dimanche 1 mars 2026

L’Humeur du Centriste. Oui les mollahs doivent perdre, non, Trump ne doit pas gagner!


Il serait dommage que le régime criminel au pouvoir à Téhéran réchappe à son anéantissement programmé.

Mais il serait tout aussi dommage que Trump ressorte en grand vainqueur de ce conflit qu’il a initié.

Dans un cas comme dans l’autre, ce serait dommage pour la démocratie.

Imaginons que les mollahs puissent garder le pouvoir.

S’en suivrait une vengeance contre le peuple iranien qui serait terrible.

C’est pour cela et pour la stabilité de la région qu’ils doivent perdre.

Imaginons que Trump gagne.

S’en suivrait un renforcement de sa présidence qui lui permettrait de continuer à affaiblir la démocratie étasunienne tout en accentuant sa chasse aux sorcières contre ses opposants mais aussi à poursuivre sa politique impérialiste qui n’obéit à aucune légale tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des Etats-Unis, notamment au détriment de l’Europe.

C’est pour cela et pour éviter au monde libre une crise existentielle qu’il doit perdre.

Cela ne vous aura pas échapper que nous sommes ici dans un scénario impossible.

Si les mollahs perdent, c’est que Trump gagne et inversement, si Trump perd, les mollahs gagnent!

Un match nul ne serait pas plus satisfaisant puisque les deux camps pourraient réclamer la victoire et poursuivre leurs sombres desseins.

Reste la possibilité populaire avec un soulèvement en Iran qui chasse les mollahs pendant qu’aux Etats-Unis une résistance empêchent Trump de confisquer encore plus le pouvoir à son profit.

Est-ce possible? Sans doute.

Est-ce probable? On en doute.

Centristement votre.
Le Centriste

 


La Quotidienne centriste du 1er mars 2026. Iran: Où est le plan de Trump pour l’«après»?


Après l’invasion de l’Irak, on s’aperçut très rapidement que George W Bush n’avait aucun plan structuré pour l’avenir du pays sans le dictateur Saddam Hussein sauf l’idée que le peuple se révolterait pour mettre en place une démocratie à la sauce occidentale et que tout serait pour le mieux.

On a vu quel désastre cette totale impréparation de l’«après» a causé pour la région mais aussi pour le monde et les Etats-Unis se sont promis de ne jamais recommencer pareille aventure.

Avec les frappes contre l’Iran et l’élimination du dictateur Khamenei, on entend Donald Trump affirmer qu’il faut un changement de régime et que c’est le peuple iranien qui doit se révolter pour conquérir sa liberté.

Des propos quoi rappellent étrangement ceux de Bush.

En fait, l’extrémiste populiste semble ne pas avoir plus de plan pour cet «après» que n’en avait celui qui occupa la Maison blanche avant lui, de 2001 à 2008.

Et si l’on peut créditer Bush d’avoir voulu vraiment mettre en placer une démocratie à Bagdad (même si d’autres objectifs étaient également présents), on peut douter que ce soit la volonté première ou même secondaire de Trump.

Son objectif est d’abord de briser l’Iran pour faire plaisir à Netanyahu mais également à tous les dirigeants arabes du Golfe avec qui il a noué des relations très fortes, en témoigne les nombreux cadeaux que ceux-ci lui ont offerts.

Et pour que l’Iran ne soit plus une menace pour ses amis mais, également et bien sûr, pour les Etats-Unis, il faut mettre fin à son programme nucléaire et détruire cet Etat terroriste et ses proxys qui s’effondreront sans doute avec lui.

Ensuite, il s’agira de faire ce que préfère Trump, du business avec un pays qui regorge de pétrole (quatrième réserve mondiale) et de gaz (première réserve mondiale).

L’«après», que ce soit ou non un régime démocratique, l’indiffère comme on l’a vu suite à la capture de Maduro au Venezuela.

L’important sera de faire des affaires avec les dirigeants en place pour enrichir les Etats-Unis et lui-même…

Tout ce que l’on peut espérer en l’état, c’est que le peuple iranien sera assez fort pour s’unir très majoritairement pour mettre en place un régime démocratique qui réunira toutes les composantes d’une population aux multiples ethnies des Perses aux Kurdes en passant par les Azéris, les Arabes, les Baloutches, les Lors, les Turkmènes, les Qashqais, les Mazandaranis, les Talyshs et les Gilakis

 

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