Demain les Américains votent et les sondages prédisent une défaite de Trump sans que l’on sache si elle sera minime ou considérable.
Mais quel que soit le résultat, quel que soit l’importance de l’affaiblissement de l’extrémisme populiste, sans écarter totalement l’éventualité qu’il pourrait aussi gagner ces midterms, les Européens doivent continuer leur mouvement d’émancipation de la tutelle étasunienne imposé d’abord par son élection en 2022 mais qui est devenu un véritable challenge qui définira l’avenir de l’UE.
Evidemment, une victoire des démocrates est souhaitable, non seulement pour les Etats-Unis mais pour le monde, notamment la démocratie et donc l’Europe.
Mais même si Trump prend une rouste électorale, il sera encore pour deux ans à la Maison blanche et sa capacité de nuire sera toujours là en particulier en matière de politique étrangère.
Surtout, au-delà bien entendu de toutes les mesures prises par Trump à l’encontre de l’Europe et l’Union européenne, cette dernière doit profiter de cette période conflictuelle avec les Etats-Unis pour se doter de tous les outils de puissance que nombre de ses membres ont refusé jusqu’à présent de mettre à sa disposition que ce soit en matière économique, militaire et diplomatique.
Si l’UE se serait bien passée de l’épisode Trump, elle doit en faire une chance pour progresser vers une plus grande intégration au bénéfice de tous les peuples qui la composent.
Aujourd’hui, à cause de la politique erratique suivie par l’hôte de la Maison blanche, les Européens connaissent des difficultés dus à ses droits de douane, à son soutien à Poutine dans son agression contre l’Ukraine, à sa guerre contre l’Iran, entre autres.
Si Trump n’est pas éternel, il a été un révélateur sur la faiblesse de l’Union européenne face à un président américain hostile.
Ne pas en tirer les leçons serait un terrible erreur.
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