jeudi 22 janvier 2026

Actualités du Centre. Japon: Création d’un grand parti centriste, l’Alliance centriste pour la réforme


Alors que la première ministre Takaichi Sanae, une radicale nationaliste – qui a pris ses fonctions récemment à la tête d’une coalition avec le Parti libéral-démocrate (droite) – s’apprête à dissoudre la Chambre des représentants, les partis centristes, le Parti constitutionnel démocratique du Japon (CDP) et le Kômeitô, ont décidé de former l’Alliance centriste pour la réforme pour se présenter unis lors des prochaines élections.

Jusqu’au 25 octobre 2025 et depuis 26 ans, le Kômeitô formait une alliance avec PLD mais a décidé de la rompre suite à des scandales financiers concernant ce dernier ainsi qu’à son rapprochement avec l’extrême-droite.

Ce nouveau parti peut compter sur 160 députés dont 146 des 148 élus sous la bannière du CDP.

« Nous ferons tout notre possible pour être reconnus comme une force capable de rivaliser avec le Parti libéral-démocrate au pouvoir », a déclaré aux journalistes Azumi Jun, secrétaire général du CDP.

Le programme de l’Alliance centriste pour la réforme tourne autour d’une société inclusive, de la défense de la sécurité sociale et propose un programme économique de forte croissance.

En matière de relations extérieures, l’Alliance veut mettre en place une politique réaliste assurant la sécurité du pays.

L’Alliance souhaite également procéder à une réforme politique et électorale.

 


La Quotidienne centriste du 22 janvier 2026. Le machin qu’on appelle le «Conseil de la paix»


«Le Machin qu’on appelle l’ONU» disait Charles de Gaulle à propos de l’organisation internationale créée après la Deuxième guerre mondiale et qui devait assurer une coopération entre toutes les nations du monde notamment pour assurer la paix mondiale, ce qu’elle n’a malheureusement jamais été capable de réaliser si l’on additionne tous les conflits depuis 1945, plus de 200, et le nombre de victimes, plus de 25 millions.

Voilà une formule qui caractérise encore bien plus ce «Conseil de la paix» que vient de créer Donald Trump et qui a vocation, justement, à remplacer les Nations Unies.

Rempli de dirigeants aussi insignifiants que narcissiques du président argentin Millei à l’autocrate hongrois Orban ou truc Erdogan en passant par nombre de dictateurs comme ceux d’Arabie Saoudite, de Biélorussie ou du Vietnam, il n’est qu’un «machin» qui doit servir au culte de la personnalité de l’extrémiste populiste de la Maison blanche.

Quant aux pays qui ont immédiatement rejoint ce «club» où il faut payer un milliard de dollars pour en faire partie, ce sont essentiellement des seconds voire des troisièmes couteaux qui voient là un moyen d’exister sur la scène internationale (ou de faire des affaires juteuses avec Trump).

Mais, au-delà de ce «machin» qui n’aura sans doute qu’une vie brève et qui démontrera son inutilité, son réel but n’est pas la paix, ni même une coalition avec les Etats-Unis mais une inféodation à Trump.

Et, pendant ce temps, ce dernier n’a résolu aucun conflit malgré ses dires et supporte l’agresseur de l’Ukraine, ce qui fait un peu tâche pour un créateur d’une organisation pour la paix sachant qu’en tant que leader de la première puissance mondiale, il a les moyens d’agir sans un «machin».

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]