Il y a les faits et leurs travestissements.
Il y a la réalité et les opinions.
Il y a l’information et la propagande.
Si, à chaque fois, ces différences sont bien spécifiées et si les mensonges les plus éhontés sont éliminés, alors les médias libres font leur travail envers leurs publics.
Et le service public en remplissant sa mission citoyenne.
Malheureusement, ce n’est pas le cas.
Non pas parce que les journalistes sont dupes ou ignorants – même si certains ne semblent pas être très au fait de ce dont ils parlent – mais parce que cela fait de l’audience, ce qui, en un sens, est bien pire.
Dès lors, dès que la propagande de Poutine, des mollahs ou de Xi publie quelque chose, voilà que nos médias reprennent leurs assertions en les mettant peu en perspective du fait qu’elles viennent de régimes totalitaires.
Ce manque de précautions s’appelle de la désinformation.
A noter que les médias font la même chose avec Trump qui est considéré comme un affabulateur compulsif et dont les journalistes américains ont consigné les milliers et milliers de mensonges.
Mais, à l’inverse de ce qui se passe en Russie, en Iran et en Chine, il y a encore une presse américaine libre qui peut démonter les dires de l’extrémiste populiste.
D’où, d’ailleurs, un festival quotidien de «breaking news» sur les chaînes d’information en continue françaises où les informations sur les dires de Trump se contredisent les unes après les autres sans que cela ne gène les journalistes ou ne les interrogent sur leur déontologie.
Rappelons que l’information dans une démocratie républicaine libérale n’est pas un produit mais un élément essentiel pour que les citoyens soient au courant et puissent se faire une opinion essentielle pour prendre des décisions qui affectent leurs existences.
Centristement votre.
Le Centriste

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