Si on ne sait pas trop pourquoi Trump veut le Groenland – pour la gloriole, pour la sécurité, pour emmerder les Européens ou pour ses richesses, voire pour les quatre à fois! –, il y trouvera en tout cas des matières premières à exploiter au profit des Etats-Unis –voire à son propre profit! – dont ces fameuses terres rares même si leur extraction du sol de l’île ne sera pas aussi simple qu’il le croit.
Après avoir déclaré qu’il s’appropriait le pétrole du Venezuela suite à l’arrestation par son armée du dictateur Maduro – sans oublier ses propos sur les matières premières de l’Ukraine et le pétrole iranien –, il continue donc à vouloir de servir de manière illégale des richesses d’autres pays, ce qui pourrait l’amener à aller chercher celles du Canada dont son eau dont les Etats-Unis ont besoin et auront de plus en plus besoin dans les décennies à venir.
Il a affirmé avant sa prise de fonction en janvier 2025, qu’il voulait faire de son voisin du Nord, le 51e Etat étasunien parce qu’il regorgeait de matières premières.
Rappelons, par ailleurs, que la volonté de faire du Canada un territoire des Etats-Unis date quasiment de l’indépendance de ces derniers, ce qui provoqua, entre autres, un conflit avec le Royaume-Uni qui fut perdu.
Et depuis ce temps, les Américains n’ont cessé de lorgner sur celles-ci.
George W Bush déclara ainsi au début de ce millénaire et devant les problèmes de sécheresse qui frappe l’Ouest du pays, du Texas à la Californie, qu’il irait chercher l’eau du Canada pour régler le problème.
Donald Trump ne fait que suivre cette politique économique impérialiste de la droite radicale qui est un mélange de colonialisme du 19e siècle et de la prédation par les multinationales étasuniennes des richesses d’autres pays, notamment vis-à-vis de celles de l’Amérique latine au cours du 20e siècle.
Ce qui change dans cette prédation c’est qu’elle est avant tout le fait du gouvernement des Etats-Unis et qu’elle touche également des alliés proches qui font partie de l’OTAN, le Danemark et le Canada.
Un changement qui pourrait provoquer un véritable séisme dans les relations internationales, mettre en danger la sécurité du monde et affaiblir, voire détruire, la démocratie républicaine libérale de la part du pays qui était sensé être son principal défenseur.
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