Une question agite désormais les partis de la Droite et du Centre: faut-il une candidature unique pour la prochaine présidentielle?
Selon les promoteurs d'une telle candidature qui mènent une campagne médiatique constante en ce sens, cette configuration permettrait de faire en sorte que ce candidat commun serait présent au second tour face à celui de l’extrême-droite (en l’occurrence Bardella ou Le Pen) et ferait en sorte d’éviter que le duel final oppose ce dernier au représentant de l’extrême-gauche (Mélenchon).
Reste que le dernier sondage sur la présidentielle réalisé par l’institut Elabe dit le contraire!
Ainsi, dans les six configurations retenues, l’alliance avec LR n’a aucun intérêt pour le camp présidentiel (Renaissance, MoDem, UDI et Horizons).
Car, soit le candidat du Centre et de la droite modérée se qualifie pour le second tour (en l’occurrence Philippe) alors même que la Droite présente le sien (en l’occurrence Retailleau), soit il ne bénéficie pas des voix des électeurs LR qui iront plutôt vers le candidat d’extrême-droite (comme le montre la configuration où Retailleau absent face à Philippe, ses voix allant alors vers Bardella).
Dès lors, ni Attal, ni Lecornu, ni Darmanin testés dans ce sondage ne seront au second tour, ni Retailleau d’ailleurs.
Quant à la menace Mélenchon, elle est peu crédible puisqu’il ne se qualifie que dans une des configurations, celle où le candidat du camp présidentiel est Darmanin.
En revanche, il semble qu’un candidat unique du camp présidentiel soit nécessaire pour qu’il puisse se retrouver au second tour.
Un candidat qui doit néanmoins être capable de réunir les électeurs centristes et de droite modérée autour de sa personne et autour d’un projet qui doit être consensuel au moment où le MoDem, par exemple, affirme qu’il présentera le sien ce qui devrait être le cas également de Renaissance et d’Horizons.
Cependant, la meilleure configuration en ces temps incertains serait celle d’un candidat unique de l’axe central qui rappelons-le réuni tous les partis défenseurs de la démocratie républicaine libérale, c’est-à-dire qui va du PS à gauche à LR à droite en passant par Renaissance et le MoDem au centre.
Mais il y a peu de chances que l’on y parvienne…
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