Voici une sélection, ce 1er novembre 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> [Manifestations] La journée du 31 octobre était une journée à haut risque.
Le dispositif élaboré, robuste et agile, a permis aux manifestations déclarées
de se tenir, en garantissant la liberté de s’exprimer et en entravant les
actions de ceux qui ont cherché à faire dégénérer les cortèges. Je remercie
l’ensemble des forces de sécurité intérieure et de secours mobilisées
aujourd’hui, qui ont dû essuyer des actes violents très graves que tous doivent
condamner. J’ai une pensée appuyée pour les militaires de la gendarmerie
blessés par un cocktail molotov. Attentifs et vigilants, les préfets et les
forces de l’ordre restent mobilisés le temps nécessaire pour que l’ordre public
soit préservé, dans le cadre des dispositifs de contrôle et de sécurité mis en
place pour la nuit à venir. La République tient parce qu’ils sont là.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Je n'ai aucune leçon de République à recevoir de la part de LFI qui met
des cibles dans le dos des Français juifs. Je refuse que les Français soient
contraints à choisir demain entre le RN et LFI au second tour de la
présidentielle. Ce n'est pas la France que nous voulons. Il est encore temps
d'organiser une primaire. Faisons-le !
● Autres ministres
Monique Barbut (ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des
Négociations internationales sur le climat et la nature
> Carburant : mesures financières pour les entreprises forestières jusqu'à
fin 2026
Dans le contexte actuel, il est important de rester aux côtés de celles et ceux
qui font vivre la forêt française, patrimoine vivant et atout stratégique pour
notre souveraineté.
Le soutien sur le GNR est prolongé pour les entreprises forestières.
C'est à dire :
- 15 centimes par litre remboursés par l'État pour le GNR livré de mai à
décembre 2026
- Cumulable, en novembre et décembre 2026, avec une baisse pouvant aller
jusqu'à 20 centimes par litre, rendue possible par la mobilisation des stocks
stratégiques
Monique Barbut (ministre de la Transition écologique,
de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la
nature
> Carburant : mesures financières pour les entreprises forestières jusqu'à
fin 2026
Dans le contexte actuel, il est important de rester aux côtés de celles et ceux
qui font vivre la forêt française, patrimoine vivant et atout stratégique pour
notre souveraineté.
Le soutien sur le GNR est prolongé pour les entreprises forestières.
C'est à dire :
- 15 centimes par litre remboursés par l'État pour le GNR livré de mai à
décembre 2026
- Cumulable, en novembre et décembre 2026, avec une baisse pouvant aller
jusqu'à 20 centimes par litre, rendue possible par la mobilisation des stocks
stratégiques
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> Les prisons modulaires en béton, une révolution qui avance : 18 mois de
construction ! Alors que la pose des cellules modulaires continue à
Troyes-Lavau, les travaux ont également commencé dans plusieurs endroits, comme
ici à Fleury-Mérogis ou à Maubeuge. Bientôt, 3 000 nouvelles places de prison
modulaires verront le jour partout dans notre pays, construites en 18 mois
(contre 7 ans pour les prisons classiques) et coûtant deux fois moins cher.
> Je me suis engagé pour l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs : Au Sénat pour défendre les mesures fortes du projet de loi que nous portons afin de faire de la protection de l’enfance une priorité absolue. Création d’une ordonnance de sûreté pour protéger un mineur sans attendre les résultats d’une enquête, imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur les mineurs, actes d’enquête systématiques pour les crimes commis contre les enfants, accueil chez des tiers de confiance privilégié pour les enfants placés… Tous ces chantiers poursuivent une exigence claire : appliquer un véritable principe de précaution pour les enfants, les protéger rapidement, sans attendre qu’il ne soit trop tard. L’intérêt des enfants avant tout. Enfin.
Serge Papin (ministre des Petites et moyennes
entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> Il y a un an, éclatait le scandale des produits illicites et dangereux
vendus sur Shein.
Ce 1er novembre, un an plus tard, entre en vigueur la taxe européenne de 2 €
sur les petits colis, qui sert à couvrir les coûts de gestion de ces colis.
Elle s’ajoute au droit de douane européen de 3 € appliqué depuis le 1er juillet
pour rétablir l’équité.
Quand je suis arrivé dans ce ministère, on me parlait des dérives de certaines
plateformes d’e-commerce à chacun de mes rendez-vous.
Nous avons immédiatement agi. Nous avons lancé la procédure de suspension de
Shein et l’idée de mettre en place une taxe sur ces petits colis.
C’était insupportable pour moi que nos commerçants respectent des règles,
supportent des charges et assument leurs responsabilités, et pas les
plateformes.
Et surtout, ces plateformes vendaient des produits dangereux pour les Français
: 60% des jouets contrôlés par la DGCCRF sur ces plateformes présentaient des
risques.
En bref, ils avaient fait du non-respect de nos règles leur business model.
Alors la France a été le fer de lance de cette lutte.
Nous avons été les premiers à adopter une taxe sur les petits colis, de 2 €
pour les frais de gestion, pour montrer l’exemple à toute l’Europe.
Grâce à cela, de nombreux pays européens nous ont rejoints dans cette lutte, et
nous avons pu mettre en place à l’échelle européenne un droit de douane de 3 €
dès juillet, et 2 € de frais de gestion à partir de ce dimanche. 5 € au total.
Dès l’été, nous avons vu les premiers effets de notre mobilisation : en
juillet, la fréquentation de ces sites a baissé de 42 % pour Shein, de 36 %
pour Temu et de 10% pour AliExpress.
Puis, à la rentrée, Shein est entrée en bourse avec une valeur près de quatre
fois moins importante qu’à son pic de 2022.
Et son action a chuté de 10 % dès les premiers jours de son introduction.
Cette guerre que nous menons est une guerre de mouvement, qui n’est pas
terminée. Mais ce combat montre qu’on peut changer les choses, quand on ne
lâche rien.
Et tant que je serai là, le combat continuera.
> Je veux répondre par des faits et des engagements. Le 23 octobre, vous demandiez de défendre la transparence des GAEC, les aides couplées et le paiement redistributif. Cette semaine à Luxembourg, je me suis battue et nous avons obtenu des avancées concrètes : maintien de la transparence des GAEC, renforcement des aides couplées, possibilité de majorer les aides sur les premiers hectares. Et nous avons également arraché la présomption de conformité pour simplifier les contrôles. Vous demandiez aussi une PAC qui reste véritablement commune. Nous avons obtenu le maintien d’un financement 100 % européen de l’aide de base au revenu et d’une définition commune de l’agriculteur actif. Ces avancées sont réelles et n’avaient rien d’acquis. Le combat continue, notamment sur le budget. La France la mènera avec la même détermination pour une PAC forte, commune et protectrice de tous nos agriculteurs.
> Bonne nouvelle pour notre filière bovine : j’ai conduit personnellement un travail de diplomatie sanitaire avec mon collègue du Royaume-Uni pour lever les restrictions liées à la DNC sur les fromages au lait cru, les semences bovines et les animaux vivants. Les exportations reprennent ! Notre stratégie sanitaire rassure nos partenaires et donne des résultats.
> Moins 40 % de consommation de vin par habitant
depuis 2000, une sécheresse historique, une récolte en repli de 14 % : la
viticulture traverse une crise durable. Et l’État ne la laissera pas seule.
J’ai réuni ce jour, au ministère, les représentants de la filière pour échanger
et faire part des avancées :
- Décret œnotourisme publié ce matin : un nouveau levier de diversification
pour nos vignobles
- PAC : la France a obtenu que l’intervention viticole reste obligatoire dans
la position du Conseil
- Plan d'urgence : la trésorerie des exploitations reste une priorité, avec des
paiements attendus d’ici début décembre, et les prêts GRETEA seront prolongés
d’un an
- Organisations de producteurs : après les échanges constructifs avec l’amont
de la filière, ceux avec l’aval débutent, en vue d’une publication d’ici la fin
d’année Nous continuons d’avancer ensemble pour l’avenir de la viticulture
française.
Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de
l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> Transmettre une ferme ne doit plus être un obstacle. Grâce à ce Pacte,
adopté dans le budget 2027, reprendre et céder une exploitation coûtera moins
cher. C’est la priorité donnée aux jeunes.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> [Lettre aux lycéens] Chères lycéennes, chers lycéens,
Je tenais à vous écrire. Pour vous informer directement des suites du mouvement
qui vous a conduit à exprimer vos inquiétudes et vos attentes ces dernières
semaines. Vous avez été plus d'une centaine de milliers à déposer vos
contributions sur la plateforme de consultation mise à votre disposition et je
vous en remercie.
Vos contributions ainsi que les nombreux échanges que nous avons eu avec vos
représentants élus ou les associations de lycéens font apparaître vos
difficultés mais aussi vos espoirs. Elles nous disent qu'un cadre démocratique
permet à la fois d'identifier les besoins et d'y apporter des réponses
concrètes, point par point.
Vous nous avez d'abord fait part de vos conditions d'apprentissage, notamment
de la taille des classes et des professeurs insuffisamment remplacés. En cas
d'absence, notre première action consistera donc à réduire la taille des
classes. Dès la rentrée prochaine, les classes de 2nde seront plafonnées à 28
élèves, dont la moitié des lycées les moins favorisés, puis dans tous les
lycées à la rentrée 2028 et les groupes les plus chargés en première et en
terminale seront réduits. Il n'y aura aucune suppression de poste pour les
collèges et lycées et plus de 500 postes de professeurs supplémentaires seront
créés au lycée pour permettre cette mesure. Quant au remplacement des
professeurs absents, le plan d'urgence lancé mi-octobre sera poursuivi avec 920
contractuels recrutés ou en cours de recrutement et des heures supplémentaires
attribuées à chaque lycée depuis le 15 octobre.
Nous sommes également conscients des difficultés que vous avez soulevées
concernant l'organisation du temps scolaire, journée de 8 à 18h00, pause
déjeuner parfois réduite à la portion congrue sur autant de questions qui
ajouté au transport scolaire notamment pour les lycées ruraux peuvent être
objectivement difficiles. C'est pourquoi j'ai lancé un groupe de travail avec
vos élus pour faire des propositions d'amélioration très concrètes. Dans ce
cadre, se posera notamment la question de l'organisation du temps autour des
choix de spécialités. Des conclusions de ces travaux seront connus fin décembre
au plus tard, pour des décisions applicables dès la rentrée 2027.
En ce qui concerne les conditions matérielles d'apprentissage, les
contributions de la plateforme ont montré que le bâti scolaire et son
adaptation au changement climatique constituent des préoccupations majeures,
avec des disparités régionales parfois marquées. Pour accélérer la rénovation
des lycées, l'État engage un prêt aux régions de 4 milliards d'euros d'ici
2030, à un taux très réduit. Par ailleurs, sur la base notamment de vos
contributions, un travail sera engagé dans chacun de vos lycées, en lien avec
les conseils de vie lycéenne, pour identifier les défauts d'entretien ou les
insuffisances du bâti et les corrigés.
Nous avons également entendu vos inquiétudes relatives à Parcoursup et plus
généralement à l'orientation et à la poursuite d'études. Dès cette année donc,
pour ceux d'entre vous qui sont en classe de terminale, Parcoursup sera
transformé. La lettre de motivation deviendra l'exception. Les critères de
sélection des formations du supérieur seront systématiquement publiés et les
candidats pourront en connaître les motifs d'un éventuel refus. Parcoursup sera
remplacé en 2028, car cela nécessite l'adoption d'une nouvelle loi. Nous
mettons également en place une journée d'immersion dans l'enseignement
supérieur pour les élèves de première et de terminale dès cette année, partout
où cela est possible. Enfin, afin de permettre aux élèves de trouver une
formation qui leur correspondent, notamment aux lycéens professionnels. Nous
créons 15000 nouvelles places dans l'enseignement supérieur à partir de la
rentrée 2027, soit 10000 places en BTS, 4000 en IUT et 1000 places
universitaires dans les filières de la santé.
Par ailleurs, le contrôle continu de classe de première, initialement conçue
pour permettre d »alléger la pression des épreuves terminales du
baccalauréat, apparaît aujourd'hui tel qu'il est mis en place comme un facteur
de stress. Nous ouvrons dès maintenant un travail sur les modalités de ce
contrôle continu. Ce travail débouchera d'ici le mois de décembre afin que je
puisse prendre les décisions et les actes nécessaires pour modifier les règles
applicables dès la rentrée 2027.
S'agissant de la santé mentale, qui fait partie de vos préoccupations majeures,
plus de 500 postes d'infirmières et infirmiers, psychologues de l'éducation
nationale, assistante et assistants sociaux seront créés dès la rentrée
prochaine. Notre politique de prévention sera renforcée.
Enfin, nous devons refonder la démocratie lycéenne pour que vous soyez
réellement entendu au niveau de votre lycée. Le Conseil de vie Lycéenne pourra
porter les sujets sur lesquels il aura travaillé à l'ordre du jour du Conseil
d'administration. Au niveau académique et national, le nombre de vos élus sera
augmenté et les lycéens professionnels seront représentés proportionnellement à
leurs effectifs réels avec un tiers des sièges. Le nombre de vos représentants
lycéens au Conseil supérieur de l'éducation, la plus haute instance collective
du ministère sera doublée. Enfin. Les liens entre vos instances consultatives
et les régions sont renforcés pour que vous puissiez échanger avec les régions
sur les sujets relevant de leurs compétences (rénovation du bâti, cantine,
transport…). Ces mesures sont applicables dès à présent ou à la rentrée
prochaine selon leur nature.
Le travail sur l'organisation du temps scolaire et le contrôle continu repose
sur un dialogue permanent dans lequel vous aurez toute votre place pour des
décisions dès le mois de janvier 2027.
Chère Lycéenne, cher lycéen, je tiens enfin à vous redire le profond
attachement de tout le service public de l'éducation et de toutes celles et
tous ceux qui le composent à votre épanouissement, votre instruction et votre
réussite. Un pays qui croit dans son avenir, croit dans sa jeunesse. Nous avons
profondément confiance en vous et n'avons qu'un seul objectif, vous permettre
de progresser, de vous épanouir et de devenir des citoyens libres et éclairés.
C'est le sens des décisions ue nous avons prises et des travaux et actions à
venir dans les prochaines semaines.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> [Attentat raciste de Trappes] Aucune leçon de républicanisme à recevoir de
l’extrême-gauche. Quelques heures après l’attentat raciste de Trappes, l’unité
a laissé place au communautarisme électoral. Où est la décence lorsqu’une
députée accuse le Premier ministre « d’abattre la victime une seconde
fois » ?
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Marine Le Pen s’ingère dans un différend de politique intérieure, en
disant défendre la démocratie en Pologne, tout en appelant à bafouer la
Constitution en France. N’est-ce pas vous qui appelez, sans base juridique
aucune, à la démission du président du Conseil constitutionnel français ? Vous
avez les mêmes méthodes que vos alliés populistes et europhobes du Pis :
contester les contre-pouvoirs dès qu’ils vous rappellent les règles, puis crier
au coup de force. Vous ne défendez pas les institutions : vous exigez qu’elles
se plient à vos desiderata. Avec le RN au pouvoir, ce sera le chaos
institutionnel et le désordre partout.
> J’ai souligné en réponse que la large victoire de la liste étudiante devait être une opportunité pour le chemin européen de la Serbie (même si les sujets intérieurs avaient dominé la campagne) et que la France serait là pour l’y accompagner. Notre relation bilatérale est déjà forte, sur le plan économique et stratégique, et nous pouvons encore l’approfondir. Je serai en lien avec des représentants des nouvelles autorités dans les prochains jours.
> Chaque génération a ses « Mourir pour Dantzig ? » avec les mêmes poncifs, le même esprit de défaite. L’inversion accusatoire qui ferait de nous les responsables de l’agression de la Russie, le cynisme de parler au nom des victimes ukrainiennes pour mieux leur nier le droit de se défendre, l’anti américanisme (alors que Polony est ici sur la ligne de Washington contre Paris!), la fascination pour l’homme fort étranger contre sa propre nation qui passe pour du souverainisme, l’invocation de la « paix » pour mieux se coucher devant la menace. Non merci.
> Complotisme total. Contrairement à ce que raconte le RN, les négociations du cadre financier pluriannuel suivent leur calendrier habituel (un an avant son entrée en vigueur pour laisser le temps aux ratifications nationales). Le budget européen se vote tous les sept ans, indépendamment des calendriers électoraux des uns et des autres. Si la France décidait de boycotter les négociations, vous pensez que nous pourrions défendre la PAC? La posture du RN menace nos agriculteurs.
> Une nouvelle avancée pour nos agriculteurs.
Les ministres de l’agriculture ont adopté un premier accord sur la prochaine
politique agricole commune, en phase avec les priorités françaises, en plus du
maintien des enveloppes:
- préservation du caractère commun de la PAC avec une définition claire d’«agriculteur
actif»
- reconnaissance des membres de GAEC comme agriculteur actif
- maintien du caractère obligatoire de l’aide complémentaire pour les jeunes
agriculteurs
- maintien du paiement redistributif
- simplification des modalités de mise en œuvre de la PAC.
Nous continuerons de nous battre pour nos agriculteurs, garants de la
souveraineté alimentaire européenne.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
>Avec des jeunes Bretons qui se forment et préparent leur BAFA. Ils m’ont
parlé d’un fléau, celui du harcèlement à l’École, du harcèlement entre les
enfants. Sans détour. Ministre de l’Éducation nationale, j’avais voulu faire de
l’École un sanctuaire, où aucun enfant ne s’y rend la boule au ventre. Ce
combat, je ne le lâcherai pas.
> Partout en France, nous nous sommes rassemblés ce soir pour dire notre rejet de la haine. Partout en France, nous nous sommes rassemblés ce soir pour rendre hommage aux victimes de l’attentat terroriste raciste commis à Trappes et à La Verrière.
> Le cœur de cette mobilisation de la jeunesse, c'est une profonde angoisse vis-à-vis de l'avenir. Je ne crois pas qu'il y a une génération qui ne veut plus faire d'efforts, qui ne veut plus travailler ; en revanche, il y a une génération qui se demande si, à la force de son travail et de ses efforts, elle pourra avoir un avenir. Cette élection présidentielle doit aussi servir à créer un nouvel espoir chez les jeunes.
> L'angoisse de nos jeunes n'est pas un refus de l'effort, mais une crainte légitime pour leur avenir. Il est de notre responsabilité de leur redonner un cap et un pacte d'espérance.
> Chômage en hausse, croissance ralentie, taux d'intérêt qui explosent, la dissolution a été une catastrophe pour l'économie de la France. L'urgence aujourd'hui est de retrouver la visibilité et la stabilité dont nos entreprises ont cruellement besoin.
> [Présidentielle / Primaire] Aujourd’hui, aucun candidat, aucune force ne fait l’union. Alors l’union doit faire la force. Des millions de Français nous le demandent et comptent sur nous. Des millions de nos compatriotes espèrent ne pas avoir à choisir entre le Rassemblement national et la France insoumise.
> [Présidentielle / Primaire] Cette primaire, c’est
l’union qui doit faire la force. La force et l’espoir. Pour avoir un candidat
au deuxième tour. Pour éviter aux Français d’avoir à choisir entre la France
insoumise et le Rassemblement national. (…)
Je vois cette tenaille entre la France insoumise et le RN. Et on voit
qu’aujourd’hui aucun candidat seul n’est en situation de briser cette tenaille.
À la fin, elle aura lieu, cette primaire.
> [Présidentielle / Primaire] Merci, monsieur le premier ministre [Michel Barnier], pour cette prise de position à la hauteur des défis du pays. Oui, il est temps d’organiser une grande primaire ouverte. Oui, il est temps de bâtir le rassemblement le plus large possible. Face au risque d’un second tour RN/LFI dont notre pays ne se remettrait pas, nous devons surmonter nos différences et nous concentrer sur ce qui nous rassemble. Les valeurs de la République. La construction européenne. La compétitivité de nos entreprises. Le progrès. La primaire est aujourd’hui le meilleur outil pour bâtir un rassemblement et créer l’espoir. Soyons tous à la hauteur !
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> [Présidentielle / Primaire] Un second tour entre La France insoumise
et le Rassemblement national serait un cataclysme politique. C’est pourquoi
nous tendons la main pour organiser une primaire. Aujourd’hui, aucun candidat
de l’arc républicain n'est en mesure de se qualifier seul pour le second tour.
(…)
La situation politique est suffisamment grave pour que nous prenions nos
responsabilités. Oui, il existe des désaccords entre les candidats de l’arc
républicain. Mais nous devons être capables de les dépasser face au risque d’un
second tour entre La France insoumise et le Rassemblement national qui
fracturerait profondément la France. Nous devons donc être capables de nous
retrouver autour des valeurs qui nous réunissent : laïcité, Europe, écologie,
compétitivité, soutien à l’Ukraine. (…)
L’idée de la primaire s’installe dans l’espace public. Il faut qu’il y ait un
débat qui permette d’entendre les idées de chaque candidat et aux Français de
choisir. Aujourd’hui le débat est écrasé par deux extrêmes. Aucune proposition
n’est entendue. Ceux qui ne travaillent pas à éviter un second tour entre le
Rassemblement national et La France insoumise sont dans une posture
d’irresponsabilité. (…)
Pourquoi certains ont-ils peur d’une primaire ? Qu’est-ce qui les inquiète ?
Nous devons débattre du fond. Attractivité de la France, Europe, intelligence
artificielle, écologie, éducation, salaires : avec Gabriel Attal, nous sommes
prêts !
> [Manifestations] Il faut aussi dézoomer sur ce qui se passe depuis plusieurs semaines. La France a fait face à des émeutes. Mais c’est aussi le cas de l’Italie, de l’Espagne, de l’Albanie ou encore de la Belgique. Et pourtant, ces pays n’ont pas les mêmes responsables politiques au pouvoir. Il y a aussi un climat général de tensions, avec des gens qui soufflent sur les braises. Il faut nommer ces ingérences étrangères.
> Le Gouvernement décide de mettre fin à plusieurs programmes de lutte contre la précarité énergétique. Je suis stupéfaite. Je ne m’explique pas qu’au moment même où les Français sont confrontés à une crise énergétique majeure, où les factures pèsent lourd sur le budget des ménages et où de nombreux Français peinent à se chauffer, on choisisse de supprimer des dispositifs précisément destinés à les protéger. La lutte contre la précarité énergétique n’est pas une variable d’ajustement budgétaire. C’est une question de pouvoir d’achat, de santé publique et de justice sociale. Derrière ces programmes, il y a des familles qui vivent dans des passoires thermiques, des personnes qui renoncent à se chauffer et des ménages qui n’ont tout simplement pas les moyens de rénover leur logement. On ne peut pas prétendre accélérer la transition énergétique tout en supprimant les moyens qui permettent aux plus modestes d’y prendre part. On fait des économies sur le dos de ceux des Français qui subissent déjà de plein fouet la crise énergétique et qui sont les plus éloignés des dispositifs d’aide. Dire que c’est un « recentrage sur les dispositifs les plus efficaces » est un élément de langage paresseux qui ne correspond pas à la réalité. Et une fois de plus on ne fait pas confiance aux collectivités locales pour accompagner leurs habitants. C’est désolant !
> Sur mon territoire, les gens me parlent tous les jours du prix de l’essence. Mais ce n’est pas en baissant les taxes qu’on est le plus efficace. Il y a quatre ans, cela nous a coûté 9 milliards d’euros, qui pèsent aujourd’hui sur notre dette publique, sans particulièrement aider ceux qui en avaient le plus besoin. En revanche, les aides ciblées permettent de mieux soutenir les ménages les plus modestes.
Marc Ferracci (député)
> En refusant d’assumer la sélection, nous avons construit une usine à
fabriquer de la frustration. Chaque printemps, Parcoursup fait débat. Nous
parlons des algorithmes, des délais, des ratés. Nous évitons la vraie question,
celle de la sélection. Car la sélection existe déjà à l’université. Elle se
fait par l’échec : moins d’un étudiant sur trois obtient sa licence en trois
ans. Des jeunes s’engagent dans des filières sans débouchés, des diplômés se
sentent déclassés et nos entreprises peinent à recruter. Assumer la sélection
ne revient pas à fermer des portes. Il s’agit d’en ouvrir d’autres, plus tôt.
La première, c’est l’apprentissage dès le lycée. La Suisse, où vivent de
nombreux compatriotes que je représente, en fait la preuve chaque jour. Depuis
2017, le nombre d’apprentis a triplé en France. Les mentalités changent. Nous
devons maintenant aller plus loin.
> AvenirPro c’est 45 % de taux d’insertion
supplémentaire.
La commission des finances de l'Assemblée nationale a adopté à l’unanimité
notre amendement pour sanctuariser AvenirPro. AvenirPro accompagne les élèves
de terminale de lycée professionnel vers leur premier emploi, avec l’appui des
conseillers de France Travail. Ce dispositif est très efficace. Des chercheurs
l'ont évalué par une expérimentation randomisée: le taux d'insertion des jeunes
accompagnés augmente de 45 %. Chaque accompagnement coûte seulement 340 euros.
Pour financer durablement AvenirPro sans creuser le déficit, j'ai proposé de
recentrer les crédits de l’apprentissage sur les premiers niveaux de diplômes
(du CAP au BTS) là où l'apprentissage est le plus efficace pour l'insertion
professionnelle.
> L’instabilité politique a mis depuis 2024 les réformes à l’arrêt. Il faut les reprendre.
> [Présidentielle / Primaire] Faisons débattre les candidats du bloc central devant les Français. À six mois de la présidentielle, nous passons trop de temps à faire campagne les uns contre les autres. Pendant ce temps, les extrêmes imposent leur récit et leurs sujets. Une primaire devient de plus en plus hypothétique. En revanche des débats télévisés permettraient aux Français de comparer les visions et de faire leur choix. Remettons les idées au cœur de la campagne.
> Taxer l’intelligence artificielle serait une idée funeste. La France a déjà pris du retard sur la robotisation. Nous ne devons pas rater le virage de l’IA. À l’Assemblée nationale, nous défendions et avons fait adopter un amendement pour que les investissements dans l’IA générative bénéficient d’un suramortissement. Les entreprises qui innovent doivent être soutenues, pas pénalisées. L’IA est une chance pour notre industrie et notre compétitivité. Nous devons la soutenir, pas la taxer.
> Mélenchon promet la lune. Les actifs paieront l’addition. Le gourou de LFI ignore visiblement que Conseil d’Orientation des Retraites intègre déjà les gains de productivité dans ses projections financières. Malgré cela, le déficit va continuer de se creuser en l’absence de réforme sérieuse. Dans sa vidéo, sa vraie recette apparaît pour maintenir les retraites à flot: augmenter les cotisations. Salariés et entreprises passeront à la caisse, voilà le « progrès social » à la sauce insoumise.
> On est très fort en France pour parler du partage du gâteau. Encore faut-il qu’il grossisse. Plus de croissance, ce sont de meilleures recettes fiscales sans hausse d’impôts. C’est aussi moins de tensions dans une société où chacun se bat pour sa part de la ressource publique. La société du plein-emploi, c’est choisir la richesse créée plutôt que la richesse disputée.
Jean-René Cazeneuve (député)
> Obstruction massive RN de la niche LFI (x100 d'amdts) Réponse du berger à
la bergère, LFI ayant pourri la dernière niche RN. Spectacle affligeant et
révoltant, gabegie, démocratie caricaturée. Aller comprendre pourquoi les
Français détestent leurs politiques.
> LFI rêve d’un monde sans entreprises. À force de les taxer, ils vont finir par y arriver ! Mais voir les communistes, autrefois défenseurs des ouvriers et de l’industrie, leur emboîter le pas, c’est un comble ! Nos raffineries sont 4 fois moins nombreuses qu’il y a 20 ans. Après des années de pertes, dès qu’elles font des bénéfices, il faudrait les taxer ? Quel est l'objectif ? Qu’il ne reste plus une seule raffinerie en France ?
> Dans sa niche parlementaire, LFI prétend « rétablir l’interdiction » de l’acétamipride. Mais comment rétablir une interdiction qui n’a jamais été supprimée ? L’interdiction reste la règle. Les dérogations sont strictement encadrées, soumises à quatre conditions et limitées à trois ans. C’est l’Anses qui décide, sur des bases scientifiques. Si elle dit non, c’est non. Nos agriculteurs sont des acteurs de la transition, pas des empoisonneurs. Cessons de stigmatiser ceux qui nous nourrissent.
Olivia Grégoire (députée)
> Chaque année, 74 000 entreprises pourraient être transmises. À peine 26
000 le sont. Avec 3 millions d’emplois en jeu, l’abattement à 1 M€ pour le
cédant qui vend à ses salariés est un signal fort. Limité à 2029, il doit le
rester. Ne le réduisons pas. (…)
On ne transmet pas une entreprise comme on remet des clés. Clients, équipes,
savoir-faire : tout ne s’écrit pas dans un acte de vente. Le cédant pourra
désormais accompagner son salarié repreneur pendant 12 mois, sans perdre le
bénéfice du pacte Papin.
Prisca Thevenot (députée)
> [Présidentielle / Primaire] Oui, Gabriel Attalpropose une primaire autour
de valeurs communes. Ceux qui la refusent sous de faux prétextes prennent le
risque d’un duel RN/LFI. Alors, stop aux blocages et donnons la parole aux
Français dans une primaire ouverte et transparente.
> Je n’ai pas à répondre aux injonctions d’une certaine gauche pour prouver que je combats le racisme. Je n’ai pas besoin d’être sur leur photo pour prouver que je combats le racisme. Hier, j’ai honoré la mémoire de Pengo Bossio Wangi auprès des habitants de ma circo.
> [Présidentielle / Primaire] Pour gagner face aux extrêmes, le rassemblement le plus large possible est indispensable. Exclure des démocrates ou refuser de construire une union, c’est prendre une lourde responsabilité : un second tour RN-LFI et conduire Le Pen à l’Elysée.
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> Pas un jour sans que la Russie ne s’en prenne aux civils ukrainiens. Ce 29
octobre, au moins 17 personnes ont été tuées, dont des enfants. Face aux crimes
de guerre de Moscou, nous devons renforcer les sanctions contre la Russie et
intensifier notre soutien à l'Ukraine.
> [Présidentielle / Primaire] Il faut que les lignes bougent. Aujourd’hui le pays se dirige vers un second tour mortifère pour la France et l’Europe. Un autre chemin pour le pays existe. Gabriel Attal a raison de proposer le rassemblement des démocrates qui ne veulent pas voir sombrer la France.
Marie Lebec (députée)
> Aux côtés de Gabriel Attal pour une politique forte en matière
d’investissements stratégiques. Dans la lignée de France 2030, il faut
continuer à planifier et à investir massivement pour faire émerger des
champions et renforcer notre compétitivité. Avec l'objectif d'une croissance
durable qui bénéficie à tous les Français.
Anne Genetet (députée)
> Comparer la France au régime chinois, il fallait oser ! M. Léaument,
la France est une grande démocratie représentative : pluralisme, liberté
d’opinion et presse libre. Chez LFI, l’outrance tient lieu de pensée et la
caricature d’argument. La médiocrité jusqu’au ridicule.
> [Manifestations] Je crois que ce qui sort gagnant, c'est la démocratie et c'est le dialogue, la capacité à se parler. Nous avons là des manifestants, et je veux saluer la manière très calme et paisible dont ça a pu se dérouler hier. Je veux saluer également les forces de l'ordre qui ont fait un travail remarquable, qui est difficile, mais qui a permis d'encadrer et d'assurer la sécurité des manifestants, et des manifestants qui ont pu exprimer leurs attentes, leurs revendications.
> [Revendications lycéennes] Nous avons là des millions
de lycéens d'une part, d'étudiants de l'autre, au-delà des seuls qui étaient
présents dans les cortèges hier, qui ont des attentes, des revendications, qui
n'ont pas forcément choisi d'ailleurs de descendre dans la rue. Mais pour cela,
je voudrais leur dire qu'il me semble qu'ils ont, pour préparer leur avenir,
puisque c'est de ça dont il s'agit aujourd'hui, trois piliers. Le premier
pilier, c'est d'abord leur réussite académique. Elle est essentielle et pour
ça, moi, je les encourage évidemment à reprendre les cours. C'est fondamental.
Sans les cours, ils vont au-devant de plus grandes difficultés académiques et
ils ne pourront pas faire ce qu'ils attendent, ce qu'ils espèrent et s'insérer
plus tard, notamment par le travail. Ça, c'est le premier pilier, l'académie.
Le deuxième, c'est d'avoir des conditions dignes pour pouvoir étudier. Et là,
je veux saluer les efforts du gouvernement qui a mis un milliard d'un côté sur
la table pour les lycéens, quatre milliards pour les universités, pour pouvoir
travailler sur ce bâti. C'est 5 milliards en tout, c'est pour le bâti. Et
rappeler d'ailleurs qu'on n'avait pas, nous, attendu, à l'époque où Gabriel
Attal était ministre de l'Éducation nationale, ces manifestations, puisqu'à
l'époque, il y avait un grand plan qui s'appelait EduRénov pour la rénovation
énergétique et climatique des bâtiments scolaires, c'était 10 000 bâtiments. Il
a poussé pour renforcer ce plan à 40 000 écoles à rénover, et tout ça grâce
notamment au fonds vert, dont je veux quand même rappeler que LFI d'un côté et
le Rassemblement national de l'autre avaient voté contre ce fonds vert, donc
contre a priori les moyens qui permettaient de rénover ces bâtiments. (…)
Et le troisième pilier sur lequel je veux vraiment insister, c'est la
démocratie de la jeunesse. Et là, vraiment dire que nous avons dans les textes,
et c'est ça qui est malheureux, je l'ai vu comme ministre de l'Éducation
nationale, tous les outils pour que cette démocratie lycéenne et étudiante
fonctionne. Or, ils ne fonctionnent pas, il faut le dire, et moi j'encourage
les jeunes à se saisir, tout en poursuivant leurs études, de ces outils, le
Conseil national de la vie lycéenne par exemple. C'est une instance qui doit se
réunir deux fois par an, dont les comptes-rendus doivent être publiés sur le
site du ministère. Allez y voir, vous verrez qu'il n'y a que trois
comptes-rendus qui datent de 2005, 2006 et 2007. Ça n'est pas acceptable. Je
les encourage à se saisir de ces outils.
> [Revendications lycéennes] Je veux insister sur un point important à comprendre. Ils demandent des moyens supplémentaires qui, du reste, ont été donnés en partie. Mais soyons très lucides. Nous avons aujourd'hui, dans cinq mois, une élection présidentielle. Et les arbitrages, évidemment, vont se faire au cours de cette campagne présidentielle. Et on voit bien que nous sommes en pleine discussion budgétaire. Tous les moyens que nous pouvons mettre sur le budget aujourd'hui, certains de ces moyens même, et dans tous les budgets, tous les ans, c'est la même chose, ne pourront être déployés qu'à partir de septembre 2027. C'est le fonctionnement normal de la démocratie et de l'État de droit. Vous dites aux lycéens, aux étudiants qu'il faut attendre. Donc je leur dis de continuer à dialoguer avec les instances, de reprendre les cours, parce qu'en revanche, il faut que ce dialogue soit nourri et constructif et permette d'avancer, que leurs revendications soient toujours bien sur la table, il ne s'agit certainement pas de les enterrer, qu'ils interrogent tous les candidats pour voir ce que chaque candidat est capable de leur répondre, qu'ils aient bien en tête qu'une loi de finances rectificative pourrait très bien en juillet prochain, en fonction du candidat qui est élu, venir casser ce qu'ils auraient pu obtenir avant.
Paul Midy (député)
> Si on avait autant d’ETI en France qu’en Allemagne, il n’y aurait plus
de chômage dans notre pays.
7 000 ETI en France, 14 000 en Allemagne, c’est deux fois plus ! Et pourtant,
nos ETI représentent déjà 30 % de l’emploi français. Supprimer le pacte
Dutreil, c’est mettre en danger nos ETI et les emplois qui vont avec. On veut
deux fois plus d’ETI, pas deux fois moins !
> Monsieur Coquerel [LFI], je vous parle de création d’activité, vous me répondez « cadeaux aux riches ». Cela illustre bien votre capacité à désigner des boucs émissaires : les riches côté LFI, les étrangers côté RN. C’est pourtant simple : créer de la valeur économique et la redistribuer sont deux sujets différents. Notre système redistributif est puissant. Mais pour le financer durablement, il faut davantage d’activité, de production et de croissance. Pour partager la richesse, il faut commencer par la créer !
> Quand une entreprise gagne en productivité, les salariés doivent en bénéficier. C’est le pacte productivité-salaires que je propose. On aide les entreprises à investir, innover et intégrer l’IA et les nouvelles technologies dans leur production. En contrepartie, une part des gains doit revenir aux salariés. Un deal gagnant-gagnant ! Aucune faute d’orthographe à corriger.
> CIR : il faut arrêter de raconter n’importe quoi à nos concitoyens ! Le crédit d’impôt recherche n’est pas un chèque en blanc aux entreprises. Des dizaines de règles et de conditions, des PME obligées de payer des experts pour s’y retrouver… Le problème, ce n’est pas qu’on donne trop facilement de l’argent à ceux qui innovent : c’est qu’on leur complique trop la vie !
Laure Miller (députée)
> Un jeune sorti de l’aide sociale à l’enfance mal accompagné coûte plus
de 100 000 € à la société. Accompagné correctement, il lui rapporte plus d’1,5
million €.
> Ce mois d’octobre se termine dans la stupeur, tant nous avons toutes et tous été saisis d’effroi en apprenant le 24 au matin que des hommes, des femmes, et même une enfant, avaient été pris pour cible, uniquement en raison de leur couleur de peau ou de leur religion supposée. Je rends hommage à toutes les victimes de cet attentat terroriste et raciste, et j’adresse une pensée particulière à la famille de Pengo Bossio Wangi, lâchement abattu en pleine rue. Ce drame est venu clôturer un mois d’octobre déjà marqué par une flambée de violences dans notre pays, notamment, toute proportion gardée, lors du week-end des 17 et 18 octobre, sur lequel je reviens dans ce bulletin. Je suis de celles et ceux qui le déplorent mais il faut avoir conscience que ce climat de défiance et d’affrontement est, sinon provoqué, du moins entretenu par certaines formations politiques qui y voient un terreau électoral. J’étais présente à la séance des questions au Gouvernement qui a suivi l’attentat de Trappes, j’ai vu des parlementaires, aux deux extrémités de l’hémicycle, empêcher la représentation nationale de rendre aux victimes un hommage digne, respectueux, et républicain, préférant par leurs vociférations creuser les fractures de notre société plutôt que de les apaiser, ne serait-ce que quelques minutes. J’ai vu aussi les mots prononcés en garde à vue par le principal suspect résonner de manière effrayante avec ceux du président du Rassemblement national prononcés quelques mois plus tôt. J’ai vu enfin, sans bien-sûr établir de parallèle entre casseurs et terroristes, des responsables politiques légitimer le recours à la violence dans le débat public. «Ne composez jamais avec l’extrémisme», disait Jacques Chirac en 2007. Vingt ans plus tard, à quelques mois de choix majeurs pour notre pays, cet appel est plus que jamais d’actualité. Pour ma part, je continue de travailler sur les sujets où je sais pouvoir être utile, autant que possible dans un cadre transpartisan et apaisé.
Daniel Labaronne (député)
> [Manifestations] Si tu as cassé et si tu as pillé, ta famille et toi
allez devoir payer. Je soutiendrai le durcissement de toutes les mesures de la
loi casseur-payeur.
> Surtaxer les rachats d’actions serait une erreur économique. Ils peuvent soutenir l’actionnariat salarié, protéger nos entreprises des OPA hostiles et faire circuler le capital vers des activités plus productives. Ne fragilisons pas nos entreprises !
Olga Givernet (députée)
> [Manifestations] Le gouvernement doit répondre aux revendications
légitimes qui s’expriment. J’en appelle à la responsabilité de toute la classe
politique. À l’approche de la présidentielle, travaillons ensemble pour
apporter des réponses concrètes aux préoccupations des Français.
● MoDem
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> Depuis la rentrée, la situation s’est dégradée. D’un côté, Jean-Luc
Mélenchon et Marine Le Pen voient leurs intentions de vote se solidifier. Cette
cristallisation s’explique : tous deux expriment clairement une vision,
quoi qu’on en pense. De l’autre, l’espace central est saturé par des calculs et
arrière-pensées, et ses candidats, obsédés par le fait de savoir qui dépassera
qui, oublient de parler aux Français.
Ajoutez à cela la crise lycéenne, un sentiment d’impuissance publique
généralisé… et vous obtenez le résultat inquiétant que l’on constate
aujourd’hui : dans un paysage politique où le débat est polarisé entre les
deux extrêmes, nous, démocrates et républicains, n’existons, n’«émettons» plus.
Il faut un sursaut.
> [Présidentielle] Le bon candidat sera celui qui saura déterminer les contours d’une coalition politique pour les deux tours de la présidentielle et les législatives qui suivront, non pas contre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, mais surtout pour porter un projet alternatif d’espérance. Il doit incarner une vision qui réponde aux grands enjeux de notre temps, trouver les mots de la réconciliation et affirmer la fierté de ce que nous pouvons faire tous ensemble. Dans la République, on peut s’affronter sans être condamnés à se détester à ce point.
> [Présidentielle / Primaire] Je lis que certains envisageraient une primaire avec Lisnard ou Knafo ? Lui juge le programme de Ciotti « très proche » du sien. Elle salue la « victoire historique » de l’AfD. On ne combat pas l’extrême droite en l’invitant à sa primaire !
● Parti radical
Nathalie Delattre (présidente)
> [Commerçants victimes des violences des 17 et 24 octobre en Gironde]
Colère, épuisement, sentiment d’abandon. Des commerces ont été saccagés,
pillés. Certains ont perdu la totalité de leur stock, sans pouvoir le
reconstituer entièrement à quelques semaines de Noël. À ces pertes s’ajoutent
des journées entières sans chiffre d’affaires. Pour plusieurs entreprises, leur
avenir est désormais menacé. Le ministre a reconnu que les risques avaient été
sous-estimés. Il faut aujourd’hui en tirer les conséquences et mobiliser les
assureurs pour accélérer les indemnisations, mieux prendre en compte les pertes
d’exploitation et envisager un soutien exceptionnel de l’État, notamment des
exonérations de charges pour les entreprises les plus durement touchées.
L’ouverture des commerces le dimanche peut être une possibilité, mais pas une solution
pour tous. Certains n’en ont ni les effectifs ni les moyens financiers. Il ne
faudrait pas ajouter des charges supplémentaires aux difficultés qu’ils
traversent déjà. La liberté de manifester est fondamentale. Mais face aux
infiltrations de casseurs au sein des cortèges, les parcours doivent être
adaptés pour préserver les rues commerçantes. Le droit de manifester doit
pouvoir se concilier avec celui de travailler en sécurité. À l’approche des
fêtes, l’urgence est de protéger nos commerces, de soutenir leur activité et de
restaurer la confiance. Les commerçants bordelais attendent des réponses
concrètes. Je continuerai à porter leurs préoccupations auprès du Gouvernement
et au Sénat.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Pascal Canfin (député)
> A partir de dimanche, les plateformes de e-commerce vont payer davantage
pour leurs effets négatifs sur les douanes.
Depuis juillet, la taxe européenne de 3€ sur les petits colis fait déjà son
effet : une réduction de 30 à 40% en France, dont 42,3% pour Shein. Et ce n’est
que la première marche.
Le 1er novembre, la réforme de l’union douanière adoptée en septembre ajoute
des frais de traitement de 2 € sur les envois qui arrivent d’un pays tiers vers
un consommateur européen, quelle que soit la valeur de l’article :
Le calcul est simple : 2 € par catégorie de produit dans le colis.
- 3 t-shirts identiques ? 2 €.
- 1 t-shirt + 1 coque de téléphone ? 4 €.
Pourquoi c’est nécessaire ? Près de 6 milliards de petits colis sont entrés
dans l’UE en 2025. Plus de 180 par seconde, dont 93 % venant de Chine.
Et d’après la Commission, plus de la moitié des produits dangereux signalés
dans l’UE viennent de Chine. UFC-Que Choisir avait testé, en octobre dernier,
162 produits venant de Shein et Temu. Le résultat ? 57% de ces produits
présentent un risque pour la santé des consommateurs, dont un grand nombre de
jouets pour enfants.
Ces frais servent à armer nos douanes pour contrôler à cette échelle. Grâce à
la réforme douanière, en plus de rendre les plateformes responsables des
produits qu'elles importent, l'Europe les oblige à financer les contrôles
supplémentaires qu'elles rendent nécessaires.
C'est un grand pas pour reprendre le contrôle sur les produits qui inondent
notre marché intérieur.
> Ce jeudi, TotalEnergie a publié ses résultats du
troisième trimestre : 7,45Mds€ de bénéfices nets. Le double de ceux de 2025.
Ces résultats ne sont pas justifiés par des choix stratégiques, mais par une
situation de rente. Utiliser cet argent pour augmenter les dividendes et
racheter les actions pour en doper le cours au lieu d’investir dans la
transition écologique est le pire choix possible pour notre avenir.
● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> « Un garçon, ça ne pleure pas. » Ce stéréotype doit tomber. En 2024, 14,5
% des lycéens garçons ont déclaré avoir eu des pensées suicidaires au cours de
l’année. Écoutons-les sans jugement : parler et demander de l’aide, c’est un
droit.
