Voici une sélection, ce 27 octobre 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.
● Brésil
♦ União Brasil
> Le président national
d'União Brasil, Antonio Rueda, a officiellement lancé sa candidature au poste
de député fédéral pour Rio de Janeiro lors d'un rassemblement qui s'est tenu en
début de soirée ce vendredi (21), dans la municipalité de Belford Roxo, à Baixada
Fluminense, aux côtés de l'ancien maire de la ville, Márcio Canella, qui est
candidat au poste de député d'État pour le parti.
Après 30 ans passés dans l'ombre du monde politique, le chef du parti se
présente pour la première fois à un siège à l'Assemblée législative.
« Tout au long de ma vie, j’ai travaillé sans relâche, en collaboration
avec les responsables politiques, pour élaborer les meilleures propositions
pour le Brésil. Aujourd’hui, c’est à mon tour. Je souhaite représenter
directement Rio de Janeiro à Brasília. J’apporterai mon engagement et mes
compétences à la Chambre des députés. Et je compte sur vous », a expliqué le
président lors de son discours de campagne devant des centaines de partisans.
● Canada
♦ Gouvernement
Mark Carney (Premier ministre)
> Le nom du lac Ontario tire son origine du mot wendat « Ontari’io », qui
signifie « le lac est beau, le lac est grand ». Ce nom remonte à plus de 400
ans, bien avant la Confédération canadienne et la Déclaration d’indépendance
des États-Unis d’Amérique. Nous savons que les États-Unis sont en train de
changer. Leurs relations commerciales, leur politique étrangère, leurs
monuments nationaux, leurs hydronymes. Les Canadiennes et les Canadiens savent
aussi qu’il faut appeler les choses par leur nom, et ce lac se nomme Lac
Ontario – aujourd’hui et pour toujours.
> Nous sommes aujourd’hui plus forts qu’au moment où les États-Unis ont déclenché cette guerre commerciale. Nous sommes plus unis, plus déterminés et plus ambitieux.
> L’ordre ancien ne sera pas rétabli. Mais à partir de cette fracture, nous pouvons bâtir quelque chose de mieux, de plus fort et de plus juste.
> Face aux droits de douane injustifiés imposés par les États-Unis, les Canadiennes et les Canadiens font preuve de détermination, de volonté et de force. Le gouvernement suit cette ligne de conduite, en protégeant les travailleurs, les entreprises et les familles du Canada.
> Ce matin, j’ai discuté avec les chefs de l’opposition de notre réponse aux droits de douane injustifiés imposés par les États-Unis, réponse qui comprend les nouvelles mesures visant à soutenir les travailleurs, les familles et les entreprises du Canada. Nous nous concentrons sur l’essentiel: protéger les emplois canadiens, renforcer notre économie et faire en sorte que le Canada ne dépende jamais d’un seul pays.
> Le Canada va imposer des droits de douane équivalant aux nouveaux droits de douane des États-Unis, au dollar près. De plus, nous mettons en œuvre des mesures supplémentaires et bonifiées de l’ordre de 7,5 milliards de dollars pour soutenir les travailleurs et les entreprises du Canada. Ces fonds s’ajoutent aux quelque 25 milliards de dollars de mesures annoncées depuis la venue des droits de douane américains injustifiés. Nous sommes là pour défendre les emplois, les industries et les familles du Canada.
> Notre objectif a toujours été d’obtenir la meilleure entente pour les Canadiens, jamais une entente à tout prix ou dans n'importe quel délai.
> [Déclaration sur les négociations commerciales
avec les États-Unis] Au cours des 18 derniers mois, le nouveau
gouvernement canadien s’est attaché à consolider notre force au pays, à
diversifier nos partenariats à l’étranger et à conclure un accord équitable
avec les États-Unis.
Dans le cadre de nos négociations commerciales, nos objectifs étaient les
suivants :
- préserver l’accès du Canada au marché américain sans droits de douane pour la
grande majorité des produits canadiens;
- assurer une relation commerciale plus stable;
- réduire de façon importante les droits de douane américains sur nos secteurs
stratégiques clés afin que les entreprises canadiennes concernées bénéficient
du meilleur accès au monde;
- protéger nos petites et moyennes entreprises – qui sont le moteur de notre
économie –, notamment en éliminant la menace imminente d’imposition de
nouveaux droits de douane;
- préserver notre flexibilité, notre indépendance et notre souveraineté afin de
pouvoir continuer à bâtir le Canada auquel nous aspirons.
Nous avons reconnu dès le départ que les États-Unis avaient changé et que nous
n’allions pas revenir à notre ancienne relation. Notre gouvernement a compris
avant beaucoup d’autres que les États-Unis transforment toutes leurs relations
commerciales en imposant des droits de douane à leurs plus proches alliés et en
faisant payer l’accès à leur vaste marché.
C’est dans ce contexte que nous avons travaillé, dans le but de conclure un
accord équitable qui offrirait le meilleur accès au marché américain et une
plus grande certitude aux entreprises et aux travailleurs canadiens. À chaque
étape, notre objectif a été d’obtenir le meilleur accord pour les Canadiennes
et les Canadiens. Il n’a jamais été question de signer un accord à tout prix ou
selon un échéancier déterminé.
Au cours des dernières semaines, nous avons réalisé des progrès importants pour
renforcer la position du Canada comme partenaire bénéficiant du meilleur accord
au monde avec les États-Unis.
Toutefois, ces progrès n’ont pas suffi à répondre aux objectifs que nous nous
étions fixés pour les Canadiennes et les Canadiens. En conséquence, j’ai décidé
ce soir de suspendre les négociations commerciales avec les États-Unis et j’ai
demandé aux négociateurs canadiens de rentrer à Ottawa. Ils ont travaillé
d’arrache-pied, en toute bonne foi, pour défendre les intérêts des Canadiennes
et des Canadiens tout au long de ces négociations, et ce, jusqu’à la dernière
minute. Cependant, les modifications de dernière minute apportées aux
conditions proposées par les États-Unis étaient inéquitables, non rentables et
remettaient en cause la fiabilité de tout accord.
À minuit ce soir, les États-Unis comptent imposer des droits de douane de
50 % sur des produits canadiens totalisant environ 28 milliards de
dollars. Le Canada imposera des droits de douane équivalents, au dollar
près, pour protéger nos travailleurs et nos entreprises.
Dans les prochains jours, le gouvernement annoncera des mesures supplémentaires
pour soutenir les travailleurs et les entreprises du Canada, en plus des près
de 25 milliards de dollars d’aide accordés au cours des 18 derniers
mois.
Ces mesures viennent compléter la stratégie économique centrale du Canada. Dès
le premier jour, nous nous sommes attachés à consolider notre force au pays et
à diversifier nos partenariats à l’étranger.
Cette stratégie fonctionne. Nous faisons avancer de grands projets
d’infrastructure représentant près de 500 milliards de dollars.
Parallèlement à cela, nous ouvrons de nouveaux marchés d’exportation aux
entreprises canadiennes. Nos accords de libre-échange actuels offrent déjà au
Canada un accès préférentiel à 1,5 milliard de consommateurs et nous
sommes en bonne voie de doubler cet accès d’ici la fin de l’année.
La croissance économique canadienne s’accélère et nous sommes en passe
d’enregistrer la deuxième croissance la plus rapide parmi les pays du G7 au
cours des deux prochaines années. Notre économie crée des emplois à un rythme
quatre fois supérieur à celui des États-Unis. Nos exportations vers les marchés
hors États-Unis devraient doubler au cours de la prochaine décennie. Les
investissements directs étrangers au Canada ont atteint leur plus haut niveau
depuis deux décennies, à un rythme deux fois supérieur à celui de notre
concurrent le plus proche au sein du G7. Le Canada est désormais considéré
comme le pays le plus attrayant au monde pour ce qui est des investissements
dans les infrastructures.
Le Canada possède ce que le monde recherche. Et nous ne laisserons aucun pays
décider de notre avenir. Nous tracerons notre propre voie pour continuer à
bâtir un Canada fort pour tous.
> Pendant plus d’un an, le Canada a travaillé sans
relâche et en toute bonne foi avec les États-Unis en vue de négocier un nouvel
accord commercial global. Nous avons été pragmatiques, patients et
persévérants. Notre objectif a toujours été d’obtenir le meilleur accord
possible pour les Canadiennes et les Canadiens. Il n’a jamais été question de
signer un accord à tout prix ou à l’intérieur d’un délai donné.
Tard hier soir, j’ai ordonné à nos négociateurs de rentrer à Ottawa. Nous ne
pouvons pas accepter ce que les États-Unis nous offrent, et nous refusons de
leur accorder ce qu’ils nous demandent. Le Canada appliquera des
droits de douane équivalents, au dollar près, à ceux imposés par les
États-Unis, et ce, pour protéger les travailleurs, les agriculteurs, les
familles et les entreprises du Canada.
Dans les prochains jours, nous dévoilerons les détails de ces nouvelles mesures
tarifaires, qui entreront en vigueur le mardi suivant la fête du Travail.
> Le Canada bâtit en grand — et nous avons besoin
de plus de travailleurs qualifiés pour réaliser ses projets.
Par le biais de l’initiative Une Équipe Canada forte, nous offrons aux jeunes
Canadiennes et Canadiens des parcours précis et rémunérés vers les métiers
spécialisés. Nous verserons aux apprentis une aide hebdomadaire de 400 dollars
pendant leur formation, ainsi qu'une prime de 5 000 dollars à l’obtention de
leur certification Sceau rouge.
> Le Canada et l’Allemagne ont renforcé notre partenariat dans les domaines de l’IA, des technologies quantiques et des technologies liées aux batteries. Nous avons conclu plus de six nouveaux partenariats visant les minéraux critiques, créant ainsi plus d’occasions pour les travailleurs et les entreprises du Canada.
> en ce 35e Jour de l’indépendance de l’Ukraine, je
me suis entretenu avec les dirigeants de la Coalition des volontaires en appui
à l’Ukraine.
Nous avons mis en relief l’urgence d’aider l’Ukraine à protéger ses civils et
ses infrastructures essentielles contre les attaques répétées de la Russie.
Nous avons aussi discuté des efforts déployés pour renforcer les capacités de
défense aérienne de l’Ukraine, consolider la sécurité énergétique de cette
dernière, et maintenir une pression économique sur la Russie.
Le Canada est solidaire de l’Ukraine et le sera aussi longtemps qu’il le
faudra.
> Il y a 35 ans jour pour jour, le Parlement
ukrainien proclamait l’indépendance du pays et ouvrait un nouveau chapitre en
Ukraine.
Face à l’invasion russe illégale, le Canada reste fermement déterminé à aider
l’Ukraine à protéger sa liberté, à rétablir son intégrité territoriale et à
rebâtir le pays en vue d’un avenir meilleur.
Aux Ukrainiennes et Ukrainiens au Canada et ailleurs dans le monde :
heureux Jour de l’indépendance.
> Nous allons doubler la capacité de notre réseau d’ici 2050, afin de bâtir un Canada fort alimenté par une électricité propre, abordable et fiable.
● Corée du Sud
Lee Jae-myung (président de la république)
> La surpopulation dans la
région de la capitale et le dépeuplement des zones rurales est une crise qui
menace gravement la Corée du Sud. Si on échoue à résoudre ce problème, la Corée
du Sud n'aura pas d'avenir. Ce n'est qu'en soulageant ce problème endémique de la
concentration démographique dans le grand Séoul et en activant le potentiel de
l'ensemble du territoire pour créer une époque de croissance pour tous que nous
aurons un avenir et de l'espoir. (…)
Le gouvernement continuera d'essayer d'étendre les pouvoir et ressources
financières des collectivités locales pour qu'elles puissent planifier par
elles-mêmes et se développer en capitalisant sur leurs caractéristiques et
forces propres.
> A
l'origine de presque tous les grands problèmes auxquels fait face la Corée du
Sud, se trouvent les profondes disparités territoriales. (…)
Aujourd'hui, le développement équilibré n'est plus une question de choix
mais une stratégie cruciale pour la survie de la Corée du Sud et son
développement durable.
I> Puisqu'il
existe un scepticisme quant à savoir si la police est qualifiée pour exercer
son grand pouvoir, j'espère que le gouvernement examinera comment réformer la
police, comment établir un organisme gouvernemental. (…)
Les récentes affaires graves de sécurité publique révélent l'irresponsabilité
de la police. Des efforts inlassables doivent être déployés pour minimiser ces
problèmes et le système doit être réformé. (…)
Le pouvoir, lorsqu'il est concentré, crée toujours des problèmes. Le niveau de
responsabilité doit être renforcé pour correspondre à l'étendue de l'autorité.
● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement
Alassane Ouattara (président de la république)
> À notre jeunesse, je veux vous dire que la Côte d'Ivoire croit en votre
talent, en votre créativité et en votre capacité à ouvrir de nouveaux chemins.
Vous êtes l’avenir et le présent de notre pays, et rien de ce que nous
entreprenons ne se fera sans vous.
> C’est dans l’unité et la solidarité que s’expriment l’ingéniosité, le courage et la détermination du peuple ivoirien. Ensemble, nous relèverons les défis qui se présentent à notre Nation.
● Etats-Unis
♦ Parti démocrate
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des
représentants)
> La décision servile de la majorité de la Cour suprême dans
l'affaire du vote par correspondance sème le chaos et sert les intérêts de
Donald Trump, qui cherche à saper la liberté et l'équité de nos élections. Les
juges pro-Trump de la Cour suprême n'ont pas donné, et ne peuvent pas donner,
au président le pouvoir de décider comment les États organisent les élections
ni qui peut voter par correspondance.
La bataille juridique contre le décret illégal de Donald Trump n'est pas
terminée, ce décret ne contrevient pas à la Constitution et le pouvoir de
réglementer les élections reste entre les mains des États et du Congrès.
Après avoir renié toutes leurs promesses au peuple américain, les
républicains extrémistes pro-Trump ont conclu que la meilleure stratégie
consiste à entraver le vote, à intimider les électeurs et à tenter de truquer
les élections de mi-mandat. En réponse, les démocrates de la Chambre des
représentants ont mis en place le plus vaste dispositif de protection des
électeurs jamais déployé. C'est au peuple américain, et non à Donald Trump, de
choisir ses représentants. Nous continuerons à lutter contre ces agissements
devant les tribunaux, dans les communautés à travers le pays et dans les urnes.
Un changement de régime se profile au Congrès américain en novembre.
> Nous sommes déterminés à lutter contre l'extrémisme qui s'abat sur le peuple américain chaque jour, chaque semaine, chaque mois, année après année, jusqu'à ce que nous mettions fin à ce cauchemar national. Parallèlement, il est de notre responsabilité de résoudre les problèmes, et cela implique parfois de rencontrer des personnes de l'autre bord politique afin d'identifier les opportunités pour répondre aux préoccupations majeures des Américains, à savoir, selon nous, le coût de la vie exorbitant dans ce pays. Beaucoup trop de gens travaillent dur, respectent les règles, mais ne parviennent pas à s'épanouir et peinent à survivre. Cette situation est inacceptable et nous devons nous attaquer à cette crise du logement, qui n'est pas une invention. Elle est bien réelle. J'en entends parler tous les jours ici à Brooklyn et dans tout le pays, et nous sommes déterminés à agir.
> Si certains ont lésé, escroqué ou volé le peuple américain, nous nous engageons publiquement à traduire ces malfaiteurs en justice. Nous nous baserons sur les faits, nous appliquerons la loi et nous nous conformerons à la Constitution. Ce travail sera mené par Jamie Raskin et les démocrates de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, ainsi que par Robert Garcia, qui accomplit également un travail remarquable, et les démocrates de la commission de surveillance. Soyons clairs: notre engagement envers le peuple américain est de lutter pour rendre la vie plus abordable. Nous reconnaissons que le coût de la vie est hors de contrôle et nous devons baisser le prix des produits alimentaires, de l'essence et du logement. Nous allons également nous battre pour rendre les soins de santé abordables pour chaque Américain, car nous reconnaissons que, dans ce grand pays, l'accès à des soins de santé de qualité et abordables ne peut être un privilège réservé aux riches, aux nantis et aux personnes influentes. Il doit s'agir d'un droit pour tous. C'est un principe qui unit les démocrates de tous bords.
> Nous continuerons de les combattre sur les droits de douane, comme nous l'avons fait, sur Medicaid, sur l'Affordable Care Act, sur l'affaire Epstein, sur le financement de l'ICE, sur la guerre d'inconscience et coûteuse menée au Moyen-Orient et, bien sûr, sur la corruption sans précédent qui s'abat sur les Américains au quotidien.
> Donald Trump s'est comporté comme un chef du crime organisé. Ces gens ont déchaîné une corruption sans précédent sur le peuple américain. Et voici le problème: si des personnes occupant de hautes fonctions sont tellement préoccupées par leur enrichissement personnel, celui de leur famille, de leurs amis et de leurs donateurs, elles ne se soucient pas d'améliorer la vie des Américains. C'est pourquoi, dès le premier jour, nous nous engageons à lutter contre la corruption et à demander des comptes aux malfaiteurs. Nous voulons nous assurer que les membres du gouvernement se concentrent sur les mesures nécessaires pour résoudre la crise du logement, garantir l'accès aux soins de santé pour chaque Américain, réformer notre système d'immigration défaillant, rétablir le droit de vote aux États-Unis, notamment par l'adoption de la loi John Robert Lewis sur la promotion du droit de vote, et bien sûr, mettre fin à cette guerre d'inconscience et coûteuse au Moyen-Orient, qui, soit dit en passant, a fait exploser le prix de l'essence pour les Américains tout en renforçant la position de l'Iran. Nous devrons donc continuer à relever de nombreux défis en tant que démocrates de la Chambre des représentants jusqu'à la fin de cette législature et, bien sûr, lors de la prochaine.
> Nous avons constaté une augmentation alarmante des crimes haineux à travers tous les États-Unis, mais plus particulièrement en ce moment contre nos frères et sœurs juifs. Chacun, quelles que soient ses convictions, devrait dénoncer cette montée de l'antisémitisme, des crimes haineux et du sectarisme, et œuvrer pour une société inclusive. Même en cas de divergences d'opinions, qu'elles soient d'ordre international ou national, l'idée que des personnes puissent être prises pour cibles en raison de leurs convictions religieuses, de leur origine ethnique ou raciale, quelle qu'elle soit, est fondamentalement contraire aux valeurs de notre pays.
> Notre engagement, en tant que démocrates, est de lutter chaque jour, chaque semaine, chaque mois pour nous attaquer aux problèmes qui comptent vraiment dans ce pays, tout en luttant contre l'extrémisme sans précédent qui s'est déchaîné sur le peuple américain et qu'il faut absolument stopper.
> Nous ferons en sorte que, malgré les efforts de la Cour suprême, ce soit le peuple américain qui décide de la composition du Congrès après le 3 novembre.
> L'accusation malveillante selon laquelle les Juifs américains s'exposent à la violence est dangereuse et antisémite. Rien ne justifie les menaces qui pèsent sur la sécurité de nos frères et sœurs juifs, surtout en cette période de montée de la haine. Nous combattrons le fléau de l'antisémitisme avec la plus grande fermeté.
> La dette nationale dépasse désormais les 40 000 milliards de dollars. Merci à la loi controversée des Républicains et à la guerre inconsidérée menée en Iran. Ces imposteurs se moquent éperdument de la responsabilité budgétaire.
> L'opération Epic Failure en Iran a été un désastre pour le peuple américain. L'argent des contribuables devrait servir à améliorer le coût de la vie pour les Américains, et non à perpétuer une guerre sans fin au Moyen-Orient.
Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au
Sénat)
> L’inflation galopante. La guerre contre l’Iran qui fait rage sans
perspective de fin. Une guerre commerciale avec le Canada. Et que veut
Trump ? Rebaptiser le lac Ontario. Les griefs personnels de Donald Trump
avant tout, les Américains après.
> Donald Trump a déclenché une guerre commerciale absurde avec le Canada, motivée par des griefs personnels, pensant pouvoir agir à sa guise en toute impunité. Le Canada riposte désormais, et le prix des biens de consommation courante risque de s'envoler pour des millions d'Américains. Pendant ce temps, Trump continue de qualifier la crise du coût de la vie de « canular ». Les sénateurs démocrates mettront tout en œuvre pour mettre fin au chaos engendré par Trump et rétablir un partenariat commercial équilibré avec l'un de nos plus proches alliés.
> Il est scandaleux que la Cour suprême permette à Trump de porter un coup fatal à notre démocratie. La tentative de Trump de transformer le service postal en un instrument de suppression du vote est manifestement anticonstitutionnelle – et pourtant, sa Cour suprême pro-Trump refuse de l'empêcher. La manœuvre malveillante de Trump pour bloquer le vote par correspondance n'est rien d'autre qu'une ingérence électorale flagrante. Il veut compliquer le vote pour les Américains afin qu'ils ne le tiennent pas responsable de l'explosion des coûts, de la guerre illégale et de la corruption endémique qui caractérisent son administration. Les sénateurs démocrates combattront toute tentative de détournement du vote par correspondance et de manipulation des règles avant le scrutin de novembre.
> Une guerre économique contre l'un de nos plus proches alliés, qui pénalisera les familles et les industriels américains à New York, dans l'Ohio, le Michigan, le Maine et dans tant d'autres États. Les Républicains de ces États se joindront-ils à nous pour mettre fin à cette folie ? Ou bien leur loyauté envers Donald Trump et ses griefs personnels l'emportera-t-elle sur leur volonté de réduire les dépenses pour leurs électeurs ?
> Pete Hegseth et Donald Trump ne reculeront devant rien pour museler la liberté d'expression. Je salue le courage et l'engagement de Mme Korte à rapporter la vérité malgré les pressions et les intimidations constantes dont elle a été victime de la part du ministère de la Défense. L'Amérique se porterait mieux avec davantage de personnes comme Lara Korte exerçant la liberté de la presse et moins de personnes comme Pete Hegseth cherchant à les faire taire.
> Les guerres commerciales chaotiques de Trump saignent à blanc les Américains, et voilà qu'il en remet une couche. Trump vient d'imposer une nouvelle loi aux familles américaines qui travaillent dur, déjà accablées par l'explosion des coûts. Cet accord absurde avec le Canada n'aurait jamais dû entrer en vigueur. Il faut que ça cesse immédiatement.
Barack Obama (ancien président des Etats-Unis)
> Il est difficile d’imaginer beaucoup de personnes ayant un impact plus
grand que Dolly Parton. Née dans une cabane d’une seule pièce, elle a remporté
11 Grammy et un Emmy, construit un empire commercial, aidé des millions
d’enfants à apprendre à lire, et – comme si cela ne suffisait pas – contribué à
accélérer les recherches qui ont conduit au vaccin COVID de Moderna. Quelle
vie. Michelle et moi pensons à la famille de Dolly et à ses très, très nombreux
fans.
Cory Booker (sénateur du New Jersey)
> Les propos dangereux et haineux d'Hasan Piker visant les Américains juifs
n'ont pas leur place dans notre débat public. Suggérer que les Américains juifs
portent la responsabilité de la haine ou des violences dont ils sont victimes
est faux, dangereux et antisémite. Nous pouvons, et devons, débattre avec
vigueur des politiques publiques. Nous devons avoir un dialogue et un débat
constructifs sur les politiques et les actions du gouvernement israélien et la
politique étrangère américaine. C'est le fondement même de la démocratie. Mais
ce n'est pas le cas ici. Aucun Américain ne devrait se voir dire que ses
convictions politiques le rendent responsable de la haine ou des violences dont
il est victime. Il existe une nette différence entre un débat vigoureux et une
rhétorique qui attise la haine envers nos voisins. M. Piker a franchi cette
limite, à maintes reprises et de manière indéniable.
> Empêcher les grands donateurs et les milliardaires d'acheter nos élections est le seul moyen de garantir que ce soient les citoyens, et non les géants du secteur privé, qui aient la parole dans notre démocratie.
> Les déclarations de Trump en juin font état de plus de 1 000 transactions boursières, notamment l’achat de titres Boeing avant la signature d’un contrat lucratif et de titres SpaceX le jour même où la NASA lui a attribué un important contrat. Le président ne devrait pas utiliser sa fonction pour s’enrichir, lui et sa famille. Nous devons réformer notre démocratie pour mettre fin à cette corruption.
● Inde
♦ Congrès national indien
Rahul Gandhi (leader au Parlement)
> [Réunion avec des femmes] Chaque fois que je parle à un homme, les
femmes sont systématiquement réduites à trois cases : fille, épouse ou mère.
Or, il n'y a rien de mal à être perçue comme épouse, fille ou mère… absolument
rien. Mais cela ne peut constituer leur seule identité. Il est inacceptable que
des femmes brillantes, accomplissant des choses fascinantes et variées –
professionnelles, sportives, qui mènent des carrières multiples – soient
réduites à ces trois rôles par les hommes. Et il est important de noter que
chacune de ces identités est liée à un homme. Ainsi, une femme est soit mère,
soit épouse, soit fille. J'aimerais citer ici la Manusmriti, qui affirme
clairement : « Dans l'enfance, la femme doit être soumise à son père… »
Autrement dit, la Manusmriti dit : « Dans l'enfance, la femme appartient à son
père ; dans la jeunesse, à son mari ; à la mort de son époux, à ses fils… une
femme ne doit jamais être indépendante. » Ceci est une citation directe de la
Manusmriti, et ces mots sont une honte, car ils n'auraient jamais dû être
prononcés. Le plus... Shri Rahul Gandhi a dit : Bonjour, comment allez-vous ?
(Shri Rahul Gandhi a accueilli les jeunes filles qui montaient sur scène) La
plus grande force de ce pays réside dans le fait qu'une femme doit être
indépendante, se défendre et croire en elle. Vous n'appartenez à personne ;
vous n'appartenez à personne d'autre qu'à vous-même. Vous avez une relation
avec votre père, vous avez une relation avec votre frère, vous avez une
relation avec votre mari, vous avez une relation avec votre fils, mais vous ne
leur appartenez pas ; vous vous appartenez à vous-même.
● Japon
♦ Alliance centriste pour la réforme
> Le 27 août, l'Alliance réformiste centriste, le Parti démocrate
constitutionnel du Japon et le Parti Komeito se sont rendus au ministère de
l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche et ont remis une requête au ministre
Norikazu Suzuki. Cette requête exposait quatre points concernant le rachat
rapide des stocks de riz réservés par l'État, notamment le rachat d'une quantité
maximale de riz afin de reconstituer ces stocks à un niveau adéquat. Le
vice-ministre de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche, Yukinori Nemoto, a
reçu la requête.
D'emblée, Ken Noma, président de la Commission de l'agriculture, des forêts
et de la pêche, représentant les trois partis, a déclaré : « Cette
fois-ci, nous avons demandé le rachat rapide des stocks de riz détenus par le
gouvernement, une question qui préoccupe non seulement les agriculteurs, mais
aussi l'ensemble de la population. Nous demandons que ce rachat soit effectué
au plus vite afin de rassurer la population quant à son approvisionnement
alimentaire. »
En réponse, le vice-ministre Nemoto a déclaré : « Le ministre de
l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche, M. Suzuki, a indiqué lors d’une conférence
de presse tenue après la réunion du Conseil des ministres le 25 août que
des travaux étaient en cours pour annoncer l’état des récoltes de riz le 31 août.
Sur cette base, une réunion du Comité de l’alimentation se tiendra le 2 septembre
afin de prendre une décision rapide et appropriée. »
Il a également précisé que les questions relatives au financement prévisionnel
et à la politique des rizières seraient traitées lors de l’élaboration du
budget à venir, et que les avis exprimés à la Diète et dans d’autres instances
seraient pris en compte, et que ces questions seraient traitées avec la plus
grande attention.
À l'issue de la réunion, le président Noma a déclaré aux journalistes :
« Le vice-ministre Nemoto a indiqué qu'une décision serait prise après la
réunion du Comité de l'alimentation le 2 septembre. Nous avons échangé nos
points de vue sur les fortes pluies qui ont frappé Hokuriku et Chiba, ainsi que
sur les mesures de lutte contre la sécheresse à Kyushu et sur la côte
Pacifique. J'ai également demandé que tout soit mis en œuvre pour stopper les
importations de pommes de terre. »
La demande a été examinée en présence des membres de la Chambre des représentants
Ken Noma, président de la commission de l'agriculture, des forêts et de la pêche,
ainsi que Megumi Kaneko, Kazuya Kondo, So Watanabe et Hideho Tsunoda.
> Le 26 août, le Comité de la santé, du travail et des
affaires sociales de l'Alliance réformiste centriste a remis au vice-ministre
de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, M. Nagasaka, ses
« Principales demandes concernant le projet de budget pour l'exercice
2027 ». Ces demandes, articulées autour des sept axes suivants, insistent
pour qu'elles soient prises en compte dans le projet de budget du ministère de
la Santé, du Travail et des Affaires sociales pour l'exercice 2027.
1. Mettre en place un système de sécurité sociale durable et garantir les
ressources financières nécessaires.
2. Réformer le marché du travail et investir dans le capital humain
3. Promouvoir une société inclusive et ancrée dans la communauté
4. Améliorer la prise en charge de la dépendance et la protection sociale des
personnes handicapées.
5. Promouvoir des politiques de santé
6. Soutenir les personnes en situation de pauvreté, etc.
7. Garantir un système de fonctionnement durable pour les crématoriums, etc.
S'adressant aux journalistes après le dépôt de la demande, Masakazu
Hamachi, président de la Commission de la santé, du travail et des affaires
sociales, a expliqué : « Il s'agit essentiellement d'une demande de
budget pour l'exercice 2027, mais c'est une proposition qui va au-delà de la
simple demande budgétaire et qui prend également en compte les révisions des
tarifs des soins infirmiers et des services d'aide aux personnes handicapées,
liées au processus d'élaboration du budget en fin d'année. Je tiens à souligner
que, dans le cadre de la réforme du système de sécurité sociale, il est certes
important de limiter le poids excessif des cotisations d'assurance sur la
population active, mais il est impératif que les fonctions du système de sécurité
sociale ne soient pas compromises. L'équilibre entre les prestations et les
cotisations est également important, mais nous avons particulièrement insisté
sur le fait que les fonctions du système de sécurité sociale ne doivent pas
être compromises, notamment en ce qui concerne l'utilisation des fonds publics.
La politique du gouvernement concernant ce budget est de l'intégrer au budget
initial sans prévoir de budgets supplémentaires. Les prix et les salaires ont
fortement augmenté, et il sera nécessaire de prendre des dispositions supplémentaires
pour les paiements avant que les tarifs révisés des soins infirmiers ne soient
appliqués aux établissements de soins en juin. » l'année prochaine, nous
avons donc insisté sur le fait qu'ils devraient prendre ces éléments en
considération. »
En outre, les points suivants ont été mentionnés comme demandes :
- Prendre en compte le vieillissement des hôpitaux et la modernisation des
équipements des établissements de soins infirmiers et des centres d'aide aux
personnes handicapées.
- Concernant la recherche pharmaceutique, l'impact des annonces est crucial et
il est important de faire savoir que le Japon investira dans ce domaine.
- L'instauration d'un salaire minimum de 1 500 yens est essentielle, de
même que l'augmentation du pouvoir d'achat des personnes à faibles et moyens
revenus, ce qui devrait conduire à une hausse générale des salaires.
- L'extension du travail à la carte étant à l'étude, veuillez prendre une
décision après avoir pleinement consulté les travailleurs.
- La révision de la loi sur la protection sociale exige le renforcement du
système de soutien global au niveau des municipalités ; veuillez donc
également y prêter attention.
- Concernant les hélicoptères médicalisés, une coopération plus étendue
est-elle envisageable ? Pourquoi ne pas envisager un système d'envoi de
médecins plutôt que de transport de patients ?
> Le 21 août, le député Junya Ogawa a tenu une
conférence de presse régulière dans le bâtiment de la Diète nationale et a
abordé les sujets suivants : l'arrestation d'un ancien candidat dans le 3e
district de Nagasaki ; l'état actuel et les perspectives d'avenir des
négociations de fusion tripartite ; la fonction de contrôle des partis
d'opposition et les questions écrites ; leur position en matière de politique
étrangère ; et la question de la corruption à l'Assemblée préfectorale de
Fukuoka.
Un ancien candidat du 3e district de Nagasaki arrêté
Suite à l'arrestation de l'ancien candidat dans le 3e district de Nagasaki,
le député Ogawa a déclaré : « Je présente mes plus sincères excuses
pour les inquiétudes et les troubles causés à tant de personnes. Même s'il a
depuis quitté le parti, j'assume l'entière responsabilité de sa sélection comme
candidat. À l'avenir, nous mettrons en œuvre des procédures de vérification et
de sélection plus rigoureuses afin d'éviter que cela ne se reproduise. »
Négociations de fusion tripartite
Concernant les négociations relatives à la fusion des trois partis, il a déclaré
reconnaître que la situation n'est nullement optimiste et a souligné que,
compte tenu de ses appels à une session extraordinaire anticipée de la Diète et
de son insistance sur le fait qu'un nouveau système devrait être en place dès
l'automne, il n'a aucune intention de modifier l'échéance de fin août.
De plus, ils ont reconnu que ces discussions ne portaient pas simplement
sur la manière d'améliorer les relations entre les trois partis, mais plutôt
sur une question extrêmement importante : est-il possible de reconstruire
une force d'opposition saine, capable d'assumer la responsabilité de gouverner,
étant donné la situation actuelle où l'opposition se fragmente et perd sa
capacité à contester le puissant parti au pouvoir ?
Le rôle de contrôle du parti d'opposition et les questions écrites
Concernant les informations faisant état d'une baisse significative du
nombre de questions écrites soumises à la Diète, il a déclaré être « vivement
préoccupé » et a rappelé que l'un des rôles majeurs de l'opposition est de
contrôler le pouvoir en place. Il a ajouté : « Il est primordial de
clarifier la position du gouvernement par le biais de questions écrites sur des
sujets insuffisamment ou mal abordés à la Diète, et de garantir ainsi la
transparence du gouvernement envers le public. »
L'importance des principes en diplomatie
Concernant la réponse diplomatique du gouvernement, il a déclaré : « Nous
sommes préoccupés par le fait que cette attitude, qui consiste à modifier ses
principes en fonction des parties, mine la confiance de la communauté
internationale dans la diplomatie japonaise. Nous comprenons les considérations
et difficultés sécuritaires réelles auxquelles nous sommes confrontés.
Cependant, l’engagement constant du Japon envers l’ordre international et l’état
de droit, ainsi que sa défense de ces principes, lui permettront de gagner la
confiance de la communauté internationale. »
Il a également affirmé que le Japon protesterait fermement contre le débarquement
du président russe Vladimir Poutine sur l’île d’Etorofu, dans les Territoires
du Nord, et a souligné que le gouvernement devait prendre des mesures efficaces
pour éviter que cela ne se reproduise et œuvrer à influencer l’opinion publique
internationale.
Le scandale de corruption financière de l'Assemblée préfectorale de Fukuoka
À ce sujet, il a souligné que « de vives inquiétudes persistent quant à
la persistance d'un système axé sur l'argent et de pratiques opaques en matière
de financement et de cadeaux dans tous les secteurs de la politique locale. Il
a ajouté que l'inefficacité des mécanismes d'autorégulation, même en cas de
scandales, ne fera qu'éroder davantage la confiance du public envers la
politique, engendrant un cercle vicieux de baisse de la participation électorale
et de défiance politique. » Il a insisté : « Pour restaurer la
confiance du public envers la politique, la transparence et la responsabilité
doivent être pleinement mises en œuvre. Nous ne pouvons accepter que le
gouvernement central se défausse de ses responsabilités en balayant d'un revers
de main les problèmes des organisations locales par le simple mot «autonomie».
● Norvège
♦ Senterpartiet
> Nous pensons que le Storting devrait se réunir pour traiter la situation
des particuliers et des entreprises face à la flambée des prix du carburant.
Mais le Parti conservateur refuse ! Êtes-vous un représentant du Parti
conservateur et partagez-vous notre avis, au sein du Parti du Centre, sur la
nécessité de maintenir des taxes sur les carburants basses pour les
particuliers et les entreprises ? Dans ce cas, vous devez le faire savoir
clairement à votre direction. Faites pression en interne et soyez clair sur ce
qui est juste et important à faire. Au sein du Parti du Centre, nous sommes
prêts à former une majorité et le Parti conservateur a encore le temps de
redresser la situation.
> Les maires du Parti conservateur demandent désormais l'aide du Parti du Centre pour que la direction du Parti conservateur revienne sur sa décision et maintienne les taxes sur les carburants à un niveau bas. Nous pensons que la direction du Parti conservateur devrait les entendre. La Norvège est un pays long et la vie quotidienne varie considérablement selon les régions. À Senja et dans de nombreuses autres localités, il n'y a pas de métro à proximité. La voiture est indispensable pour aller travailler, déposer les enfants à la maternelle, gérer une entreprise ou tout simplement pour les déplacements quotidiens. C'est peut-être pourquoi la perception de la réalité diffère entre la direction du Parti conservateur à Oslo et ses élus locaux dans le reste du pays. Le Parti conservateur lui-même a participé à la réduction des taxes sur les carburants en mars. Cela a entraîné une baisse des prix tout au long de l'été. Or, la direction du Parti conservateur souhaite supprimer cette baisse après le 1er septembre, alors même que ses propres maires lui demandent de revenir sur sa décision. Le Parti du Centre estime que c'est une erreur. La hausse des taxes sur les carburants pénalise non seulement les automobilistes, mais aussi les entreprises, les pêcheurs, les agriculteurs et les autres secteurs d'activité qui dépendent des transports et ne peuvent se permettre de renoncer à la voiture ou au diesel. Au lieu de gaspiller leur énergie à attaquer le Parti du Centre, les dirigeants du Parti conservateur devraient consulter leurs maires et les conseils municipaux à travers le pays et écouter leurs avis. Ils demandent une réduction des coûts. Nous aussi. Alors, chers conservateurs : écoutez vos électeurs et rejoignez le Parti du Centre pour maintenir les taxes sur les carburants à un niveau bas après le 1er septembre.
> Les particuliers et les entreprises ont besoin de coûts réduits, pas de manœuvres politiques ! À compter du 1er septembre, les taxes sur les carburants vont de nouveau augmenter. Le Parti du Centre estime que cette mesure est inacceptable. Nous exhortons Ine Eriksen Søreide et le Parti conservateur à revoir leur position : qu'ils s'engagent à maintenir des impôts bas pour les particuliers et les entreprises et qu'ils écoutent la population. La Norvège est un pays tout en longueur. Les gens ont besoin d'aller travailler, les marchandises doivent être transportées, les bateaux de pêche doivent prendre la mer, les camions doivent circuler et les machines doivent continuer à fonctionner. Notre position est claire : nous voulons prolonger les baisses d'impôts et nous sommes prêts à dialoguer avec tous les partis pour y parvenir. Nous privilégions les solutions pour les particuliers et les entreprises, pas les jeux politiques.
> Le Parti du Centre appelle à une politique climatique de bon sens, une politique qui fonctionne réellement et qui n'alourdit pas la facture pour les particuliers et les entreprises. La solution n'est pas d'augmenter la taxe carbone !
● Royaume Uni
♦ Liberal democrats
> L'an dernier, plus de 160 000 cambriolages sont restés impunis.
Cela représente un cambriolage toutes les 3 minutes. C'est choquant.
Ed Davey (leader)
> Aujourd'hui, le parti Reform UK a annoncé qu'il refuserait l'accès au
logement social aux mères célibataires et à leurs enfants, simplement parce
qu'elles ne sont pas mariées. C'est un parti vindicatif et dangereux qui ne se
soucie que de ses propres intérêts.
> Le Brexit a rendu plus difficile la lutte contre les traversées dangereuses de la Manche. Les conservateurs et Nigel Farage préfèrent se rejeter la faute plutôt que d'assumer leurs responsabilités. Les libéraux-démocrates ont un vrai plan : collaborer avec l'Europe pour s'attaquer à ce problème.
● Suisse
♦ Le Centre
> Des solutions plutôt que des symboles: la position du CF montre qu’il
est nécessaire d’agir. Le Centre s’engage en faveur de réponses constructives,
efficaces et compatibles avec les principes de l’État de droit face aux défis
liés à l’immigration.
♦ Vert’libéraux
> Alors que la politique climatique du Conseil fédéral reste
insuffisante, le PVL dispose de solutions prêtes à l’emploi.
Le PVL soutient la prise de mesures concrètes par le
Conseil fédéral face au réchauffement climatique. Le PVL prend acte des
différentes mesures annoncées par le Conseil fédéral. Elles montrent que
celui-ci a largement sous-estimé l’urgence d’agir et n’a pas accordé au climat
la priorité nécessaire, rendant désormais indispensables de telles mesures
d’urgence.
Les reproches formulés par le conseiller fédéral Albert Rösti à l’encontre du
PVL et de son président dans la nouvelle édition de la Finanz und Wirtschaft sont
également révélateurs : « Je regrette certes qu’une telle situation soit
instrumentalisée politiquement, mais je suis depuis assez longtemps en
politique et j’ai moi-même été président de parti pour pouvoir situer de telles
accusations. » Depuis des années, le PVL réclame davantage de protection du
climat. Parler ici d’instrumentalisation est condescendant et montre de manière
frappante que le Conseil fédéral ne veut toujours pas reconnaître la gravité de
la situation.
Le Conseil fédéral rejoint la ligne du PVL en matière de gestion de l’eau
Le PVL demande depuis des années une gestion prévoyante des ressources,
notamment de l’eau. La sécheresse actuelle démontre de manière
impressionnante : la Suisse doit passer d’une gestion des crises à une gestion
stratégique de l’eau. Ces dernières semaines, le PVL a lancé ce débat avec
son offensive parlementaire sur l’eau et présenté des solutions
concrètes. Celles-ci comprennent notamment une stratégie nationale de stockage
de l’eau ainsi qu’une meilleure utilisation des capacités de stockage pour
l’approvisionnement en eau potable, la protection contre les crues, la
production d’énergie, la biodiversité et l’agriculture. Le fait que le
Conseil fédéral rejoigne désormais la ligne du PVL en matière de gestion de
l’eau constitue néanmoins un petit pas important dans la bonne
direction.
«Le PVL s’engage depuis toujours dans la lutte contre le réchauffement
climatique. Fidèle à son rôle de force de proposition, le PVL proposera
également des solutions pour préparer la Suisse aux vagues de chaleur et aux
sécheresses, devenues inéluctables. Le débat urgent qui aura lieu lors de la
session d’automne montrera si le Parlement est, lui aussi, prêt à assumer ses
responsabilités et à donner au Conseil fédéral un mandat clair afin de lutter
efficacement contre les conséquences du réchauffement climatique »,
déclare Céline Weber, vice-présidente du PVL.
Agir maintenant plutôt que subir plus tard
La situation actuelle le montre : la Suisse a besoin d’une
stratégie à long terme face à la chaleur, à la sécheresse et à la pénurie
d’eau. Le PVL veillera donc à ce que les mesures d’urgence annoncées
aujourd’hui débouchent sur une politique durable. Dans le domaine de
l’eau, le Conseil fédéral a fait un pas vers la ligne du PVL avec la gestion de
l’eau annoncée à l’échelle nationale. Il faut maintenant poursuivre sur
cette voie de façon résolue.
● Ukraine
♦ Gouvernement
Volodymyr Zelensky (président)
> Les efforts pour gérer les conséquences de l'attaque russe sur nos
régions sont en cours depuis hier soir. Il s'agissait d'une frappe combinée –
drones et missiles balistiques. Les Russes ont touché des infrastructures
critiques dans les régions de Poltava, Soumy et Kherson. Dans la région de
Kharkiv, ils ont visé des bâtiments résidentiels. À Kramatorsk, une bombe
aérienne guidée a touché un immeuble de grande hauteur. Quatre personnes ont
été secourues par les services de secours. Trois personnes ont été blessées à
Zaporijia et deux à Kryvyi Rih. Un immeuble d'habitation a été touché à Odessa.
À Tchoubynske, dans la région de Kyiv, tous les services d'urgence sont
mobilisés pour éteindre les incendies qui se sont déclarés dans des entreprises
suite aux frappes de drones. La Russie continue d'investir dans les missiles et
d'intensifier ses opérations militaires, ce qui implique la nécessité de
renforcer les contre-mesures. Cette semaine, nos alliés européens ont pris des
décisions importantes pour renforcer la défense aérienne ukrainienne. Il est
essentiel que ces mesures soient complétées par des systèmes de défense
antimissile balistique supplémentaires, notamment par le biais du système PURL.
Tout ce qui renforce la protection de notre espace aérien sauve chaque jour des
vies ukrainiennes. Pour freiner la volonté de la Russie de poursuivre le
conflit, nous devons neutraliser efficacement les missiles auxquels Moscou
s'accroche désespérément pour maintenir la guerre. Je suis reconnaissant à tous
ceux qui le comprennent et qui nous aident.
> Je suis reconnaissant à l'Argentine, l'Autriche, l'Azerbaïdjan, la Belgique, la Bulgarie, le Canada, la Croatie, le Conseil de l'Europe, la Tchéquie, l'Équateur, l'Union européenne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Géorgie, l'Allemagne, la Grèce, l'Irak, l'Irlande, Israël, l'Italie, la Jordanie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Moldavie, le Monténégro, la Macédoine du Nord, les Philippines, la Pologne, le Portugal, la République de Corée, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, l'Espagne, la Thaïlande, la Turquie, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Vietnam d'avoir maintenu l'Ukraine au centre de l'attention internationale. Chaque geste de soutien compte. Nous apprécions qu'en ce 35e anniversaire du rétablissement de l'indépendance de notre pays, vous ayez pensé à l'Ukraine et aux Ukrainiens.
> Je remercie le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres pour ses salutations. Cette année, nous commémorons le 35e anniversaire du rétablissement de l'indépendance de l'Ukraine – déjà le 13e sous l'agression russe. Malgré tout, notre peuple reste digne, persévérant et continuant de rechercher des voies raisonnables vers la paix, qui commencent toutes par un cessez-le-feu inconditionnel. Il est important que l'ONU poursuive également cet effort. La paix est nécessaire – pour l'Ukraine, l'Europe et le monde entier.
> Réunion de sécurité sur la situation en première ligne et les opérations défensives dans les secteurs clés. Y ont participé le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Mykhailo Drapatyi, le commandant des forces aéroportées, Oleh Apostol, le commandant des forces de systèmes sans pilote, Robert Brovdi, le commandant du 3e corps d'armée, Andrii Biletskyi, le commandant du 1er corps de la Garde nationale ukrainienne « Azov », Denys Prokopenko, et le chef de l'administration militaire régionale de Zaporijia, Ivan Fedorov. Les discussions ont principalement porté sur la situation actuelle en première ligne, les mesures nécessaires pour améliorer l'efficacité de nos soldats et la situation à Zaporijia. J'ai donné pour instruction de renforcer la protection de la ville et de la région, en particulier des zones dont dépendent d'autres villes et localités. Nous renforçons également l'efficacité de la défense de la région de Donetsk. Deux groupements seront créés, placés sous le commandement d'Andrii Biletskyi et de Denys Prokopenko. Merci à tous ceux qui œuvrent pour l'Ukraine. Nous mettons tout en œuvre pour consolider notre position.
> Je remercie le Congrès mondial ukrainien pour son action, qui renforce l'Ukraine et porte notre voix dans le monde. Grâce à l'implication de nombreuses personnes, de nombreuses voix se font entendre à l'étranger en faveur de l'Ukraine. Nous leur en sommes reconnaissants. Aujourd'hui, lors de notre réunion, nous avons discuté des mesures à prendre pour renforcer le soutien international à l'Ukraine. La défense aérienne, le financement et les sanctions sont des éléments clés. Mais la visibilité est également primordiale, tout comme le soutien politique et informationnel. Chaque pays compte.
> Douze ans de tentatives russes pour briser les Ukrainiens. Déjà 1644 jours de guerre totale. Et chaque jour de ce combat a un visage. Ce sont tous nos compatriotes qui continuent d'agir, de travailler, d'aider et de tout faire chaque jour pour que l'Ukraine existe. Merci à chacun d'entre vous. Je remercie nos soldats qui se battent pour l'Ukraine, pour nos villes et nos villages, pour la possibilité de vivre sur leur terre. À tous ceux qui tiennent bon et ne laissent pas l'ennemi nous briser. Merci à tous ceux qui soutiennent le front : qui collectent des fonds, acheminent le matériel nécessaire, aident les militaires, travaillent et développent notre industrie de défense. Merci à nos médecins qui se battent pour la vie chaque jour dans les blocs opératoires et ramènent nos compatriotes des situations les plus critiques. À tous ceux qui aident les soldats à se rétablir. À nos secouristes qui sont les premiers à arriver là où l'ennemi sème la mort et la destruction. À tous ceux qui travaillent sous le feu ennemi, rétablissant l'électricité, l'eau, les communications, les routes et le chauffage. Merci à chaque famille qui tient bon, élève ses enfants et chérit l'Ukraine. À tous nos enseignants qui continuent d'instruire et de soutenir les enfants dans des conditions difficiles. À nos enfants, plus forts que tout le mal que la Russie nous inflige. Tous ceux qui ne baissent pas les bras, qui aident, qui protègent, soignent, sauvent, travaillent et soutiennent les autres, font la force de l'Ukraine. C'est grâce à ces efforts quotidiens de millions de personnes que se forge notre résilience. Et c'est grâce à vous que l'Ukraine vit, lutte et survivra. Merci ! Gloire à notre peuple ! Gloire à l'Ukraine !
> Le soutien français à l'Ukraine a été historique à maintes reprises et de multiples façons : défense aérienne, avions de combat, production conjointe, coprésidence de la Coalition des volontaires, et bien plus encore. Emmanuel Macron, j'apprécie notre amitié personnelle, et le peuple ukrainien apprécie tout ce que les Français ont fait pour nous aider à résister à la guerre absurde menée par la Russie. Il est important que tout ce que nous avons convenu ces derniers jours et semaines se concrétise.
> Le travail accompli par l'OTAN est crucial au quotidien, notamment grâce au programme PURL et aux approvisionnements essentiels en intercepteurs qui contribuent à protéger nos villes et nos communautés. En retour, les Ukrainiens ont prouvé, sans l'ombre d'un doute, qu'ils sont dignes d'appartenir à l'Alliance. Jour après jour, les soldats ukrainiens tiennent bon en première ligne, protègent notre Europe et renforcent l'interopérabilité de nos forces. Nous veillons à ce que l'expérience et l'expertise les plus pertinentes acquises par l'Ukraine soient partagées avec ceux qui nous soutiennent depuis le tout début de l'invasion odieuse de la Russie.
> Il est primordial de veiller à ce que justice soit faite et que tous ceux qui, en Russie, ont perpétré ces crimes odieux soient un jour tenus responsables de leurs actes. Le Tribunal spécial et le mécanisme d'indemnisation constituent le fondement de cette démarche.
> Nous apprécions le format de la Coalition des volontaires : il rassemble des pays prêts non seulement à parler de sécurité, mais aussi à agir et à construire ensemble une sécurité réelle. Nous devons maintenant faire face à un déficit de financement. En raison du mode de budgétisation de la défense, le ministère de la Défense a utilisé, en début d’année, des fonds initialement prévus pour la fin de l’année. Le déficit total s’élève à 27 milliards d’euros. L’une des principales options consiste à avancer le versement d’une partie du prêt européen cette année. Cependant, nous ne devons pas renoncer à d’autres pistes pour garantir une protection équitable dans cette guerre – une guerre que la Russie a déclenchée et qu’elle continue de prolonger. Des avoirs russes sont déjà gelés en Europe et dans d’autres pays du monde, y compris chez nos partenaires, notamment au Japon. Où que se trouvent ces avoirs, nous devons trouver un moyen équitable de les utiliser pour nous protéger de la guerre menée par la Russie. Je remercie tous les membres de la Coalition des volontaires pour leur soutien.
> Durant les années de guerre, l'Ukraine a bâti une industrie de défense quasi nouvelle. Moderne. Technologique. Une industrie à la hauteur des défis de la guerre. Et aujourd'hui, nous en constatons tous les résultats, sur terre, en mer et dans les airs. La force ukrainienne que nous avons vue aujourd'hui à Khreshchatyk, sur le Dniepr et dans notre ciel, est la première du genre à déployer un tel nombre de drones. Complexes robotisés terrestres : « Termit », « Lys », « Simba », « Ardal », « Zmiy » et « Ratel ». Notre flotte, créée par l'Ukraine durant la Grande Guerre : les drones navals ukrainiens, tels que Sea Baby, Magura et « Sargan ». Nos intercepteurs de cibles aériennes : P1-Sun, « Litavr » et « Sting ». Nos bombardiers : Vampire, « Lazar » et Heavy Shot. Nos drones de reconnaissance : Shark et LF-400. Nos missiles de longue portée : « Morok » et « Sichen ». Et ce n'est qu'une partie de ce dont l'Ukraine peut déjà être fière. La puissance ukrainienne. Ce que nous utilisons pour protéger la vie de notre peuple. Qu'est-ce qui rend cette guerre si particulière aujourd'hui ? Et qu'est-ce qui permettra à l'Ukraine de devenir un véritable donateur en matière de sécurité après ce conflit ? Nous avons des résultats concrets. Nous avons des raisons de remercier les Ukrainiens qui produisent et utilisent nos armes. Nous avons des moyens de défendre l'indépendance de l'Ukraine.
> La Russie pourrait disposer de 1 300
missiles balistiques par an. Actuellement, elle en possède entre 600 et 630.
Nous avons une estimation du volume qu'elle prévoit de produire d'ici la fin de
l'hiver. En gros, elle pourrait en avoir 100 par mois. Mais elle n'en est pas
encore là. Nous œuvrons à affaiblir son industrie militaire. Cela implique des
frappes sur des cibles militaires et d'autres sanctions antimissiles
balistiques. Nous sommes devenus très efficaces pour intercepter d'autres types
de missiles. Nos avions de combat s'en chargent, et nous disposons désormais de
davantage de systèmes IRIS-T ; les systèmes nécessaires sont opérationnels
et les missiles sont en cours d'acheminement pour contrer les missiles de
croisière russes. Nous avons également des Hawks ; nous utilisons
différents systèmes pour intercepter les missiles de croisière. Mais un missile
balistique reste un missile balistique. Nous travaillons actuellement à faire
en sorte qu'il n'atteigne pas les 1 300, et à réduire ce nombre. Je souhaitais
obtenir 300 missiles pour les systèmes Patriot dans le cadre du plan d'hiver.
Notre armée de l'air demande 360 unités. Or, avec une production annuelle de
seulement 600 exemplaires, il est difficile d'en obtenir 360. Nous collaborons
avec d'autres pays pour explorer d'autres solutions. J'espère vivement que nous
pourrons trouver un moyen d'accéder à un petit pourcentage des stocks
américains – disons 5 % ou 10 %. Nous sommes prêts à financer ces
approvisionnements. Autrement dit, les États-Unis pourraient reconstituer leurs
stocks et nous pourrions passer l'hiver.
À mon avis, nous avons deux défis majeurs : les missiles balistiques et le
financement de la défense ukrainienne. Nous sommes censés recevoir 30 milliards
d’euros de fonds européens, que nous attendons toujours. Leur versement est
conditionné à l’adoption de la législation nécessaire. Il est donc crucial que
le Parlement, dans son ensemble, y compris l’opposition, travaille activement.
En effet, ni le gouvernement ni l’opposition ne disposent de ces 30 milliards
d’euros, et cet argent est indispensable à la défense de tout le pays. Par
ailleurs, le ministère de la Défense ukrainien accuse actuellement un déficit
budgétaire de 27 milliards de dollars. En début d’année, il a été décidé au
sein du ministère d’utiliser, au premier semestre, des fonds initialement
prévus pour le second semestre. Ces fonds ont été alloués à la production de
drones et à d’autres besoins. Il est donc nécessaire, pour le second semestre,
de compenser et de compléter ces fonds. De ce montant, nous avons besoin de 8 à
10 milliards de dollars pour assurer un début d'année prochaine normal, car cet
argent est indispensable en amont pour fournir les armes et tout le nécessaire
pour janvier 2027. Près de 20 milliards de dollars supplémentaires sont
destinés aux salaires de nos militaires, aux indemnisations des familles des
victimes et à d'autres dépenses. Des sommes considérables sont nécessaires. Je
travaille sur ce dossier avec les Français et les Allemands. Concrètement, nous
devons avancer le versement de la deuxième tranche des fonds européens alloués
à l'Ukraine, ce qui représente une tâche extrêmement difficile.
Poutine ne souhaite pas la fin de la guerre et intensifie ses attaques. Il
attend l'hiver. Depuis 2022, ils s'en prennent à nos entreprises civiles, à
notre logistique, à Ukrposhta, et incendient Nova Poshta. Pourquoi, en
particulier, ciblons-nous Wildberries ? Parce que cette entreprise
compromet l'approvisionnement en matériel militaire et représente un enjeu
financier considérable pour la Russie. Notre opération a été minutieusement
calculée. Ce sont leurs attaques contre notre logistique qui nous ont contraints
à riposter de la même manière, sur le plan logistique. Mais nous agissons en
pleine conscience de l'ampleur de leurs pertes. Rien que pour cette opération
contre Wildberries, et en termes de pertes directes en Russie seulement, le
chiffre avoisine le billion de roubles. Si l'on prend en compte les dettes de
l'entreprise, les pertes indirectes pour les autres entreprises et les
particuliers, ainsi que la nécessité de restructurer ses activités et de
reconstruire Wildberries, on arrive à trois billions de roubles. Nous suivons
également l'impact social de nos opérations en Russie. Nombreux sont ceux qui,
en Russie, souhaitent la fin de la guerre. Ils le disent ainsi : ils
veulent simplement que cela se termine. Selon nous, les statistiques sont les
suivantes : plus de 60 % de la société russe souhaite la fin de cette
guerre, un cessez-le-feu. Cela montre donc que l’opinion publique évolue dans
ce sens et que les tendances sont claires. Nous avons également constaté une
forte baisse du soutien au gouvernement de Poutine. Nous parlons de Russie
unie. Ils ont écarté Iabloko des élections car ils s’attendaient à ce qu’il
obtienne au maximum 3 ou 4 % des voix, mais ils ont ensuite analysé
l’opinion publique et ont constaté qu’il était immédiatement à 11-12 %,
avec une tendance à la hausse. Ils l’ont exclu des urnes simplement pour
s’assurer qu’il n’y ait aucune alternative à la guerre et à son pouvoir.
> Très bonne conversation avec Emmanuel, le Président de la République française. Nous avons discuté pendant près de deux heures aujourd'hui des sujets les plus importants, notamment de la nécessité de renforcer notre défense aérienne. Nous apprécions particulièrement que le Président de la République soit disposé à faciliter la communication avec nos autres partenaires qui possèdent les missiles nécessaires aux systèmes Patriot. Nous avons également évoqué les capacités françaises de défense aérienne. J'ai informé Emmanuel de la situation concernant les frappes et je le remercie pour ses condoléances suite aux pertes humaines. Nous sommes convenus d'accélérer la livraison des équipements et missiles français les plus récents. Je vous remercie d'avoir confirmé votre disponibilité à délivrer les licences de production de missiles. Nous avons également discuté de l'état du travail diplomatique avec nos partenaires et des échanges avec l'équipe du Président américain. Nous nous sommes entendus sur des mesures susceptibles d'ouvrir de nouvelles perspectives diplomatiques. Nous avons également abordé la question du financement de notre défense pour cette année et l'année prochaine. Nous avons identifié des accords de défense qui doivent être accélérés dans le cadre de nos relations bilatérales. Merci !
♦ Serviteur du peuple
> L'Ukraine attend
l'ouverture de nouveaux groupes de négociation sur l'adhésion à l'UE et
poursuit également ses travaux sur les projets de loi relatifs à l'intégration
européenne. Ces travaux à la Verkhovna Rada seront particulièrement actifs en
septembre et octobre, car ils concernent le respect de nos obligations, pour
lesquelles l'Ukraine bénéficie d'une aide de l'UE au titre du mécanisme Ukraine
et du volet civil du prêt de soutien à l'Ukraine.
Ces propos ont été tenus par Yevheniia Kravchuk, membre de la délégation
permanente de la Verkhovna Rada auprès de l'APCE et vice-présidente du Comité
de la Verkhovna Rada sur la politique humanitaire et d'information.
Selon elle, en septembre et octobre, le Parlement ukrainien accordera une
attention particulière aux projets de loi sur l'intégration européenne qui
alloueront des fonds au budget de l'État et qui, en même temps, seront pris en
compte dans la mise en œuvre des clusters.
« Nous attendons désormais du gouvernement qu'il
dépose 17 projets de loi, notamment ceux relatifs à la lutte contre la
corruption, conformément au mémorandum « Kachka-Kos ». La semaine prochaine, en
séance plénière, 70 % de l'ordre du jour sera consacré au mécanisme ukrainien,
aux programmes du FMI et à d'autres programmes garantissant notre stabilité
financière », a souligné le parlementaire.
Parmi les priorités, a-t-elle indiqué, figurent les projets de loi relatifs à
la finance, notamment les virements bancaires SEPA au sein de l'UE, la taxation
des colis en provenance de l'étranger, le bloc de questions du Comité
économique et la stratégie anticorruption.
Yevheniya Kravchuk a également souligné qu'en plus de travailler au niveau
législatif, l'Ukraine devait aussi œuvrer activement dans le domaine de
l'information afin de recevoir un large soutien de la part des citoyens des
États membres de l'Union européenne.
« Nous devons remporter la bataille pour les sociétés des pays qui décident de
notre adhésion à l'UE, car les hommes politiques ne font que refléter l'état
d'esprit de leurs populations. En 2027, des millions d'Européens éliront leur
parlement ou leur président, notamment en France, en Pologne, en Italie et en
Espagne. Or, nous constatons déjà des campagnes de désinformation et de
propagande diffusées sur l'ensemble des réseaux. Il s'agit d'une propagande
adaptée aux langues parlées dans ces pays », a souligné le député.
Yevheniya Kravchuk a ajouté que l'autre jour, leur commission spéciale de la
Verkhovna Rada chargée d'enquêter sur les crimes russes contre les journalistes
a tenu une réunion conjointe avec le Conseil national de sécurité et de défense
et le groupe de coordination interministériel, au cours de laquelle ils ont
discuté spécifiquement de l'amélioration de la communication avec d'autres pays
et de la lutte contre la propagande russe.
> L'Ukraine
pourrait recevoir 12,7 milliards de dollars d'aide internationale d'ici fin
2026, et ces fonds sont liés à des projets de loi spécifiques que la Verkhovna
Rada doit adopter.
Cette annonce a été faite par Roksolana Pidlas, députée du parti Serviteur
du peuple et présidente de la commission du budget de la Verkhovna Rada.
Selon elle, il s'agit d'indicateurs relevant de quatre grands programmes de
soutien : le mécanisme pour l'Ukraine, le prêt de soutien à l'Ukraine,
ainsi que les programmes de coopération avec le Fonds monétaire international
et la Banque mondiale.
« La tâche du Parlement et du gouvernement est désormais de se concentrer
autant que possible sur l'achèvement du travail que nos partenaires
internationaux nous ont confié en tant qu'État : voter les projets de loi et
les règlements nécessaires, pour lesquels ces partenaires nous versent
effectivement de l'argent afin de soutenir le budget », a déclaré Roksolana
Pidlasa.
La semaine prochaine, le Parlement examinera plusieurs projets de loi qui
sont des conditions posées par des partenaires internationaux : une stratégie
anticorruption pour 2026-2030, le lancement d'un concours pour la sélection des
membres de la Chambre de comptabilité, le rétablissement de certaines normes de
la loi sur les aides d'État aux entreprises et un projet de loi visant à
améliorer le fonctionnement des parcs industriels.
Le projet de loi relatif au rétablissement des concours de la fonction
publique, qui fait toujours l'objet de consultations avec la Commission
européenne, pourrait être mis aux voix prochainement, a ajouté Pidlasa.
Dans le même temps, le président de la commission du budget a assuré que
toutes les obligations de l'État envers le peuple étaient respectées.
« Actuellement, la situation concernant tous les paiements garantis
par l’État aux militaires et aux civils est sous contrôle. Autrement dit, les
fonds nécessaires à ces paiements sont disponibles », a indiqué Roksolana
Pidlasa.
En juin, le Parlement a adopté des amendements au budget de l'État,
augmentant de 174 milliards de hryvnias les dépenses consacrées au soutien
financier des Forces de défense. Le budget prévoit également une réserve de 144
milliards de hryvnias pour les Forces de défense, ainsi que des fonds non
utilisés d'autres programmes budgétaires qui pourront être réaffectés aux
besoins des troupes prochainement. Parallèlement, un dialogue est en cours avec
la Commission européenne afin d'accélérer le versement d'une partie des fonds
prévus pour l'Ukraine en 2027 et d'obtenir cette tranche dès cette année.
Le déficit budgétaire de l'État pour 2026 devrait atteindre près de 27,4
milliards de dollars. Il est couvert par l'aide internationale et les emprunts
nationaux, et le besoin de soutien extérieur demeure crucial, car les frappes
russes touchent précisément les secteurs qui absorbent une part importante du
budget.
« Plus notre économie souffre des frappes russes, plus il est crucial de
remplir rapidement les conditions d'octroi de l'aide macrofinancière à
l'Ukraine. C'est grâce à cet argent que nous comblons le déficit budgétaire,
payons les militaires et remplissons nos obligations sociales », a conclu
Roksolana Pidlasa.
● Venezuela
♦ Vente Venezuela
> Henry Alviarez, coordinateur de l'Organisation de Vente
Venezuela, a exprimé sa confiance dans la position des États-Unis et, plus
particulièrement, dans le secrétaire d'État, Marco Rubio.
« Je fais confiance à la bonne volonté de Marco Rubio, à sa vision et au
fait que les intérêts légitimes des États-Unis coïncident avec les nôtres »,
a-t-il déclaré.
Alviarez a également évoqué l'importance, pour Vente Venezuela, du retour
au pays d'Omar González Moreno, identifié comme le premier « ara ».
Concernant le possible retour de María Corina Machado au Venezuela, le
dirigeant de Vente Venezuela a déclaré : « Le retour de María Corina représente
l’espoir de liberté et une véritable démonstration de la volonté d’un peuple de
continuer à se battre jusqu’au bout. »
Lorsqu'il a abordé la possibilité de permettre à María Corina Machado et au
retour des cartes à tous les partis politiques, Alviarez a soutenu qu'il existe
des conditions qu'il considère indispensables pour aller vers un processus
d'institutionnalisation et de démocratie.
« Nous n’entamerons pas un processus d’institutionnalisation et de
démocratie s’ils disqualifient le plus haut dirigeant du pays », a déclaré le
coordinateur de l’organisation Vente Venezuela.
