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dimanche 11 janvier 2026

La Quotidienne centriste du 11 janvier 2026. Face aux motions de censure, le gouvernement prépare légitimement une éventuelle dissolution


Les médias se sont emparés d’une information non-officielle, venant d’une «source au sein du gouvernement» (sic !), bien évidemment anonyme, selon laquelle le Premier ministre aurait chargé de le ministre de l’Intérieur «de préparer l’organisation d’éventuelles élections législatives aux dates des municipales, les 15 et 22 mars» en cas de dissolution si les motions de censure qu’ont, une nouvelle fois, déposées LFI et le RN, sont adoptées par l’Assemblée nationale.

Si on ne sait quel crédit accordé à cette information – les médias, eux, n’ont pas hésité à la valider! –, elle ne relève pas de la surprise ou de l’exceptionnel.

Même si les deux motions –sur le Mercosur alors que la France a voté contre et sur… le Venezuela! – ont peu de chances de réussir à faire chuter le gouvernement, il est tout à fait légitime qu’il mette sur pied un processus si tel était néanmoins le cas.

Certains affirment que cette possible mise en œuvre d’une telle péparation n’est qu’une manière pour le Premier ministre de mettre les députés, notamment ceux de l’axe central (allant du PS à LR), devant leurs responsabilités.

Si tel était le cas, on ne voit ici rien d’exceptionnel non plus sachant que les parlementaires agissent encore majoritairement aujourd’hui contre l’action du gouvernement et, surtout, contre les intérêts de la France.

De ce point de vue, le message posté par Sébastien Lecornu sur les réseaux sociaux est tout a fait juste:
«La France a une position claire sur le Mercosur : nous voterons contre, sans surprise. Déposer une motion de censure dans ce contexte, c’est choisir délibérément d’afficher des désaccords politiciens internes. C’est choisir d’affaiblir la voix de la France plutôt que de montrer l’unité nationale dans la défense de notre agriculture. Le moment devrait être à la mobilisation au sein de chaque groupe politique au Parlement européen, pour construire une majorité contre cet accord. L’influence française est l’affaire de tous les partis, et ce n’est pas par coup politicien que nous parviendrons à faire rejeter cet accord. Cette motion de censure retarde encore les discussions budgétaires, déjà bloquées par les mêmes partis politiques sur fond d'agenda électoral, et envoie un très mauvais signal à l'étranger, alors que les tensions internationales exigent sérieux et cohésion et que la crise agricole rend urgente l’adoption d’un budget. La France mérite mieux que ces postures cyniques partisanes.»

 

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