La France ne serait pas adaptée aux canicules tout comme elle ne le serait pas aux grands froids.
Elle ne serait pas adaptée aux inondations, aux tempêtes et autres fléaux naturels exceptionnels comme les tremblements de terre ou, évidemment, les épidémies lorsque les agents pathogènes sont «nouveaux» et/ou inconnus ou si celles-ci sont d’une intensité et/ou d’une amplitude hors-normes.
Au-delà du fait que c’est également le cas de tous les pays du monde sauf ceux qui sont touchés par des événements récurrents ce qui leur imposent de mettre en place des plans détaillés et d’y allouer les ressources nécessaires, il est évidemment impossible de se protéger parfaitement et en même temps de tous les risques possibles et imaginables.
D’abord parce qu’aucun pays au monde n’a les moyens financiers de le faire et il lui faut donc prioritiser les domaines où seront affectés les fonds nécessaires à prévenir les risques qui lui sont inhérents.
Ensuite parce que certains de ces événements sont d’une forte improbabilité et ne sont même pas prévisibles.
Va-t-on ainsi consacrer des budgets conséquents pour des risques qui ont un pourcentage de survenance minime et dont on ne sait pas quand ils vont se produire?
Enfin parce que les populations voudraient bien être protégées de tout et n’importe quoi mais ne sont pas prêtes de passer à la caisse.
Pour autant, ces mêmes populations et les médias ainsi que les populismes, quand une catastrophe survient, s’empressent de blâmer l’Etat ou les politiques – spécialement les gouvernements en place – pour la soi-disant impréparation de l’imprévisible.
Or, en réalité, ce n’est pas dans la capacité à prévoir l’improbable qu’il faut apprécier l’action des pouvoirs publics mais dans la réaction à celle-ci.
C’est pourquoi il était normal de blâmer le gouvernement lors de la gestion de la canicule de 2003 alors que tel n’était pas le cas lors de la gestion de la pandémie de la covid19 en 2020.
Bien sûr, quand les situations changent et évoluent, comme c’est le cas du changement climatique, il convient alors de mettre en place des plans et de prendre des mesures qui permettent de s’adapter à des événements qui vont survenir de plus en plus souvent ainsi qu’il en est des canicules.
Mais, ici, c’est toute la société qui doit s’impliquer dans ce processus.
Quoiqu’il en soit, jamais les humains ne pourront tout prévoir, tout maîtriser et tout sécuriser parce que, tout simplement, ils n’en ont pas les savoirs et les moyens.
Oui, le monde est dangereux.
Et si nous devons faire en sorte de le rendre plus sûr, nous n’avons pas les capacités de mettre en place une société au risque zéro.
On peut le regretter mais c’est la réalité.
Faisons en sorte de pouvoir répondre efficacement aux menaces sur lesquelles nous pouvons agir, une fois que nous les avons identifiées.
Toutefois, comme le montre la canicule actuelle qui touche les grands pays européens de l’Espagne au Royaume-Uni, de l’Allemagne à la France, les conséquences de ces séquences paroxystiques ne pourront jamais être totalement maîtrisée même dans des pays comme l’Espagne qui en connaissent souvent et qui annonces déjà plus de 200 morts pour celle-ci.
Le mieux, en l’occurrence, est d’éviter qu’ils puissent survenir mais là, l’Humanité a refusé d’agit et est fautive.
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