Voici une sélection, ce 21 juin 2026, des derniers
propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans
l’Union européenne et dans le monde.
● Brésil
♦ União Brasil
> À l'invitation du
président du Tribunal supérieur électoral (TSE), le ministre Celso Nunes
Marques, le président d'União Brasil, Antônio Rueda, a participé à la signature
de l'« Accord de partenariat entre la justice électorale et les partis
politiques pour l'intégrité des élections de 2026 », au siège du Tribunal, à
Brasília.
L'accord entre le TSE (Cour supérieure électorale) et les partis politiques
prévoit d'encourager la participation des électeurs afin qu'ils exercent
librement leur droit de vote ; de promouvoir le respect des différences
idéologiques ; de fournir des orientations aux candidats et aux membres
concernant leurs droits et devoirs ; d'assurer une utilisation responsable des
outils d'intelligence artificielle ; de défendre l'État de droit démocratique
et de respecter les institutions publiques, les partis politiques et leurs
représentants respectifs.
L'accord prévoit également le respect des quotas de financement et de
publicité fixés par la loi ; la prévention et la lutte contre toutes les formes
de violence politique, en particulier à l'égard des femmes ; la diffusion des
règles électorales ; la reproduction sur les canaux et réseaux de communication
officiels du TSE (Cour supérieure électorale) de contenus traitant de sujets
liés à l'exercice de la citoyenneté ; et la participation « aux étapes
d'inspection et d'audit du système de vote électronique, y compris le suivi des
spécifications et du développement des systèmes électoraux et d'autres étapes
d'audit ».
« Nous sommes fermement engagés à agir en pleine harmonie avec la Cour et
toutes ses décisions, contribuant ainsi à garantir le bon déroulement du
processus électoral dans la transparence, la sécurité et la sérénité absolues.
Le ministre Nunes, les candidats, nos membres et tous les électeurs peuvent
être assurés de pouvoir compter sur União Brasil pour la défense de la
démocratie et le renforcement des institutions », a expliqué Rueda après la
cérémonie.
Selon Nunes Marques, « l’union des efforts autour de cet objectif commun
est fondamentale pour garantir que la volonté populaire prévale en tant
qu’expression souveraine de la démocratie ».
Au total, 26 des 30 partis
enregistrés dans le pays ont rejoint l'initiative.
Participation et engagement
En mai, União Brasil a été le premier parti à participer à l'inspection des
codes sources des systèmes électoraux qui seront utilisés lors des élections
générales de 2026.
Trois représentants du parti étaient présents au TSE (Tribunal supérieur
électoral). Les codes sources correspondent à l'ensemble des instructions qui
définissent le fonctionnement des systèmes électoraux. Ils régissent tout, du
fonctionnement des machines à voter électroniques aux autres programmes
utilisés tout au long du processus de vote et de dépouillement.
● Canada
♦ Gouvernement
Mark Carney (Premier ministre)
> Le Canada est plus fort lorsque nous veillons les uns sur les autres, et
cela commence par prendre soin de nos enfants.
> Nous sommes au cœur d’une rupture mondiale, mais
celle-ci nous offre l’occasion de bâtir un avenir meilleur.
> Dans un monde de plus en plus incertain, le G7
demeure une force porteuse de sens qui favorise l’unité et l’action collective.
À Évian, nous relevons ensemble de grands défis – de l’IA aux conflits mondiaux
– et bâtissons un monde plus sûr et plus prospère pour tous.
> Le Canada est un partenaire fiable dans un monde
qui ne l’est absolument pas. C’est pourquoi nous quittons le Sommet du G7 à
Évian avec 13 nouveaux accords qui permettront de générer plus de
5 milliards de dollars d’investissements au pays. Avec de nouveaux
contrats pour les travailleurs de la défense du Canada. Avec de nouveaux
partenariats pour bâtir un monde plus fort, plus sûr et plus prospère pour
tous.
> Dans un monde de plus en plus dangereux et
divisé, le G7 joue un rôle plus important que jamais. Grâce au leadership
exercé par Emmanuel Macron, nous relevons les défis mondiaux et travaillons
ensemble pour bâtir un monde meilleur, juste et prospère pour tous.
> Le Canada et la France partagent une histoire,
des valeurs et, de plus en plus, les mêmes intérêts.
> Le Canada et l’Union européenne resserrent leurs
liens. Ces efforts ouvrent la voie à de nouveaux contrats pour les entreprises
canadiennes et contribuent à renforcer nos capacités de défense et à créer plus
de possibilités pour l’ensemble de nos populations. Aujourd’hui, lors du Sommet
du G7, la présidente de la Commission, le président du Conseil de l’UE et moi
avons discuté des prochaines étapes de ce partenariat : accroître le commerce,
conclure davantage d’accords commerciaux et renforcer la collaboration en
matière d’action climatique.
> Le Canada salue le nouvel accord conclu entre les
États-Unis et l’Iran. Nous remercions le Pakistan, le Qatar et les autres
partenaires de la région pour le rôle indispensable qu’ils ont joué dans ces
négociations.
Le Canada a clairement affirmé qu’un cessez-le-feu durable doit à la fois
garantir la traversée sûre et sans entrave du détroit d’Ormuz et contrer la
menace omniprésente que constitue le programme nucléaire iranien.
Pendant que les négociations se poursuivent, nous exhortons toutes les parties
à dialoguer de bonne foi et à éviter l’escalade du conflit. Le Canada reste en
contact étroit avec ses partenaires et se tient prêt à appuyer tout effort
visant à apporter la stabilité et la paix durable dans la région, y compris au
Liban.
> En tant que Canadiennes et Canadiens, nous avons
la responsabilité de protéger les paysages et les cours d’eau exceptionnels
dont nous avons hérité. Notre nouvelle Stratégie pour la nature protégera les
lacs, les forêts, les montagnes et les côtes qui définissent notre pays, ce qui
permettra de préserver jusqu’à 2,4 millions de km² de nos terres et
de nos océans.
> Lorsque nous bâtissons ensemble, nous le faisons
en grand. Grâce au Fonds pour bâtir des collectivités fortes, nous bâtissons
les logements, les hôpitaux, les cliniques, les routes, les écoles et les
infrastructures de transport en commun dont les Canadiennes et les Canadiens
ont besoin, en Colombie-Britannique et ailleurs au pays.
> Cette semaine, la Loi visant à lutter contre la
haine est entrée en vigueur. Cette loi confère aux forces de l’ordre des outils
beaucoup plus efficaces pour lutter contre les individus qui commettent des
crimes haineux à l’encontre d’une communauté, y compris ceux qui intimident les
gens dans leur lieu de culte. Car l’une des promesses du Canada est que chacun
puisse être soi-même et pratiquer sa religion comme il l’entend, ouvertement,
visiblement, fièrement et en toute sécurité.
> C’est une semaine chargée pour le Canada.
Des projets de loi gouvernementaux historiques viennent d’être adoptés. Ils
visent à construire plus de logements abordables, à protéger les communautés
vulnérables, à protéger notre démocratie, à renforcer les dispositions
relatives à la liberté sous caution et à la détermination de la peine, et à
rendre justice aux personnes victimes de violences conjugales et de violences
sexuelles.
Nous bâtissons un pays plus fort, plus équitable et plus juste, pour tous.
> Le Canada est le premier pays non européen à
participer à l’initiative Agir pour la sécurité en Europe (instrument SAFE) de
l’Union européenne, et nous en constatons déjà les résultats. Grâce à notre
participation à l’instrument SAFE, l’entreprise montréalaise Marconi
Technologies fabriquera des radios tactiques au Canada pour le
cybercommandement polonais. Ce contrat, d’une valeur de plus de 10 millions de
dollars, profitera à près de 100 fournisseurs canadiens, à leurs employés et à
leurs familles.
> Grâce à notre adhésion à l’instrument SAFE de
l’UE, plus d’entreprises canadiennes auront davantage d’occasions de fabriquer
du matériel de défense pour nos Alliés.
> Le Canada figure parmi les grands producteurs
d’aliments au monde. Cependant, une trop grande part de ce que nous produisons
est transformée ailleurs. De plus, trop de Canadiennes et de Canadiens
dépendent encore d’aliments importés qu’ils doivent payer plus cher. Il faut
offrir plus de possibilités aux agriculteurs canadiens pour vendre leurs
produits et plus d’options aux Canadiennes et aux Canadiens où acheter leurs
aliments – c’est ce qu’ils méritent. La toute première Stratégie nationale de
sécurité alimentaire du Canada contribuera à faire en sorte que plus d’aliments
soient cultivés et transformés ici, et que davantage de produits canadiens se
retrouvent dans nos assiettes. Elle favorisera la baisse des prix, la création
d’emplois et la mise en place d’un système alimentaire plus résilient et plus
concurrentiel qui nous appartiendra davantage.
> Les petites épiceries n’ont pas le même accès aux
marchés de produits alimentaires que les grands détaillants. Elles doivent donc
payer plus cher, et vous aussi. Notre nouvelle Stratégie nationale de sécurité
alimentaire va ouvrir le marché en créant de nouveaux marchés de produits
alimentaires destinés aux épiciers indépendants, ce qui vous offrira plus de
choix et des prix plus bas.
> Notre partenariat avec l’Allemagne est en plein
essor. Grâce aux nouveaux investissements de l’Allemagne au Canada – GNL,
énergie solaire, minéraux critiques – nous créons de grandes possibilités.
> L’Inde est la grande économie ayant l’essor le
plus rapide et est un moteur du commerce et de la technologie. Le PM Narendra Modi
et moi mettons les bouchées doubles pour libérer le potentiel des nouveaux
partenariats entre nos pays – liés à l’énergie, aux talents et à l’IA.
> Le Canada est l’un des plus grands défenseurs de
l’Ukraine. Au G7, avec le président Zelensky, j’ai annoncé que le Canada allait
imposer plus de 160 nouvelles sanctions à des individus, entités et
navires russes. Nous maintenons la pression sur la Russie pour qu’elle
participe aux négociations de paix — une paix juste et durable — pour le bien
de l’Ukraine et de l’Europe.
> Le projet de loi C-14 a été adopté au Canada.
Plus de 80 modifications au Code criminel viennent renforcer la mise en liberté
sous caution et la détermination de la peine, protéger nos rues contre les
délinquants violents et récidivistes, et assurer la sécurité des communautés.
> Le Canada et l’Irlande sont des pays
transatlantiques ayant la même conviction simple, mais profonde : nous
sommes plus forts quand nous sommes unis.
● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement
Alassane Ouattara (président de la république)
> À l’occasion de la présentation des lettres de créance des nouveaux
Ambassadeurs du Maroc, du Portugal, du Nigeria, de la Finlande, de la Zambie et
des Philippines, j’ai réaffirmé notre vision : pour relever les défis de notre
temps, notre diplomatie doit rester fondée sur l’ouverture, le dialogue et le
respect mutuel.
> Avec mon frère et ami, le Président du Ghana,
nous partageons une même ambition : défendre les intérêts de nos producteurs de
cacao et bâtir un avenir plus prospère et plus durable pour la filière
cacaoyère africaine. C’est tout le sens de notre engagement à l’occasion du
Sommet de haut niveau sur l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana.
> La Côte d’Ivoire et le Ghana, premiers
producteurs mondiaux de cacao, réaffirment leur volonté commune de défendre les
intérêts de leurs planteurs et de bâtir ensemble un avenir plus prospère et
plus durable pour la filière cacaoyère africaine. Le Sommet de haut niveau sur
l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana, tenu en présence de mon frère et ami,
le Président du Ghana, témoigne de la solidité des liens d’amitié, de
fraternité et de coopération qui unissent nos deux nations au service du
développement de l’Afrique.
> Lors des réunions de travail sur l’actualité avec
mes plus proches collaborateurs, ou à l’occasion de rencontres avec des
dirigeants d’institution et de multinationale, un seul objectif m’a guidé tout
au long de cette semaine : apporter des réponses concrètes aux préoccupations
de nos concitoyens pour faire avancer davantage la Côte d’Ivoire.
● Etats-Unis
♦ Parti démocrate
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des
représentants)
> Les coûts augmentent, la confiance des consommateurs dans l'économie est
en baisse et la guerre d'intérêt irréfléchie menée en Iran a été un désastre.
> La guerre menée par les Républicains au
Moyen-Orient s'est soldée par un désastre complet. Le prix de l'essence a
augmenté, l'Iran est plus puissant, la sécurité des États-Unis est compromise
et plus de 100 milliards de dollars de l'argent du contribuable ont été
gaspillés. Un changement de régime sera soumis au vote du Congrès en novembre.
> Les Républicains ont dépensé plus de 300 millions
de dollars de vos impôts pour construire une salle de bal. Les extrémistes
refusent de dépenser un centime pour améliorer votre coût de la vie. Ces gens
sont inaptes à gouverner.
> Le président Obama a bâti une coalition
internationale qui a limité les ambitions nucléaires de l'Iran. Donald Trump a
déchiré cet accord de manière irresponsable et nous a entraînés dans une
guerre. Aujourd'hui, le prix de l'essence s'envole, l'Iran est plus fort et
l'Amérique est moins sûre. Voilà le bilan de Trump.
> Les extrémistes MAGA peuvent déployer toutes les
banderoles qu'ils veulent, mais le peuple américain est bien informé. Les
graffitis présidentiels sur le Kennedy Center ont été effacés. Et les
Républicains ne pourront jamais dissimuler leur bilan désastreux en matière
d'économie, la flambée des coûts de la santé et une guerre irresponsable.
> Donald Trump
avait promis de ne pas déclencher de guerres au Moyen-Orient, mais de les
arrêter. Mais il a fait exactement le contraire, au lieu de se concentrer sur
les problèmes que les Américains doivent voir résolus, à savoir la baisse du
coût de la vie. L'économie est en ruine. Les Américains le savent. Et en tant
que démocrates, nous sommes déterminés à y remédier.
> Donald Trump nous a affirmé l'an dernier que le
programme nucléaire iranien avait été complètement anéanti. C'était faux. Il
nous a également dit que le régime iranien était au bord de l'effondrement
après l'assassinat de l'ayatollah. Bien sûr, cela ne s'est pas produit. Par
conséquent, à l'heure actuelle, la seule conclusion possible est que cette
guerre d'élection, aussi inconsidérée que coûteuse, a été un désastre pour la
sécurité nationale des Américains. La situation ne s'est pas améliorée, elle a
même empiré. En fait, l'Iran est aujourd'hui plus fort. Nous avons constaté une
flambée des prix de l'essence, ce qui a un impact négatif sur les contribuables
américains.
Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au
Sénat)
> Les sénateurs républicains ont adopté le plus important cadeau fiscal aux
milliardaires de l'histoire américaine. Tous les sénateurs démocrates ont voté
contre le fait de faire payer cette mesure aux familles qui travaillent. Les
républicains ont augmenté vos impôts parce qu'ils pensent que les milliardaires
méritent davantage votre argent que vous.
> Comme je l'ai dit dès le premier jour, cette
guerre inconsidérée et illégale était une erreur, et il n'est pas surprenant
qu'elle ait abouti à un accord honteux. Cette guerre doit cesser.
> Trump affirme qu'aucun versement de 300 milliards
de dollars n'a été effectué par les États-Unis à l'Iran… Il ferait mieux de
relire son propre protocole d'accord où se trouvent ses initiales manuscrites.
> La situation des États-Unis s'est dégradée à
cause de l'incompétence de Trump, de son ego démesuré et de son refus d'écouter
les faits. Si Trump veut envoyer des centaines de milliards de dollars à
l'Iran, il devra compter sur les votes des Républicains. Les Démocrates ne
l'aideront pas à envoyer 300 milliards de dollars à l'Iran.
> Trump a humilié les Républicains : il les a
pris à revers et a fait capoter les négociations sur la FISA à chaque étape. Il
est tellement déterminé à priver les Américains de leur droit de vote qu’il est
prêt à mettre le pays en danger pour y parvenir, tout en prenant en otage la
sécurité nationale américaine à des fins politiques.
> En Iran, l'art de la négociation s'est mué en art
du désastre. Le peuple américain paie le prix de l'incompétence de Trump :
13 Américains tués, des centaines blessés, prix de l'essence en hausse, et le
coût de la vie, des produits alimentaires aux biens de première nécessité, n'a
jamais été aussi élevé.
> Trump a déjà dépensé 2,6 milliards de dollars de
l'argent du contribuable pour saboter les projets éoliens en mer. Ces projets
représentaient des milliers d'emplois syndiqués de qualité, des milliards de
dollars de développement économique et la production d'électricité
indispensable à des millions de foyers. Désormais, toute coupure de courant à
New York sera entièrement imputée à Donald Trump.
> Donald Trump s'en est pris au financement des
services de garde d'enfants, ce qui a fait exploser les coûts. Dès que les
démocrates reprendront la majorité, nous serons prêts à nous attaquer à la
crise des services de garde d'enfants et à mettre en œuvre des solutions
concrètes pour aider les familles à accéder aux services de garde nécessaires
et à se les offrir.
> Les Américains en subissent les conséquences
lorsque les guerres, les pandémies et autres chocs perturbent nos chaînes
d'approvisionnement. C'est pourquoi j'ai présenté la loi « Make More in
America Act », qui investira dans le secteur manufacturier américain afin
de créer des emplois, de réduire les coûts, de renforcer la sécurité nationale
et de bâtir une économie plus résiliente.
> [Le ministère de la Justice a donné son feu vert
à la fusion de Paramount avec Warner Bros. Discovery] Les amis de Trump,
proches des intérêts particuliers, ont sollicité le ministère de la Justice de
Trump pour approuver une fusion qui sentait la manipulation politique à plein
nez. Sans surprise, le ministère de la Justice de Trump a donné son feu vert. Cette
fusion vise avant tout à restreindre la liberté d'expression et à monopoliser
les ondes pour défendre un seul point de vue : celui de Trump. Sans
compter qu'elle entraînera une hausse des coûts et pénalisera les consommateurs
et les travailleurs américains.
> Donald Trump cache encore au moins 3 millions de
pages des dossiers Epstein. Donald Trump a transformé la Situation Room en une
salle de communication de crise Epstein. Et pourtant, la solution la plus
simple, la plus morale, reste : Publiez tous les dossiers MAINTENANT. Rendez
justice aux survivants qui le méritent.
Barack Obama (ancien président des Etats-Unis)
> [Discours prononcé lors de l’inauguration du Barack Obama
presidential center à Chicago]
Bonjour Chicago. Douce Chicago.
Merci, Punihei Lipe, pour cette introduction remarquable.
Monsieur le Président et Madame Bush, Monsieur le Président et Madame la
Secrétaire [Hillary] Clinton, merci d'être parmi nous aujourd'hui et pour votre
dévouement à notre pays.
Et Monsieur le Président et Madame Biden, merci pour ce partenariat
indéfectible durant ces huit années.
Joe, nous avons commencé comme colistiers et nous avons fini comme une famille.
Et nous ne serions pas là sans toi, et nous t'en sommes reconnaissants.
À notre incroyable personnel de fondation et à notre incroyable conseil
d'administration, au gouverneur Pritzker, au maire Johnson, merci d'avoir rendu
le centre possible.
Aux dirigeants du Congrès et aux dignitaires étrangers qui ont fait le
déplacement, je tiens à exprimer ma profonde gratitude pour notre partenariat
et pour tout ce que nous avons accompli ensemble. Merci.
Michelle m'a fait du mal. Elle ne m'a pas laissé voir son discours. Elle savait
qu'elle allait me déstabiliser, et elle l'a fait quand même. Mais elle m'a
toujours aidée à progresser.
Je suis infiniment reconnaissante envers Sasha et Malia. Que dire de plus ?
Vous comptez énormément pour moi.
Il y a plus de quarante ans, par une fin d'après-midi d'été de 1985, j'arrivais
à Chicago, entrant dans la ville par l'endroit même où se trouve aujourd'hui ce
centre. Je me revois encore descendant ce qui était alors Cornell Drive, au
volant d'une vieille bagnole déglinguée achetée à New York, avec tous mes biens
entassés dans le coffre et sur la banquette arrière, si bien que je ne voyais
rien dans le rétroviseur et que je représentais un danger pour la circulation.
J'avais 23 ans. Je venais d'être embauchée par un groupe d'églises du South
Side pour aider à organiser un quartier de la ville durement touché par la
fermeture des aciéries et un abandon chronique. Je n'avais que peu d'expérience
en matière d'organisation, je ne connaissais personne à Chicago, mais j'avais
été inspirée par le mouvement des droits civiques et je savais que je voulais
faire bouger les choses.
Et même si je ne savais pas exactement comment j'allais m'y prendre, j'étais
animé par cette conviction inébranlable que si nous pouvions donner aux gens
davantage leur mot à dire sur les forces qui régissent leur vie, si nous
pouvions combler certaines des différences qui nous divisent, alors nous
pourrions construire une Amérique où chacun compte, où chacun a une chance
équitable et où chacun a sa place, même un enfant métis avec une histoire
étrange et un nom que personne ne pouvait prononcer.
Et c’est ici, dans cette ville aux larges épaules, que j’ai trouvé ce que je
cherchais.
Jour après jour, rue après rue, j'ai appris à connaître les gens qui vivaient
ici, leurs espoirs, leurs rêves, leurs tragédies et leurs réussites. J'ai été
témoin de leur résilience face à l'adversité. Dans l'héroïsme discret d'une
mère célibataire élevant ses enfants et finançant leurs études avec un salaire
de secrétaire, ou dans celui du prêtre choisissant de rester en ville et
d'ouvrir ses portes aux jeunes en difficulté, alors même que la plupart de ses
fidèles avaient fui vers la banlieue.
J'ai appris que le leadership a moins à voir avec les titres, le grade ou la
recherche de l'attention qu'avec le fait d'aider les autres à trouver leur
voie, à réaliser leur potentiel. Assis autour de tables de cuisine ou sur des
vérandas, passant du temps dans des sous-sols d'églises, dans des salons de
coiffure, je me suis souvenu que chacun a une histoire à raconter si l'on prend
la peine de l'écouter, des histoires précieuses, pleines de courage, d'humour
et de grâce, et que chacune de ces histoires était, d'une manière ou d'une
autre, liée à la mienne.
Autrement dit, j'ai trouvé ma raison d'être ici, et j'ai fortifié ma foi ici.
J'y ai trouvé ma communauté, des amitiés qui dureront toute une vie. Et j'y ai
rencontré une fille du South Side qui a été ma plus grande bénédiction.
Michelle et moi, notre réception de mariage a eu lieu au South Shore Cultural
Center. On pouvait y aller à pied. Nos filles sont nées tout près. C'est ici
que nous avons acheté notre première maison. C'est ici que nos enfants ont fait
leurs premiers pas. C'est ici que j'ai lancé ma candidature au Sénat de l'État
de l'Illinois, au Ramada Inn sur Lake Shore Drive, en servant des bretzels et
des sodas, m'engageant sur le chemin qui, finalement et de façon improbable,
m'a mené jusqu'à aujourd'hui.
Pour moi, ce centre ne pourrait être nulle part ailleurs. C'est une façon de
remercier, de reconnaître que je dois une grande partie de ce qui m'est le plus
cher aux habitants de cette ville et des quartiers environnants.
C’est pourquoi nous avons conçu ce centre non pas comme un mausolée impersonnel
– je suis trop jeune pour ça –, mais comme un simple lieu d’exposition des
robes de Michelle, même si je comprends que ce sera l’attraction principale.
Nous souhaitions un lieu vivant et vibrant, une célébration de la communauté,
où nous puissions apprendre ensemble et partager les joies de l’art, de la
musique, du sport et du jeu. Car c’est dans ces moments-là que nous leur
rappellerons notre humanité commune et que nous renforcerons les liens de
confiance qui non seulement enrichissent nos vies, mais aussi notre démocratie.
Nous souhaitions également que ce centre soit un hommage aux fonctionnaires
exceptionnels, dont beaucoup sont présents aujourd'hui, qui ont rendu ce
parcours possible. Certains d'entre vous ont contribué à mon élection. J'ai dû
convaincre certains d'entre vous de rejoindre mon administration. Certains sont
des vétérans chevronnés qui ont guidé un président novice dans ses premiers
pas, mais beaucoup d'entre vous étaient plus jeunes que moi lorsque je suis
arrivé dans cette ville pour la première fois.
Et nous avons tous un peu vieilli, beaucoup d'entre vous ont des enfants, voire
des petits-enfants, mais le temps n'a fait qu'accroître mon admiration pour
votre talent, votre dévouement et votre savoir-faire. Il n'a fait qu'accroître
ma gratitude pour tous les sacrifices que vous et vos familles avez consentis
pour améliorer ce pays.
Alors, lorsque vous visiterez ce centre aujourd'hui, ou dans les jours à venir,
j'espère que vous y verrez le reflet de votre travail et de vos efforts. Et
j'espère que vous serez fiers de ce que nous avons accompli ensemble. C'est
grâce à vous.
Bien sûr, nous n'avons pas accompli tout ce que nous avions prévu. Aucune
administration n'y parvient.
Certaines pièces exposées reflètent des affaires inachevées, et dans certains
cas, mes propres lacunes et erreurs, car, comme un signe que je gardais sur mon
bureau résolu, on pouvait lire : « Les choses difficiles sont difficiles. » Et
c'est particulièrement vrai dans une grande démocratie bruyante, diverse et
conflictuelle comme les États-Unis d'Amérique.
Chacun a son opinion, et cela signifie que pour faire avancer les choses, il
faut concilier les exigences de plusieurs centaines de millions de personnes.
La démocratie peut être frustrante, lente et inefficace. Mais plus que tout,
j'espère que ce centre témoignera de la valeur inestimable de notre démocratie
et nous rappellera ce que nous pouvons accomplir lorsque nous assumons nos
responsabilités citoyennes.
Et comme nous sommes à quelques semaines du 250e anniversaire de l'Amérique, il
est bon de se rappeler à quel point l'idée même d'autonomie gouvernementale
était radicale en 1776. Jusqu'alors, l'histoire de l'humanité était un récit de
conquêtes, de castes et de hiérarchies rigides, un monde où les forts
dominaient les faibles, où le pouvoir, la richesse et le statut se
transmettaient par lignée et où le plus grand nombre était gouverné par une
minorité.
Mais de l'ardeur révolutionnaire naquit une autre histoire sur ce continent :
la proclamation que nous sommes tous créés égaux, dotés par notre Créateur de
droits inaliénables, et que dans les États-Unis nouvellement indépendants, il
n'y aurait ni rois ni seigneurs, ni serfs ni sujets, mais seulement des
citoyens, libres chacun de poursuivre son propre bonheur et capables de définir
notre foi collective par le biais d'un gouvernement représentatif élu. Une
telle chose était inédite. Et parce qu'elle était inédite, le succès de cette
expérience n'était jamais acquis. En formant notre union, les Pères fondateurs
furent loin de tenir la promesse de la Déclaration, maintenant l'esclavage et
autorisant les États à restreindre le droit de vote aux hommes blancs propriétaires.
Mais en rédigeant une Constitution et une Déclaration des droits, ils firent
preuve de clairvoyance et d'ingéniosité, nous offrant un cadre permettant à
chaque génération de perfectionner notre union.
Et pendant plus de deux siècles, à travers des pétitions et des manifestations,
des marches et des grèves, des appels moraux lancés en chaire et des
conversations lors des repas de famille, des hommes et des femmes de tous
horizons, de toutes couleurs, de toutes confessions, de toutes régions, ont
embrassé la cause de la démocratie et se l'ont appropriée, jusqu'à ce que «
Nous, le peuple » finisse par inclure non seulement certains d'entre nous, mais
nous tous.
C’est pourquoi l’histoire que nous racontons dans ce bâtiment ne commence pas
par les origines de Michelle ni par les miennes, mais par celles de notre
nation, avec l’imprimé de la Déclaration d’indépendance datant de l’époque
fondatrice, un porte-plume et un encrier utilisés par Frederick Douglass, la
Bible de Lincoln, une brochure d’Ida B. Wells, des boutons de suffragettes et
un casque de chantier porté par la secrétaire au Travail de [l’ancien président
Franklin Delano Roosevelt], Frances Perkins.
C’est pourquoi les expositions présentées ici ne se concentrent pas uniquement
sur les politiques, mais aussi sur les valeurs partagées qui rendent la
démocratie possible : la croyance en la dignité et la valeur intrinsèques
de chaque personne, et que nul n’est au-dessus des lois ni en dessous de leur
protection ; la croyance dans l’équilibre des pouvoirs au sein de notre
gouvernement et dans la responsabilité qui découle d’un pouvoir judiciaire
indépendant et d’une presse libre et forte ; la conviction que nos forces
armées et nos forces de l’ordre doivent allégeance non pas à un président ou à
un parti politique, mais au peuple et à notre Constitution.
La conviction que le pouvoir peut être transféré pacifiquement après que le
peuple se soit exprimé lors d'élections libres et équitables, tout en
reconnaissant que dans une société vaste et complexe comme la nôtre, aucun
groupe ni aucune faction n'obtient gain de cause à 100 %.
Et la conviction que les qualités de caractère, l'honnêteté, l'intégrité, la
bonté, la compassion, le sens du devoir et de l'honneur, ces choses-là comptent
dans nos relations publiques, tout comme dans notre vie privée.
Ce sont là les valeurs et les traditions auxquelles je crois, et ce ne sont ni
des valeurs républicaines ni des valeurs démocrates. Ce sont des valeurs
américaines que nous pouvons tous partager, indépendamment de notre
appartenance politique, des valeurs que chaque président présent aujourd'hui,
aussi différents soient-ils, s'est efforcé de défendre, des valeurs auxquelles
John McCain et Mitt Romney croyaient, tout comme moi. C'est notre plus grand
héritage, l'histoire de l'Amérique à son apogée, car elle reflète une foi
fondamentale en la bonté de nos concitoyens et la possibilité que, malgré
toutes nos différences, nous puissions nous voir, nous comprendre et œuvrer
ensemble pour un même but.
Voilà ce que j'espère que chaque visiteur retiendra de sa visite dans ce
centre. C'est pourquoi, si vous ne venez que pour une journée et que vous
n'avez pas le temps de tout voir, je vous encourage vivement à passer les
extraits de mes discours – vous les avez déjà tous entendus – et à privilégier
les témoignages de ces citoyens ordinaires qui ont contribué à ce changement.
Cette survivante du cancer, qui craignait que la hausse des primes d'assurance
ne la force à quitter son domicile et qui a eu le courage de dénoncer
publiquement la situation, est la raison pour laquelle nous avons tant milité
pour une réforme du système de santé.
Le petit commerçant qui lutte pour joindre les deux bouts. L'adolescente qui
m'a confié craindre que son père ne perde son emploi à cause de la crise
automobile. Voilà pourquoi nous nous efforçons sans relâche de relancer notre
économie après la Grande Récession.
Le soldat blessé surmontant des blessures invalidantes, la major homosexuelle
de l'armée de l'air servant son pays, même contrainte de cacher son identité,
ce sont eux qui nous ont incités à mettre fin à la politique « Ne demandez pas,
n'en parlez pas », à prendre soin de ceux qui ont porté l'uniforme de notre
pays et à agir correctement envers nos familles militaires.
Ce sont leurs voix… qui ont mené à nos succès.
Et pendant votre visite, je vous invite également à écouter les témoignages de
personnes du monde entier inspirées par les idées américaines.
Oui, l'Amérique a commis sa part d'erreurs en matière de politique étrangère.
Nos actes n'ont pas toujours été à la hauteur de nos paroles. Nous avons appris
que nous ne pouvons pas résoudre tous les conflits ni empêcher toutes les
atrocités commises dans le monde, mais, à leur meilleur, les États-Unis ont
incontestablement été une force positive dans le monde.
Et ce que j'ai entendu sur tous les continents en tant que président, c'est que
lorsque la politique étrangère américaine est à la hauteur de nos plus hauts
idéaux, lorsque nous défendons les droits de l'homme, la démocratie et la saine
gestion de notre planète, ou lorsque nous prenons l'initiative d'éradiquer les
maladies, de nourrir les affamés et d'éduquer les enfants, lorsque nous
encourageons la coopération entre les nations, au lieu d'essayer de dominer,
d'intimider et d'exploiter chaque avantage simplement parce que nous le
pouvons, et surtout, lorsque nous montrons par notre exemple ici même que même
un pays aussi grand et diversifié que le nôtre peut faire fonctionner la
démocratie, il s'avère que toutes les nations, y compris la nôtre, deviennent
plus prospères et plus sûres, et le monde devient un peu plus lumineux.
Je reconnais que cela fait près de dix ans que j'ai quitté mes fonctions.
Durant cette période, nous avons traversé de nouvelles guerres et une terrible
pandémie, des crises économiques, des manifestations de masse, des réactions
hostiles à ces manifestations, des conflits politiques qui ont ébranlé les
fondements mêmes de notre démocratie.
Nous avons assisté à une révolution technologique qui promet des découvertes
remarquables, pourrait révolutionner la médecine, mais qui accélère aussi les
inégalités, mettant toute l'information mondiale au creux de nos mains, mais
nous rendant paradoxalement plus difficile de distinguer le vrai du faux, nous
connectant instantanément comme jamais auparavant, tout en nous rendant plus
méfiants, plus repliés sur nous-mêmes, plus craintifs et plus isolés les uns
des autres.
C'est énorme. Pour des millions de personnes dans ce pays et à travers le
monde, l'avenir est incertain, le sol se dérobe sous nos pieds. Et tandis que
les algorithmes nous abreuvent sans cesse de distractions et d'indignation, que
seules les voix les plus fortes et les plus extrêmes captent l'attention,
attisant nos préjugés et faisant appel à nos instincts les plus primaires et
tribaux, la tentation est grande de céder au cynisme, voire au désespoir,
d'abandonner tout espoir.
On commence à penser que les appels à la démocratie et à la participation
civique sont ringards, démodés, ennuyeux et naïfs, que l'idée même de
travailler pour le bien commun est un pari perdant, et que pour que nous
gagnions, il faut que quelqu'un d'autre perde.
Je comprends. Je ne suis pas à l'abri de la colère ou du doute, mais je sais
une chose : lorsque nous perdons confiance les uns dans les autres,
lorsque nous cessons de croire que voter compte, que la citoyenneté compte, que
nos voix collectives comptent, que la façon dont nous nous traitons les uns les
autres n'a plus d'importance, et que nous abandonnons alors notre pouvoir de
décider de notre avenir, nous ouvrons la porte aux plus impitoyables, aux plus
insouciants ou aux plus craintifs d'entre nous, qui considèrent certains
groupes et certains individus comme plus égaux que d'autres, et qui voient dans
le gouvernement un simple moyen de se partager le butin, de punir les ennemis
et de maintenir ceux qui sont différents à leur place.
Je ne crois pas que ce soit cette histoire de l'Amérique qui prévale à la fin.
Je n'y crois pas, car abandonner, céder maintenant, après tout ce que ce pays a
traversé, au cynisme et à la division, serait une trahison de nos idéaux
fondateurs, une trahison de nos convictions. Et je reste convaincu que
l'immense majorité des Américains partagent ce sentiment : malgré notre
inquiétude, les gens ne recherchent pas la colère et la division perpétuelles.
Ils aspirent à la justice, au bon sens et au respect mutuel. Au fond de nous,
nous voulons trouver un moyen de nous rapprocher les uns des autres, et non de
nous éloigner davantage.
J'en suis convaincu car je l'ai constaté partout dans notre pays : des villes
qui se sont unies pour reconquérir leurs rues, des communautés rurales qui ont
relancé leur économie, des entreprises qui rivalisent d'ingéniosité pour rendre
le logement abordable, et ces gens ordinaires, dans les villes jumelles, qui
bravent le froid glacial, risquent leur propre sécurité, se serrent les coudes
pour veiller sur leurs voisins, et parfois même sur des inconnus, car ils
savaient que c'était la chose à faire. Je l'ai vu. Je l'ai vu chez une nouvelle
génération de dirigeants, ici et dans le monde entier, de Punihei à Addison,
des dirigeants déterminés à ce que nos gouvernements, nos économies et nos
sociétés œuvrent pour le bien de tous. Des responsables de la Fondation Obama
comme Hannah, membre du Food Corps originaire de l'Ohio rural, qui contribue à
garantir à chaque enfant l'accès à au moins un repas nutritif.
Ou encore George, un entrepreneur dont l'association permet d'obtenir des
médicaments non utilisés et non périmés, souvent gratuitement, pour les
personnes qui en ont besoin ; ou Zuzana, une avocate polonaise spécialisée
dans les droits humains, qui a remporté plus de 30 procès marquants. Des
dizaines, voire des centaines de milliers de jeunes comme lui agissent
concrètement pour changer les choses. Ce centre a pour vocation de soutenir
leurs initiatives, de leur fournir les outils et l'aide nécessaires pour
amplifier leur impact. Bien que notre action soit apolitique, nous ne sommes
pas pour autant neutres. Nous avons un point de vue.
Les expositions du centre ne visent pas à susciter la nostalgie d'une époque
révolue et vaporeuse, d'un passé inaccessible sur lequel on pourrait rêver en
disant : « Oh, Barack, tu nous manques. » Elles sont là pour
nous rappeler qui nous pouvons devenir, pour nous rappeler ce qui est possible,
afin que nous puissions aller de l'avant, lucides et confiants, et accomplir le
travail qui reste à faire.
Nous pouvons tirer des leçons du passé, mais l'histoire de l'Amérique n'est pas
figée. Des chapitres restent à écrire, non pas par une seule personne ou
quelques-unes, non pas par Barack et Michelle, ni par quiconque occupant une
fonction prestigieuse, mais par nous tous.
Vous savez, l'une des choses que beaucoup de bibliothèques présidentielles ont
en commun aujourd'hui, c'est une réplique du Bureau ovale. Et si vous jetez un
coup d'œil à celle qui se trouve dans ce bâtiment, vous verrez des objets qui
avaient une signification particulière pour moi pendant mon mandat.
Un ami du Southside m'a donné un programme qu'il avait retrouvé de la Marche
sur Washington de 1963. Il y était. On y voit une peinture de Norman Rockwell
représentant la Statue de la Liberté avec des ouvriers suspendus à des cordes,
en train de polir la torche qu'elle brandit.
Et en chemin, vous lirez des citations de certains des plus grands dirigeants
américains, notamment celle qui a inspiré l'arche que vous voyez là, à
l'extrémité sud de la place, œuvre de Martin Puryear.
« L’arc de l’univers moral est long, mais il se courbe vers la justice. »
Cette citation, souvent reprise par Martin Luther King Jr., provient d'un
sermon prononcé il y a plus de 170 ans par un pasteur de Boston. À l'époque, la
cause abolitionniste semblait perdue : le compromis de 1850 avait fait du
fait d'héberger des esclaves fugitifs un crime au regard de la loi fédérale,
même dans les États ayant aboli l'esclavage.
Dans une affaire qui a attiré l'attention nationale, un jeune fugitif de Boston
avait été arrêté, jugé et conduit au quai par des centaines d'officiers armés,
où il avait été sommairement embarqué sur un navire à destination du Sud, où il
resterait enchaîné.
Ce fut un moment de profonde incertitude et de désespoir. Un moment qualifié
par le pasteur de plus sombre que tout ce que la Nouvelle-Angleterre avait
connu jusqu'alors.
« Nous ne le voyons pas », a observé le révérend Theodore Parker, « la justice
est toujours rendue sur terre. »
« Bien des fripons sont riches, élégants et honorés, tandis que les justes sont
pauvres, haïs et tourmentés. »
« Je ne prétends pas », dit le prédicateur, « comprendre l’univers moral. Le
chemin est long. »
«Mon regard ne porte guère. Je ne peux calculer la courbe et compléter la
figure par la seule expérience de la vue ; je peux la deviner par la
conscience, mais d'après ce que je vois, je suis sûr qu'elle se courbe vers la
justice.»
Le révérend ne se faisait aucune illusion sur les périls et les obstacles
auxquels était confrontée la cause abolitionniste. Ses paroles n'offraient
aucune solution facile, aucune assurance réconfortante que lui ou sa
congrégation vivraient assez longtemps pour voir les progrès qu'ils
recherchaient avec tant d'ardeur.
Il s'agissait plutôt d'une déclaration de foi, d'un appel vibrant à ne pas
abandonner l'espoir ni à céder à la peur, mais à rester fidèles à ce qu'il y a
de meilleur en nous, et les uns aux autres, et à continuer le combat, à tenir
la promesse de cette nation, même face à la cruauté et à l'amère déception,
même face à l'impossible. C'est dans cet esprit que nous inaugurons le centre
aujourd'hui, le même esprit que tant d'entre vous ont manifesté il y a tant
d'années, le même esprit qui a inspiré des générations d'Américains à relever
les défis de leur époque, le même esprit qui est bien vivant ici, dans le Southside
de Chicago, le même esprit qui nous permettra de voir l'Amérique et le monde
traverser les épreuves actuelles.
Une nouvelle génération est prête à écrire le prochain chapitre de notre
histoire. Nous souhaitons l'aider à y parvenir et nous vous invitons à vous
joindre à nous.
Merci. Que Dieu vous bénisse. Que Dieu bénisse les États-Unis d'Amérique.
● Inde
♦ Congrès national indien
> Sous l'égide du Président du Congrès, M. Mallikarjun Kharge, et grâce au
leadership inspirant de M. Rahul Gandhi, le Congrès national indien a annoncé
la première phase d'une campagne nationale contre la crise croissante des
fuites de sujets d'examen, des irrégularités lors des examens, du chômage et de
la trahison systématique de la jeunesse indienne par le gouvernement Modi. M.
Rahul Gandhi, qui s'est imposé comme le défenseur le plus constant et le plus
crédible des étudiants et des jeunes indiens, organisera une série de grands
rassemblements étudiants, à commencer par Kota (17 juin), Allahabad (10
juillet), Patna (11 juillet) et Delhi (14 juillet), réunissant étudiants,
candidats, organisations de jeunesse, enseignants et toutes les personnes
directement touchées par les scandales liés aux examens. La campagne mettra en
lumière les difficultés rencontrées par des millions de jeunes Indiens dont
l'avenir est constamment compromis par les fuites de sujets d'examen, la hausse
des coûts des épreuves et l'incapacité du gouvernement à garantir un système de
recrutement et d'éducation équitable et transparent. Dans le cadre de cette
campagne nationale, le parti réitérera l'appel de Shri Rahul Gandhi à mobiliser
les étudiants grâce à une vaste campagne de sensibilisation menée par la NSUI,
le Congrès des jeunes, les PCC, les DCC et les sections locales à travers le
pays. Des invitations physiques et numériques, des actions de sensibilisation
sur les campus, des rencontres dans les centres de soutien scolaire, les universités,
les écoles et les espaces jeunesse, des campagnes sur les réseaux sociaux, des
projections en direct et des échanges directs avec les étudiants seront
organisés à grande échelle. Reflétant la conviction de Shri Rahul Gandhi que
les aspirations des jeunes Indiens ne doivent pas être sacrifiées à la
corruption, à l'incompétence ou à l'indifférence politique, le mouvement
s'efforcera d'unir les étudiants au-delà des clivages politiques et d'offrir
une plateforme aux jeunes touchés pour partager leurs expériences et exiger des
comptes concernant les échecs répétés aux examens et les scandales de fuites de
sujets. Le mouvement portera dans la rue les revendications précédemment
formulées par le chef de l'opposition, Shri Rahul Gandhi, notamment la décentralisation
du NEET, la suppression des frais d'examen, des poursuites judiciaires strictes
contre les personnes impliquées dans les réseaux de fuites de sujets et la
responsabilisation des plus hautes instances gouvernementales, y compris la
démission du ministre de l'Éducation. Ayant soulevé ces questions à maintes
reprises, Shri Rahul Gandhi a fait de la défense du mérite, de l'équité et de
l'égalité des chances pour notre jeunesse une question urgente d'importance
nationale. Le Parti du Congrès demandera donc un débat approfondi au Parlement
sur la crise que traverse la jeunesse indienne et plaidera en faveur de mesures
législatives pour protéger ses intérêts, ses droits et son avenir.
> Campagne
nationale axée sur le système éducatif depuis Kota. La
campagne du Congrès contre le système éducatif, avec des manifestations, des
campagnes et des débats à travers le pays et au Parlement. Imaginez la lutte
des étudiants aujourd'hui. Des frais de cours particuliers exorbitants, des
fuites d'examens qui anéantissent des années de préparation du jour au
lendemain, moins de places et des frais d'inscription toujours plus élevés. Et
après tout cela, un diplôme qui ne garantit plus un emploi. Les scandales du
NEET et du CBSE La partie émergée de l'iceberg : sous cette apparence se cache
la transformation délibérée de l'ensemble du système éducatif indien par la
privatisation, la centralisation et la sanghification. Le Premier ministre
indien a réduit de moitié les dépenses d'éducation, les faisant passer de 4,7 %
du budget il y a dix ans à 2,4 % aujourd'hui, et a fermé près de 100 000
écoles publiques. Les familles sont poussées vers un enseignement privé
coûteux, où un ménage gagnant 200 000 roupies par an peut consacrer 40 %
de ses revenus à une éducation modeste, allant jusqu'à vendre des biens et
contracter des prêts. 29,1 % des diplômés… Le chômage des jeunes est élevé et
le nombre de suicides étudiants a augmenté de 65 % en dix ans. Chhatron KiGoonj
: Le MahaRallye de Kota. Shri Rahul Gandhi, chef de l'opposition à la Lok
Sabha, mènera une campagne nationale pour l'éducation afin de sensibiliser le
public à la souffrance des étudiants indiens, d'exiger la démission du ministre
de l'Éducation, Dharmendra Pradhan, et d'entamer un dialogue sur la
construction d'un avenir meilleur pour la jeunesse indienne. Cette campagne
débutera par le MahaRallye à Kota, capitale des cours particuliers où des
centaines de milliers d'étudiants se préparent chaque année. Chaque année,
porteur des espoirs de leurs familles, Shri Rahul Gandhi rencontrera des
étudiants et discutera de leurs rêves et de leurs difficultés. Il dénoncera le
système éducatif actuel, qui exploite les élèves, et expliquera comment aider
chaque jeune Indien talentueux à réussir. La campagne sillonnera le pays, menée
par les sections du Congrès, notamment la NSUI et le Congrès des jeunes. Shri
Rahul Gandhi prendra la parole lors de conventions à Allahabad, Patna et Delhi.
Sauvons l'éducation, sauvons notre avenir.
Rahul Gandhi (leader au Parlement)
> La jeunesse est l'avenir de l'Inde. Chacun d'entre vous est unique et
talentueux. La réussite de l'Inde est indissociable de la vôtre, et l'Inde a le
devoir de protéger chaque jeune Indien, chaque étudiant !
> [Discours de Rahul Gandhi à la réunion de
l'Alliance INDIA] Je vous souhaite la bienvenue. Merci d'être venus. Il y a de
nombreuses années, je me suis disputé avec un très bon ami. Je lui ai dit que
ce qu'il faisait était injuste. Il m'a répondu : « Le monde est injuste,
fais-toi une raison. » Il ne m'appartient pas de répondre aux propos tenus
aujourd'hui au sujet du Parti du Congrès. Mon rôle est, à l'instar de la
tradition shivaïte, d'accepter tout. L'image du Dieu au cou bleu (Shiva) qui
boit tout le poison. Quelles que soient vos critiques à mon égard ou à l'égard
du Parti du Congrès, nous les accepterons avec plaisir, le sourire aux lèvres.
Nous nous efforcerons de vous satisfaire, car notre rôle est fondamentalement
différent du vôtre. Je ne dis pas cela par arrogance. Notre rôle, comme
beaucoup d'entre vous l'ont affirmé, est de vous unir tous dans l'amour et
l'affection. Je suis député du Parti du Congrès depuis 2004, année de ma
première élection. Notre parti est fondamentalement différent de tous les
autres partis en Inde – et je le dis en toute humilité. Pourquoi ? Parce que ce
parti est né d'un mouvement de résistance à une époque où l'Inde moderne
n'existait pas. Contrairement à tous les autres partis politiques, il n'a pas
été bâti grâce à l'infrastructure et à la protection de l'État indien. Le Parti
du Congrès est un mouvement de résistance qui défend l'idée que tous les
Indiens sont égaux. Nous sommes fondamentalement opposés à la vision du RSS.
Nous mourrons – nous mourrons au sein du Parti du Congrès – plutôt que de nous
rallier au BJP ou au RSS, ou de faire des compromis avec eux. Il faudrait nous
couper la tête pour que cela arrive. Je connais des centaines de milliers de
militants du Congrès dans ce pays qui diront : « Qu'on nous coupe la tête, nous
ne nous inclinerons pas devant le RSS ! » Je regrette de dire qu'il règne une
certaine confusion au sein de ce groupe. La confusion vient du fait que vous —
le SP, le TMC, le RJD, etc. — croyez encore que les instruments politiques que
vous avez utilisés jusqu'à présent fonctionneront. Or, ils ne fonctionnaient
que lorsque l'État indien leur offrait un terrain d'action équitable. Ce
terrain n'existe plus. Le BJP contrôle les institutions de l'État. Le BJP
contrôle le système judiciaire. Le BJP contrôle la bureaucratie. Le BJP
contrôle les services de renseignement. Le BJP contrôle même la Commission
électorale. J'ai beaucoup d'amis au sein du TMC. Ils étaient persuadés de
remporter une victoire écrasante. Je n'arrêtais pas de leur dire : vous
rêvez. J'ai vu ce qui se passe — je l'ai vu au Gujarat, au Madhya Pradesh, au
Chhattisgarh, au Haryana et au Maharashtra. Et pourtant, beaucoup d'entre vous
ne sont toujours pas convaincus. Le Parti du Congrès est un parti de
résistance. Il n'a pas besoin de la neutralité de l'État indien pour agir. En
réalité, plus les institutions de l'État indien sont étouffées, plus le Parti
du Congrès défendra la Constitution avec vigueur. Nous partageons tous les
idéaux du Parti du Congrès. Quels sont ces idéaux ? Satya (la vérité), ahimsa
(la non-violence) et compassion. Quel est le problème principal ici ? Je n'ai
aucun intérêt à vous combattre. Il faudrait être fou pour que je me lève
soudainement et dise que je vais vous combattre, car vous êtes nos alliés, vous
êtes nos amis, vous êtes le peuple que nous aimons. Comprenez bien : nous avons
gagné les dernières élections en 2024. Nous n'avons pas perdu les élections de
2024. Vous demandez pourquoi Nitish ji est parti : ce n'était pas à cause de
moi, ni à cause du Congrès. Et je vous dis que dans un avenir proche, même les
quelques instruments qui fonctionnaient encore cesseront de fonctionner, car le
BJP et le RSS renforcent leur emprise sur l'État indien. Le Parti du Congrès a
été confronté à ce même choix il y a plus de cent ans. Avant 1927, nous étions
une organisation politique. Le jour où Gandhi a déclaré vouloir l'indépendance,
nous sommes devenus un mouvement de résistance. Si les partis politiques ne
peuvent pas fonctionner, qu'est-ce qui fonctionne ? La résistance. La
résistance fonctionne. Partout où nous résistons, elle fonctionne. Je l'ai vu
de mes propres yeux. J'ai parcouru 4 000 kilomètres à travers ce
pays : la résistance fonctionne. On n'a pas besoin d'architecture
politique. On n'a pas besoin de bureaucratie. On n'a pas besoin des services de
renseignement. On a besoin de l'acte de résistance, c'est-à-dire : je
résisterai. Je ne tolérerai pas l'injustice. Point final. C'est un esprit. Ce
n'est pas une organisation. C'est une façon de penser, et qu'on le veuille ou
non, c'est là qu'il faut aller. Les mentalités doivent changer. Désormais, il
faut penser : nous ne nous entre-déchirerons pas. Nous ne donnerons pas à
la presse l'occasion de nous attaquer. Nous résisterons. Vous pensez peut-être
que le défi est de gagner les prochaines élections. Les prochaines élections
sont déjà gagnées. Comprenez bien : la colère gronde tellement au sein du
peuple indien que les prochaines élections sont déjà jouées d'avance. Le
problème, c'est la mainmise du RSS sur les institutions de l'État indien. Le
problème, c'est que vous n'aurez pas d'élections libres et équitables à gagner.
Nous devons donc entrer en mode résistance. La résistance, c'est le CBSE. La
résistance, c'est le NEET. La résistance, c'est aller à Great Nicobar. La
résistance, c'est le Bharat Jodo Yatra. Levez-vous le matin et demandez-vous :
comment résister ? Et résistez. Cela fonctionnera. Je vous le garantis. Et de
mon point de vue, je suis tout à fait disposé à accepter les critiques, d'où
qu'elles viennent, car pour moi, c'est un devoir religieux. C'est un devoir spirituel.
Ce n'est plus de la politique. C'est pourquoi je vous promets que j'endurerai
toutes les humiliations nécessaires pour souder ce groupe et le faire réussir.
La marche à suivre est très simple. Nous devons nous éloigner d'une certaine
idée. Mamata ji n'en est pas sûre à 100 %, mais elle est sûre à environ 90 %
que son élection lui a été volée. Uddhavji est sûr à 40 % que son élection a
été volée. Mon frère Tejashwi ji en est sûr à 40 %. Écoutez : les élections
sont volées, c'est certain à 100 %. Dissipez vos doutes. Comprenez aussi qu'il
faut des années pour se constituer une présence sur les réseaux sociaux ; cela
ne se fait pas en une semaine. J'ai 10 millions d'abonnés sur YouTube, mais ma
chaîne est censurée. Si vous pensez que les réseaux sociaux sont impartiaux et
qu'ils soutiennent l'opposition, vous vous trompez. Tout le système – médias,
réseaux sociaux, système judiciaire, bureaucratie, services de renseignement –
est aligné pour maintenir ce gouvernement au pouvoir. Mais ce gouvernement ne
survivra pas, car il a détruit notre démocratie. Il a détruit l'avenir du
peuple indien. Ce qui se prépare, après ce qui s'est passé en Iran, est
incontrôlable. C'est incontrôlable et cela va nous permettre de mobiliser les
masses. Enfin, oubliez l'idée que nous ne sommes pas coordonnés et que nous
n'agissons pas ensemble. Ce sont là toutes des idées propagées par le BJP.
C'est faux – j'en suis absolument certain, et je peux en témoigner dès
maintenant pour le DMK. Quand il s'agit de défendre l'idéal indien, chacun
d'entre nous sera présent. Nous avons nos désaccords, certes, mais si vous me
demandez d'aller embrasser l'ancien ministre en chef du Kerala, je ne peux pas
et je ne le ferai pas, car nous sommes engagés dans un conflit politique. Nous
devons donc faire preuve de souplesse et prendre conscience de l'offensive dont
nous sommes victimes, visant à prouver la faiblesse de l'opposition. Enfin, je
constate souvent une certaine morosité dans nos discussions. On se demande : «
Mon Dieu, comment allons-nous vaincre le BJP ? » Laissez-moi vous dire, c'est
facile de les vaincre si nous restons unis et que nous résistons. Lors des
dernières élections, personne – personne ici présent, à part moi – ne croyait
en notre victoire contre le BJP. Aujourd'hui, chacun d'entre nous doit croire
que nous les vaincrons. Vous partez de cette conviction, et je vous le garantis
— État après État, élection après élection, qu'ils trichent ou non, ils
tomberont.
● Japon
♦ Alliance centriste pour la réforme
> [Séance plénière de la Chambre des représentants : « Il y a de
nombreuses lacunes, et le contenu ne témoigne d'aucune empathie envers les
victimes de condamnations injustifiées et leurs familles », a déclaré le député
Akira Hirabayashi dans son discours d'opposition.]
Le 16 juin, en séance plénière de la Chambre des représentants, le député Akira
Hirabayashi a débattu du « Projet de loi modifiant une partie du Code de
procédure pénale », s'opposant au projet de loi présenté par le
gouvernement. À l'issue du débat, un vote a eu lieu et le projet de loi a été
adopté à la majorité des voix, grâce aux votes du parti au pouvoir et du parti
Sanseito, puis transmis à la Chambre des conseillers. Le discours prévu était
le suivant :
«Je suis Akira Hirabayashi, membre indépendant de l'Alliance pour la réforme
centriste. Au nom de notre groupe, je m'exprimerai contre le projet de loi du
gouvernement visant à modifier une partie du Code de procédure pénale, et en
faveur de la contre-proposition présentée par l'Alliance pour la réforme
centriste, l'équipe Mirai et le Parti communiste japonais, le projet de loi n° 9
de la Chambre des représentants.
Les condamnations injustifiées constituent la violation la plus grave des
droits humains commise par l'État, bouleversant profondément la vie des
victimes et de leurs familles, et pouvant même leur coûter la vie. Seul le système
de nouveau procès permet d'obtenir réparation. Si l'importance de la stabilité
juridique est indéniable, il est naturel que même un verdict de culpabilité
prononcé par le système judiciaire à trois niveaux puisse être rectifié en cas
d'irrégularités graves. De plus, conformément aux principes constitutionnels,
il va de soi que la réparation des préjudices subis par les innocents doit être
assurée rapidement et efficacement.
Cela fait 77 ans que le Code de procédure pénale actuel est entré en vigueur.
Durant cette période, cinq personnes ont été condamnées à mort en première
instance puis acquittées en appel. Si ces exécutions avaient eu lieu, il n'y
aurait pas eu de retour en arrière.
Il a fallu de nombreuses années pour obtenir réparation pour les victimes
d'erreurs judiciaires. Iwao Hakamada a attendu 58 ans, soit plus d'un demi-siècle,
entre son arrestation et son acquittement en appel. Aujourd'hui encore, des
personnes sont incarcérées et se battent pour obtenir leur acquittement en
appel, dans une situation où l'espoir d'une issue favorable semble inexistant.
Pourquoi est-ce si long ? Lors des procédures d'appel, les procureurs
hésitent à présenter des preuves susceptibles d'entraîner un acquittement, et
même lorsque le tribunal ordonne un nouveau procès, ils font appel. Il est
indéniable que ce processus se répète de manière mécanique et formelle depuis
des années. Le législateur, et chacun d'entre nous, parlementaires, devons
prendre cette réalité législative au sérieux. Nous devons écouter sincèrement
la voix des victimes et de leurs familles qui ont souffert d'erreurs judiciaires
et nous en servir pour réviser la loi sur les nouveaux procès.
Le problème ne se limite pas aux erreurs judiciaires. Dans les affaires
Presance et Okawara Chemical Machinery, les interrogatoires excessifs menés par
les services d'enquête ont soulevé des inquiétudes quant à ce que l'on appelle
la justice des otages. De plus, les tests ADN frauduleux effectués par le
personnel du laboratoire de police scientifique de la préfecture de Saga ont
engendré une situation extrêmement grave qui ébranle les fondements mêmes de la
police scientifique. Malgré tout cela, la police refuse catégoriquement toute
vérification par un tiers. La confiance du public dans le système judiciaire
est totalement perdue.
Préoccupés par cette grave situation, plus de la moitié des députés de la Diète,
représentant divers partis, ont formé la « Ligue parlementaire pour la
mise en œuvre rapide des amendements à la loi sur le droit de recours pour les
victimes d'erreurs judiciaires ». Cette ligue a examiné avec attention les
moyens de remédier aux lacunes du système de recours et, en mai 2025, a élaboré
un projet de loi visant à obtenir réparation pour les victimes d'erreurs
judiciaires. Ce projet prévoit notamment l'obligation de divulguer les preuves
détenues par le parquet et l'interdiction totale des appels interjetés par ce
dernier contre les décisions d'ordonner un nouveau procès, reflétant ainsi
fidèlement les aspirations des victimes et visant à prévenir de futures erreurs
judiciaires. Comme sous l'impulsion de cette ligue parlementaire, le
gouvernement a consulté le Conseil législatif sur le système de recours.
Cependant, parmi les six membres universitaires du Conseil législatif, aucun
spécialiste de la question des recours n'était présent, ce qui soulève de
nombreuses interrogations quant à la capacité de cette composition à
appréhender de front les enjeux du système.
De plus, le rapport du Conseil législatif, soumis au ministre de la Justice en
février de cette année, loin de faire preuve d'empathie envers les victimes de
condamnations injustifiées, était une proposition d'amendement ‘des procureurs,
par les procureurs et pour les procureurs’.
En d'autres termes, il est clair que la consultation
visait à saboter la proposition du groupe parlementaire, car celle-ci
permettrait aux procureurs de continuer à faire appel des décisions refusant un
nouveau procès. De plus, concernant le système de communication des preuves, il
est possible que les éléments de preuve ne soient pas communiqués directement
au demandeur de nouveau procès, et que la portée des preuves soumises au
tribunal soit plus restreinte que lors des précédentes procédures. Fait sans
précédent, quatre membres du Conseil législatif ont voté contre la proposition.
La proposition du gouvernement, fondée sur les recommandations du Conseil législatif,
a fait l'objet de débats au sein du Parti libéral-démocrate dès le mois de
mars. Toutefois, il était inévitable qu'elle ne parvienne pas à convaincre les
parlementaires consciencieux et qu'elle suscite de vives controverses. Face à
la forte opposition du ministère de la Justice, la proposition a finalement été
soumise à la Diète le 15 mai, soit un mois après la date limite et après trois
révisions.
Le projet de loi du gouvernement, tout en interdisant généralement les appels
des procureurs, conformément aux recommandations du Conseil législatif, prévoit
la possibilité d'appels en cas de motifs suffisants. Concernant le système
d'ordonnances de production de preuves, il risque non seulement de compromettre
la communication des preuves par rapport à la loi actuelle, mais comprend également
des dispositions qui rendent difficile le soutien aux victimes d'erreurs
judiciaires et restreignent la liberté de la presse, notamment en interdisant
l'utilisation des preuves produites à des fins autres que celles prévues. Un
tel système ne saurait être acceptable pour les victimes d'erreurs judiciaires
ni dissiper la profonde méfiance du public.
Il va de soi que le respect de la vie privée des victimes doit être pleinement
pris en compte. Toutefois, il est également vrai que, dans de nombreux cas, la
divulgation des preuves aux soutiens et aux médias a permis de rendre justice à
des personnes innocentes. Par conséquent, je m'oppose fermement à une
interdiction générale d'utiliser les preuves à des fins autres que celles prévues.
Sur la base du projet de loi élaboré par la ligue parlementaire bipartite,
nous, l'Alliance réformiste centriste, avons déposé une contre-proposition à la
Diète en cours : un projet de loi visant à modifier une partie du Code de
procédure pénale, prévoyant une large diffusion des preuves et une interdiction
totale des appels de la part du ministère public. Idéalement, ce projet de loi
devrait être adopté à la majorité.
Ce qui est apparu clairement après plus de 20 heures de débats au sein de la
Commission des affaires judiciaires, c'est le refus du ministère de la Justice
de prendre en compte la méfiance du public. Non seulement le ministère s'est
montré réticent à communiquer directement des éléments de preuve aux personnes
demandant un nouveau procès, mais il a également refusé de leur divulguer ne
serait-ce qu'une liste des éléments de preuve détenus par le parquet, ne
manifestant ainsi aucun remords. Le gouvernement n'a pas fourni d'explications
suffisantes lors de l'examen mené par le Parti libéral-démocrate concernant les
‘motifs suffisants’ justifiant l'autorisation exceptionnelle des appels du
parquet, et ce n'est que lors des délibérations de la commission qu'il est
apparu clairement pour la première fois qu'il s'agissait simplement d'un
« code de déontologie » pour les procureurs, renforçant encore la
méfiance envers le ministère de la Justice et le parquet.
Hideko Hakamada, la sœur d'Iwao Hakamada, a déclaré lors de son témoignage le 9
juin : ‘Je veux qu'ils présentent toutes les preuves, qu'elles soient à décharge
ou non, et qu'un procès ait lieu.’ Elle a ajouté : ‘Je veux qu'ils
veillent à ce qu'il n'y ait aucune faille dans la loi.’ Elle s'est ensuite
adressée aux parlementaires : ‘Ce ne sont pas des lois divines. Ce sont
des lois humaines ; je vous demande donc de les réviser en tant qu'êtres
humains.’
Pour répondre à ces préoccupations, le Parlement doit impérativement
institutionnaliser clairement la réglementation en se fondant sur des faits
concrets, et non modifier la loi de manière à laisser cette décision à la discrétion
du ministère public. Or, la proposition du gouvernement laisse encore de
nombreuses failles aux procureurs et ne répond pas aux préoccupations des
victimes d'erreurs judiciaires et de leurs familles. C'est pourquoi nous nous
opposons fermement au projet de loi du gouvernement et soutenons la proposition
alternative présentée par l'Alliance de réforme centriste, l'équipe Mirai et le
Parti communiste japonais (projet de loi n° 9 de la Chambre des
représentants). Mon intervention est terminée.
> [Conférence de
presse du Ogawa : « Améliorer le niveau de vie des citoyens est notre
priorité absolue » – Présentation du plan d’action pour les dernières
étapes de la session de la Diète] Le 12 juin, le député Junya Ogawa a
tenu une conférence de presse régulière dans le bâtiment de la Diète et a abordé
les sujets suivants : (1) mesures visant à garantir le nombre de membres de la
famille impériale, (2) responsabilité concernant la fusion des trois partis,
(3) ses réflexions sur le projet de loi visant à modifier la loi sur le nouveau
procès, (4) comment gérer les dernières étapes de la session de la Diète, (5)
comment gérer l'élection du gouverneur d'Okinawa et (6) réflexion sur la vision
du gouvernement.
Évaluation de la décision de soumettre une recommandation sur les mesures à
prendre pour garantir le nombre de membres de la famille impériale.
Le député Ogawa a déclaré que le consensus législatif sur la succession impériale
stable avait été atteint, affirmant que « les points et opinions que notre
parti a consolidés et défendus jusqu'à présent ont été largement intégrés », et
a salué les efforts déployés pour parvenir à ce consensus.
Il a ajouté : « Le rôle de la famille impériale est une question d'une
importance capitale qui touche aux fondements mêmes de la nation. Lors de l'élaboration
de la proposition du gouvernement et des futures délibérations parlementaires,
je souhaite une approche prudente et approfondie qui ne se fonde pas sur la
simple règle de la majorité, mais qui permette une large compréhension de tous
les partis et un consensus national. »
Responsabilité concernant la fusion des trois parties
Interrogé sur la déclaration du Parti démocrate constitutionnel selon
laquelle il serait difficile de parvenir à une conclusion, durant la session
parlementaire en cours, concernant les négociations de fusion tripartite avec
le Komeito, il a déclaré : « Il s’agissait d’une déclaration
prudente, formulée compte tenu des questions internes au parti et de diverses
autres circonstances, et je la comprends parfaitement. »
Par ailleurs, concernant une pré-fusion avec le
Komeito, il a affirmé : « Théoriquement, c’est possible, mais
l’impact politique serait extrêmement important ; ce n’est donc pas une
décision qui devrait être prise par les deux seuls partis. Elle doit faire
l’objet d’une discussion approfondie entre les trois partis. »
Concernant la modification de la loi sur les nouveaux procès, « Nous
comprenons qu'il s'agit d'un progrès, mais il reste insuffisant. »
Concernant la proposition d'amendement à la loi sur le nouveau procès, tout
en reconnaissant certains progrès dans la version révisée du parti au pouvoir,
il a souligné que « la divulgation limitée des preuves pourrait rendre une
demande de nouveau procès inutile ». Il a conclu que « cela reste insuffisant »
et a indiqué que le parti envisageait de s'y opposer.
Traitement de la législation à l'approche de la fin de la session de la
Diète
Concernant les réformes politiques et les projets de loi importants qui
seront débattus lors des dernières étapes de la session parlementaire, le député
Ogawa a déclaré adopter une position extrêmement prudente face aux tendances
nationalistes et a souligné que l'amélioration des conditions de vie de la
population par le biais de politiques économiques et sociales est la priorité
absolue.
Il a également fait remarquer que, compte tenu des résultats de ces élections,
une réduction uniforme du nombre de sièges à la proportionnelle creuserait
davantage l'écart entre le parti au pouvoir et l'opposition. Il a estimé que
cette question devrait être abordée dans le cadre des réformes du système
électoral, telles que le recours à la représentation proportionnelle.
Réaction du gouverneur de la préfecture d'Okinawa aux élections
Concernant la réponse à l'élection du gouverneur d'Okinawa, il a expliqué :
« Pour ce qui est des stratégies de campagne spécifiques, nous devons
mener des discussions approfondies au sein du parti et parvenir à un consensus. »
Il a indiqué que la politique du parti en la matière sera réexaminée ultérieurement,
en tenant compte notamment de la possibilité de solliciter ou non un soutien
officiel.
Vision du gouvernement : « Une politique proactive du marché du travail
comme pierre angulaire »
Lors de la réunion d'examen de la vision gouvernementale du 11 juin, il a évoqué
les politiques proactives du marché du travail suédois, expliquant qu'il ne
s'agit pas « de simples allocations chômage, mais de politiques visant à
orienter les travailleurs vers les secteurs porteurs grâce à la formation et au
perfectionnement ». Il a affirmé qu'elles « renforcent la compétitivité
du pays et de la société et créent un cercle vertueux de redistribution des
revenus par les salaires », et a indiqué son intention d'en faire un
pilier des futures orientations politiques.
> Le 18 juin, Mitsunari Okamoto, président du Conseil
de recherche sur les politiques publiques, s'est adressé aux participants de la
18e réunion conjointe du Conseil tripartite, évoquant la décision de la Banque
du Japon, prise le 16 juin, de relever le taux directeur et la conférence de
presse qui a suivi, donnée par le vice-gouverneur Uchida. Concernant cette
hausse, M. Okamoto a reconnu le risque de ralentissement de l'économie, avant
de la qualifier de décision appropriée : « Compte tenu de la hausse
actuelle des prix des entreprises de 6,9 %, cette décision a été prise
afin d'éviter tout retard de réaction et de protéger la population en limitant
le risque de répercussion de cette inflation sur les prix à la consommation. »
En revanche, il a fait valoir que, face aux inquiétudes liées à la hausse
des taux d'intérêt, il est essentiel de mettre en œuvre des politiques budgétaires
rigoureuses et des mesures de relance, parallèlement à une politique monétaire,
car cela aura une incidence sur les taux d'emprunt et les prêts immobiliers aux
petites et moyennes entreprises. Il a déclaré qu'il inciterait le gouvernement à
envisager l'adoption rapide d'un budget supplémentaire et à prendre des mesures
pour atténuer les effets négatifs de la hausse des taux d'intérêt, en
coordination avec la Banque du Japon, et qu'il entendait défendre fermement
cette position lors des prochains débats parlementaires.
● Norvège
♦ Senterpartiet
> Chaque jour, les agriculteurs norvégiens, des milliers d'employés de
l'industrie agroalimentaire et des chauffeurs routiers dévoués se mobilisent
pour garantir que nous puissions tous consommer des aliments norvégiens sains.
Aujourd'hui, le Parti du Progrès et le Parti conservateur votent contre
l'accord agricole au Storting. Cet accord est essentiel à la production
alimentaire norvégienne. Il contribue à assurer les petits-déjeuners, les
dîners et les paniers-repas des Norvégiens. Il contribue à la création de
milliers d'emplois dans toute la Norvège. Pourtant, le Parti du Progrès et le
Parti conservateur ont voté contre.
● Royaume Uni
♦ Liberal democrats
Ed Davey (leader)
> [Législative partielle] Le résultat d'hier montre que Reform peut être
battu, comme l'ont prouvé les Libéraux-démocrates lors des élections locales à
travers le pays. Mais pendant que les travaillistes se disputent le pouvoir, la
population souffre. Nous avons besoin d'un véritable changement, pas de
davantage de chaos, à commencer par un nouvel accord avec l'Europe.
> Scandaleux ! Ceux qui ont mis en danger des vies
américaines – et celles d’innombrables autres personnes – sont Donald Trump,
Pete Hegseth et Benjamin Netanyahu. Ne rejetez pas la faute sur le Royaume-Uni
pour votre erreur catastrophique.
> Mon message à Andy Burnham, ou à celui qui
deviendra le prochain Premier ministre, est simple : Le Parti travailliste
doit abandonner ses lignes rouges sur l’Europe qui freinent notre pays.
> Les lignes rouges du Parti travailliste sur
l'Europe freinent le développement du Royaume-Uni. Aujourd'hui, je présenterai
notre plan pour un accord ambitieux avec l'UE afin de réparer les dégâts causés
par le Brexit, de lutter contre la crise du coût de la vie et de garantir la
sécurité du Royaume-Uni.
> Les familles réclament à cor et à cri des mesures
pour protéger les enfants des dangers des réseaux sociaux, et nous avons
collaboré avec elles pour trouver une véritable solution. Nous sommes très
inquiets que le gouvernement soit resté sourd à leurs appels et ait opté pour
une politique superficielle qui ne garantit pas la sécurité des enfants.
> Il semblerait que Vladimir Poutine ait ordonné un
attentat incendiaire contre le Premier ministre britannique l'an dernier. Il
s'agit d'une escalade extrêmement grave qui démontre pourquoi nous devons
redoubler d'efforts avec l'Ukraine et le reste de l'Europe pour résister à
l'agression de Poutine et la dissuader.
> Nigel Farage est devenu le nouveau Enoch Powell
des réseaux sociaux. Il tente de justifier les violences racistes et les
troubles perpétrés contre les forces de l'ordre. Il encourage une politique de
ressentiment et de division qui va totalement à l'encontre de nos valeurs
britanniques fondamentales de tolérance et de décence.
> Farage cherche désespérément à transformer notre
Royaume-Uni en une version de l'Amérique de Trump. Nous ne pouvons pas le
laisser faire.
> Le désastre du Brexit, laissé par Nigel Farage et
les Conservateurs, nous coûte 90 milliards de livres par an, une somme qui
aurait pu être investie dans la défense et la lutte contre le coût de la vie.
Ils ont tout gâché. Nous allons réparer les dégâts.
> Fiers de nos courageux fusiliers marins qui ont
arraisonné un pétrolier russe de la flotte fantôme dans la Manche. J'espère que
les fonds récoltés grâce à la saisie de cette cargaison seront reversés à
l'Ukraine. Il est essentiel que le gouvernement collabore avec ses alliés pour
tarir les sources de financement de la machine de guerre russe grâce aux
revenus pétroliers.
> Les aidants familiaux sont les héros méconnus de
notre pays. Ils méritent plus que de la gratitude : ils méritent un
véritable soutien. Si nous voulons améliorer le système de protection sociale
et soutenir le NHS (service national de santé britannique), nous devons
commencer par soutenir les aidants.
● Suisse
♦ Le Centre
> Le Centre salue les
nouvelles lignes directrices en matière de défense
Le Centre salue les lignes directrices en
matière de défense présentées aujourd’hui par le Conseil fédéral pour le
développement futur de la défense suisse. Cette réorientation stratégique
renforce la mission fondamentale de l’armée, fixe des priorités claires pour
les futurs investissements et tient compte de l’évolution des défis en matière
de politique de sécurité.
Des priorités claires pour une armée
efficace et capable d’assurer la défense du pays
Le Centre soutient clairement
l’orientation de l’armée vers sa mission principale : la défense de la Suisse.
Face à la détérioration de la situation sécuritaire en Europe et à l’apparition
de nouvelles formes de menaces, la Suisse a besoin d’une armée ciblée,
opérationnelle et adaptée aux défis actuels. Les lignes directrices adoptées
par le Conseil fédéral apportent la clarté stratégique nécessaire.
Une orientation réaliste sur les menaces
les plus probables
Le Centre salue en particulier le fait
que la planification en matière de sécurité s’oriente davantage vers les
menaces les plus probables, et non prioritairement vers les menaces les
plus dangereux. Une politique de défense crédible doit se concentrer sur les
domaines dans lesquels la Suisse doit s’attendre aux plus grands défis. Les
évolutions de ces dernières années ont montré que les menaces aériennes, les
cyberattaques et les formes hybrides de conflits ont gagné en importance. Il
est donc juste d’orienter de manière ciblée les capacités de l’armée vers ces
risques et d’engager les ressources disponibles là où elles apportent la plus
grande contribution à la sécurité de notre pays.
«Il est juste que l’armée s’oriente
davantage à l’avenir vers les menaces les plus probables. Celles et ceux qui
veulent renforcer la défense de la Suisse doivent investir là où les défis se
présentent réellement – que ce soit dans l’espace aérien, le cyberespace ou
face aux menaces hybrides.» (Charles
Juillard -vice-président Le Centre)
Des priorités claires dans la
planification de l’armement
Le Centre salue également la
planification de l’armement jusqu’en 2039 présentée par le Conseil fédéral.
Toutes les capacités ne peuvent pas être développées simultanément et tous les
systèmes ne peuvent pas être acquis en même temps. Il est donc d’autant plus
important d’établir des priorités transparentes. Cette planification clarifie
quelles capacités doivent être développées et dans quel ordre, renforçant ainsi
la crédibilité de la politique de sécurité. Le Parlement et la population
disposent ainsi des repères nécessaires pour les futures décisions
d’investissement.
Des structures plus légères pour
davantage de capacité opérationnelle
Le Centre soutient enfin la volonté du
Conseil fédéral de simplifier l’organisation de l’armée. L’examen des
états-majors, des structures de conduite et des domaines administratifs est
juste et nécessaire. Une armée moderne doit consacrer ses ressources de manière
aussi conséquente que possible à sa capacité opérationnelle. L’objectif doit
être de renforcer la capacité de défense tout en améliorant l’efficacité de
l’organisation. Moins d’administration et davantage d’impact sur le terrain :
c’est la bonne voie.
«Chaque franc immobilisé dans des
structures inutiles manque à la véritable mission de l’armée. L’essentiel est
de renforcer la capacité opérationnelle et d’utiliser les moyens disponibles de
la manière la plus efficace possible.» (Philipp Matthias Bregy -Président
Le Centre)
Avec ces nouvelles lignes directrices en
matière de défense, le Conseil fédéral pose les bases d’une armée mieux
préparée aux défis actuels et futurs. Le conseiller fédéral Martin Pfister fixe
des orientations stratégiques importantes et répond de manière cohérente aux
demandes du Parlement visant à renforcer la capacité de défense, à établir une
priorisation claire des investissements et à accroître l’efficacité. Le Centre
accompagnera de manière constructive la mise en œuvre de cette orientation
stratégique.
> Le Centre empêche
l’échec de la 13e rente AVS
Le Centre regrette que la solution
reposant uniquement sur la TVA se soit imposée pour le financement de
la 13e rente AVS. Il soutient néanmoins cette décision afin de garantir la mise
en œuvre de la volonté populaire et d’éviter un blocage du financement de
l’AVS.
À la suite de la décision populaire, le
Parlement a la responsabilité d’assurer le financement de la 13e rente AVS. Le
Centre s’est toujours engagé en faveur d’un financement juste et équilibré et a
contribué de manière constructive à rendre possible une solution viable.
Le Conseil national n’a suivi que
partiellement la proposition de la conférence de conciliation et a décidé de
financer la 13e rente AVS exclusivement par une augmentation illimitée dans le
temps de la TVA. Le Centre aurait préféré une solution mixte combinant des
cotisations salariales modérées et une augmentation modérée de la TVA. Cette
solution aurait permis de répartir le financement sur une base plus large.
Toutefois, ce modèle n’a pas obtenu de majorité au Parlement.
«Le Centre aurait préféré la solution
mixte. Comme celle-ci n’a pas obtenu de majorité au Parlement, il était clair
pour nous que le financement de la 13e rente AVS ne devait pas échouer en
raison de blocages politiques. C’est pourquoi nous soutenons la solution
retenue. Ce qui compte est que la volonté populaire soit mise en œuvre et que
le financement soit assuré.» (Benjamin
Roduit -Conseiller national)
Avec la solution retenue, le financement
de la 13e rente AVS n’est toutefois pas entièrement garanti. L’augmentation de
la TVA décidée ne suffit pas à couvrir durablement les dépenses
supplémentaires, raison pour laquelle d’autres mesures seront nécessaires. Le
Centre le regrette, car le mandat confié par le peuple visant à assurer un
financement durable de la 13e rente AVS n’est ainsi qu’en
partie rempli. Le refus de l’UDC et du PLR d’assurer un financement
durable de la 13e rente AVS met en danger la stabilité de l’un des piliers
fondamentaux de notre système social. Cela est politiquement
irresponsable.
Le Centre soutient néanmoins la décision
retenue afin de garantir la mise en œuvre de la volonté populaire et d’éviter
un blocage politique. Il aurait préféré une solution mixte combinant des
cotisations salariales modérées et une augmentation modérée de la TVA. Une
telle approche aurait permis de financer intégralement la 13e rente
AVS décidée par le peuple et de répartir les charges de manière plus
équilibrée.
Le Centre continuera à s’engager en
faveur de solutions viables, équitables entre les générations et efficaces à
long terme, afin que l’AVS continue de reposer à l’avenir sur des bases
solides.
> Qui défend
vraiment le tourisme suisse ? Le Centre. Seul parti à s’être opposé de manière
unanime à la hausse de la TVA pour l’hôtellerie. Pour les PME, les entreprises
familiales et des conditions-cadres équitables. Le dossier retourne au Conseil
des États.
> Nos hôtels sont
bien plus que de simples lieux d’hébergement : ils créent des emplois,
dynamisent l’économie régionale et contribuent au succès du tourisme suisse.
> Votations : la
population veut des réponses concrètes
Les deux résultats des votations le
montrent : la population attend des réponses concrètes aux défis de notre temps
– qu’il s’agisse du logement, des infrastructures et de la pénurie de
main-d’œuvre qualifiée, ou encore de la politique de sécurité. Le Centre prend
ce mandat au sérieux et continuera à travailler à des solutions concrètes
susceptibles de réunir des majorités.
Nous saluons le rejet de l’initiative
populaire « Pas de Suisse à 10 millions ! » (initiative pour la durabilité).
Dans le même temps, nous prenons au sérieux le signal envoyé par la population.
De nombreuses personnes s’inquiètent des conséquences de la forte croissance
démographique sur le logement, les transports, la santé et les
infrastructures.
Le résultat est un mandat clair adressé à
la politique et à l’économie
La population attend des solutions à la
pénurie de logements, à la surcharge des infrastructures et au manque de
main-d’œuvre qualifiée. Nous devons maintenant agir et apporter des réponses
concrètes à ces défis.
«Il s’agit maintenant de mieux maîtriser
la croissance : avec davantage de logements, des infrastructures performantes,
une meilleure utilisation du potentiel de main-d’œuvre indigène et une économie
qui mise sur la création de valeur plutôt que sur la seule quantité.» (Charles Juillard - vice-président Le Centre)
Il faut des solutions concrètes dès
maintenant, et non seulement lorsque la Suisse comptera 9,5 millions
d’habitant·e·s. Les défis sont réels et ne peuvent plus être ignorés. Le Centre
a identifié ces évolutions tôt et a proposé des solutions en conséquence. Il
appartient désormais au Parlement de mettre en œuvre les solutions
nécessaires.
Loi sur le service civil acceptée :
renforcer l’armée, préserver le service civil
Le Centre salue l’acceptation de la
révision de la loi sur le service civil. Le résultat témoigne de la confiance
de la population dans les institutions existantes et dans leur travail. Ce
résultat montre clairement que la population veut sécurité et stabilité, tout
en attachant de l’importance à un service civil fort.
La sécurité a besoin de structures
fiables
La sécurité ne va plus de soi. La
situation en Europe montre à quel point une armée opérationnelle et des
structures fiables sont importantes pour notre pays. La Suisse a besoin d’un
nombre suffisant de soldat·e·s, de spécialistes et de cadres bien formés
afin de pouvoir répondre efficacement aux défis de politique de sécurité. La
révision apporte une contribution importante à cet objectif.
«Avec cette décision, le travail n’est
pas terminé. Nous devons maintenant façonner l’avenir de l’obligation de servir
et veiller à ce qu’une armée moderne, une protection de la population et un
service civil efficients puissent durablement compter sur des effectifs
suffisants et performants.» (Vincent
Maitre - vice-président Le Centre)
L’armée et le service civil vont de pair
Le service militaire et le service civil
apportent tous deux une contribution importante à notre pays. Il ne s’agit pas
de les opposer, mais de garantir un système global qui fonctionne.
Dès le début, Le Centre s’est engagé en
faveur d’une solution équilibrée. La révision renforce l’armée sans supprimer
le service civil ni restreindre les droits fondamentaux. Dans le même temps, le
service civil demeure un pilier important de notre communauté.
Accompagner soigneusement la mise en
œuvre
Il s’agit maintenant de mettre en œuvre
avec soin les mesures décidées et d’en vérifier régulièrement les effets. Pour
Le Centre, le travail se poursuit. La discussion sur l’avenir de l’obligation
de servir ainsi que la garantie des ressources en personnel de l’armée, de la
protection de la population et du service civil restent à l’agenda politique du
Centre.
> Dans un monde
devenu plus incertain, la protection de la population et l’armée ont besoin
d’effectifs suffisants.
C’est pourquoi : dites OUI au renforcement de l’obligation de servir dans
l’armée.
Philipp Matthias Bregy (président)
♦ Vert’libéraux
> Le Conseil national confirme la volonté populaire sur l’imposition
individuelle
Le PVL se félicite du rejet de l’initiative sur l’imposition des couples mariés
du Centre par le Conseil national. Cette décision montre que le message du vote
populaire du 8 mars a aussi été entendu au Parlement : la Suisse doit mettre en
œuvre rapidement et de manière cohérente l’imposition individuelle.
Avec un oui clair à l’imposition individuelle, le corps électoral suisse a
décidé qu’à l’avenir, chaque personne devra être imposée indépendamment de son
état civil. Pour le PVL, cela répond également à la préoccupation portée par
l’initiative du Centre.
« La population s’est exprimée. Vouloir reposer la même question quelques
mois plus tard, c’est faire de l’obstruction politique plutôt que d’apporter
des solutions. Le Conseil national a donné aujourd’hui la bonne réponse :
mettre en œuvre plutôt que revoter », déclare la présidente du
groupe parlementaire du PVL, Corina Gredig.
Par sa décision, le Conseil national envoie un signal clair contre les
doublons en politique et en faveur d’une mise
en œuvre rapide de l’imposition individuelle.
Le PVL attend désormais de la Confédération et des cantons qu’ils
fassent avancer ces travaux en priorité. L’objectif doit être de mettre en
œuvre efficacement la décision populaire et de créer un système fiscal moderne
et équitable pour toutes et tous.
> Le PVL lance un référendum contre la porte
dérobée en faveur des centrales nucléaires
Le PLR, l’UDC et une partie du Centre ont décidé aujourd’hui d’un recul en
matière de politique énergétique. Ils ont entrouvert la porte à la construction
de nouvelles centrales nucléaires – et donc au retour à une technologie
nucléaire d’un autre âge. Pour le PVL, il ne fait aucun doute : miser
aujourd’hui sur le nucléaire, c’est méconnaître les réalités énergétiques. De
nouvelles centrales n’apporteraient de l’électricité qu’au mieux dans plusieurs
décennies, engendreraient des coûts énormes et ne résoudraient aucun des
problèmes actuels de l’approvisionnement énergétique en Suisse.
« Avec sa décision d’aujourd’hui, le Conseil national a clairement donné
un mauvais signal pour la transition énergétique. Plutôt que de s’’engager de
toutes ses forces pour poursuivre la transition énergétique dans la voie du
renouvelable, telle qu’approuvée par le peuple, il a préféré s’en détourner
pour relancer des centrales nucléaires d’un autre temps » regrette la
conseillère nationale vaudoise Céline Weber.
Les Vert’libéraux s’opposent de toutes leurs forces à cette attaque contre la
transition énergétique de la Suisse, qui commence pourtant à porter ses fruits,
et lancent un référendum.
« Si nous voulons sérieusement éviter un black-out, arrêtons de braquer
les projecteurs sur une technologie dont les générations actuelles sont
dépassées, et dont les générations futures ne sont pas encore
disponibles », conclut la vice-présidente du PVL.
> Le PVL empêche une hausse des cotisations
salariales
Le PVL a rejeté la proposition visant à augmenter les cotisations salariales,
car elle ferait peser une charge inutile sur la jeune génération et sur
l’économie dans un contexte de vieillissement démographique. En revanche, le
PVL a soutenu la tenue d’une votation populaire sur le financement de la 13e
rente AVS par la TVA. Avec ce modèle, toutes les générations contribuent au
financement. Les biens de première nécessité, tels que les denrées alimentaires
et les médicaments, sont exemptés de la hausse. Un principe reste central :
nous refusons toute nouvelle redistribution des jeunes vers les plus âgés.
La Suisse fait face à une évolution démographique importante. De moins en moins
d’actifs financent les rentes d’un nombre croissant de retraités. La population
active est déjà fortement mise sous pression à travers les impôts, les taxes,
les primes d’assurance-maladie et l’augmentation du coût de la vie. Une hausse
des cotisations salariales aurait encore aggravé cette situation et porté
atteinte à l’équité entre les générations.
« Le financement de la 13e rente AVS ne doit pas se faire sur le dos des
personnes actives. C’est pourquoi nous avons combattu avec détermination
l’augmentation des cotisations salariales et obtenu son retrait », déclare le
conseiller national Patrick Hässig.
La hausse de la TVA décidée par le Parlement est plus faible que celle
initialement proposée par le Conseil fédéral. Pour cette raison, le PVL ne
s’est pas opposé à cette solution transitoire. Elle permet au peuple de se
prononcer dans les urnes en novembre sur cette variante de financement.
Pour le PVL, une chose est claire : le financement de la 13e rente AVS ne peut
pas reposer durablement uniquement sur des recettes supplémentaires. La
solution transitoire adoptée aujourd’hui laisse la marge nécessaire pour
engager, dans le cadre de la réforme AVS 2030, les réformes structurelles
indispensables. Celles-ci comprennent notamment des incitations à travailler
plus longtemps et avec des taux d’activité plus élevés, ainsi que des
mécanismes automatiques de stabilisation.
Le PVL continuera à s’engager en faveur d’un financement équilibré qui tienne
compte à la fois de l’équité entre les générations, du pouvoir d’achat et de la
stabilité à long terme de l’AVS.
> Le PVL se réjouit du rejet de l’initiative « Pas
de Suisse à 10 millions » de l’UDC
Le PVL se félicite du rejet par le peuple suisse de la prétendue « initiative
pour la durabilité ». Le résultat d’aujourd’hui témoigne d’un attachement à une
Suisse ouverte, tournée vers l’international et vers l’avenir.
Au cours des dernières semaines, la campagne a été de plus en plus marquée par
la polarisation. Certaines affiches et publications en ligne des partisans ont
notamment dépassé les limites d’un discours politique respectueux.
Selon la vice-présidente du PVL, Céline Weber : « La population a montré
aujourd’hui qu’elle ne se laissait pas manipuler par des scénarios de peur et
d’exagération. La marque de fabrique de la Suisse, c’est le pragmatisme, la
recherche de compromis et des solutions équilibrées, et non les exagérations. »
Le rejet de l’initiative ne signifie toutefois pas que les défis sous-jacents
ont disparu. Les craintes de la population doivent être prises au sérieux. De
nombreuses personnes s’inquiètent de la pénurie de logements, des
infrastructures vieillissantes, de l’état de notre système de santé ou encore
de l’intégration des immigrés sur le marché du travail. Ces préoccupations
méritent des réponses sérieuses.
« Le résultat d’aujourd’hui ne doit pas nous servir d’oreiller de paresse. Les
défis n’ont pas disparu avec la votation, et le PVL va continuer à prendre ses
responsabilités en proposant des solutions pragmatiques et concrètes »,
poursuit Céline Weber.
Aux yeux du PVL, le résultat du scrutin montre que la population ne veut pas de
réponses simplistes à des problèmes complexes. La Suisse a besoin de
main-d’œuvre qualifiée, d’une économie forte et innovante et de sécurité dans
un monde géopolitique de plus en plus instable. La prospérité et la qualité de
vie ne peuvent être garanties à long terme que si les défis actuels sont
relevés avec détermination – notamment en matière de construction de logements,
de mobilisation du potentiel de main-d’œuvre indigène, d’infrastructures de
qualité et d’une politique migratoire et d’asile claire et efficace.
Le PVL invite le Conseil fédéral et le Parlement à s’engager avec détermination
pour répondre aux préoccupations légitimes de la population et à y répondre par
des réformes concrètes.
Pour le PVL, la voie bilatérale reste une priorité. La sécurité, la prospérité
et la stabilité découlent de la coopération, de l’ouverture et de
l’interconnexion internationale – et non de l’isolement et du repli sur soi.
Le vote d’aujourd’hui le montre : la Suisse continue de faire confiance à une
recette éprouvée, celle d’un pays ouvert, prospère et sûr de sa place au cœur
de l’Europe.
> Le PVL soutient la prolongation de l’engagement
de la Swisscoy. Cette mission contribue à la paix, à la stabilité et à la
sécurité au Kosovo. Un engagement qui profite aux populations locales comme à
la Suisse.
● Ukraine
♦ Serviteur du peuple
> Arseniy Pushkarenko sur le 21e train de sanctions de l'UE et la
pression diplomatique : comment l'Ukraine et ses partenaires contraignent la
Fédération de Russie à faire la paix
L'Union européenne accroît la pression économique et prépare un 21e train de
sanctions contre la Russie. Parallèlement, l'Ukraine, de concert avec ses
partenaires internationaux, a pris l'initiative et adopté une position ferme et
proactive pour contraindre la Fédération de Russie à engager de véritables
négociations en vue du rétablissement d'une paix juste.
Ces propos ont été tenus par Arseniy Pushkarenko, député du peuple, chef
adjoint du parti Serviteur du peuple et vice-président de la commission de la
Verkhovna Rada sur la politique étrangère et la coopération interparlementaire.
Il a souligné que le rôle de Bruxelles dans le processus de règlement futur et
de formation d'une nouvelle architecture de sécurité du continent s'accroît
considérablement.
« La présence de l'UE à la table des négociations et son rôle significatif dans
le processus de paix font déjà l'objet de débats publics, car il s'agit en
réalité d'une nouvelle architecture de sécurité européenne. L'Ukraine se montre
également proactive pour la reprise des négociations de paix. De plus, nous
prenons l'initiative sur le champ de bataille et nos armes à longue portée
portent leurs fruits. En matière d'information, l'Ukraine dicte également
l'agenda », a souligné le responsable politique.
À titre d'exemple frappant de réussite d'une offensive informationnelle, le
parlementaire a cité la lettre ouverte du président ukrainien à Poutine à la
veille du forum économique annuel de Saint-Pétersbourg.
« Par sa lettre ouverte, Volodymyr Zelensky a contraint le dictateur du Kremlin
à dialoguer avec nous. De plus, le président ukrainien a récemment rencontré à
Londres les dirigeants du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne, au cours
desquels les principaux responsables européens ont confirmé leur soutien
indéfectible à notre pays. Suite à cette rencontre, les conditions d'un
règlement pacifique du conflit en Ukraine, convenues par les dirigeants de la
troïka européenne, ont été transmises au ministère russe des Affaires
étrangères », a déclaré le député.
Le responsable politique a ajouté que des efforts sont actuellement déployés
pour renforcer, en priorité, le blocus économique de la Russie, et a exprimé
l'espoir que le 21e train de sanctions sera particulièrement sévère et
permettra de combler les lacunes exploitées par l'agresseur pour financer la
guerre. L'accent est mis principalement sur la marine de guerre parallèle, les
institutions financières et leurs succursales, les paiements électroniques et
les cryptomonnaies.
« Des sanctions sectorielles sont également en préparation, notamment des
restrictions sur l'importation de certains produits de la pêche en provenance
de la Fédération de Russie. Une interdiction d'entrée dans l'UE pour tous les
combattants russes est également envisagée. Autrement dit, l'Ukraine et ses
partenaires continuent de durcir les règles, contraignant les dirigeants
russes, ainsi que ceux qui soutiennent le régime et profitent de lui, à
s'asseoir à la table des négociations et à négocier la paix », a conclu Arseniy
Pushkarenko.
> L'avenir de l'Ukraine au sein de l'UE : quelles
sont les prochaines étapes après l'ouverture du premier groupe de négociation ?
Dans le cadre du Forum sur la résilience économique, un dialogue stratégique
intitulé « Nous avons ouvert les groupes de négociation : et maintenant ?
L’avenir de l’Ukraine dans la future Union européenne » s’est tenu, animé par
le vice-président de l’ALDE, représentant spécial du parti Serviteur du peuple
pour la collaboration avec l’Alliance des libéraux et des démocrates pour
l’Europe et le groupe politique Renew Europe, Yevheniy Kravchuk.
Le chef du parti politique « Serviteur du peuple », premier vice-président de
la Verkhovna Rada d'Ukraine, Oleksandr Kornienko, a évoqué le processus
d'adoption des décisions relatives à l'intégration européenne.
« Nous consacrons une part importante de notre travail et de nos discussions à
la voie de l'adhésion à l'UE. Nous avons ouvert le premier groupe de
négociation et entamé les travaux sur la prochaine étape, qui nous rapproche
d'une adhésion pleine et entière à l'Union européenne », a déclaré Oleksandr
Korniyenko.
Selon lui, il reste beaucoup à faire, et notre intégration repose sur plusieurs
atouts majeurs. Après tout, le dialogue sur le marché unique commence par la
sécurité. L'Ukraine constitue aujourd'hui un véritable bouclier oriental pour
l'Europe, et possède l'armée la plus importante et la plus moderne du
continent.
« Nous n'allons pas à l'UE les mains vides. Il s'agit de millions d'Ukrainiens
économiquement actifs qui ont déjà fait leurs preuves en matière
d'entrepreneuriat. Nous aspirons à devenir le pôle énergétique de l'Europe.
Nous disposons du plus grand réseau de transport de gaz, qui peut servir au
stockage, d'un potentiel considérable en énergie solaire et éolienne, ainsi que
d'une filière prometteuse pour la transformation des matières premières
agricoles en biométhane. L'adhésion à l'UE ne dépend pas uniquement de
Bruxelles ou de la Verkhovna Rada. Elle repose sur la mise en œuvre de critères
européens précis et sur l'application des procédures administratives par chaque
responsable et chaque collectivité », a déclaré Oleksandr Korniyenko.
L'Ukraine est entrée dans la phase finale des négociations d'adhésion à l'Union
européenne et réunit tous les atouts nécessaires pour remplir les conditions
requises dans les années à venir.
C’est ce qu’a déclaré le vice-Premier ministre ukrainien chargé de
l’intégration européenne et euro-atlantique, Taras Kachka, lors du dialogue
stratégique.
Selon lui, l'ouverture du premier groupe de négociation « Fondements » le 15
juin a constitué une étape importante sur la voie de l'adhésion à l'UE et
marque la transition vers la mise en œuvre concrète de toutes les exigences
nécessaires.
« Avec l'ouverture du premier groupe, nous entrons dans la phase finale des
négociations, au cours de laquelle nous devons satisfaire à toutes les
exigences de l'Union européenne. Pour la plupart des pays, cette phase a duré
environ deux ans et demi. Compte tenu du niveau d'adaptation de la législation
ukrainienne et de l'expérience acquise dans la mise en œuvre de l'accord
d'association, l'objectif d'une mise en conformité de l'Ukraine d'ici 2028 est
tout à fait réaliste », a souligné Taras Kachka.
Il a souligné qu'une part importante des réformes et des changements
nécessaires avaient déjà été mis en œuvre au cours de la dernière décennie, et
que l'Ukraine avait donc la possibilité de progresser rapidement dans le
respect des critères de négociation.
Taras Kachka a particulièrement insisté sur les avantages économiques de
l'intégration européenne. Le vice-Premier ministre a souligné que l'Ukraine
bénéficie déjà d'un accès sans précédent au marché de l'Union européenne et que
la poursuite des négociations ouvrira de nouvelles perspectives aux entreprises
ukrainiennes et attirera les investissements.
« L’adhésion à l’UE et le processus de négociation lui-même offrent de plus en
plus d’opportunités aux fabricants ukrainiens. Nous espérons la finalisation de
l’accord ACAA, qui garantira la confiance dans les produits industriels
ukrainiens au niveau européen. L’intégration au système SEPA constituera
également une étape importante, qui simplifiera considérablement les
transactions financières des entreprises ukrainiennes », a-t-il souligné.
Comme l'a souligné Taras Kachka, la suppression progressive des barrières
commerciales, énergétiques, douanières et financières contribuera à approfondir
l'intégration économique avec l'UE et à accroître l'attractivité de l'Ukraine
pour les investissements.
« Aujourd’hui, pour l’Ukraine, l’intégration européenne signifie non seulement
remplir les critères politiques d’adhésion, mais aussi créer concrètement de
nouvelles opportunités pour les entreprises, le développement économique et
attirer les investissements, avant même l’adhésion pleine et entière à l’Union
européenne », a souligné Taras Kachka, vice-Premier ministre chargé de
l’intégration européenne et euro-atlantique de l’Ukraine.
L'ouverture du premier groupe de négociation entre l'Ukraine et l'Union
européenne est un signal important quant à l'irréversibilité du processus
d'intégration européenne de l'Ukraine, a souligné Svenja Hahn, présidente de
l'ALDE et eurodéputée allemande.
Selon elle, l'ouverture d'une nouvelle phase de négociations confirme que
l'Ukraine demeure un partenaire important de l'Union européenne et que le
soutien à son adhésion à l'UE reste inchangé.
« L’ouverture de ce cluster est un excellent signal et un formidable
encouragement. C’est la preuve manifeste que l’Ukraine et l’Union européenne
sont des partenaires indissociables », a souligné Svenja Hahn.
Le président de l'ALDE a rappelé que les libéraux européens ont toujours
soutenu l'Ukraine, même avant le début de la guerre à grande échelle, et qu'ils
continuent de défendre ses intérêts au niveau des institutions européennes.
« En tant que famille libérale, nous avons toujours soutenu une Ukraine forte
et son chemin vers l'Union européenne, même avant le début de l'invasion à
grande échelle. C'est aussi une victoire libérale, tant au Parlement européen
qu'à la Commission européenne », a-t-elle souligné.
Dans le même temps, Svenja Hahn a souligné que l'Union européenne devait
continuer à améliorer ses propres mécanismes de prise de décision afin que le
processus d'élargissement puisse se dérouler plus rapidement et plus
efficacement.
« Il est temps d'aller de l'avant. Nous devons travailler sur des réformes qui
rendront l'Union européenne plus forte et prête pour un futur élargissement »,
a déclaré le député européen.
En conclusion, elle a assuré que le soutien à l'Ukraine et à son avenir
européen resterait l'une des priorités clés de l'ALDE.
« Nous continuerons de nous concentrer sur le soutien à l'Ukraine et la
protection de notre liberté commune », a souligné Svenja Hahn.
Les participants au dialogue ont convenu que l'Ukraine devra emprunter un
chemin difficile pour satisfaire aux exigences de l'UE à l'avenir, impliquant
des réformes profondes, une harmonisation de la législation et un renforcement
des institutions. Parallèlement, l'intégration européenne se concrétise
progressivement par des opportunités économiques, même avant l'adhésion
formelle à l'Union européenne.
> Comment renforcer la résilience économique de
l'Ukraine en temps de guerre : défis et perspectives
Dans le cadre du Forum sur la résilience économique de Tchernivtsi, une table
ronde intitulée « L'économie ukrainienne en temps de guerre : que pouvons-nous
faire d'autre pour renforcer la résilience ? » a été organisée, animée par
Dmytro Kysylevsky, député du peuple d'Ukraine et vice-président de la
commission du développement économique de la Verkhovna Rada d'Ukraine.
« Des programmes d’État visant à soutenir le développement économique et
commercial sont activement mis en œuvre en Bucovine », a déclaré Ruslan
Osypenko, chef de l’administration régionale de Tchernivtsi et chef de
l’administration militaire régionale de Tchernivtsi, lors de la table ronde.
Selon lui, le plus populaire est le programme de prêts abordables « 5-7-9% »,
dans le cadre duquel environ 3,5 mille accords de prêt d'une valeur de plus de
8,4 milliards d'UAH ont été conclus.
« Le programme eWork a soutenu 1 119 projets de subventions pour un
montant total de 547,8 millions d’UAH. Les producteurs agricoles ont également
bénéficié d’une aide de plus de 22 millions d’UAH pour l’achat de machines
agricoles ukrainiennes. Sept parcs industriels sont opérationnels dans la
région et des efforts sont déployés pour attirer les investissements et
développer leurs infrastructures. De manière générale, les programmes nationaux
et régionaux demeurent un outil essentiel pour soutenir les entreprises et
renforcer la durabilité économique », a déclaré Osypenko.
Le processus d'intégration européenne de l'Ukraine et l'ouverture de groupes de
négociation constituent un signal clair pour les investisseurs internationaux
et un facteur déterminant pour instaurer la confiance dans l'économie
ukrainienne en temps de guerre.
Ces propos ont été tenus par Klemen Boštjančič, député au Parlement de la
République de Slovénie, ancien vice-Premier ministre et ministre des Finances
de Slovénie (ALDE, Slovénie).
Il est convaincu que l'ouverture du premier groupe de négociations sur
l'adhésion de l'Ukraine à l'UE n'est pas seulement une étape technique, mais
aussi un signal politique important pour les investisseurs et les partenaires
internationaux.
« Avant tout, l’ouverture du premier cluster n’est pas qu’une simple étape
technique, c’est un signal. Un signal qui montre que l’Ukraine se rapproche des
institutions européennes. Et les signaux comptent, surtout pour les
investisseurs », a souligné le ministre slovène des Finances.
Comme l'a souligné Klemen Boštjančič, le principal défi pour l'Ukraine n'est
pas seulement d'attirer l'aide de l'État, mais aussi de créer les conditions
propices à l'afflux de capitaux privés, car c'est la confiance dans les
institutions qui détermine le niveau d'attractivité du pays pour les
investissements.
« La question n’est pas de savoir comment l’Ukraine peut obtenir davantage
d’instruments financiers. L’essentiel est de savoir ce que l’Ukraine doit faire
pour que l’Europe investisse davantage de capitaux privés. Et cela exige la
confiance, l’état de droit et des institutions transparentes », a souligné le
responsable du gouvernement slovène.
Il a également appelé l'UE à passer plus activement du modèle de soutien aux
donateurs pour l'Ukraine à des mécanismes d'investissement, notamment des
instruments d'assurance-risque, des financements mixtes et des fonds
d'infrastructure.
Par ailleurs, Klemen Boštjančič a souligné que chaque réforme et chaque pas
vers l'intégration européenne réduisent les risques pour les entreprises et
renforcent la confiance en l'Ukraine.
« Toute réforme réussie réduit les risques. Et la réduction des risques
est souvent plus importante que la simple stabilité financière. L’Ukraine
devrait profiter de ce moment historique de guerre pour accélérer les réformes
et les transformations. L’Ukraine devrait sortir de cette guerre plus forte
qu’avant », a souligné Klemen Boštjančić.
La numérisation est un outil essentiel pour garantir la stabilité économique de
l'État, notamment en période de crise et de défis militaires. C'est ce qu'a
souligné Dan Adrian Pop, secrétaire d'État au ministère de l'Économie, de la
Numérisation, de l'Entrepreneuriat et du Tourisme de Roumanie.
Selon lui, les solutions numériques modernes permettent aux entreprises et aux
institutions gouvernementales de continuer à fonctionner même lorsque
l'infrastructure physique est endommagée ou fonctionne de manière limitée.
« La numérisation est essentielle à la viabilité économique. Elle réduit les
obstacles, protège l'activité économique et assure la continuité des services
publics et des entreprises. Si les routes, les ponts et l'énergie sont
indispensables au fonctionnement de l'économie, l'identité numérique, les
registres et la cybersécurité font également partie des infrastructures
critiques », a souligné Dan Adrian Pop.
Il a souligné les progrès significatifs de l'Ukraine dans le domaine de la
transformation numérique et a noté que l'expérience ukrainienne est utile à de
nombreux pays européens aujourd'hui.
« La principale leçon à tirer de l’écosystème numérique ukrainien est que
la numérisation doit être axée sur le citoyen et l’entreprise. Les gens n’ont
pas besoin de procédures compliquées, mais de solutions rapides et prévisibles
pour obtenir des services, immatriculer une entreprise ou traiter des
documents », a souligné le responsable.
Le représentant du gouvernement roumain a également souligné que la
numérisation ne devait pas se limiter à la simple transposition de la
bureaucratie existante en ligne.
« Si nous nous contentons d'imposer la technologie à un système administratif
chaotique, nous n'obtiendrons qu'une bureaucratie numérique. Notre objectif
devrait être une réforme systémique, et non la numérisation du chaos », a
déclaré Dan Adrian Pop.
Il a évoqué l'expérience de la Roumanie en matière de création de plateformes
numériques pour soutenir l'entrepreneuriat et a souligné l'importance de
poursuivre les échanges d'expériences entre l'Ukraine et la Roumanie.
« La numérisation est un facteur clé de la stabilité économique de l'Ukraine et
de son intégration réussie à l'espace européen. L'expérience ukrainienne en
matière de transformation numérique est déjà un exemple pour de nombreux pays,
et le développement continu de services numériques modernes contribuera à
renforcer l'économie et les institutions étatiques. Ce sont les solutions
numériques intégrées, axées sur les besoins des citoyens et des entreprises,
qui permettent à l'État de rester stable et à l'économie de fonctionner et de
se développer », a déclaré Dan Adrian Pop.
Les participants à la discussion ont conclu que la stabilité économique de
l'Ukraine en temps de guerre repose sur un soutien étatique efficace aux
entreprises, la poursuite des réformes, l'attraction des investissements et
l'approfondissement de l'intégration européenne. C'est la combinaison de ces
facteurs qui crée les conditions nécessaires à la reprise économique et au
développement durable du pays.
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