samedi 30 mai 2026

La Quotidienne centriste du 30 mai 2026. Pourquoi la violence des supporteurs a toujours existé et existera toujours


Le Paris Saint-Germain a remporté sa deuxième Ligue des champions après celle de l’année dernière.

Deux victoires consécutives, ce qui est rare dans cette compétition.

De quoi réjouir tous les amoureux du football, en particulier les supporteurs du club parisien.

Mais la fête a encore une fois dégénéré à cause d’individus agressifs.

Rien ne justifie la violence des supporteurs.

Mais elle a toujours existé et existera toujours.

D’abord, elle se manifeste en Europe et en Amérique du Sud dans le football parce que celui-ci est le sport le plus populaire et le plus médiatisé.

Ensuite, la tension qui est créée par les compétitions sportives tant au niveau individuel que collectif des supporteurs ainsi que tout ce que ces derniers investissent dans le fait de soutenir leur club ou leur équipe nationale en vivant leur vie par procuration, suscitent des réactions émotionnelles qui dérapent souvent en violence.

Ajoutons à cela les volontés de porter sur la place publique des problématiques politiques, économiques, sociales et sociétales – de manière conscient ou non –, l’esprit de clocher ou nationaliste ainsi que l’objectif de casser les commerces pour voler ou celui d’agresser l’autre par plaisir, et l’on a un cocktail détonnant qui accompagne par nature des matchs et des compétitions qui ont remplacé souvent les conflits armés.

Bien sûr, cela ne justifie pas la violence mais l’explique.

Tant que le sport spectacle sera un dérivatif au quotidien tout en étant chargé de tous ses problèmes, tant que la compétition sportive sera magnifiée, notamment la victoire (ce qui fait que la défaite est aussi porteuse d’éventuelles passions négatives), la conséquence sera une exacerbation de l’événement sportif et du résultat avec une potentialité de violence.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Présidentielle 2027. Gabriel Attal: «La France n'est pas seulement un pays d’avenir, elle est le pays de l’avenir !»


«La force d’agir».

Derrière un pupitre où était inscrit le slogan de sa campagne, Gabriel Attal a donné son premier discours de présidentiable lors de son meeting de la Porte de Versailles à Paris.

Une force d’agir, qu’il veut rendre aux Français dans la perspective de faire du pays celui de «l’avenir» mais aussi celui de «l’espoir» et de «l’optimisme».

«Parce que nous ne sommes pas n’importe quel pays. Parce que nous sommes la France et que rien ne résiste au peuple français !» a-t-il affirmé lors de son intervention.

Son objectif, faire de la France «la première puissance d'Europe d'ici les dix prochaines années».

Selon lui, il faut changer «le système» afin de «faire vivre la promesse française éternelle», celle de «la Révolution, qui abolit les privilèges».

 

► Voici les principaux extraits de son discours
> Avec vous, je vois les visages d'une France unie, diverse, ambitieuse, fière de son passé et sûre de son destin ! Et c'est pour elle que j'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle.
> Le pouvoir éclaire et il m’a changé. Oui, en exerçant le pouvoir, j’ai muri, j’ai appris, j’ai acquis une force. La force d'agir !
> La promesse française c'est l'élévation, le travail, la propriété, la puissance ! Et cette promesse est éternelle !
> Nous allons changer de système autour d’une seule priorité : l’avenir ! Préparer l’avenir ! Écrire l’avenir !
> La France n'est pas seulement un pays d’avenir, elle est le pays de l’avenir !
> Nous avons un objectif, celui de devenir la première puissance d'Europe d'ici les 10 prochaines années parce c’est notre rang, c’est notre place, c’est notre destin avec quatre chantiers capitaux pour y arriver. Pas 10, pas 100, 4.
> L'École est la mère de toutes les batailles. C'est mon combat. Parce que tout commence à l’École, tout commence par l’École.
> Je refuse que le SMIC, salaire plancher, soit devenu le salaire plafond de millions de Français. Je revendique un droit au brut, pour tous les salariés, pour tous les travailleurs de notre pays.
> Les frontières, c’est la condition de la souveraineté. Un pays qui ne maîtrise plus ses frontières ne maîtrise plus son destin.
> Avec nous, la France sera la patrie de l’IA ! C’est une question de puissance. C’est une question d’avenir.
> La force d’agir, ce n’est pas un slogan. C’est une promesse. C’est un engagement.
> Nous ne pouvons pas continuer à vivre aujourd’hui en envoyant la facture à ceux qui naîtront demain. La dette, ce n’est pas une abstraction. C’est de la liberté en moins. De la souveraineté en moins. De l’avenir en moins.
> La campagne commence, et nous la mènerons les bras ouverts ! Mais je ne me trompe pas d’ennemi. Mes adversaires : ce sont les marchands de haine, les apôtres du déclin, les artisans de la nostalgie. C’est la France Insoumise et le Rassemblement national qui veulent briser le pays, à force d’opposer les Français ! (…) S'ils prennent les clés de notre pays, la France ratera la révolution de l'intelligence artificielle comme elle a largement raté la révolution numérique dans les années 2000.
> Cette campagne, c’est la campagne d’un pays qui refuse de renoncer. La campagne d’un pays convaincu que les plus belles pages de son histoire sont encore à écrire !
> La dette écologique, c'est le défi du siècle. C’est tout notre modèle économique qu’elle remet en question. C’est toute notre capacité à vivre en bonne santé, respirer, boire, manger.
> Je laisse à d’autres le sang et les larmes. Moi, je vous promets l’action et l’espoir. Et je vous prie de croire une chose : je n’ai jamais perdu mon énergie, mon audace, ma détermination. J’ai toujours cette même force d’agir.
> Ce qu’il faut, plutôt qu’un barrage, c’est submerger La France insoumise et le Rassemblement national, les submerger sous les voix de Français qui se seront mis à espérer pour leur pays.
> Nous allons nous élever ensemble, pour que chaque Français ait la certitude que la génération de ses enfants, de ses petits-enfants vivra mieux que la sienne.

> Le retour des clivages n'a provoqué que du marasme politique depuis 2024. Oui, l'espoir sera notre moteur ! Ici on refuse la nostalgie, le déclassement, on croit en la France !
> Nous allons gagner cette élection présidentielle. Ensemble, nous allons offrir une meilleure vie aux prochaines générations ! (…) Rien ne résiste au peuple français !