samedi 29 août 2026

Propos centristes. Union européenne – UE: la protection des consommateurs, une priorité / Soutien à l’Ukraine / Mettre Meta au pas comme aux Etats-Unis / Pologne: limiter l’accès aux réseaux sociaux aux enfants / Italie: Meloni ne veut plus fournir d’armes à l’Ukraine…


Voici une sélection, ce 29 août 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.

► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité)
> En cette fête nationale ukrainienne, nous rendons hommage au courage exceptionnel du peuple ukrainien. Pendant plus d'un tiers de son existence en tant que nation souveraine, l'Ukraine a dû lutter pour empêcher la Russie de la priver de sa liberté. Aujourd'hui, j'ai rejoint la Coalition des volontaires pour discuter du renforcement de la défense aérienne ukrainienne, de l'aide pour l'hiver et de l'accroissement de la pression sur Moscou. Grâce au prêt d'appui à l'Ukraine, l'UE a déjà versé 8,47 milliards d'euros d'aide à la défense, et d'autres aides, notamment pour la défense aérienne, sont en préparation. Je propose des sanctions plus sévères contre la Russie cet automne, et nous renforçons encore le contrôle de la flotte clandestine russe afin de priver Moscou des fonds nécessaires à la guerre. Plus nous renforcerons l'Ukraine, plus vite nous contraindrons la Russie à la table des négociations.

 

Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la justice et à l’état de droit)
> Cette semaine, j'ai eu le grand plaisir de rencontrer l'ambassadeur Andrew Puzder, ambassadeur des États-Unis auprès de l'UE, ainsi que les congressistes Mike Flood, Ritchie Torres et Randy Feenstra, en visite officielle.

Notre rencontre s'inscrit dans la continuité de ma récente visite à Washington, où j'ai eu des échanges constructifs avec des membres du Congrès, l'administration et d'autres acteurs clés. Nous avons abordé plusieurs domaines relevant de mon portefeuille où la poursuite du dialogue et une coopération UE-États-Unis plus étroite peuvent renforcer davantage notre partenariat transatlantique.
L'un des domaines essentiels est le cadre de protection des données UE-États-Unis. Les flux transatlantiques de données sous-tendent environ 1 000 milliards de dollars d'échanges commerciaux et d'investissements chaque année, tandis que les décisions de l'UE en matière d'adéquation des données, telles que le cadre de protection des données (DPF), devraient stimuler le commerce numérique jusqu'à 14 %. Il est de notre intérêt commun de maintenir des flux de données transatlantiques stables et fiables, afin d'offrir aux entreprises la sécurité juridique dont elles ont besoin et de soutenir notre économie numérique partagée.
Nous avons également discuté de la directive sur le devoir de diligence en matière de développement durable des entreprises (CSDDD). Une diligence raisonnable efficace peut contribuer à une meilleure gestion des risques, à des chaînes de valeur plus résilientes et à une compétitivité durable des entreprises – des objectifs essentiels pour les entreprises et les économies des deux côtés de l'Atlantique. L'UE considère les États-Unis comme un partenaire proche et stratégique. Notre relation repose sur des valeurs démocratiques partagées, des liens économiques étroits, des relations humaines fortes et un engagement commun en faveur de la prospérité, de la sécurité et de l'état de droit. Nos économies sont profondément intégrées, avec un commerce annuel de biens et de services d'environ 1 750 milliards d'euros et des investissements mutuels d'environ 4 800 milliards d'euros. Des millions d'emplois en Europe et aux États-Unis dépendent de ces liens économiques. 🇪🇺 🇺🇸 Même les partenaires les plus proches ne seront pas toujours d'accord – et c'est normal. La force de la relation transatlantique réside dans notre capacité à discuter ouvertement de nos divergences et à œuvrer de manière constructive pour trouver un terrain d'entente. Je me réjouis de poursuivre ce dialogue et de renforcer notre coopération dans les mois à venir.

> Avez-vous remarqué que vos en-cas préférés rétrécissent alors que leur prix reste le même ? Nous luttons contre les pratiques trompeuses grâce à la législation européenne sur la protection des consommateurs, notamment contre les hausses de prix cachées. L’affichage clair des prix au kilo ou au litre est obligatoire. Il vous permet de repérer facilement les produits dont le volume diminue en rayon et de comparer les prix. La législation européenne autorise les autorités nationales à mettre fin aux présentations trompeuses des commerçants, destinées à vous induire en erreur sur la taille réelle d’un produit. Fini les mauvaises surprises au supermarché ! La protection des consommateurs est une priorité au sein du marché unique européen. 

> La criminalité évolue à la vitesse du numérique. La justice doit pouvoir suivre le rythme. Le règlement européen sur la preuve électronique est entré en vigueur, permettant aux autorités judiciaires d'obtenir plus rapidement et plus facilement les preuves électroniques nécessaires aux enquêtes pénales dans toute l'UE. Un SMS. Un courriel. Un fichier numérique. Dans de nombreuses enquêtes, ces éléments peuvent constituer la preuve décisive. Aujourd'hui, plus de la moitié des enquêtes pénales impliquent une demande transfrontalière de preuves électroniques. Jusqu'à présent, obtenir ces preuves auprès d'un prestataire de services situé dans un autre pays de l'UE pouvait prendre des semaines, voire des mois.
Avec l'entrée en vigueur du règlement sur la preuve électronique, le processus est désormais plus rapide et plus efficace :
- Les autorités peuvent demander directement des preuves aux prestataires situés dans un autre pays de l'UE.
- Les prestataires disposent généralement de 10 jours pour répondre, ou de seulement 8 heures en cas d'urgence.
- Un canal numérique sécurisé permettra un échange rapide et sûr des ordonnances et des preuves. Mais la rapidité ne doit pas se faire au détriment des droits.
- Les nouvelles règles prévoient des garanties solides pour les droits fondamentaux et les données personnelles, notamment des recours juridiques pour les personnes dont les données sont demandées.
Pour les catégories de données les plus sensibles, les autorités du pays du fournisseur peuvent, dans certains cas, refuser une injonction. La prochaine étape consiste à s’assurer de l’efficacité de ces règles dans la pratique. La Commission continuera de collaborer avec les États membres et les fournisseurs de services pour faciliter leur mise en œuvre. L’Europe a besoin d’un système judiciaire capable de lutter contre la criminalité à l’ère numérique : rapidement lorsque cela s’avère nécessaire et toujours dans le respect des droits fondamentaux.

> Lors de la cérémonie de la Journée du drapeau national ukrainien, le bleu et le jaune flottaient fièrement sur l'Esplanade Solidarność, au cœur de l'Europe. Un lieu chargé de symbolisme. Depuis des générations, ces couleurs incarnent la lutte de l'Ukraine pour la liberté. Réprimées sous le régime soviétique, elles ont été hissées à nouveau lors de la reconquête de l'indépendance ukrainienne, et sont aujourd'hui portées par un peuple qui défend son pays contre la guerre d'agression illégale menée par la Russie. Mais l'Ukraine défend bien plus que ses frontières. Les Ukrainiens défendent le principe fondamental de notre projet européen : notre avenir est déterminé par le droit et la démocratie, et non par la force. C'est pourquoi le soutien de l'Europe doit être à la hauteur du courage de l'Ukraine. Cela signifie être aux côtés de l'Ukraine sur la voie de l'adhésion à l'UE, jusqu'à ce que son drapeau flotte aux côtés de ceux de tous nos États membres. Cela signifie exiger que les responsables de l'agression russe rendent des comptes et que les victimes obtiennent réparation. Et cela signifie œuvrer sans relâche pour le retour des enfants ukrainiens expulsés illégalement et transférés de force. Pour eux, la justice commence par les retrouvailles avec leurs familles. Debout aujourd'hui sous cet immense drapeau ukrainien, je me suis souvenu que les drapeaux sont bien plus que de simples symboles. Ils représentent les choix qu'une nation fait quant à son identité et à l'avenir qu'elle souhaite. L'Ukraine a fait son choix : la liberté, la démocratie, la justice et l'Europe. Je remercie la cheffe de mission par intérim, Oksana Diakun, et la mission de l'Ukraine auprès de l'Union européenne de nous avoir réunis en cette journée si importante. L'Union européenne restera aux côtés de l'Ukraine sur cette voie – avec constance, unité et aussi longtemps qu'il le faudra.

 

Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion des crises)
> Alors que les familles népalaises sont toujours à la recherche de leurs proches, nous intensifions nos efforts. Nous fournissons 2 millions d'euros d'aide d'urgence pour l'alimentation, les soins de santé, l'eau potable et l'assainissement. Nos partenaires sont sur le terrain. Copernicus cartographie également les zones sinistrées. Nous sommes solidaires avec le Népal.

> L'entrée illégale des forces de sécurité israéliennes au centre d'entraînement de Kalandia, à Jérusalem-Est, et les travaux non autorisés qui y sont menés sont absolument inacceptables. Israël a l'obligation de protéger et de respecter l'inviolabilité des locaux de l'ONU.
Ce centre permet à des centaines de jeunes réfugiés palestiniens d'accéder à une formation professionnelle. Les installations des Nations Unies doivent être protégées. Le droit international humanitaire doit être respecté.

> Des feux de forêt exceptionnellement précoces aux Pays-Bas ont mis l'Europe à l'épreuve ce printemps. La France et l'Allemagne ont apporté leur aide via le mécanisme de protection civile de l'UE. Plus tard, les Pays-Bas ont rendu la pareille en Belgique. La solidarité européenne est réciproque.

> Neuf ans après la répression de 2017 qui a contraint les Rohingyas à fuir le Myanmar, Plus de 1,2 million de personnes se trouvent toujours à Cox's Bazar, au Bangladesh. Un retour en toute sécurité reste impossible. L'UE demeure un donateur d'aide fiable : 15,3 millions d'euros seront alloués à l'aide alimentaire et nutritionnelle en 2025.

> La liberté ne se défend pas seulement en première ligne. Elle se protège aussi en offrant un abri et en assurant la sécurité des personnes, en rétablissant les services essentiels et en aidant les communautés à traverser les moments les plus difficiles. Voilà ce que signifie notre solidarité humanitaire. Joyeuse fête de l'Indépendance, Ukraine !

 

Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Ce matin, alors que des frappes russes s'abattaient près de son bureau, je me suis entretenu avec le Premier ministre Koretskyi au sujet des réformes nécessaires pour faire progresser le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'UE et de ses besoins de financement pour les mois à venir. Malgré ces attaques intenses, l'Ukraine poursuit ses efforts pour construire son avenir européen. Nous continuerons d'aider l'Ukraine à satisfaire ses besoins immédiats en matière de financement, d'énergie et de défense, tout en faisant avancer son processus d'adhésion à l'UE.

> Le Parlement monténégrin a voté à une très large majorité en faveur du renforcement de l'indépendance du pouvoir judiciaire et de la Banque centrale dans sa Constitution. Il s'agit d'une nouvelle étape importante pour le Monténégro sur la voie de l'intégration européenne. Ce vote témoigne d'un large consensus et constitue un pas de géant vers la résolution des questions fondamentales essentielles.

> Aujourd'hui, l'élargissement de l'UE représente bien plus qu'un simple élargissement de notre Union.
L’élargissement de l’UE concerne le type d’Europe que nous aspirons à être demain.
Dans un monde où nous subissons des pressions de l'Est et de l'Ouest, où les anciennes alliances s'effritent et où de nouvelles émergent, où les dépendances sont instrumentalisées et où nous subissons des attaques directes contre notre démocratie et notre mode de vie, devenir plus forts ensemble est notre plus grand atout.
Laisser subsister des zones grises sur notre continent nous expose tous, accroît l'incertitude et nous rend plus vulnérables.
C’est pourquoi l’élargissement aujourd’hui ne vise pas à agrandir notre Union.
L'épanouissement personnel consiste à se rendre plus fort.
Il s'agit de la création d'une Europe capable de défendre ses propres intérêts face à la concurrence croissante des autres puissances mondiales.
Nous ne pourrons y parvenir qu'en stabilisant notre continent et en intégrant à l'UE les pays candidats qui respectent leurs engagements. Car aucun pays européen ne peut y parvenir seul.
Aujourd'hui, c'est l'heure de l'Europe.
L’élargissement retrouve son rôle de stabilisateur géopolitique de l’Europe. Et nous tenons nos promesses.
2026 devrait être une année record pour les progrès en matière d'élargissement de l'UE.
Huit mois après le début de l'année, nous avons déjà ouvert et clôturé plus de chapitres de négociation que durant n'importe quelle autre année des 25 dernières années.
Ce nouvel élan est impulsé par le voisinage immédiat de la Croatie.
Le Monténégro a désormais bouclé plus de la moitié des chapitres de négociation, et les États membres ont commencé à préparer son traité d'adhésion.
L'Albanie vient également de franchir l'étape intermédiaire cruciale en matière d'état de droit et a commencé à tourner la page.
L’Ukraine et la Moldavie ont réalisé des progrès techniques considérables sur l’ensemble de l’acquis communautaire au cours des deux dernières années. Il est temps désormais pour nos États membres d’égaler le niveau de réforme atteint par ces deux pays, avec l’ouverture formelle de tous les groupes de négociation restants.
Plus tard cette semaine, l'Islande votera sur la reprise des négociations d'adhésion. Déjà membre du marché unique, elle pourrait finaliser ces négociations d'ici un à deux ans.
Je souhaite également que d'autres pays candidats rejoignent ce groupe de pays en tête. Et ils le peuvent, s'ils font preuve de la même détermination à honorer leurs engagements et à instaurer un climat de confiance avec tous nos États membres.
Mais dans le monde d'aujourd'hui, cette confiance repose sur bien plus que l'adoption de la législation européenne.
Plus que jamais, il s'agit aussi des choix stratégiques que font les pays en matière d'énergie, de transport, de commerce, ainsi que de défense et de sécurité.
Les pays candidats doivent véritablement choisir l'Europe. Notre sécurité commune. Nos valeurs partagées.

 

♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au Parlement européen) 
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Billy Kelleher (premier vice-président)
> Le respect des critères de l'Accord du Vendredi saint déterminera si et quand un référendum sur l'unité irlandaise sera organisé. Aucun gouvernement, britannique ou autre, n'a le pouvoir de rejeter cette question. L'Accord du Vendredi saint est clair. Les Irlandais, du Nord comme du Sud, ont voté pour.

> Donald Trump Trump et JD Vance ont menacé l'UE au sujet de la loi sur les services numériques (DSA), la qualifiant d'attaque contre la technologie américaine. La DSA vise à garantir des protections fondamentales aux utilisateurs, et les tribunaux américains ainsi que la META ont validé les fondements de cette réglementation.

 

Dan Barna (vice-président)
> La liberté et l'indépendance ont toujours été conquises par le sacrifice du peuple. Aujourd'hui marque le 35e anniversaire de la rupture de la République de Moldavie avec le passé soviétique. Pendant 35 ans, les Moldaves ont lutté avec dignité, jour après jour, contre les pressions et l'ingérence russes. Aujourd'hui, le chemin européen de la République de Moldavie est irréversible et consolidé par les réformes, le courage et la dignité. Chișinău en a été la preuve sur la scène internationale. La Roumanie est et restera le partenaire le plus fidèle de la Moldavie sur la voie de la grande famille européenne. Joyeux anniversaire à tous les citoyens de la République de Moldavie !

> La Commission européenne ne doit pas se laisser berner par les tentatives de réforme déguisées des États membres. Les sociaux-démocrates roumains, de concert avec l'extrême droite, ont lancé une attaque fondamentale contre l'État de droit, et cette attaque ne doit en aucun cas être soutenue par le Fonds de réforme et de réforme (FRR) ni par aucun autre fonds européen.

> Une Ukraine indépendante et forte est la garantie essentielle de la sécurité de la Roumanie et de l'Europe entière.
Aujourd'hui, jour de l'indépendance de l'Ukraine, il est important de se souvenir :
- Depuis 1 643 jours, la Russie mène une guerre d'agression brutale et cynique. Au-delà des discours pro-européens ou souverainistes, nous avons vécu 1 643 jours de guerre à la frontière orientale de la Roumanie.
- Les drones russes qui s'écrasent sur le territoire roumain ne sont plus des « incidents isolés », mais la preuve manifeste que notre sécurité est menacée par cette guerre.
- L'Ukraine a déclaré son indépendance de l'Union soviétique il y a 35 ans. Depuis 4 ans et 6 mois, elle résiste à l'agression russe et défend notre sécurité ainsi que celle de l'Europe.
- Notre soutien et notre solidarité avec l'Ukraine sont un choix nécessaire pour notre liberté et notre avenir communs.
- Il n'y a pas d'autre voie à suivre que de rester unis. Bonne fête de l'indépendance !

 

Irena Joveva (vice-présidente)
> Le gouvernement slovène, dirigé par Janez Janša, a opposé son veto à la condamnation, par l'Union européenne, de la nouvelle expansion des colonies israéliennes illégales en Cisjordanie occupée. Selon des sources diplomatiques, la Slovénie était le seul État membre, parmi les 27, à s'opposer à la position européenne commune, illustrant ainsi une soumission de plus en plus manifeste au gouvernement israélien, qui se traduit par une série de décisions prises par l'actuel gouvernement slovène.
Le soutien inconditionnel de Janez Janša à Benjamin Netanyahu n'a rien de nouveau. Mais cette fois, il ne s'agissait pas seulement de son soutien aux politiques de Netanyahu. Il s'agissait d'empêcher activement l'Union européenne – enfin unie – de les condamner clairement.
Viktor Orban était récemment considéré comme le principal allié de Netanyahu au sein de l'UE, mais Janez Janša semble désormais s'être approprié ce rôle sans hésitation, et sans le moindre scrupule. En quelques semaines, il a bouleversé la politique étrangère slovène. D'une position intègre et crédible, fondée sur le respect du droit international, nous en sommes arrivés à une situation où la Slovénie est le seul État membre, parmi les 27, à bloquer une condamnation claire de l'expansion des colonies illégales en Cisjordanie.
Il ne s'agit plus simplement d'un changement de politique étrangère. Il s'agit de servilité.
Pour ne rien arranger, tout cela se produit à un moment où même ses alliés traditionnels prennent leurs distances avec Israël en raison des politiques de Netanyahu.
Quels intérêts le gouvernement slovène actuel défend-il dans cette affaire ? Il est très difficile de se prononcer sur l’intérêt national, sans parler de l’intérêt humanitaire.
Levée des sanctions. Levée des interdictions d'entrée visant les personnes faisant l'objet d'allégations graves de violations du droit international. Annonce du gel de la reconnaissance de la Palestine. Et maintenant, un veto slovène, alors que Netanyahu a (une fois de plus) besoin d'aide à Bruxelles.
Il ne s'agit plus d'une coïncidence, mais d'une tendance. Si un pays oriente systématiquement sa politique étrangère en faveur d'un gouvernement étranger, il est tout à fait légitime de se demander : pourquoi ?
Que doit encore faire exactement le régime génocidaire de Netanyahu pour que le gouvernement de Janša dise « ça suffit »?
La politique étrangère d'un État souverain est menée dans son propre intérêt et selon des principes, et non selon les souhaits de Benjamin Netanyahu.
Mais après le départ d'Orbán du pouvoir et, par conséquent, son vote au sein de l'UE, ce dernier a manifestement besoin d'une nouvelle figure de proue basée à Bruxelles. De toute évidence, il l'a trouvée. Janez Janša s'est porté volontaire pour ce rôle.
Après tout ce que nous avons appris sur le Black Cub israélien et les événements qui ont précédé les dernières élections législatives slovènes, s'agit-il vraiment de la politique étrangère slovène, ou Janez Janša ne fait-il que régler ses comptes concernant l'aide préélectorale ?
Si la réponse est la première, le Premier ministre actuel devrait expliquer quel est l'intérêt de la Slovénie à être le seul, parmi les 27 États membres, à sauver Netanyahu d'une condamnation européenne unifiée. Si la réponse est la seconde, alors malheureusement, nous avons un problème bien plus grave qu'un simple droit de veto.

 

Petras Austrevicius (député)
> Félicitations à l'Ukraine pour son 35e anniversaire de l'indépendance ! Douze ans après son indépendance, l'Ukraine doit faire face à une guerre et à une agression militaire totale orchestrée par la Russie. Nous sommes solidaires de l'Ukraine et des Ukrainiens, aussi longtemps qu'il le faudra !

> Deux drones russes ont frappé un centre commercial à Kryvyi Rih, en Ukraine centrale, faisant au moins 14 morts et plus de 120 blessés. Une journée tragique de plus en Ukraine, alors même que la Belgique continue d'importer du GNL russe (100 % en juillet 2026). Arrêtez de soutenir Poutine !

 

Engin Eroglu (député)
> Nous savons ce dont notre industrie et nos PME ont besoin. Ce qui manque, c'est la volonté politique. Pour les 10 prochaines années, les employeurs européens n'ont pas besoin de nouvelles contraintes imposées par Bruxelles. Moins de réglementation. Moins d'obligations de déclaration. Plus de marge de manœuvre pour l'investissement, l'innovation et la croissance. L'#IAA doit donc envoyer un message clair : Laissez notre industrie reprendre son activité ! Parallèlement, nous devons lutter contre les pratiques d'importation déloyales. Des mesures de protection temporaires peuvent se justifier si elles s'inscrivent dans une stratégie claire visant à rétablir une concurrence loyale.

> Qu’en est-il de la démographie chinoise ? Selon la Commission nationale de la santé chinoise et l’EIU, d’ici 2035, plus de 30 % de la population – soit plus de 400 millions de personnes – aura plus de 60 ans. Selon l’ONU, la Chine perdra également environ 700 millions de consommateurs d’ici 2100. Un modèle économique qui repose sur les exportations en raison d’un marché intérieur trop faible est donc voué à l’échec. Sans jeunes consommateurs, il n’y aura pas de demande intérieure à l’avenir. La surcapacité de production de la Chine constitue non seulement un problème politique, mais aussi une véritable poudrière démographique.

> Drones, reconnaissance, guerre électronique, précision et rapidité transforment la guerre. L’Europe a besoin de sa propre capacité de défense, pilier essentiel de son autonomie stratégique. Avec ses 450 millions d’habitants, l’UE possède la force économique, technologique et industrielle nécessaire pour se défendre. Nous devons investir, développer les technologies clés, renforcer notre industrie de défense et équiper nos soldats des meilleurs systèmes. La paix exige de la force. La dissuasion exige de la crédibilité. L’autonomie stratégique exige de l’action. L’Europe doit être suffisamment forte pour que personne n’envisage de l’attaquer.

 

► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne 
♦ FDP 
> Le seul point sur lequel les partenaires de la coalition s'accordent encore est l'endettement. Les dépenses s'emballent. Aucune mesure de priorisation ou de réduction des coûts n'est en vue.

> Au lieu d'allégements fiscaux, la coalition CDU/CSU-SPD instaure des hausses d'impôts secrètes. Parallèlement, le coût des grands travaux publics s'envole.

> Personne ne veut l'entendre, mais c'est nécessaire : l'Allemagne doit aussi exploiter ses ressources nationales. Oui à l'augmentation des financements !

 

Martin Hagen (secrétaire général)
> Annoncée : une taxe sur les boissons sucrées, dont les recettes seraient affectées au système de santé. Mise en œuvre : une taxe qui s'applique également aux boissons sans calories et dont les recettes sont versées au budget général. Jusqu'où ce gouvernement compte-t-il aller pour emmerder ses citoyens ?

 

● Belgique 
♦ Les Engagés 
Yvan Verougstraete (président, député européen)

> Les révélations qui émergent du procès de Meta aux États-Unis sont particulièrement interpellantes. En 2021, le patron d’Instagram, Adam Mosseri, vantait publiquement le succès de la fonctionnalité « Take a break », destinée à inciter les jeunes à faire une pause dans leur utilisation du réseau social. Il expliquait que cet outil fonctionnait bien. Or, devant la justice, il vient de reconnaître que Meta savait qu’à l’époque, seuls 1 à 2 % des mineurs avaient activé cette fonctionnalité. Autrement dit : Meta présentait publiquement comme un succès un outil de protection dont l’entreprise savait qu’il n’était quasiment pas utilisé. Et ce n’est pas un cas isolé : la supervision parentale était, elle aussi, adoptée par moins de 1 % des adolescents. Ces révélations doivent nous servir de leçon : nous ne pouvons pas confier la protection de nos enfants aux seuls géants du numérique. Leur modèle économique repose largement sur notre attention et sur le temps passé sur leurs plateformes. Nous ne pouvons donc pas simplement compter sur leur bonne volonté pour fixer eux-mêmes les règles censées protéger les mineurs. Face aux GAFAM, la puissance publique doit prendre ses responsabilités. C’est ce que fait le gouvernement fédéral, en portant des mesures pour mieux protéger les mineurs dans l’univers numérique. C’est également ce que je défends, comme député européen, au Parlement européen : des règles fortes, contraignantes et effectivement contrôlées, plutôt que des engagements volontaires et des outils de protection que presque personne n’utilise. Nos enfants ont droit au numérique. Mais ils ont surtout droit à un numérique qui ne les expose pas à des mécanismes conçus pour capter toujours davantage leur attention. Il est plus que temps de reprendre la main. La protection de nos enfants doit passer avant les intérêts économiques des géants de la tech.

> L’Allemagne commence-t-elle enfin à ouvrir les yeux ? Depuis des mois, nous le disons : la Chine n’est plus seulement un partenaire commercial. C’est un concurrent qui, avec ses surcapacités et ses subventions massives, menace directement notre industrie européenne, de manière déloyale.
Je ne cesse de le répéter au Parlement européen : arrêtons de regarder le monde comme il était. Regardons-le comme il est. Arrêtons d'être naïfs. Protégeons nos industries. Cette semaine, le chancelier allemand a laissé entendre que son pays est prêt à adopter une attitude plus ferme vis-à-vis de la Chine.
Enfin. Le réveil reste toutefois difficile : «Nous reconnaissons que l’industrie allemande a apparemment changé de position en ce qui concerne les déséquilibres commerciaux mondiaux» (F. Merz).
Mais ce changement de position doit être perçu comme un premier signal encourageant. Ne relâchons pas la pression!

> La population a besoin d'une réponse forte et rapide. Notre capitale vient de connaitre 6 fusillades en l'espace de quelques jours. Un commissariat de police a été visé. Des enfants ont été témoins de cette violence. Quand l'Etat est attaqué, il doit répondre. Avec fermeté. Fini les querelles politiques. Les Bruxellois et Bruxelloises ne demandent pas qui a tort ou qui a raison, ils veulent que cela s’arrête. Toutes les forces politiques doivent s'unir pour libérer nos villes des violences liées au narcotrafic. Tolérance zéro.

> Cette semaine, le Parlement européen célèbre l'indépendance de l'Ukraine et réaffirme sa solidarité avec les Ukrainiens. L'invasion illégale de la Russie n'est pas seulement une attaque contre l'intégrité territoriale de l'Ukraine, mais contre les valeurs fondamentales en lesquelles nous croyons.

> Je condamne avec la plus grande fermeté les tirs qui ont visé un commissariat à Anderlecht. S’attaquer à nos forces de l’ordre, c’est s’attaquer à celles et ceux qui, chaque jour, assurent notre sécurité et protègent l’État de droit. Soutien total aux policiers visés et à l’ensemble de nos forces de l’ordre. Face au crime organisé et à ceux qui cherchent à les intimider, nous ne céderons rien. Les auteurs doivent être identifiés, poursuivis et sanctionnés avec la plus grande sévérité.

 

♦ DéFI 
François de Smet (député)

> Le parquet national financier sera, sans doute, la réalisation la plus importante et peut-être la seule réellement utile du gouvernement Arizona... ... et pourtant elle vient du programme de DéFI. Personne d'autre que nous ne défendait cette idée aux élections de 2024. Pourtant, il y a encore du travail. La version "Arizona" actuelle, qui sera débattue au Parlement, n'est pas encore mûre, comme en attestent les avis du Conseil d'Etat et du Conseil Supérieur de Justice. Critique essentielle: contrairement à ce qui avait été annoncé, ce parquet ne sera pas réellement indépendant. J'ai déposé et déposerai encore une série d'amendements pour faire en sorte que ce projet soit amélioré. Si nous voulons réellement mettre fin aux fusillades et au narcotrafic, à Bruxelles ou ailleurs, nous devons frapper les têtes, démanteler les réseaux et confisquer l'argent. La réussite de ce parquet doit donc transcender les oppositions.

> Echange jeudi dernier avec le ministre de l'Intérieur sur les incendies dans les Fagnes. J'ai rappelé les propos du même ministre en avril dernier, il y a quatre mois à peine, en commission: il estimait alors que l'investissement dans des moyens aériens de lutte contre le feu ne se justifiait pas. Le réel nous montre le contraire: à part deux hélicoptères de la police fédérale dont ce n'est pas la fonction, tous les moyens aériens sont venus du privé ou de l'étranger. Que se passera-t-il demain si nos voisins doivent lutter contre leurs propres catastrophes et que nous avons besoin de leur aide ? Les Pays-Bas disposent d'hélicoptères anti-feu qui coûtent un peu plus de la moitié d'un F-35. Renoncer à quelques F-35 pour se doter d'une capacité anti-feu digne de ce nom serait de bon sens. Car les incendies, eux, ne se font pas arrêter par des armes de dissuasion.

> Comme durant la campagne électorale, le MR tente de faire croire que la police, la justice et la lutte contre le narcotrafic seraient devenus à Bruxelles (et rien qu'à Bruxelles, bien évidemment) une compétence régionale, et de blâmer les autres pour expliquer son échec à mettre fin aux fusillades, en record depuis l'Arizona. Non: la criminalité organisée est d'abord du ressort de la police judiciaire fédérale. Et on peut blâmer les autorités locales tant qu'on voudra: ce qui fait prospérer fusillades et trafic, ce sont d'abord ces réseaux qui bénéficient du port d'Anvers comme passoire géante de cocaïne, et font de Bruxelles leur plateforme de distribution. On peut arrêter les dealers et autres petites mains à la pelle; ils sont indéfiniment remplaçables. Ce sont les têtes, les réseaux et l'argent qu'il faut cibler. Plutôt que de placer de l'énergie dans une fusion de zones absurde qui va encore empirer la situation en éloignant les policiers des quartiers, il est temps de se mettre à niveau face à des criminels qui, en attaquant un commissariat, envoient clairement le message: ce gouvernement ne nous fait pas peur.

> Attaquer délibérément un commissariat de police vise à envoyer un message simple: «Nous, narcotrafiquants, n'avons pas peur de l'Etat». Il est vraiment temps que le gouvernement prenne la mesure de la guerre qui est en train de se livrer.

 

● Italie 
♦ Azione 
Carlo Calenda (secrétaire général) 

> L'Italie n'enverra pas d'armes, pas même de défense aérienne, à l'Ukraine. Elle enverra des générateurs. Tout cela parce que Meloni craint Vannacci et les difficultés de la Ligue. Forza Italia reste muette, comme toujours. Les pays européens et le Royaume-Uni, en revanche, confirment leur soutien, qui dépasse déjà largement le nôtre. J'ai honte d'un gouvernement si lâche qu'il est incapable de tenir bon sur les questions fondamentales, qu'il préfère satisfaire deux pro-Russes et continuer à patauger. Derrière les appels incessants aux valeurs, à l'honneur, aux paroles et au courage, il n'y a rien. Les âmes mortes de la droite flottent aux côtés de celles de la gauche, muettes, loin de l'histoire et de la grandeur de la lutte pour la liberté et l'indépendance. Honte à vous ! Nous nous battrons pour ce que nous pouvons lors des élections afin d'empêcher cette dérive lâche qui nous éloigne de notre destin d'Européens et d'hommes libres.

> En renonçant à son soutien militaire à Kiev, l'Italie commet la plus grave erreur historique depuis l'après-guerre. Tout cela est dû aux craintes de Meloni envers Vannacci et Salvini. C'est extrêmement grave. Plus grave encore, personne, ni à droite ni à gauche, n'a la volonté ou le courage de dire la vérité : certains par intérêt personnel, d'autres par peur de l'impopularité. Nous continuerons à le faire. Et chaque fois que vous me direz : « Vous voulez nous entraîner dans la guerre », je répondrai toujours de la même manière : c'est exactement le contraire, car ce sont ceux qui paraissent faibles et isolés qui finissent par faire la guerre. Ceux qui sont forts et capables de se défendre n'y sont pas. Vive l'Europe fédérale !

> Je considère cette décision de l'Italie comme extrêmement grave, tant d'un point de vue stratégique que pour le positionnement du pays dans la construction de l'OTAN européenne dont nous avons besoin. C'est une nouvelle preuve du manque de courage du gouvernement italien – et Meloni le sait parfaitement –, un manque de courage qui n'a rien à voir avec l'envoi de troupes en Ukraine, mais avec le renforcement de la coopération militaire nécessaire pour rendre l'Europe de plus en plus indépendante et autonome vis-à-vis des États-Unis. C'est une position que Azione condamne avec la plus grande fermeté : construire une Europe fédérale et unie, capable de se défendre, est notre seule alternative à la colonisation.

> Vannacci est un fasciste déclaré et porte-parole de Poutine depuis de nombreuses années. Son intégration à une coalition électorale et gouvernementale exigerait une réaction extraordinaire et coordonnée de toutes les forces politiques démocratiques. Azione ne se déroberait certainement pas.

> La seule chose qui compte, c'est la construction d'une Europe fédérale dans les plus brefs délais, afin que nos enfants ne vivent pas dans des colonies soumises aux nouveaux grands empires.

> Il y a deux jours, le directeur de la CIA s'est rendu à Moscou pour avertir Poutine : s'il attaque un pays de l'OTAN, l'Amérique ne restera pas les bras croisés. La mer Noire est fermée. Les céréales ukrainiennes sont bloquées. La chaîne d'approvisionnement en diesel est en crise, et avec elle, toute l'agro-industrie. Pour la première fois, les réserves d'or dépassent les réserves de dollars. Et de quoi parle-t-on ? De la culture woke, du patriarcat méditerranéen, des trois migrants arrivés à Ceuta, ou de la façon dont les autres devraient ou ne devraient pas vivre. Il est temps de dire stop. La politique-spectacle doit cesser. Revenons aux choses sérieuses. Avec des chiffres, du pragmatisme et du bon sens.

> La situation économique et politique internationale n'a jamais été aussi dangereuse depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Poutine est de plus en plus proche d'une escalade des tensions avec l'Ukraine et les pays de l'OTAN. La situation au Moyen-Orient est totalement hors de contrôle. Le blocus d'Ormuz et de la mer Noire fait flamber les prix du diesel et des céréales, avec de lourdes répercussions sur l'inflation et les salaires. Parallèlement, les actions américaines, qui soutiennent le système financier international, sont soumises à une forte pression, et les investissements dans l'IA prennent l'apparence d'une bulle. Voilà à quoi nous sommes confrontés. Raconter des histoires différentes ou nous bercer d'illusions en pensant que nous pouvons continuer à parler de politique progressiste, de primaires ou de CEUTA est dangereux et insensé. Nous avons besoin que la droite et la gauche prennent conscience du caractère exceptionnel de cette situation, mettent de côté leurs divergences et entament un dialogue. Les élections sont et resteront le cadet de nos soucis. La musique s'arrête. Meloni doit se rendre immédiatement au Parlement et exposer clairement comment elle entend relever les défis auxquels nous sommes confrontés.

> Pour réduire de manière structurelle et concrète les taxes d'accise sur les carburants, Azione a proposé de rééquilibrer celles sur le tabac, les spiritueux et les jeux de hasard, qui figurent parmi les plus basses d'Europe. Afin de réduire structurellement les coûts de l'énergie, nous avons demandé la mise en appel d'offres pour les concessions hydroélectriques et la révision des rémunérations figurant sur les factures de Terna et d'Enel Distribuzione. Si ces deux mesures de bon sens ne sont pas appliquées, c'est en raison de l'emprise considérable que les monopoles publics et les grands producteurs de tabac, entre autres, exercent sur la politique italienne. Fin de l'histoire. Le reste n'est que du théâtre.

> Aujourd'hui, nous célébrons l'indépendance de l'Ukraine, acquise il y a 35 ans après des décennies d'oppression soviétique. Aujourd'hui encore, après plus de quatre ans de guerre et d'invasion, et douze ans depuis l'occupation de la Crimée, les Ukrainiens nous montrent, ainsi qu'au monde entier, que seul le courage préserve la liberté. Honneur à ceux qui se battent pour leur destin, à ceux qui savent défendre leur terre, à ceux qui ne se rendent pas à l'envahisseur. Déshonneur à ceux qui, même chez eux, raillent, attaquent et soutiennent le dictateur fasciste Poutine. Les Ukrainiens seront libres car ils savent ce que signifie vivre sous le joug impérialiste, et s'en libérer est leur aspiration la plus profonde. Ils feront tout pour y parvenir. Slava Ukraïni.

> Un discours remarquable, empreint de sérieux, de fierté et de concret, de la part de Carney [Premier ministre canadien]. Tandis qu'ici la gauche s'exprime sur le « woke » et la droite sur le rapport, partout dans le monde, des îlots de courage démocratique libéral résistent fermement aux dictateurs et à ceux qui aspirent à le devenir. Reconstruisons en Italie un espace politique de sérieux, de force et de compétence, afin de combler le vide laissé par le populisme de droite comme de gauche.

 

♦ Spazio pubblico 
Pina Picierno (leader)

> Andy Burnham a comparé la résistance ukrainienne face à la Russie à la lutte de la Grande-Bretagne contre l'Allemagne nazie et a fourni à Zelensky des informations déclassifiées lui permettant de développer indépendamment des missiles à longue portée capables de frapper en profondeur le territoire ennemi russe. La gauche, avec la lucidité et l'engagement nécessaires. Sans le jargon politique confus et lâche que nous sommes contraints de subir de la part de nos propres camps.

> En ce 35e anniversaire de l'indépendance de l'Ukraine, les couleurs bleu et jaune brillent plus que jamais, reflétant le courage des Ukrainiens qui défendent chaque jour la liberté et la sécurité de tous les Européens. Depuis des décennies, le peuple ukrainien défend sa liberté, son indépendance et son identité linguistique, culturelle et historique : hier contre la répression soviétique et la russification, aujourd'hui contre l'agression impérialiste de la Russie de Poutine. L'Ukraine se bat pour son droit à l'existence, pour choisir son propre avenir et pour être pleinement européenne. C'est pourquoi nous ne pouvons nous contenter de la solidarité. Nous devons défendre les Ukrainiens sans hésiter, car défendre l'Ukraine, c'est défendre le droit de chaque peuple à la liberté, à la souveraineté et à l'autodétermination. La Russie doit répondre de la guerre qu'elle a déclenchée, des crimes qu'elle a commis et des ravages qu'elle a causés. Il n'y aura pas de paix juste sans une Ukraine libre, souveraine et indépendante. Et il n'y aura pas de véritable sécurité européenne sans l'Ukraine.

 

● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)

> L'une des missions les plus importantes de ce gouvernement est d'assurer la sécurité des Pays-Bas. Or, face à des menaces sans précédent, il s'agit d'un défi de taille. Afin de doter les services de renseignement et de sécurité des capacités nécessaires, nous mettons en place une nouvelle loi : la loi sur la protection de la sécurité nationale par les services de renseignement et de sécurité. Cette loi nous permettra de garantir que les services puissent accomplir leur mission de la manière la plus efficace possible. 

> Construire l'avenir de l'Europe avec détermination : telle est notre mission. Cet après-midi, j'ai participé en ligne à une réunion inspirante avec des collègues européens partageant les mêmes idées, au sujet d'un budget pluriannuel européen moderne et ambitieux. Les défis qui nous entourent sont considérables, mais c'est précisément maintenant que nous devons investir avec conviction dans ce qui nous fait véritablement progresser, nous et l'Europe : une économie innovante et verte, une politique d'asile humaine et efficace, et notre sécurité partagée. Le monde évolue rapidement, ce qui nous offre l'opportunité de rendre l'Europe plus forte, plus agile et plus durable. Cela exige un budget intelligent et maîtrisé, où chaque euro est consacré aux priorités de demain. Bien entendu, nous veillons à ce que le budget soit d'une taille acceptable et que la répartition des fonds soit équitable, mais notre objectif à long terme demeure inchangé. Dans les mois à venir, nous aborderons les négociations avec une confiance totale. Notre objectif est clair : un excellent accord pour une Europe forte, sûre et prospère.

> Quel meilleur endroit pour célébrer la rentrée universitaire que la région d'Arnhem-Nimègue, où j'ai moi-même passé plusieurs années pendant et après mes études ? À l'Université des Sciences Appliquées HAN, j'ai évoqué l'importance d'une formation de qualité, l'adéquation des cursus aux besoins du marché du travail et la nécessité de l'innovation et de la collaboration, afin que chaque établissement d'enseignement n'ait pas à réinventer la roue. Face au vieillissement de la population active, à la concurrence internationale et à un avenir géopolitique incertain, les Pays-Bas ne peuvent se permettre de rester les bras croisés. Ce n'est pas sans raison que le gouvernement investit 600 millions d'euros dans l'enseignement supérieur, la recherche et la science. Dans ce cadre, nous devons nous concentrer sur les thématiques qui font véritablement progresser les Pays-Bas, telles que la numérisation et l'intelligence artificielle, la résilience économique et les technologies climatiques. Mais surtout, la vie étudiante, c'est faire de nouvelles rencontres, découvrir ses talents et persévérer face aux difficultés. Ces leçons m'ont en partie conduit là où je suis aujourd'hui, et je souhaite la même chose à tous les étudiants néerlandais. Je souhaite à tous bonne chance et beaucoup de plaisir ! Faisons de cette année universitaire une année fantastique ensemble !

> Le soutien à l'Ukraine et la pression exercée sur la Russie portent leurs fruits. Cela renforce notre détermination à continuer de soutenir l'Ukraine. C'est le cœur de nos discussions d'aujourd'hui, jour où l'Ukraine célèbre son indépendance, avec nos partenaires internationaux de la Coalition des volontaires et le président Zelensky. En tant que membre de la Coalition antimissile balistique, les Pays-Bas contribuent à une défense aérienne robuste. Ceci est indispensable, car ces dernières semaines, la Russie a intensifié ses attaques balistiques contre l'Ukraine. Nous protégeons ainsi les infrastructures énergétiques et hydrauliques du pays ; à l'approche de l'hiver, c'est une priorité. Nous avons également évoqué l'importance pour l'Ukraine de poursuivre la mise en œuvre de réformes cruciales et d'intensifier la lutte contre la corruption. Nous n'abandonnerons pas l'Ukraine ; ni maintenant, ni jamais. Slavia Ukraine.

 

● Pologne
♦ Polska 2050
> Notre politique de sécurité ne sera pas dictée par le Kremlin. Par conséquent, une participation pleine et entière au partage nucléaire est dans notre intérêt.

> Un autre projet de loi, Polska 2050, est entré en vigueur ! Le Président a signé la loi qui confère aux chiens de sauvetage des sapeurs-pompiers volontaires (OSP) une place claire dans la loi : des normes communes de formation et d’examen avec le Service national d’incendie et de secours (PSP), et une base de coopération avec d’autres services. Et nous continuons à faire notre part : nous sommes à l’écoute des citoyens et nous proposons une législation efficace.

> La sécurité des enfants avant les intérêts des géants du numérique. Un grand OUI à la limitation de l'accès aux réseaux sociaux !

> Le président a protégé le marché des cryptomonnaies de toute surveillance à trois reprises. Il ne protège plus le public contre les pertes. La Coalition du 15 octobre a déposé à trois reprises une proposition de loi transposant la réglementation européenne MiCA. Celle-ci visait à renforcer la sécurité des échanges de cryptomonnaies et à compliquer la tâche des fraudeurs. Karol Nawrocki y a opposé son veto à chaque fois. Parallèlement, le scandale Zondacrypto continue de s'étendre et de plus en plus d'indices pointent vers la droite polonaise.

> Le salarié moyen est imposé à un taux de 32 %, tandis que les grandes entreprises continuent de bénéficier d'avantages fiscaux. Où est la justice là-dedans ? Absolument nulle part ! C'est pourquoi le programme Polska 2050 propose des réformes concrètes : un relèvement du second seuil d'imposition, une simplification du système d'imposition forfaitaire et une fiscalité plus équitable pour les plus grandes entreprises.

> La violence ne devient pas un divertissement simplement parce qu'on allume une caméra. Et nuire aux personnes ou aux animaux ne devrait pas être un moyen de gagner de l'argent ou d'accroître son audience. De nouvelles réglementations sont déjà en vigueur. Diffuser, à des fins lucratives ou personnelles, des contenus montrant des crimes contre des personnes, des actes de violence illégaux envers des animaux ou des traitements dégradants envers autrui, même avec son consentement, constitue un délit. Le « patostreaming » est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de prison, et jusqu'à cinq ans si les images mettent en scène un mineur. Fini l'impunité pour la simple recherche d'audience.

> Mentzen et Braun sont visiblement euphoriques. L'AfD met en œuvre son idéal politique : affaiblir l'Europe. Libre circulation pour les citoyens des États membres, transports et commerce plus efficaces. Pour l'extrême droite, c'est un problème, pas une réussite. Et après ? Abandonner une Ukraine en difficulté et renouer avec la Russie ? Le Kremlin apprécie ce genre de « patriotes ».

 

Katarzyna Pełczyńska (présidente)
> Voilà encore un petit problème de plus à régler. Protégeons les Polonais de Meta. Protégeons-les des arnaques. Mais protégeons aussi les enfants – de la dépendance et des conséquences désastreuses des plateformes de Meta sur le développement psychologique des jeunes. Le problème est immense. Les algorithmes sont conçus pour créer une dépendance – comme une drogue, littéralement. Jusqu'à 71 % des jeunes se sentent dépendants de leur téléphone portable (Youth Diagnosis 2026). Les enfants qui passent plus de trois heures par jour sur les réseaux sociaux ont deux fois plus de risques de souffrir de troubles mentaux. Et un élève de primaire passe en moyenne plus de quatre heures par jour sur les réseaux sociaux (Rapport NASK). De nombreux pays ont déjà réagi. L'Australie a interdit l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, et d'autres initiatives sont en cours en Europe et en Asie. Un accord vient d'être conclu aux États-Unis, dans lequel Meta s'est engagée à mettre en place de nouvelles mesures de protection pour les jeunes utilisateurs de Facebook et Instagram. Il est temps pour la Pologne de passer à l'étape suivante. Après une école sans smartphones, il est temps d'interdire les réseaux sociaux aux enfants polonais.

 

♦ Unia Centrum
Paulina Hennig-Kloska (présidente)
> Le budget de l'année prochaine doit tenir ses promesses sans falsification. Une réduction de 3 600 PLN par personne et par an, pour un couple marié déclarant conjointement, représente un gain de 7 200 PLN et pourrait constituer un allègement fiscal important pour de nombreuses familles. Le Centrum Club soumettra des amendements à ce sujet. L'une de mes principales revendications est la mise en œuvre définitive de l'indexation des tranches d'imposition.

 

● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)

> La fête nationale de la République de Moldavie a été une excellente occasion de nous retrouver et de réaffirmer les liens étroits qui unissent la Roumanie et la République de Moldavie. Cette journée a été placée sous le signe des peuples, de l'amitié entre nos deux pays et de notre engagement pour une intégration européenne. La visite a débuté à Cahul, où nous avons découvert une ville chargée d'histoire et constaté les investissements de la Roumanie dans les infrastructures culturelles et éducatives locales. À Chișinău, nous avons célébré le 35e anniversaire de l'indépendance de la République de Moldavie, en compagnie de la présidente Maia Sandu et du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et leur avons exprimé notre plein soutien à leur intégration européenne. Les discussions bilatérales ont porté sur le renforcement de la sécurité énergétique, la résilience face aux menaces hybrides et la mise en œuvre de mesures concrètes pour relever les défis dans les espaces aérien et maritime. Nous avons également tenu une réunion trilatérale dans le cadre du Triangle d'Odessa, avec Volodymyr Zelensky, au cours de laquelle nous avons souligné notre engagement commun envers l'indépendance de l'Ukraine et la construction d'une région plus sûre et plus européenne.

> J'ai eu aujourd'hui à Chișinău une réunion trilatérale substantielle et constructive avec la Présidente de la République de Moldavie, Maia Sandu, et le Président de l'Ukraine, Volodymyr Zelensky. Le format de coopération du Triangle d'Odessa entre la Roumanie, la République de Moldavie et l'Ukraine est plus pertinent que jamais et renforce la sécurité régionale et les projets communs qui apportent des avantages concrets à nos citoyens dans les domaines de l'interconnexion énergétique, des infrastructures et de l'intégration européenne. La Roumanie a développé des partenariats stratégiques avec la République de Moldavie et l'Ukraine, et nous continuerons à œuvrer ensemble au renforcement de la sécurité et de la résilience de la région de la mer Noire et de l'Europe du Sud-Est. Au cours de cette réunion, nous avons réaffirmé notre soutien à l'indépendance, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine. En tant que pays voisins, la Roumanie et la République de Moldavie sont fortement exposées aux conséquences complexes de la guerre, et nous travaillons ensemble pour contrer le large éventail de risques et de menaces. Nous soutenons une paix juste et durable et nous collaborerons étroitement à la reconstruction de l'Ukraine. Nous avons également évoqué la voie européenne de la République de Moldavie et de l'Ukraine. La Roumanie soutiendra activement l'ouverture rapide de tous les groupes de négociation en suspens, tant avec la République de Moldavie qu'avec l'Ukraine, sur la base du principe d'adhésion au mérite. Ensemble, la Roumanie, la République de Moldavie et l'Ukraine sont plus fortes. Par le dialogue et la coopération, nous pouvons atteindre nos objectifs communs et bâtir une région plus sûre, plus résiliente et plus européenne.

> A Chișinău, je me suis entretenu avec la Présidente Maia Sandu au sujet des priorités de l'agenda bilatéral et des questions d'actualité aux niveaux européen et international. À cette occasion, j'ai adressé mes félicitations à la Présidente Maia Sandu et aux citoyens de la République de Moldavie à l'occasion de la fête nationale, et leur ai formulé des vœux de paix, de prospérité et de sécurité au sein de la famille européenne. Notre rencontre d'aujourd'hui témoigne une fois de plus de la proximité qui unit la Roumanie et la République de Moldavie et de la relation privilégiée qui nous unit, fondée sur une histoire, une langue, une culture et des traditions communes. J'ai adressé des paroles d'encouragement à la République de Moldavie pour les progrès accomplis dans le processus d'intégration européenne, qui ont une fois de plus démontré une mobilisation politique, administrative et citoyenne exemplaire en faveur de la mise en œuvre de la législation européenne et des réformes nécessaires. Les réformes doivent se poursuivre à un rythme soutenu, à tous les niveaux, et la Roumanie restera à nos côtés, offrant son expertise technique et son soutien diplomatique afin d'accélérer le processus d'intégration européenne. Nous avons également abordé la question de la sécurité énergétique et des projets d'interconnexion. Nous partageons un engagement fort à poursuivre nos efforts dans ce domaine. Nous avons également abordé aujourd'hui les thèmes de la résilience, de la lutte contre la désinformation et les menaces hybrides, ainsi que la nécessité de contrer les pressions exercées par la Russie. Parmi ces sujets, la violation de l'espace aérien par des drones russes constitue un défi constant pour nos autorités et nous allons renforcer notre coopération dans ce domaine.

> Nous avons promulgué une loi importante qui corrige une injustice résultant de l'application du régime de TVA et vient en aide aux contribuables concernés. La loi vise en premier lieu les contribuables dont le numéro de TVA a été annulé et qui, bien qu'ils n'aient pas facturé séparément ni collecté la TVA auprès de leurs clients, se sont vu ultérieurement imposer rétroactivement, par voie de décision fiscale, des obligations de TVA, majorées d'intérêts et de pénalités. Pour nombre d'entreprises concernées, l'accumulation de ces obligations pour les exercices fiscaux précédents a engendré une charge financière considérable, avec des répercussions négatives directes sur leur activité. La loi remédie à cette situation en annulant les principales obligations fiscales et les obligations accessoires y afférentes dans les cas expressément prévus par la loi. Elle couvre aussi bien les obligations déjà établies par décision fiscale que les situations où la décision a été rendue mais pas encore notifiée, ainsi que celles où l'administration fiscale n'a pas encore rendu de décision pour les périodes concernées. Il est important de souligner qu'il ne s'agit pas d'une annulation générale et inconditionnelle des obligations de TVA. La loi ne s'applique pas aux opérations pour lesquelles le contribuable a facturé ou facturé la TVA séparément, ou a perçu, en tout ou en partie, la TVA auprès des bénéficiaires. Lorsque la TVA a été facturée séparément ou effectivement perçue auprès des clients, l'obligation fiscale demeure. L'annulation des obligations visées par la loi est effectuée d'office par l'administration fiscale. Les contribuables ayant payé les montants fixés par les décisions fiscales relevant de la présente loi pourront en demander le remboursement. Ainsi, la mesure a également des effets pour ceux qui ont déjà rempli leurs obligations fiscales, évitant ainsi qu'ils ne soient désavantagés par rapport aux contribuables dont les obligations ne sont pas encore éteintes. Cette loi supprime, dans les situations expressément prévues, les conséquences patrimoniales disproportionnées et libère des ressources qui resteront investies dans l'activité des entreprises. Il s'agit d'une mesure visant à un traitement fiscal plus juste et plus prévisible, sans pour autant exonérer de paiement la TVA effectivement facturée séparément ou perçue auprès des bénéficiaires. L'ANAF dispose de 30 jours à compter de l'entrée en vigueur de la loi pour approuver la procédure d'application. Un système fiscal équitable exige à la fois le respect des obligations des contribuables et la capacité de l'État à corriger les situations où l'application des règles fiscales produit des effets disproportionnés.

 

● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)

> Le 13 septembre, vous pouvez voter pour un parti qui ne trahira jamais les droits des femmes. Votez pour les Libéraux.

> L'antisémitisme est partout. Aujourd'hui, il est courant de se moquer des Juifs ou d'affirmer que quiconque prend ses distances avec l'antisémitisme est à la solde des Juifs ou d'Israël. J'éprouve de la compassion et de la détermination pour tous les Juifs qui y sont confrontés quotidiennement. Les Libéraux souhaitent sensibiliser le public à la lutte contre l'antisémitisme et instaurer des sanctions plus sévères pour les auteurs d'actes antisémites. La Suède n'est pas aujourd'hui un pays où les Juifs ont les mêmes possibilités que les autres de vivre librement, ouvertement et en toute sécurité. Mais cela changera.

> Les classes sont beaucoup trop chargées. Les enseignants n'ont tout simplement pas le temps de répondre à chaque enfant qui lève la main et les cours sont trop chaotiques. Aujourd'hui, seulement la moitié des élèves parviennent à se concentrer et une majorité d'enseignants tirent la sonnette d'alarme face à ces classes surchargées. Les municipalités sociales-démocrates et les propriétaires d'écoles privées peu scrupuleux peuvent, avec la réglementation actuelle, entasser davantage d'élèves dans une même classe pour faire des économies. Ce n'est pas acceptable. Les Libéraux souhaitent des classes de 20 élèves maximum et nous commençons aujourd'hui à concrétiser cette promesse électorale en nommant une commission d'enquête chargée de réglementer la taille des classes. Des classes plus petites permettront aux enseignants d'avoir plus de temps pour aider les élèves, ce qui se traduira par des cours plus sereins. Mais pour que cela devienne réalité, vous devez voter pour les Libéraux le 13 septembre. Nous pourrons alors poursuivre notre travail pour instaurer la paix et la tranquillité dans les écoles, un travail qui risque d'être interrompu si nous avons un gouvernement de gauche.

 


Présidentielle 2027. Sondage Elabe: Attal pas au second tour / Glucksmann en hausse / Mélenchon en baisse / Duel Philippe-Le Pen au second tour / Le Pen élue


Selon la deuxième vague du sondage Elabe pour La Tribune et BFMTV, Gabriel Attal obtient, selon le cas de figure le plus probable, 12% des intentions de vote s’il était le candidat unique de l’actuelle majorité présidentielle au premier tour (Edouard Philippe obtient, selon le cas de figure le plus probable, 17% si c’était lui le candidat unique).

Attal ne serait pas qualifié pour le second tour, devancé par Mélenchon et Glucksmann, tous deux à 14%.

En revanche, Philippe serait au second tour

S’il est qualifié pour le second tour, Attal serait battu par Le Pen (43%-57%).

Cette dernière serait élue quel que soit le cas de figure.

 

► Résultat du premier tour selon les personnalités sélectionnées et les 6 cas de figure retenus par Elabe
● Cas de figure 1 (avec Edouard Philippe)
- Nathalie Arthaud : 1,5% (+0,5)
- Fabien Roussel : 3% (+0,5)
- Jean-Luc Mélenchon : 14% (-2)
- Marine Tondelier : 3,5% (=)
- Raphaël Glucksmann : 11,5% (+1)
- Edouard Philippe: 17% (+0,5)
- Dominique de Villepin: 2% (-0,5)
- Bruno Retailleau: 6,5% (-1,5)
- Nicolas Dupont-Aignan: 3% (+1,5)
- Marine Le Pen: 34% (-1)
- Eric Zemmour: 4% (+1)

● Cas de figure 2 (avec Gabriel Attal)
- Nathalie Arthaud : 1,5% (=)
- Fabien Roussel : 3% (+0,5)
- Jean-Luc Mélenchon : 14% (-0,5)
- Marine Tondelier : 3% (-0,5)
- Raphaël Glucksmann : 14% (+3)
- Gabriel Attal: 12% (-1,5)
- Dominique de Villepin: 2,5% (-1)
- Bruno Retailleau: 9,5% (-1,5)
- Nicolas Dupont-Aignan: 2% (+0,5)
- Marine Le Pen: 34,5% (+0,5)
- Eric Zemmour: 4% (+0,5)

● Cas de figure 3 (avec Edouard Philippe, François Hollande et David Lisnard / non testé auparavant)
- Nathalie Arthaud : 2%
- Fabien Roussel : 3,5%
- Jean-Luc Mélenchon : 14%
- Marine Tondelier : 4%
- François Hollande: 7,5%
- Edouard Philippe: 19,5%
- Bruno Retailleau: 6%
- David Lisnard : 3%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2,5%
- Marine Le Pen: 34%
- Eric Zemmour: 4%

● Cas de figure 4 (avec Gabriel Attal, François Ruffin, François Hollande et David Lisnard / Non-testé auparavant)
- Nathalie Arthaud : 1,5%
- Fabien Roussel : 4%
- Jean-Luc Mélenchon : 14%
- François Ruffin : 6%
- François Hollande: 8%
- Gabriel Attal: 12,5%
- Bruno Retailleau: 9%
- David Lisnard : 3,5%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2,5%
- Marine Le Pen: 34,5%
- Eric Zemmour: 4,5%

● Cas de figure 5 (avec Edouard Philippe et Olivier Faure / Non-testé auparavant)

- Nathalie Arthaud : 1,5%
- Fabien Roussel : 4,5%
- Jean-Luc Mélenchon : 14,5%
- Marine Tondelier : 4%
- Olivier Faure: 3,5%
- Edouard Philippe: 20,5%
- Dominique de Villepin: 2,5%
- Bruno Retailleau: 7%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2,5%
- Marine Le Pen: 35,5%
- Eric Zemmour: 4%

● Cas de figure 6 (avec Edouard Philippe et Gabriel Attal / Non-testé auparavant)

- Nathalie Arthaud : 1,5%
- Fabien Roussel : 3%
- Jean-Luc Mélenchon : 14,5%
- Raphaël Glucksmann : 12,5%
- Gabriel Attal : 6,5%
- Edouard Philippe: 14,5%
- Bruno Retailleau: 7%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2,5%
- Marine Le Pen: 34%
- Eric Zemmour: 4%

 

► Résultat du second tour selon les personnalités sélectionnées et les cas de figure retenus par Elabe
- Marine Le Pen-Edouard Philippe : 52,5% (+0,5) – 47,5% (-0,5)
- Marine Le Pen-Gabriel Attal : 57% (+1) - 43% (-1)
- Marine Le Pen-Jean-Luc Mélenchon : 69,5% (+2) - 30,5% (-2)
- Marine Le Pen-Bruno Retailleau: 56%-44%
- Marine Le Pen-Raphaël Glucksmann : 57% (-1,5) - 43% (-1,5)

 

(Sondage réalisé par internet du 26 au 28 août 2026 auprès d’un échantillon de 1378 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur selon l’institut entre 1,4 et 3,1 points)

 

 


La Quotidienne centriste du 29 août 2026. Ceux qui affirment que la France peut être indépendante du monde qui l’entoure sont ceux qui la rendent encore plus dépendante de celui-ci


Les nationalistes, les populistes et les démagogues, souvent aux extrêmes politiques, sont ceux qui font croire au bon peuple que leur pays peut vivre sans problème en dehors du monde qui l’entoure et qu’il peut mener la politique qu’il veut notamment en matière économique et sociale, plus, qu’il vivra mieux en autarcie.

Du coup, comme c’est le cas de LFI et du RN en France, ils peuvent promettre tout et n’importe quoi comme de revenir à la retraite à 60 ans, d’augmenter considérablement le SMIC, d’alourdir les impôts des entreprises, de mettre la durée du travail à 25 heures par semaine ou de ne pas rembourser sa dette, exemples parmi tant d’autres de leurs promesses électorales, surtout électoralistes, que l'on entend en cette période de pré-campagne présidentielle.

En assurant que les Français sont maîtres chez eux et n’ont de compte à rendre à personne d’autre qu’à eux-mêmes, qu’ils peuvent vivre dans une sorte de citadelle imprenable et en totale sécurité, ils mènent le pays à la catastrophe.

Et, à l’inverse de ce qu’ils affirment, si leurs promesses étaient tenues, elles mettraient la France dans une dépendance encore plus forte par rapport au monde extérieur.

En réalité, la manière d’être le plus libre possible, c’est-à-dire de pouvoir mener des politiques les plus souveraines possibles est justement de se confronter au monde extérieur et de peser le plus possible sur celui-ci afin qu’il ait le moins de prise sur les décisions politiques prises.

Aucun pays n’a jamais pu vivre en dehors du monde, surtout dans l’ère moderne, pas même les grandes puissances.

Et la dernière fois que la France a cru pouvoir le faire, lorsque François Mitterrand devint président en 1981, la réalité la rattrapa bien vite et, surtout, afin d’éviter l’écroulement qui apparaissait à l’horizon, elle dut mettre en place une politique de rigueur extrême.

Retenter l’expérience serait désastreux.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Propos centristes. France – Protéger les enfants des réseaux sociaux / L’absence de Budget n’est pas soutenable / Pacte de stabilité pour les entreprises / Aider les familles monoparentales / Protéger Mayotte...


Voici une sélection, ce 29 août 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> Je vais être direct : il faut un budget. L'absence de budget nous mènerait à une incertitude politique et financière que nous ne saurions pas gérer.

> [Jean-Luc Mélenchon propose de geler la dette française] En plus d'être une faute morale, c'est une faute patriotique.

> [RN] Son héritage politique et moral, me semble-t-il, ne correspond pas à ce que je me fais comme idée des valeurs républicaines.

> Le gouvernement a dû affronter une motion de censure de LFI et des écologistes parce qu'il faisait chaud, rendez-vous compte.

> Jamais l'Ukraine ne nous a demandé de rentrer en guerre contre la Russie, ce que nous demande l'Ukraine c'est : du matériel et de l'intelligence pour tenir eux-mêmes leur propre ciel.

> [États-Unis] La France est un allié libre, allié mais non aligné.

> Ce déplacement à Mayotte ne s’achèvera pas avec mon départ. Chaque mois, mon directeur de cabinet réunira les ministères concernés pour suivre l’avancement des projets. Les 17 maires et le président du Département seront reçus à Matignon en novembre pour un grand point d’étape. Je reviendrai à Mayotte au début de 2027 pour rendre compte des avancées et prendre les prochains actes. La fin du quinquennat doit être utile à Mayotte. Chaque mois doit désormais compter.

> À Mayotte, l’égalité des droits doit avancer sans casser l’emploi. Les droits sociaux seront quasi intégralement alignés en 2031, cinq ans plus tôt que prévu, tandis que la convergence des cotisations sera étalée jusqu’en 2036. Dès cet automne, la prime d’activité augmentera pour plus de 1 200 ménages. Le code de la sécurité sociale s’appliquera pleinement en 2028. La convergence du RSA, du SMIC et de la quasi-totalité des prestations sera achevée en 2031. Dans le budget 2027, le soutien à plus de 3 000 entreprises mahoraises sera prolongé, pour un effort d’environ 40 millions d’euros. Une trajectoire claire : accélérer les droits, accompagner dans le temps l’économie mahoraise.

> À Mayotte, la question de l’eau reste une urgence du quotidien. Le territoire a besoin de 48 000 m³ chaque jour et n’en produit aujourd’hui que 37 000. Ce déficit impose encore des tours d’eau, alors même que les besoins continuent d’augmenter. La responsabilité de la gestion de l’eau revient aux communes et au syndicat Les Eaux de Mayotte.
L’État sera à leurs côtés pour accélérer les travaux et mobiliser les financements qui existent. Dès cet automne :
- de nouveaux forages seront réalisés.
- la lutte contre les fuites, qui représentent jusqu’à 9 000 m³, sera renforcée, notamment avec les jeunes militaires du RSMA.
- après l’installation de cuves dans 90 écoles, l’État financera des capacités de stockage pour 13 000 personnes vulnérables.
- le plafonnement du prix de l’eau en bouteille sera rétabli.
En parallèle, nous devons régler durablement le problème de la production : 10 000 m³ supplémentaires par jour avec l’usine de dessalement d’Ironi Bé au plus tard début 2028, puis une troisième retenue collinaire à Ourovéni. Au total, l’État mobilise 730 millions d’euros dans le plan Eau Mayotte. L’objectif est simple : augmenter la production et réduire progressivement les tours d’eau.

> Près de deux ans après le cyclone Chido, la reconstruction et le développement de Mayotte doivent accélérer, en particulier pour les équipements et les infrastructures publiques du quotidien. C’était l’objet des échanges de ce midi avec les maires et présidents d’intercommunalité : identifier, commune par commune, les projets suffisamment avancés pour engager les travaux et lever les blocages qui demeurent, notamment en matière d’ingénierie et de foncier. Pour y parvenir, les moyens de la préfecture seront considérablement renforcés et une plateforme d’ingénierie territoriale accompagnera directement les 17 communes. Surtout, pour permettre aux maires de lancer plus rapidement leurs chantiers, les avances versées par l’État passeront de 30 % à au moins 60 %. Les financements sont là. Ils doivent désormais se traduire, partout à Mayotte, par des réalisations concrètes.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> Le renforcement de la coopération franco-britannique relancée sur la lutte contre l’immigration irrégulière dans le Nord porte ses fruits. Nous enregistrons en France une baisse de 50% d’évènements en lien avec les traversées en 2026, et un taux de mise en échec passant de 57% à 64%. 284 trafiquants ont également été interpellés. Notre action commune, qui permet de démanteler des réseaux criminels et de sauver des vies, va être poursuivie pour consolider ces résultats encourageants : je salue la détermination des forces de sécurité intérieure qui interviennent quotidiennement sur le terrain dans des conditions difficiles.

> Je suis très heureux d’avoir reçu à Beauvau mon homologue qatarien, Cheikh Khalifa bin Hamad bin Khalifa Al Thani, accompagné d’une délégation de haut niveau. La coopération franco-qatarienne en matière de sécurité est d’une grande densité et nos échanges nous ont permis d’évoquer plusieurs axes de travail pour la développer et l’approfondir. Je me félicite des perspectives de coopération ouvertes par cette visite, tant pour nos forces de sécurité intérieure qu’en matière de protection civile. Au-delà, dans le contexte de crise que connaît la région, la France se tient résolument aux côtés de ses proches partenaires, notamment le Qatar.

> À Mayotte, l’État agit et renforce ses moyens.
Aux côtés du Premier ministre pendant deux jours, j’ai annoncé des mesures concrètes pour mieux lutter contre l’immigration clandestine et accélérer la reconstruction :
- 10 intercepteurs opérationnels d’ici la fin de l’année pour renforcer la surveillance et les interceptions en mer ;
- des effectifs supplémentaires pour le groupe d’appui opérationnel (GAO) de la Police aux frontières ;
- la nomination d’un sous-préfet dédié à l’accompagnement des projets de reconstruction, sous l’autorité du préfet.
Sur le terrain, j’ai voulu mesurer directement l’action de nos services : réunion de l’état-major de lutte contre l’immigration clandestine, rencontre avec les policiers du GAO et patrouille en mer à bord d’un intercepteur de la Gendarmerie nationale qui réalisent au quotidien des interceptions d’embarcations acheminant des migrants en situation irrégulière.
À Mamoudzou, j’ai également rencontré les gendarmes puis les policiers du commissariat ainsi que les agents du service des étrangers de la préfecture qui réalisent une remarquable activité en matière d’éloignements des étrangers en situation irrégulière.
À terre comme en mer, nous renforçons nos moyens pour protéger Mayotte, lutter contre l’immigration clandestine et reconstruire durablement l’archipel.

 

Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Je propose un pacte de stabilité aux chefs d'entreprise.
Vous avez besoin de visibilité, de stabilité. Nos entreprises doivent continuer à investir et à se projeter dans l’avenir.
Dans le projet de loi de finances que nous déposerons d’ici quelques semaines, nous nous engageons à :
- Ne pas toucher au Crédit Impôt Recherche (CIR).
La France doit rester le pays le plus attractif d’Europe.
- Ne pas toucher au Pacte Dutreil qui a déjà été retravaillé l’année dernière.
Je vais aller encore plus loin. Malgré un contexte budgétaire difficile, la France doit continuer à se projeter dans l’avenir et à décarboner son économie.
- Dans le prochain budget, nous présenterons un suramortissement pour les industries du futur. Concrètement, les PME et ETI qui investissent dans la robotique et les technologies 4.0 pourront bénéficier d’une déduction fiscale.
- Enfin, pour continuer à décarboner notre économie, quatre nouveaux secteurs seront intégrés dans le crédit d’impôt au titre des investissements dans l’industrie verte (C3IV).
Voici mes propositions qui figureront dans le budget qui sera déposé au Parlement, qui sera ensuite entre les mains de nos parlementaires.

> N'oublions pas tout ce que nous avons fait depuis 10 ans pour nos entreprises, notre attractivité et nos innovations. Un travail que nous avons fait ensemble.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> Désormais LFI déclare même la guerre aux familles ! Elles n'ont pas à être combattues mais soutenues. Je veux donner envie aux Français de fonder leurs familles, de bâtir, aimer, transmettre.

> LFI abîme la République. Je ne laisserai pas LFI bousiller la France.

> La primaire sauvage, c'est le pire des systèmes. C'est le risque de la machine à perdre. En 2027, il n'y a pas de filet de sécurité, pas de rattrapage possible : si nous ne sommes pas au second tour de la présidentielle, ce sera la victoire soit de Marine Le Pen, soit de Jean-Luc Mélenchon. Nous n'avons pas le droit de laisser faire ça.

 

Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Refuser le fatalisme en ouvrant le champ des possibles Après les rixes de 2022, les violences armées et l’incendie de sa mairie, Garges-lès-Gonesse aurait pu s’enfermer dans ses difficultés. Elle a choisi d'agir sous l’impulsion de son maire.
À ses côtés, j’ai vu aujourd’hui des citoyens déterminés et pleins de volonté, une ville qui agit et n’a pas peur de soutenir leurs initiatives, et des services de l’État mobilisés pour accompagner leurs projets et construire ensemble des réponses concrètes. Entre les échanges dans la nouvelle mairie, la discussion avec les forces de l’ordre mobilisées, les retours du terrain au club de boxe et, pour finir, la visite du pôle d’innovation culturelle, partout, une même ambition se dessine. Un travail de fond est mené de concert pour prévenir les violences, recréer du lien et dessiner de nouvelles perspectives, notamment pour les jeunes.
Les bonnes pratiques des territoires doivent être regardées, partagées et valorisées. N’ayons pas peur d’expérimenter pour faire nation dans toutes les villes de France.

 

Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> À Villers-Écalles, Ferrero investit 30 millions d’euros pour transformer son usine et développer une nouvelle ligne de production. C’est un choix industriel fort : celui de produire en France et de faire confiance à un territoire. Mais une usine ne peut se développer durablement que si elle trouve, à proximité, les compétences dont elle a besoin. Dans l’agroalimentaire, ces besoins sont très concrets : maintenance, production, automatisation, qualité. Notre responsabilité est donc de mieux faire connaître ces métiers, de rapprocher les jeunes des entreprises et d’adapter la carte des formations aux besoins réels de chaque bassin d’emploi. C’était tout le sens de mes échanges avec les équipes et les jeunes accueillis sur le site.

 

Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition écologique)
> Les effets délétères de l’ultra fast-fashion sur notre environnement et notre économie sont connus et documentés. Le Gouvernement est déterminé à y remédier et agit en conséquence. Avec l’entrée en vigueur de ce malus, la France, pionnière en Europe dans la lutte pour la régulation de ces pratiques, déploie un instrument puissant et efficace pour lutter contre un modèle qui repose sur le fait qu’un vêtement passe en un temps record des étals d’un magasin à la poubelle noire de son logement.

> La transition écologique et l'économie vont de pair. Nous faisons le choix d'une écologie de solutions concrètes avec les entrepreneurs : le courage d'accélérer la simplification sans jamais renier nos exigences environnementales, et d'accompagner l'adaptation de nos entreprises.

> Le trafic d'espèces sauvages est une menace environnementale, sanitaire et économique : la réponse de l'État aux frontières est totale. Saisies d'espèces protégées, contrôles ciblés sur les vols sensibles et coordination renforcée sur le terrain.

> Dans la continuité du plan d’action pour la protection des animaux présenté par Sébastien Lecornu, nous lançons aujourd'hui des mesures concrètes contre les trafics illégaux de faune sauvage avec une ligne claire : responsabiliser l’ensemble de la chaîne, des voyageurs aux plateformes en ligne. Face à cette criminalité, nous donnons à nos services de contrôle et à la justice les moyens d'agir plus efficacement.

 

Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Le monde se réarme. La France doit être prête.

> Notre réseau diplomatique est l’un de nos premiers atouts stratégiques : anticiper, agir et défendre nos intérêts partout dans le monde.

 

● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)

> Nous devons protéger les plus vulnérables, garantir la pérennité de notre modèle social, mais aussi permettre à nos entreprises de se développer, de créer de la valeur et des emplois. Face aux transformations profondes du monde du travail, nous avons besoin d’un nouveau contrat social, fondé sur la responsabilité de chacun et sur un dialogue social exigeant et constructif.

 

Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> Depuis plusieurs semaines, l'agriculture française traverse une grave crise.
La canicule a éprouvé les Français, les incendies historiques ont ravagé nos forêts et la sécheresse met à mal notre agriculture et nos industries agro-alimentaires.
Les maraîchers, les arboriculteurs, les céréaliers, les éleveurs, les vignerons, les agriculteurs de toute la France, presque sans exception, en subissent de graves conséquences.
J'ai réuni ce jour les Préfets de toute la France pour faire un point précis de la situation et des dommages sur l’agriculture de chaque territoire. Le bilan est sans appel, avec 101 départements en situation de sécheresse, dont 62 en situation de crise et 95 départements en restriction d’eau. Les pertes de rendement pour les productions végétales dépassent 50 % dans plusieurs zones du pays. L'élevage aussi est fortement impacté, avec une baisse de production laitière mais surtout un manque de fourrage qui fait peser un risque sur l’alimentation des animaux cet hiver (5 régions ont un stock de fourrage inférieur de plus de 50 % par rapport à la normale et 8 régions d'au moins 25 %).
Toutes les régions font état d'une situation économique et sociale des exploitations fortement dégradée.
Face à cette situation inédite, j'annoncerai le 3 septembre un plan d'aide massif. D’abord avec des mesures d'urgence pour soulager la trésorerie des exploitations et relancer la production car la continuité de l’activité agricole est ma priorité.
Mais nous devons être lucides : les phénomènes que nous avons connus cette année seront amenés à se répéter. Nous devons donc adapter notre agriculture à ces nouvelles réalités. Mes prédécesseurs et moi-même avons mis en place des mesures en ce sens (Plan Méditerranée, fonds hydraulique, innovation variétale, investissements dans les bâtiments d’élevage ou les serres, rénovation des vergers, etc.) mais nous devons accélérer car la pérennité de notre souveraineté alimentaire est en jeu.
L'État est pleinement mobilisé depuis le premier jour de cet épisode météorologique inédit pour aider ceux qui nous nourrissent à surmonter cette crise majeure, reprendre espoir et relancer la prochaine campagne.

> Face à la crise climatique, notre agriculture va s’adapter : bâtiments d’élevage résistant à la canicule, variétés végétales plus robustes, meilleur accès à l’eau, choix de cultures plus résilientes, préservation de l’eau dans le sol... Nous devons donner des perspectives à l’agriculture française, il en va de notre souveraineté alimentaire.

> Pour soutenir nos agriculteurs, nous devons faire un effort de solidarité nationale ! L’État prend bien sûr toute sa part dans cette mobilisation. Mais toute la France doit être à leurs côtés : consommateurs, distributeurs, banquiers, assureurs, collectivités locales.

> L'agriculture française traverse une crise d'une gravité exceptionnelle. On le sait, aux conséquences économiques terribles et aux conséquences humaines. Et je suis très attentive à cette dimension humaine. Pour beaucoup d'agriculteurs, c'est le travail d'une année qui est réduit à néant par la sécheresse, par la canicule, par les incendies parfois. Un point nous inquiète particulièrement, c'est la production de fourrage. 50% de fourrage en moins dans la moitié des prairies et ça touche évidemment à la question de l'alimentation des animaux. Mais le maraîchage de plein champ, l'arboriculture, en partie la viticulture, que ce soit dans la France hexagonale ou en Outre-mer, tous les territoires sont touchés, toutes les productions sont touchées. Nous avons donc une situation d'une extrême gravité qui appelle des réponses urgentes et puissantes. (…)
On va ajuster les mesures que nous allons présenter la semaine prochaine. Il faut effectivement des aides financières, des aides réglementaires, des allégements réglementaires. L'idée, si vous voulez, c'est d'abord d'épauler les agriculteurs dans un moment où ils souffrent particulièrement, où ils voient le travail d'une année réduit à néant pour certains. Et surtout, surtout, de permettre la relance de la production pour l'année prochaine. Il faut pouvoir acheter des semis, il faut pouvoir acheter des plants, il faut pouvoir acheter des engrais. Donc assurer la continuité de l'activité agricole l'année prochaine. (…)
Notre objectif c'est d'épauler la trésorerie des exploitations les plus fragiles, ou celles qui menacent de l'être, et puis avec une attention particulière portée aux jeunes agriculteurs qui viennent de s'installer dans le métier, qui ont contracté des emprunts, qui doivent continuer leur activité. Ceux-là auront toute mon attention. (…)
On essaie d'être au plus près de nos agriculteurs pour les épauler dans ce moment extraordinairement difficile. Mais c'est un effort de solidarité globale qui va du consommateur, qui doit soutenir nos agriculteurs en achetant des produits français, à la grande distribution qui doit revoir les contrats pour un calibrage de fruits et de légumes plus petit. C'est aussi les assureurs, les banquiers, les collectivités, bref, toute la société française, toute la France doit être aux côtés de ces agriculteurs. Maintenant sur la question des prix, puisque c'était votre question, j'observe qu'il n'y a pas une envolée des prix, et en tout état de cause, et pour être encore plus précise dans ma réponse, il est clair qu'entre le consommateur et le producteur, il doit y avoir une recherche d'équilibre. (…)
L'alimentation doit être payée à un juste prix, la part alimentaire dans le budget des ménages n'a pas cessé de diminuer depuis des décennies. Donc c'est vrai que l'alimentation doit être évaluée à un juste prix, ce qui ne signifie pas que ça va nourrir l'inflation de façon dramatique. On est très attentifs naturellement à contenir l'inflation, et la grande distribution a pris l'engagement de pouvoir mieux rémunérer les agriculteurs si c'est nécessaire, parce qu'au bout du compte, si nous ne voulons pas importer la totalité de notre alimentation, il nous faut produire en France. (…)
C'est une prise de conscience globale que nous devons avoir, nous consommateurs. Chaque consommateur a une partie de la solution, mais la grande distribution également, et vous savez à quel point les relations commerciales sont parfois tendues, donc j'appelle à ce que chacun comprenne qu'on ne peut pas détruire de la valeur, et qu'il faut protéger notre appareil productif.

> Cette crise climatique et météorologique doit inspirer d'autres méthodes de production. Il faut adapter nos bâtiments d'élevage à la canicule, il faut des variétés végétales qui soient mieux résistantes au gel, à la sécheresse, à la chaleur. Il faut un meilleur accès à l'eau agricole, car l'agriculture, contrairement à ce qui peut être dit, ne prélève que 11% de la totalité des prélèvements quand l'énergie en prélève 45%. On irrigue très peu en France. 7% des terres sont irriguées, c'est très peu comparé à d'autres pays. Il nous faut bien sûr orienter vers une production qui s'adapte au mieux au changement climatique. C'est tout l'objet de la politique que j'ai mise en œuvre, depuis que je suis arrivée à la tête du ministère, en d'ailleurs continuant des politiques qui ont été initiées par mes prédécesseurs. C'est le fonds hydraulique, c'est le Plan Méditerranée pour adapter les cultures aux conditions météorologiques. Ce sont les contrats d'avenir pour la souveraineté alimentaire. Vous savez que 30% de notre assiette est importée. Moi je ne peux pas me résoudre à ça, et je ne veux pas que ce pourcentage augmente. Je veux que nous continuions de produire en France, et c'est tout le plan de souveraineté alimentaire. Donc il faut donner des perspectives à l'agriculture française.

> La France stocke très peu d'eau pour l'agriculture et que sans eau il n'y a pas de production. On ne peut pas dire déplorer la sécheresse et plaindre les agriculteurs qui n'ont pas d'eau pour produire.

 

Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> Une nouvelle étape franchie pour Ariane 6 ! Pour la première fois, notre lanceur européen vient de réaliser une mission vers l’orbite de transfert géostationnaire. À son bord, MTG-I2 renforcera nos capacités de prévision météorologique et de surveillance du climat. Un nouveau succès qui confirme la montée en puissance d’Ariane 6 et renforce l’autonomie d’accès à l’espace de l’Europe.

 

Sébastien Martin (ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique chargé de l’Industrie)
> La France, visiblement, continue à attirer des usines et des entreprises. On a été, en 2026, pour la septième année consécutive, le pays qui a attiré le plus d'investissements étrangers. J'ai vu le baromètre NDO qui est sorti il y a quelques jours. On a un niveau d'investissement industriel, sur le premier semestre 2026, qui est bien supérieur à ce qu'on connaît depuis la moyenne depuis 2009. Et puis dans son secteur, particulier, elle est dans un secteur de la cimenterie décarbonée, il y a des dispositifs d'accompagnement qui existent pour accompagner ce type de projets en France, et qui, d'ailleurs, n'existent pas ailleurs, et que certains pays nous envient. Donc, je pense que si cette personne a une envie de porter des projets comme ça, c'est bien en France qu'il faut qu'elle les fasse.

> On n'augmente pas les salaires par décret. On augmente les salaires quand l'activité économique permet de le faire. Et excusez-moi, permettez-moi de le dire, mais si on pense qu'en effaçant de la dette et en ramenant la retraite à 60 ans, qui fera augmenter les cotisations sociales, on va pouvoir augmenter les salaires, on se goure complètement.

> La volonté d'un chef d'entreprise, ce n'est pas, contrairement à ce que j'ai pu entendre, de ne pas payer ses salariés, de ne pas leur apporter des services ou quoi que ce soit. La volonté d'un chef d'entreprise, c'est plutôt de pouvoir augmenter ses salariés quand il le peut. Juste rappeler, quand même, qu'il y a eu à un moment la baisse des cotisations sociales de la branche famille, que la CVAE a été divisée par deux, que l'impôt sur les sociétés a été ramené de 33% à 25 %.

> Sur le sujet de la Chine, qui, aujourd'hui, au niveau européen, porte le plus fortement l'enjeu de la préférence européenne, l'enjeu d'avoir des outils de protection beaucoup plus réactifs et beaucoup plus rapides, est l'enjeu du Made in Europe. C'est la France. Dans les débats que nous avons aujourd'hui au niveau européen, c'est la France qui porte le plus cette idée-là. On ne doit pas fermer l'Europe. On ne doit pas faire, à mon avis, exactement comme fait Monsieur Trump, qui ferme tous les États-Unis, en disant qu’il a mis d'énormes droits de douane sur la Chine. Tu parles. Ça s'est déporté sur l'Asie du Sud-Est. Par contre, qu'on puisse entrer en Europe à partir du moment où on respecte des règles du jeu qui sont conformes aux nôtres, là, il n'y a pas de problème.

> On nous a ri au nez quand on a mis en place la taxe sur les petits colis. Le Rassemblement national et LFI, ils ont voté contre. Après, ils disent qu’il faut se défendre contre la Chine. OK. Eh bien, qu'est-ce qu'on voit en ce moment si la France n'avait pas pris cette initiative, l'Italie a pris aussi, la taxe sur les petits colis national, qui, ensuite, s'est développée au niveau européen ? Je ne pense pas qu'on aurait -30 à -40% de petits colis qui arrivent en Europe. Il y a beaucoup de gens qui font de la politique, mais quand il s'agit d'agir, ils ne font rien. Ils ne font rien en Europe.

> Le seul pays qui, aujourd'hui, est capable, à 67 millions ou 68 millions d'habitants, de faire un truc qui marche en IA en Europe, ça s'appelle la France. Je veux juste le rappeler. Ça veut dire quoi ? Il y a quelques années en arrière, on était autour de la table, Framatome, dans le nucléaire, parce qu'on parle des secteurs qu'il faut bien savoir préserver, Framatome, dans le nucléaire, allait fermer. En 2016, Areva. Et aujourd'hui, vous allez me dire que Framatome va fermer ? Certainement pas. On va dire qu'on ne sait plus faire des voitures. Mais c'est faux. On sait faire des voitures. On est en train d'apprendre à savoir faire les véhicules électriques. Les véhicules électriques, en France, les plus vendus sont des véhicules français. Donc, arrêtons un petit peu de dire qu'on ne sait pas faire les choses. On sait les faire.

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Simplification, fin de la fragmentation du marché intérieur, préférence européenne, protection face à la concurrence déloyale, soutien à l’innovation. Nos priorités sont au cœur de l’agenda de la commission européenne pour renforcer la prospérité de notre continent.

> Protéger les consommateurs et les entreprises européenne, c’est possible. Deux mois après l’entrée en vigueur de la taxe européenne sur les petits colis, sous l’impulsion de la France, les importations chutent massivement. Une première victoire face aux plateformes.

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> Je lance un appel solennel à l’ensemble des forces politiques : sur la protection de nos enfants face aux réseaux sociaux et aux écrans, nous n’avons pas le droit de renoncer.
La décision du Conseil constitutionnel ne peut pas être le point final. Elle doit nous conduire à trouver, sans délai, une voie juridique solide pour agir.
Chacun doit désormais prendre ses responsabilités. Ce combat dépasse les partis, les postures et les échéances électorales.
Mettons-nous autour de la table, trouvons un accord et avançons.

> Il faut arrêter de changer la règle du jeu tous les ans en matière fiscale et budgétaire ! Nous devons apporter de la stabilité à nos citoyens, entrepreneurs et investisseurs !

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> La monoparentalité, pour moi, ce sont des souvenirs. Des images. Et une odeur. L’odeur de tabac qui précédait ma mère. Pourtant elle ne fumait pas. Mais pour subvenir à nos besoins après le divorce de mon père, elle avait dû trouver un travail en toute hâte. Elle était assistante monteuse et passait ses journées dans une pièce obscure, entourée d'hommes qui fumaient. La question des mères seules, des pères seuls, je la connais. Je suis fier d'avoir été le porte-parole du Gouvernement qui a annoncé le versement automatique des pensions alimentaires, puis le ministre du Budget qui a permis sa mise en œuvre. C'est l'une des avancées sociales les plus importantes de ces dernières années et, pourtant, l'une des moins commentées. Comme Premier ministre aussi, j'ai tenu à agir. Sur l'emploi. Sur le niveau de vie. Sur le logement. J'avais lancé, avec la députée Fanta Berete et le sénateur Xavier Iacovelli, un travail spécifiquement consacré aux familles monoparentales. La dissolution est venue interrompre cette dynamique. Je le regrette profondément. Mais moi, je n'ai pas arrêté. Et je n'arrêterai pas. Dans la refonte de notre modèle social que je veux mener, je veux que les familles monoparentales ne soient plus une catégorie oubliée. Je fais aussi campagne pour la mère qui part plus tôt du travail en s'excusant alors qu'elle n'a rien à se reprocher.

> Enfant, je ne connaissais pas le mot « monoparentalité ». Je voyais simplement ma mère rentrer le soir et commencer sa seconde journée, à s'occuper de mes soeurs et moi. Aujourd'hui, ce sont près de 2 millions de familles qui vivent cette réalité. Dans 8 cas sur 10, une mère en première ligne. La société a changé, notre modèle social, pas vraiment. Il est temps que cela évolue. Alors, devant ces mères réunies à l’occasion de la première Université d’Été de la Monoparentalité, j’ai pris trois engagements. Défiscaliser les pensions reçues. Créer un véritable droit au répit pour les parents seuls. Reprendre, développer et achever le plan que j'avais lancé à Matignon, à commencer par une carte « parents seuls » pour reconnaître enfin votre situation et ouvrir des droits concrets. Les familles monoparentales ne font pas les gros titres. Peu importe. Ce que je veux, c'est changer notre système et améliorer la vie des Français. Je les défendrai sans m'arrêter.

> Rien ne résistera aux entrepreneurs de France. Rien ne résistera au peuple français. Les plus belles pages de notre histoire restent à écrire.

> La France n’est un paradis fiscal pour personne.

> Je suis inquiet de la situation du logement et du bâtiment en France. Le principal symptôme du déclassement aujourd’hui pour les jeunes générations, c’est l’impossibilité d’accéder à la propriété. Je souhaite simplifier drastiquement l’attribution des logements sociaux pour les primo-accédants et permettre aux Français qui sont dans le logement social depuis plusieurs années d’en devenir propriétaires.

> Il faut changer notre méthode et lever tous les freins qui bloquent les entrepreneurs. Ce que je propose, c'est ce qui a été fait pour rebâtir la cathédrale Notre-Dame. Que nous puissions agir librement, facilement, dans toutes les zones industrielles, les friches, les zones d’activité et qu’on sanctuarise, à l’inverse, certaines zones protégées.

> Madame Le Pen, c'est la copropriétaire qui vient aux assemblées générales, qui vote contre tous les travaux, contre tous les devis, contre toutes les provisions. Et qui se plaint ensuite que l'ascenseur soit en panne le lendemain ! Ça suffit maintenant.

> En 2024, avec mon Gouvernement, j’ai eu le courage de geler 10 milliards d’euros de dépenses. Grâce à cette décision, pour la première fois depuis 2015, les dépenses de l’État ont baissé en valeur. Il est temps désormais d'assumer que le véritable chantier des économies se trouve dans nos dépenses sociales. La réalité c'est que si on devait bâtir un bâtir un système de retraite aujourd'hui, ne serait-ce que pour des raisons démographiques, on construirait un système avec une part de capitalisation. C'est le modèle que je défends.

> Monsieur Mélenchon, s'il suffit d'annuler la dette, pourquoi vous proposez en même temps d'augmenter les impôts ? C'est par pur sadisme ?

> J’ai une certitude : la France peut redevenir la première puissance d’Europe. Elle a tous les atouts pour y arriver. Et elle a tous les atouts pour faire face à la stratégie commerciale de la Chine qui cherche à couler nos industries. Pour prendre le chemin de l’innovation et de l’intelligence artificielle. Pour renouer avec la confiance, pour renouer avec l’optimisme, grâce à un cap, grâce à des lignes claires et constantes.

 

Elisabeth Borne (députée)
> nos institutions sont robustes. Mais cela ne doit pas nous conduire à l’immobilisme. Nous devons faire évoluer notre action publique : décider mieux, agir plus vite et être plus efficaces. Nous devons aussi faire évoluer nos institutions pour donner davantage de souffle à notre démocratie :
- Septennat unique
- Premier ministre présidant le Conseil des ministres
- Une dose de proportionnelle aux élections législatives.

> Chère Marine Tondelier, Merci pour votre hommage au Fonds vert comme au leasing social créés par mon gouvernement. Dommage que vous n’ayez pas davantage salué ces avancées à l’époque. Le débat politique mérite mieux que de réécrire l’histoire : ces dispositifs permettent d’accélérer la transition écologique et d’accompagner concrètement les Français et les collectivités. Il faut aujourd’hui les renforcer, je vous le confirme !

 

Marc Ferracci (député)
> Nous savons faire baisser le prix de l'électricité pour nos industriels, raccourcir les délais d'implantation, détecter plus tôt les entreprises fragilisées. Ce qui manque n'est pas les solutions, mais la constance à les appliquer. La réindustrialisation ne se joue pas seulement sur les usines que nous que nous sommes capables de sauver, mais sur celles que nous ouvrons.

> Les projets qui aboutissent sont ceux que les industriels portent avec les élus locaux et les services de l'Etat, en débloquant le foncier, en anticipant les raccordements, en accompagnant les entreprises pas à pas. La transition énergétique ne se décrète pas depuis Paris, elle avance grâce à ce travail-là, souvent invisible.

 

Jean-René Cazeneuve (député)
> Si vous doutiez encore du projet de bric et de broc du RN, le voici ! Proposer le retour de la retraite à 60 ans alors que notre système affichera 15 Md€ de déficit en 2035, c’est vouloir éteindre l’incendie avec un bidon d’essence. Quelle irresponsabilité !

 

Olivia Grégoire (députée)
> Notre épargne est aussi abondante qu’elle est mal utilisée. Elle finance des entreprises américaines au lieu de consolider nos entreprises européennes. Réveillons-nous.

 

● MoDem 
Delphine Lingemann (députée)
> On ne peut pas dire que l’Assemblée nationale soit une chambre d’enregistrement, c’est une chambre de débat et moi je voudrais redonner de la crédibilité à cette instance qui a été aussi bien malmenée par certains groupes politiques, notamment LFI, qui a bordelisé et décrédibilisé cette assemblée. (…)
Je ne dirais pas seulement LFI, puisque LFI et le RN votent très souvent ensemble, donc ces deux partis d'extrême droite et d'extrême gauche ont donné aussi une image qui m’attriste de l’Assemblée nationale.

> Je suis très inquiète et je pense que les Français attendent de nous un peu plus de raison, un peu plus de responsabilité, des réponses à leurs problèmes, et le jeu qui se passe au niveau national, quels que soit les partis m’attriste profondément. (…)
J’aimerais qu’à un moment donné à Paris, ils comprennent que sur le terrain, il y a des personnes qui n’arrivent pas à finir leurs fins de mois, il y a des personnes qui vivent dans des quartiers où ils ont envie de plus de sécurité, des personnes qui ont envie de mobilité qui soient plus performantes.

> J'appelle à la raison, à la responsabilité, et à un peu plus d’unité au niveau national parce que c’est ce qu’on recherche. 

 

► Autres 
● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Dans cette Europe de la puissance que nous bâtissons, nos agriculteurs et les entreprises du secteur agroalimentaire jouent un rôle essentiel. Renew Europe est à leurs côtés, tant dans la défense d’une PAC ambitieuse que sur les sujets de compétitivité.

> C’est une réalité économique : la France et l’Europe décrochent face à leurs concurrents mondiaux. Avec Gabriel Attal et dans notre action au Parlement européen, nous sommes en soutien des entrepreneurs qui créent l’emploi et la richesse dans nos pays. Oui, nous pouvons retrouver le chemin de la compétitivité. Nous avons tous les atouts. Simplifions nos règles, donnons de la visibilité législative, atteignons notre indépendance énergétique, favorisons la mobilisation de l’épargne et des capitaux européens, défendons nos secteurs stratégiques.

 

● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)

> Et si on (re)mettait davantage de long terme dans l’action politique ? Je propose de re-créer les lois de plan pluriannuelles, ou « lois des grandes options », pour fixer les grandes orientations du pays au-delà des sujets de court terme.

 

Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Les familles monoparentales ne demandent pas un traitement à part. Elles demandent que leur réalité soit prise en compte. Nos politiques doivent s’adapter aux familles telles qu’elles sont aujourd’hui. Je continuerai à défendre toutes les familles, dans leur diversité.

> Meta accepte de changer son modèle. Non par bonté, mais parce que les réseaux sociaux ne sont pas neutres. Le rapport de force marche : nous continuerons. C’est un moment clé pour changer de paradigme !

> [Interdiction du portable au lycée entre en vigueur dès la rentrée] On ne demande pas aux adolescents de vivre sans téléphone. On leur dit simplement qu’au lycée, pendant quelques heures, le téléphone n’a pas à être au centre de leur vie. Les établissements devront organiser concrètement l’application de cette interdiction, avec des règles claires, connues des élèves et des familles.
Il faut rester pragmatique : l’objectif n’est pas de punir. L’objectif, c’est de rendre aux jeunes du temps de concentration, mais aussi du temps entre eux. Un lycée, c’est aussi un lieu où l’on apprend, où l’on discute, où l’on se regarde, où l’on se fait des amis. On doit pouvoir y retrouver des espaces dans lesquels notre attention n’est pas sollicitée toutes les trente secondes. 

> Opposer l’éducation et la règle est une erreur. Bien sûr qu’il faut apprendre aux jeunes à utiliser le numérique. Ils vont vivre, travailler, aimer, s’informer dans un monde profondément numérique. Notre responsabilité est donc de leur donner les bonnes clés. Mais éduquer ne veut pas dire renoncer à poser des limites. On ne peut pas demander à un adolescent de quinze ans d’avoir, seul, la maîtrise parfaite de son attention face à des services dont certains sont précisément conçus pour la retenir le plus longtemps possible. Poser des règles dans l’enceinte de l’école crée un espace de respiration.  

> Le numérique doit être un outil. Il ne doit pas rythmer la vie de l’enfant. Utiliser Pronote pour consulter un devoir ou une information scolaire n’est pas la même chose que recevoir des sollicitations toute la soirée, regarder compulsivement ses notes ou passer d’une notification scolaire à TikTok, puis à Snapchat, puis à une vidéo.
D’ailleurs, l’Éducation nationale commence elle-même à intégrer cette nécessité de déconnexion: les mises à jour des ENT (espace numérique de travail) et logiciels de vie scolaire doivent être suspendues par défaut le soir, entre 20 heures et 7 heures, ainsi que pendant le week-end. C’est une évolution importante. Le droit à la déconnexion ne doit pas commencer à 25 ans dans l’entreprise, il s’apprend dès l’enfance et l’adolescence.  

> [Bilan de l’interdiction des portables au collège] Les premiers retours sont plutôt encourageants. L’expérimentation de « Portable en pause » a concerné plus de 32 000 collégiens avant sa généralisation. Les établissements concernés ont notamment observé des effets positifs sur le climat scolaire, la concentration et le bien-être, ainsi qu’une diminution de certains signalements liés au cyberharcèlement et aux réseaux sociaux. 
Mais au-delà des chiffres, il y a quelque chose de très concret qui me paraît essentiel : qu’est-ce que font les enfants quand ils n’ont plus leur téléphone dans la main ? Ils parlent. Ils jouent. Ils s’ennuient parfois. Ils se disputent aussi. Et tout cela fait partie de la vie. Je crois que nous avons parfois oublié que l’ennui, la conversation, le silence, le fait de regarder autour de soi sont aussi utiles à la construction d’un enfant. 

> Le besoin de protéger les moins de quinze ans des réseaux sociaux n’a absolument pas disparu. Une censure juridique nous oblige à revoir le véhicule ou les modalités, elle ne fait pas disparaître le problème auquel nous cherchons à répondre. Nous devons aller au bout du raisonnement : une majorité numérique qui n’est pas accompagnée d’une vérification d’âge réellement efficace risque de rester théorique. Surtout, je ne veux pas que toute la responsabilité repose sur les parents et les adolescents. La majorité numérique doit aussi devenir une responsabilité industrielle.
La question de l’âge n’est donc pas enterrée. Il faut maintenant construire un système juridiquement solide, techniquement applicable et réellement protecteur. 

> Quand un parent voit une application sur le téléphone de son enfant, comment sait-il si elle est adaptée à son âge ? Aujourd’hui, c’est presque impossible. Je voudrais que nous puissions disposer d’une information simple qui permette de comprendre le niveau de protection offert par un réseau social, un jeu ou un service numérique. Un peu comme nous avons appris à regarder la composition de ce que nous mangeons, nous devons pouvoir regarder la composition numérique de ce que nous donnons à nos enfants. 
Est-ce que le service collecte beaucoup de données ? Est-ce qu’il utilise des mécanismes particulièrement addictifs? Est-ce qu’un inconnu peut contacter facilement un mineur ? Comment fonctionne la recommandation de contenus ? Peut-on signaler simplement une situation dangereuse ? Est-ce que la conception est réellement adaptée à l’âge de l’enfant ? 
L’objectif n’est pas de distribuer des bons et des mauvais points, mais de rendre visible ce qui est aujourd’hui invisible. Cela change aussi le rapport de force : si les familles peuvent comparer, les entreprises auront intérêt à améliorer leurs produits.