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dimanche 11 janvier 2026

Propos centristes. France – Motion de censure et dissolution / Manifestations en Iran / Opposition au Mercosur / Aide aux agriculteurs / Grève des médecins / S’attaquer aux difficultés scolaires…


Voici une sélection, ce 11 janvier 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France à propos de la nomination du gouvernement puis de la démission du premier ministre.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Déclaration en commun avec le Premier ministre britannique et le Chancelier allemand sur la situation en Iran] Nous sommes profondément préoccupés par les informations faisant état de violences commises par les forces de sécurité iraniennes et condamnons fermement le meurtre de manifestants.
Les autorités iraniennes ont la responsabilité de protéger leur propre population et doivent garantir la liberté d’expression et de rassemblement pacifique, sans crainte de représailles.
Nous exhortons les autorités iraniennes à faire preuve de retenue, à s’abstenir de toute violence et à respecter les droits fondamentaux des citoyens iraniens.

 

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> Sur l’accord UE-Mercosur, la France assume de dire non quand il le faut. Ce n’est pas un non de posture, c’est un non d’exigence pour protéger l’agriculture et sa souveraineté alimentaire. Des avancées ont été obtenues : clauses de sauvegarde, mesures miroirs et contrôles renforcés. Elles sont néanmoins insuffisantes pour protéger notre agriculture. Le Parlement européen doit maintenant se déterminer. Grâce aussi à l’action du gouvernement, le budget de la PAC a été garanti au centime près pour 2028-2034. La prise en compte de l’inflation reste à finaliser. Le MACF, mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, est suspendu pour les engrais : droits de douane supprimés et mesure rétroactive au 1er janvier 2026 pour protéger le coût de production des agriculteurs. L’État restera mobilisé pour défendre ses agriculteurs et ses filières.

> Pour protéger nos filières et nos consommateurs, le Gouvernement, avec la ministre Annie Genevard et le ministre Serge Papin, a pris des mesures contre les importations contenant des résidus de substances interdites. La Commission européenne a validé l’interdiction de 3 substances, d’autres arrêtés suivront. Une brigade pérenne effectuera des contrôles sur place et sur pièce, de manière aléatoire.

> 300 M€ sont engagés pour soutenir les agriculteurs face aux crises sanitaires et économiques. À l’issue des consultations avec les organisations professionnelles agricoles, je leur ai adressé un courrier pour détailler les engagements de l’État. Concernant la dermatose nodulaire contagieuse, + de 88 % des bovins du Sud-Ouest ont été vaccinés, les indemnisations ont été débloquées et le fonds de soutien a été doublé. Des tests fiables sont en cours de développement pour détecter les animaux asymptomatiques, tandis qu’une étude scientifique conduite par le Cirad permettra d’adapter le protocole sanitaire dès que les conditions seront réunies, notamment avec l’atteinte de l’immunité collective. Le respect des interdictions de mouvements reste essentiel, et le gouvernement est mobilisé pour relancer les exportations vers l’Italie et l’Espagne.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)

>
 [Groenland] Il y a, depuis 1951, un accord de défense entre les États-Unis et le Groenland. D'autre part, il y a ce statut particulier du Groenland avec le Danemark. Les 56.000 habitants ont une nationalité danoise. Cela veut dire que si demain des troupes américaines attaquaient le Groenland, nous aurions un pays de l'Otan qui irait attaquer un pays membre. Un tel scénario serait une escalade extrêmement préoccupante. Ce serait gravissime. Je n'ose l'imaginer. Nous n'en sommes pas là. Ne soyons pas nous-mêmes escalatoires. Pour l'instant, ce que va faire la France, à la demande du président de la République, c'est ouvrir un consulat à Nuuk dans les jours qui viennent pour montrer le respect de l'autonomie.
Cet accord de 1951 visait précisément à protéger le Groenland vis-à-vis de la Russie. C'est quand même incroyable qu'un demi-siècle après, on en soit à se dire que c'est celui qui a voulu protéger qui attaquerait.

 

>  Dans l’Oise, chez Matra Électronique, filiale de MBDA, j’ai une nouvelle fois mesuré la force de notre base industrielle et technologique de défense et son rôle essentiel pour notre souveraineté. La protéger et la développer est une exigence stratégique. Cela passe par un budget 2026.

 

Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Une motion de censure est une motion de dissolution. Mais je reste convaincu que nous pouvons doter la France d’un budget.

> L'action de la France et de l'Europe paye : X restreint l'utilisation de Grok. C'est un premier pas, mais la lutte contre les dérives de l’IA doit se poursuivre. La 🇫🇷 a saisi la justice et continuera d’exiger des plateformes qu'elles respectent nos lois si elles veulent profiter de notre marché.

 

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Quand la France a parlé la première de souveraineté européenne en 2017, elle était seule à le faire. Aujourd’hui, on considère qu’elle a été visionnaire. Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est notre souveraineté alimentaire. Et j’observe que d’autres pays européens, comme la Pologne, l’Autriche, l’Irlande, la Hongrie ou la Belgique partagent cette position.

> La France est favorable au commerce et entretient des liens privilégiés avec les pays du Mercosur. Mais cet accord n’apporte que des gains limités à l’économie européenne et ne justifie pas, en l’état, d’exposer certaines de nos filières les plus sensibles qui sont la clé de notre souveraineté alimentaire, alors que les engagements pris pour limiter la concurrence déloyale des produits importés qui ne sont pas produits dans les mêmes conditions de production sont encore insuffisants. C’est la raison pour laquelle le Président de la République a décidé que la France s’y opposerait. Mais la messe n’est pas dite.

> [Mercosur] L’accord ne sera pas définitivement adopté tant qu’il n’aura pas été adopté par le Parlement européen. Il devra ensuite être ratifié par le Conseil. J’entends dire qu’une saisine de la cour de Justice de l’Union européenne permettrait d’empêcher l’entrée en vigueur de cet accord : c’est faux. Seule la saisine de la Cour par le Parlement européen amènerait à suspendre la ratification de l’accord. La balle est désormais dans le camp du Parlement européen. (…)
Les règles européennes sont claires : l’accord doit encore être approuvé par le Parlement européen, la procédure se poursuit. Que ceux qui menacent notre gouvernement de motion de censure utilisent cette énergie à faire entendre leur voix à Strasbourg. Qu’ils montrent leur influence réelle en Europe et au sein de leurs groupes politiques respectifs.

> [Mercosur] Des mesures sans précédent au bénéfice des agriculteurs français, sous notre impulsion. La clause de sauvegarde que nous avons arrachée protégera les filières agricoles sensibles contre toute déstabilisation de marché. C’est tout simplement la disposition la plus protectrice jamais insérée dans le cadre d’un accord commercial conclu par l’Union européenne. Ses critères de déclenchement sont même ceux que souhaitaient les organisations agricoles. Nous avons, en outre, exigé et obtenu le principe de réciprocité s’agissant de l’interdiction de l’entrée sur le marché unique de produits agricoles contenant des résidus de substances interdites aux producteurs européens, le renforcement des contrôles aux frontières, un relèvement très significatif des montants disponibles pour les aides aux revenus de la PAC, et la suspension de la taxe carbone sur les engrais qui risquait de lourdement pénaliser les grandes cultures. (…)
Certaines garanties précises restaient insuffisantes pour notre agriculture. Aucune surprise : la France avait été transparente du début à la fin, comme l’ensemble des forces politiques représentées au Parlement. À cet égard, les dépôts de ces motions de censure en réaction à cette décision font donc le choix d’affaiblir la voix de la France plutôt que celui de l’unité nationale dans la défense de notre agriculture.

> [Mercosur] La France s’est opposée de longue date à cet accord en l’état, sans quoi il aurait sans doute été adopté depuis longtemps. La France assume de dire non quand il le faut, et souvent l’histoire lui donne raison.

> Mon ministère est pleinement mobilisé pour permettre à nos entreprises de trouver de nouveaux débouchés, et de sécuriser nos approvisionnements. L’Union européenne a intérêt à diversifier ses partenariats, tout en préservant les conditions de sa souveraineté. C’est ce qu’elle est en train de faire avec l’Inde, dont j’ai convié le ministre des Affaires étrangères à être l’invité d’honneur de notre Conférence annuelle des Ambassadrices et des Ambassadeurs.

> Nos adversaires et nos compétiteurs ont ouvert un nouveau front : celui du champ des perceptions. Dans le seul but de porter atteinte à nos intérêts, à notre image, à la France.

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Grève des médecins]  Moi je considère que ma porte est toujours ouverte. Nous avons, je le crois, une responsabilité à avancer ensemble. On est en pleine épidémie de grippe, il y a des événements climatiques importants, de froid, de neige, qui entraînent beaucoup de tensions dans nos services d'urgence et on a besoin d'avoir une responsabilité collective. (…)
Ce qui est dit dans ce Budget, c'est que le premier arrêt maladie ne peut pas dépasser un mois, sauf si le médecin d'ailleurs explique pourquoi il le dépasse. Cette mesure a été proposée pour permettre aux malades qu'ils soient revus au bout d'un mois, parce que dans le suivi médical, ça paraît aussi assez intéressant pour les malades. Et bien entendu, à la suite, si le malade a encore besoin d'un arrêt maladie, ils ont le droit de le prescrire : il n'y a pas de limitation de la prescription. Ce qu'on dit c'est que devant cette augmentation massive des arrêts maladie, on propose que les malades soient revus au bout d'un mois. Il n'y a pas de quotas sur les arrêts de travail. (…)
Il y a un sentiment chez les médecins de se sentir stigmatisés comme s'ils étaient responsables des difficultés de l'accès aux soins. Et j'ai bien conscience que ce sentiment des médecins existe, je veux travailler avec eux justement pour recréer cette confiance, pour démontrer que nous pouvons avancer avec des mesures efficaces pour nos concitoyens et qui permettent aux professionnels de se sentir bien dans leur métier.

> Grève des médecins: « Nous arrivons à un moment où notre modèle social doit être repensé dans son financement, car il est basé sur une démographie qui n’est plus la même que dans les années 45.

> [Dissolution] Notre pays a besoin de stabilité (…) le Premier ministre prépare cette stabilité en prévoyant tous les scénarios possibles.

 

Amélie de Montchalin (ministre de l’Action et des Comptes publics)
> En déposant une motion de censure, les extrêmes prennent le risque de laisser le monde agricole face au vide. Le vote de la semaine prochaine sera un moment de vérité face aux agriculteurs. Sans Gouvernement, aucune mesure concrète de soutien ne pourra voir le jour.

> La dissolution n'est pas un tabou (...) Si une motion de censure est votée, ce sera la conséquence, nous sommes transparents.

> [Il y a une ] escroquerie des partis extrêmes qui ne pensent qu'à la dissolution. (…) Si le gouvernement tombait il ne se passerai plus rien dans le pays jusqu'en mai.

> [Grève des médecins] a porte est ouverte pour clarifier les négociations entre la sécurité sociale et les médecins.

> Le niveau de bêtise et de vide des motions de censure de LFI et du RN contre le Mercosur (...) Depuis mon retour au gouvernement c'est la 10ème fois que je vais assister à une motion de censure.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> Il appartient à la gauche de savoir s’ils sont prêts ou pas à joindre leurs voix à celle du RN. C’est-à-dire mêler ou non ses voix à celles du RN pour faire tomber le gouvernement.

> Il y a une responsabilité historique, accablante, écrasante de l'extrême gauche, de LFI dans la montée de l'antisémitisme. Le nouvel eldorado de l'antisémitisme est devenu l'antisionisme.

> On ne peut que s'incliner devant la force, le courage de celles et ceux qui aspirent à la liberté en Iran. Ce n'est pas un combat «contre la vie chère», slogan de supermarché repris par LFI ! C'est un combat pour la vie, pour la liberté ! 

> Ces derniers jours plusieurs actes racistes ont eu lieu dans notre pays. Cibler jusqu'à un nouveau né du fait de son prénom. La haine n’aura jamais sa place en France. La République ne trie aucun de ses enfants, elle ne hiérarchise aucun de ses citoyens. La justice est saisie. Je ne doute pas d'une réponse pénale exemplaire et j’adresse aux victimes tout mon soutien.

> Il faut qu’on continue à agir dès le plus jeune âge sur la transmission de la mémoire, sur ce que veut dire l’antisémitisme, son actualité et les conséquences que cela emporte. 

> Yohan Cohen, Yoav Hattab, Philippe Braham et François-Michel Saada. Il y a 11 ans, ils faisaient leurs courses pour préparer leur Shabbat. Comme tant d'autres familles. Ils ne sont pas revenus. Assassinés par le terrorisme islamiste à l'Hyper Cacher. Aujourd'hui, j'étais aux côtés de leurs familles, aux côtés des otages survivants, aux côtés de celles et ceux qui refusent de s'habituer à l'antisémitisme.

 

Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition écologique)
> Le Gouvernement a présenté un ensemble de mesures en faveur du monde agricole, avec un cap clair : simplifier, faire confiance aux agriculteurs, sans renoncer aux exigences environnementales. Quatre décisions structurantes ont été annoncées. Sur l’élevage, les autorisations et le régime des ICPE vont être simplifiés. Des décrets seront pris d’ici la fin du mois de janvier pour relever certains seuils et alléger les procédures, afin que les exploitations puissent investir et se développer sans blocages administratifs inutiles. Un régime juridique spécifique pour l’élevage va être créé par ordonnance. L’objectif est de sortir les élevages d’un cadre pensé pour l’industrie lourde, et de leur appliquer des règles adaptées à la réalité agricole, tout en garantissant la protection de l’environnement. Sur le loup, le passage à un régime déclaratif va être complété par un nouvel arrêté interministériel dans les prochaines semaines. Il permettra notamment des règles de tir plus opérationnelles pour protéger les troupeaux, en particulier dans les zones non équipées. Sur l’eau, les préfets ont été chargés de recenser et de débloquer les projets hydrauliques agricoles aujourd’hui freinés. Le fonds hydraulique est triplé et les services de l’État sont mobilisés pour accélérer l’instruction et sécuriser juridiquement les projets. Ces mesures traduisent une même ligne : faire de la transition écologique une politique qui protège l’environnement tout en permettant aux agriculteurs de produire, d’investir et de vivre de leur travail.

 

David Amiel (ministre délégué auprès de la ministre de l’action et des comptes publics chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État)
> Comme tous les 9 janvier, nous nous souvenons de ceux assassinés par l’antisémitisme islamiste à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes.

 

● Autres ministres
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)

> Ce matin au collège Rosa Parks d’Amiens, qui préfigure depuis un an la démarche que je souhaite initier pour les 800 collèges les plus exposés à la difficulté scolaire.
Ce n'est pas un nouveau plan, uniforme et d
écidé depuis le ministère. C'est l'inverse : on part des besoins exprimés par les équipes de terrain, qui ont 6 mois pour travailler et identifier les réponses dont elles ont besoin. On ne change pas les organisations, on se concentre sur le cœur de nos métiers : instruire et prendre soin.
A Rosa Parks, c
est ce travail précis, ancré dans le terrain, qui porte ses fruits :
- côté équipe : travail collégial, dynamique collective, formations au choix des professeurs, partage de pratiques ;
- côté élèves: petits-déjeuners, mise en place de deux brevets blancs, dispositifs d'accompagnement ciblés sur les élèves les plus en difficulté, école ouverte pendant une semaine, révisions spécifiques.
Bilan : en un an, + 24 points de r
éussite au Brevet (de 61 à 85% de réussite) ; une moyenne à l'épreuve de mathématiques pour l'établissement en hausse de 1,3 points ! Et des élèves qui ont gagné une confiance en eux exceptionnelle.
Ce qui se fait à Rosa Parks est possible ailleurs, avec d'autres leviers et d'autres réponses, adaptées à chaque établissement, si on part des besoins des équipes et si on y répond. C'est le sens de la démarche que nous avons initiée. Pour mener à bien ce travail, les chefs d’établissement et les équipes éducatives auront le soutien d'une équipe académique composée notamment d’inspecteurs, de formateurs, de personnels de direction, de personnels sociaux et de santé. Un travail et une méthode au service de la réussite de tous les élèves.
Merci aux équipes du collège pour le partage de leur expérience et leur engagement. Et bravo pour leur réussite, dont les élèves ont témoigné avec confiance et fierté !

 

Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement)
> Le cynisme électoral a de beaux jours devant lui. Accourir dans les manifestations, clamer leur soutien aux agriculteurs devant les caméras, c’est facile. Mais qu’en est-il de leurs actes et de leurs votes ?  Les élus de La France insoumise sont les mêmes qui soutenaient les manifestants à Sainte-Soline en 2023, en piétinant des terres agricoles pour s’opposer aux retenues d’eau dont ils ont tant besoin. Dans l’hémicycle, ils ont ensuite bataillé contre la loi d’orientation agricole. Et aujourd’hui, main dans la main avec le RN, ils bloquent l’adoption d’un budget où figurent des mesures de soutien demandées par nos agriculteurs.

> Le débat politique manque parfois de mesure. Nous ne sommes pas hostiles aux traités commerciaux par dogmatisme. Nos entreprises et nos agriculteurs ont, par définition, besoin d’échanges pour exporter leur production. Ces accords doivent simplement être justes et équitables. Le Mercosur n’est ni l’un, ni l’autre. C’est un accord d’un autre temps, néfaste pour certaines filières. Nous refusons le deux poids, deux mesures. Qui peut comprendre qu’on importe ce qu’on interdit à nos agriculteurs de cultiver ou que ce que l’on refuse dans nos champs puisse arriver dans nos assiettes ? Il en va du modèle de société que l’on défend.
Mais je tiens aussi à souligner que grâce au président de la République, le traité a néanmoins considérablement évolué.  Nous avons été clairs depuis quatre mois sur nos demandes. On refuse de sacrifier les filières d’élevage ou la filière éthanol sur l’autel de l’industrie de nos voisins. De même, nous refuserons toujours de mettre en concurrence les filières agricoles entre elles. Les éleveurs représentent un tiers de notre activité agricole et garantissent aux Français une alimentation de qualité. La souveraineté alimentaire n’est pas qu’un slogan, c’est une exigence.

> Il doit y avoir un Budget en janvier. Le régime de la loi spéciale n’est pas sans conséquence : il rend impossible les économies et les investissements nécessaires. Dans un contexte international qui se durcit, l’augmentation des moyens de nos armées – de 6,7 milliards d’euros pour 2026 – ne peut pas attendre. Le budget prévoit en outre 1 600 postes supplémentaires pour la Justice et 1 400 pour le ministère de l’Intérieur.
Qui pense que la lutte contre le narcotrafic, la sécurité du quotidien et l’efficacité de la justice peuvent attendre ? Au RN et à l’extrême gauche, une partie des parlementaires d’opposition ont déserté les débats. On ne peut pas exiger plus de pouvoirs pour le Parlement et faire un refus d’obstacle sur la première de ses responsabilités : donner un budget à la France.

> La Constitution confie à l’exécutif des moyens de procédure pour adopter un budget. Mais cela ne donne pas le contenu du budget, la seule chose qui compte ! Et je le dis clairement, notre ligne n’a pas changé : c’est celle d’un compromis et du respect des travaux du Parlement. Sans quoi nous exposerons le pays à un double désordre : politique et budgétaire. Des convergences se sont progressivement dessinées ces derniers jours entre certains groupes, mais il reste encore du travail. Sur l’effort consenti par les collectivités locales notamment, un chemin doit être trouvé entre la copie initiale et le souhait, bien inférieur, des sénateurs.
Sur la contribution des 400 plus grandes entreprises également : elle était de 8 milliards d’euros en 2025. Le gouvernement l’a reconduite partiellement, à hauteur de 4 milliards. L’Assemblée l’a portée à 6, le Sénat l’a supprimée. Cette mesure faisant plutôt consensus entre la gauche et la droite l’an dernier, on devrait pouvoir trouver un compromis. Enfin, il y a une exigence sur laquelle on se doit d’être rigoureux : c’est la réduction du déficit. Il doit être inférieur à 5 %, condition nécessaire pour retrouver les capacités d’investissement et garantir notre indépendance.

> Nous avons toujours dit qu’une motion de censure valait motion de dissolution. Et le dépôt cette semaine, sans raison valable, de deux motions de censure par LFI et le RN est stupéfiant. Rien ne le justifie : ni la procédure budgétaire, ni le vote de la France sur le Mercosur, et encore moins la situation internationale ! 
Il y a là une volonté cynique et politicienne de faire diversion et d’installer une fois de plus le désordre. Dans un autre registre, nous regrettons aussi l’absence de certains groupes politiques – comme les communistes et les écologistes – aux réunions de travail sur le budget. Nous leur redisons notre disponibilité : négocier avec les autres forces politiques ne vaut pas soutien au gouvernement.]

> [Fin de vieC’est un engagement solennel du président de la République. Il y a eu une première lecture à l’Assemblée nationale qui a créé les conditions de débats apaisés, respectueux des expressions des uns et des autres. Ces deux textes-là poursuivent leur chemin : ils seront examinés au Parlement dans les prochaines semaines. (…)
C’est une question qui dépasse les logiques partisanes, qui fait écho à l’histoire de chacun, aux convictions personnelles, à l’intime. Je note d’ailleurs que les présidents des groupes de l’Assemblée n’ont pas donné de consigne de vote. J’étais alors députée, et pour ma part, je n’ai pas voté le texte sur la fin de vie en première lecture. Le Premier ministre a par ailleurs donné une liberté totale de position et d’expression aux ministres. (…)
Le référendum est une prérogative constitutionnelle du président de la République, qui a effectivement souligné qu’il envisageait cette option en cas d’enlisement. C’est à lui qu’il reviendra de s’exprimer le cas échéant.

> [Proposition de loi de LR sur l’interdiction du port du voile pour les mineures] Ces questions, qui font écho à la laïcité, au séparatisme, à l’égalité entre les femmes et les hommes et à la protection de l’enfance, ne se balaient pas d’un revers de main. Elles doivent être posées pour tous les signes religieux. Pour autant, des interrogations précises demeurent sur la constitutionnalité et l’applicabilité concrète d’une telle interdiction. Elles avaient d’ailleurs été soulignées il y a plusieurs mois par le président du Sénat, Gérard Larcher.

> Le régalien sera une priorité gouvernementale des premiers mois de 2026, avec la lutte contre le poison du narcotrafic, le projet de loi qui renforce les prérogatives des polices municipales et l’actualisation de la loi de programmation militaire. Enfin, le projet sur la justice pénale, porté par Gérald Darmanin, sera présenté en conseil des ministres dans les prochaines semaines, avec un objectif simple :  plus de fermeté et plus de lisibilité. Une peine de prison ferme sur deux prononcées n’est pas effectuée en prison. Ce n’est pas audible.

> Ma position est claire : la victoire de nos idées passera par l'union du centre et de la droite, avec un candidat et un projet commun dès le premier tour en 2027. C’est le sens de l’Histoire de nos courants politiques. C’est aussi ce que nous construisons au Parlement et au Gouvernement. Chaque semaine, j’entends dans ma circonscription des Français inquiets d’un second tour LFI-RN. Ceux qui refuseront le rassemblement au risque de laisser au pays le choix d’un second tour entre Monsieur Bardella et Monsieur Mélenchon porteront une responsabilité immense. La France vaut tellement mieux que des batailles d’égos.

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> Alors que les manifestations se multiplient en Iran et que le régime répond par la violence, je veux redire ma solidarité avec celles et ceux qui réclament la liberté. Je forme le vœu qu’une solution pacifique prévale, afin que les droits de toutes et tous, et notamment ceux des femmes trop souvent réduites au silence, soient enfin respectés.

> Je ne souscris pas au recours au 49.3. Sur le budget, une autre voie est possible : celle du débat parlementaire, exigeant et responsable. J’y crois et j’invite l’ensemble des parlementaires à aller au bout des échanges et des votes.

> Quand on fait de la politique, on ne peut pas avoir peur de celles et ceux que l’on représente. Aller à la rencontre des agriculteurs était une évidence : ils avaient des choses à dire, parfois avec colère. Il fallait les écouter.

> Sur le Mercosur, la France a dit non, après déjà plusieurs votes contre à l’Assemblée nationale. Notre position est ferme et le combat continue !

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Quelle hypocrisie [Jean-Luc Mélenchon]. Si votre haine de l’entreprise et de nos grands groupes gouvernait, si l’enfer fiscal que vous proposez s’appliquait, il n’y aurait plus de Mistral AI en France. Et donc pas de pleine souveraineté possible pour notre défense.

> En Iran, une fois de plus, le peuple se soulève contre l’obscurantisme et l’oppression. Une fois de plus, le régime des mollahs est prêt à tout pour le faire taire, y compris dans le sang. Plusieurs dizaines de manifestants sont déjà tombés sous les balles et les coups. La répression aveugle est chaque jour plus violente. Nous sommes aux côtés des peuples qui se battent pour briser les chaînes de l’obscurantisme. Aux côtés des femmes opprimées. Aux côtés des Iraniens qui se battent pour arracher leur liberté. Pleine solidarité avec tous ceux qui, en Iran, se battent pour leur liberté. Tous nos regards doivent être tournés vers l’Iran.

 

Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Le peuple iranien nous donne une leçon de courage et de dignité. Des femmes et des hommes donnent leur vie pour leur liberté. Face au régime islamiste des mollahs, qui écrase son peuple, qui gouverne par la violence, la peur et la censure, ils se lèvent. Ils refusent l’obscurantisme et l’oppression, revendiquent leurs droits fondamentaux, au prix de leur sécurité, parfois de leur vie. Ils sont l’avenir de l’Iran. La répression s’est encore durcie ces derniers jours. De nombreux manifestants ont été tués, dont des enfants. Des centaines d’autres ont été blessés. Mais malgré la terreur, les balles et le sang, le peuple iranien continue. Rien ne sera plus jamais comme avant. Nous leur devons une solidarité pleine et entière.

> Ce matin à Arras, aux côtés de la ministre Charlotte Parmentier-Lecocq pour prendre la mesure des derniers projets de Down Up, une association qui accompagne avec succès des adultes en situation de handicap pour leur permettre de vivre de façon autonome, en dehors des institutions. Down up développe de l’habitat inclusif et un accompagnement sur mesure pour la vie quotidienne, l’emploi et la vie sociale. Avec un objectif clair : permettre à chacun de s’émanciper de ses parents et de construire son propre parcours de vie.

 

► Autres 
● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
> Lorsque des régimes autoritaires menacent l'ordre mondial, l'Europe doit rester ferme : défendre à la fois ses frontières et ses valeurs.

 

Valérie Hayer (députée, présidente)
> Le peuple iranien est courageux. Le peuple iranien est grand alors qu’il se soulève contre ses bourreaux. Les manifestations monstres à Téhéran et dans tout le pays préfigurent peut-être, enfin, un changement de régime. L’Europe est aux côtés des Iraniennes et des Iraniens dans leur combat pour la liberté !