2005-2025: 20 ANS D'INFORMATION SUR LE CENTRE ET LE CENTRISME

lundi 19 janvier 2026

Propos centristes. Union européenne – Réactions aux menaces de Trump à l’encontre de l’Europe / Aide à l’Ukraine / Soutien au peuple iranien / Mercosur / Belgique: menace du crime organisé / Italie: nécessité du nucléaire / Suède: début de la campagne électorale…


Voici une sélection, ce 18 janvier 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.

► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité)
> La Chine et la Russie doivent se frotter les mains. Ce sont elles qui profitent des divisions entre Alliés.
Si la sécurité du Groenland est menacée, nous pouvons régler ce problème au sein de l'OTAN.
Les droits de douane risquent d'appauvrir l'Europe et les États-Unis et de compromettre notre prospérité commune.
Nous ne pouvons pas non plus laisser ce différend nous détourner de notre mission principale : contribuer à mettre fin à la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine.

> Concernant l'état des relations transatlantiques, sujet largement débattu ces derniers temps, les États-Unis demeurent un allié indispensable, mais il est clair que nos relations ne sont plus aussi bonnes qu'auparavant. Toute alliance connaît des désaccords, mais l'Europe ne renoncera pas à 80 ans de relations transatlantiques. De Gaza à la lutte contre Daech, en passant par les pratiques économiques coercitives de la Chine, l'Europe et les États-Unis sont plus forts lorsqu'ils agissent de concert.

> La libération des Européens détenus au Venezuela est un grand soulagement pour les familles et une avancée positive.
Je me suis entretenu aujourd'hui avec plusieurs citoyens de l'UE libérés.
Ce résultat est le fruit d'une diplomatie européenne constante et d'une étroite coordination avec les États membres.
Unie, l'Europe défend avec force ses citoyens et les droits humains.

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Notre soutien à l'Ukraine est conçu pour durer. Aujourd'hui, nous présentons un plan d'aide décisif de 90 milliards d'euros, combinant assistance militaire et soutien budgétaire.
Ce plan financera le soutien militaire dont l'Ukraine a besoin pour se défendre contre l'invasion russe, tout en assurant le fonctionnement des hôpitaux, des écoles et des services publics ukrainiens.
Nous conservons également la possibilité d'utiliser les avoirs russes immobilisés dans l'UE.

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Le problème, c'est qu'il n'y a pas de cessez-le-feu actuellement. Il n'y a rien à surveiller. Mais au sein de la Coalition des volontaires, nous préparons bien sûr, du côté européen, notre contribution. Nous avons déjà une mission militaire – la formation des soldats ukrainiens – et nous pouvons étendre ce mandat à la formation sur le sol ukrainien. Nous avons également une mission civile pour aider les Ukrainiens à réformer leurs forces de défense et à renforcer leurs capacités. Pour revenir au début de ma réponse, le problème est qu'il n'y a pas de cessez-le-feu, et malheureusement, aucun cessez-le-feu en vue, car la Russie ne souhaite clairement pas la paix.

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Concernant l'Ukraine, nous discutons bien sûr des garanties de sécurité et, comme nous l'avons évoqué au sein de la Coalition des volontaires, il est essentiel que ces garanties soient concrètes et applicables dans la pratique. Elles ne doivent pas être retirées. Bien entendu, nous ne pouvons pas parler au nom de l'administration américaine ni des décisions qu'elle prend. Je tiens à souligner qu'actuellement, la majorité du soutien à l'Ukraine provient d'Europe, et que les pays européens ont également discuté des garanties de sécurité à lui accorder. Nous n'avons pas entendu dire qu'elles soient conditionnelles. L'une des conditions évoquées était une attaque contre la Russie. Nous en parlions justement, et l'histoire regorge de cas où les Russes ont fomenté des attaques, en prétendant qu'il s'agissait d'Ukrainiens, de Finlandais, etc. L'histoire regorge d'exemples similaires. C'est pourquoi il est crucial que les garanties de sécurité, qu'elles viennent des Américains ou des Européens, ne restent pas lettre morte : elles doivent être tangibles.

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] On observe actuellement une intense dynamique diplomatique en faveur de la paix. Le président Trump n'est pas le seul à abhorrer la guerre. Les Ukrainiens la détestent. Nous la détestons tous. Mais comme nous le constatons sans cesse, cette dynamique reste totalement unilatérale. Chaque semaine, les bombes russes plongent les villes ukrainiennes dans l'obscurité. La destruction et la mort sont la réponse de la Russie à la diplomatie. La dure réalité est que cette guerre risque de se prolonger si nous n'exerçons pas collectivement une pression accrue sur la Russie pour qu'elle y mette fin.
La politique de l'Europe est constante : soutenir l'Ukraine et faire grimper les coûts pour la Russie. Du côté de l'UE, nous accorderons un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine pour financer les fonctions de l'État et la défense pour les deux prochaines années. Nous poursuivons également le processus de sanctions et visons à finaliser le paquet de 20 sanctions le mois prochain. Poutine ne prendra les négociations au sérieux que si nous l'y contraignons. Aujourd'hui, nous avons également évoqué la défense européenne. Nous savons que les ambitions de la Russie dépassent le cadre de l'Ukraine. Pour assurer la sécurité de nos pays et de nos populations, l'Europe doit encore renforcer sa capacité de défense. (…) Renforcer la capacité de défense européenne ne consiste pas à reproduire ce que fait l'OTAN, mais à rendre l'Europe plus forte au sein de l'OTAN.

> [Iran] Le courage du peuple iranien est admirable.
La répression brutale des forces de sécurité est inacceptable et révèle un régime qui craint son propre peuple.
L'UE a déjà imposé de lourdes sanctions à l'Iran. Nous discutons actuellement de sanctions supplémentaires.

> [Iran] Nul ne sait ce que l'avenir nous réserve. La situation pourrait évoluer comme pour la chute du régime d'Assad, une surprise générale. Ces régimes sont souvent extrêmement résilients. En réalité, nous n'en savons rien. Nous continuons de soutenir la société civile et de renforcer les sanctions contre ceux qui recourent à la violence contre les manifestants pacifiques, afin de condamner fermement ces actes. Mais en fin de compte, c'est au peuple iranien qu'il revient de prendre les décisions.

 

Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la justice et à l’état de droit)
> La démocratie ne vit pas uniquement dans les traités. Elle vit dans le courage. Chez des juges qui tiennent bon. Chez les journalistes qui disent la vérité. Chez les citoyens qui participent, remettent en question et tiennent le pouvoir responsable.
Aujourd’hui, l’Europe fait face à des tentatives coordonnées d’affaiblir notre tissu démocratique par la désinformation, l’ingérence et l’intimidation. La réponse ne peut pas être la passivité. L’Europe doit agir avec unité, détermination et clarté.
Lors du Forum mondial Renew Europe, j’ai exposé comment le Bouclier européen de la démocratie est conçu pour faire exactement cela : défendre nos valeurs, protéger nos citoyens et garantir que la démocratie reste la plus grande force de l’Europe.

> J’ai eu l’honneur de passer les derniers jours dans la capitale chypriote, Nicosie, avec mes collègues de la Commission européenne, marquant le lancement de la présidence chypriote du Conseil de l’UE.
À un moment déterminant pour la sécurité, la stabilité et la prospérité de l’Europe, Chypre prend la tête du Conseil. Dans le cadre du système tournant de l’UE, chaque État membre occupe la présidence pendant six mois, orientant le travail du Conseil et contribuant à façonner les priorités de l’Union.
J’ai hâte de travailler en étroite collaboration avec la Présidence pour renforcer la résilience de nos démocraties, défendre l’État de droit, protéger nos consommateurs et soutenir les entreprises européennes à s’étendre et à réussir.
Cette coopération est déjà bien engagée. Ce fut un plaisir de participer à la Conférence interparlementaire chypriote sur l’ère de l’IA, où j’ai mis en avant à la fois le vaste potentiel de ces technologies et notre responsabilité commune de protéger l’intégrité et la crédibilité de l’espace de l’information.
J’ai également participé à une excellente discussion en groupe réunissant d’autres commissaires européens et ministres du gouvernement chypriote sur la manière dont nous pouvons travailler ensemble pour réellement atteindre une union de valeurs, d’égalité et d’opportunités.
Ce matin, nous avons été emmenés en visite guidée autour de la Ligne Verte à Nicosie. La Ligne verte est une zone tampon contrôlée par l’ONU établie après l’invasion turque de 1974, qui s’étend sur 180 km. Elle divise l’île, faisant de Nicosie la dernière capitale divisée au monde. Au fil des années, des casques bleus du monde entier, y compris l’Irlande ont effectué des missions pour garantir le maintien de la paix jusqu’à ce qu’une résolution politique puisse être atteinte.
Je souhaite à Chypre tout le succès durant leur présidence et j’ai hâte de travailler étroitement avec eux sur nos priorités communes.
Je retournerai à Chypre le mois prochain, où mon attention sera très portée sur notre travail de soutien et de protection des consommateurs dans l’UE.

> La Commission européenne a franchi une étape décisive dans son soutien à l’Ukraine. Avec la création d’un prêt de soutien de 90 milliards d’euros, l’UE contribuera à assurer les besoins en matière de défense, de sécurité et de budget de l’Ukraine pour 2026 - 2027.
Ce soutien est soutenu par une solide conditionnalité, incluant des exigences claires pour renforcer l’État de droit et lutter contre la corruption.
Lors du Forum mondial Renew, j’ai transmis un message clair : défendre la démocratie nécessite de la détermination. À travers le Bouclier européen de la démocratie, l’Europe agit pour protéger son tissu démocratique et garantir que nos valeurs restent une source de force.
Présenter le rapport 2025 sur l’État de droit au Parlement fédéral belge a été une occasion importante d’échanger directement avec ceux qui sont au cœur du contrôle démocratique national.
La protection des consommateurs reste au cœur de mon mandat. Un échange opportun avec les associations de consommateurs a renforcé à quel point les droits forts des consommateurs sont essentiels à la confiance dans le marché unique et dans la vie quotidienne des citoyens.
J’ai eu le plaisir de parler de l’aide juridique lors d’un événement organisé par le FLAC et la faculté de droit du Trinity College Dublin. L’accès à la justice n’est pas un principe abstrait – c’est une garantie démocratique, centrale à l’État de droit et à la cohésion sociale.

Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion des crises)
> L'accès limité à l'aide humanitaire à Gaza rend l'hiver meurtrier. L'effondrement de tentes a tué quatre civils et le froid glacial a emporté un enfant d'un an.
Le cessez-le-feu doit être respecté et l'accès garanti. Israël doit permettre à l'ONU et à ses partenaires de mettre en œuvre le plan d'hiver.

> Plus d'un demi-million de personnes ont été déplacées par la recrudescence des violences dans la province du Sud-Kivu, en RDC.
En réponse, l'UE :
- accorde une aide d'urgence de 2 millions d'euros à la RDC ;
- envoie des fournitures essentielles, issues des stocks de l'UE à Nairobi, au Burundi afin de soutenir les réfugiés arrivant sur place.

> La ricine est une substance extrêmement toxique, strictement réglementée, qui a déjà été utilisée lors de tentatives d'attentats terroristes.
Un antidote à la ricine, développé avec le soutien de l'UE, a désormais été autorisé en France. Il s'agit d'une avancée majeure pour une UE plus sûre et mieux protégée.

 

Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Notre plan de soutien de 90 milliards d'euros à l'Ukraine va bien au-delà d'une simple aide financière. Il réaffirme notre engagement à bâtir une Ukraine plus forte et plus stable. Une Ukraine capable de se défendre à court terme tout en préparant son adhésion à l'UE, son redressement et sa prospérité à long terme.

 

♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au Parlement européen) 
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Billy Kelleher (premier vice-président)
> [Crise du Groenland] Je me demande si les partisans de Trump à travers l'Europe continueront d'applaudir servilement cette folie (AfD, Nigel Farage, Jordan Bardella, PVV).
Nous entrons désormais dans une zone d'ombre de la diplomatie internationale. Ses porte-parole en Europe expliqueront-ils pourquoi Donald Trump menace l'emploi en Europe?

> Il est vraiment troublant qu'Elon Musk qualifie de « censure » toute critique des images d'abus sexuels générées par l'IA de X.
En Irlande, la loi Coco érige en infraction pénale la création et la diffusion d'images à caractère sexuel explicite sans consentement.
De toute évidence, le sens moral de Musk est défaillant. (…)
La loi Coco a été promulguée suite à la diffusion de contenus préjudiciables qui a entraîné sa mort tragique.
Les responsables de la création et de la diffusion de contenus préjudiciables sans consentement doivent être poursuivis en justice.
« Un abus de confiance » selon la police.

 

Dan Barna (vice-président)
> La culture est le fondement sur lequel se construit et s'établit une société saine. La culture roumaine est notre pont entre le passé et l'avenir, le pont entre les générations.
À l'occasion de la Journée nationale de la culture, un exemple concret de soutien à la culture, au-delà des slogans, nous vient de Timișoara. L'administration de l'USR, sous la direction du maire a démontré comment le respect du patrimoine et du public peut se traduire par des actes concrets.
Quatre cinémas ont été sauvés de la ruine et rénovés. L'année 2025 a été une année record pour les cinémas Victoria, Timiș, Studio et Johnny, qui ont accueilli plus de 1 500 événements et rassemblé plus de 116 000 spectateurs.
Des films d'art et d'essai au cinéma européen, en passant par les spectacles pour enfants, les concerts et les ateliers, ces espaces sont redevenus le cœur culturel de la ville. Chacun des quatre cinémas possède aujourd'hui sa propre identité, son propre public et un rôle bien défini dans le paysage culturel urbain.
Investir dans les infrastructures culturelles, c'est investir dans l'avenir de la Roumanie, et les espaces culturels méritent de retrouver leur vitalité.

> En Géorgie, le pouvoir détruit les institutions indépendantes, réduit les médias au silence et sape l'indépendance de la justice. Nous condamnons fermement les brutalités dont nous avons été témoins, notamment l'utilisation d'agents chimiques contre des manifestants pacifiques. Ces violences doivent cesser.

 

Gerben-Jan Gerbrandy (vice-président)
> [Crise du Groenland] Lorsque l'intégrité territoriale est liée aux droits de douane, l'UE n'a plus aucune excuse pour ne pas riposter. La Commission européenne doit annoncer des mesures ciblées et immédiates. Et vous, Congrès américain, combien de temps allez-vous tolérer cette escalade totalement inutile ?

 

Petras Austrevicius (député)
> Pour mettre fin au régime brutal des mollahs, nous avons besoin d'une ligne politique globale et de mesures politiques efficaces : sanctions et isolement.

> L'ambassadeur de Russie au Danemark a accusé l'OTAN de chercher à militariser l'Arctique, alors que les États-Unis revendiquent le contrôle du Groenland, territoire largement autonome. Le Kremlin exploite tous les moyens pour présenter des allégations mensongères en ignorant l'importante présence militaire russe dans l'Arctique.

> L'augmentation des dépenses de défense des États membres de l'OTAN, convenue lors du sommet de La Haye, a été rendue possible grâce à la position de Trump, a déclaré M. Rutte, secrétaire général de l'OTAN. Et cela représente un changement majeur.

> La sécurité dans la région arctique est une tâche commune aux sept membres de l'OTAN, y compris les États-Unis.

> Le 13 janvier 1991, des Lituaniens désarmés se sont dressés contre l'armée soviétique pour défendre leur liberté et leur avenir. Le 35e anniversaire du 13 janvier est un rappel pour toutes les nations en quête de liberté.

 

Engin Eroglu (député)
> Plus la pression exercée sur l'Europe et sur Taïwan sera forte, plus nous serons unis. La pression extérieure est le catalyseur d'une nouvelle ère de coopération entre l'UE et Taïwan.

 

Karin Karlsbro (députée)
> Je ne vois aucune possibilité que le Parlement européen approuve l'accord tarifaire mercredi. Nous devons au contraire nous préparer à répondre aux attaques tarifaires américaines, y compris celles visant la Suède. Nous ne pouvons exclure ni des mesures de rétorsion, ni l'usage de la force si les pressions persistent.

> Les déclarations de Trump concernant de nouveaux droits de douane pour les États qui n'acceptent pas son projet concernant Groenland sont totalement inacceptables. Mettre à mal les relations commerciales et la coopération en matière de sécurité constitue une grave erreur. L'UE ne doit pas céder et est prête à réagir si les États-Unis instaurent de nouveaux droits de douane.

 

Michal Kobosko (député)
> Le 14 janvier, avec un groupe de plus de 100 eurodéputés, j'ai déposé un amendement au rapport sur la souveraineté technologique de l'Europe, auquel j'ai contribué au nom de Renew Europe. Dans cet amendement, nous condamnons l'ingérence américaine dans l'application du droit numérique en Europe et demandons la levée de l'interdiction de voyager imposée par les États-Unis aux dirigeants de la société civile, à l'ancien commissaire aux Affaires numériques, Thierry Breton – co-auteur des projets de loi DSA et DMA – ainsi que le soutien à la Commission européenne dans son différend avec Elon Musk. Nous soulignons également que l'alliance anti-UE de l'extrême droite avec Elon Musk compromet la législation numérique et les valeurs démocratiques de l'UE. Elle nuit avant tout à l'Europe et aux Européens.

> J'ai assisté au Forum mondial sur l'Europe organisé par Renew Europe. L'invité d'honneur était le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte. Son engagement et son leadership garantissent la survie de l'Alliance face à la crise actuelle. Le secrétaire général a souligné l'engagement accru de l'Europe en matière de défense et de sécurité, un point également souligné par le président américain. Et pour cela, paradoxalement, nous pouvons être reconnaissants à Donald Trump. Pourquoi ? Parce qu'il nous montre que nous devons assumer la responsabilité de notre propre sécurité sur le continent, et nous ne pouvons l'ignorer.

> Cette année sera cruciale pour les questions numériques au Parlement européen. Nous attendons avec impatience l'amendement au règlement sur les télécommunications, qui sera présenté dans une semaine. Le même jour, la Commission européenne proposera une révision du règlement sur la cybersécurité. Nous entendons également parler du paquet « Souveraineté numérique », dont la présentation est prévue en mars. Ce paquet comprend une stratégie pour les logiciels libres, un amendement au règlement sur les puces et un texte clé sur le développement du cloud computing et de l'intelligence artificielle.

Le début de la nouvelle année est aussi l'occasion idéale de faire le bilan de l'année écoulée. Nous avons abordé le cloud, les semi-conducteurs et la connectivité en tant qu'éléments constitutifs de l'infrastructure numérique européenne. Dans le contexte de l'intelligence artificielle (loi sur l'IA), nous avons beaucoup parlé de déréglementation et de simplification, mais peu du développement de modèles open source ou de solutions d'IA publiques européennes. Ces sujets méritent une place plus importante dans les débats publics. J'espère que des événements comme celui-ci offriront une plateforme propice à la poursuite de cette discussion.

> J'ai rencontré le PDG du troisième opérateur de télécommunications français. Nous avons évoqué les défis considérables auxquels sont confrontés les télécoms européens face à la nouvelle réglementation européenne à venir.
Il ne saurait y avoir de souveraineté technologique européenne ni de sécurité informatique sans des entreprises de télécommunications performantes.

 

Svenja Hahn (députée)
> À l'heure où le commerce est de plus en plus utilisé comme une arme, l'UE renforce sa souveraineté économique grâce à des partenariats équitables tels que celui avec le Mercosur. Cet accord réduit les dépendances stratégiques, garantit l'accès aux matières premières essentielles et préserve la prospérité et les emplois en Europe.

 

Urmas Paet (député)
> À un moment où la politique mondiale est en constante agitation, le partenariat et l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur constituent une évolution cruciale et positive pour l'Europe. Cet accord a pris 25 ans, ce qui est trop long, mais je suis heureux que nous soyons enfin parvenus à un accord. L'Europe a besoin de partenaires partout dans le monde afin de rester un acteur important sur la scène internationale. Un partenariat plus solide avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay est donc essentiel.

 

► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne 
♦ FDP 
> Friedrich Merz a publiquement rejeté l'idée d'une retraite par actions. Il fait des promesses non financées à la génération plus âgée, tout en faisant peser un fardeau sur la jeune génération. Le gouvernement de coalition actuel démontre que des caisses bien remplies engendrent la paresse. S'endetter d'abord pour ensuite promettre des réformes ne mène à rien.

> Le projet de loi du SPD sur les successions est une attaque contre l'emploi et la croissance. Il ne vise pas les grandes entreprises, mais plutôt nos entreprises familiales. Au lieu de les accabler davantage, il faudrait supprimer purement et simplement les droits de succession sur les actifs investis dans les sociétés.

 

Christian Dürr (président)
> Les menaces de Trump concernant les droits de douane sont totalement inacceptables. Notre riposte doit être un changement radical de cap dans la politique économique allemande et européenne. Ce n'est qu'en misant sur la croissance et le poids économique que nous serons pris au sérieux sur la scène internationale. Le Chancelier doit convoquer un cabinet spécial au plus vite et mettre en œuvre des réformes profondes afin que notre pays puisse renouer avec la croissance. Notre puissance économique sera un atout majeur pour les relations transatlantiques à l'avenir.

> Alors même que l'accord du Mercosur est signé, Trump annonce des droits de douane à des fins politiques – une erreur. Raison de plus pour affirmer clairement dès maintenant : la force de l'Europe repose sur sa force économique. Les accords de libre-échange comme le Mercosur ne doivent être qu'un point de départ ; des réformes économiques sont indispensables.

> « Je suis contre la subvention », avait déclaré Friedrich Merz avant les élections au sujet de la subvention pour les voitures électriques.
Ce qui signifie après les élections : la subvention sera mise en place. Injuste, bureaucratique et calculée en fonction des revenus et du nombre d’enfants.
Et nous devrons tous payer pour cette subvention. Encore quelques milliards de perdus.

> Nous soutenons fermement le Groenland et le Danemark. En tant qu'Européens, nous devons affirmer avec conviction notre attachement aux frontières inaliénables et à l'ordre international libéral. De même, nous devons clairement faire savoir à la Maison Blanche que le recours à la violence ou aux moyens militaires pour s'emparer de pays ou de parties de pays viole cet ordre juridique. Si les États-Unis expriment des préoccupations sécuritaires dans la région arctique, ces questions doivent être abordées avec l'OTAN et l'Europe, et non contre elles. Le conflit au Groenland dépasse largement le cadre d'une simple question territoriale ; il symbolise la question du rôle de l'Europe. Notre faiblesse économique nous a fait perdre du poids géopolitique. Or, seuls les pays économiquement prospères peuvent également être géopolitiquement forts. Le gouvernement allemand doit montrer l'exemple en menant de véritables réformes et en mettant tout en œuvre pour que l'Allemagne et l'UE redeviennent une zone de forte croissance économique.

> L'Allemagne possède un atout majeur : ses petites et moyennes entreprises (PME). Les propositions fiscales du SPD ne concernent pas les grandes entreprises, mais plutôt les entreprises familiales fragilisées par la crise. L'impôt sur les successions applicable aux actifs investis dans les entreprises devrait être supprimé.

 

Nicole Buettner (secrétaire générale)
> Il n'est pas nécessaire de menacer ses alliés, partenaires ou amis, ni par des droits de douane ni par des accaparements de terres. C'est tout.

> Sous Merz, une subvention pour les voitures électriques est mise en place, censée être calculée individuellement en fonction des revenus et du nombre d'enfants dans la famille ! Une folie bureaucratique unilatérale, financée par tous les contribuables ! Mais bien sûr : « La gauche est finie »…

> Avec un plan de restructuration de la dette s'élevant à des centaines de milliards, la coalition de centre-droit avait promis aux citoyens une nette amélioration de la situation économique. Le résultat est un spectacle éphémère et sans précédent, qui défie toute logique. Sans réformes structurelles, la quasi-totalité de l'argent des contribuables est gaspillée.

> Récession économique sans précédent, faillites en hausse, chômage galopant : quiconque croit sérieusement qu’un tel impôt sur les successions serait bénéfique à nos entreprises familiales dans cette situation vit dans un monde parallèle. Le SPD ne fera que détruire davantage d’emplois.

> Friedrich Merz : Il n'y aura pas d'augmentation d'impôts avec nous. Nous voulons des allégements fiscaux. Nous voulons un cadre réglementaire plus favorable. Que fait Merz, comme il l'a fait avec la question de la dette ? Exactement le contraire.
Personne ne devrait s'étonner que cette crise économique persiste. La CDU en porte une part de responsabilité.

> Vous avez assuré des emplois dans le pays pendant des décennies grâce à votre entreprise familiale, mais comme le SPD est tellement à court d'argent, il est prêt à tout : alors, bien sûr, l'héritier est un snob prétentieux, perruque sur la tête et sirotant du champagne, tout droit sorti de l'ère de l'absolutisme. C'est tout simplement irrespectueux.

> Ils parlent de revenus non gagnés lorsqu'ils veulent exproprier de fait des entreprises lors des transitions générationnelles, mais ils sont eux-mêmes incapables d'assurer le service essentiel qu'est le fonctionnement d'un État aux recettes et aux dettes record. Est-ce cela qu'ils appellent « équité », SPD ?

> Quelle est la situation ? Nous traversons la plus longue crise économique de l’histoire de la République fédérale d’Allemagne.
Que faut-il faire ? Soutenir les entreprises.
Quel est l’objectif du SPD avec son projet de réforme des droits de succession ? Accaparer davantage d’impôts la classe moyenne.
Alors, que faut-il faire ? Surtout pas ça.
De rien.

 

● Belgique 
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement de la Belgique) 

> Si les membres de l'OTAN ont décidé d'une opération au Groenland, c'est précisément pour démontrer que la sécurité arctique nous préoccupe tous et que nous sommes prêts à y jouer pleinement notre rôle, y compris dans le cadre de l'OTAN, aux côtés du Danemark, dont l'intégrité territoriale et la souveraineté ne sauraient en aucun cas faire l'objet de chantage.
La solution viendra du dialogue. Nous restons disposés à travailler ensemble pour traiter les questions de sécurité de manière collective et apaisée.

> Participation belge à la mission de reconnaissance au Groenland À partir du lundi 19 janvier, notre pays participera à la mission de reconnaissance internationale au Groenland. La Défense enverra à cet effet un officier dans la région arctique. Cette mission de reconnaissance, qui se déroule sous commandement danois, s'inscrit dans le cadre des efforts plus larges de l'OTAN visant à renforcer la présence militaire et les possibilités d'entraînement dans la région arctique, une zone stratégiquement importante. Différents alliés participent conjointement à cette reconnaissance. L'objectif de la mission est d'identifier les possibilités d’exercices militaires futurs au Groenland, ainsi que les possibilités d'accroître la présence militaire à des fins de dissuasion et de défense dans cette région géostratégique. Sur la base de cette reconnaissance, des concertations supplémentaires auront lieu au sein de l'OTAN concernant des activités concrètes de formation et d'entraînement dans la région. D'autres décisions concernant la participation belge à d'éventuelles étapes suivantes, telles que la possible participation à une opération Arctic Sentry, seront prises ultérieurement en étroite concertation entre les partenaires gouvernementaux. (…)
Cette mission de reconnaissance s'inscrit pleinement dans nos efforts pour renforcer la coopération internationale. La région arctique nécessite une approche commune de tous les alliés, et la Belgique est heureuse d'assumer ses responsabilités à cet égard.

> J’accueille avec un grand espoir l’annonce de la création du Comité national pour l’administration de Gaza, au sein duquel le Hamas n’a aucun rôle à jouer, comme une première étape vers la mise en œuvre de la deuxième phase du plan de paix pour Gaza proposé par le président Trump.
De nombreux défis restent à relever, mais la seule voie possible est celle de les surmonter. À Gaza comme en Cisjordanie, si nous voulons garantir la mise en œuvre du plan de paix pour Gaza.
Le projet de colonisation E1 doit être stoppé. Les violences des colons et les déplacements forcés doivent cesser, y compris à Ras Ein al-Auja, dans la vallée du Jourdain.

> La situation en Iran doit nous préoccuper au plus haut point. Raison pour laquelle j’ai fait convoquer ce jour l’ambassadeur d’Iran en Belgique pour condamner fermement toutes les violences commises par le régime, les détentions arbitraires, les intimidations, la coupure d’Internet, le tout visant à réprimer un mouvement pacifique, un mouvement appelant à la démocratie, l’aspiration légitime des Iraniennes et des Iraniens à une meilleure vie. Je continue à suivre l’évolution de la situation avec mes collègues européens. La Belgique est disposée à discuter de nouvelles sanctions européennes.

 

♦ Les Engagés 
Yvan Verougstraete (président, député européen)

> Les menaces tarifaires de Donald Trump? Tout sauf une surprise. Mais c’est « un peu beaucoup » de la faute à l’Europe… Le péché originel est dans la réaction européenne aux premières attaques, une réaction en dessous de tout, trop prudente, trop lente, trop faible. Pour préserver quelques intérêts de court terme, l’Europe a accepté de se laisser écraser sans réagir. Nous l’avons dit dès le départ. Nous avions lancé la campagne «Stop the bully» et prévenu que Trump n’arrêterait pas. La Commission n’a pas voulu entendre. En business, quand la gangrène s’installe, il faut parfois accepter quelques sacrifices pour sauver le reste. En politique commerciale, c’est pareil. Tant que Donald Trump sera convaincu qu’il peut faire du chantage sans réaction, il continuera à en abuser. Aujourd’hui, l’Union européenne parle d’une spirale dangereuse des relations transatlantiques. Cette spirale, nous l’avons laissée s’installer. Et nous en payons désormais le prix. Le seul moyen de la casser, c’est une réaction forte, unie et assumée. C’est une responsabilité historique. L’avenir de l’Europe se joue ici. Arrêtons d’avoir peur. Face à ce type d’adversaire, la paix ne s’obtient pas par la naïveté, mais par le rapport de force. Menaces tarifaires de Trump : l’UE alerte sur « une spirale dangereuse » des relations transatlantiques.

> L’accord UE-Mercosur vient d’être signé; l’Europe a fait le mauvais choix.
Celui de mettre ses agriculteurs en concurrence avec des productions qui ne respectent ni nos normes environnementales, sanitaires, ni nos standards sociaux.
Le Mercosur, c’est : Déforestation importée, pression accrue sur nos agriculteurs, dépendances renforcées. Ce n’est pas du commerce équitable. C’est un déséquilibre organisé.
Mercredi nous voterons pour saisir la cour de justice afin de statuer sur cet accord. Le combat continue! Mobilisez vos eurodéputés afin qu’ils fassent le bon choix!

> Coupe du monde 2026. Des millions d’Européens attendus aux États-Unis, zéro garantie juridique claire à ce stade. Ça pose un problème majeur. On ne peut pas envoyer des supporters européens sans garanties sur le respect de leurs droits fondamentaux par les autorités américaines.

> Les Engagés veulent saisir la Cour de Justice européenne pour vérifier la légalité de l’accord UE - Mercosur. La signature de cet accord constitue un déni de démocratie, le Parlement européen n’ayant même pas encore voté le texte. Avec de nombreux collègues au Parlement européen, Les Engagés voulant saisir la Cour de justice pour vérifier la légalité même de l’accord et protéger la souveraineté juridique de l’Union. Le respect du vote parlementaire et du processus démocratique est indispensable avant toute signature ou application du traité.

> La concurrence est saine, elle pousse à l'innovation, au progrès, au dépassement. Cependant, il faut se demander si la valorisation des géants de la tech ne reflète pas surtout des «rentes de positions» créées par certains géants, profitant de position archi-dominantes que le reflet d'une concurrence positive. La question de la création de rente de position (souvent liée à un niveau de taxation très faible) est une question que nous devrons absolument adresser rapidement si nous voulons garder un équilibre démocratique acceptable. Certains pensent peut-être que c'est une question d'«intellectuels»... Je suis au contraire convaincu qu'il s'agit d'une question très concrète. Il en va de l'avenir de notre «contrat social». Eviter que certains ne captent une part disproportionnée de la richesse et garantir un juste partage de la prospérité et donc de la qualité de vie est une question existentielle pour notre modèle de société. Depuis Rockfeller ou AT&T, il a de tout temps été nécessaire de protéger une concurrence saine pour que le capitalisme ne s'auto-détruise pas.

 

♦ DéFI 
Sophie Rohonyi (présidente)

> 47 ans de dictature. En Iran, revendiquer la liberté conduit à la prison, à la torture ou à la mort. Aujourd’hui, le peuple iranien continue de se soulever malgré une répression sanglante. Nous devons être à ses côtés dans son aspiration à vivre dans un Etat démocratique et laïque.

 

François de Smet (député)
> Il est grand temps d'arrêter de subir la politique délirante de M. Trump et de contre-attaquer.
- stopper l'achat des F-35
- dénoncer l'accord commercial lâchement accepté par la Commission européenne
- se rendre indépendants d'énergies russes et américaines
- proposer l'adhésion EU à un Groenland indépendant, à l'Islande voire... au Canada.

> Avec l’Arizona, sur le nucléaire, on allait voir ce qu’on allait voir ! Après 25 années de dictature écologiste, votre parti le MR allait enfin revenir au pouvoir et sauver la filière nucléaire - oui, c'est n'importe quoi, mais c'est le résumé de la campagne électorale. Votre bilan depuis un an ? Vous avez abrogé la loi de 2003 sur la sortie du nucléaire… et vous avez éteint deux réacteurs.

> Cessons de nous comporter, cessons de penser, cessons de parler comme si nous étions incapables de survivre hors de la sphère d'influence des grandes puissances. Si nous voulons garder l'Alliance il va falloir sortir de l'emprise.

> Nucléaire: l'Arizona n'est nulle part ! Monsieur le Ministre, Avec l’Arizona, sur le nucléaire, on allait voir ce qu’on allait voir. Après 25 années de dictature écologiste, votre parti le MR allait enfin revenir au pouvoir et sauver la filière nucléaire - je sais, c'est n'importe quoi, mais c'est le résumé de la campagne électorale. Votre accord de coalition « Arizona » affichait une ambition claire : faire du nucléaire le socle de notre mix électrique en visant 4 GW de capacité existante et 4 GW de nouvelles capacités. Votre bilan depuis un an ? Vous avez acté l'abrogation symbolique de la loi de 2003 sur la sortie du nucléaire… et vous avez éteint deux réacteurs. La réalité sur le terrain semble vous échapper totalement, et les déclarations récentes du CEO d'Engie, Vincent Verbeke, agissent comme une douche froide sur vos promesses électorales. D’abord, votre gouvernement prétendait étudier la prolongation de Tihange 1. Pour Engie, « Tihange 1 est une discussion du passé » et une telle hypothèse est jugée « impensable » faute de combustible et de place sur un réseau désormais saturé par les centrales au gaz. Pire, alors que vous dites « déplorer » les actions irréversibles, la Région wallonne a octroyé les permis de démolition pour les tours de refroidissement de Tihange 1 et 2, avec un début de « grignotage » prévu dès septembre. Comment pouvez-vous prétendre sauver ces outils alors que vous laissez l'exploitant entamer leur destruction physique ? Ensuite, et c’est sans doute pire, concernant la prolongation de Doel 4 et Tihange 3, vous annoncez vouloir porter leur exploitation à 20 ans au lieu des 10 ans initialement négociés. Pourtant, Engie est catégorique : l'accord signé est de dix ans, et le groupe refuse d'investir un euro de plus dans une prolongation supplémentaire, jugeant la question prématurée et hors de sa stratégie actuelle. Et le plus grave pour moi: le CEO d’Engie affirme qu’aucune négociation n’a eu lieu avec le gouvernement sur la prolongation du moindre réacteur. Bilan: l’Arizona a laissé se déconnecter deux réacteurs - autant que la Vivaldi - et on n’a pas le début d’une idée sur notre capacité nucléaire à partir de 2035.

> Rapport sûreté de l'Etat - menaces sur magistrats et implication de mineurs
Madame la Ministre, Le rapport annuel 2025 de la Sûreté de l’État est sorti, il dresse le portrait d'une Belgique confrontée à des menaces « multiples et complexes » dans un monde instable. Deux phénomènes décrits dans ce document m'interpellent particulièrement par leur caractère inédit et leur dangerosité pour le tissu même de notre société. D’abord l’emprise du crime organisé sur notre société. Le rapport est sans appel : la criminalité organisée, portée principalement par le trafic de stupéfiants via le port d'Anvers, est devenue une menace « structurellement déstabilisante pour l’État ». Le rapport indique que l’intimidation de magistrats est devenue « monnaie courante ». Plus grave encore, il révèle que plusieurs magistrats belges ont dû être placés sous protection policière ou contraints de vivre temporairement dans des « safe houses », une situation qualifiée d'« impensable il y a seulement quelques années ». Le second point de rupture concerne l'âge des individus impliqués dans la menace extrémiste. Environ un tiers des personnes impliquées dans les dossiers de violence terroriste en 2025 étaient mineures. Les chiffres sont alarmants : - L'âge médian des individus dans les dossiers de terrorisme djihadiste est de 22 ans, le plus jeune n'ayant que 12 ans. - Dans l'extrémisme de droite, l'âge médian tombe à 18 ans, avec une forte influence de la sous-culture « accélérationniste » en ligne. - A l'extrême droite toujours, le rapport identifie pour la première fois de manière structurelle en Belgique l'extrémisme nihiliste qui cible des enfants vulnérables sur des plateformes de gaming pour les inciter à l'automutilation, au suicide ou à la violence. Madame la ministre, comment allez-vous réagir sur ces deux aspects particulièrement inquiétants ? Comment allez-vous protéger les magistrats et les policiers contre les narcotrafiquants ? Comment allez-vous protéger nos enfants de cette radicalisation, qu’elle soit religieuse, d’extrême gauche ou d’extrême droite ?

 

● Danemark
♦ Venstre liberale parti

> Nous traversons une période grave pour tout le Royaume. Il est impératif que nous restions unis. Et nous l'avons prouvé au monde entier. L'union fait la force.

> Les menaces contre le Danemark, le Groenland et nos alliés de l'OTAN par le président Trump sont bien sûr totalement inacceptables.

> Les soldats et vétérans danois peuvent et doivent être fiers de leurs efforts pour le Danemark et le monde.

> Un partenariat doit reposer sur la confiance et le respect.
C’est ce qui a été convenu lors de la réunion d’aujourd’hui entre les parlementaires du Danemark, du Groenland et des États-Unis.

 

Søren Gade (Président du Parlement)
> J'ai toujours pris parti pour les États-Unis.
C'est pourquoi je suis resté plutôt silencieux ces dernières semaines.
Car je n'aurais jamais pensé devoir un jour critiquer les États-Unis.
Mais si je veux pouvoir regarder les anciens combattants danois dans les yeux à l'avenir, je ne peux plus me taire.
Par conséquent, je dois dire que le ton de l'administration américaine est indécent, et j'ai beaucoup de mal à reconnaître les États-Unis que j'ai toujours soutenus avec autant de ferveur.
Entre 2004 et 2010, lorsque j'étais ministre de la Défense, j'ai assisté bien trop souvent aux funérailles et aux réceptions après les décès des soldats danois morts en Afghanistan et en Irak.
Ici, nos soldats danois ont combattu parce que les États-Unis avaient sollicité notre aide.
À leurs familles et à leurs camarades, j'ai tenté de trouver les mots pour exprimer ce que signifiait le fait que leur ami, leur fille, leur fils, leur épouse, leur époux, leur mère ou leur père n'était pas revenu du front.
C'est pourquoi je suis totalement incompréhensible face aux éminents membres de l'administration américaine qui affirment aujourd'hui que le Danemark est un mauvais allié.
Cela me déchire le cœur, car s'il y a bien une chose que le Danemark n'a jamais été, c'est un mauvais allié.
Ces déclarations, selon lesquelles nous serions un mauvais allié, blessent profondément ceux qui ont fait la différence et qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes. Certains ont donné leur vie, d'autres sont revenus profondément marqués, physiquement et moralement.
De plus, je réfute catégoriquement l'affirmation américaine selon laquelle la possession du Groenland serait nécessaire à la défense de l'hémisphère occidental.
C'est totalement faux. Que ce soit sur terre, en mer ou dans les airs, les États-Unis peuvent agir comme bon leur semble au Groenland. Or, ils ne l'ont pas souhaité.
Auparavant, les Américains déployaient plus de 10 000 hommes au Groenland. Ils n'en ont plus que 120.
S'ils désirent maintenir une présence militaire au Groenland, ils en ont la possibilité. Ils peuvent également ouvrir de nouvelles bases. C'est leur choix. Simplement, ils ne l'ont pas fait jusqu'à présent.
En tant que ministre de la Défense, j'étais fier des efforts de nos soldats. Des efforts salués par le président républicain George W. Bush et le président démocrate Barack Obama. Il est important de s'en souvenir en ces temps difficiles.
Les soldats et anciens combattants danois peuvent et doivent être fiers de leurs actions pour le Danemark et pour le monde.

 

Italie 
♦ Azione 
Carlo Calenda (secrétaire général) 

> J'ai clairement expliqué au ministre Crosetto, au Sénat, ce que je pense de ce gouvernement concernant l'Ukraine et les dépenses de défense : une véritable farce.
Vous avez réduit les dépenses militaires au cours de l'année écoulée, faisant de nous le neuvième plus important bénéficiaire de l'aide bilatérale à Kiev. Vous avez fait preuve d'une habileté verbale remarquable pour éviter même le mot « militaire » dans le décret de soutien à l'Ukraine, et vous n'avez pas soufflé mot de Trump, le plus grand allié de Poutine. Tout est bon pour ne pas froisser Salvini.
De toute évidence, chacun a ses propres priorités et assumera les responsabilités qui en découlent devant l'histoire.

> En réponse à la menace de Trump d'imposer des droits de douane, Meloni évoque des « malentendus » entre les deux rives de l'Atlantique. Mais sérieusement ? Avez-vous laissé la souveraineté et la fierté nationale au domaine de la campagne électorale ?

> Hier, lors de la manifestation contre l'Iran, j'ai discuté avec un policier. Il a répété ce qu'on m'avait déjà dit une centaine de fois concernant la sécurité, et que nous avons par la suite proposé au gouvernement.
Créer des dizaines de nouvelles infractions est inutile.
Voici ce qu'il faut faire :
1) Construire des centres de détention et de rapatriement pour les migrants en situation irrégulière ayant commis des infractions, non pas en Albanie, mais dans toutes les régions d'Italie. Cela permettra d'éviter les expulsions inutiles.
2) Si les pays d'origine refusent l'entrée de la personne rapatriée, tous les visas d'entrée seront bloqués.
3) Recruter 12 000 carabiniers, les former aux missions de maintien de la paix (renforçant ainsi l'armée, respectant les obligations de l'OTAN et bénéficiant de l'exemption prévue par le Pacte de stabilité pour un montant maximal de 1,5 % du PIB), et les affecter à la surveillance du territoire.
4) Élaborer des lois garantissant la certitude des sanctions. Nous ne pouvons pas être un paradis pour les criminels.
5) Élaborer un plan de construction de prisons.
6) Améliorer l'efficacité du système de reconnaissance faciale et de la base de données associée.
7) Concernant la délinquance juvénile, il est impératif de la détecter immédiatement en milieu scolaire, ce qui requiert la présence d'un psychologue scolaire et un suivi renforcé des familles par les services sociaux.
Les lois « anti-maranza », qui s'ajoutent aux 50 infractions déjà recensées, ne sont que des manœuvres électoralistes visant uniquement à ridiculiser les Italiens.

> Nous sommes arrivés au cœur du conflit entre les principaux pays européens (l'Italie étant exclue par lâcheté) et Trump. Tout droit de douane imposé pour des raisons géopolitiques, et plus particulièrement impérialistes, est illégal et doit inciter l'Union européenne à réagir immédiatement par des droits de douane équivalents. Il s'agit d'un enjeu existentiel pour l'Europe.

> Aujourd'hui, la marche de solidarité en soutien aux jeunes hommes et femmes massacrés en Iran depuis plusieurs jours a rassemblé une forte mobilisation de la communauté iranienne, d'Italiens et de représentants des partis politiques.
Ceux qui luttent pour la liberté, partout dans le monde, luttent pour la liberté de tous, pas seulement pour la leur. Pour un Iran libre.
Je crois que la solidarité née de cette manifestation, de celles qui ont eu lieu ces derniers jours et de celles à venir, est fondamentale.
C'est pourquoi il était de notre devoir d'être présents et de dire : nous sommes là, nous sommes avec vous, prêts à vous aider. C'est d'autant plus beau de le faire aux côtés de ma famille et de nos militants.

> Si Trump mettait à exécution ses menaces d'imposer des droits de douane supplémentaires à ceux qui soutiennent l'indépendance du Groenland, l'accord (ignominieux) conclu avec l'Europe serait de facto caduc. L'UE devrait alors riposter par des droits de douane similaires et attendre que le marché fasse pression sur Trump pour qu'il cède. Il est temps d'en finir avec ces provocations.

> Après que l'Allemagne a publiquement reconnu sa tragique erreur de fermeture des centrales nucléaires, nous devrions lancer un vaste plan européen de construction de réacteurs à travers le continent. Accroître la production d'énergie nucléaire réduirait la dépendance au gaz américain et diminuerait les émissions et les coûts. Voilà encore un domaine où le gouvernement, après avoir fait des promesses en l'air, se retrouve paralysé. Flotter n'est pas gouverner.

> Nous voterons oui au référendum sur la justice, car cela figurait dans notre programme électoral. Mais les priorités du pays sont désormais la sécurité et la croissance. Or, le gouvernement ne fait rien dans ce sens. Nous avons formulé des propositions, mais comme d'habitude, elles sont au point mort. La gauche actuelle, cependant, est elle aussi un désastre, Schlein s'en prenant à Conte sur la question de l'anti-occidentalisme.
C'est pourquoi nous lancerons un congrès libéral afin de construire une véritable alternative à cette gauche et à cette droite.

> Meloni, quel est l'intérêt d'enregistrer une vidéo de soutien à Orbán ? Orbán est la cinquième colonne de Poutine en Europe.
Son changement de politique étrangère depuis l'arrivée de Trump est flagrant et très inquiétant. C'est particulièrement vrai concernant l'Ukraine, comme le montrent les extraits de la motion qui sera présentée demain. On y parle d'« équipement » et d'« aide humanitaire » au lieu d'affirmer clairement que les Ukrainiens, qui se battent à nos côtés depuis quatre ans, ont besoin d'armes et de moyens de dissuasion.

> Des milliers de morts en Iran. Des jeunes et des femmes tués par des fascistes et leurs bandes. Mobilisons-nous ! Montrons notre soutien à la liberté pour laquelle ils se battent et dont nous avons hérité. Diffusons l'information. Et nous demandons sincèrement aux partis qui ne nous ont pas encore rejoints de poursuivre leur soutien.

 

● Pays-Bas
♦ D66
Rob Jetten (président)

> Hier soir, après une nouvelle journée de travail au sein de la coalition, j'ai assisté à la réunion du Nouvel An du D66 à Amsterdam. Quelle énergie et quel enthousiasme ! Avec un discours passionné de la dirigeante du parti, Melanie van der Horst. Notre parti compte aujourd'hui un nombre record d'adhérents. C'est très significatif : de plus en plus de personnes ne veulent plus rester à l'écart, mais veulent s'impliquer.

 

● Pologne
♦ Polska 2050
> Nous bénéficions tous des parcs nationaux ; par conséquent, les coûts de la protection de la nature ne peuvent reposer uniquement sur quelques municipalités.
Il est grand temps que cela change ! La loi Pologne 2050 transfère leur financement au budget de l’État, allouant ainsi aux municipalités jusqu’à plusieurs millions de zlotys par an.

> Le parti Polska 2050 de Szymon Hołownia signale une forte probabilité d'ingérence extérieure dans son processus électoral interne. En tant que groupe coresponsable de la gouvernance de la Pologne, nous ne pouvons ignorer aucun indice d'une possible atteinte à la sécurité de ce processus.
Par conséquent, le Bureau national de Polska 2050 a décidé de déposer une plainte pour infraction présumée auprès du parquet, et l'Agence de sécurité intérieure (ABW) est chargée d'enquêter. La forte probabilité d'influence extérieure sur le processus électoral doit être clairement établie par les institutions compétentes. Il convient de noter que le nombre de votes exprimés a largement dépassé le nombre de membres du parti habilités à voter, justifiant d'autant plus la nécessité d'une enquête approfondie.
Dans le même temps, nous tenons à souligner que nous n'avons aucune réserve quant aux actions de la Commission électorale nationale, qui a agi de manière exemplaire : avec rapidité, responsabilité et dans le respect des procédures, en décidant immédiatement d'interrompre le vote et d'invalider le second tour des élections sans proclamer les résultats.
Le président Szymon Hołownia a décidé de convoquer le Conseil national le 16 janvier 2026 (vendredi), soit la date statutaire la plus proche. Le Conseil national décidera des modalités de déroulement du processus électoral : d'une part, aussi rapidement que possible, et d'autre part, de manière à garantir la sécurité absolue de l'organisation et de ses membres. La sécurité et la crédibilité du processus sont notre priorité absolue.
Le parti Polska 2050 de Szymon Hołownia reste fidèle aux principes de transparence, de responsabilité et de protection des normes démocratiques, tant au sein de l'État qu'en son sein même. La campagne électorale a insufflé une énergie considérable à notre parti. Nous mettrons tout en œuvre pour que cette énergie soit désormais utilisée à bon escient afin de regagner la confiance de nos électeurs et de renforcer notre organisation sur la scène politique.

 

● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)

> J'ai promulgué une loi permettant à la police locale d'utiliser des caméras portables-vidéo-audio dans l'exercice de leurs fonctions.
Le nouveau règlement énonce clairement les situations dans lesquelles ces systèmes peuvent être utilisés dans l'espace public, sans le consentement des personnes visées, telles que la légitimité, la détection des délinquants, l'utilisation de moyens d'immobilisation ou les interventions pour protéger la vie et l'ordre public.
Si les circonstances le permettent, les citoyens seront informés qu'ils sont enregistrés et les autorités locales sont tenues de communiquer publiquement que les agents de police locaux possèdent de tels équipements.
Les données sont conservées pendant un maximum de six mois, puis détruites, sauf dans les cas où elles constituent des éléments de preuve dans le litige.
Pour mettre en œuvre techniquement ce nouveau système, les administrations publiques locales pourront accéder aux fonds européens.
Cette loi contribue à accroître la transparence des activités de police locale et à renforcer la sécurité publique tout en offrant un niveau de protection plus élevé aux citoyens et aux agents.

> J'ai promulgué la loi visant à adopter une ordonnance gouvernementale assurant la continuité de l'accès à la vaccination contre le VPH, qui est gratuite pour les filles et les garçons âgés de 11 à 26 ans, et des services médicaux réguliers gratuits pour le dépistage
Ce type de cancer, qui affecte gravement la vie de beaucoup trop de femmes, est causé, dans presque tous les cas, par une infection à VPH.
Le dépistage médical et les examens médicaux réguliers sont la principale méthode de prévention et, par conséquent, l'accès le plus large à ce type d'analyse, compensé par le budget, doit rester un objectif important de toute politique de santé.
J'encourage toutes les femmes à profiter de ces services médicaux gratuits et à inclure des tests réguliers pour prendre soin de leur propre santé. Un bilan opportun peut faire la différence entre maladie et vie.

> La décision de la Commission européenne d'approuver la demande de financement de la Roumanie par le biais de l'instrument SAFE (Security Action for Europe), qui mettra à notre disposition plus de 16 milliards d'euros, est une très

Cet argent sert à des achats, projets et investissements essentiels en matière de sécurité que la Roumanie avait de toute façon à financer à des coûts beaucoup plus élevés.

Notre pays reçoit le deuxième montant le plus élevé alloué à un État membre de l'UE, ce qui représente une opportunité stratégique d'accélérer les investissements nécessaires pour revitaliser l'industrie nationale de défense.

Ces ressources contribueront grandement à la création de nouveaux emplois bien payés et à la modernisation des infrastructures de transport, y compris l'un des projets les plus importants à mener à bien, l'autoroute de Moldova, mais pas seulement.

L'instrument SAFE, un mécanisme de prêt temporaire, mis en place en réponse à la crise actuelle de la sécurité, représente une mesure concrète que l'UE prend résolument pour protéger ses citoyens.

C'est une très bonne chance pour la Roumanie d'assumer ainsi le rôle d'un partenaire responsable, qui investit dans ses propres capacités et contribue à l'effort européen commun.

Dans le contexte d'aujourd'hui, il est essentiel que l'Europe prenne soin d'elle-même par la solidarité et des investissements intelligents pour garantir sécurité, stabilité et prospérité.

> La réunion annuelle avec les chefs des missions diplomatiques accréditées en Roumanie, amis de notre pays, que nous avons accueillie aujourd'hui au palais de Cotroceni, a été l'occasion de passer en revue les choses importantes de l'année écoulée et surtout de souligner les priorités pour 2026.
La Roumanie restera loyale à ses promesses et à ses engagements en matière de politique étrangère et de sécurité et, de la même façon, poursuivra ses intérêts nationaux. C'est l'essence même du concept d'indépendance solidaire que nous avons introduit dans la nouvelle stratégie nationale de défense du pays. Seule une Roumanie forte et autonome peut ajouter de la valeur aux alliances, partenariats et relations de coopération dans lesquelles elle est employée.
La scène mondiale est marquée par des crises multiples et qui se chevauchent, par la renaissance de la logique des sphères d'influence et de concurrence entre les grandes puissances et la publicité, de notre diplomatie, de notre dynamisme et de notre souplesse. La Roumanie gardera ses repères fondamentaux, nous suivrons la même politique étrangère basée sur le partenariat stratégique Union européenne - triade de l'OTAN - avec les États-Unis d'Amérique.
Afin de renforcer la sécurité nationale, la Roumanie va consolider sa participation aux politiques de l'OTAN, investir dans notre rôle sur le flanc oriental de l'alliance et dans la mer Noire, conformément aux engagements pris lors du sommet de La Haye.
Nous élargirons et adapterons le partenariat stratégique avec les États-Unis aux besoins urgents d'aujourd'hui basé sur un programme cohérent de projets économiques sur plusieurs lignes définies : défense, sécurité énergétique, matières premières rares et technologies frontalières.
Au sein de l'Union européenne, nous promouvrons l'adoption d'un cadre financier pluriannuel ambitieux, avec des allocations cohérentes pour la politique agricole et de cohésion et des mesures de soutien qui conduisent à une répartition géographique équilibrée et à une compétitivité accrue. Nous soutiendrons, dans le même temps, l'élargissement de l'Union européenne, en mettant l'accent sur l'adhésion de la République de Moldova.
J'espère que 2026 pourra être une année de paix en Europe. La Roumanie soutient les efforts du président américain Donald Trump pour négocier une paix rapide et durable, avec des garanties fermes de sécurité pour l'Ukraine, à laquelle nous sommes prêts à contribuer substantiellement.
Stratégique pour nous reste l'adhésion de l'OCDE, c'est pourquoi nous maintiendrons l'effort interinstitutionnel pour y arriver en 2026. Avec le processus d'équilibrage budgétaire – à commencer par les mesures douloureuses prises en 2025 – la qualité de l'adhésion à l'OCDE sera un instrument supplémentaire pour promouvoir l'économie roumaine, une économie forte et stable qui offre de la crédibilité aux investisseurs et aux prêteurs extérieurs. C'est dans ce contexte que la Roumanie entend adopter une approche plus active de la diplomatie économique.
Protéger et promouvoir les droits et les intérêts des citoyens roumains en dehors des frontières est une autre priorité de mon mandat et, par conséquent, j'ai à l'esprit plusieurs initiatives visant à améliorer les relations entre l'État roumain et nos communautés à l'étranger.

> La journée de la culture nationale nous rappelle que l'identité roumaine a été façonnée, dans le temps, par la création et la vocation de l'universalité. La culture a été et demeure l'espace où les grandes idées de la société se transforment en repères durables, capables de lier le passé, le présent et l'avenir d'une nation.
« La culture est la meilleure et la plus sûre richesse d'un peuple », a déclaré Mihai Eminescu, dont le nom est insoluble lié à cette journée spéciale. Même dans un contexte marqué par des défis économiques et géopolitiques, nous avons l'obligation de ne pas abandonner la culture. Notre patrimoine architectural, nos initiatives artistiques contemporaines et les nouvelles formes d'expression culturelle doivent être mis en évidence par des politiques publiques cohérentes, mais aussi par l'implication de l'environnement privé. La numérisation du patrimoine culturel ouvre de nouveaux ponts entre tradition et innovation et rapproche la culture des jeunes.
L'année 2026, dédiée à Constantin Brâncu uli, est une invitation à regarder avec confiance vers l'avenir, nous inspirant de la force créative de celui qui a fait des spécificités roumaines une valeur universelle.
La culture roumaine contemporaine a besoin non seulement de soutien, mais aussi de véritables espaces d'affirmation. C'est pourquoi, à partir de cette année, l'Administration présidentielle mettra périodiquement à disposition la salle de théâtre à l'intérieur du palais Cotroceni pour des spectacles gratuits par des troupes indépendantes de jeunes acteurs et lycéens C'est un geste naturel par lequel nous ouvrons les portes aux nouvelles générations de créateurs. Les troupes de théâtre qui souhaitent soutenir des spectacles dans la salle de Cotroceni peuvent envoyer leurs demandes à l'adresse email cultura@presidency.ro et elles recevront des détails.
Nous avons besoin d'une culture vivante, et je remercie tous ceux qui, quel que soit leur domaine, se consacrent à l'art, lui donnant sens et continuité. Bonne fête à la culture roumaine !

> Le partenariat stratégique entre la Roumanie et les États-Unis d'Amérique est renforcé en permanence, non seulement par d'importants projets économiques et de sécurité, mais aussi par des programmes éducatifs percutants pour nos jeunes.

Dans cette perspective, la reprise du programme Future Leaders Exchange (FLEX) au cours de l'année académique 2026-2027 est une très bonne nouvelle pour l'éducation roumaine et pour la relation stratégique entre la Roumanie et les États-Unis. C'est l'un des programmes d'échange basés sur le mérite les plus compétitifs pour les élèves du secondaire au monde. Beaucoup de participants ont par la suite réussi à poursuivre une carrière réussie dans l'administration publique, mais aussi dans le milieu privé.

20 lycéens roumains auront ainsi l'opportunité d'étudier dans un lycée américain et de vivre avec une famille américaine, ce qui signifie vivre authentiquement la vie quotidienne aux États-Unis.

Le programme FLEX a pu être repris grâce à un accord de cofinancement signé entre le ministère de l'Education et de la Recherche et les American Councils for International Education L'intérêt exceptionnel des lycéens roumains - 2 883 candidats pour 20 sièges - démontre à quel point le désir de nos jeunes d'être formés à travers une éducation de qualité, une ouverture internationale et des valeurs démocratiques est fort.

En ces jours commencent les procédures de sélection qui vont se dérouler sur plusieurs mois. Je leur souhaite à tous bonne chance et je les félicite pour leur courage, leur ambition et leur désir de dépasser leurs limites. Peu importe le résultat, chaque application est une preuve de confiance que l'éducation offre les meilleures perspectives pour construire votre avenir. La Roumanie a besoin de citoyens bien préparés, ouverts et connectés au monde, et des programmes comme FLEX sont un outil essentiel pour rapprocher les sociétés, mais aussi une opportunité unique pour les jeunes de grandir.

 

● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)

> Maintenant que Trump a perdu toute raison, l'UE doit rester unie.
La menace de Washington est une menace pour toute l'Europe. L'UE doit réagir fermement si Trump ne retire pas sa menace de droits de douane et ne renonce pas à sa vision du Groenland.
Notre groupe parlementaire européen souhaite geler les travaux sur l'accord tarifaire de l'été dernier. Poursuivre les réductions tarifaires aurait été contre-productif dans cette situation.
De plus, les Libéraux, par l'intermédiaire de notre eurodéputée, s'efforceront d'utiliser les armes de la plus forte pression commerciale.
Cela signifie que l'UE ripostera avec les moyens les plus efficaces dont elle dispose. Des restrictions seront imposées aux investissements américains et aux échanges commerciaux avec l'UE.
Seule une Europe forte peut garantir la force de la Suède. C'est ensemble que nous pouvons défendre le droit international et notre souveraineté.

> La Suède entame une campagne électorale dans un contexte d'incertitude extrême.
La coopération, le commerce et la diplomatie sont sur le point d'être sacrifiés par les grandes puissances qui veulent imposer leur loi aux plus forts.
Il est temps pour nous de défendre l'ordre mondial libéral.
C'est en coopérant avec les autres pays que nous y parvenons le mieux. C'est pourquoi je suis fier que la Suède ait rejoint l'OTAN durant ce mandat. Et que, grâce à l'adhésion à l'UE, nous puissions coopérer largement sur des questions cruciales pour la paix et la liberté dans nos pays.
Il reste encore beaucoup à faire.
Prenons l'exemple de la situation dans l'Arctique, qui s'est tendue à mesure que les grandes puissances s'intéressent aux ressources naturelles. Plus récemment, nos amis danois et groenlandais ont subi des pressions de la part d'un président Trump imprévisible.
La Suède soutiendra le Groenland et le Danemark. Aujourd'hui. Et demain.
C’est pourquoi je suis fier que le Premier ministre Ulf Kristersson ait pu annoncer hier l’arrivée d’officiers des forces armées suédoises au Groenland afin de renforcer la sécurité aux côtés d’autres alliés par le biais d’exercices conjoints dans l’Arctique.
Avec le président de la commission de l’Éducation, Fredrik Malm, nous avons également pu évoquer d’autres aspects du travail important mené par le gouvernement pour renforcer la présence suédoise dans l’Arctique.
Nous, les libéraux, estimons désormais qu’il est grand temps de prendre de nouvelles mesures pour que la Suède, grâce à un nouveau brise-glace de recherche, puisse contribuer davantage à l’accès européen indépendant à l’Arctique.
Certains commentateurs ont remis en question, voire raillé, le fait que nous, au sein du Parti libéral, évoquions la situation précaire du Groenland alors même que notre parti subit des pressions médiatiques. Je tiens à préciser qu'au ministère de l'Éducation et dans l'ensemble du gouvernement et des autorités, un travail important est mené dans l'intérêt de la Suède et de l'Europe. Il me semble évident que, dans ce contexte mondial difficile, je dois utiliser ma fonction de ministre de l'Éducation pour souligner comment la politique de recherche peut également contribuer à la sécurité dans la région nordique.
C'est ainsi que s'articulent les pièces du puzzle pour défendre l'ordre mondial libéral. Contribuons tous à ce que la solidarité avec le Groenland et le Danemark soit davantage mise en avant, ainsi qu'à la défense de valeurs telles que la coopération européenne, la sécurité et la démocratie.

> Nous sommes en train de réparer les dégâts causés par la municipalisation des écoles par les sociaux-démocrates. Nous devons également poursuivre nos efforts pour que les enseignants aient le sentiment d'exercer le métier le plus important de Suède et pour inciter davantage de personnes à devenir enseignants.