vendredi 11 septembre 2026

La Quotidienne centriste du 11 septembre 2026. Il y a 25 ans, le monde a irrémédiablement changé


Au-delà du bilan humain et plus que la fin d’un monde, c’est la naissance d’un nouveau monde qui s’est déroulé le 11 septembre 2001 avec les attaques terroristes d’Al Qaeda contre les Etats-Unis et l’effondrement des tours jumelles à New York.

Plus jamais le monde ne sera le même avec une Amérique qui n’est plus un sanctuaire et dans sa volonté de se venger mais aussi d’affirmer que son leadership était toujours là alors qu’il faut se rappeler des commentaires de l’époque qui, pour beaucoup, enterrait sa puissance et sa prééminence mondiale.

Depuis, et en relation avec ce 11 septembre, il y a eu, notamment, la réponse logique contre les talibans en Afghanistan qui ont refusé de livrer Ben Laden puis le dérapage en Irak avec toutes les conséquences qui irradient encore leurs effets.

Pour ce vingt-cinquième anniversaire, des commémorations spéciales ont eu lieu aux Etats-Unis et le monde, plus particulièrement le monde libre, s’est souvenu.

Mais le traumatisme reste avec un pays qui ne veut pas oublier et qui veut le faire savoir à tous ceux qui douteraient de sa force.

Toutes les démocraties ont en outre renforcé leur sécurité et ont édicté des lois pour tenter de contrôler tous ceux qui pourraient attenter à celle-ci avec parfois des réactions que certains ont qualifié de démesurées.

De même, la suspicion entre les peuples a augmenté et le choc des cultures a pris une nouvelle dimension.

Le 11 septembre 2001 acte la fin du 20e siècle et le début du troisième millénaire.

A voir où nous en sommes aujourd’hui, il n’est pas étonnant que ce 21e siècle ait commencé par une tragédie.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


L’Humeur du Centriste. Coucou! Revoilà la fameuse «colère»!


Dans les médias, partout le retour de la «colère».

Pas celle des journalistes – encore que – mais celle du peuple qui, selon ces mêmes médias et leurs experts, monte, monte.

Et avec la colère, bien sûr, on reparle des gilets jaunes… avec gourmandise!

Voilà la nouvelle accroche pour attirer les gogos, pardon les téléspectateurs, les auditeurs, les lecteurs et les internautes.

Et dans laquelle s’engouffre les politiciens en mal de reconnaissance et de voix.

Ainsi de Fabien Roussel, candidat du Parti communiste ou de ce qu’il en reste, qui demande aux gilets jaunes de venir manifester partout et même devant l’Elysée et Matignon.

Si ce n’est pas un appel l’émeute, ça y ressemble beaucoup.

Mais admettons qu’il y a du mécontentement et de l’inquiétude.

Celle-ci se manifeste à l’égard d’événements qu’aucun gouvernement français, qu’il soit celui en place ou celui sortira des urnes en 2027 peut régler parce que les causes sont essentiellement extérieures au pays comme l’agression de Poutine contre l’Ukraine, la guerre commerciale de la Chine contre l’Europe ou l’opération militaire de Trump contre l’Iran.

Sans oublier le changement climatique avec les feux de forêts, la canicule, la sécheresse ou les inondations.

Quant au fait que les autres pays de l’UE feraient mieux que la France, il n’y a pas si longtemps, c’était le contraire et rien ne dit que les projections faites en ce moment, notamment par l’INSEE, se révèleront justes en fin d’année tout comme celles dans les pays étrangers.

Et les marges de manœuvre de tout président de la république ou gouvernement seront limitées d’une part par la dette (qui, ne l’oublions pas vient en partie des quarante dernières années et en partie de mesures qui nous ont permis d’amortir les effets de la pandémie de la covid19 puis de la crise économique qui a suivi et qui auraient été une réussite sans les convulsions causées par les menées criminelles de Poutine) et par l’environnement international.

Ce que proposent, par exemple, les extrêmes populistes qui veulent s’affranchir des réalités ? serait catastrophique pour le pays et l’enfoncerait dans une grave crise autrement plus inquiétante que la situation actuelle avec, pour le coup, son réel déclassement.

Pourtant, il semble bien que ce soit vers quoi beaucoup de Français «en colère» – et de journalistes – veulent aller.

Centristement votre.

Le Centriste