dimanche 23 août 2020

Propos centristes. France – Inscriptions négationnistes à Ouradour-sur-Glane; point sur la politique de lutte contre la covid19; la transition écologique au cœur du plan de relance; Jour du dépassement; création d’un budget vert; Bayrou veut bien le Commissariat au plan; les Britanniques bloquent les négociations du Brexit…

Voici une sélection, ce 23 août 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

 

● Emmanuel Macron (Président de la République)

- Il reste 131 jours avant la fin de l’année. Et pourtant, nous avons consommé toutes les ressources que la planète peut générer en un an. C’est le Jour du dépassement. Continuons d’agir ! 30 milliards d’euros du plan de relance seront consacrés à la transition écologique.

- Rien ne pourra faire oublier la mémoire de nos 642 martyrs d'Oradour-sur-Glane.

- Les défis de cette rentrée sont nombreux, avec le Premier ministre, Jean Castex, notre feuille de route est claire: surmonter la crise, continuer l’action engagée avec les Français.

 

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

 

Jean Castex (Premier ministre)

- À l'écologie qui oppose, je préférerai toujours l'écologie qui rassemble. Car c'est ensemble que nous obtiendrons des résultats et que nous réussirons la transition écologique : elle sera au cœur du Plan de relance.

- L’écologie, c’est l’affaire de toutes et de tous, partout!

- 107 contrats de transition écologique ont été signés entre l'État et nos territoires depuis leur lancement en février 2018 : ils démontrent, partout, que l'écologie est aussi un moteur de l’économie et qu'elle permet de créer des emplois, tout en améliorant notre cadre de vie.

- Concilier, sur un même territoire, la protection de la biodiversité et le maintien des activités de pêche et de chasse : c'est possible, et ça marche. La preuve par le terrain, au cœur de la Somme, sur les rives de l'étang Saint-Ladre. Ici, une réserve naturelle est située à proximité immédiate d'un marais où sont pratiquées des activités traditionnelles de pêche et de chasse. J'y vois une réussite, un exemple, mais aussi un message : une écologie où chacun trouve sa place est possible. Et nécessaire!

- Cette année, le Jour du dépassement est retardé de 3 semaines, suite aux mesures de confinement. Nous pouvons aussi faire reculer cette date en agissant pour réduire notre empreinte environnementale.

- J'ai appris avec colère et consternation la dégradation du centre de la mémoire d'Oradour-sur-Glane. Souiller ce lieu de recueillement, c'est aussi salir la mémoire de nos martyrs. Tout est mis en œuvre pour que les auteurs de ces actes infâmes en répondent devant la Justice.

- Le Québec et la France partagent une histoire, des valeurs et des intérêts en commun. Je suis très attaché à la continuité de cette relation et nous travaillerons, ensemble, à renforcer notre coopération et nos échanges.

 

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)

Les déclarations du Président du Conseil présidentiel et du Président de la Chambre des Représentants appelant notamment à un cessez-le-feu immédiat, à l’arrêt des opérations militaires en Libye et à la reprise de la production pétrolière constituent une étape positive. Elles doivent se matérialiser sur le terrain. La France appelle toutes les parties à mettre effectivement en œuvre l’arrêt des hostilités et à s’engager de bonne foi pour conclure un accord de cessez-le-feu durable, permettant par des étapes réciproques, crédibles et vérifiables d’aboutir à une reprise du processus politique et à la fin de toutes les ingérences étrangères en Libye. La France appelle également les parties à poursuivre leurs efforts pour permettre la reprise dès que possible de la production pétrolière et l’allocation transparente de ses revenus. Il n’y a pas de solution militaire en Libye. C’est pourquoi la France appelle à un retour au processus politique, sous l’égide des Nations unies et sur le fondement des paramètres agréés par les Libyens, dans le but d’ouvrir la voie à des élections. Il s’agit notamment de la réunification des institutions libyennes et des réformes économiques et sécuritaires indispensables à la stabilisation du pays.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)

Jour du dépassement: nous avons consommé l'ensemble des ressources que la planète peut générer en 1 an. Faire reculer cette date est possible : le Gouvernement présentera dans la semaine les détails du plan de relance, dont 30 milliards seront consacrés à la transition écologique.

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)

- En Vendée, sur la tombe du Tigre. Georges Clemenceau, modèle plus moderne que jamais de l’esprit républicain. Façonné par la connaissance de l’histoire, engagé dans le débat démocratique, passionné par son pays. Acteur de l’unité de la France face au péril.

- Notre première arme contre le négationnisme est l’éducation. La méconnaissance de l’histoire & l’insulte à ceux qui ont péri sont le visage hideux de l’ignorance & de la haine contemporaines. L’école est mobilisée sans relâche contre cela pour transmettre connaissances et valeurs.

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)

Le Jour du dépassement nous rappelle l'importance de réduire notre empreinte environnementale. Le Plan de relance, présenté prochainement, favorise un nouveau modèle de croissance fondé sur la décarbonation, la sobriété énergétique ainsi que les innovations et technologies vertes.

 

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)

- "La guerre tu vas l'avoir bougnoule". Écœuré par ces propos racistes insupportables envers Mohamed Boudjellaba, maire de Givors. S’en prendre à un élu c’est s'en prendre à la République. La haine n'a pas sa place dans notre société, nous ne laisserons rien passer.

- Les inscriptions négationnistes à Ouradour-sur-Glane sont un crachat sur la mémoire de nos martyrs. Les services du ministère de l’Intérieur sont à la disposition du maire de la commune pour faire arrêter l’auteur de cette salissure abjecte.

- Tondue et frappée parce qu’elle « aimait un chrétien ». Profondément choqué par cet acte de torture sur cette jeune fille de 17 ans. Les quatre mis en cause ont été placés en garde à vue. Cette barbarie appelle les sanctions les plus sévères.

- Je suis venu faire un point sur le dispositif de sécurité mis en place par le préfet de police à l’occasion de la finale du PSG. Cet événement sportif est un moment de fête, il doit le rester malgré l’épidémie qui nous préoccupe, et que chacun doit avoir à l’esprit.

 

Jacqueline Gourault (ministre des Territoires et des Relations avec les collectivités territoriales)

[Inscriptions négationnistes à Ouradour-sur-Glane] Indicible nausée face à ceux qui nient les faits historiques et couvent par leur acte la résurgence d’une bestialité infâme. Conscience collective et exigence de chaque instant sont toujours de mise. Tout mon soutien au maire d’Oradour-sur-Glane et à ses habitants.

 

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)

[Inscriptions négationnistes à Ouradour-sur-Glane] Honte à ceux qui ont fait ça. Tout sera fait pour retrouver et juger les auteurs de ces actes sacrilèges. Le seul mensonge : c’est le négationnisme !

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)

- Ce n'est pas une reprise de l'épidémie parce qu'elle ne s'est jamais arrêtée. Elle a seulement été contrôlée pendant le confinement puis le déconfinement progressif. Le risque, c'est que, après avoir enlevé doucement le couvercle de la casserole, l'eau se remette à bouillir. Après trois mois de baisse de la circulation du virus, on observe une nette augmentation depuis cinq semaines, de façon globale, et activement dans certains territoires. Ce n'est pas une exception française, c'est une dynamique européenne. (…) Ce n'est pas la même chose qu'en février. D'abord parce que le virus circule quatre fois plus chez les moins de 40 ans que chez les plus de 65 ans. Or les jeunes sont plus souvent asymptomatiques, ont moins de complications médicales – attention, ça ne veut pas dire qu'ils ne peuvent pas en faire et qu'ils sont à l'abri! De plus, nous avons aujourd'hui la capacité de tester bien plus largement qu'au printemps. Pour autant, nous sommes dans une situation à risques. (…) On l'a constaté dans certains États américains: si la circulation du virus s'accélère encore chez les plus jeunes, ils pourraient contaminer les personnes âgées, qui contractent plus souvent des formes plus graves de la maladie. Il faut à tout prix éviter cette situation qui mettrait en tension notre système sanitaire et serait extrêmement problématique. Dans les Bouches-du-Rhône, où on a 188 nouveaux cas pour 100.000 personnes de 20 à 40 ans, on constate depuis trois semaines que les tests positifs augmentent chez les seniors. Le passage entre les publics se fait déjà. Et on constate à nouveau une augmentation des entrées en hospitalisation et réanimation.

- [Reconfinement] Ce n'est pas à l'ordre du jour et ne constitue pas une hypothèse de travail. Contrairement au printemps, nous avons plus de connaissances, plus de moyens à notre disposition. Nous pouvons mettre en place des mesures spécifiques, territorialisées, comme nous l'avons fait avec succès en Mayenne.

- D'abord on explique, on sensibilise : "Vous ne vous sentez peut-être pas concerné par le virus mais lui ne se sent pas moins concerné par vous. Votre comportement peut changer les choses. Vous avez l'impression que vous ne risquez rien, mais c'est faux: des jeunes en pleine forme peuvent se retrouver en réanimation. Et vous risquez de contaminer des personnes plus fragiles et d'entraîner pour votre ville des conséquences dont vous ne voulez plus." Et puis il y a et il va y avoir encore plus de contrôles et de sanctions.

- À l'heure où les Français rentrent, nombreux, de vacances, et où ils s'interrogent sur la situation épidémique dans notre pays, accorder la priorité au Covid, consulter l'ensemble des acteurs du pays, prendre le temps d'expliquer, accompagner avant la rentrée scolaire et la reprise du travail est nécessaire. Nous devons veiller à définir et mettre en place toutes les règles et protocoles nécessaires pour que la rentrée puisse se dérouler dans les meilleures conditions, cette lisibilité est nécessaire à la relance.

- Les retours nationaux et internationaux sur les conditions sanitaires permettant de limiter les transmissions sont rassurants. Ils plaident pour la réouverture des écoles. Avant l'été, nous avons pu tester les protocoles sanitaires et les conditions d'accueil. À chaque fois, le corps enseignant et les parents se sont formidablement adaptés. Avec Jean-Michel Blanquer, nous avons travaillé avec le Haut Conseil de la santé publique pour définir les règles permettant de limiter au minimum les risques dans les établissements scolaires. En tout cas, ces risques sont bien inférieurs à ceux qu'on ferait courir aux enfants en les privant d'école pendant des semaines.

- [Port du masque pour les moins de 11 ans] Non. Pour les pitchounes à l'école élémentaire, les scientifiques et les autorités sanitaires estiment que le port du masque dans la durée n'est pas possible : ils l'enlèveraient, feraient moins attention… Ce serait utopique de le considérer comme un moyen de protection. À partir du collège, en revanche, les retours d'expérience montrent que ça prend son utilité.

- Jean-Michel Blanquer a bien indiqué que le port du masque sera "obligatoire" pour les adultes et élèves à partir de 11 ans, sauf pour les enseignants en maternelle. Il y a des spécificités à certains métiers. Le gouvernement a donc décidé d'adapter les protocoles pour les prendre en compte avec une ligne: la santé avant tout.

- Je peux comprendre l'espoir nourri par certains experts d'un virus moins dangereux, mais aucun argument scientifique ne vient étayer cette théorie, hélas. Le Covid qui se propage est le même que celui qui a coûté la vie à 30.000 Français. Seul le profil des malades a changé, plus jeune et donc moins symptomatique. Il faut protéger les personnes âgées et fragiles!

- Au début de l'été, la circulation plus active du virus s'observait dans des clusters liés à des milieux fermés professionnels, comme les abattoirs de Mayenne. La situation a évolué: seulement 17% des diagnostics positifs sont liés à ce type de foyer de contamination. La majorité des transmissions se fait désormais dans des situations festives des plus jeunes, où les gestes barrière ne sont pas respectés. Je ne veux pas avoir un discours antijeunes. Au contraire, à l'opposé de discours assez irresponsables de certains experts, je demande aux jeunes de se protéger eux et de protéger les personnes qui les entourent. C'est pour ça que nous n'avons pas autorisé la réouverture des boîtes de nuit.

- Nous sommes capables d'accueillir jusqu'à 29.000 malades en réanimation, en équipant les hôpitaux de médicaments, de respirateurs et de matériel de protection. On avait eu au total 17.000 passages en réanimation lors de la vague épidémique du printemps. Au maximum de l'épidémie, on a eu 7.000 personnes en réanimation en une journée ; aujourd'hui, on peut en avoir 12.000. Les stocks de médicaments se constituent progressivement, mais nous avons déjà des semaines d'avance. C'est un effort énorme.

- La situation n'a plus rien à voir avec celle de février-mars. L'objectif, d'ici à fin septembre, est de disposer d'un stock national de 800 millions de masques chirurgicaux et de 200 millions de FFP2 ; on les aura. Fin septembre, on aura reconstitué le fameux stock national qui nous a tant manqué. On a déjà acheté 4 milliards de masques. Aujourd'hui, les établissements de santé ont en moyenne plus de trois semaines d'avance de stocks de matériel de protection en conditions de tension. J'ai aussi signé une commande de 400 millions de gants en juillet, qui arrive progressivement. Idem pour les blouses et surblouses, on est bons. Et, jusqu'en octobre, nous continuerons à alimenter les pharmacies, les établissements de santé et les libéraux à partir du stock national.

- À ce jour, la distribution de 53 millions de masques gratuits aux précaires a été réalisée par La Poste à 90% ; c'est une protection de trois mois pour 8 millions de Français. Ils s'ajoutent aux 50 millions de masques jetables distribués par les services de l'État pour une population encore plus précaire. Enfin, ils sont gratuits pour 2 millions de personnes fragiles, sur ordonnance. Aucun Français, élève ou professionnel, ne sera privé de son activité parce qu'il manquerait d'argent pour acheter un masque.

- Nous venons de dépasser notre objectif de 700.000 tests réalisés chaque semaine, précisément 725.000, ce qui représente plus de 1% de la population française. Nous pouvons réaliser 1 million de tests par semaine s'il le faut. La France fait aujourd'hui plus de tests que l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, la Suède, les Pays-Bas.

- Au début de l'été, 1% des tests étaient positifs, contre 3% aujourd'hui. Donc le virus circule plus : son facteur de reproduction, soit le nombre de personnes contaminées par quelqu'un qui est porteur, est aujourd'hui entre 1,3 et 1,4.

- Début août, les deux tiers des Français testés obtenaient leur résultat en moins de vingt-quatre heures, ce n'est pas si mal. Il y a eu des tensions territorialisées, avec un "effet bouchon" inévitable avant les départs en vacances. Nous faisons en sorte que les personnes symptomatiques, les cas contact rapprochés, les publics fragiles et les soignants aient un accès prioritaire. La longueur des délais était due à un manque de ressources humaines. J'ai donc autorisé les étudiants en santé, les aides-soignants, les secouristes à faire des prélèvements. Mais la population de scientifiques qualifiés pour faire tourner ces machines n'est pas infinie. On risque d'avoir une tension similaire au retour des vacances.

- On ne dépiste pas que dans les clusters, c'est faux! 83 % des diagnostics ne sont pas liés à des foyers de contamination. Avec 3% de tests positifs au niveau national, on a 97% des gens qui font la démarche d'aller se faire tester en étant négatifs ou asymptomatiques. Évidemment, des priorisations persistent dans les milieux à risques – Ehpad, soignants, hébergements d'urgence – et on organise des barnums dans toutes les zones de forte contamination. Mais on teste partout, dans tous les milieux.

- On constate de plus en plus de réticences à donner la liste des contacts – en général quatre ou cinq par personne – et à respecter l'isolement chez les publics les moins vulnérables. Quand les enquêteurs sanitaires appellent, certains répondent : "Foutez-moi la paix!".

- [Vaccin] Pas avant l'automne ou la fin de l'année, c'est certain. Mais ça peut prendre plus de temps. (…) Les résultats des essais cliniques diront quel est le public chez lequel il est le plus efficace et le mieux toléré. Mais je ne prendrai aucun risque avec la santé des Français. Le jour où nous les inciterons à se faire vacciner, le vaccin sera forcément efficace et fiable.

- [Conjonction grippe et coronavirus] C'est un enjeu majeur. Les symptômes de la grippe vont se confondre avec ceux du Covid, voire s'additionner. Il faudra augmenter le taux de couverture vaccinale contre la grippe notamment pour les publics fragiles et les soignants. J'ai déjà commandé 13 millions de doses. C'est plus que ce que nous avons utilisé les années précédentes.

- Un gouvernement, c'est une équipe, un pack autour du Premier ministre et du président de la République. Donc on ne joue pas tous au même endroit sur le terrain, mais on n'a qu'un objectif: avoir une politique gouvernementale équilibrée, harmonieuse et cohérente, au service des Français. Chacun a ses problématiques. Le milieu de la culture a été frappé durement par la crise par exemple. Il est normal que les ministres concernés se fassent le relais des demandes. Il n'y a pas eu le moindre couac depuis le début de la crise.

- [Covid19] Même si l’impact sur notre système de santé est aujourd’hui très limité, le nombre de personnes hospitalisées y compris en réanimation commence à augmenter, certes à des niveaux moindres, mais ça augmente. Cassons cette dynamique!

- [Covid19] Nous avons dépassé les 700 000 tests par semaine. Et nous testons bien au delà des clusters! Merci à tous les acteurs sur le terrain. (…) L'augmentation des diagnostics n'est pas seulement liée à l'augmentation du nombre de tests. Le taux de positivité des tests a lui même triplé en août.

 

Marc Fesneau (ministre chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne)

[Inscriptions négationnistes à Ouradour-sur-Glane] 76 ans plus tard le combat contre la bêtise, l’inculture, l’obscurantisme et la haine reste plus que jamais d’actualité. Pour la mémoire des 642 martyrs dont 247 enfants, victimes de la barbarie nazie le 10 juin 1944. Et pour toutes les générations à venir.

 

Jean-Baptiste Djebbari (ministre chargé des Transports)

Honte à ceux qui ont souillé ce jour le village martyr d’Oradour sur Glane. Et merci à tous les engagés qui font vivre ce lieu de mémoire et qui portent haut sa devise, «ni haine, ni oubli».

 

Olivier Dussopt (ministre chargé des Comptes publics)

- Pour mieux protéger la planète, il faut mesurer les effets des politiques. Dès 2021, nous aurons un "budget vert" pour évaluer l'impact des politiques sur l'environnement. Et avec Bruno Le Maire nous veillons à ce que le plan de relance soit un outil de transition écologique.

- [Inscriptions négationnistes à Ouradour-sur-Glane] C'est effroyable et abominable de constater que certains ont pu se permettre une telle souillure. Le seul sentiment qui prévaut est la honte pour les auteurs de ces actes. Le négationnisme est une insulte à la mémoire et une seconde mort pour les victimes.

 

Geneviève Darrieussecq (ministre chargée de la Mémoire et des Anciens combattants)

- Pensées pour les habitants d’Oradour-sur-Glane et pour Robert Hebras, dernier survivant du massacre du 10 juin 1944. Nous sommes meurtris avec eux par ces dégradations révisionnistes faites sur le mémorial. Une insulte grave pour tous.

- [Tondue et frappée parce qu’elle aimait un chrétien] Scandaleux, inacceptable, insupportable ... je n’ai pas de mot assez fort pour qualifier cela.

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

- En juin 1944, les 642 habitants du village d’Oradour-sur-Glane, dont des enfants et bébés, ont été massacrés par les nazis. Le témoignage de Robert Hébras, dernier survivant, est bouleversant. Nous devons transmettre sa mémoire aux jeunes générations.

- [Tondue et frappée parce qu’elle aimait un chrétien] Violences, humiliations, torture, et même tonte ! Honte à ces parents, à cet oncle ignobles. Ces actes doivent être condamnés. Soutien à cette jeune fille, à sa liberté, à son intégrité, à sa dignité. Et merci à son petit ami qui a permis de la sauver.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

- L’absence de progrès dans les négociations Brexit est très préoccupante. La Grande Bretagne doit apporter des réponses concrètes. La France et l’Allemagne sont mobilisées pour protéger avec force les intérêts de nos citoyens et nos entreprises... Il ne peut y avoir un accès au marché européen sans le respect de nos règles.

- Il n’y a pas deux plans de relance: il y a un plan de relance français qui est soutenu et amplifié par des financements européens.

- La phase d’urgence a apporté une réponse immédiate et massive. En France: mesures d’urgence, 3 lois de finances, plusieurs dizaines de milliards d’euros de soutien immédiat - chômage partiel, liquidité apportée aux petites entreprises...

 

Bérangère Abba (secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité)

Pour lutter contre l’érosion de la biodiversité, nous avons besoin de la mobilisation de tous. L’Office français de la biodiversité lance la seconde session de l’appel à projets MobBiodiv2020, pour accompagner l’action des associations dans la préservation de la nature.

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)

- [Tribune: Oui, la France a besoin de ses jeunes!]

"Ramenez-vous", voici ce à quoi appelait une vingtaine de jeunes la semaine dernière dans les pages du Journal du Dimanche. Evidemment, aujourd'hui et demain la France aura besoin de tous ses jeunes… Ceux qui jusqu'à présent avaient fait le choix d'aller la faire rayonner au-delà de nos frontières. Cette expérience internationale est une richesse qui peut alors profiter à tous, si elle est de nouveau partagée. Il était impossible de rester silencieux après la lecture de cet appel dans ces colonnes la semaine dernière, il ne peut être qu'appuyé car il piétine avec force un autre appel lu dans un quotidien national il y a quelques années, qui, à l'époque, en avait fait sa une pleine de désespoir et qui s'intitulait "Jeunes de France, barrez-vous!" et qui à bien des égards avait provoqué tristesse et colère.

Alors, oui, la France, la République est riche de toutes ses jeunesses : la jeunesse de ­l'engagement – et je pense évidemment à nos jeunes victimes tombées au Niger il y a quelques jours –, la jeunesse des territoires qui a le pouvoir de transformer ceux-ci, la jeunesse périurbaine, la jeunesse qui transmet en donnant du temps. Cette génération d'engagés, il nous faut la soutenir de toutes nos forces, par toutes nos actions.

Ce qui lie cette jeunesse, c'est la République qui instruit, qui soutient, qui accompagne. Être jeune en France en 2020, c'est être au cœur du système de solidarité, et être jeune aujourd'hui, c'est aussi contribuer par son engagement aux efforts du pays. Je pense à la réserve civique lancée au début du confinement et qui est le symbole de cette jeunesse qui transforme sa quête de sens en réalité de terrain. Le service national universel (SNU) ou encore le service civique sont autant de dispositifs d'émancipation où les jeunes et la République s'allient pour produire une valeur réciproque.

Nous serons là avec chacun, pour encourager, soutenir toutes les initiatives associatives, entrepreneuriales, locales comme nationales, car tout ce qui fait vibrer la jeunesse dynamise le pays tout entier

Ce principe de réciprocité, c'est le fondement de notre modèle social typiquement français, il n'existe nulle part ailleurs ; au-delà d'une chance, c'est une opportunité créatrice. Alors nous serons là avec chacun, pour encourager, soutenir toutes les initiatives associatives, entrepreneuriales, locales comme nationales, car tout ce qui fait vibrer la jeunesse dynamise le pays tout entier.

Nous sommes au rendez-vous de l'avenir de la France, car il se construit avec nos jeunes. Ne l'oublions jamais, c'est à eux qu'appartient tout ce qui se conjugue au futur.

- [Tondue et frappée parce qu’elle aimait un chrétien] Choquée et révoltée par un cet acte de barbarie commis sur une jeune femme. La Liberté de conscience est fondamentale dans notre République, pouvoir aimer qui l'on veut est un droit et nul ne doit être inquiété pour ça.

 

Olivia Grégoire (secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable)

Le Jour du dépassement arrive 132 jours trop tôt. C’est un brûlant rappel à nous engager vers un modèle de société plus responsable, plus respectueux de notre planète et des ressources qu'elle nous offre. Ce sera le sens de l'action du gouvernement pour la relance.

 

Joël Giraud (secrétaire d’Etat chargé de la Ruralité)

Dans la réserve naturelle de l’étang Saint-Ladre (Somme), la biodiversité est protégée et les activités de chasse et de pêche possibles. Un exemple de cohabitation qui fait la fierté de ce territoire!

 

Gabriel Attal (porte-parole du gouvernement)

- Dès la rentrée, le port du masque sera obligatoire en entreprise, au collège et au lycée. Le virus est toujours là, restons plus que jamais prudents et responsables !

- [Le gouvernement repousse la présentation du plan de relance] Il a été travaillé tout l'été et il est prêt. Mais présenter un plan de cette ampleur, c'est enclencher immédiatement des réunions, des déplacements avec les acteurs, pour que le terrain se l'approprie. Or, la semaine prochaine doit être consacrée à la finalisation de la rentrée marquée par de nouvelles mesures sanitaires d'ampleur. (…) Avant l'été, quand la date du 25 août a été fixée pour la présentation du plan, la situation sanitaire était tout autre et l'obligation du masque en entreprises et dans les établissements scolaires n'était pas d'actualité. La situation a évolué et nous adaptons notre calendrier pour mener de front la lutte contre le virus et la relance nécessaire de l'économie. (…) On parle là d'un ajustement de calendrier d'annonce d'une semaine! Et comme l'a déclaré le Medef, devant qui le Premier ministre interviendra comme prévu mercredi pour leur université d'été, «on peut attendre une semaine, l'important c'est son contenu».

- Ne laissons ni l'épidémie ni la peur l'emporter. Si la France a parfois une vision pessimiste d'elle-même, nos voisins européens regardent plus positivement notre situation. Je rappelle que nous avons été un des premiers pays à avoir rouvert nos écoles, nous sommes aussi le pays qui a le mieux préservé le pouvoir d'achat de ses concitoyens pendant la crise. Mon message est clair : il n'y a aucune fatalité à replonger dans un moment de crise terrible. Un certain relâchement explique la reprise du virus, mais rien n'est figé. On peut se ressaisir et rebondir encore plus forts qu'avant la crise. Notre destin est entre nos mains… et entre nos masques.

- [Plan de relance de 100 milliards d'euros] J'aimerais qu'à cette occasion on arrive à parler moins de milliards que de vie quotidienne. Car 100 milliards d'euros, je ne suis pas sûr que cela parle concrètement à beaucoup de monde. Derrière ce chiffre, il y a des milliers d'Ehpad et d'écoles, qui sont des passoires thermiques, qui vont être rénovés. Des dizaines de sites industriels transformés pour réduire leur pollution. Des usines qui vont rouvrir en France pour produire des médicaments et nous rendre moins dépendant de l'étranger. C'est très concret.

- S'il y a bien une chose que les Français nous reconnaissent, c'est d'avoir tout mis en place pour protéger leur pouvoir d'achat et leurs emplois. Je l'ai entendu dans tous mes déplacements cet été: la promesse du président sur le «quoi qu'il en coûte» a été tenue. Avec le plan de relance, nous serons à la hauteur pour projeter la France vers l'avenir. Les oppositions, focalisées sur les échéances électorales à venir, cherchent un angle d'attaque qu'elles n'arrivent pas à trouver.

- Je ne suis pas là pour donner des leçons de morale. A fortiori à des Français qui, il y a encore quelques mois, entendaient scientifiques et membres du gouvernement leur dire que le masque n'était pas utile pour le grand public… alors qu'aujourd'hui il s'impose. Cela invite à l'humilité. On s'adapte en permanence, en suivant les avis scientifiques et l'évolution d'un virus que le monde entier découvre. Quant à la question des terrasses comme de tous les rassemblements collectifs, un durcissement des mesures ne serait corrélé qu'à une recrudescence forte du virus.

- Une loi a été votée il y a quelques mois, instaurant notamment une vraie protection fonctionnelle pour les maires et leurs adjoints. Une réunion de travail aura lieu à la rentrée entre le gouvernement et l'Association des maires de France pour voir si de nouvelles mesures sont nécessaires. C'est un enjeu de société : quand on s'attaque à un maire, on s'attaque à la République. En plus des sanctions pénales, c'est l'opprobre générale qui doit s'abattre sur les auteurs de ces agressions.

- Je reconnais un décalage entre les mesures fortes portées au niveau national, comme le recrutement de 10000 gendarmes et policiers supplémentaires, l'augmentation d'un milliard d'euros du budget de la sécurité, et le vécu sur le terrain. Les choses mettent du temps à changer après des décennies qui ont vu l'insécurité s'installer. Le Premier ministre a fixé pour impératif de tout faire pour accélérer, notamment s'agissant de la justice : on ne peut plus voir des voyous empoisonner la vie d'un quartier pendant des mois parce que leur condamnation tarde à arriver. Nous serons aussi jugés sur ce bilan à la fin du quinquennat.

 

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

 

Richard Ferrand (président de l’Assemblée nationale)

- [Inscriptions négationnistes à Ouradour-sur-Glane] Ignoble bêtise que celle qui vient souiller la mémoire de martyrs.

- Toute ma solidarité et mon soutien à M.le Maire de Givors. Il sert sa commune et la République dans la belle fonction à laquelle il a été élu. Le racisme est la fiente des esprits pauvres qui ont la haine et le mépris pour seul horizon.

 

Stanislas Guerini (délégué général)

- [Inscriptions négationnistes à Ouradour-sur-Glane] «Oradour, ce n'est pas quelque chose qui s'oublie». À l’heure où l’ignominie souille la mémoire des 642 vies fauchées par la barbarie à OradourSurGlane, faisons la vivre en réécoutant le témoignage de Marcel Darthout. Pour que le souvenir d’Oradour ne s’éteigne jamais.

- Là où EELV et LFI prônent une écologie de l'enfermement et de la restriction des libertés, je crois à une écologie du progrès, d'émancipation, fondée sur la science, l'innovation et le dialogue. Je le dis avec respect, mais c'est une vraie différence dans nos projets politiques.

 

Aurore Bergé (porte-parole)

[Inscriptions négationnistes à Ouradour-sur-Glane] Personne n'effacera le souvenir du village martyr d'Oradour sur Glane. Il continuera à être dit et transmis.

 

Yaël Braun-Pivet (députée)

Je suis convaincue que face au Jour du dépassement, nous n’avons qu’un seul devoir : l’ACTION! Une action massive, déterminée et globale. Nous devons tous nous y engager résolument.

 

●MoDem

François Bayrou (président)

- J’ai toujours pensé que pour que le commissariat au Plan ait l’influence nécessaire, il fallait qu’une personnalité politique expérimentée puisse s’y coller. Je ne pensais pas du tout à moi. J’ai beaucoup discuté de cette nécessité depuis des mois avec le président de la République. Il m’a dit: ‘ C’est une bonne idée. Pourquoi ne le feriez-vous pas vous-même ? Vous avez réfléchi sur le sujet et vous correspondez au portrait-robot’. Cette proposition m’intéresse, à condition que cela ne soit pas une nomination administrative, mais une nomination du président de la République en Conseil des ministres [et que je sois rattaché au chef de l’État] par souci de cohérence.

- [Compétences du haut-commissariat] Tous les domaines qui nécessitent de prendre en compte l’avenir plus lointain, ses risques et ses chances. (…) Il existe de très grands sujets dont on ne parle jamais […], encore faut-il déterminer ce qui est vital et imposer aux décideurs et à l’opinion publique de se saisir des problèmes qui méritent une réponse à 10, 20 ou 30 ans et non pour 10, 20 ou 30 jours.

 

●UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

 

Jean-Christophe Lagarde (président)

Malheureusement nos deux pays ont été aussi dramatiquement touchés par le COVID19 au printemps. Mais alors que la France approche les 5000 nouveaux cas par jour, l’Italie vient d’atteindre 1000 cas journalier. Quel est le problème français. Je suis inquiet pour la rentrée.

 

 

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