samedi 12 avril 2008

Actualités du Centre. Etats-Unis Présidentielle 2008 Barack Obama refait son retard sur les «super délégués» du Parti démocrate

Barack Obama en tête du vote populaire, est en train de refaire son retard sur Hillary Clinton auprès des "super délégués", ces élus et permanents du Parti démocrate qui pourraient détenir la clef de l'investiture pour l'élection présidentielle de novembre. Début janvier, la sénatrice de New York comptait une centaine de voix d'avance sur ce collège particulier de 796 délégués qui seront libres de leur choix lors de la convention de Denver, en août, à l'inverse des délégués "classiques" élus par la base dans le cadre des primaires. En un peu plus de trois mois de campagne, le sénateur métis de l'Illinois a pratiquement réduit à néant cet écart: 256 super délégués pour Hillary Clinton contre 225 pour lui, selon un recensement de la chaîne MSNBC. " Barack Obama a remporté plus de délégués 'classiques', il a gagné plus de voix, il a collecté plus d'argent et, maintenant, vous voyez que la même chose est en train de se passer avec les super délégués", souligne Simon Rosenberg, du groupe démocrate de soutien NDN à Obama. Compte tenu du déroulement des primaires, depuis le 3 janvier dernier, ni Obama ni sa rivale ne semblent en mesure d'obtenir suffisamment de délégués pour s'assurer l'investiture du parti par le seul biais des primaires organisées Etat par Etat. C'est donc aux super délégués que devrait revenir le privilège de désigner celui ou celle qui affrontera dans les urnes le 4 novembre prochain le candidat du Parti républicain, John McCain.
Or, en dépit de l'intense campagne menée par Hillary Clinton, la plupart des super délégués qui ont fait connaître leur choix depuis janvier se sont ralliés à Obama. Au cours du mois écoulé, le mouvement en faveur d'Obama s'est encore accéléré, le sénateur de l'Illinois empochant près de 25 super délégués contre une poignée seulement pour la sénatrice de New York. A dix jours de la prochaine primaire, le 22 avril en Pennsylvanie, Obama compte quelque 130 délégués "classiques" et 700.000 voix environ de plus que Clinton, si on exclut les primaires de Floride et du Michigan (dont les résultats ont été invalidés par le Parti démocrate qui refusait qu'elles se déroulent si tôt dans le processus électoral). "Les super délégués voient l'avance d'Obama croître, et il est absolument évident qu'il sera très difficile pour Clinton de le rattraper. Si Obama décroche quelques victoires supplémentaires, ça pourrait être la ruée", note Steven Schier, politologue au Carleton College, dans le Minnesota. Il reste quelque 315 super délégués à convaincre. D'où la double importance des dix dernières élections primaires à venir, de la Pennsylvanie le 22 avril au Montana et au Dakota du Sud, début juin: obtenir la victoire dans les urnes et séduire dans la foulée les super délégués encore indécis. "La plupart des super délégués sont dans une posture attentiste. Ils attendent l'issue en Pennsylvanie et dans les derniers Etats avant de prendre leur décision", affirme Phil Singer, porte-parole de Clinton. L'argument ne convainc pas Simon Rosenberg, du groupe de soutien NDN à Obama. "Un nombre considérable d'entre eux ont déjà tranché, et la plupart en faveur d'Obama", dit-il.

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