samedi 15 août 2026

La Quotidienne centriste du 15 août 2026. Cinq ans que la terreur est revenue en Afghanistan


L’Afghanistan est un cas d’école à étudier pour tous ceux qui défendent la démocratie républicaine.

Celle-ci a échoué, il y a cinq ans, lors du retour des talibans au pouvoir après une campagne militaire qui n’avait rien à envier à la blitzkrieg d’Hitler.

Ce qui a été surprenant, a été l’absence de défense du gouvernement mais aussi de la population face à cette offensive comme si les Afghans n’en avaient rien à faire d’être dans un régime de liberté et défendant des valeurs humanistes.

Sauf que le retour des talibans suscita la fuite de la population, des mouvements de panique et de désespoir ce qui signifiait clairement que le retour des talibans n’était pas souhaité, plus, était redouté.

Bien sûr, l’armée afghane, pourtant équipée par les Américains et entrainée par les Occidentaux, n’a pas été à la hauteur, minée par la corruption et par l’incompétence de ses chefs, mais cela ne peut expliquer l’effondrement aussi rapide d’un régime qui, au-delà de ses tares, assurait aux hommes mais surtout aux femmes et aux enfants, une liberté et une sécurité qu’ils ont perdu avec le régime totalitaire des fous de dieu dont l’idéologie n’a rien à envier à celle des mollahs en Iran, voire avec les organisations terroristes comme Al Qeida ou Daesh.

Certains diront que les Afghans n’étaient pas prêts pour la démocratie comme si un peuple ne voulait pas de la liberté.

En tout cas, leur apathie est la principale cause de la disparition de la démocratie et non le départ des Américains et des Occidentaux.

Car on peut supposer sans beaucoup de tromper que ce départ ait eu lieu il y a cinq ans, aujourd’hui ou dans cinq ans, tout aurait été pareil.

Les Afghans ont ainsi oublié une chose au même titre que les populations occidentales: la liberté et donc la démocratie, ça se défend, non pas de temps en temps mais sans cesse et toujours.

L’exemple de l’Afghanistan doit réveiller nos consciences.

Quant aux Afghans, personne ne peut se satisfaire de leur condition actuelle.

 

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