jeudi 15 octobre 2026

La Quotidienne centriste du 15 octobre 2026. Ce qui inquiète les marchés, ce n’est pas tant la politique de Macron que celles de Le Pen ou Mélenchon


Oui, la France connait des problèmes et doit les régler en dépensant moins et relançant sa croissance.

Evidemment, sa situation n’a rien à voir avec la Grèce, son tissu économique et ses rentrées fiscales étant d’une toute autre dimension que celles des Hellènes, n’e déplaise aux médias friands des annonces permettant du faire du taux d’audience à peu de frais.

Comme le dit fort justement Sébastien Lecornu et ses ministres, on ne peut pas continuer sur cette trajectoire, notamment avec les marchés qui prêtent à la France à un taux plus élevé que ses voisins.

Mais la grande crainte de ces marchés, ce n’est pas tant la situation actuelle que celle qui pourrait résulter de l’élection présidentielle.

Car c’est la victoire de Le Pen ou de Mélenchon qui suscite leur inquiétude principale.

Au-delà de la menace sur la démocratie républicaine libérale qui n’est pas leur première préoccupation, ce sont les programmes économiques irresponsables des extrêmes populistes qui ne passent pas.

Les financiers du monde entier, s’ils savent apprécier la situation de la France aujourd’hui, savent également lire les sondages avec une très possible victoire de Le Pen après un second tour entre elle et Mélenchon.

C’est là où est le péril comme l’explique Mujtaba Rahman, le directeur général pour l'Europe chez Eurasia Group dans un éditorial du New York Times:
«Nombreux sont ceux qui doutent de la volonté de Mme Le Pen, actuellement en tête dans les sondages, d’affronter la crise avec sincérité. Elle a présenté la semaine dernière un plan budgétaire quinquennal truffé d’obsessions idéologiques et d’astuces comptables.»

Et de rappeler :
«L’extrême gauche avec LFI et l’extrême droite avec le RN ont préféré se livrer à des manœuvres politiques plutôt que de s’attaquer au désastre budgétaire qui se profile – en particulier au poids écrasant des retraites et des autres prestations sociales.»
On ne peut pas être plus clair.

Demain, avec Le Pen ou Mélenchon, la France s’approchera du précipice financier.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]