dimanche 5 avril 2026

Actualités du Centre. 44% des jeunes des cinq principaux pays européens se situent au centre


Voilà une étude qui va à l’encontre de nombreux clichés.

Selon un sondage de l’institut SINUS pour la Fondation Allianz auprès de 8 508 adolescents et jeunes adultes âgés de 16 à 39 ans dans les cinq plus grands pays de l'UE (Allemagne, France, Italie, Pologne et Espagne) réalisé à l'été 2025 et dont les résultats viennent d’être dévoilés, 44% d’entre eux se situent au centre de l’échiquier politique, 20% à droite, 15% à gauche, 12% à la gauche radicale et l’extrême-gauche, 7% à la droite radicale et l’extrême-droite.

Quant au 43% qui se disent très actifs politiquement, 17% se situent au centre, 14% à droite et 12% à gauche.

Il existe des différences entre les pats.

Ainsi, l'Espagne enregistre le plus grand groupe de gauche (28 %), suivie de près par l'Allemagne (26 %).
À l'autre extrémité du spectre, la Pologne se distingue par la plus faible proportion de personnes se déclarant à gauche (19 %) et le plus grand groupe de droite (35 %).
La France affiche également une proportion relativement importante à droite (33 %), tandis que l'Allemagne et l'Italie présentent un équilibre plus marqué, avec environ un quart de la population se déclarant à gauche, un quart à droite et la moitié se déclarant au centre.

En France, les hommes penchent plus souvent à droite que les femmes (38 % contre 28 %) et les personnes interrogées approchant la trentaine sont également plus susceptibles que celles dans la vingtaine de s’identifier à la droite.

Comme l’explique les auteurs de l’enquête, «Malgré le risque de contrecoup, l'image globale reste claire: l'écrasante majorité des jeunes Européens rejettent les positions radicales et sont attachés à des valeurs démocratiques fondamentales telles que la non-violence, l'État de droit et le discours politique civilisé.»

Mais si cela montre une «résilience politique» de la jeunesse, les visions, les attitudes et l’engagement civique sont multiples.

«Les résultats montrent que la jeune génération européenne est politiquement hétérogène et ne peut pas être réduite à un seul camp idéologique. Alors qu’une majorité plaide pour un profond changement social et écologique, une minorité importante aspire à un retour à un passé prétendument ‘meilleur’», expliquent les auteurs.

En outre:
«D'un pays à l'autre, certains schémas sociodémographiques en matière d'orientation politique apparaissent remarquablement constants. Les hommes ont tendance à être plus à droite que les femmes, tandis que ces dernières s'identifient plus souvent à gauche. Le niveau d'éducation joue également un rôle, bien que moins déterminant qu'on pourrait le penser. Un niveau d'éducation plus élevé est associé à des centres politiques plus restreints et à une meilleure représentation des deux extrémités du spectre, tandis qu'un niveau d'éducation plus faible correspond à une tendance centriste plus marquée.»