Sous la pression de la démagogie des populismes et du sensationnalisme des médias d’information en continu, tout est devenu urgent.
Que ce soit, actuellement, la lutte contre les feux de forêts ou la canicule ou le prix du carburant, que ce soit les agriculteurs ou les policiers, l’école ou l’hôpital, la protection des enfants ou la lutte contre les féminicides, le réarmement ou l’immigration, la baisse de la démographie ou le manque de logement, etc., les priorités affirmées par les politiques sous pressions des professionnels concernés et des populations impactées sont devenues infinies.
Or, si tout est urgent, rien n’est urgent.
Il ne s’agit pas ici de dire que tout ce que nous venons de lister ainsi que nombre d’autres items ne sont pas importants - et que certains d'entre eux doivent même être prioritaires - et ne méritent pas que l’on trouve des solutions, bien au contraire.
Reste que tout programme de gouvernement doit dégager quelles sont les urgences, c’est-à-dire quelle sont les priorités qui doivent recevoir une attention plus que particulière parce que les manques et dysfonctionnements relevés peuvent impacter lourdement les fondamentaux de la société et du vivre-ensemble.
En revanche, si les urgences sont infinies, il y a peu de chances qu’elles ne soient jamais résolues.
Tout politique responsable ne doit pas courir derrière la démagogie des populismes et du sensationnalisme des médias mais doit présenter son projet où sont clairement répertoriées ses objectifs prioritaires.
Mais, nous, les citoyens, nous devons aussi cesser de croire que toutes nos priorités sont des urgences de la société, encourageant ainsi la démagogie politicienne qui touche de plus en plus tous les partis politiques.
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