mardi 22 septembre 2026

Propos centristes. Union européenne – UE: protection des enfants / UE: réponse aux menaces hybrides / UE: partenariat avec la Canada / UE: Soutien à l’Ukraine / UE: Budget…


Voici une sélection, ce 22 septembre 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.

► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité)
> Les élections à la Douma, telles que nous les avons qualifiées, ont constitué un nouveau revers majeur pour la démocratie russe. Leur issue ne faisait aucun doute. Le Kremlin a étouffé toute dissidence, interdit l'accès au seul parti enregistré qui s'opposait à sa guerre en Ukraine et empêché la présence d'observateurs électoraux internationaux. Il ne reste plus en Russie qu'un vernis de démocratie. J'ai proposé des mesures contre ceux qui facilitent ces élections truquées dans les territoires ukrainiens occupés.

> Les attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite sont inacceptables et nuisent à l'économie mondiale. Je me suis entretenu avec Faisalbin Farhan au sujet des efforts diplomatiques déployés pour mettre fin aux combats au Yémen et rétablir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz. Le passage maritime doit être libre et gratuit. L'Europe contribue à protéger la navigation en mer Rouge contre les attaques des Houthis. Face à la dégradation de la situation sécuritaire, l'opération ASPIDES de l'UE a relevé le niveau d'alerte de ses navires qui poursuivent leurs missions d'escorte.

> [Allocution d'ouverture de l'événement parallèle des Nations Unies sur la diplomatie humanitaire au service du droit international humanitaire] En 1952, Hersch Lauterpacht écrivait que si le droit international se situe au point de disparition du droit, alors le droit de la guerre se situe au point de disparition du droit international.
Aujourd'hui, cette observation n'a jamais été aussi vraie.
En Ukraine, au Soudan, en Éthiopie, à Haïti, au Myanmar, à Gaza, au Yémen et ailleurs, les principes du droit international humanitaire sont bafoués sous nos yeux. Des civils sont assassinés. Des hôpitaux et des écoles sont pris pour cible. L'accès humanitaire est bloqué.
Rien n'indique par ailleurs que les belligérants souhaitent limiter la barbarie. Au contraire. En Ukraine, la Russie cible désormais délibérément les civils et détruit les infrastructures qui permettent de nourrir les populations du monde entier. Quatre-vingt-dix pour cent des capacités de stockage alimentaire de l'Ukraine ont disparu.
Tom (Fletcher), vous l'avez dit vous-même après la chute d'El Fasher : il y a aujourd'hui des limites non seulement à ce que les humanitaires peuvent faire, mais aussi à l'autorité de l'ONU pour sauver des vies.
Nous en sommes là pour une raison simple : la loi n'est pas appliquée. 
Notre première tâche est de renforcer le respect de la loi :
- Par la diplomatie, la sensibilisation et la mobilisation – c’est ce qui nous amène ici. 
- En partageant les meilleures pratiques ;
- Et en adaptant notre approche à l'évolution des conflits. Hadja prendra bientôt la parole pour partager les enseignements tirés de la RDC et du Liban.
Au sein de l'Union européenne, nous venons de publier un rapport analysant l'application de nos propres lignes directrices en matière de respect du droit international humanitaire. Nous pouvons faire mieux et nous comptons bien le faire.
Notre deuxième tâche consiste à travailler sur la responsabilisation. 
Le droit international n'a jamais été aussi développé ni aussi accessible. Le problème n'est pas le droit, mais l'impunité. Et l'impunité engendre l'impunité.
Le droit et les jeux de pouvoir ont toujours entretenu une relation tendue. Au mieux, ils s'accordent. Au pire, le pouvoir manipule la loi par la force. C'est ce qui se produit aujourd'hui. 
Mais le droit n'est pas de la physique. C'est une construction humaine que nous avons le pouvoir d'élaborer et d'appliquer.
Nous procédons de trois manières.
Premièrement, nous défendons les mécanismes dont nous disposons déjà pour faire respecter le droit international humanitaire — les tribunaux nationaux ainsi que les tribunaux internationaux, la Cour internationale de Justice et la Cour pénale internationale (CPI).
Contrairement à ce qui devrait se produire, la CPI est désormais soumise à une pression immense. 
Les pressions exercées sur la CPI et ses juges ne visent pas une seule institution. Elles soulèvent la question de l'engagement envers l'ordre juridique international issu de la Seconde Guerre mondiale. 
N'oublions pas que la CPI est la promesse faite au monde que les victimes des crimes internationaux les plus graves ne seront pas oubliées parce que la justice est devenue politiquement gênante. Nous devons la protéger. 
Deuxièmement, là où les mécanismes existants s'avèrent insuffisants, nous en construisons de nouveaux. 
Nuremberg. Tokyo. Les tribunaux pour l'ex-Yougoslavie et pour le Rwanda. Le Tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine. Là où la volonté de rendre justice existe, il y a toujours un moyen.
Troisièmement, nous veillons à ce que les dossiers juridiques puissent être correctement constitués. 
En Syrie, bien avant la chute d'Assad, l'Union européenne a soutenu ceux qui documentaient les crimes de guerre, notamment les actes de torture commis dans la tristement célèbre prison de Sednaya. 
Nous avons récemment contribué à la mise en place de l'enquête menée par l'ONU en Afghanistan, mais son avenir dépend de son financement. Il est temps pour chacun de joindre le geste à la parole.
Et à Gaza, alors que s'amorcent les discussions sur le déblaiement des décombres, il est essentiel de veiller à ce qu'aucune preuve de potentiels crimes de guerre ne soit détruite.
Que ce soit en Syrie, en Afghanistan, à Gaza ou dans tout autre lieu de conflit, la responsabilité ne saurait être sélective, sous peine de remettre en cause l'ensemble du système. Nous ne pouvons nous permettre de laisser cela se produire.
Lauterpacht, malgré ses mises en garde concernant le droit de la guerre, plaçait également l'individu au cœur du droit international. Il fut l'architecte du droit international humanitaire. Et nul n'en comprenait mieux que lui la puissance ultime : le droit est toujours une source de progrès.
C’est cette conviction qui nous pousse à être ici — qui nous incite à renforcer sans cesse la diplomatie humanitaire, à défendre le droit et à lutter non seulement pour qu’il existe sur le papier, mais aussi pour qu’il soit appliqué dans la pratique.

> [Déclaration devant le Parlement européen sur l'urgence du soutien de l'UE à l'Ukraine face à l'escalade de la guerre d'agression menée par la Russie] Juillet et août ont été les mois les plus meurtriers pour les civils ukrainiens depuis le début de la guerre. Son armée étant embourbée au sol, la Russie continue de tuer des civils depuis les airs.
Si le plan initial de la Russie était d'envahir un pays souverain et de s'emparer de terres qui ne lui appartenaient pas, son objectif est aujourd'hui encore plus intolérable : l'armée russe cible désormais sans discernement et de manière flagrante le peuple ukrainien. 
Par exemple, ces derniers mois, la Russie a détruit environ 90 % des infrastructures de stockage alimentaire en Ukraine. C’est pourquoi nous aidons l’Ukraine à accroître ses capacités de stockage de céréales.
Et nous savons déjà ce que la Russie se prépare à faire cet hiver : intensifier ses attaques contre les installations énergétiques afin de rendre la vie encore plus insupportable pour les familles ukrainiennes ordinaires. 
Cette année, l'Union européenne a débloqué 75 millions d'euros pour la réparation et l'isolation des logements, ainsi que pour la fourniture de produits de première nécessité tels que des vêtements chauds, des couvertures, des points d'eau portables et des groupes électrogènes. Les mesures de préparation à l'hiver sont prioritaires, juste après le soutien militaire et la défense aérienne.
Poutine croit pouvoir semer une telle terreur parmi les Européens que nous cesserons de soutenir le peuple ukrainien ; que ce soit en bombardant des trains transportant des dignitaires étrangers en provenance d'Ukraine ou en menant des attaques au plus près des frontières de l'OTAN. L'objectif de Poutine est d'intimider l'Occident. 
Je sais que certains Européens, au sein de l'Union européenne, y compris des députés européens de cette assemblée, considèrent l'Ukraine comme un obstacle à la paix. Alors je vous le dis : ouvrez les yeux. Le seul obstacle à la paix, c'est la Russie. 
Poutine tente désormais de semer la famine dans le monde en ordonnant des frappes contre les ports de la mer Noire, le transport maritime commercial, la logistique intérieure, les entrepôts et les sites de production. Ces attaques entraînent une hausse des prix du blé et des denrées alimentaires, et aggravent l'insécurité alimentaire mondiale. 
C’est pourquoi je travaille avec nos partenaires internationaux à l’instauration d’un moratoire sur la mer Noire. Nous nous réunirons à New York la semaine prochaine pour approfondir la question. 
Le monde ne doit pas capituler face au terrorisme russe. 
La réponse à l'agression russe est simple : nous maintenons la pression sur la Russie et nous soutenons l'Ukraine.  
L'Union européenne a adopté 21 séries de sanctions visant plus de 3 000 personnes et entités. La dernière série, adoptée le 23 juillet, ciblait le système financier de Moscou, son complexe militaro-industriel et son secteur énergétique. 
Nos sanctions ont déjà privé l'économie russe d'un billion d'euros. Nous finalisons actuellement le plus grand nombre d'inscriptions sur les listes de sanctions jamais prises. Les sanctions fonctionnent et elles sont encore plus efficaces lorsqu'elles sont adoptées de concert avec nos partenaires internationaux.
En ce qui concerne notre soutien à l'Ukraine, l'aide globale de l'UE s'élève à plus de 220 milliards d'euros depuis le début de la guerre.
L’UE et ses États membres ont fourni à l’Ukraine une aide militaire d’une valeur de plus de 78 milliards d’euros.
Le prêt de soutien à l'Ukraine s'élève à 90 milliards d'euros sur deux ans, dont 60 milliards sont destinés à l'aide militaire.
8,35 milliards ont déjà été versés, y compris des sommes destinées aux missiles Patriot.
L'objectif de la Russie est de poursuivre la guerre l'année prochaine. Nous devons maintenir notre soutien à l'Ukraine. 
La solution la plus évidente et immédiate pour les Européens est d'utiliser les financements disponibles au titre de la Facilité européenne pour la paix. Nous pourrions débloquer un milliard d'euros supplémentaires pour le soutien militaire. Je travaille avec les États membres à la mise en œuvre de ces fonds.
Le soutien bilatéral est également important et devrait être renforcé, notamment par les partenaires situés en dehors de l'Union européenne.
Parallèlement, nous continuons d'appuyer les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre d'agression menée par la Russie. Nous sommes toujours prêts à renforcer notre propre engagement à cet égard.
Même les guerres ont des lois, et le régime de Poutine les enfreint toutes, absolument toutes. 
C’est pourquoi je m’emploie activement à mobiliser des soutiens en faveur de la Commission internationale des réclamations et du Tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine. Nous devons faire en sorte qu’ils puissent être opérationnels au plus vite. 
À cela, nous ajoutons notre soutien au retour des enfants ukrainiens expulsés et à la libération de tous les détenus civils, dont beaucoup sont soumis à des tortures systématiques dans les prisons russes.  
La clé d'une paix durable, le moment venu, réside dans la responsabilité.
Les guerres prennent fin lorsque le coût de la poursuite du combat – en argent, en ressources et en vies humaines – dépasse les gains escomptés. Poutine se soucie peu de la vie de son propre peuple, mais nous pouvons mobiliser les finances et les ressources de la Russie pour alimenter la guerre. 
Si Poutine ne vient pas volontairement à la table des négociations, nous exercerons collectivement la pression pour l'y amener.   

> Les seuls à soutenir fermement l'Ukraine sont les Européens, et nous ne devons pas l'oublier. 21 séries de sanctions, la lutte contre le contournement des sanctions, la traque de la flotte clandestine qui alimente la guerre russe, 220 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine depuis le début du conflit. Alors, je vous en prie, ne compromettons pas nos efforts.
Mais en même temps, je tiens à souligner un point. La Russie cible de plus en plus les civils. Par civils, j'entends les maisons, les écoles, les hôpitaux, les gens, surtout les gens. Si nous cédons, si nous disons « Très bien, nous allons vous donner ce que vous voulez parce que nous ne pouvons plus tolérer cela », alors l'agresseur obtiendra ce qu'il veut. Et je peux vous assurer que son appétit ne fera que croître. Non seulement celui de la Russie, mais aussi celui de tous les agresseurs, actuels ou potentiels, à travers le monde, qui constateront l'efficacité de cette stratégie. Nous en verrons donc davantage à l'échelle mondiale.
Concernant le dialogue avec l'Ukraine, la Russie doit d'abord dialoguer avec l'Ukraine. L'Ukraine et la Russie doivent se parler. Tous les autres acteurs peuvent jouer un rôle de médiateurs ou de facilitateurs, mais ils doivent dialoguer. Et si la Russie était sincère dans ses négociations, elle accepterait des cessez-le-feu afin de donner une chance à la diplomatie.
Nous n'avons pas cette situation. C'est tout le contraire. Nous constatons une intensification des attaques. Tant que la Russie refusera de s'asseoir à la table des négociations, de négocier véritablement avec les grandes puissances (car elle se contente d'exiger ce qu'elle veut sans aborder aucun sujet), et tant qu'elle ne négociera pas avec l'Ukraine, nous devons maintenir la pression sur elle par le biais de sanctions accrues et d'autres moyens de pression. Nous devons également aider l'Ukraine à se défendre. Il s'agit de la vie de citoyens ordinaires, de la vie de citoyens européens ordinaires.

> [Déclaration au Parlement européen sur l'escalade au Moyen-Orient]
Tout d'abord, concernant le titre de ce débat : « l'escalade au Moyen-Orient ».
Oui, cela décrit en partie les tendances récentes. Par exemple, les Houthis ont étendu leur emprise le long de la côte yéménite, un axe stratégique majeur, risquant de bloquer un autre détroit crucial – Bab-el-Mamdeb – avec des conséquences désastreuses pour l'économie mondiale.
Et c'est, du moins en partie, pourquoi le débat d'aujourd'hui est nécessaire.
Mais le titre du débat est lui aussi trompeur. Ce à quoi nous assistons actuellement – au Yémen, en Iran et en Cisjordanie par exemple – s’inscrit également dans le même cycle d’instabilité qui ravage la région depuis bien trop longtemps.
Les attaques des Houthis en mer Rouge contre le Yémen et l'Arabie saoudite, ainsi que leurs menaces contre la liberté de navigation, bien qu'illégales, constituent une évolution prévisible.
C’est pourquoi l’Union européenne a maintenu un message cohérent aux parties au conflit, appelant à :
désescalade ;
retenue;
la protection des civils et des infrastructures civiles ;
la cessation des attaques aveugles de l'Iran ;
soutien total aux pays de la région touchés par ces attaques ;
et le respect du droit international, notamment la liberté de navigation dans les détroits d’Ormuz et de Bab-el-Mandeb.
L’Union européenne s’efforce également, en collaboration avec ses partenaires internationaux, d’atténuer l’impact :
Notre opération navale européenne ASPIDES continue d'escorter des navires en mer Rouge ;
Et nous renforcerons notre coordination avec la Coalition maritime multinationale que l'Arabie saoudite a lancée récemment.
Mais nous devons faire davantage, notamment pour soutenir le gouvernement yéménite et lutter contre la contrebande.
Honorables membres,
En ce qui concerne l'Iran, la répression est généralisée et le nombre d'exécutions de jeunes Iraniens augmente désormais à un rythme alarmant.
C’est pourquoi nous avons imposé de nouvelles sanctions et adressé un message clair aux autorités iraniennes : un tel comportement aura des conséquences. Nous continuerons à réagir avec tous les moyens à notre disposition, notamment en renforçant notre soutien à la société civile iranienne.
Parallèlement, la question nucléaire iranienne est restée un défi constant et la position de l'Union européenne n'a pas changé : l'Iran ne doit jamais posséder d'arme nucléaire et doit respecter ses obligations de garanties nucléaires juridiquement contraignantes en vertu du Traité sur la non-prolifération.
Honorables membres,
En Cisjordanie, l'expansion des colonies et des avant-postes s'accélère, entraînant une augmentation des déplacements forcés et une violence sans précédent de la part des colons. Outre les trois séries de sanctions imposées aux colons extrémistes, des discussions sont en cours au sein du Conseil de sécurité concernant d'éventuelles désignations supplémentaires. La responsabilisation est une condition sine qua non pour endiguer la violence des colons.
Parallèlement, il est essentiel que l’Union européenne maintienne sa position de manière cohérente et ferme, en appelant collectivement au respect du droit international. Cela implique de réitérer, avec nos partenaires internationaux, dont le Royaume-Uni, nos appels à la suspension de l’expansion des colonies, notamment du projet E1, qui compromet gravement la viabilité d’une solution à deux États.
À Gaza, la situation humanitaire, déjà catastrophique, s'aggrave. À l'approche de l'hiver, les camps surpeuplés de personnes déplacées sont menacés d'inondations et de maladies. Le cessez-le-feu n'est qu'une façade : des morts et des blessés continuent d'être recensés.
Les conditions de mise en œuvre du Plan de paix pour Gaza restent inchangées. Pour que des progrès soient possibles, la communauté internationale doit continuer d'exiger :
Le désarmement permanent du Hamas et de tous les autres groupes armés non étatiques ;
Et le retrait des forces israéliennes de la bande de Gaza.
L’UE continue de jouer son rôle dans la mise en œuvre de la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous utilisons tous les instruments à notre disposition :
Sécurité grâce aux missions PSDC, EUBAM Rafah et EUPOL COPPS ;
Soutien à l’Autorité palestinienne, à sa gouvernance et à ses réformes ;
Et une aide au rétablissement rapide et à la reconstruction.
Le groupe de donateurs palestiniens, organisé par la Commission en juillet dernier, a lancé l'initiative Team Gaza, qui a permis de lever initialement 900 millions d'euros de fonds pour la reconstruction rapide, en collaboration avec 15 partenaires internationaux.
Les élections israéliennes du mois prochain et les élections législatives palestiniennes prévues en novembre pourraient constituer des tournants importants. Nous sommes prêts à apporter toute l'aide possible, notamment en ce qui concerne les élections palestiniennes.
Honorables membres,
Dans une région où la guerre et les conflits dominent tous les aspects de la vie – que ce soit au Yémen, en Iran ou en Cisjordanie –, notre seule chance de briser le cycle de violence réside dans notre soutien accru à l’état de droit, la poursuite de toutes les ouvertures diplomatiques et la défense de la démocratie.

> Concernant la situation en mer Rouge et dans le détroit d'Ormuz, l'opération Aspides est en cours, et j'appelle également les États membres à fournir davantage de navires de guerre, car le détroit de Bab-el-Mandeb est désormais fermé. L'opération Aspides, sur laquelle je me suis rendu personnellement, escorte les navires hors de cette zone. Mais nous avons besoin de plus de navires pour être crédibles. C'est d'ailleurs ce que certains ont également souligné ici.
Nous renforçons nos liens avec les pays du Golfe. Le sommet du Conseil de coopération du Golfe approche. Mais si nous voulons y être des acteurs crédibles en matière de sécurité dans la région, nous devons impérativement intensifier nos deux opérations : l'opération Aspides et l'opération Atalanta, qui luttent également contre la piraterie.
> Concernant Israël et la Palestine, nous sommes fermement attachés à une paix globale, juste et durable fondée sur une solution à deux États. Cependant, je partage également l'avis de ceux qui affirment que, compte tenu de la situation en Cisjordanie et de la colonisation, la solution à deux États devient de plus en plus impossible à mettre en œuvre, car, vous le savez, des territoires sont progressivement retirés. C'est pourquoi nous avons également examiné différentes options. Malheureusement, nous ne disposons pas du soutien de tous les États membres pour faire évoluer la situation et envoyer un message clair de notre refus.

> [Déclaration devant le Parlement européen lors du débat conjoint sur les attaques hybrides russes contre les États membres : renforcer la réponse coordonnée de l’UE et protéger la sécurité et la démocratie européennes]
Je tiens tout d'abord à remercier la rapporteuse Rasa Juknevičienė pour son rapport opportun sur la guerre hybride menée par la Russie en Europe. Ce rapport rend bien compte de la situation à laquelle nous sommes confrontés et, plus important encore, de l'urgence d'agir. 
Depuis le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, on observe une augmentation constante des attaques hybrides contre l'Europe. 
Nous avons pu constater au grand jour l'inconscience dangereuse de la Russie ces dernières 48 heures :
Un navire de guerre russe a tiré des fusées éclairantes sur un hélicoptère danois ;
Des avions de chasse de l'OTAN ont dû abattre un drone au-dessus de la Lituanie ;
La Russie a frappé un train de voyageurs près de la frontière avec l'Ukraine ;
Et la Pologne a retiré un drone de ses eaux territoriales.
Il faut être lucide : il ne s’agit pas d’accidents. Ce sont des tentatives délibérées de la Russie pour saper notre détermination, tester notre unité et jouer sur les craintes d’escalade.
L'Europe ne relâchera pas son soutien à l'Ukraine. Face à l'escalade russe, nous restons fermes dans notre soutien à l'Ukraine et dans notre volonté d'accroître la pression sur la Russie.
La Russie adapte ses méthodes en fonction du pays ciblé. Dans certains, par exemple, elle brouille l'espace informationnel, exploite les divisions sociales et s'ingère dans les élections. Ailleurs, les attaques sont physiques et visent les infrastructures militaires, les transports publics et les infrastructures critiques.
C’est pourquoi nos renseignements combinés doivent couvrir l’ensemble des moyens hybrides russes. C’est aussi pourquoi, comme le souligne le rapport, le partage de renseignements est essentiel. Je ne peux qu’encourager les États membres à redoubler d’efforts et à tirer le meilleur parti de notre Centre de renseignement et de situation (IntCen) à cette fin.
Malgré les efforts internationaux pour mettre fin à la guerre, Poutine choisit au contraire d'intensifier sa guerre d'agression contre l'Ukraine et les hostilités contre l'Europe. 
Une chose est claire : Poutine ne s’arrêtera pas tant qu’on ne l’arrêtera pas. Par conséquent, puisque la Russie est prête à prendre davantage de risques, l’Europe doit exiger des contreparties plus importantes. 
Cinq exemples de la manière dont nous procédons.
Premièrement, nous ne cessons de dénoncer les attaques russes. La Russie a toujours utilisé l'ambiguïté comme une arme. Si nous attribuons ces attaques, la Russie ne pourra plus se dissimuler et nos citoyens pourront identifier les schémas et comprendre sa stratégie.
C’est pourquoi l’enquête, l’attribution et la communication publique claire de l’Allemagne suite à l’attaque de Leipzig étaient essentielles. En juillet, nous avons collectivement dénoncé les cyberagressions du FSB en Europe. Nous devons poursuivre ce travail de manière systématique.
Deuxièmement, comme le préconise également le rapport, nous sanctionnons les instigateurs. Dernièrement, nous avons sanctionné 9 personnes physiques et 4 entités. 
Troisièmement, nous coupons les financements russes à la source.
Les sanctions de l'UE ont déjà privé l'économie russe d'un billion d'euros. Nous finalisons actuellement le plus grand nombre d'introductions en bourse à ce jour.  
Nous démantelons progressivement la flotte clandestine. Les opérations navales de l'UE sont en première ligne pour arraisonner les navires suspects. 
Grâce au travail diplomatique mené à travers le monde par nos délégations de l'UE, de moins en moins de pays autorisent ces navires à naviguer sous leur pavillon. Des centaines de navires ont ainsi été dépavillés.
[Quatrièmement], nous avons déjà :
Réduire la présence diplomatique de la Russie au sein de l'UE ;
Mettre en place de nouvelles exigences pour les voyages intra-Schengen ;
Et la mission russe auprès de l'UE a été limitée à 40 personnes.
Les États membres font de même : plus récemment, la Hongrie a expulsé 10 diplomates russes. 
Il est encore possible d'en faire plus.
Nous pouvons renforcer encore le contrôle sur les déplacements des diplomates russes au sein de l'espace Schengen ;
Nous pouvons interdire la délivrance de visas aux anciens combattants russes ; 
Et nous devrions revoir la délivrance des visas touristiques aux citoyens russes.
Nous devons réduire le nombre de personnes menant des attaques sur le sol européen.
Cinquièmement, nous protégeons notre espace informationnel. Cela signifie :
Détection plus rapide des FIMI, notamment grâce à l'utilisation d'outils basés sur l'IA ;
Former le personnel de nos délégations ;
Cartographie des réseaux d'escroquerie russes de recrutement et aide aux partenaires pour les démanteler ;
Et renforcer l'impact de nos contre-mesures, notamment les sanctions, l'application de la loi et les opérations de démantèlement.
Honorables membres, 
L’Europe est bien plus forte qu’auparavant. Nos sociétés sont mieux préparées : plus conscientes, plus vigilantes et plus résilientes. Et notre partenariat stratégique avec l’OTAN se traduit désormais par une collaboration quotidienne. 
Mais la menace d'attaques hybrides russes en Europe ne fait que croître. 
Poutine est un tyran typique. Les attaques hybrides de Moscou visent à nous intimider, à paralyser nos sociétés et à nous rendre inactifs. C'est précisément ce que Poutine souhaite. Nous ne devons pas laisser la peur dicter nos choix. Nous devons répondre à ces attaques par des actions concrètes et une riposte résolue. La sécurité de l'Europe l'exige et ses citoyens l'attendent.

> Il est essentiel de comprendre que les attaques hybrides ne peuvent rester impunies. C'est pourquoi il est primordial de conjuguer résilience, attribution des responsabilités, sanctions, actions contre les réseaux hostiles opérant sur notre territoire, et ce, en étroite coopération avec les États membres, l'OTAN et nos partenaires partageant les mêmes valeurs, notamment ceux qui sont plus exposés.
Et nous devons continuer à soutenir nos voisins lorsqu'on nous le demande. Ce que nous avons vu en Moldavie l'an dernier, l'ingérence russe dans les élections, peut être surmontée. Idem pour l'Arménie. 
Nous devons continuer à communiquer avec nos citoyens sur les avantages de l'adhésion à l'UE et sur ce qu'ils peuvent en retirer, car trop souvent, on ne parle d'élargissement que des avantages que les pays membres reçoivent. Or, c'est nous aussi qui en bénéficions.

> Soyons clairs. Personne ne souhaite la paix plus que les Ukrainiens, et ces derniers ont accepté de multiples cessez-le-feu depuis très longtemps. 
Mais nous devons aussi être lucides. La Russie n'approuve pas ces agissements. Au contraire. Elle intensifie ses attaques contre des civils en Ukraine, mais aussi contre notre territoire. Il est donc essentiel que nous ayons une vision très claire de la situation. 
Je ne partage pas non plus l'avis de ceux qui prétendent qu'il suffirait de céder le territoire pour que la paix revienne. En réalité, il ne s'agit jamais de territoires, mais toujours des populations qui souffrent sur ces mêmes territoires. Si l'agression est payante, nous en verrons encore davantage. 

> Ces dernières 48 heures, nous avons constaté l'imprudence dangereuse de la Russie au grand jour. Un navire de guerre russe a tiré des leurres thermiques sur un hélicoptère danois. Des avions de l'OTAN ont dû abattre un drone au-dessus de la Lituanie. La Russie a frappé un train de voyageurs près de la frontière ukrainienne. Et la Pologne a retiré un drone de son territoire. Soyons clairs : il ne s'agit pas d'accidents. Ce sont des tentatives délibérées de la Russie pour saper notre détermination. L'Europe ne retirera pas son soutien à l'Ukraine.

> La responsabilité pour les violations du droit international et humanitaire est fondamentale. Lorsque des crises humanitaires résultent de défaillances politiques, de l'impunité et de l'érosion des normes fondamentales, la réponse doit être une détermination politique et une action collective. Nous devons lutter contre l'impunité et garantir la responsabilité pour les crimes les plus graves : génocide, crimes de guerre, crimes contre l'humanité et crimes d'agression. La responsabilité ne saurait être sélective, sous peine de remettre en cause l'ensemble de l'ordre international fondé sur des règles. En 2025, nous nous sommes mobilisés pour défendre le droit international humanitaire face à la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine, à Gaza, au Soudan, au Myanmar, en République démocratique du Congo, en République centrafricaine et au Yémen.

> L'Ukraine pourrait connaître l'hiver le plus rigoureux de la guerre. Nous nous sommes mobilisés pour préparer, réparer et isoler les habitations, livrer des générateurs et des stations d'alimentation portables, et fournir des biens de première nécessité. Notre soutien humanitaire et de protection civile se poursuivra, plus que jamais.

 

Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la justice et à l’état de droit)
> 92 % des Européens souhaitent une meilleure protection des enfants et des jeunes en ligne. Les jeunes Européens passent en moyenne 4 à 6 heures par jour en ligne. Pour ceux qui ont commencé à utiliser les réseaux sociaux avant l'âge de 10 ans, ce temps peut atteindre 7 à 8 heures par jour. Les preuves de l'impact des réseaux sociaux sur le développement des jeunes sont de plus en plus accablantes : manque de sommeil, anxiété, dépression, automutilation et comportements addictifs. Les parents ne peuvent pas – et ne devraient pas avoir à – rivaliser avec les algorithmes. C'est pourquoi le règlement européen KIDS adopté aujourd'hui fixera des limites claires dans le monde numérique, tout comme dans le monde réel
- Interdiction des réseaux sociaux avant 13 ans.
- Interdiction de créer un compte personnel avant 15 ans.
- La conception sécurisée sera toujours obligatoire.
Et soyons clairs : les limites d'âge n'exonèrent pas les entreprises technologiques de leurs responsabilités. Pour toute personne de moins de 18 ans, les plateformes devront respecter le principe de sécurité dès la conception. Aucune fonctionnalité toxique ou addictive ne sera autorisée. La charge de la preuve s'inverse : les plateformes doivent démontrer que leurs services sont sûrs pour les enfants. Mais la vulnérabilité ne disparaît pas à 18 ans. Cet automne, je présenterai la Loi sur l'équité numérique, qui complète ce travail en protégeant tous les consommateurs, y compris les enfants, considérés comme des consommateurs vulnérables. Nous lutterons contre les pratiques commerciales déloyales telles que les techniques de manipulation, la personnalisation abusive, le marketing d'influence trompeur, les problèmes liés aux abonnements numériques et les mécanismes de jeu dangereux – autant de stratagèmes qui nous incitent tous à passer plus de temps ou d'argent en ligne. Notre ambition est claire : les enfants doivent pouvoir profiter des opportunités offertes par le monde numérique sans être manipulés pour y consacrer leur temps, leur attention ou leur argent.

> Le leadership européen en matière d'IA ne se mesurera pas seulement aux modèles que nous développons, mais aussi à la capacité des entreprises de toutes tailles à utiliser efficacement l'IA pour innover, accroître leur productivité et se développer. À travers le Plan d'action continental pour l'IA, la loi européenne sur l'innovation et EU Inc., nous œuvrons à fournir aux entreprises innovantes l'infrastructure, les investissements et les conditions nécessaires pour se lancer, se développer et s'implanter durablement en Europe.

> La démocratie ne s'arrête pas aux urnes. Il s'agit d'avoir une voix, d'être entendu et de participer aux décisions qui nous concernent. Une démocratie forte repose sur la capacité de chacun à participer, à partager ses idées et à contribuer aux choix qui influencent sa vie. En cette Journée internationale de la démocratie, nous souhaitons vous entendre. Car renforcer notre démocratie est un effort collectif. Et vos idées peuvent contribuer à façonner notre démocratie de demain.

> La question n'est pas de savoir si nous allons agir, mais ce qu'il faut faire.
J'ai eu le plaisir de prendre la parole lors de la présidence irlandaise du Conseil de l'UE sur la sécurité en ligne des enfants et des jeunes à l'horizon 2026, aux côtés de ma collègue Henna Virkkunen. Ce sommet s'est tenu à un moment crucial, alors que l'Europe, les États membres et le monde entier s'interrogent sur l'évolution rapide des médias sociaux et de la sphère numérique, et sur la manière de garder le contrôle, plutôt que de se laisser contrôler par elle.
J'ai été heureux de partager quelques réflexions sur notre future loi sur l'équité numérique (DFA), qui modernisera les règles de protection des consommateurs de l'UE à l'ère du numérique, notamment en prévoyant des protections spécifiques pour les mineurs en tant que jeunes consommateurs.
On oublie parfois que lorsque nous interagissons avec un site web, une application ou une plateforme en ligne, nous accédons à un service. Nous n'entrons pas simplement dans un espace social ou médiatique ; nous entrons dans un marché, et nous le faisons en tant que consommateurs. Chaque seconde de notre attention a une valeur commerciale : chaque clic ou défilement supplémentaire, chaque publication et chaque vidéo visionnée.
Bien sûr, il n’y a rien de mal à ce que les entreprises souhaitent toucher les consommateurs. L’économie numérique a apporté des avantages extraordinaires aux personnes de tous âges. Mais les consommateurs européens devraient bénéficier du même niveau de protection en ligne que hors ligne. 🇪🇺 L’Autorité de la protection des consommateurs (APC) pourrait s’attaquer à des problèmes tels que les pratiques trompeuses, le marketing d’influence qui dissimule des recommandations rémunérées sous forme d’opinions personnelles, la personnalisation abusive et la publicité ciblée, la tarification personnalisée, les difficultés de gestion des abonnements en ligne, la tarification progressive, les techniques de vente agressives et les comparaisons de prix trompeuses.

 

Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion des crises)
> Le droit international humanitaire (DIH) vise à protéger les personnes – civils, travailleurs humanitaires et personnel de santé. Pourtant, les conflits actuels bafouent trop souvent ces règles. Qu’il s’agisse des personnes réfugiées dans les stations de métro en Ukraine, des familles fuyant les drones au Soudan ou des civils pris au piège des conflits armés qui s’étendent du Myanmar à la RDC, ces vies pourraient être épargnées si le DIH était respecté par les belligérants. L’UE est depuis longtemps à l’avant-garde de la défense du DIH et notre voix ne fera que se faire plus forte.

> Les dirigeants mondiaux vont-ils nous entendre ? Le droit international humanitaire ne saurait se plier aux impératifs politiques. L’équipe Europe est un important donateur humanitaire. Il s’agit d’une lourde responsabilité envers les populations du monde entier. C’est le message que je porte à l’Assemblée générale des Nations Unies de cette année.

> Une colombe d'Ukraine autour du cou. Une veste confectionnée par des femmes afghanes sur les épaules. Aujourd'hui, c'est la Journée internationale de la paix. Je porte un peu du monde avec moi. La paix nous appartient à tous.

> Cet été a été le plus chaud que nous ayons jamais connu, un avertissement pour les années à venir. La Commission européenne lance un nouveau cadre de résilience climatique, recensant les 100 régions européennes les plus vulnérables.
Nous déployons également un nouveau plan de lutte contre les vagues de chaleur, renforçant ainsi notre préparation sanitaire. Par ailleurs, face à la raréfaction croissante de l'eau, une nouvelle initiative européenne sur l'eau est lancée.
Nous mettons en place un nouveau groupe de secouristes afin d'améliorer notre réponse aux feux de forêt et de formuler des recommandations.

 

Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Nous nous rapprochons d'une Union européenne élargie. La présidente von der Leyen a annoncé, lors de son discours sur l'état de l'Union, que nous proposerons prochainement des feuilles de route aux candidats les plus avancés. Ces feuilles de route définiront des priorités claires : un calendrier et des résultats attendus afin d'aider les candidats les plus avancés à mener à bien les réformes nécessaires. Cette clarté nous permettra de nous préparer à saisir l'opportunité de l'élargissement et de renforcer notre Union.

> La Finlande occupe une place particulière dans l'histoire de l'élargissement de l'UE. En 1999, ici même à Helsinki, les dirigeants européens ont engagé l'Union sur la voie de son plus grand élargissement jamais réalisé. Aujourd'hui, nous sommes à nouveau confrontés au double défi de préparer les pays candidats à l'adhésion et de préparer notre Union à les accueillir. J'ai trouvé en la ministre des Affaires étrangères, Elina Valtonen, et en le ministre des Affaires européennes, Joakim Strand, un soutien indéfectible à la préparation d'une Union plus large, tandis que nos candidats progressent en fonction de leurs mérites et de leurs avancées en matière de réformes.

> L’UE et la Norvège œuvrent ensemble pour une Europe plus forte. Nous partageons la même détermination à défendre nos intérêts, nos valeurs et notre sécurité. Aujourd’hui, le ministre des Affaires étrangères, @EspenBarthEide, a annoncé une contribution d’un milliard de couronnes norvégiennes (90 millions d’euros) à notre principal instrument de soutien à l’Ukraine, le mécanisme pour l’Ukraine. Ensemble, nous aidons l’Ukraine à se défendre contre l’agression russe, tout en soutenant les réformes qui renforceront le pays et le rapprocheront de l’adhésion à l’UE.

 

● Parlement européen
♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au Parlement européen) 
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Billy Kelleher (premier vice-président)
> La santé des femmes a été trop peu étudiée, insuffisamment financée et trop souvent négligée pendant bien trop longtemps. Les conséquences sont ressenties par des millions de femmes qui attendent trop longtemps avant d’obtenir un diagnostic ou qui peinent à accéder aux soins dont elles ont besoin. Aujourd’hui, le Parlement envoie un message clair : la santé des femmes doit remonter dans l’agenda politique et être considérée comme la grande priorité de santé publique. (…)
Investir dans la santé des femmes, c’est investir dans l’avenir de l’Europe. Selon certaines estimations, combler les déficits d’investissement dans les soins de santé des femmes pourrait apporter 1 000 milliards de dollars supplémentaires à l’économie mondiale chaque année d’ici à 2040. L’Europe devrait saisir cette occasion en plaçant la santé des femmes au cœur de son programme de recherche et d’innovation. Des investissements accrus peuvent améliorer la vie de millions de femmes tout en stimulant le progrès scientifique et la croissance économique. Nous disposons de l’expertise nécessaire pour mener ce changement ; il nous faut désormais une ambition politique à la hauteur.

 

Dan Barna (vice-président)
> Le Canada, c'est l'Europe. « La liberté et la vie doivent être conquises chaque jour.» Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a prononcé un discours inspirant au Parlement européen, suite à l'invitation faite au Canada de devenir le premier membre associé de l'UE. Ce discours portait sur les valeurs qui nous unissent, sur l'autonomie stratégique, la coopération en matière de défense et les perspectives offertes aux jeunes. Le Premier ministre Carney a souligné avec force l'importance du partenariat UE-Canada, fondé sur quatre principes fondamentaux : la liberté, la solidarité, la prospérité et la durabilité. Il est fort probable que le discours prononcé hier et aujourd'hui par le Premier ministre Carney marque un tournant historique pour l'avenir de l'Europe. Ensemble, nous sommes plus forts.

> La démocratie ne peut vivre dans l'ignorance. Ce qui s'est passé lors des élections présidentielles roumaines a sonné l'alarme pour toute l'Union : algorithmes manipulés, fermes de bots et influences extérieures néfastes qui s'attaquent à l'essence même du vote libre. Les citoyens roumains et européens ont le droit légitime de connaître la vérité. La transparence des enquêtes est essentielle. C'est pourquoi mon message est on ne peut plus clair : il faut agir vite à Bruxelles comme à Bucarest ! Il n'y a plus de temps à perdre avec les tergiversations bureaucratiques. Les enquêtes doivent être menées à terme rapidement et en toute transparence ! Nous avons besoin de toute urgence d'une application stricte de la législation numérique et de la mise en œuvre rapide du Centre européen pour la résilience démocratique. Ce n'est qu'en sanctionnant sévèrement les plateformes qui permettent la manipulation et en soutenant activement les médias indépendants que nous pourrons véritablement protéger nos citoyens.

 

Gerben-Jan Gerbrandy (vice-président)
> Il sera difficile de rester assis à écouter des collègues exprimer leur compassion pour les victimes, tout en votant contre l’élaboration d’une position sur la manière dont nous devons faire face à ce problème. Des Européens sont morts, et ils refusent de faire leur travail. L’Europe doit à la fois se préparer aux conséquences climatiques que nous ne pouvons plus éviter et accélérer les mesures visant à empêcher qu’elles ne s’aggravent davantage. Le changement climatique signifie que nous devons nous aussi changer. Changer nos infrastructures, changer nos pratiques agricoles. Évitons que l’été 2026 soit le plus frais du reste de notre vie.

> La panique qui règne dans les pays européens de l'automobile se résume dans les gros titres d'aujourd'hui : d'un côté, on cherche comment ralentir la transition vers les véhicules électriques, tandis que de l'autre, on crie au scandale parce que les prix à la pompe ne cessent d'augmenter.

> En l'espace d'un an, le Premier ministre canadien Mark Carney est devenu une véritable star internationale et l'un des plus fervents défenseurs des valeurs du monde libre et démocratique. (Discours au Parlement européen)

 

Petras Austrevicius (député)
> Les autorités chinoises répriment les droits démocratiques promis à Hong Kong. Les persécutions politiques et les violations des droits humains doivent constituer un fondement pour que la Chine rende des comptes.

> Gardez votre calme et soutenez l'Ukraine en lui apportant une aide supplémentaire et en faisant pression sur la Russie par de nouvelles sanctions.

 

Engin Eroglu (député)
> Comment renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe dans les secteurs de la microélectronique et des semi-conducteurs ? J’ai récemment consulté @ SEMI Europe à ce sujet. Cette association représente environ 4 000 entreprises des industries de la microélectronique et des semi-conducteurs.
Compte tenu de l’importance fondamentale de ces composants, nous, au sein de l’UE, devons sécuriser nos chaînes d’approvisionnement. L’Europe, et l’Allemagne en particulier, abrite des entreprises très innovantes qui développent des solutions de pointe. Ce sont précisément ces entreprises que nous devons soutenir activement afin de renforcer notre souveraineté. Pour ce faire, il est essentiel de définir de nouvelles priorités dans le budget de l’UE et d’accorder une plus grande importance au soutien de l’innovation. Avec le budget de l’UE pour 2026, qui prévoit exactement 192,8 milliards d’euros d’engagements budgétaires, auxquels s’ajoutent des instruments de financement parallèles et des programmes pluriannuels, l’enjeu n’est pas d’obtenir plus d’argent, mais d’utiliser plus judicieusement les ressources existantes. À l'avenir, ces sommes considérables doivent être investies dans notre avenir avec des objectifs plus clairs et créateurs de valeur. Nous avons également convenu que la politique économique doit être cohérente. La Commission européenne ne peut prétendre vouloir renforcer l'autonomie stratégique de l'Europe tout en imposant sans cesse de nouvelles réglementations qui entravent les entreprises qui contribuent de manière décisive à cet objectif. Par exemple, la volonté d'étendre l'interdiction des PFAS (substances chimiques industrielles) dans l'UE est déconnectée de la réalité et contre-productive. Les PFAS sont essentiels aux industries de la microélectronique et des semi-conducteurs – en Chine, aux États-Unis et en Europe. Compte tenu des risques qu'ils représentent pour la santé et l'environnement, des normes et des réglementations strictes sont déjà en vigueur dans l'UE. Le principal enjeu ne saurait donc être de savoir si quelqu'un pourrait démonter son téléphone portable et ingérer la puce électronique. Le facteur déterminant doit être la manière de limiter efficacement les risques et les émissions sans entraver la production en Europe des technologies clés dont nous avons besoin pour atteindre une plus grande autonomie stratégique. Les responsables politiques et le monde des affaires doivent travailler ensemble en partenaires pour créer le cadre qui permettra à l'Europe de garantir et de développer sa puissance technologique.

> Si une technologie est déjà déployée sur les routes ailleurs, l'Europe ne peut pas passer des années à débattre de son autorisation. J'ai visité le NIO Store de Francfort, rencontré l'équipe et effectué un essai routier. Mon impression : impressionnant. NIO combine mobilité électrique, logiciels, échange de batteries et mobilité intelligente de manière convaincante. La conduite autonome en est un exemple particulièrement important. Dans certaines régions des États-Unis et de Chine, elle fait déjà partie intégrante du quotidien. En Europe, nous n'en sommes qu'aux prémices. Bien sûr, nous avons besoin de règles claires et de normes de sécurité élevées. Mais l'innovation a besoin d'espace pour se développer. Au cours des prochaines semaines, je rencontrerai d'autres entreprises chinoises en Allemagne et en Europe. En octobre, je me rendrai en Chine pour la quatrième fois cette année afin de poursuivre les discussions. Si nous voulons influencer la concurrence, nous devons comprendre ce que nos concurrents sont capables de faire.

> Les 10 à 12 prochaines semaines seront cruciales. Si l'Europe et la Chine ne parviennent pas à résoudre leur conflit commercial et économique, nous devrons peut-être activer l'Accord sur l'accès à l'information (AAI). Mais l'AAI n'est pas une solution, elle nous permet seulement de gagner du temps. Nous devons utiliser ce temps à bon escient : déréglementation massive, réduction de la bureaucratie, plus de liberté pour la recherche, l'entrepreneuriat et le travail. Nous sommes prêts. Nous sommes motivés. Et nous ne laisserons pas la mauvaise humeur des bureaucrates nous contaminer. Pas de plaintes. Pas d'abandon. Agissons. Façonnons l'avenir.

> Signal fort du Parlement européen : par 459 voix contre 12 (86 abstentions), le Parlement européen appelle le Conseil de l’UE à imposer des sanctions ciblées aux responsables de la répression à Hong Kong, dans le cadre du régime mondial de sanctions de l’UE pour les droits de l’homme. La raison de cette demande est alarmante : la loi sur la sécurité nationale (entrée en vigueur en 2020) et l’ordonnance sur la sauvegarde de la sécurité nationale (2024) ont conduit à plus de 400 arrestations et plus de 180 condamnations depuis juin 2026 seulement. L’arrestation récente de la libraire Leticia Wong, les peines de prison de Lee Cheuk-yan, Chow Hang-tung et Albert Ho, et la peine de 20 ans de prison infligée à Jimmy Lai soulignent l’ampleur du démantèlement des libertés à Hong Kong. Le Parlement européen demande l’abrogation de ces deux lois, la libération des prisonniers politiques et l’abandon des charges retenues contre eux. Les droits de l'homme et l'état de droit doivent être au cœur des relations de l'UE avec la Chine. Une large majorité au Parlement constitue un signal clair. La situation à Hong Kong demeure un rappel constant.

> Le vice-président taïwanais Bi-khim Hsiao a participé à la conférence Ventotene en Italie, accompagné du ministre des Affaires étrangères Lin Chia-lung. Comme je l'ai souligné au Taipei Times, cette visite témoigne de la reconnaissance croissante de Taïwan comme partenaire de l'Europe. Taïwan est un ami et un allié important de l'Europe, sur les plans politique, économique et technologique. Et, notamment face aux défis communs, cette relation solide ne cesse de gagner en importance. La multiplication des réunions de haut niveau démontre l'intensification des échanges entre l'Europe et Taïwan. J'ai pu constater ce processus de visu à travers de nombreux échanges et rencontres avec des représentants taïwanais. Je suis fier de contribuer à ce renforcement et de participer à l'essor des relations euro-taïwanaises.

> Il est urgent d'agir sur la politique commerciale européenne vis-à-vis de la Chine. Les propositions actuelles sont floues et trop lentes. Le discours sur l'état de l'Union a explicitement identifié les problèmes commerciaux entre l'UE et la Chine : un déficit commercial quotidien d'un milliard d'euros et une forte dépendance aux matières premières critiques (plus de 80 %, et jusqu'à 90 % pour les terres rares). Pourtant, les réponses proposées restent bien trop vagues. Avec l'approche actuelle, l'UE risque d'être menée en bateau par la Chine, tandis que la situation se dégrade sur le terrain. La réalité est que la Chine tire actuellement profit du statu quo dans les relations commerciales. Deux faiblesses majeures entravent nos progrès : Manque de clarté : L'annonce de « négociations » et de l'intention d'utiliser « tous les instruments disponibles » relève de la pure rhétorique. Aucun critère concret ne précise quelles contre-mesures commerciales ou quels droits de douane protecteurs seront appliqués, ni à quel moment. Absence de calendrier : Aucun délai contraignant n'a été fixé pour les négociations avec Pékin, et on ignore quand la nouvelle Société européenne des matières premières critiques deviendra opérationnelle. Si nous persistons à privilégier des formats de dialogue non contraignants, nous perdons du temps – du temps de la Chine. Sans objectifs et échéances clairs, nous risquons de nous enliser dans des négociations interminables, tandis que la pression de la désindustrialisation sur nos entreprises s'accroît chaque jour. Si l'Europe veut conserver sa capacité d'action, elle a besoin de plans de mise en œuvre immédiats plutôt que de vagues déclarations d'intention.

> En cas de conflit, Pékin souhaite pouvoir basculer rapidement vers une économie de guerre. Une nouvelle loi permettra au gouvernement d'accéder à toutes les entreprises basées en Chine à cette fin, y compris, explicitement, les entreprises étrangères et leurs filiales. Ces nouvelles règles entreront en vigueur le 1er octobre 2026. À l'avenir, les entreprises seront tenues de fournir aux autorités des informations complètes sur leurs capacités, même en temps de paix. En cas d'urgence, conformément à l'article 2, l'objectif est de « garantir une transition rapide de l'état de paix à l'état de guerre et de convertir la force économique et sociale en force défensive ». Cette conversion concerne un large éventail de ressources : les installations de production, les équipements et la propriété intellectuelle, tels que les données et les logiciels, pourraient être saisis. La loi ne se limite plus à la confiscation, mais prévoit, pour la première fois, l'expropriation. Elle consacre également la possibilité de réorienter la production vers des biens pouvant servir à des fins militaires. Autre changement notable : la formulation indique que la Chine entend utiliser cette nouvelle réglementation pour servir ses « intérêts de développement ». Le terme apparaît pour la première fois dans la loi et semble délibérément vague. Étant donné que le discours sécuritaire chinois englobe généralement la sécurité économique, l'accès à la technologie, aux matières premières et aux chaînes d'approvisionnement, cette extension pourrait également inclure des sanctions, des contrôles à l'exportation ou un blocus dirigé contre la Chine. Cependant, la nouvelle loi ne concerne pas uniquement les entreprises. En cas de mobilisation, les citoyens de sexe masculin âgés de 18 à 60 ans et les citoyennes de sexe féminin âgées de 18 à 55 ans sont tenus d'effectuer leur service militaire. Cette loi reflète ainsi les enseignements tirés de la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine. Elle témoigne des efforts de Pékin pour rationaliser les mécanismes et les structures de mobilisation militaire et pour améliorer sa capacité à allouer et à mobiliser rapidement les ressources et les effectifs nécessaires en cas de conflit.

 

Karin Karlsbro (députée)
> Canada, bienvenue en Europe ! Applaudissements nourris au Parlement européen lorsque von der Leyen ouvre la voie à un rapprochement du Canada avec l'UE grâce à un statut de membre spécial.

> Il faut une femme du calibre d’Ursula von der Leyen pour tenir tête aux géants d'Internet. Merci ! Enfin, une limite d'âge européenne pour les réseaux sociaux. Il est temps de reprendre le pouvoir à ces plateformes barbares.

 

Michal Kobosko (député)
> UniaCentrum deviendra membre de l’ALDE, la famille des libéraux et démocrates européens. Nous avons présenté la candidature de notre parti à l'ALDE. (…)
Dans mon discours, j'ai évoqué les nombreux progrès accomplis au cours de ces 22 années d'adhésion à l'UE. La Pologne est l'une des économies à la croissance la plus rapide de l'UE. Nous avons un potentiel énorme et pouvons devenir un leader régional. C'est pourquoi nous devons renforcer significativement notre voix et notre position au sein de l'UE et être présents là où se prennent les décisions les plus importantes.

> Nouveau séisme politique en Allemagne. D'après les sondages de sortie des urnes, l'AfD remporte les élections dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale avec 1,5 point d'avance sur le SPD, tandis qu'à Berlin, l'extrême gauche l'emporte, suivie de près par la CDU. L'AfD réalise également un bon score dans la capitale allemande, avec environ 17 % des voix. La forte position du SPD dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale exclut un régime néofasciste dans ce Land, mais le bon résultat de l'AfD fragilise la position déjà précaire du chancelier Friedrich Merz. Ceci est d'autant plus vrai que l'issue des élections reste incertaine pour la CDU. Il s'agit également du pire résultat de la CDU aux élections régionales depuis la fondation de la République fédérale d'Allemagne. L'AfD, parti hispanophone, n'est plus seulement un parti contestataire obtenant de bons résultats dans certaines régions et s'affirme de plus en plus comme une force électorale majeure. C’est à ce fait que le gouvernement Merz et la classe politique allemande doivent faire face.

> Pourquoi ai-je signé la motion visant à confisquer les avoirs russes ? Parce que cette affaire ne peut être ignorée ni reportée. Chaque jour, les Russes causent de nouveaux dégâts, dont ils doivent assumer les conséquences. C’est clair et net. Avant de transférer l’intégralité des 90 milliards d’euros de prêts de l’UE à l’Ukraine, nous devons donc régler la question du transfert des 200 milliards d’euros d’avoirs russes détenus par Euroclear Group vers une autre entité non belge, afin de renforcer le budget ukrainien grâce à ces fonds.

> Qu’Ursula von der Leyen l'ait voulu ou non (et c'est fort probable), le monde s'est souvenu de son discours sur l'état de l'Union européenne et ne parle plus que de l'éventuelle adhésion du Canada à l'UE. C'est une très mauvaise nouvelle. Les entreprises opérant dans des secteurs clés de l'économie européenne, et confrontées à une crise croissante, emploient des centaines de milliers de personnes et font appel à de vastes réseaux de sous-traitants et de prestataires de services. Elles créent et mettent en œuvre les dernières innovations. Soit nous leur simplifions la vie, nous supprimons certaines réglementations excessives, tant au niveau européen que national, et nous mettons en place des incitations à l'investissement, soit nous les condamnons à la faillite. Pour défendre l'Europe, nous avons besoin d'armées fortes, mais aussi d'une économie forte. Nous avons besoin d'une Europe correctement armée, mais pas d'une Europe au chômage.

> Aujourd'hui, à Luxembourg, au siège de la Banque européenne d'investissement (BEI), j'ai participé à une réunion entre les délégations des commissions DEVE et AFET du Parlement européen et le directoire de la BEI. Nous avons évoqué les activités de la BEI en matière de financement de projets dans de nombreuses régions du monde. Rien qu'en Ukraine, la BEI a débloqué l'an dernier 1,5 milliard d'euros de nouveaux financements, notamment pour renforcer la résilience des secteurs de l'énergie et des télécommunications.

> Hier, lors de son discours annuel, la présidente von der Leyen a déclaré souhaiter que le Canada devienne le premier membre associé de l'UE. Cette déclaration a, à juste titre, suscité une ovation debout, mais a également soulevé de nombreuses questions et inquiétudes. Aujourd'hui, au lendemain de l'intervention de la présidente de la Commission européenne, le Premier ministre canadien s'adresse au Parlement européen. Un geste hautement symbolique. Le renforcement de la coopération avec Ottawa est encourageant. Le Canada est un partenaire fiable et stable pour l'Europe dans de nombreux domaines, et nous partageons les mêmes valeurs. « Nous partageons une affinité de choix », a déclaré Mark Carney. Il est essentiel d'approfondir cette coopération et de la renforcer jour après jour.

> Un accent polonais pendant le discours de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen Lors de son discours, Ursula von der Leyen a retracé l'histoire d'ICEYE et a cité ses propriétaires comme un exemple de réussite européenne. J'ai eu le plaisir de m'entretenir avec Rafał Modrzewski et son associé finlandais, Pekka Laurila. ICEYE est une entreprise technologique et spatiale qui conçoit et exploite des satellites radar SAR et commercialise des données d'observation de la Terre. Son siège social est en Finlande, mais ICEYE est très présente en Pologne. En résumé, ICEYE est « Google Earth pour les forces armées et les services de renseignement, mais utilisant le radar au lieu de l'imagerie classique », à la différence que les données sont beaucoup plus axées sur la détection des changements et les applications opérationnelles. ICEYE fournit à la Pologne des satellites militaires dans le cadre du programme MikroSAR/POLSARIS. En mai 2026, le quatrième satellite radar polonais, ICEYE, a été lancé dans le cadre de ce programme. Il est intéressant de noter que la tendance qui a propulsé ICEYE à son niveau actuel a commencé avec l'invasion russe de l'Ukraine et a été renforcée par la guerre au Moyen-Orient et le conflit américano-iranien, qui ont une fois de plus confirmé la nécessité du renseignement satellitaire.

> Le discours de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen était malheureusement très prévisible. Ursula von der Leyen a rappelé les menaces, les réalisations accomplies et la situation actuelle de l'Europe, et a indiqué les objectifs que nous nous sommes fixés. Ce sont des sujets que nous connaissons tous bien. Elle a annoncé qu'en octobre, la Commission européenne présenterait un plan pour la résilience face au changement climatique et aborderait également la question de l'assurance. Parmi les nouveaux projets figure un Conseil européen de sécurité. Nous nous félicitons du rapprochement continu avec le Canada, avec lequel l'Europe partage tant de points communs. Jeudi, le Premier ministre canadien, Mark Carney, déjà présent au Parlement européen, prendra la parole. Le marché unique, les nouvelles technologies et l'intelligence artificielle, ainsi que le renforcement de la compétitivité de l'économie européenne n'ont pas été évoqués de manière convaincante. Ce sont pourtant des sujets urgents qui ne peuvent plus attendre.

 

Hilde Vautmans (députée)
> Sur le plan économique, l'Europe doit renforcer son autonomie. Notre déficit commercial avec la Chine s'élève désormais à près d'un milliard d'euros par jour. Parallèlement, nous restons trop dépendants d'autres pays pour nos matières premières et technologies essentielles.

> Ursula von der Leyen met, à juste titre, l’accent sur notre économie et notre compétitivité. L’Europe a tous les atouts pour être économiquement forte, mais nous compliquons encore trop souvent la tâche à nos entrepreneurs. Moins de réglementation, des permis plus rapides, un véritable marché intérieur et une énergie abordable : voilà ce dont nos entreprises ont besoin pour investir, innover et créer des emplois ici .

> Le déficit commercial européen avec la Chine s'élève désormais à environ un milliard d'euros par jour et a annoncé de nouvelles mesures visant à réduire les dépendances stratégiques.

Ce chiffre est un signal d’alarme. Nous devons coopérer avec la Chine lorsque cela sert nos intérêts, mais dans le même temps, l’Europe doit être beaucoup plus indépendante. Il faut réduire les dépendances stratégiques, instaurer des règles économiques équitables et investir davantage dans notre industrie et notre innovation. C’est aussi le cœur de mon rapport sur la Chine, sur lequel le Parlement européen votera en octobre

> Dans le monde actuel, l'Europe a besoin de partenaires fiables. Le Canada est un partenaire important en matière de commerce, de technologie, de matières premières et de sécurité. Nous devons renforcer ces partenariats stratégiques.

> L’Europe doit pouvoir décider plus rapidement. Nous ne pouvons plus nous permettre qu’un seul État membre bloque les actions européennes nécessaires. En matière de politique étrangère et de sécurité notamment, nous devons abolir les droits de veto paralysants. Les défis n’attendent pas l’Europe. L’Europe doit agir. 

> Tous ceux qui ont un adolescent à la maison connaissent cette scène. Un téléphone toujours à portée de main, le pouce qui fait défiler sans cesse, une vidéo qui s’enchaîne sans interruption. Les inquiétudes des parents, des enseignants et des psychologues sont justifiées. Les algorithmes addictifs, les contenus nocifs et la pression exercée sur la santé mentale des jeunes ne sont pas des chimères. Il est urgent d’agir. La seule question est : comment ?
D’après les textes divulgués du Kids Act, la Commission adopte une position claire : toute personne souhaitant créer un compte doit être âgée d’au moins 15 ans. Des régimes distincts seront mis en place pour les plus jeunes, avec des comptes à accès limité ou gérés par leurs parents, et une vérification effective de l’âge sera obligatoire pour chaque nouveau compte. Le président Macron plaide depuis longtemps en faveur d’une telle interdiction, et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, y est également favorable. Cela ne signifie pas pour autant que nous devions nous contenter de les suivre. En tant que libéraux, nous sommes fondamentalement opposés à une interdiction générale des réseaux sociaux pour les jeunes. Non pas que le problème nous laisse indifférents, mais parce qu’une interdiction ne le résout pas.
Une interdiction ne protège pas les enfants. Les jeunes sont souvent plus rusés en ligne que les législateurs qui veulent les protéger. Ils utilisent le compte d'un frère ou d'une sœur aîné(e), indiquent une date de naissance différente ou se tournent vers des plateformes moins surveillées. Ceux qui les excluent des grands réseaux, encore soumis à la réglementation européenne, les poussent dans les recoins obscurs d'Internet, où il n'existe ni signalement ni contrôle parental. L'Australie a été le premier pays à instaurer une limite d'âge il y a près d'un an ; le Royaume-Uni suivra début 2024. L'efficacité d'une telle mesure reste à démontrer. L'Europe n'a pas besoin de se précipiter pour adopter cette solution.
La protection de l'enfance ne doit pas servir de prétexte pour autoriser le partage accru de données personnelles en ligne. Un continent qui s'enorgueillit à juste titre de ses règles en matière de protection de la vie privée ne devrait pas prendre cette question à la légère.
Il existe une seconde objection fondamentale à cela. Pour prouver qu'une personne n'a pas 15 ans, il faut d'abord prouver son âge. Que ce soit par le biais d'un outil de vérification européen ou de solutions nationales, une étape d'identification supplémentaire est systématiquement ajoutée entre le citoyen et Internet. La protection de l'enfance ne doit pas servir de prétexte pour autoriser le partage de données personnelles en ligne. Un continent qui se targue à juste titre de ses règles en matière de protection de la vie privée ne devrait pas prendre cette question à la légère.
Laissons les gens tranquilles. Il ne faut pas recourir à une nouvelle interdiction pour chaque problème de société, surtout si elle est difficilement applicable. L'Europe est déjà aux prises avec un trop grand nombre de règles qui paraissent idéales sur le papier mais qui sont inefficaces dans la pratique. De plus, toute règle non appliquée sape l'autorité de celles qui fonctionnent. Et une interdiction fait peser la responsabilité sur les mauvaises personnes : sur l'adolescent de quatorze ans et ses parents, et non sur les entreprises qui fondent leur modèle économique sur l'attention de ce jeune.
Cela ne signifie pas que la loi sur la protection de l'enfance (Kids Act) soit dénuée de qualités. Bien au contraire. La Commission souhaite imposer des exigences de conception afin de limiter des fonctionnalités telles que le défilement infini. Les systèmes de recommandation qui proposent aux jeunes des vidéos de plus en plus extrêmes seront soumis à une réglementation plus stricte. Des paramètres par défaut plus sûrs et des boutons simples pour signaler les contenus préjudiciables seront mis en place. C'est là le cœur du problème. Le problème ne réside pas dans l'âge de l'utilisateur, mais dans la conception du produit. Une application qui captive un adulte pendant des heures ne devient pas pour autant inoffensive pour un adolescent de seize ans.
L'ampleur du caractère parfois délibéré de cette conception est apparue clairement fin août. Meta a conclu un accord à l'amiable d'environ 18 milliards de dollars après avoir été accusée d'avoir délibérément rendu Instagram et Facebook addictifs pour les jeunes. C'est là que réside la responsabilité. Il faut donc la faire peser plus fermement sur les géants du numérique. La Commission souhaite faire peser la charge de la preuve sur les plateformes : elles doivent démontrer qu'elles respectent les règles. C'est une réaction judicieuse. Il convient d'imposer de lourdes sanctions à celles qui ne s'y conforment pas.
De plus, commençons par appliquer les règles existantes. La loi sur les services numériques impose déjà aux plateformes d'offrir aux mineurs un niveau élevé de protection de leur vie privée et de sécurité, et interdit la publicité ciblée en fonction de leur profil. Quiconque veillera à l'application rigoureuse de cette loi obtiendra des résultats plus rapidement que quiconque passera des années à négocier une nouvelle législation qui, comme la Commission le reconnaît elle-même, est encore loin d'être aboutie.
Nous n'apprenons pas non plus aux enfants à faire du vélo en toute sécurité en laissant leurs vélos au garage jusqu'à leurs quinze ans. Nous leur apprenons en situation de circulation, avec un encadrement, et nous contribuons à rendre les rues plus sûres.
Il faut investir dans l'éducation aux médias. À l'école, mais aussi auprès des parents, souvent démunis face à l'univers de leurs enfants. Un jeune qui comprend comment un algorithme capte son attention est mieux armé qu'un jeune livré à lui-même sur les mêmes applications, sans préparation, à l'âge de quinze ans. On n'apprend pas non plus aux enfants à faire du vélo en toute sécurité en laissant le vélo au garage jusqu'à leurs quinze ans. On leur apprend dans la circulation, avec un accompagnement, et on contribue à rendre les rues plus sûres.
« Ce sont les parents, et non les algorithmes, qui devraient élever les enfants européens », conclut la Commission. Nous partageons pleinement cet avis. Mais il nous faut alors nous attaquer aux algorithmes et donner aux parents les outils nécessaires, au lieu de priver toute une génération d'accès à ces outils. Il faut s'attaquer aux algorithmes addictifs et aux conceptions néfastes, et non aux jeunes.

 

Hristo Petrov (député)
> On ne devrait pas attendre des enfants qu’ils rivalisent avec des algorithmes conçus pour les inciter à continuer de faire défiler les contenus. Aujourd’hui, la responsabilité de les protéger repose sur les parents, qui doivent trouver les bons paramètres ou installer une application pour s’assurer de savoir ce que leurs enfants regardent. Ce rapport replace la responsabilité sur les plateformes, car ce sont elles qui conçoivent, déploient et tirent profit des applications et des algorithmes. La protection doit être intégrée et activée par défaut. (…)
Le monde en ligne est l’endroit où un très grand nombre de jeunes apprennent, créent, s’organisent et se rencontrent. Notre rôle est de faire en sorte qu’il soit sûr pour eux. Des mesures ambitieuses sont nécessaires pour prévenir la dépendance aux écrans, afin que les enfants aient encore le temps de dormir, de faire du sport et de voir leurs amis hors ligne, en combinant le meilleur des deux mondes. 

> Les jeunes n’ont pas besoin d’un nouveau slogan. Ils ont besoin d’une réelle opportunité, au bon moment. La Garantie jeunesse est une promesse que l’Europe a faite à ses jeunes, et sa crédibilité dépend du respect de cette promesse. La prochaine étape est claire : atteindre ceux qui sont encore laissés pour compte, offrir à chaque jeune un parcours sur mesure et s’assurer qu’une opportunité proposée aujourd’hui ouvre la voie à un avenir porteur demain. 

 

Lucia Yar (députée)
> L’Europe ne peut dissuader la Russie avec des usines qui n’existent que sur le papier. Ce règlement réduit les délais nécessaires pour transformer un investissement dans la défense en capacité de production. Nous avons maintenu un soutien tacite solide malgré les pressions du Conseil. Si une autorité nationale ne respecte pas les délais, l’autorisation est réputée accordée ; aucune administration ne pourra donc laisser un projet en attente sans réponse. Nous avons également garanti un suivi régulier et un contrôle par la Commission de l’efficacité de cette procédure accélérée, tout en maintenant fermement en place les garanties environnementales existantes. Désormais, la rapidité de délivrance des autorisations est déterminante : les capitales qui exploiteront efficacement cette nouvelle procédure attireront les investissements, tandis que celles qui s’en tiendront à des pratiques nationales lentes les verront partir ailleurs.

 

Anna-Maja Henriksson (députée)
> Le paquet législatif Omnibus sur la défense adopté aujourd'hui renforce la préparation de l'UE en matière de défense ; toutefois, nous ne devons y voir qu'un point de départ pour adapter notre marché unique de la défense à la réalité géopolitique actuelle. La Russie restera une menace à long terme pour l'Europe, même après la fin de la guerre en Ukraine. Nous devons tous comprendre que l'Europe, telle que nous la connaissons et l'aimons, ne pourra perdurer si nous ne sommes pas prêts à la défendre. Renew Europe se tient prête à poursuivre son travail ambitieux et fructueux visant à renforcer la défense, la dissuasion et la résilience de l'Europe.

 

Helmut Brandstätter (député)
> Quiconque honore un génocidaire condamné ne peut faire partie de l'Union européenne. La Serbie a sa place en Europe et devrait intégrer l'UE. Mais tant que Vučić et son régime glorifient Mladić, cela restera impossible. J'appelle également le PPE à reconsidérer son affiliation au parti de Vučić, le SNS. Nous le devons à la société civile démocratique serbe.

> Le Parlement européen a repris la communication tiède de la Commission et l'a transformée en un rapport concret, clair et percutant. Nous continuerons à exercer un contrôle sur le travail de la Commission et à veiller à ce que la démocratie, les infrastructures et les élections européennes ne soient pas soumises aux caprices d'adversaires étrangers, mais disposent des garanties nécessaires pour nous protéger et des mesures dissuasives pour faire réfléchir à deux fois nos adversaires avant qu'ils n'attaquent l'UE.

 

► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne 
♦ FDP 
> En Allemagne, l'État est le principal bénéficiaire de la flambée des prix des carburants. C'est donc là que réside le plus grand potentiel d'allègement : réduire la taxe sur l'énergie au minimum européen, supprimer la taxe nationale sur le CO et abolir la taxe sur les véhicules.

> Le fait que la CDU permette au SPD d'imposer un plafonnement centralisé des prix du carburant est conforme à la ligne de conduite du syndicat depuis mars 2025. La seule solution correcte serait une réduction d'impôt globale et permanente, la fin de la taxe nationale sur le CO₂ et l'abolition de la taxe sur les véhicules.

 

 

Wolfgang Kubicki (président)
> Il faut faciliter l’accès à la propriété. Tant que le taux de propriétaires occupants n’atteindra pas 80 %, nous souhaitons suspendre la taxe sur les mutations immobilières pour l’achat d’une résidence principale. (…)
Nous ne pouvons pas laisser l'État anéantir les projets de vie de générations entières. Nous devons enfin construire plus, plus vite, à moindre coût et avec moins de réglementations gouvernementales. Les études d'impact environnemental superflues et les procédures d'autorisation excessives ne doivent plus faire exploser inutilement les coûts de construction. En fin de compte, nous avons besoin non seulement de loyers plus bas, mais aussi de davantage d'accession à la propriété. 

> Nous ne pouvons accepter que l'État anéantisse les projets de vie de générations entières. Il est impératif de lever les obstacles à l'accession à la propriété. Tant que le taux d'accession à la propriété n'atteint pas 80 %, la taxe sur les mutations immobilières devrait être suspendue.

 

Martin Hagen (secrétaire général)
> L'Italie montre l'exemple en matière d'allègement fiscal : le gouvernement romain suspend la taxe automobile pendant un an. Il s'agit d'un véritable allègement qui profitera directement à tous les automobilistes.

 

● Belgique 
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement de la Belgique) 

> Excellent moment d’échange avec S.E. le Président Tshisekedi. Nous avons abordé nos relations bilatérales et économiques, notre coopération sur le Couloir Vert, la situation dans l'Est du pays et les efforts de médiation en cours, ainsi que les perspectives du dialogue national et les mesures envisagées pour renforcer la cohésion nationale. Le partenariat RDC - Belgique repose sur des fondations solides et l’intention commune est bien de le développer encore davantage

> Je regrette que les États-Unis aient une nouvelle fois décidé cette année de refuser des visas aux représentants palestiniens en amont de la Semaine de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations Unies. Je réaffirme que les Nations Unies doivent demeurer un lieu où tous les peuples peuvent se faire entendre, en particulier ceux dont l'avenir repose sur le dialogue. Exclure les représentants palestiniens compromet les principes mêmes du multilatéralisme et du droit international. La voie de la paix exige davantage de dialogue, et non moins.

 

♦ Les Engagés 
Yvan Verougstraete (président, député européen)

> Pour Les Engagés, le conclave budgétaire doit être l'occasion :
- d’investir pour relancer la croissance, améliorer notre compétitivité et préparer demain;
- encourager ceux qui bossent.
Ce n'est qu'à ces conditions que les arbitrages douloureux que nous devons faire auront du sens.

> À l’heure de la désinformation, de la polarisation et de la défiance, un média de service public fort capable d'informer les citoyens avec rigueur, transparence et indépendance est plus que jamais un pilier de notre démocratie.

> À Ceuta, oui, il faut protéger les frontières européennes et oui il faut répondre fermement à toute instrumentalisation de la migration. Mais cela ne justifie pas de réécrire les faits!!!
J’ai donc voté contre cette résolution car notamment :
- elle établit un lien direct entre la politique régularisation décidée par l’Espagne et l’arrivée massive de migrants à Ceuta. Cette information, non démontrée, me semble donne une vision beaucoup trop simpliste de la réalité géopolitique en jeu;
- elle passe, pour des raisons politiques, sous silence les efforts des autorités espagnoles face à l’instrumentalisation de la migration.
Considérer ce qui s’est passé comme une « invasion » et, surtout, je refuse de considérer le retour de mineurs non accompagnés comme une réponse ordinaire et automatique à apporter à cette situation. Nous avions préparé une résolution ferme mais humaine avec le Groupe Renew Europe. Je regrette amèrement que nous n'ayons pas eu l'occasion de la faire voter.
Garder le contrôle de nos frontières, oui. Mais fermeté ne veut pas dire renoncer au droit, aux faits et encore moins à la protection des enfants ou des plus vulnérables.

> le Parlement européen approuve la réforme du Code des douanes de l’Union européenne.
Une réforme indispensable face à l’explosion du commerce en ligne
En 2025, 5,8 milliards de colis de faible valeur sont entrés dans l’UE, principalement depuis la Chine.
Fini la triche

 

♦ DéFI 

François de Smet (député)
> Monsieur le Premier ministre, Un président de parti avec lequel vous êtes pourtant ami - vous l’avez dit ici même - vous a reproché récemment non pas votre action, mais votre ton. De ne pas être plus enthousiaste. De promettre du sang et des larmes comme Churchill mais sans indiquer la victoire, sans assumer des lendemains qui chantent. Je pense que ce président de parti - qui est pourtant intelligent - ne se rend pas compte que vous n'avez pas du tout le même attachement à la Belgique fédérale que Churchill avait pour l’Empire britannique. Il ne comprend pas qu’il est difficile pour vous de vous projeter dans une Belgique à long terme, alors que si ça ne tenait qu’à vous on ne fêterait le bicentenaire de ce pays qu’avec deux bouteilles d’eau plate et trois paquets de chips. Vous souhaitez très sincèrement assainir les finances de ce pays - j’en suis sûr. On peut diverger mais cet objectif est réel. Mais ce que vos partenaires francophones n’ont toujours pas compris, c’est que vous ne le faites pas pour que ce pays existe dans 50 ans, vous le faites comme un liquidateur qui aurait reçu la mission d’assainir les comptes d’une société avant de la démanteler et de la revendre. Forcément qu’il n’y a pas d’enthousiasme ! Il est frappant de voir que cet objectif ne vous quitte jamais vraiment l’esprit malgré que vous ayez endossé le costume de Premier. Il suffit de voir comment hier en commission, vous annonciez clairement que l’assainissement suivant serait une réforme de l’Etat. Sauf que pour vous, réformer l’Etat ne va que dans un seul sens, celui du démantèlement fédéral, alors que si l’Etat fédéral est mal en point, c’est aussi à cause de la division des compétences. Et je reviens avec mon exemple de la prévention : si prévention et soins de santé étaient demain réunis dans une seule politique fédérale, on économiserait des milliers de vies et des milliards d’euros. Qu’en pensez-vous ? Etes-vous intellectuellement prêt à admettre que l’assainissement passe par davantage de Belgique, ce pays que désormais vous aimez tant ?

> Ce gouvernement fait de l'idéologie au lieu d'être efficace. Exemple: fusionner six zones de police locale bruxelloises pour satisfaire les nationalistes flamands au lieu de renforcer ces polices locales - il manque 800 policiers sur le territoire.

 

● Danemark
♦ Venstre liberale parti

> Le prix du litre de diesel a atteint un niveau historique cette semaine. Les Danois en ressentent les effets à chaque fois qu'ils prennent le volant : Quand les enfants vont au football, quand on rend visite à la famille, quand l'artisan se rend chez son prochain client, ou quand le transporteur doit livrer des marchandises. Et tout porte à croire que la pression sur les automobilistes va se poursuivre. Au sein du Parti libéral, nous demandons au gouvernement de répondre clairement à la question des prix élevés de l'essence et du diesel. Jusqu'à présent, le gouvernement n'a apporté aucune réponse concrète et utile aux Danois concernant ces prix historiquement élevés. Au sein du Parti libéral, nous avons proposé de réduire temporairement les taxes sur les carburants au minimum européen. Nous restons convaincus de la pertinence de cette proposition et nous nous battrons pour qu'elle soit mise en œuvre. Car le quotidien des Danois doit être connecté.

> L'interdiction des téléphones portables et la fermeture de l'Aula par le gouvernement feront peut-être les gros titres. Mais cela ne résoudra pas les problèmes majeurs des écoles. Nos enfants ont besoin de plus de calme en classe, de plus de professionnalisme et d'une présence accrue des adultes. Concentrons nos efforts sur ce qui change réellement la vie quotidienne dans nos écoles.

> Les entreprises danoises devraient consacrer moins de temps aux réglementations inutiles et davantage à leur raison d'être. Elles devraient se concentrer sur leurs clients, leurs employés et le développement de l'entreprise. C'est pourquoi Venstre souhaite instaurer un gel des réglementations. Si une nouvelle règle est introduite, une autre devra être supprimée. Il s'agit d'un premier pas vers une simplification des procédures, une réduction de la bureaucratie et une plus grande liberté d'entreprendre.

 

● Italie 
♦ Azione 
Carlo Calenda (secrétaire général) 

> Je suis entièrement d'accord avec l'interdiction du niqab dans les écoles. Je soutiens également l'intégration des élèves étrangers rencontrant des difficultés en italien dans des classes adaptées, afin de permettre la mise en œuvre du programme. Cependant, je tiens à souligner que ce problème concerne actuellement environ mille classes sur trois cent mille, et qu'il est nécessaire de pouvoir augmenter la taille des classes et d'offrir un soutien aux élèves ne maîtrisant pas l'italien. J'ai l'impression que, comme souvent, l'application de ces réglementations relatives au port du drapeau laissera à désirer, et cela, si des enfants sont concernés, serait extrêmement grave.

> Le programme présenté par #Conte pourrait facilement être approuvé par #Salvini. Abandon de l'Ukraine et capitulation face à la Russie ; retrait de facto des Volontaires et de la ligne politique européenne ; bonus et revenus artificiels ; taxation généralisée des « surprofits ». La différence ? Conte aspire à diriger le pays, tandis que Salvini ne dirige même pas efficacement la Ligue. Êtes-vous certain(e) de vouloir vous allier à ces populistes pro-russes ? Nous, à Azione continuerons à les combattre.

> Et savez-vous ce qui s'est passé en France ? Mais surtout : quand l'Italie fera-t-elle elle aussi preuve d'une unité nationale égale pour affirmer qu'aucune ingérence, aucune attaque hybride, aucune attaque physique de la Russie contre l'Italie ne sera acceptée ?

> Assez de ces absurdités. Assez de cette droite et de cette gauche qui échangent les mêmes accusations, qui recyclent les mêmes arguments depuis trente ans, tandis que le pays stagne et que tout brûle autour de nous. Assez des slogans hurlés, des promesses vaines, de cette politique qui ne pense qu'à l'immédiat. Pourquoi ? Parce que nous ne pouvons plus nous le permettre. Et si nous ne le comprenons pas lors de cette élection, nous le comprendrons lors de la prochaine. En attendant, nous continuons à faire notre part, en essayant de reconstruire le lien entre l'individu et la communauté. C'est précisément le rôle de la politique. Nous en avons discuté à Venise et à Pordenone, devant des salles combles, à commencer par la présentation de mon dernier livre en compagnie du maire Simone Venturini et de Michelangelo Agrusti.

> L'association de l'UE avec le Canada est une décision géopolitique d'une grande importance stratégique. J'ai négocié et signé l'accord de libre-échange avec Ottawa lorsque j'étais ministre. Nos économies sont extrêmement complémentaires et le renforcement de notre coopération peut jeter les bases de l'alliance des puissances moyennes démocratiques nécessaire pour contrer les autocraties. Malgré cette évolution positive, le discours d’Ursula von der Leyen m'a semblé rhétorique, dénué d'applications concrètes et ne proposant aucune solution aux menaces existentielles qui pèsent sur l'Europe.

> Supprimer la taxe routière sur les voitures et les motos soumises à une limitation de cylindrée est une mesure plus équitable que de réduire les droits d'accise, ce qui profite également aux propriétaires de supercars. Compte tenu de la nécessité d'alléger le fardeau financier des familles lié à leur véhicule, cela semble un bon compromis. Nous étudierons évidemment les modalités d'application en détail.

 

♦ Spazio pubblico 
Pina Picierno (leader)

> Aujourd'hui, nous rendons hommage aux quelque 600 000 militaires italiens internés qui, après le 8 septembre 1943, furent déportés dans les camps de concentration nazis et durent faire un choix : rejoindre la République sociale italienne et continuer à combattre aux côtés de l'Allemagne nazie, ou dire « non ». Ils choisirent le refus, payant ce choix par l'emprisonnement, le travail forcé, la faim, le harcèlement et l'humiliation. Ce « non » fait partie intégrante de l'histoire de notre liberté et de notre démocratie. Nous devons à ces hommes mémoire, gratitude et justice. C'est pourquoi la question des réparations reste ouverte. Elle ne saurait être conditionnée par des échéances, des impôts ou la nécessité de s'engager dans des procédures judiciaires longues et coûteuses. Au sein du prochain Parlement, nous assumerons la responsabilité de défendre un principe : celui d'un droit universel, subjectif et imprescriptible. Car la dette envers ceux qui ont contribué à notre liberté ne peut être effacée par le temps.

 

● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)

> [
Discours du Trône 2026] Mesdames et messieurs les membres des États généraux,
En ce 15 septembre, proclamé par les Nations unies Journée internationale de la démocratie, l’ouverture de l’année parlementaire se charge d’une signification particulière. Mais cette journée nous rappelle aussi que la démocratie doit continuellement être protégée et consolidée. La démocratie est plus qu’un simple calcul, c’est un état d’esprit à cultiver. Ceux qui se mettent au service des autres, comme les bénévoles et les aidants familiaux, défendent le bien commun et rendent les Pays-Bas plus forts. Cet esprit collectif, véritable tradition néerlandaise, est heureusement toujours bien présent, comme un remède à la polarisation. C’est pourquoi il est essentiel de ne pas réduire la démocratie à la raison du plus grand nombre. La démocratie doit nous réunir, pas nous diviser.
L’une des questions essentielles à cet égard est de savoir si les citoyens ont encore confiance dans la capacité de la classe politique et des pouvoirs publics à apporter de vraies solutions à leurs problèmes. Le Parlement et le gouvernement ont pour mission commune de préserver et renforcer cette confiance. Cela implique de ne pas se laisser guider par la controverse permanente, mais de rester concentrés sur les besoins des Néerlandais et sur ce qui est nécessaire pour l’avenir. La démocratie parlementaire appartient à tous, pour tous, et doit donc être au service de chacun. 
C’est dans ce contexte que le gouvernement souhaite, en présentant le budget pour 2027, jeter les bases d’une large coopération. Les groupes parlementaires ne faisant pas partie de la coalition pourront, espérons-le, également y trouver leur compte. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut balayer d’un revers de la main les divergences politiques. Le dialogue continue. Mais l’objectif doit être de s’attaquer ensemble, dans la mesure du possible, aux problèmes restés en suspens depuis parfois bien trop longtemps. On peut penser aux questions évidentes de la pollution à l’azote, du logement ou de la migration. Ou encore à l’avenir de notre régime de protection sociale et aux importants investissements qui s’imposent en matière de sécurité et d’économie. Après la sécheresse extrême de cet été, comment ne pas penser également à la nécessité de s’adapter au changement climatique, notamment dans les domaines de l’approvisionnement énergétique, de l’industrie et de la gestion de l’eau. L’avenir n’attend pas les retardataires.
Les Pays-Bas sont depuis des années aux prises avec la problématique de l’azote. Il est grand temps de sortir de l’impasse. Pour relancer de toute urgence la délivrance des permis et les projets de construction de logements, d’entreprises et de routes. Pour restaurer la nature, améliorer la qualité de l’eau et garantir la fiabilité de l’approvisionnement en eau. Et en particulier pour donner à nos agriculteurs les perspectives d’avenir claires qu’ils méritent. Fin juin, le gouvernement a présenté un vaste paquet de solutions destinées à réduire considérablement les émissions d’azote. Les propositions afférentes vous seront soumises à l’automne. L’industrie, le secteur des transports et celui de l’élevage : chacun est mis à contribution. Mais bien entendu, ce sont les familles d’agriculteurs établies à proximité des zones naturelles fragiles qui souffrent le plus des conséquences directes et de l’incertitude. C’est pourquoi le gouvernement mobilisera d’importants moyens supplémentaires pour les soutenir. Pour améliorer et adapter les plans en la matière, le gouvernement restera à l’écoute et continuera à peser les intérêts des uns et des autres, en concertation avec les exploitants et les provinces. Mais il serait irresponsable de repousser une fois de plus toute décision, ou d’y renoncer. La renaturation rendra possible l’instauration d’un seuil plancher, c’est-à-dire une norme d’émission d’azote, qui permettra aux Pays-Bas, et en particulier au secteur agricole lui-même, de repartir de l’avant. Tel est l’objectif.
La question du logement, directement liée à celle de l’azote, demande elle aussi des avancées. La Note sur l’aménagement du territoire en trace les grandes lignes à long terme. Mais la crise est profonde. Trop nombreux sont ceux qui se demandent comment eux-mêmes ou leurs enfants pourront encore trouver un logement locatif ou en propriété décent et abordable. La meilleure réponse à leurs inquiétudes est de construire le plus possible, le plus rapidement possible. Construire pour les acheteurs et les locataires, toutes générations confondues, et pour les personnes aux besoins spécifiques. Le gouvernement ne peut promettre un logement pour tous du jour au lendemain. Mais il mettra tout en œuvre pour réduire le nombre de demandeurs de logement en adoptant une approche pragmatique, en témoigne la récente désignation de cinq nouvelles zones pour de grands programmes de construction de logements. Ce pragmatisme implique de construire dans des endroits où aucun investissement n’est requis en matière d’infrastructure, et où les besoins en marge d’émissions d’azote, en approvisionnement électrique et en eau potable peuvent être satisfaits. Il implique également de recourir aux règles existantes pour l’obtention des permis, et de miser davantage sur la construction industrielle utilisant des éléments préfabriqués. Il implique surtout une coopération intensive et une meilleure coordination. Non seulement avec les communes et les acteurs du marché, tels que les constructeurs et les promoteurs immobiliers, mais aussi au sein même des ministères. Il faut veiller à ce que les différents plans d’aménagement du territoire restent compatibles. Vous recevrez à l’automne le plan d’action visant à accélérer la construction de logements, dans lequel cette approche est détaillée en cinquante mesures concrètes pouvant pour la plupart être rapidement mises en œuvre.
En ce qui concerne la politique d’asile, les objectifs sont clairs : baisse du nombre d’arrivées, accueil maîtrisé et mesures d’expulsion strictes pour les demandeurs d’asile déboutés, fauteurs de troubles ou sans perspectives d’admission. Cela doit être gérable pour la société. Les Pays-Bas doivent toujours rester ouverts à l’accueil des personnes fuyant la guerre, les violences et les persécutions. Grâce à des cours de langue et à un accompagnement vers l’emploi, ces personnes peuvent rapidement devenir autonomes et contribuer à la vie sociale. 
Avant l’été, le gouvernement a introduit quelques changements majeurs permettant, plus que jamais, de limiter le nombre de personnes qui viennent dans notre pays et y restent. En conséquence, tout le monde souhaiterait immédiatement en constater les effets sous la forme d’une baisse des chiffres. Cette diminution sera cependant progressive. Entretemps, la polarisation de l’opinion publique face à l’accueil des demandeurs d’asile prend malheureusement des formes de plus en plus extrêmes, comme nous l’avons récemment constaté à Loosdrecht et Engelen. Cela est préoccupant. Ce phénomène rend inaudible la voix plus modérée de ceux qui expriment des inquiétudes sincères quant à leur cadre de vie ou au sort d’autrui. Il doit être parfaitement clair que les menaces et la violence ne sont en aucun cas tolérables. Par ailleurs, il est important de continuer à œuvrer à une meilleure maîtrise des flux migratoires afin d’apaiser autant que possible les tensions autour de ce sujet. Des contrôles plus stricts aux frontières extérieures de l’Europe et la poursuite des initiatives en cours visant à renforcer la coopération avec des pays sûrs hors de l’UE peuvent permettre de réduire sensiblement les arrivées. Les demandeurs d’asile en attente d’une décision doivent pouvoir bénéficier d’un accueil décent. Malgré tous les débats compréhensibles pouvant survenir au niveau local, le gouvernement appelle urgemment les communes à faire preuve de solidarité avec Ter Apel et toutes les autres localités qui portent une charge démesurée depuis bien trop longtemps. La maîtrise des flux migratoires exige un effort collectif.
Sur ces sujets et d’autres encore, le gouvernement souhaite sortir de l’impasse et prendre des décisions concrètes pour que les Pays-Bas puissent à nouveau aller de l’avant. Mais ce qui ressort de ce budget pour 2027, c’est qu’on ne peut pas tout faire en même temps. On ne peut pas tout résoudre du jour au lendemain. Au niveau financier également, les limites sont claires. Nous ne devons pas léguer à nos enfants et petits-enfants une dette publique déraisonnable. Permettre à chacun de bien vivre aujourd’hui ne doit pas compromettre le bien-vivre de demain. C’est pourquoi le gouvernement choisit une politique budgétaire qui ne reporte pas les dépenses actuelles sur les générations futures. 
Cela pose d’emblée la question de savoir ce qu’il faut faire aujourd’hui pour maintenir le niveau des prestations sur le long terme. Car tous les systèmes doivent régulièrement être entretenus. Dans le domaine des soins, cela se traduira par exemple par une importance accrue de la prévention. En se concentrant sur la santé, on jette les bases d’un système dans lequel une demande de soins ne nécessite pas toujours immédiatement une réponse médicale. Par ailleurs, il est important de maîtriser les coûts et de lutter contre la fraude si l’on veut préserver l’accessibilité et la qualité des soins tels qu’ils sont aujourd’hui. Une attention particulière doit être accordée aux enfants et aux jeunes, au-delà de l’ambition de créer la génération la plus saine que notre pays ait jamais connu. Une tâche considérable doit être accomplie avec les communes pour veiller à ce que des services d’aide à la jeunesse de bonne qualité restent disponibles pour ceux qui en ont besoin.
Le régime des assurances sociales des salariés doit lui aussi être consolidé pour permettre à chacun de continuer à participer à la vie sociale. Les personnes confrontées à la maladie ou au chômage ne doivent pas rester dépendantes des prestations sociales. C’est important non seulement pour les personnes concernées et pour la viabilité du système, mais aussi pour notre prospérité future. Notre pays a besoin de tout le monde. Le gouvernement espère conclure rapidement avec les syndicats et les organisations patronales un accord social largement soutenu, offrant aux salariés et à l’économie des garanties pour demain. 
De telles réformes font en sorte que les Pays-Bas restent un pays prospère où il est possible de se projeter dans l’avenir en toute confiance. La sécurité est une condition essentielle à cet égard, en particulier dans le contexte mondial actuel de plus en plus instable et imprévisible. Face à la violence qui fait rage en Ukraine, à la situation à Gaza, en Iran et dans d’autres foyers de conflit, un sentiment d’impuissance peut rapidement nous gagner. Il est légitime de se demander dans quel monde vont grandir nos enfants et petits-enfants ; un sentiment que partagent beaucoup de parents et grands-parents. Cela renforce la motivation du gouvernement de continuer à œuvrer, en tant que membre de la communauté internationale, pour la défense des valeurs démocratiques, pour la paix durable et pour un ordre juridique international solide. Si les grandes puissances choisissent de privilégier leurs propres intérêts, les Pays-Bas doivent consolider leur coopération avec les partenaires existants, et créer de nouveaux partenariats. En renforçant notre indépendance, notamment dans les domaines de l’approvisionnement énergétique et des matières premières, nous nous forgeons une position solide. 
La sécurité de notre avenir exige des investissements conséquents. Les Pays-Bas doivent faire preuve de résilience et être prêts à défendre la liberté, la démocratie et l’État de droit. Il faut commencer par rattraper le retard dans le domaine militaire. Du point de vue financier, les Pays-Bas et l’Europe ont trop longtemps négligé leurs forces armées. Mais le vent a tourné. Le budget de 2027 prévoit à nouveau des moyens bien plus importants pour la défense. Les Pays-Bas intensifieront la coopération avec leurs alliés internationaux afin d’augmenter leur armement et leur capacité militaire. Face à la présence agressive de la Russie aux frontières orientales de l’Europe, le soutien continu à l’Ukraine est un investissement direct dans notre propre sécurité. L’ancrage au sein de solides organisations internationales telles que l’Union européenne et l’OTAN est à cet égard essentiel. Car sur le plan international aussi, l’union fait la force, et les Pays-Bas apportent leur pierre à cet édifice. Les militaires, femmes et hommes, qui se tiennent prêts à défendre ce qui nous est cher, et les anciens combattants, méritent tout particulièrement notre gratitude. 
Cela vaut également, bien sûr, pour les forces de police ainsi que tous ceux qui, chaque jour, se mobilisent pour notre sécurité nationale. Cette sécurité est de plus en plus étroitement liée à ce qui se passe dans le monde, un point sur lequel les Pays-Bas ne doivent pas se montrer naïfs. Les cybermenaces et les piratages numériques qui émanent de la Russie et d’autres pays, ainsi que d’organisations criminelles opérant à l’international, sont déjà une réalité quotidienne. Cela exige une réponse ferme. Le gouvernement formulera donc des propositions visant à permettre aux services de renseignement de mieux protéger citoyens et entreprises contre les cyberattaques, la désinformation et le terrorisme. La lutte contre le crime organisé et ses effets subversifs sur notre société est une priorité absolue. Les images et les témoignages poignants qui nous sont parvenus après les événements d’Overasselt sont encore présents dans toutes les mémoires. En tout premier lieu, il faut faire en sorte que les jeunes ne basculent pas dans la délinquance. Ce n’est pas uniquement la tâche de la justice mais aussi, par exemple, des services d’aide à la jeunesse et d’aide aux personnes surendettées.
Outre la sécurité, notre avenir dépend d’une deuxième condition essentielle : une économie forte et moderne. Au sortir des années de pandémie et de la crise énergétique de 2022, l’économie néerlandaise s’est révélée plus résiliente que celle de nos voisins. Il est également encourageant de voir que les perspectives pour l’année à venir sont plutôt favorables, malgré les nombreuses incertitudes à l’échelle internationale. Grâce à des mesures ciblées, le gouvernement soutiendra le pouvoir d’achat des ménages et des familles, notamment par l’intermédiaire du Fonds de secours Énergie et des prestations familiales.
Vient ensuite la question de savoir comment les Néerlandais gagneront leur vie dans dix ou vingt ans. Les interrogations sur notre prospérité future sont très actuelles. Sans investissements importants et ciblés, les Pays-Bas risquent de rester à la traîne, en particulier dans le secteur technologique. Toutes les évolutions fulgurantes en matière d’intelligence artificielle et de numérique doivent bien entendu être soigneusement encadrées, mais les chances qu’elles offrent sont immenses. En partenariat avec les entreprises, les centres d’expertise et d’autres acteurs, le gouvernement œuvrera à une économie qui permette un cercle vertueux d’innovations et une synergie entre start-up et entreprises établies. Cela nécessite pour le moins d’élargir les possibilités de financement et d’expérimentation. C’est pourquoi est prévue la création d’une institution nationale d’investissement et d’une organisation spécialement dédiée à la promotion des avancées technologiques majeures. En effet, la brillante idée qui germe aujourd’hui dans l’esprit d’un entrepreneur solitaire pourrait devenir, demain, un fer de lance tel qu’ASML, et jeter les fondements d’un nouveau secteur d’excellence. À l’échelle européenne aussi, les Pays-Bas prônent la réaffectation des fonds de l’ancienne économie en faveur de l’innovation et de l’inventivité technologique. La croissance économique dépend dans une large mesure de la qualité de l’infrastructure. Il faut intensifier l’entretien des routes, des ponts et des voies ferrées devenus vétustes. Une enveloppe supplémentaire y sera consacrée. Le budget restant toutefois limité, il faudra inévitablement réviser les priorités en matière de projets et faire des choix drastiques pour s’assurer d’une base stable.
L’économie de demain ne peut qu’être propre et durable. L’été 2026 souligne l’urgence d’une politique nationale et internationale ambitieuse en matière de climat. Les bénéfices en seront multiples. Dans un monde instable, l’indépendance énergétique revêt une importance croissante. Les besoins des ménages et des entreprises en énergie fiable et abordable augmentent. Concrètement, cela signifie par exemple qu’il est profitable de continuer à encourager l’isolation des logements. Mais cela signifie également qu’il ne peut y avoir de prospérité future sans une industrie plus propre et une réduction de la consommation des combustibles fossiles. S’obstiner dans une économie fondée sur les énergies fossiles n’est pas économiquement viable, surtout à long terme. Par conséquent, le gouvernement continuera à œuvrer en priorité au développement de l’énergie nucléaire et de l’éolien offshore, ainsi que des infrastructures pour le transport de l’hydrogène et le stockage du CO2. Dans le cadre de cette transition, il est crucial de gérer plus intelligemment les fluctuations de l’offre et de veiller à une capacité suffisante du réseau électrique, dont l’extension est une priorité majeure. 
Une économie forte repose sur un marché du travail en cohérence avec les besoins. Le gouvernement prépare entre autres une nouvelle loi sur le travail indépendant qui laisse les coudées franches aux auto-entrepreneurs tout en luttant contre les abus liés au statut d’indépendant. Cette loi doit apporter clarté et sérénité afin d’éviter que les auto-entrepreneurs ne subissent un manque à gagner résultant de la crainte, pour les donneurs d’ordre, de se voir infliger des amendes a posteriori. Le marché du travail de demain exige par ailleurs d’attirer, de former et de retenir les talents dans les secteurs cruciaux comme l’IA, le numérique, l’énergie et les biotechnologies. Ces talents sont partout : dans l’enseignement professionnel comme dans les universités. À cet effet, le gouvernement a présenté cet été une stratégie pour le développement des talents dont les détails seront précisés au cours de la période à venir, en concertation avec les établissements d’enseignement, les entreprises, les étudiants et d’autres acteurs. Bien entendu, un marché du travail moderne doit pouvoir accueillir des étudiants de talent et des travailleurs hautement qualifiés venus de l’étranger. En revanche, l’exploitation des travailleurs migrants sera réprimée.
Enfin, il est important que l’État améliore sa propre manière de travailler. Pour résumer : moins d’excès dans la réglementation et le contrôle, plus de marge de manœuvre pour les citoyens et les entreprises, et des pouvoirs publics qui facilitent au lieu d’entraver. Le gouvernement a conscience que cette ambition n’est pas neuve. Mais cette fois-ci, l’approche choisie doit se traduire par des résultats tangibles. Le premier jalon consistera à faire preuve de modération dans l’élaboration de nouvelles réglementations. Autrement dit, cesser d’accumuler exception sur exception pour éviter d’agir en pure perte. Le second jalon sera l’allègement de la réglementation. Chaque année, dès cet automne, le gouvernement soumettra une loi de simplification visant à abroger les règles et lois superflues. Le but est de supprimer ou de simplifier au moins cinq cents dispositions réglementaires par an. Parallèlement, le gouvernement s’emploiera à décloisonner l’élaboration des politiques et leur mise en œuvre. Le partage d’informations entre les services de l’État doit devenir beaucoup plus simple, afin d’apporter une aide plus rapide et plus efficace aux citoyens et aux entreprises, qui ne seront plus renvoyés de service en service sans obtenir de réponse. Le mot d’ordre du service public doit être « numérique et rapide si possible, avec un accueil en personne si nécessaire ». Ainsi, les pouvoirs publics pourront gagner en efficacité tout en réduisant leur taille et leur coût. 
Il va de soi que l’État ne se limite pas aux services centraux. Une coopération collégiale entre ses différents niveaux – provinces, communes et organismes de gestion des eaux – est cruciale. Le gouvernement en est pleinement conscient. Tous les pouvoirs publics élaborent ensemble un programme de coopération qui pourra aussi favoriser leur efficacité et leur visibilité.
Dernier point mais non des moindres, le gouvernement joindra ses efforts à ceux de Curaçao, de Sint Maarten, d’Aruba et des Pays-Bas caraïbes. En novembre, nous célébrerons le moment où, il y a 250 ans, un coup de canon tiré depuis Saint-Eustache a fait des Pays-Bas la première nation au monde à reconnaître officiellement les États-Unis. Cela souligne les liens historiques qui nous unissent au sein du Royaume et au reste du monde. Les quatre pays qui composent notre Royaume se réuniront à l’automne lors d’un sommet pour discuter des avancées et des opportunités sur tous les terrains de la coopération : de l’économie à la sécurité socioéconomique, en passant par le climat et le traitement des déchets. Ce sommet sera désormais une tradition annuelle. Il matérialisera notre principe directeur : nos ta un reino – nous formons un seul Royaume.
Mesdames et messieurs les membres des États généraux,
La démocratie est parfois définie comme la nécessité de s’incliner, à certains moments, devant l’opinion de l’autre. C’est une pensée qu’il faut garder à l’esprit, au-delà de ce jour qui marque l’ouverture de l’année parlementaire et la Journée internationale de la démocratie. Car la modération et l’indulgence qui se dégagent de ces mots apportent davantage de solutions aux problèmes de nos concitoyens que la controverse permanente qui semble parfois dominer le débat. Les Pays-Bas sont riches d’une tradition séculaire de coopération, née dans la reconnaissance de l’intérêt commun que représente une bonne gestion des eaux. C’est dans cette tradition que le gouvernement entend continuer d’œuvrer avec vous à des Pays-Bas meilleurs. Puissiez-vous remplir votre mission en sachant que beaucoup vous souhaitent la sagesse nécessaire et se joignent à moi pour prier que vous soient données la force et la bénédiction de Dieu.

> [Tribune coécrite avec Mette Frederiksen, Première ministre du Danemark, Friedrich Merz, Chancelier d'Allemagne, Christian Stocker Chancelier d'Autriche et Petteri Orpo, Premier ministre de Finlande «L'Europe doit mieux dépenser, pas seulement plus»]
Dans un monde plus dangereux et incertain, une Europe forte doit être prête à faire des choix audacieux. Face à de réelles contraintes budgétaires, l'Europe ne peut financer de nouvelles priorités en les ajoutant simplement aux anciennes. Nous devons faire des choix.
Le prochain budget à long terme de l'Europe ne se résume pas à une simple question d'argent. Il s'agit avant tout de priorités politiques. Le prochain cadre financier pluriannuel déterminera comment l'Europe dépensera ses ressources
C’est dans les budgets que les priorités politiques se concrétisent. Les discours, les déclarations et les conclusions des sommets ont leur importance, mais c’est en fin de compte l’allocation des fonds qui révèle les véritables priorités des gouvernements. L’Europe doit devenir plus compétitive, plus souveraine et mieux à même de se défendre. Il n’y a pas d’autre choix.
Notre budget doit refléter cette nouvelle réalité.
Le statu quo du CFP actuel ne saurait constituer un point de départ. Trop axé sur les subventions et les transferts alloués en grande partie à l'avance, il laisse trop peu de place aux besoins urgents de l'Europe : un investissement commun dans la sécurité et la défense, la compétitivité, l'innovation et la lutte contre l'immigration irrégulière. Le prochain CFP permettra de vérifier si l'Europe a bien saisi les enseignements du rapport historique de Mario Draghi sur la compétitivité européenne. Il révélera si nos promesses d'investissements européens communs accrus sont réelles ou de simples paroles en l'air.
Cela implique des choix. Et faire des choix exige du courage politique. Il ne s'agit pas d'abandonner les politiques traditionnelles, mais nous ne pouvons pas nous contenter d'ajouter chaque nouvelle priorité à toutes les anciennes et de présenter la facture aux contribuables.
Presque tous les États membres de l'UE déploient des efforts considérables pour assainir leurs finances publiques. Ceux qui ne le font pas devraient nous inquiéter davantage. Il ne saurait y avoir de souveraineté européenne sans finances publiques saines.
Nous faisons notre part : le groupe des contributeurs nets, réuni récemment à Berlin, représente près de 40 % du financement du budget de l’UE et fournit environ 70 % de l’aide bilatérale des États membres à l’Ukraine. Nous investissons massivement dans notre sécurité et notre défense communes. Nous ne sommes pas avares. Nous ne nous cachons pas non plus derrière l’étiquette de « frugalité ». En réalité, lorsqu’il s’agit de soutenir l’Ukraine, un engagement accru des autres États membres est à la fois raisonnable et urgent.
Nous ne demandons pas de réductions par rapport au CFP actuel. Le CFP sera augmenté pour répondre à nos priorités stratégiques. Toute augmentation de ce type, en période d'assainissement budgétaire national, constitue déjà un engagement important. Cela témoigne de l'importance que nous accordons à la nécessité d'une Europe plus forte. Mais nous devons aussi rester réalistes.
La Commission européenne a proposé une augmentation nominale d'environ 60 %. C'est tout simplement irréaliste, tant sur le plan économique que politique, et certainement pas à un moment où les finances publiques de plusieurs États membres sont source de vives inquiétudes. C'est pourquoi nous demandons une réduction équilibrée de la proposition de la Commission, qui s'élève à plusieurs centaines de milliards d'euros. Alors que nous réduisons les effectifs, nous attendons des institutions européennes qu'elles fonctionnent avec le personnel actuel. Aucune augmentation n'est envisageable.
Le budget de l'UE est en définitive financé par les citoyens européens. Cela reste vrai quel que soit le mécanisme de financement mis en place. Il est donc impossible d'éluder la question complexe du montant global.
L’emprunt commun ne saurait être la solution : la dette contractée pendant la pandémie pèsera déjà sur le prochain CFP à hauteur de près de 170 milliards d’euros. Ces fonds ne sont plus disponibles pour nos nouvelles priorités. Une grande partie du coût est constituée d’intérêts, qui doivent être payés indépendamment du remboursement du capital. Reporter les remboursements ne contribue guère à résoudre le problème du financement.
Il devrait aller de soi pour chacun que le respect de nos valeurs communes et de l'État de droit sont des conditions préalables indispensables à tout financement européen.
Le monde qui nous entoure a changé, nos priorités communes ont évolué, et notre budget commun doit évoluer lui aussi. C’est la seule façon de bâtir une Europe forte et tournée vers l’avenir.

> L'évolution de la guerre moderne s'accélère à une vitesse fulgurante, notamment en raison du conflit en Ukraine. C'est pourquoi la Défense continue d'investir dans l'agilité, l'innovation et la technologie. J'ai assisté aujourd'hui à plusieurs démonstrations dans ce domaine au sein de l'Armée de terre. Les drones et autres véhicules et aéronefs sans pilote jouent un rôle de plus en plus important sur le champ de bataille. Les unités de combat de l'Armée de terre apprennent rapidement à utiliser ces technologies modernes dans leurs opérations. À 't Harde, dans le Gelderland, la Task Force Drones, le 101e bataillon CEMA et le 44e bataillon d'infanterie blindée ont démontré leur collaboration en matière de détection de drones et d'unités terrestres hostiles. Il était impressionnant de constater les possibilités offertes et l'étroitesse de cette coopération. La Défense doit se développer pour continuer à protéger les Pays-Bas et nos alliés. C'est pourquoi nous continuons d'investir et de veiller à ce que des exercices comme celui d'aujourd'hui puissent se dérouler dans un espace suffisant, dans le respect de l'environnement et de la nature.

> Construire plus, plus vite et mieux. C'est l'engagement total du gouvernement. Et ça fonctionne. J'ai visité le nouveau quartier Waterfront à Harderwijk, un bel exemple de petite commune qui aime explorer de nouvelles pistes. De nouveaux logements sortent de terre à un rythme soutenu. Des logements pour de jeunes primo-accédants, comme Misha et Chris, que j'ai eu le plaisir de rencontrer, mais aussi pour des familles et des seniors. Cela dynamise le marché du logement. Waterfront illustre donc parfaitement comment, grâce au Groupe de travail pour l'accélération de la construction de logements, nous collaborons avec les communes, les investisseurs, les bailleurs sociaux et les constructeurs pour garantir une offre de logements durable. Ensemble, nous accélérons le rythme pour lutter contre la pénurie de logements aux Pays-Bas.

 

● Pologne
♦ Polska 2050
> Confédérés, vous essayez vraiment de faire de Poutine un « défenseur de la paix » ? Un dictateur qui a envahi l'Ukraine, assassiné ses citoyens et occupé une partie du pays ? Comment pouvez-vous inverser aussi effrontément les rôles de victime et d'agresseur ?

> La paix se préserve par la force et l'unité des alliés, non par la soumission à un agresseur. L'ennemi de la Pologne, de l'UE et de l'OTAN est unique : la Russie de Poutine.

> Aujourd'hui a lieu la première lecture du projet de loi « Polska 2050 » réformant les règles de la détention provisoire. Il s'agit de la mesure la plus sévère que l'État puisse appliquer à une personne non encore condamnée. Elle ne peut être une peine provisoire, un moyen de pression, ni une mesure automatique appliquée à huis clos. Que change notre projet de loi ? Le droit à une défense dès le premier instant. Un avocat commis d'office sera disponible immédiatement après l'arrestation, sans délai et aux frais de l'État. Des audiences publiques. Les audiences relatives à la demande et à la prolongation de la détention provisoire seront publiques, avec possibilité d'exclusion du public pour les besoins de la procédure. L'accès au dossier. Le prévenu et son avocat auront accès aux éléments de preuve sur lesquels repose la demande de détention provisoire et pourront en faire des copies et y accéder électroniquement. La véritable responsabilité du parquet. Si le procureur ne se présente pas à l'audience, la demande de détention provisoire sera rejetée. Si le procureur ne parvient pas à mener à bien les actions prévues, la détention ne sera pas prolongée. Détention provisoire plus courte. La période initiale sera réduite de trois mois à un mois, et la durée totale de la détention provisoire sera limitée à 12 mois. La détention ne sera limitée qu'en cas d'absolue nécessité. La détention pour les infractions mineures sera supprimée. Le risque de fuite ou d'obstruction à la justice devra être réel et prouvé. L'utilisation de preuves obtenues illégalement sera strictement interdite. Nous n'abolissons pas la détention provisoire. Nous mettons fin à ses abus.

> La Diète (chambre basse du Parlement) a voté « OUI » en faveur de l'assistance personnelle. Concrètement, qu'est-ce que cela signifie ? L'objectif est de fournir entre 20 et 240 heures d'assistance par mois, selon les besoins de chacun. La possibilité de choisir librement son assistant. Une aide pour les actes de la vie quotidienne, les déplacements, l'apprentissage et l'emploi. Cela se traduit avant tout par une plus grande autonomie pour les personnes en situation de handicap et un véritable soulagement pour leurs proches. Nous comptons désormais sur une procédure rapide au Sénat, suivie de la signature du président. Ce changement se fait attendre depuis trop longtemps. Polska 2050 s'engage à le mener à bien.

> C'est un jour fantastique pour des milliers de familles en Pologne ! La Diète a adopté la loi sur l'assistance personnelle, un des piliers de la stratégie Polska 2050. Au lieu du modèle précédent, où le soutien reposait principalement sur les proches, nous introduisons des solutions professionnelles. C'est l'occasion d'aller à l'université, de trouver un emploi, d'aller au cinéma ou de voir des amis à son propre rythme. Cela représente également un immense soulagement, attendu depuis longtemps, pour les aidants familiaux. Nous construisons une Pologne accessible à tous !

> La loi sur les locations de courte durée a franchi l'étape de la première lecture et les mesures prévues par le plan Polska 2050 pour protéger les résidents et les collectivités locales y sont maintenues. Pour une adoption complète, deux amendements importants au plan Polska 2050 doivent encore être approuvés : La décision concernant les locations de courte durée sera prise à la majorité des membres présents à l'assemblée générale, et non plus à la majorité simple de tous les résidents éligibles ; Les communes pourront préparer des résolutions à l'avance, permettant ainsi la mise en service des zones concernées dès le 1er janvier 2028. Nous espérons que la réflexion et la prise en compte des intérêts des résidents prévaudront lors du vote à la Diète.

> Quelle absurdité de l’ambassade de Russie ! La Russie n'est pas venue sauver la Pologne le 17 septembre 1939. Elle est venue réclamer sa part du partage convenu avec Hitler. Qualifier l'agression de « protection » relève du révisionnisme russe classique.

> Nous nous souvenons des Polonais victimes des crimes, des déportations et de la répression soviétiques. Les dictateurs changent. Les ambitions impériales du Kremlin demeurent.

> Chaque provocation russe est un test. Le Kremlin mesure le temps de réaction, analyse les photos publiées et vérifie s'il peut semer la panique et diviser les Polonais.

> Vous voulez du carburant à 10 PLN le litre ? Nous présentons une nouvelle fois à la Diète un projet de loi visant à taxer les bénéfices excessifs des compagnies pétrolières comme Orlen. (…)
Nous espérons que cette fois-ci, le président Nawrocki se rangera du côté des Polonais, et non de celui des géants pétroliers. Le postulat de la Polska 2050 est simple : des profits exceptionnels doivent engendrer des impôts exceptionnels. Cette solution devrait recueillir un soutien transpartisan !

> Les géants du numérique ont fait des enfants des cibles, de leur attention une marchandise et de leurs algorithmes addictifs des machines à fric. Ça suffit ! L'UE prend la bonne direction !

> Les Polonais ne veulent pas d'un nouvel épisode dans la guerre des cryptomonnaies. Ils veulent la sécurité de leur argent. C'est pourquoi Polska 2050 a préparé un projet de loi de compromis : 80 % de solutions gouvernementales et 20 % de modifications répondant aux préoccupations du président. 51,8 % des personnes interrogées s'attendent précisément à cela : un accord. Le projet de loi est à la Diète. Il est temps d'agir !

 

Katarzyna Pełczyńska (présidente)
> L'Allemagne et la Suède redéployent des troupes à Gotland afin de renforcer la sécurité en mer Baltique. Après la Lituanie, il s'agit d'une nouvelle mission allemande pour défendre le flanc est de l'OTAN. Voilà comment fonctionnent les vrais alliés. Nous souhaitions que l'Allemagne prenne clairement position contre la Russie, et c'est exactement ce qu'elle fait. Quiconque refuse de le voir est aveuglé par ses liens avec la Russie.

 

♦ .Moderne

♦ Unia Centrum
> Le peuple au centre ! Lors de notre conférence de programme d'aujourd'hui, nous avons présenté notre manifeste politique, notre nouvelle identité visuelle et nos premières propositions de programme. Nos cinq engagements :
- Économie : Le travail et l'entrepreneuriat doivent être rémunérateurs.
- Qualité de vie: La croissance économique doit se traduire par la sécurité et des services publics efficaces.
- Infrastructures : Le lieu de résidence ne doit pas constituer un obstacle à l'accès aux transports, à internet et à l'emploi.
- Environnement et énergie : Plus d'autonomie et des coûts énergétiques réduits.
- État efficace : Les institutions doivent fonctionner en fonction des besoins des citoyens.
Premiers résultats concrets :
- « Veto contre veto »: Modification du mécanisme de veto afin qu'il ne paralyse pas l'État. Limitation à trois mandats consécutifs à la Diète et au Sénat.
- « Énergie de la liberté » : Raccordement plus rapide des nouvelles sources d'énergie au réseau.
- « Premier capital » : Subvention de 5 000 PLN pour chaque tranche de 20 000 PLN d'épargne pour les jeunes de moins de 30 ans.
- « 5 000 PLN hors impôt sur le revenu » pour les retraités actifs. Relèvement du plafond de revenus pour la Sécurité sociale (Small ZUS Plus).
- « Le sport au cœur des villes » : Investissement dans l'activité physique et la prévention.
Décisions importantes : nous avons rejoint le parti européen ALDE. Familles de libéraux et de démocrates européens !
« Le Centre n’est pas un lieu de compromis. Le Centre est un lieu de rencontre pour élaborer des solutions », a souligné la présidente Hennig Kloska. Le nouveau logo, la lettre C en trois couleurs, symbolise la stabilité (bleu marine), la liberté et le développement (bleu), ainsi que la qualité de vie et l’énergie propre (vert). Une Pologne forte dans une Europe forte.

> Malheureusement, le président agit selon le principe politique selon lequel plus la situation en Pologne se dégrade, mieux c'est pour l'opposition qu'il soutient. Nous savons tous qu'il a déclaré que l'une de ses principales missions était de provoquer la chute de ce gouvernement. Malheureusement, c'est ainsi qu'il procède.

> Nous voulons une Pologne forte. C'est pourquoi nous souhaitons une Pologne active en Europe. Nous ne voulons pas que la Pologne se contente de réagir aux décisions prises à Bruxelles. Nous voulons participer aux décisions qui affectent notre économie, notre sécurité et notre avenir. C'est pourquoi nous privilégions une présence active de la Pologne au sein de l'Union européenne et le développement de relations solides avec nos partenaires européens. Nous voulons que la voix de la Pologne soit entendue avant la prise de décision, et pas seulement lorsqu'il est nécessaire de donner son avis. La Pologne au cœur de l'Europe. La Pologne à la table des négociations. La Pologne participant aux décisions.

> Vous souhaitez produire votre propre énergie ? Vous ne devriez pas avoir à attendre des années pour obtenir une autorisation. Nous voulons libérer le potentiel des investissements énergétiques. Les entreprises, les coopératives et les collectivités locales devraient pouvoir construire leurs propres sources d'énergie à leurs frais et les raccorder plus facilement au réseau. Aujourd'hui, l'un des principaux obstacles est la capacité du réseau. En 2025, le nombre total de refus de raccordement de nouvelles sources d'énergie a dépassé les 100 GW. Nous ne voulons pas bloquer les investissements susceptibles d'améliorer la sécurité énergétique et la compétitivité de l'économie polonaise. Plus de liberté pour investir. Plus d'énergie pour soi. Moins d'obstacles.

> Le veto doit être une mesure de sécurité, non un instrument de paralysie de l'État. Nous proposons d'instaurer un veto suspensif. Le président pourrait suspendre l'entrée en vigueur d'une loi pendant 30 jours, voire 60 jours pour les textes plus complexes. Durant cette période, le Parlement réexaminerait les dispositions contestées. Nous souhaitons que le veto permette un temps de discussion et d'amendement, sans pour autant engendrer une paralysie politique. Il ne s'agit pas de supprimer le veto, mais d'en modifier la nature. Contestation ? Oui. Paralysie de l'État ? Non. Le veto doit être une mesure de sécurité, et non un frein.

> La politique ne saurait être une profession à vie. C’est pourquoi nous souhaitons limiter à trois le nombre de mandats consécutifs des députés et sénateurs. L’expérience est importante. Mais la démocratie a aussi besoin de sang neuf, d’idées nouvelles et de générations successives qui prendront leurs responsabilités envers la Pologne. Nous ne voulons pas d’une politique fondée sur l’attachement aux positions. Nous voulons un parlement qui évolue et laisse la place aux générations futures. 3 mandats. Expérience et énergie nouvelle. Plus de personnes désireuses de travailler pour la Pologne.

 

Paulina Hennig-Kloska (présidente)
> Aujourd'hui, nous avons tenu la conférence du programme Unia Centrum, au cours de laquelle nous avons présenté notre programme politique. Nous avons abordé les thèmes de l'entrepreneuriat, du soutien et de la participation active des jeunes. Nous avons expliqué comment nous souhaitons les aider à constituer un capital de départ pour lancer leur activité. Nous avons également évoqué notre volonté de réformer le système fiscal afin d'alléger la charge fiscale des classes moyennes. Nous avons insisté sur l'importance d'encourager des changements positifs dans nos habitudes pour favoriser un mode de vie sain. Enfin, nous avons présenté notre vision de la protection de l'environnement, conjuguée à nos objectifs économiques.

> Attendons de voir. À mon avis, 2027 sera une année de mobilisation. Actuellement, le taux de participation électorale est assez faible. Notre objectif est de mobiliser les électeurs afin qu'ils se rendent aux urnes en aussi grand nombre qu'en 2023. Je crois que les actions du président renforceront le soutien au changement. Certaines promesses n'ont pas été tenues précisément à cause de son attitude.

> Depuis trois ans, nous alertons les entreprises de chauffage sur le risque de surconsommation de cette ressource si le passage massif aux granulés est envisagé. Toutes n'ont pas suivi nos avertissements, mais elles ne sont pas légalement tenues de respecter les recommandations du ministre.

> Le système de consigne est avant tout un outil destiné à empêcher les déchets plastiques de polluer nos forêts, nos prairies et nos lacs. Les Polonais sont également conscients de ce problème.

> Le système de consigne sera étendu, mais nous attendons qu'il évolue en fonction des besoins et des attentes des citoyens. Ce système doit être pratique pour tous. Rien qu'en août, cinq mille points de collecte automatiques supplémentaires ont été mis en service. Il est clair que le marché se sature progressivement et que le système devient de plus en plus pratique. J'espère que les machines ne seront pas saturées. Nous pourrons alors étendre le système.

> Je pense que les citoyens sont las de ces querelles intestines incessantes, notamment au sein des partis politiques. Je préfère de loin me concentrer sur les moyens de garantir qu'en 2027, le Centre mobilise à nouveau les électeurs nécessaires pour remporter ces élections.

> Si le président oppose son veto au projet de loi sur la taxe sur les bénéfices exceptionnels des entreprises, ce sera, bien entendu, un véritable scandale. Alors que le gouvernement souhaite réduire le coût de la vie pour les Polonais, leurs trajets domicile-travail et protéger leur pouvoir d'achat, le président se livre à une politique des plus mesquines.

> La protection de l'environnement n'est pas une idéologie. La Pologne a payé un prix exorbitant pour sa dépendance aux énergies fossiles importées.

> Nous n'avons aucun complexe. Nous savons trouver des solutions. Nous ne voulons pas d'une Europe qui décide pour la Pologne sur tous les sujets. Nous voulons une Pologne forte au sein d'une Europe forte, car c'est la raison d'être de la Pologne.

> L'homme au centre est un homme qui travaille, qui dirige sa propre entreprise, qui élève ses enfants, qui rembourse son prêt immobilier, qui veut connaître le montant de ses factures d'électricité et qui n'attend pas une nouvelle confrontation avec les politiciens, mais simplement que l'État agisse.

> Les fonds européens financent la rénovation de centaines de logements, de 1 000 écoles et crèches, de 1 000 bus zéro émission, ainsi que la construction de la première usine polonaise de voitures électriques et d'une ligne de production pour une locomotive à hydrogène. Nous contribuons ainsi à la croissance de l'économie polonaise : une économie souveraine, innovante, créatrice d'emplois bien rémunérés et favorisant le développement régional.

> Sous Morawiecki, des milliards de zlotys du budget de la Politique énergétique nationale (KPO) ont été gelés. Nous avons déjà engagé des dépenses pour un montant de plus de 232 milliards de zlotys, dont 40 % sont destinés à l'énergie, au climat et à l'environnement.

> Sans transformation, il n'y aura pas d'emplois bien rémunérés. Nous devons renforcer les petites et moyennes entreprises polonaises.

> La Pologne enregistre la plus forte augmentation des investissements énergétiques en Europe.

> Le Centre est composé de personnes qui élaborent les solutions les plus importantes et les plus judicieuses.

> Nous ne voulons pas avoir à choisir entre sécurité, développement et qualité de vie. Une politique saine doit pouvoir concilier ces éléments, et le monde, y compris le monde politique, doit être équilibré.

 

● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)

> Au Mémorial du 11-Septembre, nous avons déposé des fleurs à la mémoire de toutes les victimes de cette tragédie, notamment les citoyens roumains qui ne sont jamais rentrés chez eux. Nous nous souvenons d'eux. Nous honorons leur mémoire. Nous ne les oublierons jamais. Ce jour-là, l'Amérique a fait preuve d'un courage extraordinaire et s'est reconstruite avec une résilience encore plus grande. Depuis lors, la Roumanie est restée fidèle à son allié et continuera d'apporter un soutien indéfectible aux États-Unis dans la lutte contre le terrorisme.

> Je suis heureux que Siegfried Mureșan ait accepté la nomination au poste de Premier ministre. Plus de quatre mois se sont écoulés depuis la destitution du gouvernement par une motion de censure et, durant cette période, nous avons consacré des centaines d'heures à des discussions, tant collectives que séparées avec les partis politiques, afin de trouver une solution à cette crise. Je le dis franchement : j'ai constaté beaucoup de préoccupations électorales au sein des partis et beaucoup moins d'intérêt national. Un chef de parti m'a même confié en privé : « Voilà votre problème avec la Roumanie, voilà mon problème avec le parti. » Ce n'est pas acceptable, car notre fonction et le fait que nous dépendions des impôts des citoyens impliquent que nous devons trouver un compromis pour pouvoir gérer les problèmes, ou, à terme, les aspirations, si elles divergent, des différentes catégories sociales et professionnelles de notre pays. La Roumanie a besoin d'un gouvernement. Redressement, budget : ce sont des questions techniques, certes, mais la vie quotidienne des citoyens en dépend, ainsi que leurs moyens de consommation et leur capacité à vivre, non seulement aujourd'hui, mais aussi à moyen terme. La Roumanie a donc besoin d'un gouvernement. Nous n'avons pas de majorité claire, malgré toutes ces heures de discussions. J'ai donc choisi de désigner, de proposer pour le poste de Premier ministre, la personne qui a recueilli le plus de voix lors des consultations menées aujourd'hui par les partis. Cette personne est Siegfried Mureșan. Outre le fait qu'il ait été proposé par les trois partis, il possède une expérience au Parlement européen et a mené des négociations importantes au fil du temps ; il a donc l'expertise requise pour ce poste. Compte tenu de la configuration parlementaire et des options exprimées par les partis, tant publiquement qu'aujourd'hui lors des consultations, la tâche du Premier ministre désigné sera ardue. Quoi qu'il en soit, quelle que soit l'issue de cette situation, je suis convaincu que la Roumanie restera sur la voie pro-occidentale et honorera ses engagements, notamment en matière de politique budgétaire et de relations avec les bailleurs de fonds.

> Les violences que nous constatons aujourd'hui sur la place de la Victoire sont extrêmement graves. Je condamne fermement de tels actes et toute tentative de transformer une manifestation légitime en affrontements de rue. Les attaques, les agressions et les actes de vandalisme sont inacceptables et doivent être sévèrement punis, conformément à la loi. Aucune insatisfaction ne saurait justifier un tel comportement et la mise en danger d'autrui. Tout aussi graves et condamnables sont l'incitation à la violence et la tentative de politiciens irresponsables d'attiser artificiellement les tensions sociales afin de détourner un rassemblement légitime fondé sur une insatisfaction légitime. Dans une société démocratique, manifester est une forme de liberté, non d'intimidation. Les manifestations font partie des droits civiques garantis et respectés dans toutes les démocraties. La liberté d'expression, y compris le mécontentement face à certaines décisions des pouvoirs publics, est garantie par la Constitution, à condition que les manifestations soient organisées et se déroulent pacifiquement. Le contexte social, économique et politique difficile est bien réel et a engendré de nombreuses frustrations justifiées au sein de notre société. Cependant, la violence n'a jamais été et ne sera jamais une solution. Malheureusement, nous constatons que le discours de haine, de plus en plus répandu dans l'espace public, notamment en ligne, a des conséquences dramatiques et engendre des actes regrettables. J'en appelle à la raison et à la responsabilité. Seul le dialogue peut apporter des solutions.

 

♦ PMP

● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)

> Ulf Kristersson a dirigé le gouvernement le plus libéral de l'histoire de la Suède. Ensemble, nous avons renforcé les libertés des enfants à l'école, des filles victimes de crimes d'honneur et des victimes de crimes en Suède. Ce ne sont là que quelques exemples. La Suède est devenue plus sûre au sein de l'OTAN, plus intelligente grâce au budget de la recherche le plus important jamais alloué, et plus prospère grâce à des baisses d'impôts stratégiques favorisant l'emploi et l'entrepreneuriat. Aujourd'hui, Ulf a demandé la destitution du président de la Chambre. Il appartient désormais à Magdalena Andersson de démontrer si elle peut bâtir un gouvernement solide à partir du mélange hétéroclite de socialistes de gauche, de relativistes culturels et de centristes qui compose l'opposition. Mes collègues de droite et moi-même sommes prêts à continuer de gouverner la Suède en cas d'échec. Quoi qu'il en soit, je tiens à remercier Ulf Kristersson pour ces quatre années cruciales. Elles ont offert à la Suède un nouveau départ au moment où elle en avait le plus besoin.