mercredi 9 septembre 2026

La Quotidienne centriste du 9 septembre 2026. Un tournant majeur dans l’enseignement?


Edouard Geffray, le ministre de l’Education, estime que les résultats de la dernière édition de l’étude PISA de l’OCDE qui vient d’être publiée, «révèlent une rupture éducative majeure et universelle» non seulement en France mais dans le monde entier.

Au-delà des résultats de la France qui ne sont guère bons mais qui demeurent dans la moyenne des pays qui ont participé à l’enquête (en rappelant que ce sont leurs statistiques qu’utilise l’OCDE qui ne sont pas vérifiées par l’organisation et qui, en outre, peuvent provoquer des biais), ce sont les conclusions générales sur l’enseignement et la transmission du savoir en ce début du troisième millénaire et dans un environnement de plus en plus dominé par les technologies numériques qui est importante.

Ainsi, la baisse de niveau serait imputable en grande partie à l’utilisation d’internet, en particulier des réseaux sociaux notamment par le biais du téléphone portable tout cela au détriment d’une attention et d’une compréhension aux savoirs enseignés par l’école.

Et l’arrivée de l’intelligence artificielle comme aide et outil pour délivrer du clé-en-main à la place d’un travail de recherche et d’une réflexion personnelle a aggravé et continuera d’aggraver la situation.

Selon Edouard Geffray:
«La consommation de réseaux sociaux pèse directement sur les résultats scolaires des élèves. Cette destruction intellectuelle produit déjà des effets très concrets : baisse de la concentration, fragmentation de l’attention, chute de la lecture.»

Existe-t-il des solutions pour inverser cette tendance sans pour autant tourner le dos au progrès?

C’est toute la difficulté de la tâche.

L’important, cependant, est de ne pas oublier quelle est la mission première de l’école.

Elle n’est pas là pour former des petits génies qui maîtriseraient parfaitement toutes les matières.

Non, son rôle est d’abord de former des citoyens capables de prendre en main leur projet de vie et d’être responsables de leurs actes tout en respectant la dignité de l’autre même si, bien sûr et dans le même temps, l’enseignement qu’elle propose doit aussi donner des savoirs pour occuper une place dans la société et de participer à son fonctionnement.

Dès lors tout ce qui permet à chaque élève de développer ses propres aptitudes en dehors de l’utilisation de toutes les technologies est primordiale.

Pour autant, ces dernières ne doivent pas apparaître comme des ennemies mais comme des outils qui lui permettent de l’aider dans le développement de sa formation mais en lui donnant la capacité de pouvoir les maîtriser et non d’être dépendant de celles-ci.

Au vu des résultats PISA, aucun pays ne semble avoir trouvé la bonne solution jusqu’à présent.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Présidentielle 2027. Axe central: pas de primaire mais un mécanisme de désistement organisé


L’Extrême-droite représente autour de 40% des intentions de vote à la prochaine présidentielle selon les sondages actuels tandis que l’extrême gauche et autour de 20% tandis que l’axe central (composé de tous ceux qui défendent la démocratie républicaine) est un peu au-dessus de 40%.

Mais malgré sa prééminence, il existe un risque réel qu’aucun de ses candidats ne se retrouve au second tour due à la dispersion des voix sur une multitude de candidatures alors que les extrêmes ont chacun leur leader bien devant leurs autres prétendants à l’Elysée (au-dessus de 15% pour Mélenchon à l’extrême-gauche et autour de 35% pour Le Pen à l’extrême-droite).

Dès lors se pose la question des alliances pour les responsables des partis et les candidats de l’axe central.

En prenant en compte la répartition des voix dans les sondages actuels, c’est la droite de l’axe central qui est dominante et notamment un de ses candidats, Edouard Philippe.

Reste que les enquêtes d’opinion d’aujourd’hui ne présagent pas celles de demain et du résultat du premier tour comme les précédentes présidentielles l’ont montré.

Néanmoins, il peut exister des mécanismes qui permettront le moment voulu qu’il n’y est plus qu’un seul candidat.

Une primaire de l’axe central demandées par François Bayrou semble irréalisable parce qu’il est impossible de faire voter des électeurs du PS et de LR dans un même scrutin pour désigner un candidat unique qui représente des courants aux nombreuses différences.

En revanche, le mécanisme du désistement avant le premier tour est tout à fait possible et organisable.

Ainsi, les différents candidats de l’axe central peuvent se mettre d’accord sur une date butoir (genre un mois avant le premier tour) qui ferait que le candidat en tête dans les sondages (et avec une marge suffisante devant les autres) devienne leur unique représentant face à ceux des extrêmes si deux d’entre eux sont en tête et risquent de se retrouver au second tour.

Ici, pas de renoncements prématurés à défendre son programme électoral et son projet politique pour les candidats et les partis auxquels certains sont affiliés, pas de tractations d’appareils mais la volonté affirmée de défendre la démocratie républicaine, ses principes et ses valeurs.

Ce mécanisme de désistement démontrerait au pays qu’il y a bien des valeurs universelles de la démocratie républicaine qui ne sont pas assimilables avec les idéologies extrémistes et que les candidats de l’axe central en sont pleinement conscients donc responsables et sans renoncer à leurs convictions face à un risque majeur qui nécessite l’union de tous ceux qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité.

Nicolas Levé et Alexandre Vatimbella