Voici une sélection, ce 15 août 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> La question de la fin de vie touche chacun d’entre nous. Elle interroge
nos principes fondamentaux : la liberté individuelle, la protection des plus
vulnérables et le respect de la dignité humaine. Il y’a quelques mois, le
Parlement a adopté la proposition de loi qui va renforcer considérablement les
soins palliatifs. Il a ensuite adopté la proposition de loi relative à la fin
de vie. A l’Assemblée nationale, le débat s’est tenu jusqu’à son terme, à la
différence du Sénat qui a adopté une motion de rejet préalable.
Certaines questions soulevées par celles et ceux qui s’interrogent sur les
conséquences concrètes, profondes, humaines d'une telle évolution de notre
droit n'ont pas toutes reçues une réponse. Face à ces interrogations légitimes,
j’ai choisi de saisir le Conseil Constitutionnel afin qu’il évalue la
conformité du texte aux principes constitutionnels, en particulier le respect
de la dignité humaine et des libertés fondamentales.
Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision. Je me réjouis que son analyse
permette de lever trois incertitudes:
- dans le cas des majeurs protégés, l'avis de la personne chargée de la
protection devra être pris en compte ;
- aucun établissement ne sera contraint de pratiquer l'aide à mourir si c'est
contraire à son projet et si elle peut être mise en oeuvre dans un autre
établissement local ;
- une clause de conscience est reconnue aux pharmaciens.
Cette décision permet, je le crois, de garantir un indispensable
équilibre.
Les deux textes, celui sur les soins palliatifs et celui sur la fin de vie sont
désormais lois de la République. La phase qui s’ouvre sera désormais
déterminante. Les textes d’application qui en découleront devront refléter
pleinement l'intention des représentants de la nation et l'équilibre issu de la
décision du juge constitutionnel. Je veillerai à ce que ce travail soit conduit
avec la même exigence de rigueur et de respect des droits de chacun.
> Bilan d’un an d’action: Une Nation souveraine est
d’abord une Nation capable de produire ce dont elle a besoin pour se nourrir.
Le Conseil constitutionnel a rendu son avis et vient de valider la loi
d’urgence agricole voulue par le gouvernement, elle va pouvoir entrer en
vigueur sans attendre. En réponse à la crise profonde que traverse
l’agriculture française, cette loi apporte des solutions concrètes à nos
agricultrices et à nos agriculteurs:
- Sortir du «deux poids, deux mesures» face à la concurrence déloyale, en
renforçant les contrôles pour garantir une règle simple: ce qui est interdit en
Europe ne doit pas se retrouver dans les produits importés ;
- Assumer une préférence renforcée en faveur des produits français et européens
dans la restauration collective, avec une exigence d’exemplarité de l’Etat ;
- Simplifier les normes qui pèsent sur nos agriculteurs et faciliter les
projets utiles en matière de stockage d’eau ;
- Construire des projets d’avenir, au plus près du terrain, pour répondre aux
défis de l’agriculture de demain.
Pour renforcer notre souveraineté agricole et alimentaire, il faut faire
confiance à nos agricultrices et nos agriculteurs.
> Bilan d’un an d’action: Nos communes tiennent
grâce à l’engagement d’un demi-million d’élus. Notre responsabilité est de les
soutenir en leur donnant les moyens d’agir. À l’initiative du Gouvernement, le
Parlement a adopté cette année la loi créant un véritable statut de l’élu
local.
Elle prévoit notamment :
- une meilleure reconnaissance et valorisation du travail des élus en termes
d’indemnisation et de formation ;
- un meilleur accompagnement des élus en situation de handicap, ou concernés
par des problématiques de frais de garde (enfants ou assistance) ;
- une protection fonctionnelle systématique pour les élus victimes de
violences, de menaces ou d’outrages, car il en va de nos valeurs républicaines
les plus essentielles.
Car l’engagement local ne faiblit pas. Le nombre très élevé de candidatures aux
élections municipales, partout en France et jusque dans nos communes rurales,
en est la preuve. À nous de donner à tous ceux qui veulent s’engager les moyens
de le faire et de protéger celles et ceux qui font vivre nos communes au
quotidien.
> Le Conseil constitutionnel vient de confirmer la loi RIPOST. Cette loi comble des angles morts de notre arsenal législatif : lutte contre le détournement des mortiers d’artifice en armes, contre les rodéos motorisés, contre l’usage détourné du protoxyde d’azote à l’origine de drames trop nombreux. Elle donne aussi des moyens accrus à nos forces de l’ordre, nos enquêteurs et nos services de renseignement face à la criminalité organisée. Une loi de terrain, pensée avec ceux qui nous protègent chaque jour. Des mesures immédiates et lisibles, pour des résultats rapidement perceptibles.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> Le Conseil constitutionnel valide aujourd’hui la quasi-totalité des
mesures de la loi RIPOST. Je me félicite de cette décision et renouvelle mes
remerciements aux très nombreux parlementaires qui se sont mobilisés pour
enrichir et faire aboutir ce texte.
Dès la rentrée prochaine, cette loi permettra d’améliorer la sécurité de nos
concitoyens, en particulier :
- en apportant une réponse aux troubles à l’ordre public qui pourrissent leur
quotidien, qu’il s’agisse de l’utilisation détournée des mortiers d’artifice,
de la participation à des rassemblements musicaux illégaux ou à des rodéos
urbains, de la consommation de produits stupéfiants ou de protoxyde d’azote,
véritables fléaux pour notre jeunesse ;
- en dotant nos forces de sécurité intérieure de nouveaux moyens, avec des prérogatives
renforcées pour lutter contre les trafics d’armes et de stupéfiants dans les
territoires frontaliers, un recours accru aux nouveaux moyens technologiques
(lecture automatisée de plaque d’immatriculation, usage des drones, recours à
la vidéo algorithmique), et des outils supplémentaires pour les investigations
(garde à vue allongée pour les délinquants financiers et inscription des AFD au
bulletin numéro 2 du casier judiciaire).
C’est une avancée majeure.
Mon objectif est clair, avec le président de la République et le premier
ministre: plus de sécurité et plus d’efficacité.
> J’ai réuni à Beauvau cet après-midi les
directeurs généraux de la gendarmerie et de la police nationales ainsi que le
préfet de police pour un point d’étape sur la note que m’a adressée le garde
des Sceaux. Ont été examinées, sans esprit de polémique, les réponses
argumentées qui seront apportées aux observations formulées par chaque parquet
général sur le traitement par les forces de sécurité intérieure des plaintes
pour violences sexuelles commises à l’encontre des mineurs.
Ce travail permettra de rétablir certaines vérités et viendra poursuivre les
efforts engagés depuis 2017:
- avec la création en 2027, comme en 2026, de 700 emplois pour la filière
judiciaire si sollicitée. Une grande partie de ces enquêteurs renforcera les
unités en charge du traitement des violences faites aux mineurs permettant de
conforter les mesures mises en œuvre depuis 2017 avec la création de l’OFMIN
dont les antennes seront augmentées ou encore la création des 100 maisons de
protection des familles en gendarmerie;
- augmentation continue des formations à l’audition des mineurs victimes en
plus des 22000 policiers et gendarmes déjà formés;
- création de nouvelles salles Mélanie pour une prise en charge et un recueil
de la parole adaptés qui viendront s’ajouter aux 378 salles existantes.
Je tiens à rappeler mon soutien total aux agents chargés de mission de police
judiciaire et à leur hiérarchie qui doivent faire face à un volume d’affaires
qui a explosé dans tous les domaines, alors que la procédure pénale n’a cessé
de se complexifier. Je n’ignore rien, pour avoir été leur chef, des difficultés
de leurs missions et de l’engagement irréprochable qui est le leur, que rien ne
saurait et ne doit injustement remettre en cause. Attaché à la qualité des
relations de travail avec les procureurs de la République et leurs greffes,
confrontés aux mêmes difficultés et faisant preuve du même engagement, je
veillerai personnellement, en lien étroit avec le garde des Sceaux, à ce que la
confiance entre les forces de sécurité et la justice demeure.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> L’été 2026 marque une mobilisation inédite de nos forces armées dans la
lutte contre les feux de forêt. Sébastien Lecornu a confié une mission à plusieurs
parlementaires concernant le projet de loi de modernisation de la sécurité
civile. Dans ce cadre, j’ai souhaité confier un mandat complémentaire afin
d’évaluer la contribution des armées à la résilience et à la lutte contre les
feux de forêt et de formuler des propositions opérationnelles. Je le remercie
de mener ces travaux pour rendre l’action de nos armées encore plus efficace,
et mieux articulée avec l’ensemble des acteurs de la sécurité civile dans le
cadre du protocole Héphaïstos.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> La protection de nos enfants face aux réseaux sociaux et aux plateformes
numériques est un impératif de santé publique. Anxiété, troubles du sommeil,
addiction, exposition à des contenus dangereux : nous connaissons désormais les
conséquences que peut avoir une utilisation excessive des écrans et des réseaux
sociaux sur la santé et le développement des plus jeunes. Ces risques sont
notamment documentés dans le rapport co-présidé par le Pr Prabenyamina et
Servane Mouton et remis par la commission enfants et écrans installée par le
Président de la République.
Le Conseil constitutionnel a censuré les modalités prévues par le texte, mais
il a reconnu la légitimité de restreindre l’accès des mineurs aux réseaux
sociaux et aux plateformes numériques pour assurer leur protection. Nous allons
donc poursuivre le travail avec les parlementaires pour trouver une rédaction
conforme à notre Constitution et au droit européen. Nous pouvons instaurer une
majorité numérique. Nous devons le faire. Parce que lorsqu’il s’agit de la
santé et de la protection de nos enfants, nous ne pouvons pas attendre.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> La DGFIP, garante des informations fiscales des Français, a récemment été
l'objet d'une cyberattaque particulièrement sophistiquée. Malgré la
mobilisation continue des agents de la DGFiP et de l'ANSSI, des données
fiscales de nombreux Français ont été volées.
Au-delà des excuses que nous devons aux victimes, ce sont des actions qu'elles
attendent. J'ai demandé à la DGFiP de communiquer à chaque contribuable
concerné de manière individuelle le détail des données volées ainsi que les
conseils de vigilance appropriés. La DGFiP continuera d'informer en temps réel
et de manière transparente de l'état des investigations, comme je lui ai
demandé de le faire dès que le vol de données a été identifié cette semaine.
Une enquête supervisée par l'Office anti-cybercriminalité traquera les
coupables. Enfin, un audit sera conduit avec l'appui de l'ANSSI pour tirer
toutes les leçons de cette attaque et sera transmis aux parlementaires des
commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat.
Mais ce qui doit nous alarmer va au-delà : les cyberattaques se multiplient, la
DGFiP, comme de nombreux services publics, en repousse tous les jours - 6 972
par la seule DGFiP en 2025. La menace cyber, alors que des acteurs hostiles
sont nombreux et que l'IA décuple les moyens des attaquants, ira croissante. Ce
doit donc aussi être le cas de nos protections.
Sur ce point, nous devons la vérité : l'État a accumulé certaines « dettes
techniques » pendant des décennies, et nos doctrines doivent être mises à jour
de manière beaucoup plus rapide. C'est le sens du plan de cybersécurité annoncé
par le Premier ministre le 30 avril.
C'est aussi la raison pour laquelle, dès ma prise de poste en février, j'ai
engagé le travail pour accélérer la modernisation de la cybersécurité de la
DGFiP.
Généralisation accélérée de la double authentification pour tous les agents.
Déploiement de systèmes d'alerte précoce pour mieux détecter toute fuite après
intrusion.
Revue complète de l'ensemble des accès aux données qu'ils soient directs ou via
nos partenaires.
Voici quelques exemples des urgences absolues pour lesquelles j'ai demandé une
mobilisation totale.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Jamais la France n’acceptera de composer avec l’antisémitisme et la haine.
Les menaces antisémites proférées à l’encontre de touristes résidant en France
sont intolérables et nous les condamnons avec la plus grande fermeté.
> Actes antisémites dans une buvette dans une station en Isère : l’auteure des faits est convoquée dès ce jour par la gendarmerie et nous procédons immédiatement à un signalement au procureur de la République.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Prévenir la délinquance, c’est d’abord créer du lien avec les jeunes Le
Ministère de l’Intérieur agit sur deux jambes : la répression lorsque c’est
nécessaire, mais avant tout la prévention. Or prévenir, c’est agir avant le
décrochage, avant le passage à l’acte. Être sur le terrain, c’est aussi
entendre directement les jeunes, leurs questions, leurs doutes, leurs attentes.
C’est à partir de leurs réalités que nous construirons des politiques publiques
utiles et concrètes pour tous, dans tous les territoires. À Dreux, j’ai
rencontré les jeunes, les policiers, les élus locaux et les acteurs associatifs
engagés dans deux dispositifs essentiels pour prévenir la délinquance et
renforcer le lien police-population : le Centre de loisirs jeunes de la Police
nationale et RAID Aventure. Leur objectif est simple : créer du lien,
construire la confiance, rapprocher les jeunes et les forces de sécurité, et
éviter que certaines trajectoires ne basculent. Sur le terrain, les forces de
sécurité, les associations, les collectivités et les services de l’État mènent
ce travail de longue haleine. Ils écoutent, accompagnent, transmettent des
repères, rappellent les règles et ouvrent le champ des possibles. Merci à
toutes celles et tous ceux qui font vivre chaque jour cette ambition et
travaillent à renforcer la confiance avec nos jeunesses !
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> Protéger la qualité de l'eau est une exigence sanitaire et
environnementale majeure. La loi d’urgence pour la protection et la
souveraineté agricole, validée par le Conseil Constitutionnel, introduit, dans
les aires d'alimentation des captages prioritaires, des programmes d’actions
prévenant ce qui nuit à la qualité des eaux. C’est un progrès décisif pour la
santé environnementale.
Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la
ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Les vacances accessibles pour toutes et tous sont un sujet important au
coeur l'été.
La semaine prochaine, j’irai à la rencontre des acteurs qui, partout en France,
agissent et construisent des solutions afin que les personnes en situation de
handicap, leurs familles et leurs proches vivent pleinement leur été, synonyme
de détente et d’évasion.
En ville ou en pleine nature, à la plage ou à la montagne, grâce aux loisirs,
au sport, à la culture ou simplement en prenant le temps d’être ensemble.
Ces acteurs ont pensé la pleine accessibilité de leur offre : associations de
vacances adaptées organisées, organismes gestionnaires qui déploient des
solutions de répit, professionnels accompagnants et encadrants diplômés, élus
de terrain, ainsi que tous les acteurs de la culture, du sport et des loisirs.
● Autres ministres
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)
> Le ministère de la Justice s’est engagé aux côtés des maires qui
s’opposent au détournement du mariage, en demandant aux procureurs, par une
circulaire, de soutenir les oppositions des maires en cas d’union suspecte ou
frauduleuse.
Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de
l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> Je voudrais dire à tous les agriculteurs ma compassion pour ce qu'ils
vivent, ma solidarité. Et je sais bien qu'à travers moi, ce sont tous les
Français qui le disent. D'ailleurs, ils sont courageux, ils sont solidaires.
Vous avez vu ce qu'ils ont fait au moment des incendies. Ils ont fait partie de
ceux qui nous ont protégés. Aujourd'hui, c'est à nous de les protéger. Ce
qu'ils vivent, ce n'est pas une sécheresse de plus. C'est un épisode inédit aux
conséquences très lourdes pour l'agriculture. En particulier pour le
maraîchage, pour certaines céréales comme le maïs. Évidemment, pour l'élevage :
moins de fourrage, moins de production de lait. (…)
Alors, avec le Premier ministre, notre priorité immédiate, c'est d'épauler les
agriculteurs dans cette épreuve. Pour protéger leurs revenus, leurs
exploitations, leurs capacités de production. C'est cette réalité qui nous
guide dans chaque décision que l'on prend. Alors, pour ce qui est de
l'évaluation, c'est un point effectivement très important. J'ai demandé à
chaque préfet d'installer, cet été, un comité sécheresse. Et je vais les réunir
dans quelques jours pour qu'ils me fassent un état des lieux précis qui nous
permettra de calibrer le plan d'aide massif que j'ai annoncé.
> S'agissant du plan massif d'aide que le Premier
ministre et moi avons souhaité mettre en place, il y a tout d'abord des aides
d'urgence d'appui aux trésoreries, parce qu'il y a des agriculteurs qui n'ont
pas produit, qui ont vu leur production complètement éteinte par la sécheresse
et par la canicule, ce qui montre au passage l'importance de la question de
l'eau, mais peut-être qu'on y reviendra au cours de l'interview. Des aides à la
trésorerie pour les agriculteurs qui sont les plus en difficulté, ceux qui
n'ont pas pu produire. (…)
Il y aura un chiffrage, bien évidemment. Dans les prochains jours, pour cette
aide d'urgence à la trésorerie et aussi à la relance de la production, parce
qu'il y a deux choses dans la crise que vivent les agriculteurs. Il y a à la
fois l'indemnisation pour ce qu'ils ont perdu et aussi l'aide à retrouver des
capacités à produire à nouveau l'an prochain. Donc ça, c'est le premier volet
des aides à la trésorerie qui seront à la main des préfets. Ce sont les préfets
qui vont disposer de ces sommes d'argent qu'ils vont pouvoir attribuer en
fonction des besoins les plus urgents.
> A l'heure actuelle, on n'observe pas encore d'augmentation de prix généralisée. Il n'empêche, c'est toute la filière, jusqu'à la distribution, qui doit être mobilisée. Je sais qu'elle l'est, mais il faut en faire encore davantage compte tenu de l'impact de la sécheresse. Ce que nous vivons, c'est une obligation de solidarité généralisée. Ce n'est pas seulement la crise des agriculteurs, c'est notre crise à tous. Il faut accepter des calibres de fruits différents, il faut accepter quand un agriculteur demande une revalorisation de ses prix. Il faut accepter de privilégier l'origine France chaque fois que c'est possible, c'est dans l'intérêt de tous. Donc là, je pense que la grande distribution jouera le jeu de la solidarité parce qu'il y a également un intérêt pour son approvisionnement.
> Chacun a bien compris à quel point ce que nous vivons est hors norme. Et la grande distribution peut... Alors évidemment, il y a la question du prix des aliments, mais il y a aussi la question de la promotion, la promotion des productions françaises, l'acceptation de calibrages un peu différents. Vous savez que ce sont des cahiers des charges exigeants.
> Je pense qu'on vit cette année une situation tout à fait exceptionnelle, mais qui peut se répéter. On a commencé à travailler à la transition, évidemment. Le fonds hydraulique que j'ai mis en œuvre, la rénovation des vergers, le plan des serres, tout ça est mis en route déjà depuis plusieurs années. Mais cette agricultrice a raison. Il faut passer d'une logique de réaction à une véritable réflexion sur notre modèle agricole. Et voir aujourd'hui son métier dans un climat à plus deux degrés. Et ma boussole à moi, c'est de préparer l'agriculture des dix prochaines années. Parce qu'une France qui ne s'adapte pas au climat est une France qui dépendra des autres pour se nourrir.
> Ce n'est pas l'eau des agriculteurs, c'est l'eau de l'alimentation que nous mangeons. Quand vous mangez une tomate, c'est 90% d'eau. C'est de l'eau alimentaire, c'est de l'eau qui permet de manger ce qu'on produit en France. Si on ne veut pas permettre aux agriculteurs d'avoir accès à de l'eau quand elle manque, tout simplement, nous nous privons de produire de l'alimentation pour les Français. Et ça, je ne peux pas m'y résoudre. Donc, la loi d'urgence, effectivement, elle apportera des réponses en matière de gestion de l'eau parce que c'est indispensable. Cette agricultrice qui crie sa détresse, elle vous dit qu'il y a la question de la canicule, la question de la température, mais il y a aussi la question de l'accès à l'eau. Sans eau, on ne peut pas produire.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision sur la loi visant à
interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Il reconnaît que la
restriction d’accès des mineurs aux réseaux sociaux poursuit l’objectif de
protection de l’intérêt supérieur de l’enfant. Sa décision implique en revanche
d'en repenser les modalités. Nous le savons : les réseaux sociaux ont des
conséquences graves sur la santé et le bien-être de nos jeunes. Protéger les
plus vulnérables de leur emprise est une urgence de santé publique. Le
Gouvernement poursuivra le travail pour rendre cette protection effective, dans
le respect de notre Constitution et du droit européen. Protéger nos enfants,
c’est les protéger de ce qui les met en danger. Nous trouverons le chemin pour
y parvenir.
Françoise Gatel (ministre de l’Aménagement du
territoire et de la Décentralisation)
> Plus de 500.000 élus locaux, dont beaucoup ne touchent pas d'indemnités,
sont engagés dans nos 34 875 communes au service de leurs concitoyens. Ils sont
le socle de la République.
Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement
supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> La France entre dans le Top 10 mondial du classement de Shanghai. Avec 27
établissements classés cette année, notre pays gagne une place et se hisse au
10e rang mondial. Paris-Saclay conserve sa 13e place mondiale, sa place de 3e
université européenne et de 1re d’Europe continentale. Quatre universités
françaises figurent dans le Top 100. Je salue également l’Université de
Bretagne Occidentale, qui fait son entrée pour la première fois dans le
classement, et le retour de l’Université d’Angers. Ces résultats récompensent
avant tout l’excellence et l’engagement de toute notre communauté scientifique.
Ils témoignent aussi des effets d’une politique universitaire menée dans la
durée. Un classement ne dit évidemment pas tout de la qualité de notre
enseignement supérieur et de notre recherche. Mais dans une compétition
scientifique internationale toujours plus forte, cette reconnaissance compte.
Félicitations aux 27 établissements français classés cette année et à toute
notre communauté scientifique !
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> La France a mené ce combat pour la protection de nos enfants, suivie
aujourd’hui par une trentaine d’Etats. Nous ne lâcherons rien. Le travail va
continuer pour aboutir à un texte tenant compte de la décision du conseil
constitutionnel et du cadre européen.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Je suis mère et je sais à quel point protéger nos enfants des dangers des
réseaux sociaux est devenu vital. Cyberharcèlement, contenus violents,
mécanismes addictifs : nous en connaissons les risques et nous ne pouvons pas
nous résoudre à laisser les plus jeunes y être exposés sans protection. Le
Conseil constitutionnel s’est prononcé. Prenons acte de sa décision et trouvons
désormais, ensemble, le chemin juridique qui nous permettra d’avancer et de
mieux protéger nos enfants. C’est une responsabilité collective. Gouvernement
et Parlement, nous devons y parvenir au plus vite.
> Le Conseil constitutionnel valide la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. C’est une décision importante, qui confirme le choix fait par le Parlement de créer ce nouveau droit pour les français, assorti de garanties juridiques strictes et protectrices. Une dernière étape est franchie avant l’entrée en vigueur de cette avancée majeure.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision sur la loi interdisant les
réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Nous en prenons acte, et respectons cette
décision qui s’impose à tous. Notre devoir est cependant clair : tout faire,
continuer à nous battre pour protéger notre jeunesse face à ce qui s’annonce
comme l’épidémie du siècle : l’addiction des plus jeunes aux réseaux sociaux.
C’est un poison mortel pour nos enfants. L’urgence est là. Avec nos députés,
nous poursuivons le travail pour atteindre notre seul objectif : protéger nos
enfants et notre jeunesse.
> Infirmiers, policiers, saisonniers, entrepreneurs. Aux côtés des Français qui travaillent. Cet été comme le reste de l’année. Cet été pour que les Français puissent sereinement prendre des vacances. Je veux me battre pour eux, pour tous ceux qui travaillent, pour tous ceux qui se lèvent tôt. Je veux que les salaires payent. Il faut aller « droit au brut » !
> Nous savions que Jean-Luc Mélenchon voulait bordéliser la France. Nous apprenons désormais que son projet est de la mener à la banqueroute totale. Refuser d’honorer nos créanciers est un délire pur et simple. Ce genre de proposition ne fait que renforcer ma détermination à me battre pour que lui et sa meute n’accèdent jamais au pouvoir.
Elisabeth Borne (députée)
> Le Conseil constitutionnel a validé la loi relative à l’aide à mourir.
Cette décision marque l’aboutissement d’un long travail démocratique et
parlementaire, mené avec écoute, respect et exigence. Je salue cette validation
définitive d’un texte qui garantit à chacun la liberté de choisir, dans un
cadre strict et protecteur.
Marc Ferracci (député)
> Le Conseil constitutionnel a tranché : la loi sur l’aide à mourir est
conforme à notre Constitution. C’est l’aboutissement d’un long combat
démocratique et parlementaire, mené avec sérieux, respect et humanité.
Désormais, chacun pourra choisir sa fin de vie, dans un cadre strict et
protecteur. Librement. Dignement. Une avancée majeure pour notre société.
Violette Spillebout (députée)
> Cette décision du Conseil Constitutionnel me choque. Elle est totalement
décalée des dangers de notre époque. En cet instant, j’ai une pensée
particulière pour toutes les familles auditionnées à l’Assemblée pendant les
travaux sur cette loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
Ces parents qui sont venus, avec un courage immense, raconter leur douleur.
Ceux qui ont perdu un enfant à cause des réseaux sociaux. À l’heure où les
algorithmes évoluent chaque jour pour capter, retenir, rendre addict nos
enfants, où la vitesse des réseaux sociaux n’a jamais été aussi grande, c’est
notre droit, c’est notre Constitution, qui doit évoluer pour les protéger. On
ne peut pas laisser le rythme des plateformes dicter celui de la protection de
l’enfance. Nous continuons le combat.
● Parti radical
> Fin de vie: le Parti radical se félicite de la validation par le Conseil
constitutionnel de la loi qui crée un droit à l'aide à mourir. Une décision
équilibrée qui permet la mise en œuvre de cette liberté nouvelle, protectrice
et strictement encadrée.
► Autres
● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Je prends acte de la décision du Conseil constitutionnel sur
l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, mais je ne me résigne
pas. Le combat pour protéger nos enfants continue !
