Un des jeux favoris politico-médiatiques alimentés par ces fameux «experts» est, non seulement, de scruter les relations franco-allemandes mais d’affirmer qu’il y a de l’eau dans le gaz entre Paris et Berlin.
Alors que vient de se terminer le 25e Conseil des ministres franco-allemand, le président français, Emmanuel Macron, parle de «l’ouverture d’une dynamique nouvelle» et que «quand la France et l’Allemagne décident d’avancer ensemble, c’est l’Europe tout entière qui change de rythme».
De son côté, le chancelier allemande, Freidrich Merz, déclare
que:
«l’Allemagne et la France jouent un rôle central au sein de l’Union européenne.
Les autres États membres peuvent compter sur notre volonté d’agir ensemble.
C’est ainsi que nous sommes forts, c’est ainsi que l’Europe pèse dans le monde.»
Alors croyons-les surtout que le contexte mondial le demande instamment.
Lors de cette réunion à Toulon, les deux pays ont adopté «huit documents stratégiques et lancer plus de vingt projets phares».
Et Emmanuel Macron de préciser que:
«Ce Conseil des ministres franco-allemand n’est pas un rendez-vous
ordinaire : il marque l’aboutissement de mois de travail commun et
l’ouverture d’une dynamique nouvelle. Industrie, décarbonation, technologie,
espace, quantique, intelligence artificielle, finance ou encore défense: dans
tous ces domaines, nous allons donner naissance à des projets concrets,
porteurs d’avenir, avec des rendez-vous dès le mois prochain pour avancer sans
relâche. Pourquoi est-ce décisif ? Parce que c’est bon pour nos deux pays, pour
nos économies, pour nos entreprises, pour nos chercheurs, pour nos citoyens. Et
surtout, parce qu’ensemble, la France et l’Allemagne veulent impulser une
dynamique nouvelle pour l’Europe : plus compétitive, plus productive et
plus souveraine. Depuis le printemps dernier, nos ministres et nos équipes ont
travaillé sans relâche. Ils ont rapproché les positions et permis cette
convergence que nous constatons aujourd’hui.»
Et de poursuivre:
«Ce n’est pas seulement notre amitié qui s’affirme à Toulon. C’est un cap
européen qui s’ouvre. Voilà pourquoi ce Conseil des ministres franco-allemand
est un tournant. Celui que la France et l’Allemagne ont choisi d’écrire
ensemble, pour leurs peuples et pour l’Europe.»
Si tout cela se concrétise, le couple franco-allemand peut, non seulement, demeurer le moteur de l’Europe mais ouvrir une nouvelle étape de la construction européenne avec cette volonté de faire de l’Union européenne enfin une puissance, ce qui lui manque cruellement alors qu’elle est sous les menaces venues de Russie, de Chine mais aussi, dorénavant, des Etats-Unis.
Ce serait une bonne nouvelle.
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