mercredi 19 août 2026

Propos centristes. France – Loi de programmation militaire publiée / Cyberattaques contre l’Etat / Souveraineté alimentaire / Application immédiate de la loi Ripost / Soutien aux Palestiniens de Cisjordanie / Feux de forêts: aides aux sinistrés…


Voici une sélection, ce 19 août 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Avec la loi de programmation militaire, nous aurons doublé le budget de nos armées qui vont bénéficier de 36 milliards d'euros d'investissements nouveaux de 2026 à 2030.

> Rien n’est jamais écrit. Ne cédez pas à l’esprit du temps. Ne cédez pas au défaitisme.

> [Discours à l’occasion du 82ème anniversaire de la libération de la ville de Bormes-les-Mimosas]

Ensemble, depuis neuf ans, nous avons pris ce pli. Nous avons pris ce pli, cette habitude, d'être à vos côtés avec mon épouse en ces 17 août. C'est pour nous l'occasion de retrouver beaucoup de visages devenus familiers, de porte-drapeaux, de compatriotes vivant ici ou y passant des jours heureux, d'élus. Nous avons aussi eu des visages qui ont disparu et que nous n'oublions pas. Pierre Velsch, que vous rappeliez, Robert Chiazzo et beaucoup d'autres. De retrouver notre maître de cérémonie, vous-même, Monsieur le Maire et votre épouse, chère Violaine.
Nous avons pris ce pli et neuf ans, c'est au fond une époque durant laquelle, il y a quelques années ici, le vent colportait la rumeur de manifestants qui exprimaient cette colère sociale que nous avons vécue ensemble. Nous avons connu ici aussi les incendies. Évidemment, ceux de 2017 et 2021 et nous ne les oublions pas. La pandémie et tout ce qu'elle implique, le retour de la guerre, l'inflation, les moments heureux et la célébration du 80e anniversaire de ce débarquement de Provence, à Saint-Raphaël ici. Beaucoup de visages, Lana et quelques autres qui nous manquent tant. Alors oui, c'est une époque. C'est une époque et nous avons pris ce pli et je dois dire que nous ne pouvons que comprendre, mon épouse et moi, que vous ayez été élue village préféré des Français, vous l'avez rappelé. Merci à Stéphane Bern d'être à nos côtés aujourd'hui pour venir sceller cette célébration et merci Madame la maire pour cette élégance du passage de témoins.
Mais vous savez ce que c'est ? On a toujours à la fois une fierté et une appréhension. Parce qu’on se dit, c'est très bien que les Français se mettent à préférer Bormes-les-Mimosas mais il va y avoir trop de monde qui va venir. Ça pourrait changer les choses et finalement qu'il y ait trop de visages. Mais non, soyons dans cette joie. Donc c'est évidemment un 17 août un peu particulier aujourd'hui. Je vous remercie pour vos mots, je les partage et ils m'éviteront de les prononcer. Mais vous aussi, vous allez me manquer. Néanmoins, sachez une chose, nous ne serons jamais loin. Je le dis aux Borméennes, Borméens et à tous les élus du territoire qui sont là.
Chaque année, nous venons ici, dans cette place à la luminosité chaque fois changeante, devant cette stèle, ces noms. Nous sommes là pour, comme vous l'avez dit vous-même en convoquant quelques-uns de ces actes de bravoure, nous souvenir. Pour que cette mémoire ne s'efface pas. C'est ça commémorer. C'est partager une mémoire qui nous lie et celle il y a 82 ans de la libération de Bormes et celle il y a 82 ans de ce débarquement de Provence. Part française de la libération pour célébrer ses chefs de Lattre de Tassigny, Monsabert, Deleuze, Bouvet et tant d'autres que vous avez aussi rappelés. Nous souvenir que rien n'était écrit. Et qu'il y avait ces résistants de l'intérieur qui, ici même, avaient pris tous les risques et qui, dans chaque coin de France, durant ces années de plomb si difficiles et d'occupation, ont pris tous les risques pour résister.
Cette France, oui, qui résistait à l'intérieur, s'alliant à celle de Londres, aux forces alliées débarquant d'abord en Normandie et pour certaines présentes ici aussi, s'est alliée à ces Français libérant le territoire à partir de cette nuit du 14 au 15 août 1944. Rien n'était écrit. Mais ces soldats d'Afrique ont débarqué et avec nos alliés, comme je le disais, ces résistants de l'intérieur, nos forces françaises présentes sur le continent africain, les spahis, les goumiers, les tabors, les marsouins du Pacifique, ceux venus des Antilles, de Nouvelle-Calédonie et nos commandos d'Afrique, sont venus, prenant tous les risques, libérant le territoire et remontant du Cap Nègre, commune après commune, libérant Bormes le 17, en avance sur les plans, libérant Toulon, puis allant vers Marseille, la libérant aussi, plus tôt qu'il n'était prévu dans les plans initiaux, et décidant ensuite de remonter, pas simplement vers Paris, mais la campagne la plus sanglante, celle de l'Est, de l'Alsace, où ils allaient connaître, pour certains, le pire. Mais oui, fidèles au serment de Koufra, fidèles à l'engagement qui venait de si loin, ils ont pris tous les risques.
Je me souviens encore d'Hubert Germain me racontant ce débarquement, cette terre qu'il a pris dans ses mains, ce sable et cette terre qu'il a porté à son visage pour les sentir. Ou Michel Brousse, ce jeune Français de 20 ans, quand il débarquait, qui disait, malgré les barbelés, malgré les villes détruites et les routes défoncées, il y avait les vignes, l'odeur de la résine sous les pins. C'était la France. Ces jeunes gens qui n'avaient pu fouler leur propre sol depuis des années, redécouvraient leur pays. C'était la France. Ce que nous ne devons pas oublier, ce qui nous lie en ce jour, c'est évidemment la grande fragilité de notre liberté et de notre indépendance. C'est aussi cet esprit de résistance qui a tenu la France, la République et ce qu'elle était durant ces années. C'est l'héroïsme de ceux qui nous ont libérés. C'est l'unité dans laquelle ils ont agi, venant d'Afrique, résistant de l'intérieur ou partant de Londres. Quelles que soient leurs religions, quelles que soient leurs appartenances politiques, c'est une France qui aspire à plus grand qu'elle-même et qui a ainsi rallié autour d'elle tant de puissances alliées à qui nous devons aussi notre liberté. Oui, n'oublions jamais la fragilité de ce que nous sommes, mais aussi la force, la force d'âme, l'engagement et l'héroïsme de ceux qui nous ont permis, depuis 82 ans, à nouveau d'être libres, à nouveau d'être une nation et une République libre et fière.
Mais ceci continue de nous inspirer et ce souvenir, c'est aussi tirer l'exemple de ces femmes et de ces hommes qui ont agi et savoir aussi reconnaître dans ce qui est aujourd'hui la France contemporaine la même qualité d'âme parce qu'elle existe. Je ne suis pas de ces nostalgiques qui pensent que la France d'aujourd'hui ne saurait avoir la même force d'âme d'hier. Non, et depuis 10 ans, je peux vous dire que j'ai vu ce visage d'une France courageuse. Il est là, il ne demande qu'à être davantage révélé, reconnu et à en inspirer encore davantage. La France continue d'être une grande puissance de liberté. Elle l'est pour le continent européen en ayant pris la tête de cette coalition des volontaires pour l'Ukraine. Elle l'est aussi en étant puissance de paix et d'équilibre au Proche et Moyen-Orient, c'est aussi pour cela qu'en cette journée, je veux m'incliner avec beaucoup de respect une fois encore devant nos morts pour la France et j'ai une pensée particulière pour l'adjudant-chef Arnaud Frion, mort pour la France en Irak en mars dernier, au sergent-chef Florian Montorio et au caporal-chef Anicet Girardin, morts pour la France au Liban en avril dernier. Ils se battaient pour la liberté des autres. Ils se battaient pour la paix dans cette région. Ils se battaient au nom des engagements de la France. Je veux ici avoir une pensée reconnaissante pour tous nos morts des derniers mois, pour leurs familles, pour leurs frères d'armes et pour tous nos blessés.
Cette France forte, puissance d'équilibre et de paix, indépendante, c'est en effet celle qui est portée par nos forces armées sur tous les continents et sur notre sol, à travers tous nos territoires, et c'est celle qui a conduit notre nation à se réengager depuis dix ans, à doubler le budget de nos armées. Je me tiens devant vous aujourd'hui, après avoir promulgué hier la loi de programmation militaire que le Parlement a votée il y a quelques semaines et que le Conseil constitutionnel a validée il y a quelques jours, et au Journal officiel de demain paraîtra cette loi de programmation militaire. C'est elle qui permettra, dès 2027, d'avoir doublé le budget de nos armées, qui permettra 36 milliards d'euros d'investissements nouveaux pour nos armées sur la période 2026-2030, qui permettra, vous pouvez applaudir nos forces armées. Qui permettra, dans le cyber, en matière de drones, en matière d'innovation, dans toutes les capacités différentes, de faire davantage et d'agir dans les tirs dans la profondeur, comme dans la défense antibalistique, tirant aussi tous les enseignements des changements de la guerre, à la France de se protéger, d'être une nation aussi qui consolide l'engagement des autres.
Et puis, c'est cette loi de programmation militaire qui permettra, dans quelques semaines, d'organiser le service national et qui donnera un cadre à l'engagement de notre jeunesse. C'est une bonne chose. Et notre jeunesse a ce sens de l'engagement. Je veux ici redire ma confiance en elle. Elle a ce sens de l'engagement. Je le vois parmi celles et ceux qui rejoignent nos armées, comme d'ailleurs nos forces de sécurité intérieure, nos sapeurs-pompiers, nos soignants, et toute forme d'engagement. Mais oui, elle aura, à partir de septembre prochain, ce cadre, elle l'a dès demain, ce cadre du service national. En tout cas, voilà, nos armées auront, à travers cette loi de programmation militaire, cet engagement nouveau de la nation qui permettra à nouveau de rester fidèles à nos valeurs et de les défendre.
Mais en parlant d'héroïsme contemporain, d'engagement contemporain, comment aussi ne pas voir ce qui s'est passé ces derniers jours dans notre beau département du Var, comme ce qui s'est passé en Gironde et dans les Landes ces derniers temps, ou à Fontainebleau avant, la France qui résiste au feu. Je veux ici saluer à nouveau l'engagement de nos sapeurs-pompiers. Vous pouvez être fiers, Monsieur le contrôleur général. Je sais que les colonels, l'ensemble des officiers ici présents et tous les sapeurs-pompiers le sont aussi. Je veux vous remercier, M. le Préfet, avec l'ensemble des services de l'État pour l'action déterminée que vous avez conduite durant ces semaines si difficiles. Le feu est arrivé tôt, plus tôt que prévu. Il a été terrible. C'est le feu le plus long que le Var ait eu à connaître. Je veux remercier nos maires ici présents. C'est pour ça que j'ai voulu les voir avant, aux côtés de nos pompiers, de nos gendarmes, parce que vous avez été, aux côtés de monsieur le Préfet, tous les services exemplaires. Certains d'entre vous ont été durement touchés, monsieur le maire avec beaucoup d'habitations complètement détruites. Mais vous avez tenu. Oui, ce fut le feu le plus long de l'histoire du Var. Onze mille pompiers mobilisés, des milliers venant de la France entière. Je n'oublie pas, évidemment, nos militaires dans cette affaire. Je n'oublie pas aussi nos gendarmes qui ont été là, à vos côtés, pour sécuriser, déplacer les populations et mener les enquêtes dès le premier jour avec d'ores et déjà des enquêtes ouvertes, car malheureusement, comme à chaque fois, il y a aussi des actions criminelles.
Vous avez toutes et tous ensemble tenu, c’est aussi ce visage d'une France courageuse, qui tient, qui montre sa solidarité, qui sait organiser les choses pour déplacer les femmes et les hommes qu'il faut d'un seul coup loger, car le pire pourrait advenir, qui sait se retrousser les manches pour nourrir ces soldats du feu qui vont aller prendre tous les risques en votre nom et pour vous. Je veux remercier aussi nos soignants et nos associations qui ont été comme à chaque fois mobilisés pour venir en aide aux plus vulnérables et aux plus fragiles. Oui, c'est aussi cela, le visage d'une France qui a ces valeurs de l'héroïsme, de l'entraide et cette capacité à s'engager. Je veux, en saluant leur engagement collectif, avoir une pensée là aussi particulière pour les quatre sapeurs-pompiers décédés depuis le début de la saison, pour la centaine de blessés ou intoxiqués parmi nos sapeurs-pompiers qui ont été touchés depuis le début de la saison. Beaucoup continuent encore à lutter. Nous sommes à leurs côtés, nous n'oublions personne. C'est avec beaucoup de respect que je m'incline devant eux, leurs frères d'armes, leur famille et leur mémoire.
Il y aura un lendemain. J'espère que dans les jours à venir, on pourra déclarer le feu éteint. Le vent qui souffle est une bonne nouvelle pour vous ce soir, pas la meilleure nouvelle pour nos pompiers. Donc, il faut rester vigilant. Nous savons que la saison n'est pas terminée. Mais je veux d'ores et déjà vous dire ici, après avoir échangé avec le Premier ministre, que ce qui a été annoncé par lui en Gironde il y a quelques heures, pour les communes qui sont dans la même situation que celles qui ont été frappées, à la fois sinistrées et évacuées, les mêmes dispositifs seront mis en place et que les mêmes mécanismes d'accompagnement pour les communes, pour les forces économiques, pour nos compatriotes, seront évidemment déployés pour venir en aide à ceux qui ont été touchés.
Nous savons aussi que nous aurons à penser l'avenir, à reboiser, peut-être à inventer d'autres formes d'activités pour mieux protéger nos villes et nos villages, à le faire aussi en tirant toutes les leçons de ce que nous avons appris. Être plus durs encore sur le débroussaillage, permettre à nos forestiers de faire leur travail dans de meilleures conditions et d'aider nos pompiers à intervenir encore plus vite, comme nos gendarmes, et savoir couper le feu aux bons endroits. Donc, sachons tirer vite les leçons que nous avons apprises à l'épreuve du feu. Mais nous serons là, avec la même solidarité, et je veux vous dire qu'au-delà du feu du Gros Bessillon et de ce qui s'est passé, la solidarité de la Nation continuera d'être à vos côtés. Mais merci pour tout ce que vous avez fait. 
Merci. En tout cas, en vous parlant en ce jour et en écho à la mémoire d'il y a 82 ans de nos forces armées, de nos pompiers, de nos forces de sécurité intérieure, de nos soignants, de nos élus, je vous parle d'une France qui est la nôtre, qui a ce sens de l'engagement, qui a ce courage d'agir, de prendre des décisions, des responsabilités, et qui a cette volonté de regarder devant et de savoir aussi faire face à ce qui peut advenir. Alors, je voudrais conclure mon propos au fond, en vous disant d'avoir confiance en vous. Ce qui s'est passé ici il y a 82 ans doit continuer de nous inspirer. Mais ce qui continue de se passer et ce que font tant de femmes et d'hommes au nom de la France, en dehors de notre sol ou sur notre sol chaque jour, doit nous rendre fiers. Rien n'est jamais écrit et beaucoup tient à la volonté, à la détermination, à l'engagement. C'est cela la France, celle dont Brousse parlait en revenant sur notre sol, en la reconnaissant malgré les balafres. C'est ça la France, c'est ce que vous êtes, c'est ce que vous venez de faire ici, c'est ce qui a été fait en Gironde il y a quelques jours et qui continue d'être fait. C'est ce que font ceux qui protègent, qui soignent, qui défendent, la liberté et la paix. 
Alors ne cédez pas à l'esprit du temps. Ces journées ne doivent pas être des parenthèses, où l’on se souviendrait qu'il y a eu une France glorieuse mais qu'aujourd'hui tout irait mal. Ne cédez pas à ce défaitisme parce que ce défaitisme a été cliniquement décrit par Marc Bloch dans L'étrange défaite. C'est ce même esprit de défaite des soi-disant élites ou intellectuels ou dirigeants politiques et économiques qui expliquaient en 1940, face à la débâcle comme ils l'avaient fait en 1870, que tout était fichu, que la France finalement valait moins que ceux qui arrivaient en face, qu'elle ne se tenait plus, ce faisant contribuant à le faire, qui l'ont conduite au désastre. Ne cédez pas à l'esprit ambiant qui est celui du doute excessif, de l'absence d'estime de soi et de ce qui en découle, c'est-à-dire l'aquoibonisme, c'est-à-dire au fond la fin de la détermination. Ne cédez pas à cet esprit rampant du défaitisme. La France est belle, notre jeunesse est grande et il y a énormément de choses qui se font chaque jour dans notre pays. Nous devons être fiers. Alors oui, nous devons continuer d'être intraitables face à ceux qui resquillent et il y en a toujours eu. Nous devons être durs et avec la main ferme face à ceux qui veulent détruire ce que nous sommes. Mais pour autant, ne baissons pas l’échine.
Alors oui, au moment où je vous parle dans cette capacité, pour ces années, pour la dernière fois, ayez confiance en vous, ayez confiance en notre jeunesse qui s'engage, qui a le goût de l'avenir. Il faut la protéger, l'éduquer, lui permettre de s'engager et d'embrasser l'avenir. Ayez confiance dans la France comme nation et comme République. Elle doit continuer d'inventer, de créer encore davantage, de produire encore davantage pour être plus indépendante et protégée, car son modèle est généreux. Il suppose cela et les droits n'existent et n'existeront qu'aussi longtemps que les devoirs seront tenus.
Ayez confiance dans l'Europe qui est aussi la source de notre indépendance et qui nous permettra ensemble de tenir dans ce monde disloqué où le droit international est chaque jour bafoué, où la logique de bloc revient, de tenir là aussi notre indépendance et notre liberté. Voilà ce que je voulais vous dire pour conclure mon propos. Ceux qui nous ont libérés il y a 82 ans étaient si jeunes, ils avaient confiance en eux. Qui voudrait croire que notre jeunesse d'aujourd'hui ne serait pas capable de la même chose ? Elle le serait, confrontée à l'adversité. Donnons-lui, il y a possibilité de l'être. C'est ça la France. C'est ça la France. Alors soyez fiers de votre pays. Ne cédez pas à l'esprit de défaite. Ne vous habituez à rien. Ne vous habituez pas à la liberté ou à ce qui semble acquis. Les droits que nous avons aujourd'hui ont été conquis. Ils sont le fruit de devoirs, de bâtisseurs. Ne vous habituez à rien. Battez-vous pour tout. Et ayez confiance, en vous, en notre pays, en nos jeunes. C'est la plus belle leçon qui a été donnée il y a 82 ans et c'est celle qui doit continuer de nous inspirer. 
Vive la République et vive la France.

 

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> Arrêtons de découvrir la lune à chaque cyberattaque. La menace est connue : massive, organisée, hybride. États compétiteurs, réseaux criminels et hackers isolés s’entremêlent désormais, les uns soutenant parfois les autres. C’est pourquoi j’ai lancé, dès avril, un plan d’urgence de 40 actions, fléché 200 M€ supplémentaires, et créé la première cellule interministérielle de crise cyber, que j’ai présidée lundi.
Les dernières fuites nous obligent à accélérer. Je demande aujourd’hui au SGDSN de constituer sous trois jours, autour de l’ANSSI, une unité de première intervention, engagée dès la violation d’un accès sensible et présente jusqu’au rétablissement.
La cybersécurité n’est pas qu’une affaire de crédits. C’est aussi une discipline : hygiène numérique de chacun, détection précoce, commandement clair, exercices, retours d’expérience. La culture régalienne que j’ai apprise au ministère des Armées doit se propager partout dans l'Etat : planifier, tester, agir. Enfin, l’actualité des dernières semaines rappelle une évidence : justice, sécurité civile, guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, menaces cyber…
L’État doit moins se mêler de tout pour être plus fort sur l’essentiel. Heureusement, nous n’avons pas attendu : depuis 2017, nous avons commencé le réarmement de nos fonctions régaliennes. Mais le monde se durcit plus vite encore. Le budget pour 2027 devra donc assumer un choix clair : poursuivre et amplifier cet effort, pour un État plus fort et plus puissant.

> En Gironde, aux côtés des habitants, des élus et des acteurs économiques touchés par les incendies, j’ai présenté les moyens mobilisés par le Gouvernement pour accompagner le relèvement des territoires et des sinistrés Reloger, reconstruire, soutenir l’activité et mieux préparer l’avenir : l’État sera présent, avec tous, dans la durée.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> La loi RIPOST, qui vient apporter des réponses concrètes à des phénomènes de délinquance qui pourrissent la vie de nos concitoyens et qui dote les forces de sécurité de nouveaux outils a été promulguée ce matin au Journal Officiel. La majorité des dispositions de ce texte d’autorité et d’efficacité est immédiatement applicable et le travail sur les textes d’application a d’ores et déjà commencé pour les quelques dispositions concernées. Mon engagement est constant pour protéger les forces de sécurité intérieure. Je me félicite de la publication imminente de l’arrêté conjoint Intérieur / Justice désignant les services spécialisés en matière de criminalité organisée pouvant bénéficier de la pseudonymisation en application de la loi du 13 juin 2025 « sortir la France du pièce du narcotrafic ». Par ailleurs j ai d’ores et déjà demandé à mes services de préparer de nouvelles écritures législatives intégrant les exigences du conseil constitutionnel sur la nécessaire généralisation de la pseudonymisation à tous les agents de la police et de la gendarmerie nationales que j’ai portée dans le cadre de la loi RIPOST et qui constitue une mesure de protection légitimement attendue de la part de celles et ceux qui au quotidien assurent la sécurité de nos concitoyens.

 

Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> L’actualisation de la loi de programmation militaire, avec 36 milliards d’euros supplémentaires pour nos armées pour 2026-2030, donne à la France les moyens de tenir son rang en Europe et dans le monde. Sa promulgation ce jour permet d’accélérer le réarmement de notre pays. Je me félicite de l’esprit de responsabilité collective qui a guidé les travaux parlementaires sur ce texte fondamental pour notre défense.

 

Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Conformément aux directives du Premier ministre, en lien avec les assureurs, nous suivons de très près depuis le début de la crise les indemnisations des sinistrés en Gironde et dans les Landes.
Les expertises précédant les indemnisations doivent pouvoir être conduites dans les meilleurs délais, et les indemnités associées versées au plus tôt, sans retard injustifié. J’y veille activement.

 

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Ce qu’il se passe aujourd’hui en Cisjordanie est proprement indigne et devrait tous nous révulser. C’est la raison pour laquelle nous avons sanctionné le ministre Ben Gvir dont les propos récents sont insupportables et inhumains. C'est aussi pourquoi j'ai poussé pour que des sanctions soient prises à l'encontre, non seulement des responsables de ces violences, mais également à l'encontre des entités, des entreprises, des organisations qui, depuis Israël, donnent les moyens à ces colons extrémistes et violents, de chasser les Palestiniens de leurs terres, de brûler leurs récoltes, de détruire leurs bâtiments publics. Nous avons, pour la troisième fois, le 28 mai dernier, pris des sanctions européennes à l'encontre de ces colons. De nouvelles sanctions pourraient être prises et toutes les options sont sur la table.

> Le peuple iranien, un grand peuple, est la principale victime de cette période d’extrême tension au Moyen-Orient, pris en étau entre la répression sanglante des manifestations de janvier 2026 et les bombardements. C’est précisément parce que la France se tient aux côtés du peuple iranien, en soutenant ses artistes, ses scientifiques et ses chercheurs, que deux diplomates français ont été scandaleusement et délibérément agressés le 19 juillet dernier. J’avais annoncé que cet acte intolérable serait suivi de conséquences. C'est fait. Deux diplomates iraniens en France seront expulsés dans les tout prochains jours.

> Depuis le 24 février 2022, la Russie de Vladimir Poutine adopte une attitude toujours plus agressive à l’égard de l’Europe. Cela se traduit par des manœuvres de déstabilisation et d’intimidation, qui passent par de la désinformation, des cyberattaques ou du sabotage. Cependant, tout cela n’a eu comme seul résultat de renforcer le soutien des Européens à l’Ukraine et n’est en aucun cas parvenu à briser le courage de la résistance ukrainienne.

> Nos adversaires ont décidé de nous livrer une bataille dans le champ des perceptions. Face à cette nouvelle donne, la France a pris de l’avance. Dès 2021, sous l’impulsion du Président de la République, nous nous sommes dotés des moyens de détecter les tentatives d’ingérence numérique étrangère. Nous avons ainsi pu protéger les élections municipales cette année et nous nous apprêtons à le faire pour l’élection présidentielle de 2027, notamment grâce à un projet de loi présenté par le Gouvernement cet été, pour qu’elles ne soient manipulées par aucune puissance étrangère.

> Madame Fedorova est une professionnelle de la subversion, formée en Russie pour exécuter des opérations de déstabilisation pilotées par le Kremlin. Elle a conduit de telles opérations en Allemagne, d’où elle a été expulsée, et à la tête de RT en Europe, pour lesquelles elle a été sanctionnée. Nous ne pouvions plus attendre pour prendre des mesures similaires, car nos adversaires nous observent et sont prêts à agir si nous leur laissons le champ libre. (…)
C’est le piège dans lequel le Kremlin voudrait nous faire tomber : que nous finissions par enterrer nous-mêmes la liberté d’expression. Il faut bien différencier une opinion, même critique, qui est parfaitement légitime, d’une ingérence, qui est une manipulation conduite depuis l’étranger pour nous déstabiliser. Dans le cas de Madame Fedorova, ce n’étaient pas ses opinions qui étaient en cause, mais sa volonté délibérée d’interférer dans notre débat démocratique au nom d’une puissance étrangère.

 

● Autres ministres

Monique Barbut (ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature
> Certains veulent me faire dire ce que je n’ai pas dit. Non, je n’ai pas encensé le programme de Jean-Luc Mélenchon, avec lequel j’ai de profonds désaccords. Et non, je n’irai pas à ses universités d’été.
Ce que j’ai dit est très précis : sur la méthode, intégrer la question climatique dans chacune de nos politiques publiques, plutôt que de la traiter comme un sujet à part, est essentiel.
Je sais faire la différence entre une méthode, des propositions et une philosophie politique. Reconnaître la pertinence d’une méthode ne signifie évidemment pas adhérer à un programme.
Dans cette même interview à Libération, j’ai d’ailleurs rappelé que je soutenais le bilan environnemental du président de la République Emmanuel Macron. Et lorsque j’ai été interrogé explicitement sur Jean-Luc Mélenchon, j’ai répondu, tout aussi explicitement, qu’il n’était « pas ma tasse de thé ». On peut toujours préférer la caricature à la nuance ; je préfère, pour ma part, parler du fond.
Car le fond est là : face au changement climatique et à la nécessité d’adapter notre pays à ses conséquences, nous devons être capables de dépasser les clivages partisans. L’adaptation doit devenir une priorité nationale et pouvoir faire l’objet d’une forme de concorde nationale, comme notre pays sait en construire sur d’autres enjeux essentiels à son avenir et à sa sécurité.
J’ai d’ailleurs relevé des propositions intéressantes dans plusieurs groupes politiques. J’ai notamment souligné celles portées par Gabriel Attal. Il y en a d’autres, à gauche comme à droite. Sur un sujet de cette importance, notre responsabilité est de regarder les propositions pour ce qu’elles sont, d’où qu’elles viennent, et de retenir celles qui peuvent être utiles au pays.
C’est dans cet esprit que, dès la rentrée, je réunirai l’ensemble des groupes politiques qui portent des propositions sur l’adaptation au changement climatique. Sur un enjeu aussi essentiel pour l’avenir du pays, chacun doit pouvoir apporter sa contribution.

 

Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)
> Depuis le 8 juin dernier, 1587 auteurs présumés de viols et d’agressions sexuelles sur mineurs ont été incarcérés et plus de 2100 informations judiciaires ont été ouvertes. Je remercie les magistrats du parquet et du siège, les forces de l’ordre et l’ensemble des agents du ministère de la Justice pour leur engagement sans faille dans l’investigation des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs. La protection de nos enfants l’exige.

 

Serge Papin (ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> Lundi, aux côtés du Premier ministre, j’ai annoncé trois nouvelles mesures fortes pour aider la Gironde à se relever.
- Un moratoire de 3 mois sur les cotisations sociales et la taxe foncière pour les entreprises sinistrées et évacuées. Et même une exonération pour certaines entreprises dont les critères seront débattus dans le prochain budget.
- Un fonds de garantie de 30 millions d’euros, financé par la
Bpifrance et la région, pour aider les entreprises à se reconstruire. Il pourra augmenter si les besoins sont plus importants.
- Une campagne de communication de 2 millions d’euros pour relancer le tourisme sur la destination Landes-Gironde, en partenariat avec la Région et les acteurs du tourisme. Atout France travaille aussi à l’étranger pour encourager les touristes notamment anglais, néerlandais et allemands à revenir.
Cela s’ajoute aux mesures que l'Etat avait immédiatement mises en place comme la prise en charge intégrale de l’activité partielle pour les TPE-PME évacuées et sinistrées et l'étalement des charges fiscales et sociales.
Après l'incendie, nous sommes pleinement mobilisés pour faire redémarrer l'activité.

 

Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> Nous vivons un été terrible et les agriculteurs en paient un lourd tribut. Chute de production dans le maraîchage de plein champ. Les récoltes se sont effondrées. On a beaucoup de craintes sur le maïs. Le fourrage des animaux va manquer. On tape déjà dans les stocks d'hiver. Donc il y a évidemment une incidence très forte sur la production et sur le moral aussi des agriculteurs. C'est quand même le fruit d'une année de travail dont ils voient la perte. Et c'est la raison pour laquelle nous avons très vite, très tôt, enclenché des dispositifs de soutien. (…)
C'est une crise profonde, une crise climatique sur fond de changement climatique, une crise météorologique. La sécheresse, la canicule et, pour certains territoires, les incendies, évidemment, composent un trio absolument redoutable pour notre agriculture. L'élément saillant, c'est que tous les territoires et toutes les productions sont impactés à des degrés divers. Mais tout le monde, tous les agriculteurs sont concernés.

> En matière de prix, non, nous n'observons pas d'augmentation massive et généralisée des prix. Et la grande distribution entend jouer le jeu en revoyant le calibre des fruits et des légumes. Parce qu'ils sont plus petits, ils ont manqué d'eau, ils ont manqué de pouvoir grossir dans des proportions normales. La grande distribution accepte aussi l'hypothèse de revoir la rémunération des producteurs pour pouvoir soutenir notre appareil de production. Parce qu'il faut bien considérer que c'est vrai que la grande distribution a un intérêt objectif à ce que l'agriculture française demeure vaillante malgré cette épreuve.

> Mon ministère est en mode crise depuis le mois de mai-juin et nous sommes en alerte et nous avons des capteurs de terrain qui nous renseignent en permanence. Le 27 août, je réunis tous les préfets de France et je leur ai demandé de faire un état des lieux très précis, très documenté, de la situation de l'agriculture sur leur ressort territorial, de façon à pouvoir adapter les aides selon les territoires et les filières. Donc c'est à ce moment-là qu'on pourra émettre des chiffres précis.

> Le contexte du changement climatique implique qu'on change des choses, naturellement. Et on n'a pas attendu l'été 2026 pour le faire. Mon prédécesseur avait initié le plan Méditerranée. En quoi cela consiste-t-il ? À adapter à la fois les modes de culture et les types de production. On peut cultiver dans le sud de la France des amandes, des olives, de la pistache, des fruits exotiques. On voit bien qu'on va pouvoir produire d'autres choses. Il faut aussi produire différemment, de façon à conserver de l'eau dans les sols. Et tout un tas de dispositifs existent déjà qui permettent de rénover les vergers, d'apporter par le fonds hydraulique du stockage de l'eau. Et puis les contrats d'avenir pour la souveraineté alimentaire visent aussi à adapter la production agricole à la nouvelle donne climatique d'avenir.

> Mon grand combat, c'est celui de la souveraineté alimentaire. Je ne me résous pas à ce que 30% de l'assiette des Français soit d'origine importée et peut-être demain davantage. Il faut donc qu'on produise davantage pour nourrir les Français avec une agriculture nationale. Et c'est la raison pour laquelle nous avons mis en place, d'ailleurs, sur la suggestion des Jeunes Agriculteurs, un dispositif qui s'appelle des contrats d'avenir pour la souveraineté alimentaire où les producteurs, les transformateurs contractualisent avec les Collectivités, avec l'État pour outiller l'agriculture française à l'avenir, pour qu'elle puisse produire davantage et transformer davantage. Donc, Il faut effectivement que nous adaptions notre agriculture à la donnée climatique.

> La loi agricole dit : nous doublerons le stockage de l'eau agricole, parce qu'en réalité, la France stocke très peu, il y a très peu de retenues d'eau, trop peu de stockage d'eau, et on en a besoin... Les écologistes résument le stockage de l'eau à ce qu'ils appellent les méga-bassines. Quel est le principe du stockage de l'eau ? On stocke plutôt que de prélever en été quand elle manque. On substitue à l'eau prélevée en été l'eau stockée en hiver, là où elle abonde. (…)
Je conteste absolument ce terme d'appropriation de l'eau. On irrigue très peu. 7% de la production alimentaire est le fruit d'une irrigation, alors que d'autres pays autour de nous, qui nous taillent des croupières en matière d'importation, stockent énormément plus. Et il faut qu'on explore aussi d'autres voies, par exemple la réutilisation des eaux usées. Cela, c'est une piste que nous n'avons pas suffisamment explorée.

> Je considère que l'agriculture et l'environnement doivent travailler de concert. Du reste, je veux dire qu'avec ma collègue Monique Barbut, nous avons plutôt bien travaillé sur la loi d'urgence agricole. Nous avons mis sur la table une proposition qui était consensuelle entre nous, et il faut travailler à cette convergence.

> Si les circonstances que nous vivons, qui obligent à des engagements budgétaires qui n'étaient pas prévus. Cela aura une incidence budgétaire. Mais vous le savez, le Gouvernement propose, le Parlement dispose. Il appartiendra aussi aux parlementaires de décider quels sont les domaines dans lesquels nous pouvons faire des économies et quels sont les domaines dans lesquels nous ne pouvons pas échapper à des dépenses, éventuellement des dépenses supplémentaires, compte tenu des circonstances.

> Nos agriculteurs le savent bien : il leur faut s’adapter au dérèglement climatique, à la fois dans le choix des productions et dans leurs pratiques. Cette adaptation, ils l’ont déjà engagée, et nous les aidons à la poursuivre.

> Je conteste le terme d’«appropriation» de l’eau : elle sert à nourrir les Français, et les animaux qui les nourrissent. Elle sert donc à toute la société. La France irrigue peu : seulement 7% de sa surface agricole. Or les besoins d’irrigation vont croître, avec de nouvelles cultures qui en dépendent. En parallèle, nous devons explorer d’autres voies que le stockage, comme la réutilisation des eaux usées.

> La France a vécu l’un des incendies les plus dévastateurs de son histoire. Aujourd’hui, aux côtés du Premier ministre en Gironde, nous avons échangé avec les acteurs locaux sur les mesures d’aide suite à cette catastrophe. Face à ces paysages calcinés, on comprend la bataille qu’ont dû mener nos pompiers, dont le courage a permis de sauver tant de vies. Je veux également rendre hommage aux agriculteurs solidaires et à tous les citoyens qui ont prêté main-forte pendant la crise. Le milieu agricole a également été impacté : près de 100 exploitations touchées, 1 600 hectares de surfaces agricoles dans l’emprise du feu, sans compter les 110 entreprises ostréicoles évacuées sur le bassin d’Arcachon. C’est pourquoi la Gironde et les autres départements touchés par les incendies bénéficieront d'un abondement supplémentaire dans le plan national d'aides que je prépare. Le Gouvernement est mobilisé auprès des agriculteurs sinistrés.

 

Françoise Gatel (ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation)
> Les cyberattaques sont extrêmement nombreuses, parfois pour des raisons politiques malveillantes, mais aussi pour des questions d'argent et de mauvais business, si je puis dire. Donc, il y a un audit qui est en cours. La transparence est totale puisque les contribuables, particuliers ou entreprises impactées, vont être informés. Et puis, il y a eu un plan de sécurisation qui a été lancé au mois d'avril pour la sécurité interne ministérielle, cette cybersécurité dont je fais confiance dans le Premier ministre. Il affronte les crises qui se présentent avec beaucoup de courage, de lucidité, de transparence. (…)
Ce que l'on voit, si aujourd'hui il y a à la fois une fragilité, non pas parce que les systèmes, on n'aurait pas pris en compte la nécessité de sécurité, mais parce qu'on voit bien aujourd'hui, il y a des hackers qui ne craignent rien, qui sont plus que performants et qu'on doit sans doute se réarmer là aussi davantage pour vraiment se mettre à l'abri de toutes les attaques qui viennent de partout et qui touchent à la fois tous les pays. Et je me souviens, quand j'étais au Sénat, on a vu aussi des attaques de collectivités, des attaques d'hôpitaux. Et aujourd'hui, l'État a engagé avec ses collectivités, ces établissements publics, vraiment un accompagnement très fort pour sécuriser les choses. Donc, pour parler contre ces...

> La cybersécurité est un dossier extrêmement important, mais on ne peut pas dire que rien n'a été fait. Mais aujourd'hui, je comprends le mécontentement des contribuables, des particuliers, et l'État ne se satisfait pas du tout de la situation. Et je crois qu'en France, de manière générale, on a l'art, parfois, et c'est pour l'ensemble des acteurs de pallier l'urgence qui arrive, parce qu'on a beaucoup d'urgence à gérer, et que sans doute il nous faut nous poser calmement et anticiper des stratégies d'importance pour protéger notre souveraineté.

> Il n'a pas fallu attendre le feu puisque le Beauvau de la sécurité civile existait. Nous sommes en train de finaliser les choses puisqu'il y aura des propositions très concrètes qui seront faites dans la loi de finances qu'augmenter le budget, les moyens de la sécurité civile nécessite d'apprécier l'ampleur des besoins, la nature du financement, et ça nécessite une loi de finances. Donc, on y est. Le ministre de l'Intérieur travaille activement sur le sujet. Des propositions sont en cours de rédaction. Un projet de loi va arriver au mois de septembre sur la sécurité civile, et les parlementaires en mission sont là pour compléter un texte sur des points très particuliers. Donc, on ne peut pas dire que le Gouvernement n'anticipe pas et ne fait rien. Moi, j'ai été effectivement avec le Premier ministre hier, avec des élus et des chefs d'entreprise. Il a parlé franchement, courageusement. Nous avons décidé et mis en oeuvre des moyens qui sont des réponses immédiates pour faciliter les choses pour les usagers, avec des grands services mobiles, avec une accélération des formalités d'urbanisme, un guichet unique pour le relogement, des moyens pour aider les collectivités à faire le nettoyage, les réparations. Et puis, nous avons aussi mis en place un coordinateur qui sera dans chaque préfecture, qui sera le référent du maire pour faciliter les choses, accélérer, simplifier. Et l'État est là pour accompagner aujourd'hui sur ce traitement d'urgence et de réparation, mais aussi pour dessiner l'avenir puisqu'il y a une mission d'adaptation et de reconstruction. Parce qu'il faut tirer les leçons de ce à quoi nous avons été confrontés d'une manière très violente, très forte et très ample pour s'adapter, corriger les choses. Et je vous assure que la réunion hier avec le Premier ministre, des chefs d'entreprise et des élus, a été une réunion très franche, très respectueuse, très claire.

 

Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> Sophie Adenot vient d’achever sa première sortie extravéhiculaire depuis l’ISS, devenant ainsi la première Française à réaliser une telle opération. Près de 6h30 dans l’espace aux côtés d’Anil Menon, pour une opération technique essentielle aux communications de la Station. Trente ans après le premier vol de Claudie Haigneré, et après les six sorties extravéhiculaires réalisées par Thomas Pesquet, dans la lignée de tous les astronautes français qui ont contribué à notre histoire spatiale, Sophie Adenot écrit une nouvelle page de l’histoire spatiale française et européenne. Félicitations Sophie pour cet accomplissement historique !

 

● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)

> Le temps de l'été est aussi celui du recul. En 1946, Jean Monnet présentait les objectifs du premier Plan : reconstruire la France, la moderniser et préparer son avenir. Une conviction guidait son action : les grandes transformations exigent une vision de long terme, une méthode et un effort collectifs. 80 ans plus tard, cette leçon reste d'une vibrante actualité. Face aux défis de la transition écologique, de la réindustrialisation, de la démographie ou encore des transformations du travail, nous avons besoin de remettre le temps long au cœur de l'action publique. Non pas pour opposer le présent à l'avenir, mais pour mieux préparer les décisions d'aujourd'hui.
C'est la mission du Plan: éclairer les choix collectifs, avec des faits, des chiffres, des comparaisons et des propositions. Contribuer à construire une vision de la France à l'horizon de la prochaine décennie et de la prochaine génération.