Comme on pouvait s’y attendre, Donald Trump a apporté son soutien au président de la FIFA, Gianni Infantino.
Celui-ci est dans l’œil du cyclone après avoir proposé de privatiser la Coupe du monde de football et il risque de perdre sa place d’autant qu’une nouvelle affaire de corruption le met en cause.
Infantino est le pire de ce que produisent les instances internationales du sport, du Comité Olympique à la FIFA en passant par la Fédération internationale d’Athlétisme.
On ne compte plus les dirigeants corrompus à l’hubris démesuré qui ont présidé comme de véritables despotes ces associations, agissant avec des impunités presque totales.
Avec l’argent et les intérêts nationaux mais aussi a présence de personnages louches qui lui tournent autour, le football, premier sport mondial, aiguise les appétits des escrocs et autres fripouilles qui sont souvent des proches ou des soutiens de ceux-ci.
Mais Infantino est en train de dépasser tous ses prédécesseurs et confrères en la matière.
Il traîne ainsi derrière lui de multiples casseroles.
Mais ce qui a fait déborder le vase c’est d’abord son amitié avec Donald Trump à qui il a remis un des prix les plus ridicules qui puisse exister «le prix de la FIFA de la paix», uniquement créé pour faire plaisir à l’extrémiste populiste de la Maison blanche pour le «consoler» de n’avoir pas réussi à obtenir le prix Nobel en la matière.
Il a par ailleurs, lors de la dernière Coupe du monde, obtempérer à la demande de Trump de requalifier un joueur américain qui avait reçu un carton rouge et qui aurait du être privé d’un match qu’il a pu disputer au mépris de toutes les règles sportives de la FIFA appliquées sans faille à tous les autres équipes nationales…
Ensuite, c’est sa volonté de faire le plus d’argent possible avec la Coupe du monde au mépris du sport déjà pourtant bien esquinté par les anciens présidents de la FIFA.
Pour l’édition qui vient de se terminer, il a inventé des «pauses fraicheurs», une lors de chaque mi-temps uniquement pour que les chaînes de télévision puissent diffuser de la publicité.
Et, il a proposé, donc, que des investisseurs privés, avec l’appui de Trump, puissent prendre des parts dans la Coupe du monde.
Que l’on comprenne bien, Infantino n’agit pas pour le bien du football mais pour le sien et celui de ses amis.
Et comme tout président de la FIFA, il n’est pas prêt à lâcher le filon s’inspirant sans doute de son prédécesseur, Sepp Blatter.
Si le cas Infantino est évoqué ici, ce n’est pas à propos de football mais de politique.
Bien sûr, comme nous l’avons déjà dit ici, le sport de compétition est éminemment politique depuis les Jeux olympiques de l’Antiquité, ce qu’a encore une fois démontré la Coupe du monde de cette année.
Ce qui ne justifie pas les interférences politiques dans le fonctionnement du sport qui en font, in fine, uniquement un enjeu d’argent et de pouvoir ce que le cas Infantino prouve de manière caricaturale.
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