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vendredi 29 août 2025

Propos centristes. France – La France doit avoir un budget / Pas de crise financière en vue / La croissance française résiste / Le couple franco-allemand avance / Crimes de Poutine en Ukraine / L’école française reste une des meilleures d’Europe…


Voici une sélection, ce 29 août 2025, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France. 

► Emmanuel Macron (Président de la République)
Le mandat qui m’a été confié par les Français et par personne d’autre est un mandat qui sera exercé jusqu’à son terme, conformément à l’engagement que j’ai pris à l’égard des Français. N’en déplaisent, y compris à ceux qui ont été défaits à plusieurs reprises lors de ces mêmes élections.

 > 25e Conseil des ministres franco-allemand: l’aboutissement de mois de travail commun et l’ouverture d’une dynamique nouvelle.

> Quand la France et l’Allemagne décident d’avancer ensemble, c’est l’Europe tout entière qui change de rythme. Aujourd’hui à Toulon, nous allons poser huit pierres pour bâtir l’avenir. Nous allons endosser huit documents stratégiques et lancer plus de vingt projets phares. Ce Conseil des ministres franco-allemand n’est pas un rendez-vous ordinaire : il marque l’aboutissement de mois de travail commun et l’ouverture d’une dynamique nouvelle. Industrie, décarbonation, technologie, espace, quantique, intelligence artificielle, finance ou encore défense : dans tous ces domaines, nous allons donner naissance à des projets concrets, porteurs d’avenir, avec des rendez-vous dès le mois prochain pour avancer sans relâche. Pourquoi est-ce décisif ? Parce que c’est bon pour nos deux pays, pour nos économies, pour nos entreprises, pour nos chercheurs, pour nos citoyens. Et surtout, parce qu’ensemble, la France et l’Allemagne veulent impulser une dynamique nouvelle pour l’Europe : plus compétitive, plus productive et plus souveraine. Depuis le printemps dernier, nos ministres et nos équipes ont travaillé sans relâche. Ils ont rapproché les positions et permis cette convergence que nous constatons aujourd’hui. Ce n’est pas seulement notre amitié qui s’affirme à Toulon. C’est un cap européen qui s’ouvre. Voilà pourquoi ce Conseil des ministres franco-allemand est un tournant. Celui que la France et l’Allemagne ont choisi d’écrire ensemble, pour leurs peuples et pour l’Europe.

> 629 missiles et drones en une nuit sur l’Ukraine : voilà la volonté de paix de la Russie. Terreur et barbarie. Plus d’une dizaine de morts, dont des enfants. Des zones résidentielles et des infrastructures civiles ciblées. Les bureaux de la Délégation de l’Union européenne et du British Council endommagés. La France condamne avec la plus grande fermeté ces attaques insensées d’une grande cruauté. Soutien total au peuple ukrainien, compassion profonde pour toutes les familles endeuillées.

> Aujourd’hui à Chișinău, nous célébrons le jour de l’indépendance de la Moldavie, marquant l’entrée du pays dans l’ère de la souveraineté et de la liberté retrouvée. Un même horizon nous unit : l’Europe, l’amitié, la solidarité et la confiance dans l’avenir.

> Contrairement à la Russie, l’Union européenne ne menace personne et respecte la souveraineté de chacun.

> Je me suis entretenu avec le Président du Liban, Joseph Aoun, ainsi qu’avec le Premier ministre, Nawaf Salam. Le mandat de la FINUL, où la France est pleinement engagée, vient d’être renouvelé à l’unanimité : c’est un message important et nous nous en sommes félicités. J’ai salué les décisions courageuses de l’exécutif libanais vers le rétablissement du monopole de la force. J’encourage le gouvernement libanais à adopter le plan qui sera présenté au cabinet à cette fin. Mon Représentant Jean-Yves Le Drian se rendra au Liban pour travailler main dans la main avec les autorités sur nos priorités dès son adoption. Le retrait complet des forces israéliennes du Sud-Liban et la fin de toute violation de la souveraineté libanaise sont des conditions essentielles à la mise en œuvre de ce plan. La France a toujours indiqué être prête à jouer un rôle dans le transfert des points encore occupés par Israël. La sécurité et la souveraineté du Liban doivent être dans les seules mains des autorités libanaises. J’ai réaffirmé au Président et au Premier ministre notre détermination à organiser, d’ici la fin de l’année, deux conférences : la première en soutien aux Forces armées libanaises, pilier de la souveraineté du pays, la seconde pour le redressement et la reconstruction du Liban. Sécurité retrouvée, souveraineté affirmée, prospérité bâtie : tel est l’avenir que nous voulons pour le Liban, à l’image de la force éternelle de ses cèdres.

 

► Gouvernement
[Nota: Ce gouvernement est dirigé par un centriste, François Bayrou ; nous avons donc décidé de reprendre les propos de tous les ministres puisqu’ils agissent sous l’autorité d’un Président de la République et d’un Premier ministre centristes/centraux ; néanmoins nous avons fait une distinction avec d’un côté les ministres centristes-centraux et les autres puisqu’il s’agit d’un gouvernement de coalition du fait que le Président de la République et le Premier ministre ne disposent pas d’une majorité à l’Assemblée nationale]

Ministres centristes/centraux
François Bayrou (Premier ministre)
> Tout le monde a dit un «vote de confiance». Alors on appelle ça comme ça. Mais la précision, c'est que c'est une déclaration de politique générale par laquelle le gouvernement s'adresse à l'Assemblée nationale en lui disant « voilà la situation et voilà notre volonté ». Et c'est sur ce bilan de la situation, ce constat de la situation, que les députés doivent voter. Et est-ce que cette situation est réelle? Est-ce que c'est grave ? Et est-ce que c'est urgent?

> Aujourd'hui, a priori, on ne peut pas obtenir la confiance, mais on sait bien qu'il n'y a pas de majorité depuis longtemps, depuis les élections. La question, elle est simple. Ma conviction, c'est qu'il est impossible de poursuivre ou de porter la politique de redressement du pays s'il n'y a pas un minimum d'accord sur l'importance de ce choix. Parce qu'on ne peut pas passer en force, et d'ailleurs je ne veux pas passer en force. Le gouvernement, dans ce moment, il n'est pas contre les Français, ou pour contraindre les Français. Le gouvernement, il est le défenseur des Français. 

> Voilà que vous allez avoir LFI, le Rassemblement National, et le Parti Socialiste qui vont, ensemble - alors qu'ils sont absolument antagonistes sur tous les sujets, ils sont directement opposés les uns aux autres, y compris avec des insultes de tous les jours. Et c'est cet assemblage-là qui dit « nous allons renverser le gouvernement ». Est-ce que c'est bien pour la France ? 

> Oui ou non, est-ce que la situation de la France, la menace de surendettement, est-ce que cette situation mérite qu'on y réponde ? Alors on a, c'est très simple, c'est comme un bateau qui aurait une voie d'eau, un trou dans la coque et la coque se remplit d'eau. Alors il y a des gens qui disent, «t'en fais pas Simone, le bateau flotte encore». Et de ce point de vue-là, on est irresponsable. Et on n'est pas irresponsable pour nous, pas pour notre génération. On est irresponsable pour les plus jeunes des Français. Vous vous rendez compte, on a réussi un truc, je trouve que ça sera dans les livres d'Histoire. Le pays est écrasé sous la dette. Ça lui coûte, ça lui enlève chaque année une part essentielle de ce qu'il produit et de ce qu'il vit. Et on dit : ce n'est pas grave, les partis politiques vont voter contre. Je vous donne deux chiffres. Le pays produit chaque année 50 milliards de richesses de plus que l'année précédente. 50 milliards. Et avec ces 50 milliards, on fait 150 milliards de déficits supplémentaires. Il se passe quelque chose qu'on ne peut pas accepter ! 

> Nous n'avons pas ouvert de négociations parce qu'il y a une question à poser avant les négociations. C'est est-ce qu'on est d'accord sur la gravité et sur l'urgence des choses. Et si on est d'accord sur la gravité et sur l'urgence des choses, alors on ouvre des négociations, on a un mois après, avant la présentation du budget. On a tout à fait le temps de regarder les choses, et j'ai dit que j'étais prêt à examiner, mesure par mesure, comme on dit, décision par décision, la totalité de ce que nous avons annoncé. (…)
Sur tous les sujets, je suis prêt à discuter, sauf sur un. C'est l'effort qu'on doit faire pour que la France choisisse la trajectoire de sortir du surendettement. Cet effort est conséquent. Je répète, on produit 50 milliards de richesse chaque année nouvelle et chaque année nous augmentons le déficit de 150 milliards. Quelle famille, quelle entreprise, quel garage ou quelle association peut réussir à vivre en créant chaque année trois fois plus de déficit qu'il n'a de ressources ? 
Chacun prendra ses responsabilités. Si on s'accorde sur les 44 milliards que vous énoncez, vous venez de dire une phrase importante. 44 milliards, c'est probablement un seuil. Alors un certain nombre d'entre eux le nie. Un certain nombre d'entre eux dit, non, il faut moins économiser. Il faut dépenser plus. Comme si le déficit, duquel on va essayer de sortir, n'était pas une menace. Et le déficit, il est de menace pour qui ? Pour les plus faibles du pays. Ceux qui vont trinquer, une partie de ceux qui nous écoutent, c'est ceux qui sont dans la difficulté, ce sont les femmes seules avec enfants, et c'est les plus jeunes. (…)
Je dis une chose simple : est-ce qu'on s'accorde sur la gravité et sur l'urgence ? Est-ce que c'est vrai ce que je dis ? J'ai plusieurs fois lancé le défi à mes opposants de venir défendre une position contraire. Pour l'instant, je n'en ai pas entendu. La situation du pays, elle s'aggrave chaque année de manière insupportable. On avait 30 milliards à rembourser tous les ans. 30 milliards, je rappelle, ça fait 30 000 millions d'euros. On avait 30 milliards à rembourser, on est passé en 2 ou 3 ans à plus de 60 milliards, on va atteindre 75, et la Cour des comptes dit plus de 100 milliards en 2029. 

> Eric Lombard a dit qu'il ne faut pas dissimuler les atouts de la France. Ils sont très grands. Mais nous sommes en train de brûler l'un après l'autre tous les atouts que nous avons, parce que la richesse du pays, elle part à ceux dont 60% sont à l'étranger, qui nous ont prêté de l'argent. On va vers deux catastrophes et peut-être trois. La première, c'est l'explosion des taux. Le reportage que vous avez présenté sur ce jeune homme qui veut acheter un appartement ou une maison. Et votre reporter a dit, mais autrefois c'était beaucoup plus facile. Pourquoi c'est difficile de plus en plus ? Parce que les taux d'intérêt montent. Et vous savez bien pour vous-même que ceci est une difficulté. Et pour les entreprises, pour investir dans l'entreprise et pour les associations, enfin pour tous ceux, familles et organisations, qui ont besoin d'emprunter de l'argent. Et donc, ça c'est la première difficulté. Il y a une deuxième difficulté qui est plus grave et que les Anglais ont rencontré il y a très peu d'années, il y a deux ans ou deux ans et demi, c'est quand vous ne trouvez plus de prêteurs. Et c'est l'Angleterre, c'est la Grande-Bretagne, c'est le Royaume-Uni, c'est un grand pays et c'est un grand pays financier. En six semaines, le gouvernement a été obligé de partir. Je ne veux pas accepter la fatalité de ce genre de crise. 

> Je vais recevoir les responsables de partis politiques et de groupes parlementaires, je vais examiner les choses avec eux, mais je dis que la condition préalable, c'est qu'on s'entende sur l'importance de l'effort. Et pour tous ceux qui nous écoutent, la question c'est est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est pas vrai ? Est-ce que ce que François Bayrou nous dit, il exagère ? Eh bien, je demande qu'on regarde et que tous ceux qui, dans le pays, ont une responsabilité universitaire ou économique, qu'ils disent si c'est grave ou pas. Je prétends que lorsque la France est le pays d'Europe qui a presque le plus d'endettements, sauf un, et qui a le plus d'impôts, je prétends que ce pays est au risque. Et la seule chose qui m'intéresse, c'est que ceux qui nous écoutent prennent conscience de cette affaire. On ne peut rien faire sans les Français. On ne peut rien faire sans eux et on ne peut rien faire contre eux. C'est la raison pour laquelle, alors que tous les Français pensent que les hommes politiques, ce qu’ils veulent c’est durer, c'est rester à leur place, c'est profiter des privilèges… C'est la raison pour laquelle j'ai pris ce risque en disant c'est suffisamment grave pour que je vous dise, le gouvernement engage sa responsabilité. S'il est suivi, on ouvrira toutes les négociations nécessaires. S'il n'est pas suivi, il tombera. Mais nous aurons dit aux Français, sans la moindre ambiguïté, que c'est la vie de la nation qui est en jeu. 

> On entre dans un temps avec les annonces de tous ces partis qui sont ennemis entre eux, même pas seulement, opposés entre eux, ennemis entre eux, et qui disent « mais nous allons faire tomber le gouvernement ; d'un cœur léger, on va faire tomber le gouvernement ». Et les Français, ils disent « mais ça, c'est une menace pour nous ». Je ne cherche pas à tirer votre reportage. Nous n'en avions pas parlé avant, heureusement. Mais c'est exactement ce que les Français de Châteaudun et d'ailleurs disent. La question ou la condition pour avoir de la stabilité, c'est que les Français eux-mêmes prennent conscience. Les partis politiques qui ont dit on va faire tomber le gouvernement, je suis persuadé que dans les 12 jours qui restent, ils peuvent dire bon, on a parlé peut-être un peu vite, on est peut-être allé un peu loin. Puisqu'on va discuter, puisque les discussions peuvent s'ouvrir, à ce moment-là, on verra après. Qu’ils conservent l'arme de dire non, puisque c'est le Parlement et les partenaires sociaux qui vont intervenir dans ce débat. 

> Je ne crois pas aux ruses. Je pense que le moment où on vit, le moment où le gouvernement dit « nous mettons en jeu l'existence même du gouvernement parce que les choses sont trop graves ». (…) La responsabilité du gouvernement est de leur montrer qu'on ne défend rien, on ne défend pas d'intérêt particulier. Nous défendons l'intérêt général. 

> Est-ce qu'une dissolution nouvelle nous permettrait d'avoir une stabilité, d'avoir une volonté, d'avoir une détermination du pays et de ses gouvernants pour avancer ? Je ne le crois pas. Les exigences de l'extrême droite et de l'extrême gauche sont directement un clash entre elles. Est-ce que ça favorise le pays qu'en additionnant leurs voix, le gouvernement tombe ? Je suis persuadé que non. Et je suis persuadé qu'il y a un grand nombre de parlementaires qui peuvent réfléchir à tout ça en disant : quand même, on est élu pour que l'avenir des Français soit mieux envisagé, mieux organisé. Et si on crée le chaos aujourd'hui, encore une fois, qui vont être les victimes ? Et les premières victimes, c'est les plus jeunes des Français, à qui on a réussi à faire croire, je disais tout à l'heure, ça sera dans les livres d'Histoire, c'est eux qui sont les victimes, c'est eux qui devront payer la dette pendant toute leur vie. Et on a réussi à leur faire croire qu'il fallait encore l'augmenter. Vous ne trouvez pas ça génial ? Tout ça pour le confort de certains partis politiques et pour le confort des boomers, comme on dit, qui de ce point de vue-là considèrent que ma foi, tout va très bien. Je crois, moi, que la lucidité, c'est la première vertu d'une nation et la volonté de s'en sortir. 

> [Discours lors de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef]
Pour le jeune garçon épris de tous les sports que j’étais et que d’une certaine manière je suis encore – parce que vous le savez bien, même tout au long de la vie, l’enfance et l’adolescence, leurs rêves et leurs enthousiasmes ne s’effacent pas – pour ce jeune adolescent-là, si on lui avait annoncé qu’il se retrouverait un jour sur le central de Roland-Garros, devant un public choisi et chaleureux, ce n’est pas à la politique qu’il aurait pensé. Il aurait eu de rêves d’exploits, de raquettes et de balles, et pas vraiment d’une rentrée politique à haut risque.
Mais d’une certaine manière, ce sont des rêves semblables de défis qui paraissent hors d’atteinte, de triompher d’adversaires qui paraissent plus puissants et de mobilisation de toutes les énergies. 
Mais les entrepreneurs de France et les entreprises de France, tous ceux qui les font vivre, depuis leurs créateurs, leurs dirigeants, leurs cadres et leurs salariés, tous ceux-là sont confrontés au défi même qui est celui de tous les humains depuis que l’humanité s’est formée en sociétés : comment se projeter vers l’avenir, ce qui impose de décider de vaincre l’impossible. 
Se projeter vers l’avenir, c’est exactement notre défi. La situation du monde vous la connaissez, la situation de l’Europe et celle de la France également. En face de cette situation, il y a deux attitudes possibles : la déploration, ceux qui se plaignent en pensant que c’était mieux autrefois, comme disait le grand poète Horace dans la Rome antique laudator temporis acti, ceux qui chantent les louanges du bon vieux temps ; et ceux qui comprennent qu’un nouveau monde est en gestation et que c’est ce nouveau monde dans lequel nous devrons trouver les chances qui jusque-là nous paraissaient interdites. 
Cette projection vers l’avenir non seulement n’empêche pas la lucidité mais la requiert, tant sont impressionnants les défis qui sont devant nous et qui vont nous obliger à changer d’attitude, à délaisser les réflexes prêts à l’emploi et à inventer au contraire la carte et la boussole de notre avenir. 
Je veux dire cela devant vous monsieur le Président Patrick Martin et devant toute votre équipe, avec qui nous avons souvent échangé depuis que je suis entré en fonction. J’ai apprécié que nous partagions à chaque instant cette conviction. Même si, nous n’avons pas toujours eu les mêmes points de vue, notamment sur le « conclave » comme on a dit, où, je le crois, nous avons été si près d’aboutir. Même à ce moment difficile, j’ai apprécié que vous considériez que le dialogue ne devait jamais être rompu et j’ai apprécié la communauté d’engagement avec toutes les entreprises et tous les entrepreneurs français dont vous n’avez jamais cessé de faire vos repères, tout au long de nos multiples rencontres. 
Vous connaissez ma conviction, peu partagée dans le monde politique français mais qui est pour moi chevillée à l’âme : il n’y aura d’avenir pour notre démocratie que si la démocratie sociale s’affirme dans le même mouvement de responsabilité que la démocratie politique. 
Le monde dans lequel nous essayons de tracer un chemin, cette jungle constamment renouvelée, ne peut pas être dirigé par un poste de commandes unique qui serait la responsabilité politique. La réalité est tellement diverse, tellement foisonnante, à chaque instant tellement nouvelle qu’il faut plusieurs centres de responsabilité qui dialoguent entre eux, qui s’estiment et se respectent pour que le juste chemin se trouve tracé. 
Je prends, et le Gouvernement prend la démocratie sociale non seulement au sérieux mais nous la considérons indispensable à l’équilibre qui est la condition de notre avenir. J’entends bien que ce n’est pas un chemin pavé de roses mais peut-être m’accorderez-vous que la démocratie politique non plus n’est ni facile, ni évidente, ni bienveillante, ni attendrissante. Et si quelques-uns d’entre vous en doutent, demandez au premier ministre, je suis sûr qu’il aura en ces jours quelques éléments à vous apporter. 
Mais le dialogue n’est pas seulement entre la démocratie sociale et la démocratie politique. Ces deux univers sont deux univers représentatifs. Tous les deux apportent et recherchent entre la réalité souvent brutale de la vie des médiations. Dans l’Antiquité, et notamment dans la Grèce ancienne, c’était le rôle qui était dévolu au théâtre. On disait que la fonction du théâtre antique, c’était la catharsis, c’est-à-dire la purgation des passions. 
Nous vivons dans un univers de plus en plus violent et cette violence est même désormais instituée en principe d’organisation par les grandes puissances de ce monde, par les Empires chinois, américain, qui ont proclamé la fin d’un monde où la force était celle de la loi pour entrer dans un monde où la loi est celle de la force. Chacun à sa manière. Moscou par l’attaque insupportable contre l’héroïque Ukraine, mobilisation de la puissance de toutes les armes y compris contre les populations civiles – encore 14 Morts cette nuit à Kiev. 
Pékin, avec une stratégie construite et redoutable dans le domaine technologique, industriel, commercial et des matières premières rares – une stratégie de domination pour faire pendant à la fragilité démographique qui peut frapper même un Etat de plus d’un milliard 300 millions d’habitants. Et les Etats-Unis dont nul n’imaginait qu’ils pourraient ouvertement, sans plus aucune précaution de langage, affirmer la volonté de domination y compris face à ses plus proches et plus anciens alliés que nous Européens avions été sans faille. Le plus récent épisode de cette volonté de domination par l’instauration de droits de douanes unilatéraux a montré au monde et hélas à nous-mêmes où était la puissance et où était l’hésitation et au bout du compte l’acceptation. 
On peut étaler à l’envi les raisonnements économiques pour expliquer que le résultat de cette négociation à mes yeux humiliantes c’était mieux que si c’était pire. Il demeure que l’un a dicté sa loi et que l’autre l’a acceptée et que tel est aujourd’hui l’état du monde dans lequel nous avons à choisir un chemin.
J’ai beaucoup aimé, et ce n’est pas la première fois, le discours que Mario Draghi a tenu à Rimini à la fin de la semaine dernière. Et notamment sa phrase centrale : cet été s’est évaporé le rêve ou l’illusion d’une Europe qui compte dans le monde. Mesdames et messieurs, le chemin dans lequel nous sommes engagés et que seul le Président de la République française a essayé de détourner pour passer de la faiblesse à la volonté de l’Union européenne, ce chemin-là nous pose une question existentielle qui est l’éternelle question de la vie des hommes, celle que Shakespeare a dépouillée jusqu’à l’essentiel : to be or not to be, être ou ne pas être. 
Elle se traduit simplement aujourd’hui : si l’Europe continue à choisir de ne pas exister, ou de n’exister que partiellement ou de n’exister que vélléitairement, de ne pas se battre ou de ne se battre que pour faire semblant et une fois que la défaite est actée de se féliciter parce qu’elle aurait pu être pire, alors cela emportera l’affaiblissement de chacune des parties, c’est-à-dire nos Etat et nos peuples.
Et puisque j’évoquais le témoignage de Mario Draghi, cette question de la volonté comme la condition de l’existence, c’est la même que celle qui a été traitée dans le rapport Draghi, préparer l’avenir impose des efforts de dimension conséquente, coordonnée, qui touche aussi bien aux règles que nous imposerons à nos partenaires et à nos concurrents de respecter comme nous les respectons nous-mêmes, que dans la dimension des investissements nécessaires pour préparer l’avenir, innover, et stimuler la productivité.
Et cela impose aussi une certaine idée de la France. Notre Nation à vocation universelle parce qu’universaliste ; notre Nation moyenne par le nombre mais par la vocation au premier rang des nations du monde, insérée dans la communauté de civilisation que l’histoire et la culture ont construite en Europe et dont nous sommes comptables aujourd’hui et responsables pour demain
Cela entraine deux impératifs : le premier de ces impératifs est de mesurer nos atouts, nos forces, à nuls autres pareils. 
Il n’y a pas d’autre puissance moyenne par le nombre qui comme nous, et il faut d’abord en rendre grâce au Général de Gaulle, ait été capable de construire une capacité scientifique, des stratégies technologiques, des démarches industrielles telles que nous existons au premier rang dans l’univers du spatial, en produisant des lanceurs et des satellites qui se déploient sur la planète ; dans l’univers de l’aviation, avec les meilleurs avions du monde ; dans l’univers civil et dans l’univers de la défense, avec les meilleurs hélicoptères du monde et des sous-marins nucléaires, je le dis avec fierté, avec la fierté régionale que je n’abdique pas ; dans le transport avec de très bonnes automobiles même si le cap des mutations est difficile à passer notamment en raison des concurrences abusives ; une présence reconnue sur toute la planète dans le domaine des mathématiques, de l’Intelligence artificielle, de la physique, de la chimie, de la pharmacie, de la génétique, de l’agronomie, de l’algorithmique, de la robotique. Et ce déploiement au sommet de la pyramide de l’œuvre humaine, ce ne sont pas des réussites du passé, ce sont des réussites actuelles et qui ont tout pour se déployer dans l’avenir.
µIl n’est pas de Nation de taille comparable qui puisse revendiquer des réussites aussi impressionnantes. Et ces dernières années, depuis 2017, grâce à l’obstination du Président de la République, grâce à une politique appuyée sur des évènements comme Choose France et des actions puissantes comme France 2030, ces aptitudes se sont encore développées. 
Hélas cette médaille qui devrait être brillante a son revers. Et ce revers se traduit dans les chiffres du commerce extérieur. Je me souviens d’avoir été invité par le MEDEF alors que j’étais commissaire au plan pour analyser avec vous ce que nous dit le bilan « produit par produit » du commerce extérieur. Nous sommes les plus forts dans ce qui est le plus difficile et nous sommes dépassés dans ce qui devrait être le plus accessible, si nous avions une volonté coordonnée. C’est le cas dans le domaine des équipements de la maison, de l’électroménager, le machinisme, les produits transformés… Et j’affirme devant vous que dans ces domaines le ressaisissement est possible. 
Disons la vérité : personne ne le croit, parce que nous continuons à raisonner comme nous étions obligés de le faire dans le vieux monde, celui qui est en train d’être submergé par la vague des révolutions technologiques. Il y a quelques années, la variable essentielle pour les entreprises industrielles c’était le coût du travail.
Tous nous convenions, même à notre corps défendant, de mauvais gré plutôt que de bon gré, mais nous étions bien obligés d’en venir à cette conclusion, qu’avec un coût du travail 8 ou 10 fois moins cher en Extrême-Orient qu’il ne l’était chez nous, les délocalisations lointaines ou un peu plus proches étaient devenues inéluctables. Cette variable déterminante ne s’est pas effacée, elle n’a pas disparu bien sûr, mais elle est en train en partie de s’effacer, dans tous les domaines de l’activité de production. 
L’algorithmique, les capacités de calcul infiniment multipliées par l’avènement du quantique, l’automatisation et la robotique font que nous pouvons entrer de plain-pied, en vertu de nos capacités scientifiques et technologiques dans la nouvelle ère qui s’avance. Si c’est bien l’algorithmique et la robotique qui deviennent le principe d’organisation de la nouvelle ère industrielle, alors nous ne sommes pas dominés par d’autres continents. Le travail jamais interrompu des unités robotiques et des imprimantes 3D n’est pas plus cher chez nous qu’il ne l’est sous des latitudes éloignées. Probablement même la proximité, la capacité de surveillance, la communauté de langue deviennent-ils des aouts par rapport aux habitudes travail des capacités de production délocalisées. 
Dans l’ancien état du monde, nous avions perdu la bataille industrielle ; dans le nouvel état du monde nous avons tout ce qu’il faut pour la gagner. 
Cela nécessitera bien des conditions. Je voudrais en énoncer devant vous quelques-unes.
La première de ces conditions c’est l’édification d’une stratégie nationale de reconquête productive et commerciale. Dans plusieurs rapports au commissariat au plan, j’ai préconisé que l’on bâtisse hardiment une stratégie de filière partant de l’analyse méticuleuse, produit par produit, de nos déficits dans les domaines où nous pourrions déployer nos aptitudes. Cela impose que soient réunis autour de la table, dans un travail assidu, les pouvoirs publics (Etat et collectivités locales), les grandes entreprises qui ont conquis une connaissance de la production et des marchés, et les innovateurs ou les candidats à l’innovation. Les pouvoirs publics peuvent fédérer et organiser, les grandes entreprises peuvent partager leur expérience par exemple au plan de la commercialisation, et les innovateurs peuvent ouvrir des portes que l’on croyait jusque-là fermées. 
Je voudrais insister sur ceci : nous sommes devant un grand effort national qui impose que l’on considère qu’au-dessus des intérêts particuliers, au-dessus même de l‘intérêt social de l’entreprise, il existe un intérêt national auquel chacun peut participer de l’endroit où il se trouve avec sa capacité. Cette entreprise de reconquête exige le dépassement et la mise en commun de capacités dont ni les pouvoirs publics seuls, ni les entreprises seules, ni les innovateurs seuls ne peuvent assurer la matérialisation. Cette fertilisation croisée, comme on dit en génétique, cette fertilisation est la condition même de la reconquête du génie français. 
J’introduis une question au passage : est-ce-que ce génie français est contrarié par l’impératif européen. Je crois le contraire. Là encore il y a fertilisation croisée. Ça n’est pas parce qu’on bâtit une communauté qu’on renonce à son identité. C’est vrai pour nos cultures et c’est vrai en Europe pour la France. Il ne s’agit pas, comme aurait dit le Général al de Gaulle, que les Allemands soient moins allemands, les Italiens moins italiens, les Français moins français … pour construire l’Europe. C’est tout le contraire : il faut que chacun soit-lui-même et qu’il assure le rayonnement que l’histoire et la culture ont offert aux peuples. 
Deuxième condition : il faut que chacun d’entre nous dans ses fonctions, dans ses responsabilités et dans son aventure personnelle, soit le garant de la cohésion de notre société et de la Nation. Cette idée de cohésion s’est effacée, elle est aujourd’hui presque ruinée par la violence des conflits, par ceux qui refusent toute autre perspective que l’affrontement intérieur, la guerre des uns contre les autres, la guerre des classes et des castes, la volonté de transformer toute tension en affrontement, et tout affrontement en guerre civile. Ce dévoiement de la juste défense des intérêts des uns et des autres est une menace mortelle pour la Nation. 
La décision que j’ai prise, et sur laquelle je reviendrai dans une minute, d’enger la responsabilité du Gouvernement pour partager le constat de la situation de notre pays, est une réponse à l’ère des mises en accusation, des injures, des blocages, dont notre pays pas plus aujourd’hui qu’à aucune autre époque de son existence ne se relèverait. Le Gouvernement quel qu’il soit et de quelque orientation qu’il soit, s’il n’est pas défenseur de l’unité nationale, de la cohésion et de la compréhension mutuelle, trahit sa mission. 
Et c’est la même chose dans l’univers des rapports sociaux. Dans la conception qui est la mienne et je suis sûr de beaucoup d’entre vous, l’entreprise n’est pas responsable que l’intérêt de l’entreprise, elle est responsable de la cohésion du pays autour de la solidarité du pays avec ses entreprises. Les organisations syndicales ne sont pas responsables que de l’intérêt de leurs adhérents, des salariés ou des cadres, les organisations syndicales sont responsables de la solidarité du pays avec les travailleurs. L’administration n’est pas responsable que du contrôle et du respect des normes et de la sévérité des sanctions ; l’administration est responsable de la reconnaissance que le pays doit construire autour de ceux qui font respecter ses règles et sa loi. 
Cette conception de la cohésion et de la coresponsabilité de chacun d’entre nous dans ce que nous devons à la Nation qui nous a fait ses héritiers, qui nous a formés, qui nous a confié la responsabilité de son destin où que nous soyons, cette conception partage en réalité en deux les acteurs de l’histoire : ceux qui veulent qu’on avance ensemble et ceux qui veulent que la société soit un champ clos où nous nous affrontons. 
Peut-être y a-t-il eu des époques dans lesquelles, chaque pays vivant enfermer dans ses propres frontières, on pouvait considérer que la logique de l‘histoire était la lutte des uns contre les autres. Mais nous savons que la France a failli mourir dans des guerres de religion, qu’elle a failli mourir dans la Terreur révolutionnaire. En tout état de cause, aujourd’hui, l’idée d’un pays fermé sur lui-même dans lequel on s’affronterait pour savoir qui va dominer les autres, cette idée n’est plus viable. 
Car nous sommes dans un monde ouvert et que nos divisions internes nourrissent notre faiblesse et notre faiblesse nous met à terre dans la compétition internationale. La question ce n’est pas de savoir qui va gouverner le bateau et qu’importe ce qu’on jette à l’eau. La question est de savoir si le bateau va pouvoir affronter la haute mer, arriver à bon port. Et nous sommes tous sur le bateau. 
Troisième condition : la question des investissements. Il n’y a pas d’aventure industrielle imaginable sans accès à l’investissement. C’’est vrai dans tous les secteurs. 
J’ai en particulier à l’esprit le secteur du logement. Je sais qu’il y a des approches différentes mais dans la crise du logement que nous vivons aujourd’hui la question de l’incitation à l’investissement est une grande question. 
C’est pourquoi j’ai inscrit dans mon discours politique générale le sujet de l’investissement privé, le statut du bailleur privé, que nous devons définir pour réorienter ou pour apporter une sève nouvelle à un secteur crucial aujourd’hui en difficulté. 
Quatrièmement, et nous abordons ici le sujet même du moment de vérité que j’ai voulu clarifier avec l’ensemble des Français et leurs représentants parlementaires, nous vivons un moment critique de notre histoire nationale. Et tous les atouts que j’ai décrits, auxquels il faut ajouter la chance de l’histoire dont nous sommes les héritiers, les paysages, la richesse culturelle du pays, tous ces atouts sont menacés. Et chaque entreprise comme chaque famille se trouve menacée par la dérive de nos comptes publics. Je n’ai pas besoin d’insister auprès de vous sur la menace d’asphyxie que nous subissons : 3 350 milliards d’euros de dette accumulés sur les 50 dernières années. Ces 3 350 milliards d’euros de dette nous obligent à mobiliser des sommes colossales et toujours plus importantes pour faire face à nos annuités. Nous étions au début des années 2020 à quelque 30 mds de charge de la dette, nous sommes passés à 40 puis 50 milliards, l’année dernière en 2024 c’était 60 milliards, cette année ce sera 67 milliards, en 2026 75 milliards, et la Cour des Comptes nous dit que si nous ne faisons rien nous dépasserons de loin les 100 milliards de charge de la dette en 2029. 
Il y a un autre chiffre très simple pour comprendre ce qui se passe : la France à son rythme de croissance actuelle crée chaque année 50 milliards de richesse supplémentaire. Vous produisez 3 000 milliards, nous produirons l’année suivante 3 050 milliards. Sur ces 50 milliards, la moitié à peu près sont captés par la dépenses publique et par les prélèvements, et sur les 25 qui restent 10 sont consacrées à la charge de la dette. 10 milliards ! Qu’est-ce-qui reste pour la vie du pays ? 
Il y a des gens qui nous disent : « ce n’est pas grave, vous exagérez. Cette dette on ne la remboursera jamais. Tout va très bien, Madame la Marquise. Ceux-là se trompent, et en réalité ils nous trompent. Il suffit de regarder l’exemple de tous les pays qui nous entourent, l’Espagne, le Portugal l’Italie, sans aller même jusqu’à la Grèce, qui ont été obligés dans les années 2010 à consentir des sacrifices sans précédent pour redresser leurs comptes publics. Et il faut des années pour s’en relever. Les premiers de ces sacrifices sont très simples pour nos concitoyens : on commence par couper dans les retraites, on coupe dans les salaires de la Fonction publique, on augmente les impôts de 4 ou 5 points de TVA … 
Et qui paie tout cela ? Ce sont les plus faibles. Ce sont les plus fragiles, ce sont les jeunes femmes qui élèvent des enfants toutes seules, ce sont ceux qui ont des salaires moyens et plus encore ceux qui sont dans la précarité. Tous ceux qui n’ont pas voix au chapitre et qu’on condamne parce qu’on refuse d’ouvrir les yeux. 
Une deuxième catégorie de population est victime et c’est insupportable si on y réfléchit : ce sont les plus jeunes. Vous voulez la vérité : nous sommes en train de les réduire en esclavage en les obligeant pour des décennies à rembourser les emprunts que nous avons décidés le cœur léger. 
Mais il y a plus vicieux encore que cet héritage de dette que nous allons leur laisser, il y a plus obscène : un certain nombre de ceux qui sont les responsables par leur génération de cette situation ont réussi à convaincre les plus jeunes qu’il fallait qu’ils manifestent pour demander encore plus de dette. Ça me rappelle 1984, d’Orwell : la liberté c’est l’esclavage. Et cette guerre de générations menée par les plus âgés contre les plus jeunes est un des stigmates les plus révélateurs de la désinvolture de notre époque à l’égard des responsabilités qui sont les siennes. 
Voilà la question j’ai décidé d’affronter depuis les premiers jours en parlant d’« Himalaya de difficultés », avec une conviction que je vérifie tous les jours : si nous choisissons le redressement il faut que nous consentions comme peuple à des efforts importants mais supportables de freinage de nos dépenses. Ce n’est pas l’austérité, c’est un freinage pour que le pays se ressaisisse. 
Et après encore trois années supplémentaires, si nous sommes sérieux nous en reviendrons à l’équilibre de la dette, c’est-à-dire qu’elle ne grossira plus chaque année. 
Voilà le plan. Et voilà ce qui justifie les 44 milliards de maitrise que j’ai proposés et qui sont l’étape nécessaire sur le chemin du rééquilibrage. 
Nous avons indiqué précisément les propositions qu’on pouvait faire pour arriver à cet équilibre. Ces propositions peuvent toutes être discutées, elles sont toutes amendables à condition qu’elles ne remettent pas en cause le résultat de l’effort nécessaire.
Mais ma conviction, ma certitude, c’est que cette volonté ne peut pas exister sans prise de conscience des Français. On l’a bien vu depuis des semaines : au lieu de prendre en considération la nécessité de l’effort, les débats se sont concentrés sur les mesures, par exemple les jours fériés que j’ai proposé de transformer pour deux d’entre eux en journées d’activité pour le pays. Pour vous donner la mesure de ce débat, sur les 44 milliards nécessaires, les jours fériés c’est un peu plus de 4 milliards. Si quelqu’un pense qu’on peut chercher d’autres jours fériés, d’autres moyens, je suis ouvert à la discussion, mais je suis de ceux qui pensent qu’on n’exagère pas en estimant que le mois de mai, où l’on vole de point en pont, est le mois le moins travaillé de l’année.
Une politique nécessaire, urgente ne peut pas se mettre en place si les Français n’en partagent pas la nécessité. Sans ça c’est l’épreuve de force, avec la stigmatisation, la mise en accusation des responsables accusés de défendre des intérêts particuliers, par exemple ceux du patronat ou des riches. Alors qu’il s’agit de la sauvegarde du pays, alors qu’il s’agit purement, simplement et élémentairement de la sauvegarde du pays. 
Je n’accepte pas que cette sauvegarde soit transformée en guerre du haut contre le bas, des pouvoirs contre les Français. Et c’est cet impératif de prise de conscience qui fait que la cohésion du pays permet seul l’effort partagé qui m’a conduit à la décision que vous savez et qui sera tranchée le 8 septembre. 
J’ai dit effort partagé, et cohésion du pays : il n y’aura cohésion autour de l’effort que s’il y a justice. Permettez-moi d’illustrer devant vous deux chapitres de cette justice. Un débat s’est développé autour d’un rapport du Sénat sur les aides publiques aux entreprises. J’entends bien que ce rapport du Sénat a additionné des réalités complètement hétérogènes entre elles, des allègements de charges qui ne sont pas seulement au bénéfice des entreprises mais d’abord au bénéfice des salariés qui autrement n’auraient pas trouvé d’engagement professionnel, des crédits d’impôt, comme le crédit impôt recherche, et des prêts de toutes natures. 
Donc le chiffre de 211 milliards est largement sujet à débat. Mettons qu’il reste une centaine de milliards qui soient des aides directes ou indirectes aux entreprises, je pense que nous devons à l’égard des entreprises comme à l’égard de toutes les catégories de Français réfléchir à un nouvel équilibre. J’ai proposé – et j’ai été heureux de lire que Patrick Martin était en accord avec cette démarche – qu’on recherche des allègements de ces contributions compensées par des allégements des obligations paralysantes qui vous sont imposées. Simplification, allègements de normes et qu’on se mette tous ensemble à préciser toutes ces décisions que j’ai proposé de trancher par ordonnance pour que le débat ne s’enlise pas. 
Le deuxième impératif de justice est qu’il faut que nous garantissions aux Français que les plus aisés dans la société, les plus favorisés, dont beaucoup ont construit pierre à pierre leur situation je le sais bien, vont participer à la juste mesure de leurs capacités à l’effort national. J’ai proposé que ce soit avec les commission parlementaires à l’Assemblée nationale et au Sénat que nous précisions cet effort dont je veux simplement affirmer qu’il ne devra pas toucher l’outil de travail. Nous devons considérer l’investissement productif comme un trésor national. Tout ce qui amoindrit le redressement productif détourne notre pays, tout ce qui pousserait au déplacement des investisseurs nous devons le considérer comme un risque. Mais nous devons aussi considérer comme un risque un certain nombre de dispositifs d’évasion fiscale, d’optimisation multipliée. Je le dis devant vous : dans le budget qui sera examiné cet automne la justice est la condition même de son acceptation et de son soutien non pas par les parlementaires mais par les Français. 

 

Manuel Valls (ministre d’Etat, ministre des Outre-mer)
> Je participais hier à la Rencontre des Entrepreneurs de France du MEDF. L'occasion d'échanger avec les entrepreneurs ultramarins présents et de mesurer, une fois encore, la formidable énergie de nos territoires.
Le rôle de l'État est clair : accompagner, soutenir, créer les conditions du développement. Cette dynamique locale est la clé de la compétitivité, de l'innovation et de l'emploi.
Mais il faut aller plus loin. Repenser le lien entre l'Hexagone et les Outre-mer, c'est aussi comprendre que chaque territoire porte en lui des innovations, des talents et des savoir-faire uniques.
Leur réussite viendra de leur capacité à valoriser leurs atouts, à tisser des liens forts avec leurs voisins régionaux et à conquérir les marchés internationaux.

 

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Je salue le renouvellement par le Conseil de sécurité, à l'initiative de la France, du mandat des casques bleus de la FINUL. Elle appuiera le déploiement des Forces armées libanaises au Sud-Liban afin qu’aucune autorité autre que celle du gouvernement libanais ne s’y exerce.

> Avec mes collègues allemand et britannique, nous avons officiellement notifié au Conseil de sécurité des Nations unies le non-respect notable par l’Iran de ses engagements au titre du Plan d’action global commun, et avons déclenché la procédure dite de « snapback ». L’escalade nucléaire de l’Iran ne doit pas aller plus loin. Cette mesure ne signe pas la fin de la diplomatie : nous sommes déterminés à mettre à profit la période de 30 jours qui s’ouvre pour dialoguer avec l’Iran. Nous restons attachés à la diplomatie pour garantir que l’Iran n’acquière jamais l’arme nucléaire.

> Les locaux de l’Union européenne à Kiev ont été soufflés par les frappes de la Russie dont le bilan meurtrier s’élève désormais à 14 morts dont 3 enfants. Cela doit cesser : nous allons accentuer la pression pour mettre fin à ce massacre.

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche)
> L’urgence écologique est à nos portes, il ne faut surtout pas baisser la garde. Cela doit être une préoccupation pour tous les partis politiques.

> L’écologie n’est pas un supplément d’âme, mais une condition de notre souveraineté et de la résilience de nos modèles économiques. C'est ce que j’ai rappelé, ce matin, à la conférence de rentrée du cours « Économie et politiques de la transition écologique » à HEC. À vous, étudiantes et étudiants, futurs décideurs, de saisir ces leviers et de les intégrer au cœur des stratégies d’entreprise. J’ai confiance en votre capacité à transformer ces défis en opportunités et à faire de l’écologie un moteur d’innovation et de justice sociale dans vos parcours professionnels.

> Nous sommes un des pays où le niveau de prélèvements obligatoires est un des plus élevés au monde, et cela doit nous interpeller. Mais il y a aussi un impératif d’équité dans le partage des efforts. C’est un des combats du Parti socialiste, que je rejoins complètement. Là encore, mettons-nous autour de la table et trouvons la bonne voie pour les Françaises et les Français.

> Dans la copie budgétaire présentée par le Premier ministre, il y a des mesures contre lesquelles je m’oppose avec ma famille politique : la suppression de deux jours fériés, je ne suis pas d’accord. Mais notre responsabilité politique, c’est de dire : il y a 40 milliards d’euros d’économies à trouver, alors soyons capables de proposer des mesures alternatives plutôt que de dire non à tout.

> 40 milliards d’euros d’économies, c’est gigantesque. Il y aura forcément des mesures impopulaires. Nous sommes tous sur le même bateau et nous avons tous intérêt à faire atterrir ce budget pour le 31 décembre. Mais nous avons du temps pour ça. Alors mettons-nous autour de la table pour trouver le chemin et en étant très clairs sur le fait que les mesures qui seront prises ne seront pas enthousiasmantes pour tous les groupes politiques, mais il faut aller chercher des compromis.

 

Patrick Mignola (ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Relations avec le Parlement)
> Les oppositions essayent d'échapper au débat et ne veulent pas rentrer dans la négociation en transformant une priorité donnée à la question budgétaire en « vote de confiance ».

> L'initiative du 8 septembre n'est pas « vote de confiance ». François Bayrou va engager la responsabilité de son gouvernement en posant ces questions simples : la situation budgétaire est-elle grave et appelle-t-elle des mesures urgentes ?

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> Tenir ses engagements. Faire ensemble. À Tarascon-sur-Ariège, le chantier du nouvel EHPAD démarre et l'ancien deviendra un lieu de répit inter générationnel. Lancé quand j’étais ministre des Solidarités, ce projet démontre notre volonté de renforcer les solidarités partout en France. Ce n’est pas qu’un bâtiment : c’est une promesse tenue. Dignité, égalité, solidarité : des mots et surtout des actes.

> La croissance et la compétitivité de notre pays reposent sur sa stabilité et notre capacité à réformer. C'est ensemble que nous devons tracer ce chemin et tenir le cap.

> Cette Assemblée doit réussir à fonctionner. C’est celle que les Français ont choisie. Elle ressemble à la France, dans sa diversité et aussi ses colères. Chacun doit avoir le sens des responsabilités, de la raison, du compromis. C'est ça qui est attendu de nous. 

> Quelle que soit la réponse apportée le 8 septembre, le constat ne va pas s'évaporer, les questions ne vont pas disparaître. Sortir de la logique de l'argent magique, désendetter le pays, repenser le financement de notre modèle social et fiscal : c'est à ça que nous devons répondre. 

 

Astrid Panosyan-Bouvet (ministre déléguée auprès de la ministre du Travail, de la Santé, de la Solidarité et des Familles, chargée du Travail et de l’Emploi)
> [Santé mentale au travail] Le ministère du Travail est mobilisé :
- une Charte d’engagement pour libérer la parole et améliorer l’organisation du travail,
- le secourisme en santé mentale, bientôt accessible via le CPF,
- un Plan Santé au Travail pour accompagner durablement employeurs et salariés.
Agir pour la santé mentale, c’est construire un travail plus humain, plus durable, et renforcer l’attractivité de nos entreprises.

> La démocratie sociale repose sur un dialogue de qualité dans les entreprises : il est la condition pour améliorer le travail dans sa réalité quotidienne.

> Madame Dufour [députée LFI], vous entretenez – à dessein ou par mécompréhension – le flou entre 2 choses distinctes. Permettez-moi de les détailler et vous dire où nous en sommes. Il y a, d’une part, le fait de faire cesser un risque imminent pour la santé ou la sécurité des travailleurs. C’est l’obligation de l’employeur. Quand il ne le fait pas, c’est l’Inspection du Travail (IT) qui intervient. Dès que je reçois un signalement, il est immédiatement transmis à l’IT qui agit pour faire cesser le risque. Chez Arcelor à Fos, l’IT est intervenue pas moins de 8 fois de 2017 à 2025 pour protéger les salariés du risque amiante. Il y a, d’autre part, la réparation d’une exposition passée à l’amiante par le mécanisme de la «cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante» (CAATA) –une «préretraite amiante», même sans avoir déclaré de maladie– pour tous les travailleurs d’un site. Un salarié ou un syndicat peut demander qu’un site soit inscrit à la CAATA par arrêté. Cette inscription exige un examen minutieux de l’exposition qui date parfois de plusieurs décennies – comme ici. Tous les dossiers sont examinés avec la même équité, le même soin et une grande rapidité. Pour Arcelor à Fos, la demande a été déposée le 21/3/25 pour 1997-2025, une enquête a été immédiatement menée par la Direction Générale du Travail (DGT) du 16/04 au 31/07/25, son rapport est en cours d’analyse pour voir si l’exposition entre dans les critères de la loi, avant soumission d’un avis aux partenaires sociaux, puis potentiel arrêté ministériel. J’ai évidemment demandé un traitement accéléré du dossier ; comme vous le voyez, tout est fait dans des délais resserrés. Les salariés présents et futurs de ce site et leurs familles sont légitimement anxieux et méritent un traitement digne et l’attention de l’Etat, pas une indécente instrumentalisation politique qui ne change rien à leur situation. La DGT, mon équipe et moi-même restons à votre disposition comme toujours pour vous éclairer autant que de besoin. Vous savez comment nous joindre.

 

Amélie de Montchalin (ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique, chargée des Comptes publics)
> À l’occasion de la Rencontre des Entrepreneurs de France organisée par le MEDEF, j’ai voulu dire ma conviction : notre pays a besoin de retrouver de la stabilité économique et sociale. Après huit années de croissance et de visibilité, l’incertitude fragilise aujourd’hui nos entreprises, nos salariés et nos territoires.
Face aux bouleversements mondiaux — concurrence chinoise, transformation accélérée par l’intelligence artificielle, tensions sur les échanges commerciaux et défis douaniers —, nous devons agir avec clarté : encourager l’investissement, soutenir l’innovation, valoriser le travail qui paye et garantir l’équilibre nécessaire aux salariés comme aux employeurs. Je crois profondément à la force de la négociation et du compromis, dans les entreprises comme dans l’action publique. Refuser le dialogue entre le monde économique et l’État, ce serait prendre le risque d’un divorce dangereux pour notre démocratie.
Les deux années qui viennent ne doivent pas être un temps d’attente ou de paralysie. Elles doivent être utiles : pour affronter le défi du déficit, pour renforcer la compétitivité, et pour bâtir des solutions durables. Je ne suis ni naïve, ni fataliste. Je crois que notre pays a déjà prouvé sa capacité à surmonter les crises, et qu’avec courage, lucidité et détermination, il saura à nouveau relever ces immenses défis.

 

Marc Ferracci (ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique, chargé de l’Industrie et de l’Energie)
> Il n’y a pas de fatalité. Oui, le rebond industriel est possible, à condition que chacun se mobilise : l’État, les élus, les investisseurs, mais aussi les entreprises elles-mêmes et leurs salariés. (…) C’est toute notre philosophie : ne rien lâcher, favoriser les rebonds partout en France, consolider nos filières et donner un avenir industriel à nos territoires.

> Une étape décisive pour l’hydroélectricité française Je me félicite de l’accord trouvé avec la Commission européenne, qui met fin à plus de dix années de blocage et ouvre la voie à une relance massive des investissements dans l’hydroélectricité. Cette énergie décarbonée, pilotable et ancrée dans nos territoires est essentielle pour atteindre nos objectifs climatiques et pour renforcer notre souveraineté énergétique. Je veux remercier tout particulièrement les députés Marie-Noëlle Battistel et Philippe Bolo pour leur rapport parlementaire qui a permis de tracer un chemin clair ainsi que mes équipes et celles de la DGEC qui ont œuvré avec énergie pour obtenir un accord de la commission sur ce dossier complexe. Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de me rendre à la centrale hydroélectrique de Montezic, où j’ai rencontré les équipes d’EDF. J’ai pu mesurer sur le terrain le rôle crucial de ces installations pour notre sécurité énergétique et la gestion de l’eau. L’hydroélectricité, ce sont nos vallées, nos barrages, nos savoir-faire. Avec cet accord, nous avons désormais les moyens de les moderniser et de les développer au service de la transition énergétique.
La prochaine étape sera législative, avec le dépôt d’une proposition de loi portée par les députés. C’est une victoire collective, et une promesse tenue : redonner à l’hydroélectricité toute sa place dans notre avenir énergétique.

> Le sens de mon action :
- ne jamais lâcher et trouver des solutions à chaque fois que c’est possible aux côtés des salariés et des entrepreneurs
- attirer les capitaux dans l’industrie pour en permettre la croissance > favoriser l’innovation avec France 2030
- créer les conditions de la compétitivité pour renforcer les succès industriels.

> Il reste 11 jours pour convaincre. Le 8 septembre, chacun devra prendre ses responsabilités : assumer la vérité de nos finances et décider si oui ou non le gouvernement doit agir.

> L’histoire ne s’arrêtera pas le 8 septembre. Face à l’inquiétude des ménages et des entreprises, nous avons besoin de stabilité : la première étape, c’est de partager le constat et la nécessité d’agir.

> Tout est négociable, sauf l’effort nécessaire pour redresser nos finances : sans lui, la France s’exposerait à des chocs brutaux.

> La dissolution, je ne suis pas sûr qu'elle apporte une solution au problème que nous vivons.

> Derrière chaque tonne de minerai consommée, il y a un choix de société. Et ce choix, lorsqu’il s’agit du choix de la dépendance, c’est le prélude au déclassement. Mercredi soir, à Roland-Garros, j’ai participé à la Rencontre des Entrepreneurs de France organisée par le MEDEF. J’y suis intervenu dans le débat en plénière « Terres rares, énergies nouvelles : piège ou promesse?»
L’Europe est aujourd’hui trop dépendante de la Chine : 90 % des terres rares raffinées, 96 % des panneaux photovoltaïques, 80 % des batteries pour véhicules électriques. Cette dépendance est inacceptable.
Notre stratégie repose sur trois piliers :
- Extraire et raffiner en Europe, avec des projets comme Carester, MagREEEsources ou Imerys et un inventaire minier pour connaître les richesses de notre sous-sol Diversifier nos approvisionnements grâce à des partenariats solides : Kazakhstan, Norvège, etc).
- Recycler pour couvrir 25 % de nos besoins d’ici 2030. Le Critical Raw Materials Act est le cap pour la survie de l’Europe. Une Europe sans matières premières, c’est une Europe sans avenir industriel. Face à la pression géopolitique, nous devons agir avec lucidité et détermination : sécuriser nos approvisionnements, accepter de nouveaux projets miniers, et industrialiser vite.
Le monde est plus dur et plus incertain : à nous d’être plus volontaires, plus rapides et plus souverains. Bref : de la volonté politique au service de la puissance industrielle.

 

Nathalie Delattre (ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique, chargée du Tourisme)
> Face aux incertitudes politiques du 8 septembre, la stabilité économique est indispensable pour des milliers d’entrepreneurs et millions de salariés.

> réunion de travail avec Annie Genevard, plusieurs sujets ont été abordés:
1) L’agritourisme avec le lancement prochain d’une mission parlementaire qui vise à accompagner son essor pour mieux valoriser notre ruralité et nos agriculteurs et devenir leader européen.
2) L’oenotourisme, où nous avons échangé sur la feuille de route que j’ai lancée avec Hervé Novelli en juin dernier : programmation dans la PAC 2028-2034, simplification des normes et campagne de promotion.
3) L’enseignement des métiers du tourisme, via des établissements de l’enseignement agricole.
Ces initiatives montrent que tourisme & agriculture peuvent ensemble créer des opportunités, valoriser nos territoires et former les talents de demain.
Merci à toutes celles et ceux qui œuvrent pour ces projets, illustrant la collaboration exemplaire entre nos deux ministères.

 

Patricia Mirallès (ministre déléguée auprès du ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants)
> Paul Leterrier nous a quittés. Dernier fusilier marin de la bataille de Bir Hakeim, il fut l’un de ces Français libres qui, encerclés dans le désert libyen, tinrent tête à 32 000 soldats ennemis. Né au Havre en 1921, il embarque adolescent comme garçon de cabine avant de rallier, en 1941, les Forces françaises libres. Blessé à plusieurs reprises, il ne cesse pourtant de combattre : Bir Hakeim, la Tunisie, l’Italie, puis le Débarquement de Provence. En 2021, pour son centième anniversaire, il recevait les insignes de commandeur de la Légion d’honneur, ultime reconnaissance d’une vie vouée à la France. Jusqu’au bout, il affirmait n’avoir fait que « son devoir » et rappelait inlassablement le souvenir de ses frères d’armes tombés pour la patrie : « Nous nous retrouverons au paradis, si Dieu veut ». Avec lui disparaît une part de Bir Hakeim. Son courage, sa modestie et son exemple continueront d’inspirer notre mémoire nationale.

> En ce 29 août, nous honorons la mémoire du sergent Nicolas Mazier, du commando parachutiste de l’air n°10, tombé en opération en Irak le 29 août 2023. Deux ans après, son sacrifice demeure présent dans nos cœurs. Nos pensées accompagnent sa famille, ses proches et ses frères d’armes. La France se souvient avec respect et gratitude de son engagement sans faille au service de notre pays. N’oublions jamais.

> En choisissant de donner le nom d’une militante du FLN à un centre culturel et social, la mairie communiste de Vénissieux fait un choix partisan et provocateur. Ce n’est pas un hommage ou un acte de mémoire, c’est une instrumentalisation politique. La guerre d’Algérie a laissé des blessures encore profondes. Chacun le sait : c’est un sujet sensible, qui exige responsabilité et dignité. La mémoire n’appartient pas à un camp. Elle appartient à toute la Nation. Ce que les Français attendent, ce n’est pas qu’on rallume les blessures, mais qu’on les apaise. Et la mairie de Vénissieux a pris exactement le chemin inverse.

 

Juliette Méadel (ministre déléguée auprès du ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation chargée de la Ville)
> On ne peut pas jouer l'avenir de la France sur un coup de dés.

> Le Premier ministre est le seul qui peut assurer de la stabilité.

> Arrêtons de stigmatiser les habitants des quartiers politiques de la ville. 95% des habitants des quartiers politique de la ville veulent la même chose que partout ailleurs : sécurité, propreté, éducation. La République, tout simplement.

> J’ai 4 enfants. Sur la tête de chacun : 48 000 € de dette publique. La dette publique, ce n’est pas abstrait. Nous devons investir mieux et gérer chaque euro d’argent public.

> Aujourd’hui, seul le Premier ministre peut garantir la stabilité. Le 8, sans gouvernement, c’est l’impuissance publique : l’action de l’État suspendue, les citoyens laissés sans soutien.

> Entendu à Autun : « Je n’ai jamais fait autant de diagnostics de dépression chez les jeunes. »  
L’anxiété apparaît dès la petite enfance, et s’aggrave à l’adolescence. C’est pour cela que nous avons besoin de MeRe : bien-être à l’école, lutte contre le harcèlement, soutien scolaire et psychique. Nous devons accompagner et soigner l’enfance et la jeunesse.

> Dans un moment d’incertitude politique, je tiens à rappeler une chose simple : les habitants des quartiers populaires ne doivent pas être les oubliés des crises institutionnelles. Au Creusot, j’ai rappelé ma priorité : tout miser sur la jeunesse dès 0 à 10 ans.
- Création des Maisons de l’enfance et de la réussite éducative
- 350 M€ pour soutenir les projets territoriaux Parce que c’est par l’école et l’éducation que nous réduirons les inégalités.

> Renforcer la politique de la ville, c’est offrir des perspectives réelles à tous nos jeunes.

> La proposition de Sarah Knafo [de Reconquête] de supprimer le budget de la politique de la ville, c’est condamner 6 millions de nos concitoyens. Je suis consternée par tant d’ignorance et de dogmatisme borné : la politique de la ville lutte contre l’insécurité, la déscolarisation, la saleté et le trafic de drogue.
Loin de vos stigmatisations, les quartiers populaires ce sont des soignants, des professeurs, des ouvriers, des familles monoparentales, des personnes en situation de handicap. Des femmes et des hommes qui méritent la politique de la ville de Sarcelles à Guéret, de Bastia à nos Outre-mer. Et rappelons-le : ce budget n’est pas de 8 milliards comme elle le prétend, mais de 609 millions d’euros en 2025.
La démagogie de l’extrême droite est donc quantifiable.

 

Laurent Saint-Martin (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger)
> Nous ne nous ferons respecter que si nous sommes forts. Quand nos partenaires utilisent leur puissance commerciale pour peser sur nos choix souverains, l’enjeu est moins économique que géopolitique.

> Parlons franchement. Tout est sur la table depuis juillet. Mais partageons-nous déjà le constat ?
LFI demande la destitution pour que Mélenchon soit Président.
Le RN, la dissolution pour avoir une majorité.
Que veut vraiment le PS?

> Tous nos voisins européens savent faire des compromis, savent dépasser les logiques politiciennes des partis politiques. Il y a urgence à y arriver aussi en France. C’est le poids de la dette et l’avenir des Français qui sont en jeu. Rien d’autre.

> l’UE ne peut pas être la seule herbivore dans un monde de carnivores. Nos entreprises nous le disent : nous devons continuer à leur ouvrir de nouveaux marchés, et nous ne devons pas hésiter à faire preuve de fermeté pour défendre leurs intérêts.

 

Thani Mohamed Soilihi (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux)
> Notre dispositif d’expertise technique internationale est monté en puissance comme souhaité par Emmanuel Macron, ce qui nous permet de déployer le savoir-faire français auprès de nos partenaires étrangers et d’assoir l’influence et les partenariats internationaux de la France. Merci aux 400 experts, en poste dans plus de 110 pays pour votre travail et votre engagement ! Par votre action, vous contribuez au renforcement de nos relations avec des partenaires clés, vous consolidez nos alliances et faites résonner notre expertise. Vous êtes un relai d’influence essentiel pour la France.

 

Autres ministres
Gérald Darmanin (ministre d’Etat, Garde des sceaux, ministre de la Justice)
> Devant les entrepreneurs de France réunis par le MEDEF pour introduire le « procès fictif de l’entreprenariat ». J’ai rappelé la nécessaire stabilité réglementaire et la simplification que mon ministère met en œuvre pour contribuer au développement de nos entreprises et de notre économie. Le ministère de la Justice doit aider l’économie !

 

Eric Lombard (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique)
> Il n’y a pas de crise financière qui nous menace. Pour autant nous devons impérativement agir sur notre dette car elle nous coûtera en intérêts payés à nos créanciers, 75 milliards l’an prochain et plus de 100 milliards d’euros en 2029.

> Je ne crois pas à la crise financière parce que j'ai rappelé les 0,3% de croissance. Le pays c'est se développe, le pays est géré, il est tenu et les entreprises de France font le travail. Simplement ces incertitudes que tout le monde voit se traduisent par une augmentation du coût de financement de la dette. Derrière c'est le coût de financement de l’économie et c’est la raison pour laquelle il est important le plus vite possible de lever ces incertitudes. Nous n'avons aucune difficulté à financer notre économie. Donc je vous rassurer là-dessus. Notre sujet, c'est effectivement trop élevé. Encore une fois, des décisions que nous allons prendre vont permettre de traiter cette question.

> Ce que je vois c'est que les entreprises françaises cette année sont en train de délivrer une performance remarquable. Je veux rappeler qu’au 2e trimestre elles ont avez fait 0,3% de croissance, trois fois plus que la moyenne européenne. Je veux dire qu’au mois de juillet, ce pays dont on dit que cde n'est pas un pays d'entrepreneurs ce qui évidemment une ineptie, battu un record avec 100000 entreprises nouvelles qui ont été créées.

> Notre économie résiste, performe et nous le devons aux entreprises.

 

Sébastien Lecornu (ministre des Armées)
> Le Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé le mandat de la FINUL. Remerciements aux 700 militaires français qui y servent, dans des conditions difficiles. Ils continueront à accompagner les Forces armées libanaises et leur redéploiement dans le sud du pays, car elles sont seules légitimes à y exercer la souveraineté du Liban. Avec une pensée pour nos 141 militaires morts pour la France et pour la paix au Liban depuis 1978.

> Le dernier fusilier-marin de la France Libre, Paul Leterrier, nous a quittés. À 20 ans, il choisit de prendre tous les risques pour l’honneur de son pays. Il défia la mort à plusieurs reprises à Bir Hakeim, en Tunisie, en Italie, et lors du Débarquement de Provence. Il aura jusqu'au bout fait vivre la mémoire de ceux qui se sont levés pour notre liberté. Nous ne l'oublierons pas.

> Nous n’oublions pas ceux morts pour la France. Dans la nuit du 28 au 29 août 2023, le sergent-chef Nicolas Mazier tombait sous les balles ennemies au cours d’une mission de lutte contre Daech en Irak. Membre du Commando parachutiste de l’air n°10, il était un militaire d’exception, un homme de valeur loué par tous. Pensées pour ses frères d’armes, sa famille et ses proches.

> En créant le Commissariat au numérique de défense, nous réformons en profondeur l'organisation et la gouvernance numérique du ministère des Armées. Pour la simplifier, en rassemblant les différents acteurs existants au sein d'une structure unique, lisible et performante. Au service de l'efficacité opérationnelle de nos armées : il intégrera l’innovation et les technologies de rupture, comme l'IA aujourd’hui et le quantique demain, qui feront la différence entre les États qui les maîtrisent dans le champ militaire, et les autres.

> Alors que nous traversons une forme d’état d’alerte permanent lié à un contexte sécuritaire durci, la question principale qui se pose à nous est si nous souhaitons rester maîtres de notre destin. C’est particulièrement vrai pour notre modèle d’industrie de défense souveraine et autonome, hérité du gaullisme. L’effort de réarmement que nous avons entamé depuis 2017, ce sont 240 milliards d’euros de commandes qui ont été passées depuis, contre 145 sur la période 2010-2017. Ces commandes, essentielles pour donner à nos armées les capacités nécessaires à défendre nos intérêts, irriguent les plus de 4 000 entreprises de défense présentes partout dans nos territoires, et les plus de 200 000 emplois associés.

 

Annie Genevard (ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire)
> Souveraineté alimentaire = respect de nos normes !
- Vendre des œufs importés ne respectant pas nos normes? Pas éthique quand on plaide pour la souveraineté. Les distributeurs doivent être exemplaires.
- Importer des œufs contenant des résidus d'antibiotiques interdits en Europe? Inacceptable.
- Renforcer les contrôles au niveau français et européen
- Exiger des clauses miroir réelles avec zéro résidu pour les pratiques interdites
La solution : achetez des œufs français.

> À l’issue du Parlement du sanitaire réuni aujourd’hui, je salue l’engagement de tous les acteurs mobilisés contre la Dermatose nodulaire contagieuse.   La stratégie déployée porte ses fruits avec plus de 90 % des bovins vaccinés dans les zones concernées en moins de six semaines, un soutien renforcé individualisé aux éleveurs et l’approbation de la vaccination préventive obligatoire en Corse dès le 1er septembre.   Cette mobilisation collective est essentielle pour éradiquer rapidement cette maladie et protéger notre filière.

 

Marie Barsacq (ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative)
> Il y a un an, la France accueillait les premiers Jeux Paralympiques d'été de son histoire.
Des stades pleins, une médiatisation sans précédent et des performances incroyables : ces Jeux ont rencontré un succès exceptionnel. Les Français ont découvert la boccia, le cécifoot, l'escrime fauteuil et les autres parasports. Ils se sont pris de passion pour Aurélie Aubert, Alexis Hanquinquant, Frédéric Villeroux, les frères Portal et tant d'autres.
A la rentrée 2024, les Jeux Paralympiques de Paris 2024 ont eu un héritage immédiat : davantage de personnes en situation de handicap ont souhaité pratiquer une activité physique et sportive.
La Fédération Française de Handisport a accueilli +11.2% de licenciés et la Fédération Française du Sport Adapté a enregistré un record avec 66 500 licenciés.
Depuis la fin des Jeux, nous avons accompagné cet élan avec Charlotte Parmentier-Lecocq en levant certains freins à la pratique sportive des personnes en situation de handicap avec :
- le remboursement intégral des fauteuils roulants sportifs annoncé par le Président de la République,
- le pass Sport réhaussé à 70€ pour toutes les personnes en situation de handicap qui ont entre 6 et 30 ans,
- l'amélioration du Handiguide des sports qui référence les structures sportives para-accueillantes.
Avec le mouvement sportif, nous avons également décidé d'un changement structurel pour que les parasports intègrent ce qu'on appelle le "milieu sportif ordinaire" : d'ici 2030, toutes les fédérations devront intégrer leurs disciplines parasportives et accueillir les personnes en situation de handicap. Pour les sports n’ayant pas d’équivalent valide, ils resteront sous le giron de leur federation actuelle, la FFH ou la FFSA.
Depuis les Jeux, nous avons aussi continué de sensibiliser les plus jeunes aux handicaps et aux parasports avec la Semaine Olympique et Paralympique, et la Journée Paralympique, organisée par le CPSF le 6 septembre prochain. Nous maintiendrons ces rendez-vous importants pour nos jeunes, notamment dans la perspective des Jeux des Alpes Françaises 2030
A nos athlètes paralympiques, je veux dire que j’entends leurs alertes: je regrette moi aussi que des partenaires n'aient pas prolongé leur soutien au-delà des Jeux et que les compétitions de parasport ne soient pas davantage retransmises. C'est un message que je porterai auprès des diffuseurs et de toutes les entreprises que je rencontrerai. Le ministère est, et restera aux côtés de nos athlètes : depuis les Jeux de Tokyo, les moyens fléchés par l'ANS dédiés à la haute-performance des athlètes paralympiques ont été multipliés par 4.
Les Jeux Paralympiques de Paris 2024 ont impulsé un élan pour la pratique sportive des personnes en situation de handicap et pour nos athlètes paralympiques, à nous de l’entretenir collectivement et surtout d’aller plus loin : dans le sport mais aussi bien au-delà !

 

Philippe Baptiste (ministre délégué auprès de la ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche)
> En clôture de l’assemblée générale de rentrée de France Université , j’ai échangé avec les présidents et présidentes de nos universités à l’aube de cette rentrée 2025-2026. Entre l’évolution de leur modèle économique et un contexte politique et international dont les rebondissements les impactent fortement, nos universités font preuve d’audace et de persévérance pour pour faire briller l’enseignement supérieur et la recherche français. J’ai tenu à rappeler à toutes et tous mon écoute et mon soutien sans faille dans cette période cruciale et délicate. Régulation de l’enseignement supérieur privé, Contrats d’Objectifs, de Moyens et de Performances (COMP), lutte contre le racisme et l’antisémitisme, réforme des bourses sur critères sociaux, autonomie des universités, libertés académiques, accueil des étudiants étrangers, attractivité des chercheurs internationaux, réforme des études de santé… les chantiers restent nombreux et le contexte budgétaire, politique et international ne modifie en rien la volonté de poursuivre les transformations dont notre secteur a besoin, avec vous et pour vous !

 

Yannick Neuder (ministre délégué auprès de la ministre du Travail, de la Santé, de la Solidarité et des Familles, chargé de la Santé et de l’Accès aux soins)
> La santé des Français ne peut pas attendre. Je poursuis mon action pour : → former plus de soignants → renforcer l'accès aux soins de chaque Français Mon engagement reste total.

> Face au mur de la dette publique qui met en danger notre pays et son avenir, ajouter du chaos au chaos le 8 septembre et ensuite, ne changera pas le quotidien des Français : leur santé, leur école, leur sécurité. Cela l’aggravera. L’époque appelle à l’esprit de responsabilité.

> Les violences faites aux femmes sont un fléau ! À Béziers, ouverture de la 108ème Maison des Femmes : un lieu sûr pour soigner, protéger et accompagner. Ne laissons jamais une femme seule face à la violence.

 

Véronique Louwagie (ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises et de l’Economie sociale et solidaire)
> À toutes celles qui veulent entreprendre, je n’ai qu’un message : Osez. Vous ne serez pas seules.
Peut-on tout avoir sans culpabilité : carrière exigeante, vie de famille épanouie, engagements associatifs ou politiques ? Comment lever les freins qui pèsent encore sur les ambitions des femmes en entreprises ?
Aux côtés de Christel Heydemann et du réseau Femmes du Mouvement des Entreprises de France, j’ai partagé mes convictions et mon parcours : j’ai exercé comme dirigeante d’entreprise pendant 30 ans, je suis élue, mère de trois enfants et grand-mère de dix petits-enfants. Tout cela est possible, mais ce n’est pas toujours simple, ni linéaire.
Les progrès sont indéniables depuis que j’ai commencé ma carrière. En 1986, j’étais la seule femme expert-comptable de l’Orne, aujourd’hui, la profession est presque paritaire. Les congés maternité et paternité ont progressé, tout comme la formation des femmes.
Mais les freins restent importants. Le désir d’entreprendre est quasi identique entre femmes (21 %) et hommes (27 %). Pourtant, les hommes demeurent très majoritaires à la tête des entreprises.
Pour réduire cet écart, nous devons agir ensemble :
- Un État qui soutient les réseaux comme Femmes du MEDEF.
- Des entreprises et partenaires sociaux qui ouvrent la voie.
- Des femmes qui osent s’engager, y compris dans le syndicalisme patronal.

> La situation politique ne doit pas faire baisser le rideau aux commerçants.
Le 10 septembre, c’est la question de la justice fiscale et sociale qui est posée, et surtout celle de mieux rémunérer le travail.
Bloquer le pays n’est pas la solution.

> Ce sont nos entreprises qui créent de la richesse. Elles ont besoin de stabilité et de visibilité. Ancienne cheffe d’entreprise, je le sais bien : je serai toujours à leurs côtés pour les accompagner et les protéger. Cela passe aussi par un engagement clair : ne pas augmenter leurs impôts.

 

Clara Chappaz (ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique)
> 7 ados sur 10 soutiennent l’interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans. Ils me l'ont dit lors des conseils municipaux des jeunes, à l'UCPA ou à la CIIVISE: ce sont eux-mêmes qui demandent plus de règles, car 40% disent ressentir du stress lié aux réseaux.
Une mesure de protection nécessaire et attendue pour les enfants. La voie européenne est ouverte, je ne lâcherai rien pour la mettre en place.

> Comme l’a rappelé le Premier ministre: maîtriser notre dette, c’est se donner les moyens d’investir dans l’avenir.
Entrepreneurs : j’ai entendu votre message : vous avez besoin de stabilité pour investir, recruter et innover. Dans la tech, tout va très vite, il n'est pas envisageable de perdre de précieuses semaines alors que les autres pays accélèrent : nous autres responsables politiques nous devons nous montrer à la hauteur de vos ambitions.

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de l’Europe)
> Pour défendre notre souveraineté : simplifions, innovons, libérons, soutenons nos entrepreneurs.

> Poutine ne veut pas la paix. Cette nuit, la Russie a ciblé Kyiv et frappé les bureaux de l’UE. 14 civils morts dont 3 enfants. C’est une attaque contre ce que représente notre Union. Il est temps d’accroître la pression sur Moscou.

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 
> L’Assemblée fonctionne. Trente textes ont été adoptés à l’unanimité. Mais évidemment, un débat apaisé n’attire pas les regards. Il faut protéger le dialogue plutôt que le bruit, que l’affrontement.

> La dette est un défi majeur. Jusqu’au 8 et après, je me battrai pour la résorber. Un budget, il en faudra un. Le dialogue, il faudra l’avoir. Le compromis, rien ne l’empêche : alors engageons-le !

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]

> À chaque fois que le Rassemblement national a pu s’opposer au travail, il l’a fait. Vous vous êtes opposés :
- aux contreparties du versement du RSA
- à la prime Macron
- aux ordonnances Travail
- à la réforme de l'assurance chômage
Parlez moins de paresse, assumez plus vos votes. Chaque position du RN, c’est une déclaration de guerre au travail.

> De toute sa vie, Marine Le Pen n’a géré que son parti et a fini condamnée à de la prison pour avoir détourné 4 millions d’euros aux Français. Pas de leçon à recevoir.

 

Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Je refuse d’être la génération qui voit la France et l’Europe devenir une colonie chinoise ou américaine. Nous avons tous les talents pour bâtir nos propres géants. Allons-y !

> Le travail doit être mis au cœur de notre nouveau modèle de société. Trop de nos compatriotes n’ont que le SMIC comme horizon. Je m’y refuse. Je souhaite leur apporter de l’espoir. Augmenter de 100 euros un salarié au SMIC en coûte 400 au chef d’entreprise, nous devons réduire drastiquement les charges sur les salaires.

> Je serais peut-être le seul à le porter avec autant de force sur cette scène : la France ne restera pas dans le jeu sans une Europe forte. Et l’Europe ne restera pas dans le jeu sans une France forte.

> Si on écoute la France insoumise, on a l’impression qu’avoir le taux de chômage le plus faible depuis 40 ans, c’est tombé du ciel. C’est le fruit de notre action résolue pour l’emploi et de nos entreprises !

> Je ne supporte plus d'entendre parler de « cadeaux » quand on parle de baisses d’impôts. La France n'est un paradis fiscal pour personne.

> Le 31 décembre, la France doit avoir un budget. C'est l'urgence. Nos chefs d'entreprise, nos entrepreneurs et nos salariés ont besoin de visibilité. Notre modèle date de 1945. La France de 2025 n'a plus rien à voir. Nous devons tout refonder.

 

David Amiel (député)
> Depuis 2022, chaque réforme proposée par les gouvernements pour faire des économies a été combattue par les oppositions. Ce déni est intenable.

 

Anne Genetet (députée)
> Avec Renaissance, nous bâtissons un projet solide pour la France, tandis que d’autres se contentent d’appeler au blocage du pays. Aux côtés de Gabriel Attal, nous construisons des propositions concrètes au plus près des réalités pour relever les multiples défis actuels.

 

● MoDem 
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> [Les partis de gauche] Ils prétendent pouvoir gouverner ensemble mais ne sont d’accord sur rien. Plus d’un an après leur arrangement électoral, il est temps de le reconnaître ! Leurs seuls points communs : le blocage et le désordre. Et l'intérêt du Pays ?

> Si vous dites qu'il n'y a pas problème sur le déficit des retraites, vous occultez la moitié du problème. Refuser la réalité, c’est se condamner à l’impuissance. Voilà pourquoi François Bayrou a voulu cette clarification : dire les choses telles qu’elles sont et avancer.

> Ce n’est pas parce qu’il y a une fatalité de la dette qu’il ne faut pas essayer de la combattre. Trop longtemps, nous avons repoussé le sujet. Aujourd’hui, le gouffre est abyssal et il est de notre devoir de tout faire pour éviter de transmettre ce fardeau à nos enfants.

> La question n’est pas de faire la chasse aux riches, à ceux qui sont en difficulté, aux immigrés et pas plus aux retraités.

> Ceux qui vous expliquent qu’il n’y a pas de problème de dette et de déficit nient singulièrement la réalité.

> Nous devons continuer le travail de pédagogie sur la situation du pays.

> Chacun doit prendre sa part, donc ceux qui ont le plus de fortune doivent plus prendre leur part que ceux qui en ont moins.

> Si on ne fait pas cette modification de trajectoire [de la dette], à la fin c’est 100 milliards de remboursement, par annuité. C’est 100 milliards qu’on ne met pas dans la police, la gendarmerie, l’éducation. Donc si on préfère engraisser ceux qui nous prêtent que servir des mesures pour le pays, c’est un choix. Mais nous on ne fait pas celui-là.

> Sur les 1000 milliards d’euros de dette accumulés sous les deux quinquennats d’Emmanuel Macron, la moitié c’est le déficit des retraites. Donc si vous dites qu’il n’y a pas de problème sur ce sujet-là, vous occultez la moitié du problème.

> C'est trop facile de dire que les efforts soient faits par tout le monde sauf par moi - ça ne peut pas marcher comme ça dans la vie politique.

> Dans son courrier, autant que je me souvienne, Marine Le Pen disait qu’il fallait réduire la contribution à l’Union Européenne. Ce qui a été fait. (…) On est passé à 4 milliards de réduction, personne ne pensait que c’était possible, donc on écoute, on regarde. Mais quand Marine Le Pen dit, dans le même courrier, qu’en fait c’est la faute des immigrés, parce qu’il faut trouver une victime expiatoire du sujet, (…) manifestement nous avons un désaccord profond.

 

► Autres 
Commission européenne
Stéphane Séjourné (Vice-président exécutif à la Prospérité et à la Stratégie industrielle)
> En frappant la délégation de l’UE à Kiev, la Russie attaque directement l’Europe. Ce n’est pas la paix que cherche Moscou, mais la guerre. Nous continuerons de soutenir l’Ukraine, n’en déplaise à Vladimir Poutine.

 

● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
Valérie Hayer (députée, présidente)
> L’avenir de l’Europe repose sur la compétitivité de nos entreprises face à la concurrence mondiale. Nous y sommes tous les deux sensibles.

> Ne détournons pas les yeux de l'horreur qui se passe en Ukraine : la Russie multiplie ses attaques contre les civils, encore cette nuit à Kiev. Un des plus importants bombardements depuis le début de l'invasion : 14 morts, dont 3 enfants. Le bâtiment de la mission de l'UE dans la capitale ukrainienne a également été soufflé. Cette guerre d’agression doit cesser. Les Européens y travaillent, en lien avec leurs alliés internationaux : le soutien doit être total à l'Ukraine pour que la Russie s'engage enfin dans une négociation de paix durable et réelle.

 

Bernard Guetta (député)
> [Opinion: «Face à Trump, une nouvelle puissance, l’Europe, a remporté sa première bataille»] Provisoirement au moins, le 18 août à Washington, Donald Trump a dû composer avec sept dirigeants européens et accepter l’idée des garanties de sécurité pour l’Ukraine.
L’événement était absolument sans précédent. Ce n’est pas pour se concerter avec les Etats-Unis et moins encore les soutenir que ces sept Européens s’y étaient rendus lundi 18 août. Ils y avaient accompagné Volodymyr Zelensky pour faire front contre Donald Trump, car trois jours après qu’il eut si chaleureusement reçu Vladimir Poutine à Anchorage, tout leur laissait craindre qu’il ne veuille faire accepter à l’Ukraine la reddition que le Kremlin exigeait d’elle.
Ils n’étaient pas là en alliés des Etats-Unis, mais de l’Ukraine, et c’était, oui, du jamais vu, car lorsque des Européens, France en tête, avaient tenté d’empêcher, en 2003, les Etats-Unis de se lancer dans leur aventure irakienne, l’Union européenne s’était fracturée.
Grande-Bretagne en tête, une moitié de l’Union s’était tenue aux côtés des Américains, mais aujourd’hui, c’est tout différent. Brexit ou pas, Londres et Paris sont en première ligne de la double bataille européenne contre les nostalgies impériales du Kremlin et contre la tentation trumpienne de s’entendre avec la Russie sur le dos de l’Ukraine et de l’Europe entière. De la Baltique à la Méditerranée, de l’Irlande au Donbass, l’Europe est unie comme elle ne l’a jamais été, pas plus sous Rome que sous Charlemagne, car au nord comme au sud, à l’est comme à l’ouest, les marches de l’Union font bloc avec elle.
Cette unité des Européens ne garantit rien, mais elle a changé la donne. Elle est l’événement car, sans elle, Américains et Européens ne plancheraient pas en ce moment sur les garanties de sécurité qui pourraient être données à Kiev et, sans elle, la Russie n’en serait pas à accuser l’Union de vouloir torpiller les perspectives de paix que Donald Trump et Vladimir Poutine auraient ouvertes à Anchorage.
Soudainement inquiète, la Russie reconnaît en l’Europe unie ce qu’elle veut désormais devenir : un acteur de la scène internationale, une puissance politique qui pourrait être un jour, avec la Chine et les Etats-Unis, l’une des trois superpuissances de ce siècle.
Oh, d’accord ! Ce n’est pas fait, c’est même loin de l’être.
L’Union n’aura pas de Défense propre avant une dizaine d’années. Elle a encore tellement besoin du parapluie américain qu’elle est condamnée à la prudence face à la guerre commerciale que lui a déclarée Donald Trump. L’unité européenne, surtout, reste à la merci d’extrêmes droites autant soutenues par le Kremlin que par la Maison Blanche. Il suffirait que l’une d’entre elles arrive au pouvoir, à Londres ou à Paris, pour que soit compromise cette affirmation politique de l’Europe.
Le scepticisme n’a rien d’infondé, mais avant de continuer à mécaniquement moquer «l’impuissance européenne», peut-être faudrait-il ouvrir un peu les yeux.
Avec ses marches, l’Union constitue un marché de près de 600 millions de personnes dont ni les Etats-Unis ni la Chine ne pourraient se passer sans dommage. Hongrie comprise, l’Union entend aujourd’hui se doter d’une Défense commune que commencent à financer l’augmentation des dépenses militaires de ses Etats et les facilités qu’elle s’octroie en contournant ses traités. L’idée enfin que la force nucléaire française puisse remplacer le parapluie américain pour tout ou partie de l’Europe fait son chemin, à Berlin comme à Varsovie.
Tout reste évidemment, insupportablement, trop lent et trop timide. L’Union continue d’importer beaucoup trop de ses armes des Etats-Unis, car plusieurs de ses capitales craignent d’accélérer l’éloignement américain en achetant européen. Entre sa volonté d’autonomie et une peur de se priver de la protection des Etats-Unis alors qu’elle n’a pas encore de Défense propre, l’Europe est dans un entre-deux, mais elle a compris, dès le premier mandat de Donald Trump, qu’elle devrait désormais compter sur ses propres forces et, face à l’agression russe, elle a immédiatement fait front avec l’Ukraine dont elle est aujourd’hui le principal soutien.
Alors que rien ne l’y avait préparée, l’Union relève un défi après l’autre et, en mars dernier, contre Donald Trump qui venait de chasser Volodymyr Zelensky du Bureau ovale, elle a organisé une «Coalition des volontaires», un groupe de pays refusant que Vladimir Poutine puisse l’emporter avec l’assentiment des Etats-Unis.
Sur proposition française, l’Union avait auparavant créé la Communauté politique européenne afin de regrouper tous ceux des pays d’Europe qui désirent la rejoindre ou agir avec elle. Cette Communauté préfigure depuis 2022 une nouvelle forme d’unité européenne fondée sur des degrés d’intégration différents. C’est cette initiative qui avait accéléré le rapprochement entre la Grande-Bretagne et l’Union sur les questions de sécurité, et c’est grâce à ce rapprochement que Paris et Londres ont pu si vite organiser la Coalition des volontaires et y agréger des pays qui la soutiennent sans l’avoir formellement rejointe.
De l’Australie au Canada, de la Norvège au Japon, l’Union est maintenant au cœur d’un réseau de pays démocratiques qui s’inquiètent de l’évolution des Etats-Unis. C’est fort de cette convergence que les présidents finlandais et français, le secrétaire général de l’Otan, le chancelier allemand et le Premier ministre britannique, la présidente de la Commission européenne et celle du Conseil des ministres italiens s’exprimaient le 18 août. C’est parce que ces sept Européens parlaient au nom d’un continent dont le poids s’accroît au rythme où les Etats-Unis se replient et glissent vers l’autoritarisme que Donald Trump n’a pu ni refuser de les recevoir ni les appeler à s’incliner devant le président russe.
Provisoirement au moins, Donald Trump a dû composer avec eux et accepter l’idée des garanties de sécurité. Ce lundi-là, une nouvelle puissance, l’Europe, a remporté sa première bataille et il serait temps, vraiment temps, de voir et d’encourager son affirmation car, sans elle, l’avenir n’est pas rose.

 

● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> Notre école est parmi, encore aujourd'hui, les meilleurs modèles européens parce qu'elle est accessible à tous, parce qu'elle permet encore de la mobilité sociale, parce qu'elle assure une certaine gratuité. Mais on voit bien qu'il y a des décrochages, notamment dans certaines matières, des mathématiques, qu'on ne sait pas complètement expliquer. Parce que pourquoi la France a un problème spécifique en mathématiques ? C'est un des sujets sur lesquels on travaille. C'est peut-être une question de formation des enseignants, c'est peut-être une question de mode d'enseignement. Donc, on est en train de creuser ces sujets d'ici au mois de janvier prochain.

> Il ne s'agit pas de stigmatiser les profs en particulier parce qu'ils font un travail formidable dans des conditions difficiles. Ils sont moins bien payés que dans la moyenne des pays de l'OCDE ou des pays européens, même s'il y a eu des revalorisations importantes.

> Il y a une spécificité française, c'est vrai, par rapport à tous les grands pays européens, c'est que nos profs ne sont pas formés comme dans les autres pays européens, c'est-à-dire que la formation est moins spécifique. Et avant de rentrer dans le métier d'enseignant, il y a moins d'exposition concrète aux élèves, à savoir qu'on fait moins de formation sur le terrain, en classe.

> C'est le risque qu'on rentre dans une sorte de cercle vicieux, c'est-à-dire que comme on a des besoins de profs, que tous ces besoins ne sont pas couverts, parce qu'il y a une certaine crise des vocations, on recrute de manière plus rapide avec moins de formation. Le grand chantier de la formation qui a été lancé d'ailleurs au mois de mars par Elisabeth Borne à mon avis est une priorité parce que c'est là qu'il y a une faiblesse française très grande au détriment des profs et à la fin au détriment des élèves dans le système éducatif français.

> [Payer mieux les professeurs] C'est certainement une des réponses. Il y a eu un effort de revalorisation important depuis deux ans maintenant, pour les débuts de carrière notamment. Et il y a eu une enquête, ce qui est très intéressant, qu'on fait aussi, où il y a eu près de 1000 profs qui ont été interrogés. Et les enseignants reconnaissent cette revalorisation, disent aussi qu'ils sont mal payés par rapport à leur niveau d'investissement et de formation. Et c'est souvent une revendication qui revient. Ils souhaiteraient être payés, non pas comme des cadres du secteur privé, par exemple, mais comme des formations, des niveaux de formation équivalents dans le secteur public. (…)
Ce que montre aussi l'enquête, c'est qu'il n'y a pas que la question des rémunérations. De toute façon, ça ne résoudrait pas tout le problème. Il y a aussi la question du soutien que l'institution apporte à ses enseignants, du rapport aux parents et beaucoup d'autres questions qu'on met en avant. Mais sans doute cet effort financier est nécessaire. Il y a un sujet qui va se poser, qui est une grande question pour le pays, c'est la question de la démographie. On va avoir moins d'élèves dans les classes, donc peut-être à taux d'encadrement égal un peu moins besoin d'enseignants. Peut-être que c'est l'occasion d'avoir une forme de pacte un peu nouveau où il n'y a plus de rémunération et parfois, dans certains cas où il y a moins d'élèves, un peu moins de profs.

> Avant de prendre des options aussi graves à la légère, il y a 15 jours où le Premier ministre va, j'imagine, rappeler la gravité de la situation. Il a eu raison de dire qu'on est dans une situation financière, budgétaire, difficile et de demander qu'il y ait un soutien parlementaire dans une circonstance difficile.  Il ne faut pas se mentir ou mentir aux citoyens, aux électeurs. Il y aura un budget qui sera difficile. Je ne sais pas quelle sera l'option que choisir le président.

 

 


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