lundi 15 février 2021

Propos centristes. France – Covid19; discriminations; violences sexuelles contre les enfants; plan de relance européen; Ilan Halimi; laïcité…

Voici une sélection, ce 14 février 2021, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.


► Emmanuel Macron (Président de la République)

Il y a 15 ans, la barbarie antisémite arrachait la vie d’Ilan Halimi. N’oublions jamais. La lutte contre toutes les formes de haine est un combat quotidien.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)

Oui, on peut - et on doit - concilier industrie, innovation et respect des filières agricoles locales. France relance va nous permettre de relever ce défi !

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)

Constituée en 2019, la Convention citoyenne aura inauguré un nouveau chapitre pour l’écologie en France. Une écologie pensée par les citoyens pour les citoyens, pour améliorer la vie de tous et contribuer au combat climatique.

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)

Nous renforçons le contrôle des établissements hors contrat et l’instruction en famille passe par une autorisation garante de l’intérêt de l’enfant. Nous confortons la République, l’école publique, la liberté de l’enseignement et les droits de l’enfant.

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)

- Si depuis le début de cette crise nous arrivons à lutter contre ce virus, c'est grâce aux salariés, aux entreprises et aux Français qui font preuve d'un immense sens de solidarité. Notre responsabilité est de continuer à les protéger et à les soutenir tant que cette crise durera.

- Dans cette crise, il faut un soutien économique mais aussi et surtout un soutien moral. Nous voulons dire à tous nos entrepreneurs, qui ont mis toute leur vie dans leur entreprise, nous sommes à vos côtés aujourd’hui comme demain pour vous aider à passer ces moments difficiles.

 

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)

- Génération identitaire : la procédure de dissolution est enclenchée. Cette organisation a désormais 10 jours pour répondre au contradictoire.

- Fin de l’examen du projet de loi confortant le respect des principes de la République. 135 heures de débat et 313 amendements adoptés pour enrichir un texte essentiel dans la lutte contre le séparatisme et les atteintes à la citoyenneté.

 

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)

- Si j'ai adhéré au macronisme, c'est parce que ces clivages" gauche/droite "ont disparu. Une bonne idée de droite, c'est d'abord pour moi une bonne idée et une mauvaise idée de gauche, c'est une mauvaise idée.

- Soit madame le Pen ment, soit elle est incompétente. Elle nous l’a encore démontré cette semaine. Tous les chiffres qu’elle donne sont faux : non ma prédécesseur n’a pas libéré de prison 13 000 criminels sanguinaires lors du premier confinement !

- [Marine Le Pen] une erreur peut arriver à tout le monde. Une 2e erreur c’est une marque d’incompétence. Une 3ème... c’est une menteuse incompétente et qui surfe sur la peur.

- Pour l'inceste, nous souhaitons le seuil de non-consentement à l’âge de 18 ans.

En-deçà de 15 ans, un agresseur sexuel ne pourra plus soutenir qu’il y a eu consentement. C'est une avancée extraordinaire. Et c’est vrai pour le crime de viol comme pour les atteintes sexuelles et les autres infractions qui sont des délits. Cependant il faut faire très attention à ne pas criminaliser les amours adolescentes.

- [Agressions sexuelles] vous avez quatre affaires prescrites commises par le même auteur, donc quatre victimes qui n’auront pas droit à la justice. Puis vous avez une autre affaire commise par le même, celle-là n’est pas prescrite. Je souhaite que les cinq affaires soient jugées et que les quatre victimes qui n’avaient droit à rien soient reconnues par la justice comme des victimes.

 

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)

- Chaque signalement de violences sexistes et sexuelles doit pouvoir faire l’objet d’un dépôt de plainte. Ma priorité, c'est de renforcer l'accompagnement des victimes.

- C’est la science qui nous permettra de sortir de la crise. La France fait évidemment partie des grandes nations scientifiques.

- La République est partout chez elle dans les universités. Il faut distinguer la connaissance scientifique de ce qui relève des opinions.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)

- Oui, les Français aiment leurs agriculteurs et savent ce qu’ils leur doivent. Mais il nous faut renforcer ce lien qui unit le peuple français avec ceux qui le nourrissent.

- Ramenons de la science et de la raison dans le débat politique, notamment sur les questions agricoles.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)

- En matière d'inceste, il n'y a jamais de consentement. Je soutiens pleinement le combat pour fixer le seuil à 18 ans. Comme l'a affirmé le Garde des Sceaux sur RTL, personne ne pourra dire qu'un mineur était d'accord.

- En cette Saint-Valentin, une pensée pour toutes les personnes LGBT+ qui ne sont pas toujours sereines main dans la main ou entrelacées dans l'espace public. Nous devons toutes et tous pouvoir aimer et être aimés librement. Stop aux actes homophobes et transphobes.

 

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)

- Mon message à nos PME exportatrices: osez vous projeter sur le continent africain ! Les savoir-faire français y sont bienvenus & attendus.

- Il faut sortir des idées reçues sur les investissements étrangers. L’attractivité, concrètement, ce sont des emplois partout en France.

- La confiance, ça se mérite, ça se construit et ça s’entretient. Et ça fonctionne : grâce à nos mesures de soutien et de relance, nous restons attractifs pour les entreprises américaines, premiers investisseurs étrangers dans notre pays.

 

Jean-Baptiste Djebbari (ministre chargé des Transports)

- Aujourd’hui, 5000 camions roulent au gaz naturel. D’ici 2028, nous voulons les décupler. Littéralement : multiplier leur nombre par 10. Pourquoi ? Hydrogène, électrique, biocarburants, gaz naturel... Nous avons l’embarras du choix pour réussir la transition écologique du transport routier. Mais les camions au gaz naturel ont un avantage de taille : ils existent déjà pour l’ensemble des segments, jusqu’au 44 tonnes.

- L’industrie aéronautique fait la fierté de la France. Le meilleur moyen de sortir l’aéronautique de cette crise, c’est d’investir, d’innover, et d’inventer l’avion zéro émission d’ici 2035. Nous en sommes capables.

 

Olivier Dussopt (ministre chargé des Comptes publics)

Ce sont près de 400.000 entreprises qui ont bénéficié du fonds de solidarité pour la perte d'activité du mois de décembre.

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)

- La réindustrialisation est un combat. Et nous ne l’avons pas perdu, loin de là. Avec France relance, le gouvernement soutient nos industriels qui ont des projets, localisent leur production en France et sont prêts à prendre des risques.

- Venant du monde industriel, je connais les difficultés d’une montée en capacités de production, a fortiori en démarrant de zéro, sur des produits nouveaux et jamais fabriqués à une telle échelle. Voilà pourquoi nous avons lancé un appel à projets dès juin 2020 afin d’accompagner les entreprises prêtes à s’engager dans la production de produits pharmaceutiques ou de vaccins contre le Covid. Trois entreprises sont d’ores et déjà engagées pour la production de vaccins. Si tout va bien, les lignes pour la dernière étape, celle de l’enflaconnage qui est une étape complexe et technique, démarreront en mars pour la fabrication du Moderna sur le site de Recipharm en Indre-et-Loire, en avril pour le BioNTech avec Delpharm en Eure-et-Loir et en mai, pour le CureVac – si les résultats de la phase 3 des essais cliniques sont probants – avec l’entreprise Fareva.

- Nous avons des échanges très réguliers avec le laboratoire Sanofi autour de plusieurs scénarios. Ils ont indiqué une arrivée au quatrième trimestre 2021, à savoir entre octobre et décembre. Or, en accélérant les travaux, on peut espérer une mise sur le marché de leur vaccin en septembre/octobre.

- [Faire tomber les brevets des vaccins dans le domaine public, une fausse bonne idée] Oui, dans le sens où, dans l’immédiat, l’ensemble des laboratoires coopèrent pour produire. Leurs difficultés sont liées à des tensions sur les matières premières et les intrants critiques, à la taille des cuves, à la disponibilité des équipes, aux délais minimums pour homologuer équipements et composants… Tous ces éléments expliquent qu’on ne peut déclencher du jour au lendemain une fabrication de vaccins. Produire un vaccin, ce n’est pas comme une recette de bœuf mironton qu’on peut tous faire dans notre cuisine. Aujourd’hui, nous ne disposons pas de site en capacité de produire de l’ARN messager vaccinal en quantité industrielle. Nous devons désormais investir car cette technologie représente un vrai potentiel. C’est pour cela que le président de la République a souhaité que nous soutenions l’Evolutive Vaccine Facility (EVF) de Sanofi annoncé en juin dernier, un site de production à la pointe de la technologie et pouvant produire plusieurs types de vaccins, notamment de l’ARN messager. Nous souhaitons poursuivre cette action en accompagnant la construction d’autres sites de bioproduction.

- Le vaccin Valneva démarre son développement. Il devrait arriver en fin d’année, s’il passe avec succès les tests cliniques. A ce moment-là, nous aurons déjà reçu en France 150 millions de doses d’autres vaccins. Concernant les pépites dans la santé et plus largement dans la tech, il faut améliorer notre accompagnement pour les aider à passer à l’échelle. La France est assez forte pour faire émerger des start-ups très innovantes, mais elle peine à les faire grandir et les voit parfois partir à l’étranger. D’où les dispositifs mis en place par mon collège Cédric O au numérique qui visent à orienter six milliards d’euros d’épargne institutionnelle vers ce secteur. Depuis 2017, nous sommes parvenus à faire émerger neuf « licornes », des starts-ups évaluées à 1 milliard d’euros. C’est une politique nouvelle sur laquelle le gouvernement est très engagé.

- L’Institut Pasteur est encore mobilisé pour développer deux candidats vaccins et Sanofi est le seul grand laboratoire international spécialiste des vaccins qui a pris le risque de développer en propre une recherche sur les vaccins contre le Covid. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas prendre la mesure de l’absence de politique industrielle et stratégique dans le domaine de la santé depuis les années 90. Pour remédier à ce repli, ce gouvernement a remis l’industrie de la santé en haut de l’agenda avec un Conseil stratégique des industries de santé, en faisant en sorte que le médicament ne soit plus une des variables d’ajustement du budget de la Santé, en finançant mieux l’innovation, et en simplifiant les obligations réglementaires. Entre 2005 et 2015, la France est passée de la première à la quatrième place, en termes de productions pharmaceutiques en Europe. Elle a divisé par deux sa part de marché mondial. Sous l’impulsion du Président de la République, nous agissons pour que la France retrouve sa position de leader européen.

- [Réindustrialisation] J’y crois parce que nous avons pris ce sujet très au sérieux et mené une politique d’attractivité qui a permis de faire revenir des investisseurs en France. Notre pays était en 2019 la première destination européenne pour les investissements étrangers dans l’industrie. Nous avons recréé de l’emploi industriel en France en 2017, 2018 et 2019. Ce n’était pas arrivé depuis 2000. En 2020, dans un contexte de crise bien plus important qu’en 2008/2009, la destruction d’emplois industriels est trois fois inférieure. Quand on s’empare du sujet politiquement et qu’on ne s’enferme pas dans des idéologies, on obtient des résultats.

- Ce qui m’anime, c’est de créer des emplois durables. J’assume de travailler pour le long terme et de ne pas avoir de bénéfices politiques immédiats garantis. Aujourd’hui, dans le cadre du plan de relance, nous travaillons à construire la France de 2030. Je ne sais pas où je serai en 2030 mais j’espère que j’aurai la fierté de me dire que si nous avons une industrie hydrogène, une industrie de bioproduction, une industrie de la batterie électrique, c’est parce que les bonnes décisions auront été prises en 2020.

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

- La laïcité c’est aussi la liberté de culte, ce n’est pas la lutte contre les religions.

- [Fermeture des lieux de culte] À l'heure actuelle, la fermeture n'est possible que sur des questions de terrorisme. Ce nouveau régime permettra de lutter contre les agissements provoquant à la haine ou à la violence. (…) Ne soyons pas naïfs. Il y a une double responsabilité, des lieux qui invitent et des prêcheurs de haine qui y tiennent leurs discours.

- En passant après revue des tweets: commenter le physique des femmes politiques plutôt que de débattre de leurs idées, c’est toujours non et même quand c’est Marine Le Pen. Les principes ne varient pas en fonction des personnes.

- Marine Le Pen explique qu’elle veut interdire la kippa mais que, comme de toute manière les Juifs ont déjà peur de la porter dans la rue, ce n’est pas grave.

- Beaucoup de jeunes filles ne venaient pas à la piscine et se faisaient dispenser en disant qu’elles étaient allergiques au chlore. En vérité il y avait une volonté de la famille de les retirer de l’apprentissage de la natation.

- On met en avant des mesures fortes : la transparence sur le financement des cultes, le contrat d’engagement républicain (…) et l’extension de la neutralité religieuse aux délagations du service public.

- L'école doit lutter contre les idéologies séparatistes qui visent en premier lieu les petites filles.

 

Brigitte Bourguignon (ministre chargée de l'Autonomie)

Une société se grandit quand elle fait de la vieillesse un moment privilégié. Nous devons renforcer les liens entre générations et affirmer la citoyenneté des personnes âgées.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

- Ce plan de relance européen amplifie notre plan de relance français. Le plan de relance français représente 100 milliards €, et sera abondé par l’argent européen. Sans cette garantie, nous n’aurions pas pu faire un plan de relance national aussi fort.

- [Klubradio] La fin de cette radio libre en Hongrie, c’est très grave. La conditionnalité entre le respect des valeurs et les fonds européens est au cœur du mécanisme nouveau que nous avons créé. Respecter les valeurs qui font l’Europe, c’est le minimum !

- La taxation numérique en Europe : c’est possible, c’est un combat politique. C’est notre responsabilité et notre priorité. Ce sera au cœur de la Présidence française de l’UE en 2022.

- [Ilan Halimi] Parce que juif, il fut torturé et tué. Ici, à notre époque, il y a juste quinze ans. N’oublions pas, ne laissons rien passer. L’antisémitisme frappe et tue, encore, en Europe.

- Je suis extrêmement favorable au numéro de sécurité sociale européen. Ce serait un symbole fort d’appartenance et un outil puissant de lutte contre la fraude.

- J’espère que, de manière sonnante et trébuchante, les fonds européens du plan de relance arriveront dès le mois de mai en France.

- [Covid19] On n'a pas de position politique qui exclurait un vaccin russe ou chinois. On a des critères strictement sanitaires.

- [Vaccins covid19] La France souhaite plus de transparence concernant les contrats entre les laboratoires et l’Union européenne. Premièrement, nous voulons un exercice démocratique : plus de lisibilité pour les députés européens. Deuxièmement, il faut lancer une évaluation indépendante et objective sur ces contrats, pour estimer si nous avons bien défendu nos intérêts sur le plan scientifique, sanitaire et financier. 

- [Vaccins covid19] Je crois dur comme fer à ce cadre européen, pas par idéologie, mais parce qu’aujourd’hui les difficultés relèvent de la production industrielle. Recourir à des procédures nationales ne règlerait pas le problème.

 

Nathalie Elimas (secrétaire d’Etat chargée de l’Education prioritaire)

- C’est enfin dire clairement et fermement que tout rapport sexuel d’un adulte avec un enfant est contraint et donc imposé. Le consentement de nos enfants à l’acte sexuel ne doit plus jamais être questionné.

- Pour assurer une surveillance accrue de l’épidémie de covid19 en milieu scolaire, nous proposerons bientôt 200 000 tests salivaires chaque semaine. Nous mettons tout en œuvre pour assurer la sécurité sanitaire de nos personnels et élèves.

- Lorsqu’un élève est loin de son collège ou de son lycée, il doit ajouter son temps de transport à son temps scolaire. Cela le pénalise vis-à-vis de ses camarades qui demeurent à proximité de l’établissement. Il y a là une injustice sociale. Je souhaite y remédier à travers le dispositif « devoir fait » qui doit permettre à l’élève d’entrer en contact à distance avec son enseignant. 

- L’éducation prioritaire ne se limite pas aux quartiers des banlieues, mais aussi aux villages de province.

- Une étude conduite sur trois ans a prouvé qu’environ 300 000 enfants franchissaient le portail de l’école sans avoir pris un petit-déjeuner.

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)

- Nous voulons combattre les inégalités à la racine, afin que l’égalité des chances soit une réalité pour tous les Français, de la maternelle à l’entrée dans la vie professionnelle.

- L’égalité des chances, un combat, un essentiel de notre République, tout au long des parcours de chacun, dans la fonction publique et dans tous les territoires. Augmentation du nombre de places en prépa "Talents", prépas en région renforcées, doublement de l’allocation talents (4k €), lancement des concours "Talents", label diversité pour les ministères dès 2022.

 

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques)

La révolution numérique est économique, institutionnelle, anthropologique, géopolitique, démocratique... nous avons besoin de la penser dans sa complexité et d’accompagner le débat public sur ces questions essentielles. Philosophes, sociologues, psychologues, anthropologues, personnalités politiques, économistes, dirigeants d’entreprises, juristes, scientifiques, informaticiens… Ce défi est confié à un collège interdisciplinaire de 21 membres, dont 4 parlementaires.

 

Gabriel Attal (porte-parole du gouvernement)

Sur l’écologie, certains considèrent qu’il ne faut rien faire. D’autres, que la solution n’est que « taxer et punir ». Nous, on fait le choix d’aider et accompagner. C’est cette méthode qui a permis de tripler le marché des voitures électriques en 2020. Nous allons la poursuivre.

 

► Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Stanislas Guerini (délégué général)

- Avec le chômage partiel, l'État salarie 12M de personnes, pour les villes et les quartiers il investit comme jamais auparavant. Cette politique sociale a tjs été présente. Il faut la continuer et l'amplifier, c'est l’ADN de notre projet politique.

- L’objectif de lutter contre les projets séparatistes est clair. Nous aurons toujours des critiques, nous n’irons jamais assez loin pour certains, trop pour d’autres. Notre réponse est complète et multiple et nous agissons sur tous les plans : l’école, le culte, les associations.

- Le gouvernement n’a jamais manqué de courage, y compris lorsqu’il fallait prendre des décisions difficiles, souvent sous le feu des critiques. Notre ligne est la même depuis le début, celle de la responsabilité, de la constance.

 

Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)

- Jamais une victime ne doit se taire. Sur la question de l’inceste, la parole se libère. A nous d'agir pour qu'elle soit entendue et que ces actes ne puissent plus se reproduire. C'est ce que nous ferons dans les prochaines semaines avec un texte pour mieux protéger les mineurs.

- "Mon enfant sait déjà lire et écrire" : c'est le témoignage d'une maman d'un enfant en classe dédoublée. Ce «super accompagnement » pour les enfants dans des quartiers REP et REP+, il fonctionne. C’est une des nombreuses mesures que nous avons prises pour l’égalité des chances.

- Certains, dans une forme de populisme vert, sont dans l'incantation et la contestation de tout, tout le temps. Je suis pour une écologie de l'action : nous traduisons dans le projet de loi climat et résilience les objectifs fixés par la Convention citoyenne et dont la réalisation passe par la loi.

- Peu importe la rhétorique de Marine Le Pen. La République, c’est « Liberté, Égalité, Fraternité ». Marine Le Pen et son RN, c’est tout sauf la Liberté, tout sauf l’Égalité, tout sauf la Fraternité.

 

Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale)

[Tribune: La culture est notre meilleure arme] Les lieux culturels ont gardé porte close le 7 janvier. Malgré l'engagement des équipes artistiques pour s'adapter aux contraintes sanitaires, l'incertitude pèse encore lourdement sur le moment où nous pourrons voir revivre nos musées, nos théâtres, nos salles de spectacle, nos cinémas. Cette absence de visibilité est délétère pour le secteur culturel, si durement éprouvé depuis bientôt un an. Délétère aussi, la seule alternative entre une fermeture totale et une réouverture sans conditions. Dans ce contexte pourtant, il est urgent d'explorer d'autres chemins.
C’est précisément parce que la culture ne peut plus jouer le rôle qui était le sien dans nos vies, qu’il faut s’interroger sur la place qu’elle occupe dans la société. La crise sanitaire doit devenir une opportunité pour repenser nos politiques culturelles, positionner les artistes au cœur de notre modèle de société et redéfinir la culture comme un objet social.
La pandémie de Covid19 a déjà fait plus de 65 000 victimes en France mais la violence de la crise ne se résume pas au nombre de décès. Détérioration de la santé mentale, explosion de la pauvreté, accroissement des inégalités… Le plan de relance ne peut pas être la seule réponse à ces dommages collatéraux dont les effets seront durables et profonds. L’éducation et la culture seront nos meilleures armes sur le long terme. Au printemps, la France a été l’un des premiers pays au monde à maintenir l’accès à l’école et aux savoirs. Elle a mobilisé en urgence des moyens puissants pour sauvegarder les emplois, soutenir les structures et accompagner économiquement le secteur culturel. Elle continue et renforce cet effort singulier et nécessaire. Elle doit aujourd’hui s’engager pour renforcer l’accès à la culture et aux arts.
A défaut de réinvention, le risque est grand de voir la vie culturelle se dissoudre dans les seuls usages numériques et d’étendre l’emprise des Gafa, grandes gagnantes des confinements et autres couvre-feux. L’uniformisation de la pensée n’est pas la seule menace : c’est la survie même de l’exception culturelle française et de notre souveraineté qui est en jeu.
Face à ces dangers, nos atouts sont considérables, éléments de fierté et de résilience face à une crise qui fragilise et isole. Mobilisons-les dès à présent pour en préserver les fondements essentiels et réaffirmer notre souveraineté culturelle.
L’éducation artistique et culturelle (EAC) est un enjeu prioritaire, parce qu’elle est le plus puissant levier pour lutter contre les inégalités sociales et territoriales que la crise a renforcées. A l’instar de l’été culturel et apprenant, un programme spécifique doit être mis en place dans tous les établissements scolaires en lien avec les artistes, les acteurs culturels et les élus. Assumons de permettre à certains équipements culturels de rouvrir prioritairement parce qu’ils accueillent des publics qui sont prioritaires. Les lieux culturels ont engagé depuis longtemps une transformation qui les a ouverts sur les territoires et leurs publics : les ateliers, les cours, les filages, toujours en petit comité, avec les élèves et les familles, sont des leviers essentiels d’inclusion, d’engagement dans la citoyenneté, de lien social que la crise ne peut arrêter plus longtemps encore. L’horizon de la sortie de crise doit être celui de la généralisation de l’EAC par son inscription dans le temps scolaire obligatoire du premier degré, afin que chaque enfant de notre pays bénéficie d’un parcours culturel à l’école.
Les territoires en difficultés - périphériques ou ruraux -, qui souffrent davantage de la crise, doivent aussi faire l’objet d’investissements culturels massifs. Le président de la République a initié dès le début de son mandat un vaste plan bibliothèques pour en élargir les horaires d’ouverture. Poursuivons et amplifions. Aujourd’hui, 347 communes situées en quartier prioritaire de la politique de la ville ne disposent pas de bibliothèques. Lançons sans attendre un programme de construction de médiathèques et développons les contrats territoire-lecture, en y associant les acteurs sociaux. Renouons avec l’esprit de l’éducation populaire pour encourager la participation de tous à la vie culturelle. Dans une société fragmentée, qui tend à ériger des barrières et à construire des espaces segmentés qui encouragent le repli, il faut multiplier les portes d’entrée vers la culture partout où l’on se rencontre : les transports en commun, les entreprises, les commerces, la rue…
Si la situation sanitaire ne permet pas la réouverture rapide des lieux culturels, il est urgent de proposer à leurs équipes des solutions alternatives en leur permettant d’investir l’espace public. Sur le modèle de l’itinérance du spectacle vivant, lançons un grand plan «chapiteaux et tréteaux de France» dans tous nos territoires. Les artistes pourraient ainsi aller vers les publics sans risque sanitaire, et nos concitoyens pourraient renouer avec la vie culturelle autrement que par écran interposé.
Enfin, la pandémie bouleverse notre rapport au monde, à nous-mêmes ou aux autres. Son impact sur les imaginaires des artistes et celui de tous les citoyens recèle un ferment créateur. La puissance publique a la responsabilité de soutenir ces projets de création que la crise peut inspirer, en encourageant tout particulièrement ceux qui pourront associer artistes, amateurs et habitants des territoires. «Faire ensemble» pour laisser une trace artistique de ce moment singulier, le transcender au bénéfice de la création, voilà l’enjeu.
Dans un pays dont les fractures se creusent mécaniquement en temps de crise, la culture constitue une réponse évidente aux menaces qui sont en germe ou déjà à l’œuvre. L’exclusion, la pauvreté, les inégalités sociales et territoriales sont le terreau naturel des séparatismes. Ne leur laissons pas le champ libre et, au-delà de l’autorité de l’Etat et de la fermeté républicaine que nous devons leur opposer, redonnons à la culture une place centrale pour nourrir le sentiment de reconnaissance et d’appartenance au commun.

 

► Autres

● Organisations centristes
Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)

 

Nathalie Loiseau

- La méritocratie est au cœur de la promesse républicaine. Les annonces faites hier par Emmanuel Macron sont tout à fait nécessaires, mais il faut aller plus loin.

- Les emplois publics doivent être accessibles à tous, sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. Aujourd'hui, on a une reproduction sociale dans toutes les grandes écoles, à l'ENA, à Polytechnique, à Normale Sup, partout. Il est nécessaire d'élargir très nettement l'accès à des classes préparatoires pour des gens qui viennent de milieux modestes, que ce soit des quartiers périphériques, que ce soit de la ruralité, que ce soit de l'outre-mer également.

- La discrimination, la dissuasion, le sentiment que, ce n'est pas pour moi, ou tout simplement l'ignorance de ces parcours, cela commence bien avant, dès le collège, dès le stage de la classe de troisième.

 

Stéphane Séjourné

[Tribune : Pourquoi je ne voterai pas l'accord Europe-Chine]
Depuis l'annonce d'un accord d'investissement entre l'Europe et la Chine fin décembre, l'Union européenne a enfin un levier pour agir sur la situation inacceptable des Ouïgours internés de force dans les camps de travail de la province du Xinjiang, en Chine. C'est bien la vie de 1 million de Ouïgours qui pourrait être concrètement améliorée si nous, eurodéputés, refusons de voter cet accord en l'état.
Nous, Européens, nous sommes battus pour nos valeurs et nos principes. Nous devons défendre les droits de l'homme, la dignité de la personne humaine, la lutte contre le travail forcé au-delà de nos frontières car ce sont des valeurs universelles. Nous, Européens, ne sacrifierons pas nos valeurs sur l'autel d'intérêts économiques.
C'est pourquoi je peux dire aujourd'hui que je ne serai pas caution de l'internement forcé des Ouïgours : je ne voterai pas l'accord d'investissement entre l'Union européenne et la Chine. Je ne le voterai pas tant que ce pays n'aura pas ratifié les conventions fondamentales de l'Organisation internationale du travail relatives au travail forcé. C'est une fois ces traités entérinés que nous aurons les moyens de contraindre la Chine à appliquer ses engagements et à mettre un terme à ces exactions.
Nous, Européens, devons exiger la cessation immédiate de ces camps inhumains. Nous, Européens, devons exiger la cessation immédiate de ces violences faites aux enfants ouïgours. Nous, Européens, devons exiger la cessation immédiate des stérilisations et des viols de masse infligés aux femmes ouïgoures.
Mais notre devoir ne s'arrête pas là, ne nous satisfaisons pas de simples déclarations. Se contenter de refuser l'accord nous permet d'affirmer nos valeurs, mais en quoi cela protège-t-il ces femmes, ces enfants et ces hommes internés? Pour obtenir des avancées significatives du pouvoir chinois et changer concrètement les choses, nous devons entretenir un dialogue exigeant et poser des conditions à notre vote.
Les négociateurs européens doivent avoir un mandat pour confronter les autorités chinoises à la situation des Ouïgours. Si la Chine veut de cet accord, elle devra s'engager dans des procédures précises pour éradiquer le travail forcé.
Alors que les Etats-Unis sont entrés dans une rivalité géopolitique avec la Chine et que ses voisins sont historiquement méfiants, l'Europe est la seule à pouvoir maintenir un lien tout en défendant sa vision d'un 'juste échange'. Le principe qui doit nous guider est simple : l'efficacité de notre action pour sauver cette population martyrisée.
Nous, eurodéputés, avons aujourd'hui un rôle fondamental à jouer. Cet accord d'investissement entre l'Union européenne et la Chine n'est pas une fin, mais un moyen. A nous de nous en saisir pour être à la hauteur de notre Histoire. Avec l'aide de nos armes commerciales, persuadons la Chine de respecter les droits de l'homme."

 

● Personnalités centristes
Jean-Pierre Raffarin (ancien premier ministre)

Ne projetons pas trop le débat politique sur les thématiques de l’extrême droite les déchirures sociales qui nous attendent déplaceront ce débat sur la cohésion sociale, les inégalités, la pauvreté et l’emploi.

 

 

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