mardi 27 octobre 2026

La Quotidienne centriste du 27 octobre 2026. A 173 jours de la présidentielle, mais à qui s’adressent vraiment les manifestants?


A 173 jours du premier tour de la présidentielle, le gouvernement actuel à deux missions principales: faire voter le Budget et gérer les affaires courantes.

Parce que, quoi qu’il arrive, dans 183 jours (deuxième tour de la présidentielle) il remettra sa démission à la personne élue à l’Elysée.

Il n’a donc aucun pouvoir sur ce qui va se passer à partir du 2 mai 2027.

Dès lors, on comprend mal les mouvements sociaux qui agitent le pays et leur ampleur face à un pouvoir qui ne sera plus là dans peu de temps.

D’autant plus que, non seulement le gouvernement n’a pas de majorité à l’Assemblée pour vraiment mettre en route des réformes de grande ampleur mais, si tel était le cas, celles-ci pourraient être annulées dès après leur adoption par les parlementaires par la nouvelle équipe qui dirigera la France.

Et même si le gouvernement prenait des mesures pour contenter les revendications ponctuelles, pratiquement aucune n’aurait d’effet immédiat et serait à la discrétion de son successeur.

C’est pourquoi, d’ailleurs, le Premier ministre le rappelle sans cesse à propos du Budget: ce n’est qu’un cadre pour les six mois à venir et pour que la nouvelle majorité s’appuie sur un texte pour le modifier en regard de son projet politique.

De plus, déstabiliser le gouvernement actuel au vu de la situation du pays et du monde, c’est prendre le risque de créer une crise aux graves répercussions qui pourrait impacter fortement les possibilités d’action du nouveau pouvoir.

Les manifestants le savent et les leaders qui les encouragent à descendre dans la rue, encore plus.

Du coup, on peut se demander à qui s’adressent vraiment les manifestants, au gouvernement d’aujourd’hui ou au prochain sachant que les favoris actuels sont Le Pen et le RN et sachant qu’une majorité de ceux qui battent le pavé sont de gauche et fortement opposés à toute victoire de l’extrême-droite.

Une Gauche qui n’a que peu d’espoir, pour l’instant, de gagner la présidentielle et les législatives qui suivront.

On sait que la volonté de l’extrême-gauche avec l’appui de l’ultra-gauche et à sa tête Mélenchon est de créer le chaos afin de prendre le pouvoir avec l’appui de la rue, que donc il continuera à appeler à manifester et à l’utilisation de ce que son parti appelle «la violence légitime».

Mais ce n’est pas le cas pour la gauche démocratique qui s’en remet aux urnes.

Mais si elle s’adresse à Le Pen, elle prend le risque de la conforter avec les images de violences et de pillages qui accompagnent les cortèges tout en affaiblissant le pays.

173 jours, ce n’est guère long à attendre pour mettre un bulletin dans l’urne afin de faire valoir ses revendications et barrer la route à l’extrême-droite tout en évitant à la France une crise dont les Français seront les premières victimes.

 

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