dimanche 19 avril 2026

Propos centristes. France – Violences éducatives ordinaires / Mort d’un soldat français au Liban / Baisser le nombre d’élèves par classe / Simplification de la vie économique / La force redevient la norme dans le monde / Les extrêmes portent le déclinisme / Guerre hybride chinoise…


Voici une sélection, ce 19 avril 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Le Sergent-chef Florian Montorio du 17eme régiment du génie parachutiste de Montauban est tombé ce matin au sud-Liban lors d’une attaque contre la FINUL. Trois de ses frères d’armes sont blessés et ont été évacués. La Nation s’incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah. La France exige des autorités libanaises qu’elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la FINUL.

> [Déclaration conjointe avec le Premier ministre Starmer, co-présidents du sommet international sur le détroit d’Ormuz] La France et le Royaume-Uni ont réuni 51 pays pour un sommet international sur le détroit d’Ormuz. Cette réunion a souligné la détermination de la communauté internationale à défendre la liberté de navigation, à faire respecter le droit international et à préserver la stabilité économique mondiale et la sécurité énergétique.
Nous avons exprimé notre ferme soutien à un règlement diplomatique complet du conflit par la négociation. La diplomatie doit prévaloir.
Le Royaume-Uni, la France et tous nos partenaires mettront à profit nos capacités diplomatiques, économiques et militaires collectives pour soutenir la liberté de navigation à travers le détroit d'Ormuz.
Tout d’abord, nous avons appelé à la réouverture inconditionnelle, sans restriction et immédiate du détroit d’Ormuz. Le droit de passage en transit, sans restriction ni péage, est le fondement même du commerce international. La liberté de navigation implique que la navigation doive être libre. Nous saluons donc l’annonce d’aujourd’hui selon laquelle le détroit serait rouvert, et soulignons que cela doit perdurer ainsi. Les perturbations affectant la sécurité énergétique mondiale, les chaînes d'approvisionnement et la stabilité économique et financière doivent cesser, dans l'intérêt des populations partout dans le monde entier, en particulier pour les plus pauvres et les plus vulnérables. Nous nous sommes engagés à coordonner nos réponses économiques et à éviter les mesures protectionnistes.
Deuxièmement, nous avons confirmé notre soutien au travail essentiel mené par l'Organisation maritime internationale pour garantir la sécurité des marins et des navires. Nous continuerons à travailler avec le secteur maritime pour assurer qu'il puisse reprendre ses activités dès que les conditions le permettront, notamment en dialoguant avec les armateurs, les assureurs et les organismes professionnels du secteur.
Troisièmement, la France et le Royaume-Uni ont confirmé qu'ils mettaient en place une mission multinationale indépendante et strictement défensive visant à protéger les navires marchands, à rassurer les opérateurs du transport maritime commercial et à mener des opérations de déminage dès que les conditions le permettront, à la suite d'un accord de cessez-le-feu durable.
Cette mission internationale sera strictement défensive et sera menée dans le plein respect du droit international et en concertation avec les États pertinents. Nous exprimons notre gratitude aux nations qui se sont déclarées prêtes à apporter leur contribution, que ce soit sous forme de moyens militaires, de soutien logistique, de contributions financières ou de solidarité politique, et nous appelons tous les pays intéressés à la libre circulation des échanges commerciaux mondiaux à manifester leur soutien à cette initiative.
Le Royaume-Uni et la France mèneront conjointement cette initiative, notamment en coordonnant la planification militaire avec les pays contributeurs. Le Royaume-Uni accueillera la prochaine réunion des chefs d'État et de gouvernement dans ce cadre. 

 

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> La loi de simplification de la vie économique apporte du concret aux entreprises.
- Frais bancaires mieux encadrés (clôture gratuite, plus de transparence)
- Assurances plus rapides et plus faciles à résilier
- Règles simplifiées entre entreprises, banques et assureurs

Objectifs : moins de complexité dans les relations avec les banques et les assurances, plus d’efficacité pour les entreprises.

> L’accès à la commande publique doit être beaucoup plus simple. Grâce à la loi de simplification de la vie économique adoptée cette semaine, les procédures et les conditions d’accès seront facilités : - Généralisation de la plateforme unique « Place » pour l’ensemble des marchés publics de l’État, de ses opérateurs et des hôpitaux, - Moins de formalités de publicité pour les marchés de travaux en dessous d’un seuil relevé, - Réservation de lots pour les jeunes entreprises innovantes. Objectif : plus d’entreprises bénéficiaires des marchés publics.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)

> Le sergent-chef Florian Montorio du 17e régiment du génie parachutiste est mort pour la France dans la région de Deir-Kifa au Liban. Depuis 18 ans, il s’était engagé avec force et détermination à servir son pays, à défendre la paix, à lutter contre le terrorisme, à protéger ses compatriotes. Ce matin, alors qu’il était en mission d’ouverture d’itinéraire vers un poste de la FINUL isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone, il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance. Touché immédiatement par un tir direct à l’arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer. Sous-officier expérimenté, déjà déployé plusieurs fois en opération, le sergent-chef Florian Montorio inspire le respect et l’admiration par son parcours, sa personnalité, son courage. Aujourd’hui, la Nation s’incline devant la mémoire d’un de ses fils qui a donné sa vie pour elle . Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d’armes. La France n’oubliera pas.

> [Allocution aux promotions X24 et X25 de l’École polytechnique] Dans le monde qui est le nôtre, les certitudes d'hier se sont effacées. Nous assistons à des ruptures géopolitiques jamais vues.
Partout, la conflictualité s'étend, se diversifie, s'accélère. Partout, la compétition des puissances retrouve une brutalité que beaucoup pensaient révolue, où la force redevient la norme.
Dans ce contexte, la France prend évidemment toute sa part dans le maintien des équilibres de paix, dans la défense de ses intérêts, dans la défense de ses partenaires, dans la défense de ses valeurs.
Elle le fait grâce à un outil de défense unique, fruit d'une histoire longue qui prend racine dans un modèle militaire, industriel et scientifique intimement lié à l'idée que nous nous faisons de la France.
De ce modèle, l'École polytechnique est l'une des expressions les plus abouties, car l'X occupe dans notre République une place singulière par son histoire, singulière par sa vocation, singulière surtout par ce qu'elle a apporté, par ce qu'elle continuera d'apporter à la France.
Oui, l'histoire de l'X est indissociable de celle de la République elle-même.
L'école naît en 1794 au cœur de la Révolution pour former les cadres scientifiques et techniques dont la jeune République a un besoin urgent.
D'abord installée au Palais Bourbon qui abritera bientôt la représentation nationale, elle incarne dès ses premiers pas l'alliance du savoir et du service, de l'excellence scientifique et de l'engagement de la nation. Cette alliance est au fond le fil rouge de votre histoire.
Et l'histoire a parfois de beaux symboles : aujourd’hui encore, la statue de Lazare Carnot, l'un des pères fondateurs de l'école, veille à l'entrée du bureau du ministre des Armées. Création révolutionnaire, l'X s'inscrit pleinement dans l'héritage napoléonien. En 1804, l'empereur militarise l'école et oriente son enseignement vers les mathématiques au service de l'artillerie et du génie de la Grande Armée.
Dès lors, votre histoire devient aussi une histoire militaire, une histoire d'engagement, une histoire de discipline, une histoire parfois de sacrifice. Je pense à vos anciens qui en 1814 se sont illustrés dans la défense de Paris contre les Prussiens. Votre drapeau en porte encore le souvenir dans ses plis.
Je pense à Louis Vaneau, tombé sur les barricades en juillet 1830, dont le nom habite votre cour d'honneur et dont chacun ici connaît l'écho, tant l'hymne que vous entonnez à chaque prise d'armes continue de transmettre sa mémoire.
Je pense aussi à André Dewavrin, le colonel Passy, qui rejoignit le général de Gaulle à Londres dès juillet 1940 et fonda le Bureau central de renseignements et d'action, les services secrets de la France libre, précurseurs du SDECE, puis de la DGSE. Ce fil de l'engagement, cette fidélité à la nation ne s'est jamais rompu. Il se prolonge aujourd'hui au cœur même de notre appareil de défense, en particulier à la DGA, qui incarne depuis 65 ans une excellence reconnue au service de notre autonomie stratégique.
DGA qui a permis à la France de bâtir sa dissuasion nucléaire, de conduire ses grands programmes d'armement, de tenir un rang singulier parmi les nations capables de concevoir, produire, adapter et faire évoluer leurs propres capacités militaires. Ce modèle, pilier de notre souveraineté, est envié par nombre de nos partenaires et, en son cœur, je ne vous apprends rien, les polytechniciens y tiennent une place majeure.
Autrement dit, vous n'êtes pas, mesdames et messieurs, les héritiers d'une mémoire figée.
Vous êtes les héritiers d'une chaîne d'exigence et d'engagement. Vous êtes, au sens plein du terme, les dépositaires d'une certaine idée de la France. Vos anciens ont pris part à toutes les grandes aventures scientifiques, industrielles et technologiques françaises.
Pensons à Pierre Guillaumat, figure majeure du CEA et d'EDF. Pensons à Henri Becquerel, à Fulgence Bienvenüe, à André Citroën, à Jean Tirole et à tant d'autres. Tous, à leur manière, ont contribué à bâtir la France des capacités, la France des grands projets, la France qui invente, qui produit, qui transforme, qui rayonne dans les champs militaires comme civils.
Et ce rayonnement de l'X dépasse largement nos frontières.
Je veux ici m'adresser aux nombreux élèves internationaux présents aujourd'hui, représentant plus de 50 nationalités. Votre présence dit quelque chose de l'École polytechnique telle qu'elle est devenue.
Une très grande institution française, enracinée dans notre histoire nationale, mais dont l'aura est désormais mondiale. Une école qui accueille les talents du monde, qui dialogue avec les meilleurs centres de recherche, qui contribue aux grands débats scientifiques internationaux et qui participe par la connaissance à un bien commun qui dépasse les frontières.
La République compte sur vous pour relever les grands défis de ce siècle. Les défis de défense, bien sûr, mais aussi ceux de l'énergie, de la santé, de l'alimentation, de la réindustrialisation, du changement climatique, de l'IA, du quantique au temps de demain, où se joue au fond la même bataille, celle de notre liberté de décision, de notre indépendance stratégique, de notre capacité à rester maîtres de notre destin. Finalement la question de la grandeur de la France. Cette exigence vous concerne directement.
J'ai devant moi deux promotions. Les élèves de la promotion X24 en grand uniforme, qui arrivent au terme de leur deuxième année et s'apprêtent à partir en stage en entreprise. Et les élèves de la promotion X25, qui reviennent de six mois d'affectation au sein d'unités militaires ou d'institutions civiles.
Avec, pour chacune et chacun d'entre vous, une expérience singulière. Le dernier d'entre vous est revenu aujourd'hui même. Il était embarqué, je crois savoir, à bord d'un sous-marin.
D'autres ont servi en mer au même moment où la crise iranienne plaçait la Méditerranée sous tension. D'autres encore étaient aux Émirats arabes unis, à Djibouti, au Liban ou encore dans les équipages de secours des sapeurs-pompiers et marins-pompiers de Paris et de Marseille. Tous ont appris ce que signifie concrètement le service, l'engagement, la discipline, le dépassement de soi.
Alors oui, aujourd’hui, dans un monde aux règles nouvelles, la République attend beaucoup de vous. C'est d'ailleurs dans ce contexte que j'évoquais que le président de la République a souhaité accélérer notre réarmement avec la loi de programmation militaire 2024-2030.
Cette loi donne à nos armées des moyens sans précédent en modernisant nos équipements dans tous les milieux et en plaçant l'innovation au cœur de notre défense. Aujourd'hui, nous devons encore accélérer, c'est tout le sens de l'actualisation de cette loi de programmation militaire que j'ai présentée la semaine dernière au Conseil des ministres.
Car actualiser la LPM, c'est refuser l'inertie.
C'est regarder en face l'accélération de l'histoire et décider de ne pas la subir. C'est renforcer notre agilité industrielle. C'est investir davantage dans l'innovation, dans les technologies de rupture, dans les domaines frontières qui vous concernent au premier chef, l'espace, le cyber, l'intelligence artificielle, le quantique.
C'est aussi porter de grands programmes structurants pour notre pays. Le porte-avions de nouvelle génération, la France libre, l'aviation de combat, le système de combat terrestre de demain, autant de projets qui exigeront des compétences scientifiques hors normes, une vision de long terme, une capacité à faire dialoguer recherche fondamentale, innovation duale, industrielle et opérationnelle. En cela, l'École polytechnique est plus que jamais au cœur de l'effort national.
Je me réjouis à ce titre que depuis plusieurs années une dynamique puissante s'y déploie autour des enjeux de défense, dans l'enseignement, dans la recherche, dans l'innovation. Le Centre interdisciplinaire d'études pour la défense et la sécurité a permis de structurer et d'accélérer ces travaux. Le campus a accueilli le pôle recherche de l'AMIAD, l'agence pour l'IA de défense dirigée par un de vos camarades.
Et demain, l'Institut de défense qui sortira de terre sur ce campus donnera une traduction visible, durable, ambitieuse au renforcement du lien entre l'école et notre défense en regroupant ces initiatives. C'est bien sûr une excellente chose. Alors, chers élèves, mesdames et messieurs, quel que soit demain le chemin que vous emprunterez sous les drapeaux, à la DGA, dans la recherche, dans l'industrie, dans l'entrepreneuriat, en France ou à l'international.
Votre formation vous oblige. Le bicorne que vous portez dit votre double vocation. Servir la nation, repousser les frontières du savoir.
Je n'ai aucun doute, vous saurez être à la hauteur de cette histoire. Vous saurez prolonger ce que vos anciens ont bâti. Vous saurez être à votre tour les artisans du monde qui vient.
Alors, restez fidèles à la belle devise de votre école : «Pour la Patrie, les Sciences et la Gloire».
Vive la République, vive la France.

> Echange avec Téné Birahima Ouattara, vice-Premier ministre et ministre de la Défense de Côte d'Ivoire. Coopération opérationnelle et industrielle de défense, lutte contre le terrorisme, analyse de l’environnement sécuritaire régional : nos échanges ont été denses et concrets. La France est et restera engagée aux côtés de la Côte d'Ivoire, avec qui nous entretenons des liens solides et anciens.

> J’ai souhaité apporter une réponse concrète à une difficulté rencontrée par de nombreuses familles de militaires séparés ou divorcés. Le montant des pensions alimentaires est aujourd’hui fixé sur la base de revenus antérieurs à la séparation, sans tenir compte de leur évolution réelle. Avec le garde des Sceaux, nous proposerons la création d’une attestation de la solde à venir, pour permettre aux juges de statuer de manière plus juste, dans l’intérêt des familles et des enfants.

> Avec Guy Kabombo Muadiamvita, vice-Premier ministre et ministre de la Défense de la République démocratique du Congo, à l'Hôtel de Brienne. La coopération de défense entre nos deux pays se poursuit, au service de la paix et de la stabilité de la région des Grands Lacs.

> Échange à l'Hôtel de Brienne avec mon homologue béninois Fortunet Alain Nouatin. Après la réunion du G7++, l'occasion de faire le point sur la situation sécuritaire dans la région et de réaffirmer la qualité du partenariat structurant entre nos deux pays face à la menace terroriste.

 

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Resserrer les liens entre les Français et leur diplomatie, cultiver un lien diplo-nation, comme on a su cultiver un lien armée-nation. C’est à mon avis essentiel dans un monde où ce qui se passe au-delà de nos frontières n’a jamais eu autant d’impact sur nos vies quotidiennes.

> Je veux révolutionner la manière dont nous communiquons vers l’extérieur. Le constat est sans appel: l’image de la France est attaquée depuis l’étranger par des adversaires qui veulent nous affaiblir. Nous avons, avec le compte French response, montré notre capacité à déployer des contre-offensives sur les réseaux sociaux. Cela présente le double avantage de porter la contestation à nos adversaires sur leur terrain, mais aussi d’intimider ceux qui voudraient s’en prendre à l’image de la France.

> [Possibles ingérences étrangères dans les élections] Nous avons pris toutes les dispositions pour protéger l’intégrité des scrutins municipaux et sénatoriaux cette année. Et nous nous tenons prêts à protéger les scrutins majeurs qui auront lieu l’année prochaine.

> Une question fondamentale sera posée aux Français et aux Françaises en 2027. Celle de savoir si nous voulons que la France se redresse pour que l’Europe devienne plus forte, souveraine et indépendante et capable de résister à la pression des nouveaux empires. Ou au contraire si nous choisissons une autre voie, décliniste et malthusienne, celle qui est portée par l’extrême droite comme l’extrême gauche qui considèrent que la France est déjà perdue.

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Avec Philippe Baptiste, déplacement à Université Paris Cité pour échanger avec les étudiants et les universités sur l’évolution de la première année d’accès aux études de santé. Un objectif clair : simplifier, rendre plus lisible et plus juste l’accès aux études de santé. Nous faisons le choix d’ajuster la réforme de 2019 autour d’une première année de licence harmonisée et unique. Un rééquilibrage entre la formation entre santé et autres disciplines. Un système plus simple, plus cohérent, qui met fin à une organisation devenue trop complexe et souvent source d’inégalités et de stress. Une attention particulière sera portée à la santé mentale des étudiants, qui doit être pleinement prise en compte dès la première année. Former plus, mieux, et accompagner chaque parcours, c’est notre responsabilité collective pour répondre aux besoins de notre système de santé. Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à cette concertation essentielle. Prochaine étape, une mise en œuvre dès la rentrée 2027 !

 

David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes publics)
> Généralisation de PLACE, une plateforme unique permettra aux entreprises de s’informer et de candidater aux appels d’offres publics. Avec Passe Marché, d’ici fin d’année, plus besoin de ressaisir les documents. Simplification et efficacité !

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> Je porterai, au nom du Gouvernement, un projet de loi pour lutter contre les formes contemporaines de l'antisémitisme. Rendez-vous dès le 28 avril avec l'ensemble des groupes parlementaires. Nous allons avancer vite, avec méthode et sérénité. Et nous le ferons dans l'unité.

 

● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)

> Je suis heureux que nous ayons trouvé une solution par le dialogue social, dès le 1er mai 2026, permettant de sécuriser les artisans boulangers-pâtissiers et les artisans fleuristes, tout en préservant le caractère hautement symbolique du 1er mai, seule journée fériée, chômée et rémunérée. Le Gouvernement n'a pas changé d'ambition, mais a ajusté la méthode. Je tiens à remercier les partenaires sociaux et les fédérations professionnelles pour leur implication constructive tout au long de nos échanges, afin de parvenir à une solution pour le 1er mai 2026 et au-delà. Concrètement : Dès 2026, grâce à des mesures administratives exceptionnelles, pour ces deux activités de proximité, les salariés volontaires pourront travailler.

Pour sortir définitivement de l'insécurité juridique, nous allons déposer un projet de loi pour sécuriser les artisans boulangers-pâtissiers et les artisans fleuristes, ainsi que leurs salariés.
Ce projet de loi transcrit l'accord de méthode trouvé avec les partenaires sociaux. Les artisans boulangers-pâtissiers et les artisans fleuristes pourront faire travailler leurs salariés le 1er mai à condition d'avoir un accord de branche. Enfin, conformément à la loi qui garantit leur indépendance, aucune instruction n'est donnée aux inspecteurs du travail. Je fais confiance à l’intelligence collective et à l'attachement au dialogue social, qui est dans l'ADN de ce corps de contrôle.

 

Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)
> Je souhaite également rendre imprescriptibles les crimes sur mineurs. J’apporte donc mon soutien à cette courageuse initiative parlementaire. La protection des enfants est un impératif qui s’impose à nous tous et nous savons qu’il leur faut parfois du temps pour dénoncer leurs bourreaux. La science, la technologie et la sensibilité de notre société ont changé. Soyons en protection des plus fragiles d’entre nous : nos enfants.

 

Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Nul ne peut se réjouir de la baisse démographique que connaît notre pays. Mais pour l’École, c’est une opportunité d’améliorer les conditions d’apprentissage : c’est la raison pour laquelle la baisse du nombre d’enseignants est deux fois inférieure à la baisse du nombre d’élèves. En conséquence, l’année prochaine encore, le nombre d’élèves par classe diminuera. Au-delà, nous avons besoin de construire l'avenir territorial de l'École de manière pluriannuelle. C'est un changement de méthode profond auquel nous nous attelons dès maintenant.

> Pour le pays, c’est une mauvaise nouvelle. Tout notre système social, économique, de santé… repose sur une démographie qu’on peut qualifier de dynamique, c’est-à-dire au minimum stable. Or, nous avons perdu 25% de naissances en 15 ans – en 2025, on compte 25% de naissances de moins qu’en 2010. Ce n’est pas une bonne nouvelle collective. Maintenant, pour l’Education nationale, l’enjeu est de transformer cette mauvaise nouvelle en opportunité pour améliorer le système scolaire et le niveau de nos élèves.

> Le nombre d’élèves par classe a déjà substantiellement baissé depuis 2017, et pour cause : nous avons perdu 600 000 élèves et créé 16 500 postes d’enseignants en parallèle. Nous sommes passés de 23 élèves par classe à 21, en moyenne, dans le 1er degré. Et cela va bien sûr continuer. (…)
Les autres pays d’Europe sont plutôt entre 19 et 19,5 élèves par classe parce qu’ils ont connu une baisse démographique entamée il y a déjà 20 ou 30 ans. Pour être tout à fait fiable, on devrait comparer la France de 2025 avec l’Italie de 1980. C’est la dernière fois que les Italiennes ont eu 1,6 enfant par femme, comme les Françaises aujourd’hui.

> S’il ne faut pas faire de la question des effectifs l’alpha et l’oméga de la réussite scolaire, il faut bien sûr profiter de l’opportunité démographique pour baisser le nombre d’élèves par classe. Il faudrait qu’on arrive à se rapprocher progressivement de la moyenne de nos pays voisins au cours des prochaines années, autour de 19 élèves par classe. Mais une moyenne ne dit pas tout, car il y a des endroits où on a 8 ou 9 élèves par classe, et d’autres classes à 25, 26, voire parfois 27 élèves. La priorité est donc à la fois de limiter autant que possible les fermetures de classes, et de mettre des effectifs là où nous avons encore des classes très chargées.

> Le budget 2027 est en cours de discussion. Pour 2026, avec une baisse de près de 1,3 % du nombre d’élèves, nous avons une baisse de 0,5 % du nombre de professeurs. À mon sens, il faut éviter deux écueils. Le premier consiste à dire qu’on suit parfaitement la démographie, c’est-à-dire qu’on fait une règle de trois : 150 000 enfants en moins égale tant de professeurs de moins. Cela reviendrait à fragiliser tout le système, sans faire baisser le nombre d’élèves par classe.
L’autre écueil, c’est celui que proposent certains aujourd’hui : recruter toujours autant de professeurs pour faire baisser très vite le nombre d’élèves par classe. Mais si nous faisons cela, d’ici 6 ou 8 ans, nous connaîtrons une crise de recrutement car nous n’aurons plus besoin de recruter autant de professeurs. L’idée que je défends est celle d’un entre-deux, c’est-à-dire que chaque année, on baisse le nombre d’élèves par classe, mais on accepte aussi qu’il puisse y avoir un peu moins de professeurs.

> On ne ferme pas d’école sans l’accord du maire. C’est un engagement réaffirmé. Deuxième chose, il est évident que ça n’a pas le même effet de fermer une classe à Paris et de fermer une classe dans un petit village rural parce que d’un côté, j’ai une offre scolaire très dense, et de l’autre non. Le troisième élément, qui est le plus important à mes yeux, c’est qu’il nous faut renouer avec l’idée que l’école est un élément d’aménagement du territoire.
Dans le Grand-Est, la Meuse perd des habitants depuis un siècle. Ce que je souhaite, c’est que nous inversions la logique, pour partir des besoins, de ce que devrait être l’implantation scolaire sur le terrain, pour en déduire après les moyens nécessaires. C’est une vraie révolution. Nous allons sélectionner une quinzaine de départements, à titre expérimental, pour que les acteurs locaux construisent ensemble leur carte scolaire au regard des effectifs et des contraintes de transport, notamment.

> [Toujours une école à moins de 20 km] Il ne faut pas forcément raisonner en termes de distance, mais plutôt d’accessibilité globale. 20 km à la montagne, cela peut représenter un temps considérable. Nous devons maintenir l’accessibilité de l’école publique pour tous. C’est précisément pour cette raison que nous devons prendre l’engagement de ne pas être dans une logique purement mathématique sur le maillage territorial. Le sujet, c’est de continuer à faire vivre le contrat social qui existe dans notre pays, selon lequel l’École est un service public de proximité. Si telle école est un élément vital de son territoire, ça implique de la laisser ouverte, même si elle a peu d’élèves.

> [Démographie] Le président de la République a été le premier à tirer la sonnette d’alarme. Nous venons de mettre en place le congé de naissance et le plan de lutte contre l’infertilité, mais les effets produits ne seront pas visibles avant quelque temps. Après, l’autre élément auquel je crois, c’est que c’est une question d’espoir collectif. Je rencontre des gens qui autour de moi me disent « moi, je ne veux pas d’enfants parce que je n’ai pas envie qu’ils grandissent dans ce monde-là ».
J’ai envie de répondre : la France reste quand même l’un des pays les plus merveilleux du monde. Nous avons une École qui tient la route, même si tout n’est pas parfait. Nous avons la chance d’être dans un pays où tous les jours, on peut innover, grandir, s’épanouir, se cultiver, s’intégrer, etc. Dans la vie, il vaut toujours mieux miser sur l’espoir que sur le désespoir. Et il vaut donc toujours mieux miser sur l’avenir. Ceux qui veulent avoir des enfants peuvent le faire en toute confiance.

> C’est mon vœu le plus cher : que les gens aient à nouveau plus d’enfants s’ils en ont envie, qu’ils soient heureux d’en avoir. Et que derrière, on puisse effectivement se remettre à recruter plus de professeurs. D’où le fait, comme je l’évoquais, qu’il ne faut surtout pas casser la machine par une crise de recrutement dans quelques années. C’est aussi croire en l’avenir, et donc en notre jeunesse.

> [Sébastien Chenu, RN] Quand on prétend défendre la France, on commence par respecter celles et ceux qui la font grandir. Les professeurs, et singulièrement les professeures, ne sont pas un punching-ball pour des propos méprisants aux relents mysogines. Ce sont celles et ceux qui, chaque jour, transmettent à nos enfants ce que vous semblez avoir oublié en chemin : le respect, la dignité, l’égalité entre les femmes et les hommes. Les enseignants de France méritent mieux que votre mépris.

 

Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> Nous faisons le choix de transformer l’accès aux études de santé. Avec Stéphanie Rist : une première année plus simple, plus lisible, plus juste. À l’Université Paris Cité, échanges avec étudiants et universités pour porter cette réforme. Rendez-vous en 2027.

> Je n’ai jamais vu un tel mépris de la part d’un parlementaire vis-à-vis de l’université. La brutalité, la grossièreté et la misogynie de Sébastien Chenu disent beaucoup de ce que pense vraiment le RN de l’éducation et de l’enseignement supérieur. La communauté universitaire est légitimement outrée, notamment à Nanterre. Je lui adresse tout mon soutien.

> Retour du Royaume-Uni dans Erasmus plus à partir de 2027. 6 ans après le Brexit, plus de 100 000 bénéficiaires attendus dès l’an prochain. La mobilité étudiante et la circulation des savoirs restent au cœur du projet européen.

 

Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Le nucléaire, c'est l'énergie décarbonée de la souveraineté. C'est aussi une industrie avec 100 000 emplois créés d'ici 2035. Le concours d'attractivité de l'Université des Métiers du Nucléaire les met à l'honneur.

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> La réforme du droit de la concurrence européen est nécessaire et urgente. Face à une concurrence qui s’exerce au niveau global, donnons les moyens à nos champions de se battre à armes égales.

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> Le sergent-chef Florian Montorio a perdu la vie ce matin au Liban au service de la France. À sa famille, à ses proches, à ses frères d’armes et à l'ensemble des soldats de la FINUL, je témoigne ma pensée, mon respect et ma reconnaissance. Les circonstances de cette attaque doivent être pleinement établies.

> S’écouter, échanger et agir ensemble : ça fonctionne. Alors que j’avais déploré le manque de concertation avec les syndicats au sujet du 1er mai, je suis heureuse de voir que le dialogue a enfin permis d’avancer. C’est une victoire pour les artisans boulangers et fleuristes. Continuons d’avancer ensemble, en s’écoutant et en travaillant au service des Français.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Marie Lebec (députée)
> La gauche respecte les partenaires sociaux, vraiment ? Un accord sur l’assurance chômage, signé par tous, était sur la table. En séance, LFI le supprime d’un vote. Et après, ils veulent nous donner des leçons sur le dialogue social…!

 

Constance Le Grip (députée)
> C'est à juste titre que la ministre Aurore Bergé rappelle la proposition, faite par le Chef de l'Etat à l'occasion de la commémoration de l'assassinat d'Ilan Halimi, d'inéligibilité pour les personnes condamnées pour des actes ou des propos racistes, antisémites ou discriminatoires. Cette inéligibilité pourrait figurer dans le futur projet de loi porté par le Gouvernement.

> Notre détermination à continuer d'avancer dans la lutte contre l'antisémitisme est intacte.

> Je salue l'annonce du président Emmanuel Macron d'un futur projet de loi visant à lutter contre les ingérences étrangères et à mieux protéger nos élections. Alors que les menaces hybrides et les actions malveillantes d'ingérence se multiplient à notre encontre et à l'encontre d'autres démocraties européennes, il est essentiel de renforcer notre bouclier démocratique.

> Séminaire sur la «guerre hybride» chinoise et le partage d'expériences franco-taïwanaises, organisé conjointement par la Représentation de Taïwan en France et l'Institut Thomas More ! Manipulation de l'information, cyberattaques, ingérences numériques, pressions économiques, politiques et diplomatiques, menaces militaires, les défis posés par la République Populaire de Chine et auxquels est confrontée Taïwan sont nombreux. Taïwan a développé des capacités de résistance assez exceptionnelles, et peut à certains égards, notamment sur le volet de la mobilisation et de la résilience de la société civile face à ces ingérences hostiles, grandement nous inspirer.

 

● MoDem 
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)

> La seule question était de sécuriser l'ouverture des boulangeries et des fleuristes le 1er mai. Le dialogue social et le pragmatisme sont plus efficaces que le passage en force et l’agitation de totems. La méthode compte pour réussir et avancer.


► Autres 
● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Dans Le Point, Gabriel Attal dresse les défis essentiels qui attendent la France dans les prochaines années, économiques, sociaux, géopolitiques. 2027 sera l’élection des grands choix pour les décennies à venir. Pour y répondre, nous aurons besoin d’une Europe puissance : indépendante vis-à-vis de la Chine ou des États-Unis, compétitive, protectrice. Cela ne se décrète pas : il faut continuer d’y travailler comme nous le faisons depuis 10 ans. Assumons de porter pour cette présidentielle le débat de l’Europe dont notre pays a besoin.
 


● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)

> Il y a 75 ans, des hommes courageux, instruits par l’Histoire et la guerre, lançaient un projet fou : surmonter les haines, enraciner la paix, en créant l’EUROPE politique. Notamment Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères, et Jean Monnet, Commissaire général du Plan. C’était la « CECA », la Communauté européenne du charbon et de l’acier, fondée à Paris. Ce n’était ni une lubie, ni une technocratie, mais la certitude que l’Europe unie et forte était notre seul levier de puissance dans le monde qui vient. Soyons dignes de cet héritage, consolidons-le, faisons l’Europe - de la technologie, de la défense, de la culture… Une grande ambition française pour les années qui s’ouvrent !

 

Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Le retour d’un tchat reprenant les codes de Coco est inacceptable. Quand il y a un danger potentiel pour les jeunes, on n’observe pas : on agit. Veille activée, preuves en cours de collecte, saisines à venir (art40, PHAROS) Tolérance 0 pour les prédateurs! (…)
Un site fermé pour crimes sexuels qui réapparaît, c’est une alerte. Notre responsabilité est claire : empêcher, bloquer, sanctionner. La protection des enfants ne se discute pas, elle s’impose.

> 4800 profils dangereux écartés rien que dans la protection de l’enfance et la petite enfance. Voilà pourquoi la généralisation de la vérification des antécédents judiciaires à toute personne exerçant auprès des enfants est indispensable. Protéger est urgent !

> Aucune ambiguïté : celui qui achète une poupée pédocriminelle en ligne est responsable. Et celui qui met en ligne ? Il est complice des violences qui auront lieu sur les enfants. Nous continuons la traque.

> [83% des parents déclarent avoir eu recours, au moins une fois au cours des 12 derniers mois, à des violences verbales ou psychologiques et 37% à des violences physiques] Présentation du baromètre 2026 sur les violences éducatives ordinaires. 83% des parents déclarent avoir eu recours à une VEO dans l’année et reconnaissent leur impact. Le cap est clair : mieux outiller les parents, au quotidien, rappeler le cadre. (…)
Il n’y a pas de petite violence, seulement des conséquences durables pour l’enfant et des traumatismes. Les violences persistent : les clés doivent être données aux parents pour leur permettre de réagir sans violence.