne, même avant le début de l'invasion à grande échelle. C'est aussi une victoire libérale, tant au Parlement européen qu'à la Commission européenne », a-t-elle souligné.
Dans le même temps, Svenja Hahn a souligné que l'Union européenne devait continuer à améliorer ses propres mécanismes de prise de décision afin que le processus d'élargissement puisse se dérouler plus rapidement et plus efficacement.
« Il est temps d'aller de l'avant. Nous devons travailler sur des réformes qui rendront l'Union européenne plus forte et prête pour un futur élargissement », a déclaré le député européen.
En conclusion, elle a assuré que le soutien à l'Ukraine et à son avenir européen resterait l'une des priorités clés de l'ALDE.
« Nous continuerons de nous concentrer sur le soutien à l'Ukraine et la protection de notre liberté commune », a souligné Svenja Hahn.
Les participants au dialogue ont convenu que l'Ukraine devra emprunter un chemin difficile pour satisfaire aux exigences de l'UE à l'avenir, impliquant des réformes profondes, une harmonisation de la législation et un renforcement des institutions. Parallèlement, l'intégration européenne se concrétise progressivement par des opportunités économiques, même avant l'adhésion formelle à l'Union européenne. 

> Comment renforcer la résilience économique de l'Ukraine en temps de guerre : défis et perspectives
Dans le cadre du Forum sur la résilience économique de Tchernivtsi, une table ronde intitulée « L'économie ukrainienne en temps de guerre : que pouvons-nous faire d'autre pour renforcer la résilience ? » a été organisée, animée par Dmytro Kysylevsky, député du peuple d'Ukraine et vice-président de la commission du développement économique de la Verkhovna Rada d'Ukraine.
« Des programmes d’État visant à soutenir le développement économique et commercial sont activement mis en œuvre en Bucovine », a déclaré Ruslan Osypenko, chef de l’administration régionale de Tchernivtsi et chef de l’administration militaire régionale de Tchernivtsi, lors de la table ronde.
Selon lui, le plus populaire est le programme de prêts abordables « 5-7-9% », dans le cadre duquel environ 3,5 mille accords de prêt d'une valeur de plus de 8,4 milliards d'UAH ont été conclus.
« Le programme eWork a soutenu 1 119 projets de subventions pour un montant total de 547,8 millions d’UAH. Les producteurs agricoles ont également bénéficié d’une aide de plus de 22 millions d’UAH pour l’achat de machines agricoles ukrainiennes. Sept parcs industriels sont opérationnels dans la région et des efforts sont déployés pour attirer les investissements et développer leurs infrastructures. De manière générale, les programmes nationaux et régionaux demeurent un outil essentiel pour soutenir les entreprises et renforcer la durabilité économique », a déclaré Osypenko.
Le processus d'intégration européenne de l'Ukraine et l'ouverture de groupes de négociation constituent un signal clair pour les investisseurs internationaux et un facteur déterminant pour instaurer la confiance dans l'économie ukrainienne en temps de guerre.
Ces propos ont été tenus par Klemen Boštjančič, député au Parlement de la République de Slovénie, ancien vice-Premier ministre et ministre des Finances de Slovénie (ALDE, Slovénie).
Il est convaincu que l'ouverture du premier groupe de négociations sur l'adhésion de l'Ukraine à l'UE n'est pas seulement une étape technique, mais aussi un signal politique important pour les investisseurs et les partenaires internationaux.
« Avant tout, l’ouverture du premier cluster n’est pas qu’une simple étape technique, c’est un signal. Un signal qui montre que l’Ukraine se rapproche des institutions européennes. Et les signaux comptent, surtout pour les investisseurs », a souligné le ministre slovène des Finances.
Comme l'a souligné Klemen Boštjančič, le principal défi pour l'Ukraine n'est pas seulement d'attirer l'aide de l'État, mais aussi de créer les conditions propices à l'afflux de capitaux privés, car c'est la confiance dans les institutions qui détermine le niveau d'attractivité du pays pour les investissements.
« La question n’est pas de savoir comment l’Ukraine peut obtenir davantage d’instruments financiers. L’essentiel est de savoir ce que l’Ukraine doit faire pour que l’Europe investisse davantage de capitaux privés. Et cela exige la confiance, l’état de droit et des institutions transparentes », a souligné le responsable du gouvernement slovène.
Il a également appelé l'UE à passer plus activement du modèle de soutien aux donateurs pour l'Ukraine à des mécanismes d'investissement, notamment des instruments d'assurance-risque, des financements mixtes et des fonds d'infrastructure.
Par ailleurs, Klemen Boštjančič a souligné que chaque réforme et chaque pas vers l'intégration européenne réduisent les risques pour les entreprises et renforcent la confiance en l'Ukraine.
« Toute réforme réussie réduit les risques. Et la réduction des risques est souvent plus importante que la simple stabilité financière. L’Ukraine devrait profiter de ce moment historique de guerre pour accélérer les réformes et les transformations. L’Ukraine devrait sortir de cette guerre plus forte qu’avant », a souligné Klemen Boštjančić.
La numérisation est un outil essentiel pour garantir la stabilité économique de l'État, notamment en période de crise et de défis militaires. C'est ce qu'a souligné Dan Adrian Pop, secrétaire d'État au ministère de l'Économie, de la Numérisation, de l'Entrepreneuriat et du Tourisme de Roumanie.
Selon lui, les solutions numériques modernes permettent aux entreprises et aux institutions gouvernementales de continuer à fonctionner même lorsque l'infrastructure physique est endommagée ou fonctionne de manière limitée.
« La numérisation est essentielle à la viabilité économique. Elle réduit les obstacles, protège l'activité économique et assure la continuité des services publics et des entreprises. Si les routes, les ponts et l'énergie sont indispensables au fonctionnement de l'économie, l'identité numérique, les registres et la cybersécurité font également partie des infrastructures critiques », a souligné Dan Adrian Pop.
Il a souligné les progrès significatifs de l'Ukraine dans le domaine de la transformation numérique et a noté que l'expérience ukrainienne est utile à de nombreux pays européens aujourd'hui.
« La principale leçon à tirer de l’écosystème numérique ukrainien est que la numérisation doit être axée sur le citoyen et l’entreprise. Les gens n’ont pas besoin de procédures compliquées, mais de solutions rapides et prévisibles pour obtenir des services, immatriculer une entreprise ou traiter des documents », a souligné le responsable.
Le représentant du gouvernement roumain a également souligné que la numérisation ne devait pas se limiter à la simple transposition de la bureaucratie existante en ligne.
« Si nous nous contentons d'imposer la technologie à un système administratif chaotique, nous n'obtiendrons qu'une bureaucratie numérique. Notre objectif devrait être une réforme systémique, et non la numérisation du chaos », a déclaré Dan Adrian Pop.
Il a évoqué l'expérience de la Roumanie en matière de création de plateformes numériques pour soutenir l'entrepreneuriat et a souligné l'importance de poursuivre les échanges d'expériences entre l'Ukraine et la Roumanie.
« La numérisation est un facteur clé de la stabilité économique de l'Ukraine et de son intégration réussie à l'espace européen. L'expérience ukrainienne en matière de transformation numérique est déjà un exemple pour de nombreux pays, et le développement continu de services numériques modernes contribuera à renforcer l'économie et les institutions étatiques. Ce sont les solutions numériques intégrées, axées sur les besoins des citoyens et des entreprises, qui permettent à l'État de rester stable et à l'économie de fonctionner et de se développer », a déclaré Dan Adrian Pop.
Les participants à la discussion ont conclu que la stabilité économique de l'Ukraine en temps de guerre repose sur un soutien étatique efficace aux entreprises, la poursuite des réformes, l'attraction des investissements et l'approfondissement de l'intégration européenne. C'est la combinaison de ces facteurs qui crée les conditions nécessaires à la reprise économique et au développement durable du pays.

 

 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.