Voici une sélection, ce 1er avril 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Depuis février 2022, le Japon se
tient aux côtés des Européens avec constance pour rappeler l’importance d’une
paix juste et durable et le respect du droit international.
> Le message que je porte au Japon et partout : vous avez tant de raisons de choisir la France et l'Europe !
> Si la France aime tant le Japon, et le Japon la France, c’est parce que nos cultures se parlent, se répondent et nous rapprochent. Échanges passionnants ce soir avec de grands auteurs, créateurs et éditeurs de mangas, d’animés, de jeux vidéo et cartes.
> Très heureux de retrouver la Première ministre Sanae Takaichi. Dans un monde bousculé par les guerres et les tensions, le partenariat d’exception entre le Japon et la France continue de se renforcer. La paix, la souveraineté et la prospérité sont notre horizon partagé.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> [Nouvelle-Calédonie] À l’approche du débat à l'Assemblée nationale, j’ai
souhaité réunir à Matignon certains signataires de Bougival, - indépendantistes
et non-indépendantistes -, qui étaient présents à Paris. La porte du
gouvernement demeure ouverte pour l'ensemble des acteurs qui le souhaitent et
le demandent. Si les Gouvernements changent, la continuité de l’État impose
plus que tout le respect de la parole donnée ; et son devoir d’impartialité lui
impose en conséquence de présenter cet accord au Parlement. On peut ensuite
être favorable ou s'opposer à cet accord, l'amender ou non, le voter ou non.
Toutes les positions sont évidemment respectables : c'est la démocratie. Mais
il serait impensable que ce texte soit rejeté sans examen, sans aucun débat
préalable, sans aucune discussion de fond. Pour la démocratie, pour les
Calédoniens et pour l'intérêt général : le débat doit être ouvert. Une motion
de rejet préalable à tout débat serait une forme de "motion de
mépris" pour les signataires de cet accord, et ce quelles que soient leurs
convictions : indépendantistes ou non-indépendantistes. N'oublions jamais que
le chemin en Nouvelle-Calédonie passe par le dialogue entre les acteurs, cela
doit aussi se refléter dans l'hémicycle.
> Accord signé ce soir entre les syndicats d’infirmières libérales et l’Assurance maladie ! Les principaux actes infirmiers sont revalorisés de +9,5%. Dès 2027, de nouvelles consultations seront remboursées (diabète, prévention) et certaines plaies simples pourront être prises en charge directement. Les actes les plus lourds sont mieux valorisés et l’activité des remplaçants mieux encadrée. 500 M€ supplémentaires seront engagés progressivement sur 2026-2029 pour valoriser ce métier et renforcer l’accès aux soins pour les Français. Chaque infirmière verra sa rémunération augmenter, avec un gain d’environ 410 € fin 2026, puis près de 2 500 € par an en 2027 et 2028. Une avancée concrète pour ce métier essentiel, au cœur de notre système de santé et de la protection des Français.
> Le racisme - comme l’antisémitisme ou l’homophobie - n’est pas une opinion : c’est un délit. La violence dans le débat public doit être refusée et combattue. Le maire de Saint-Denis - car il est agent de l’État - a des devoirs mais aussi le droit à une protection particulière. J’ai demandé au préfet de se porter partie civile dès qu’il déposera plainte.
> Au 1er avril 2026, la prime d’activité est revalorisée de +50€ par mois en moyenne. Près de 3 millions de ménages gagnant un peu plus d’un SMIC sont concernés : salariés modestes, jeunes actifs, familles monoparentales, personnes seules, ainsi que certains étudiants et apprentis. C’était un engagement pris lors du débat budgétaire : nous le tenons. Les effets seront visibles dès le mois de juillet, sans aucune démarche. Le montant est adapté à chaque foyer selon les revenus, la composition, le nombre d’enfants à charge, le logement et les aides perçues. Les droits sont réévalués tous les 3 mois pour s’adapter aux changements de situation. Objectif : que le travail rapporte toujours plus pour les travailleurs modestes.
> A Matignon hier avec Laurent Nunez, rencontre avec Sa Toute-Sainteté Bartholomée Ier, patriarche de Constantinople. Echanges sur la situation des chrétiens orthodoxes au Moyen-Orient et en Ukraine et autour de son engagement pour l'environnement. La France reste pleinement attentive à ces enjeux.
> Chaque euro de la solidarité nationale doit aller à ceux qui y ont droit. Les fraudes sociales et fiscales sont une atteinte à ce principe : elles fragilisent les finances publiques et l’équité. Le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales doit permettre à l’administration de mieux les détecter et les sanctionner, protéger les comptes publics et garantir que chacun respecte les mêmes règles. Objectif : 1,5 Md€ de gains au plus vite pour les comptes publics. C’était un de mes premiers engagements. Le débat parlementaire reprend aujourd’hui et il est important.
> Dans un contexte d’augmentation des prix des carburants, 3,8 millions de foyers - soit plus de 6 millions de Français - recevront automatiquement, dès cette semaine, le chèque énergie. 153 € en moyenne par foyer, pour 600 M€ mobilisés sur le budget de l’Etat. Un soutien concret depuis 2018 pour aider les Français les plus modestes à faire face aux dépenses d’énergie et à la pression sur le pouvoir d’achat. Ce chèque permet d’alléger directement les factures d’électricité, de gaz ou de fioul. Aucune démarche à faire : il est envoyé automatiquement aux Français concernés, pour un soutien immédiat. Et en 2026, nous élargissons le dispositif : grâce à un croisement complémentaire de données, près de 700 000 foyers supplémentaires recevront le chèque énergie dès le 1er mai. Un guichet est ouvert pour permettre à celles et ceux qui n’auraient pas été identifiés de faire valoir leurs droits.
> [Propos racistes contre le maire de Saint-Denis /
Intervention à l’Assemblée] Dans cette ambiance malsaine, reconnaissons-le, il
faut revenir à des principes simples et clairs, ceux de la République. Je le
disais en d’autres circonstances il y a quelques semaines, il faut toujours – je
sais que vous le faites – refuser la violence, physique et verbale, dans
le débat public. Le racisme n’est pas une opinion – pas
davantage que l’antisémitisme, pas davantage que l’homophobie. Par définition, il tombe sous le coup de la
loi. Avant cela, il tombe sous le coup d’une responsabilité politique
collective, qu’il nous revient de rappeler ici sans relâche : nous devons
refuser toute forme de violence dans le débat politique et le débat public. La
manière dont se sont déroulées, de manière générale, les élections municipales
n’est pas une réussite collective.
Ensuite, il y a la responsabilité individuelle. En tant que maire, le maire de
Saint-Denis est un agent de l’État, il mérite donc une protection
particulière ; mais je souhaite que nous allions plus loin. Dès lors qu’il
aura porté plainte, je demanderai au préfet de Seine-Saint-Denis de se
constituer partie civile à ses côtés. Je le répète, le racisme n’est pas une
opinion. C’est donc à la justice de dire le droit, et non au
gouvernement, cela va sans dire. C’est à l’autorité judiciaire, au parquet puis
au siège, d’établir les faits. J’y insiste, le maire est un agent de l’État, il
doit donc, lui aussi, veiller au respect du droit dans la commune.
Je réponds au député Coquerel, qui, tout à l’heure, a tenté de faire croire
qu’il y aurait une suspicion de racisme de la part du gouvernement de la
République. Non, ce n’est pas vrai ! On ne peut pas dire cela ! C’est
un mensonge ! En disant cela, vous contribuez justement à la banalisation
du mal. La banalisation de ce dernier et du racisme doit être combattue
avec la même force et sans relâche !
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> [Propos racistes contre le maire de Saint-Denis / Intervention à l’Assemblée]
Les propos qui ont été tenus à son sujet par certains éditorialistes et
chroniqueurs de la chaîne CNews ne nous ont pas échappé non plus. Ce sont des
propos ignobles et inacceptables, que j’ai dénoncés dès hier matin.
Je voudrais vous dire également que la France que vous décrivez, c’est la
France que nous avons tous ici en partage. Ce n’est pas la nouvelle France. Ce
n’est pas la France qui serait en train de disparaître. C’est la France de la
République. C’est la France de la cohésion nationale. C’est la France
qui reconnaît tous ses enfants, quelle que soit leur origine. C’est cette
France-là que nous voulons défendre et que nous défendrons.
Ces propos inacceptables peuvent faire l’objet d’incriminations pénales pour
appel à la discrimination raciale et injure publique. Nous étudions donc la
qualification des faits. Le racisme, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit,
n’est pas une opinion. C’est un poison, un délit pénal et souvent une
circonstance aggravante. Je vous confirme que l’Arcom a bien été saisie par
plusieurs parlementaires. Nous suivons cela de très près et nous continuerons à
le faire.
En tant que ministre de l’intérieur, sous l’autorité du premier ministre et au
nom de l’ensemble du gouvernement, je vous répète que nous allons expertiser
les propos tenus à l’encontre des nouveaux élus et que s’il doit y avoir des
poursuites pénales elles auront bien lieu. En tout cas, la France que vous
décrivez, c’est la France que nous aimons, celle dans laquelle nous nous
inscrivons, fiers et fidèles de porter les valeurs de la République.
> [Sécurité / Intervention à l’Assemblée] le projet
de loi Ripost (Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la
sécurité et la tranquillité de nos concitoyens), que j’ai présenté vise
notamment à améliorer la sécurité du quotidien avec des mesures fortes pour
lutter contre les rodéos, les squats, l’usage des mortiers et le protoxyde
d’azote.
L’objectif est d’apporter des réponses immédiates : soit par un
durcissement des sanctions pénales existantes – c’est
le cas notamment pour l’usage des mortiers ou les rave-parties –, soit en
créant de nouvelles infractions pénales, comme nous le faisons pour le
protoxyde d’azote.
Le texte prévoit aussi des procédures administratives immédiates et efficaces,
comme la fermeture des commerces qui vendent illégalement du protoxyde d’azote
ou des mortiers.
Il comprend également la possibilité pour les préfets, lorsqu’une infraction de
rodéo est constatée, de prononcer une interdiction de conduire des véhicules
terrestres à moteur avec ou sans permis.
Nous entendons ainsi réagir immédiatement par une réponse pénale forte et des
procédures administratives adaptées. Nous recherchons l’immédiateté de la
sanction pour éradiquer ces infractions qui, si elles sont des infractions du
quotidien, sont très graves, notamment s’agissant de l’utilisation du protoxyde
d’azote.
Ce travail sera effectué par les préfets dans les départements, en lien étroit
avec les élus locaux et les polices municipales dont les pouvoirs seront
renforcés dans le cadre du projet de loi visant à étendre leurs prérogatives.
Ce dernier arrivera bientôt devant cette assemblée après avoir été adopté au
Sénat.
S’agissant du calendrier, le texte dont j’ai parlé
sera adopté dans l’année. Nous espérons une première lecture devant chaque
chambre avant l’été. Les choses avanceront très vite.
Quant aux objectifs opérationnels, je le redis devant la représentation
nationale : en tant que ministre de l’intérieur, je suis un ministre de la
fermeté. Le principe pour les gendarmes et les policiers, c’est l’intervention.
L’exception, c’est la non-intervention.
> [Violences lors des municipales / Intervention à
l’Assemblée] La campagne s’est déroulée dans un climat assez délétère – le
premier ministre l’a rappelé. De nombreux faits ont été judiciarisés : à
ce jour, le ministère de l’intérieur en a recensé 130, et ce chiffre augmente
malheureusement encore. En effet, la campagne n’a pas été simple. De nombreuses
réunions publiques, du Rassemblement national, mais pas seulement, ont été
perturbées. Il faut savoir le reconnaître, certaines réunions de La France
insoumise l’ont été également, par des militants d’extrême droite.
Le ministre de l’intérieur que je suis ne cherche pas à favoriser un camp
plutôt qu’un autre. Que les choses soient claires et qu’elles soient
dites : pour ma part, je lutte contre toutes les formes de violence,
qu’elles viennent de l’ultradroite ou de l’ultragauche.
Je ne reviendrai pas sur le dispositif que vous avez cité, qui protège les
élus. Vous m’interrogez sur la protection des élus pendant la campagne. Nous
avons instauré des mécanismes de protection, pour les réunions publiques, mais
pas que. Certains candidats – une dizaine, certes – ont demandé à bénéficier
d’une protection. Leurs dépenses de sécurité pouvaient être prises en compte
dans le cadre du remboursement des frais de campagne. Voilà les mesures que
nous avons appliquées et qui sont devenues effectives.
Concernant le reste du débat public, comme vous, je regrette la montée en
tensions et cette forme de radicalisation. Toutefois, pardonnez-moi, vous ne
pouvez pas l’imputer qu’à l’extrême gauche. Cela n’est pas possible. La
radicalité dans le débat est l’apanage de bien des formations extrémistes.
Le ministre de l’intérieur que je suis combat les deux formes de
radicalisation, qu’elle vienne de l’ultragauche ou de l’ultradroite. Comptez
sur nous pour continuer à assurer la protection des élus de la République dans
le cadre de la loi de 2024, que vous avez citée – celle-ci
trouve à s’appliquer, avec ses dispositifs de boutons d’alerte, qui sont
importants pour les élus –, et, plus largement, à protéger l’ensemble des élus
et des conseillers municipaux au quotidien dans le cadre des réunions et sur le
terrain. C’est le prix de la protection de la démocratie ; nous répondrons
présents.
> Les policiers municipaux doivent avoir des armes pour pouvoir se défendre. Des armes létales, évidemment, en cas d'urgence. Et puis aussi des armes intermédiaires, comme le lanceur de balles de défense, qui permet de tenir à distance des assaillants. Après, on regardera à l'usage comment les choses se passent. Moi, je suis à titre personnel contre le désarmement des policiers, c'est clair. Et puis dans la relation, ce qui m'importe, moi, comme ministre de l'Intérieur, c'est savoir comment vont se passer les relations entre la ville de Saint-Denis et les policiers nationaux de la préfecture de police. Est-ce qu'on va continuer à avoir le même niveau de coopération ? Saint-Denis, c'est une ville importante. Il y a le stade de France, on a besoin de la police municipale.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> Les jeunes ont jusqu’au 1er avril inclus pour finaliser leur dossier
Parcoursup et confirmer leurs vœux. Ils peuvent cocher l’option césure «
Service national » sans engagement : • cocher n’oblige pas à choisir • ne
pas cocher n’empêche pas d’y recourir en juin Le recrutement reste ouvert jusqu’à
l’été, dans la limite des places restantes. Et le Service national s’adresse à
tous les jeunes, y compris hors Parcoursup.
> J’ai présenté mes condoléances à mon homologue indonésien après le décès de trois soldats indonésiens membres de la FINUL, dans le sud du Liban, dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l’ONU.
> J’adresse tout mon soutien et mes sincères condoléances à l’Indonésie après la mort de trois Casques bleus indonésiens de la FINUL les 29 et 30 mars au Sud-Liban, et mes pensées vont aux soldats blessés. La sécurité des forces de maintien de la paix doit être pleinement garantie : de telles attaques sont inacceptables et injustifiables. Nous les condamnons avec la plus grande fermeté.
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> La France, première Nation européenne à accueillir le plus grand nombre
d'entreprise à croissance rapide selon le classement du Financial Times 🇫🇷 Sur
les 1000 entreprises européennes nommées, 1/4 sont françaises !
Ce succès n’est pas un hasard : il est le fruit de politiques publiques qui ont
permis la naissance d'un écosystème entrepreneurial et technologique innovant
et ambitieux.
La preuve que notre cap est le bon : faire de la France le meilleur pays
d'Europe pour innover, produire, construire, grandir et conquérir de nouveaux
marchés. Faire de la France la Nation des champions technologiques, c’est la
condition de notre souveraineté et notre indépendance eurppéenne.
> J’ai réuni les ministres des Finances et de l’Energie ainsi que les gouverneurs des banques centrales et les principales organisations internationales pour une réunion du G7 afin d’aborder et coordonner nos efforts pour faire face à la crise au Moyen-Orient.
> [Communiqué des ministres de l’Energie, des
Finances et des gouverneurs des banques centrales du G7] Nous, ministres de
l’énergie et des finances et gouverneurs des banques centrales du G7, avons
organisé une réunion virtuelle le 30 mars afin d’évaluer l’évolution de la
situation au Moyen-Orient et ses implications pour les marchés de l’énergie,
l’économie mondiale et la stabilité financière. S’appuyant sur les discussions
des ministres des finances du 9 mars et des ministres de l’énergie du 10 mars,
et éclairés par les analyses en cours du Fonds monétaire international (FMI),
du Groupe Banque mondiale (GBM), de l’Organisation de coopération et de
développement économiques (OCDE), de l’Agence internationale de l’énergie (AIE)
et du Conseil de stabilité financière (CSF, ou FSB en anglais), nous continuons
de suivre de près les évolutions de la situation et leurs impacts potentiels
sur la croissance mondiale et les conditions des marchés financiers. Nous
saluons la décision des membres de l’AIE, en date du 11 mars, d’autoriser la
plus grande libération coordonnée de stocks de pétrole.
En particulier, conformément à leurs mandats respectifs, les banques centrales du
G7 sont résolument déterminées à maintenir la stabilité des prix et à assurer la
résilience continue du système financier. La politique monétaire continuera de
suivre une approche s’appuyant sur les données. À cette fin, les banques centrales
surveillent de près l’impact des pressions sur les prix de l’énergie et des
autres matières premières sur l’inflation, les anticipations d’inflation et l’activité
économique.
Nous, ministres de l’énergie et des finances du G7, réitérons notre engagement ferme
en faveur de marchés de l’énergie fonctionnels, stables et transparents. Nous
soutenons les efforts appropriés visant à maintenir une offre adéquate sur les
marchés mondiaux de pétrole et de gaz, et prenons note des options proposées
par l’AIE pour gérer la demande, en tenant compte des circonstances propres à
chaque pays, afin d’aider à stabiliser les conditions de marché et à limiter
une volatilité excessive. Dans ce contexte, nous appelons tous les pays à
s’abstenir d’imposer des restrictions injustifiées à l’exportation d’hydrocarbures
et de produits dérivés.
Nous réaffirmons l’importance de flux commerciaux sûrs et ininterrompus, y compris
la sécurité de navigation et la protection des routes maritimes et des infrastructures
essentielles, indispensables à la stabilité économique mondiale et à la
sécurité énergétique.
Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires en étroite coordination
avec nos partenaires, y compris pour préserver la stabilité et la sécurité du
marché de l’énergie. Nous reconnaissons l’importance d’une action internationale
coordonnée afin d’atténuer les effets de contagion et préserver la stabilité
macroéconomique.
Nous réaffirmons notre soutien indéfectible à l’Ukraine dans la défense de son intégrité
territoriale, de son droit à exister et de sa liberté, de sa souveraineté et de
son indépendance. Nous réitérons notre engagement à maintenir la pression sur
la Russie, en vue d’aboutir à une paix juste et durable en Ukraine.
Nous, ministres de l’Énergie et des Finances et gouverneurs des banques centrales
du G7, appelons le FMI, le Groupe Banque mondiale et l’OCDE à approfondir leur
évaluation de l’impact économique des évolutions sur les marchés de l’énergie,
y compris leurs conséquences pour les pays en développement, les répercussions
sectorielles et les implications pour les chaînes de valeur stratégiques,
notamment en ce qui concerne les minerais critiques et la sécurité alimentaire,
et à rendre compte d’ici les Assemblées de printemps.
Nous demandons à l’AIE de continuer à suivre les évolutions sur les marchés de l’énergie
et de fournir en temps utile des analyses à ses membres, ainsi que des scénarios
prospectifs pour aider les pays membres à concevoir des mesures adaptées pour
répondre à l’évolution potentielle de la situation.
Nous chargeons le CSF de continuer à surveiller les vulnérabilités potentielles
des marchés financiers. Nous continuerons d’échanger des informations et de
coordonner étroitement nos actions au sein du G7, ainsi qu’avec nos partenaires
internationaux, et restons prêts à nous réunir en tant que de besoin, en
réponse à l’évolution de la situation.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Des maires du Rassemblement National ont décidé de retirer le drapeau
européen du fronton de leur mairie. C’est une trahison de ce que nous sommes.
L’Union européenne, c'est la France qui l'a voulue. C'est nous. Pour garantir
la paix. Pour préserver notre indépendance face à la pression grandissante des
empires. Et c'est pour nous le moyen d'affirmer une autre vision du monde : la
nôtre. Il n'a aucune dissolution de l'identité nationale dans l'identité
européenne, pas plus que nos identités locales ne s'effacent derrière notre
identité nationale. Nos appartenances sont multiples, elles se renforcent, se
complètent et s'enrichissent. La conflictualité entre les superpuissances
chinoise et américaine s'intensifie chaque jour. Elle menace notre souveraineté
et notre prospérité. Elle risque de nous entraîner dans des guerres que nous
n'aurons pas choisies. L’Europe incarne une possible troisième voie à laquelle
beaucoup de pays du monde aspirent. Ce drapeau est celui d’un espoir possible,
c’est le drapeau de la liberté, de la justice et de la démocratie. Comme une
affirmation de notre volonté farouche de maîtriser notre destin. Comme un acte
de résistance à la brutalisation du monde.
> Liban : suite aux incidents gravissimes subis par les casques bleus de la FINUL, j'ai demandé la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. La France condamne avec la plus grande fermeté les tirs qui ont causé la mort, le 29 mars, d’un casque bleu indonésien de la FINUL et qui ont blessé trois autres soldats de la Force, ainsi que l'explosion qui a causé la mort, le 30 mars, de deux autres casques bleus indonésiens et qui ont blessé deux autres soldats de la Force. De telles attaques à proximité des positions des Casques Bleus sont inacceptables et injustifiables. La France exprime ses plus sincères condoléances aux familles des casques bleus tués et sa solidarité à l’Indonésie et souhaite un prompt rétablissement aux personnels blessés. Elle appelle à faire toute la lumière sur les circonstances de ces drames. La France condamne également les graves incidents subis hier par le contingent français de la FINUL dans la zone de Naqoura. Ces atteintes à la sécurité et ces intimidations de la part de soldats de l’armée israélienne à l’encontre de personnels onusiens sont inacceptables et injustifiables, d’autant plus que les procédures de déconfliction avaient été respectées. Ces condamnations ont été signifiées avec la plus grande fermeté à l’ambassadeur d’Israël à Paris. J’appelle toutes les parties au respect de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies et à ce que la sécurité du personnel onusien soit respectée et garantie, conformément au droit international et à la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies. La FINUL doit pouvoir mettre pleinement en œuvre son mandat et exercer sa pleine liberté de mouvement. Je salue le professionnalisme, le courage et l’engagement de l’ensemble des personnels onusiens au Sud Liban.
> [Déclaration
conjointe des ministres des Affaires étrangères de la Belgique, de Chypre, de
la Croatie, de la France, de la Grèce, de l’Italie, de Malte, des Pays-Bas, du
Portugal et du Royaume-Uni et Haute Représentante de l’Union européenne sur la
situation au Liban] Nous, ministres des Affaires étrangères de la
Belgique, de Chypre, de la Croatie, de la France, de la Grèce, de l’Italie, de
Malte, des Pays-Bas, du Portugal et du Royaume-Uni et Haute Représentante de
l’Union européenne, exprimons notre plein soutien au gouvernement et au peuple
libanais, qui subissent une nouvelle fois les conséquences dramatiques d’une
guerre qu’ils n’ont pas choisie. Nous adressons nos condoléances aux familles
des victimes et exprimons notre solidarité avec les populations civiles touchées
par cette guerre à la fois au Liban et en Israël.
Le Hezbollah est responsable de cette situation. Nous condamnons fermement
les attaques du Hezbollah menées contre Israël en soutien à l’Iran ; elles
doivent cesser sur le champ. La priorité est d’éviter une nouvelle escalade du
conflit régional avec l’Iran.
Nous soutenons les décisions historiques et courageuses prises par le
gouvernement libanais. Le seul moyen de préserver le pays des ingérences
étrangères est de renforcer l’État, les institutions et la souveraineté du
Liban. À cet égard, nous appelons à des négociations politiques directes entre
le Liban et Israël, qui permettront de contribuer à mettre un terme durable à
ce conflit et de créer les conditions d’une coexistence régionale pacifique.
Nous témoignons notre plein soutien au gouvernement libanais dans son
approche de la situation et nous l’encourageons à maintenir son cap en mettant
en œuvre des mesures concrètes et irréversibles, à tous les niveaux, afin de
rétablir sa souveraineté sur l’ensemble du territoire libanais, notamment
concernant le monopole de l’État sur les armes. Dans ce contexte, nous sommes
déterminés à soutenir les forces armées libanaises et les forces de sécurité
libanaises, en participant activement à la conférence internationale de soutien
qui se tiendra dès que les conditions le permettront. Afin de permettre aux
forces de sécurité libanaises de devenir à long terme les seules garantes
indépendantes de la souveraineté du Liban, nous appelons également les
autorités libanaises à continuer d’adopter les réformes financières et
économiques nécessaires, conformément aux exigences du Fonds monétaire
international.
Nous appelons l’ensemble des parties à apaiser les tensions et à respecter
l’accord de cessation des hostilités et la résolution 1701 (2006) du Conseil de
sécurité des Nations Unies. Nous appelons à la protection de la population
civile, du personnel humanitaire, du personnel du maintien de la paix et des
infrastructures civiles, notamment les aéroports, les ports et les ponts dans
l’ensemble du pays, conformément au droit international humanitaire.
Nous réaffirmons nos préoccupations concernant le déplacement forcé de plus
d’un million de personnes au Liban.
Nous appelons Israël à éviter toute nouvelle aggravation du conflit, notamment
par le biais d’une opération terrestre sur le territoire libanais.
Nous réaffirmons avec fermeté que l’intégrité territoriale du Liban doit être
respectée.
Nous demeurons déterminés à poursuivre notre soutien au gouvernement
libanais dans la fourniture d’aide humanitaire aux personnes touchées par le
conflit, notamment aux plus d’un million de personnes déplacées, et à préserver
la cohésion interne du Liban, en nous appuyant sur les mesures d’urgence déjà
prises par nos pays respectifs. Nous appelons l’ensemble de la communauté
internationale à contribuer aux efforts humanitaires essentiels pour garantir
des conditions de vie dignes aux nombreuses victimes de ce conflit.
Enfin, nous réaffirmons notre ferme soutien au mandat de la Force
intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) dans le Sud-Liban et appelons à
garantir que les canaux de déconfliction restent ouverts. Nous condamnons
fermement toutes les attaques récentes contre les unités de la FINUL, qui ont
entraîné des pertes humaines inacceptables au sein du personnel du maintien de
la paix ces derniers jours.
Nous exigeons de l’ensemble des parties, en toutes circonstances, qu’elles
garantissent la sécurité et la sûreté du personnel et des locaux de la FINUL,
conformément au droit international. Nous saluons le travail remarquable que
mène la FINUL dans ces conditions difficiles.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Protection des enfants / Intervention à l’Assemblée] Votre question nous
concerne tous. Elle nous met tous, collectivement, face à nos responsabilités.
Elle porte sur la protection des enfants dans le périscolaire, mais c’est la
protection de tous nos enfants qui est en jeu. C’est ce à quoi nous
travaillons, le garde des sceaux et moi, avec l’objectif de présenter un projet
de loi mi-mai au conseil des ministres. Il comprendra des mesures de protection
des enfants, parmi lesquelles l’exigence d’un certificat d’honorabilité ou au
moins la vérification des antécédents judiciaires de toute personne travaillant
auprès d’enfants.
Il s’agit de diminuer un risque qui touche les enfants accueillis dans le
périscolaire, mais aussi, malheureusement, ceux confiés à la protection de
l’enfance – des scandales éclatent régulièrement à ce sujet.
Collectivement, avec les départements et les autres collectivités, nous
travaillons à améliorer la protection des enfants. Notre projet de loi sera présenté
prochainement.
La ministre des sports, dont le champ de compétences couvre l’accueil
périscolaire, a rencontré les différents collectifs.
Le garde des sceaux, la ministre des sports, la ministre des collectivités et
moi-même travaillons ensemble pour être efficaces : nous avons besoin de
mesures rapidement votées et qui produisent une véritable amélioration de la
protection de nos enfants.
> [Cadmium / Intervention à l’Assemblée] L’Anses
est très claire : les Français sont aujourd’hui trop exposés au cadmium,
un métal lourd toxique et cancérogène. L’agence a montré que cette exposition
est principalement alimentaire, et qu’une part significative de la population
dépasse les seuils sanitaires, ce qui peut avoir des effets sur la santé. Elle
appelle donc à la vigilance sur les risques à long terme, que nous prenons en
considération.
Cette situation peut s’expliquer, vous l’avez dit, par une contamination
diffuse et ancienne des sols agricoles, liée notamment à l’utilisation de
certains engrais.
Face à ce constat, le gouvernement, avec ma collègue ministre de l’agriculture,
agit avec détermination, en s’attaquant directement à la source du problème.
Nous allons prendre plusieurs mesures réglementaires : renforcement des
contrôles et de la transparence sur les engrais ; règles plus strictes
pour leur mise sur le marché et pour leur utilisation ; limitation des
apports de cadmium dans les sols agricoles et fixation d’un plafond sur la
teneur en cadmium des engrais.
Surtout, nous engageons une trajectoire ambitieuse. Les niveaux autorisés
seront abaissés de 60 milligrammes par kilo aujourd’hui à
20 milligrammes à terme.
L’ensemble de cet arsenal réglementaire sera publié à l’issue de son examen par
le Conseil d’État, qui est en cours.
Je rappelle par ailleurs que les fumeurs présentent des niveaux entre deux et
trois fois plus élevés que les non-fumeurs. Nous devons poursuivre notre
engagement à lutter contre l’intoxication tabagique.
> Le cancer reste la première cause de mortalité en France. Face à cet enjeu majeur, nous devons aller plus loin dans la prévention. Avec INTERCEPTION, nous faisons progresser une médecine plus personnalisée, plus anticipatrice et plus coordonnée. Cette expérimentation illustre pleinement notre volonté de soutenir des innovations concrètes, utiles et au service des patients, pour mieux repérer les personnes à haut risque, mieux les accompagner et, à terme, mieux prévenir les cancers.
> Nous avons lancé l’expérimentation INTERCEPTION, une étape majeure pour faire progresser la prévention des cancers à haut risque en France. Face à un constat clair, le cancer reste la première cause de mortalité dans notre pays, nous devons aller plus loin, en particulier pour mieux accompagner les personnes à haut risque. Avec INTERCEPTION, nous faisons le choix d’une médecine plus personnalisée, plus anticipatrice et mieux coordonnée. Concrètement, cette expérimentation permettra de repérer plus tôt les patients à haut risque grâce au numérique. Chaque patient se verra ainsi proposer un parcours de prévention adapté en lien étroit avec les centres experts (évaluation, démarche éducative, plan de prévention personnalisé), les professionnels de ville et le médecin traitant. Déployée dans 7 territoires et incluant 6440 patients, cette initiative repose sur une conviction forte : mieux prévenir, c’est sauver des vies. C’est aussi une nouvelle manière de penser notre système de santé, en agissant plus précocement, au plus près des patients et des territoires. Nous continuerons à soutenir des innovations concrètes, utiles et au service de tous.
> Infirmiers libéraux : un accord structurant pour mieux reconnaître leur rôle et améliorer l’accès aux soins. Une étape majeure dans la reconnaissance du rôle des infirmiers. Je salue l’aboutissement de ces négociations.
> Cette négociation infirmière constitue une nouvelle étape dans la réforme du métier infirmier, en concrétisant la revalorisation des soins réalisés par les infirmiers. Cet accord traduit de manière tangible l’évolution et la reconnaissance de leur rôle et de leurs compétences, partout sur le territoire. Il reste encore beaucoup à faire, mais c’est collectivement que nous relèverons ce défi. Je remercie l’Assurance Maladie et les représentants des infirmiers pour la qualité de ce dialogue conventionnel, exigeant mais indispensable.
> Au Congrès de l’UNIOPSS, j’ai salué l’engagement
des 25 000 structures qui font vivre chaque jour notre modèle social
Protection de l’enfance, petite enfance, grand âge, attractivité des métiers :
des chantiers prioritaires pour répondre aux tensions du terrain
En cette Semaine des métiers du soin et de l’accompagnement, nous devons
avancer concrètement avec les acteurs au plus près des réalités de terrain,
pour répondre aux tensions du terrain et aux besoins de nos concitoyens.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> Je me réjouis de l’adoption au Sénat de ma proposition de loi pour
améliorer l’accès au logement des travailleurs des services publics. Ceux que
l’on applaudissait il y a 6 ans ne doivent plus être relégués loin de leur
travail. Mieux les loger, c’est renforcer le service public.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> La mobilité, c’est la liberté. Aucune femme ne doit y renoncer par peur.
Aujourd’hui, trop de femmes adaptent chaque jour leurs trajets : elles évitent
des lignes, desarrêts, des horaires.
Avec Philippe Tabarot, nous lançons le plan: « Éradiquer la violence, agir
contre les agressions, protéger les victimes ». Un plan concret : sécuriser les
espaces, renforcer la présence humaine, faciliter le signalement, former les
agents et sensibiliser la société. Tolérance zéro face aux violences et
au harcèlement. Les femmes doivent circuler librement, partout en France. Ce
n’est pas une condition, mais une obligation.
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> Une rencontre peut changer un destin. Avec le programme Défi Jeunesse,
16 000 collégiens ont été accompagnés l’an dernier pour les aider à : • sortir
de leur zone de confort, • découvrir des métiers et se projeter, • trouver leur
voie, sans s’autocensurer. L’égalité des chances n'est pas un slogan, c’est un
combat quotidien. Ancienne élève des quartiers populaires de Marseille, je sais
ce que change une main tendue au bon moment. Merci à tous ceux qui agissent
pour chaque jeune, quel que soit son point de départ.
> Pour mon premier déplacement, j'ai choisi l'Aisne.
Ce territoire incarne parfaitement cette France qui se bat, innove et place la
formation technique au sommet de ses priorités. Bâtir notre souveraineté
industrielle commence ici, sur le terrain, en créant des ponts solides entre
l'école et l'entreprise.
À la rencontre de ceux qui font battre le cœur de l'économie locale, j'ai pu
échanger avec :
- Les jeunes : fiers d'apprendre des métiers d'avenir et de porter l'excellence
technique.
- Les chefs d'entreprise : des bâtisseurs qui créent de la valeur et des
emplois au plus près de chez nous.
- Les acteurs du plein emploi : mobilisés chaque jour pour faire du travail une
réalité pour tous.
Ma conviction est simple: former notre jeunesse aux métiers de l'industrie
n'est pas seulement investir dans leur avenir, c'est garantir aussi celui de la
France.
Catherine Chabaud (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et
des Négociations internationales sur le climat et la nature chargée
de la Mer et de la Pêche)
> [Prix des carburants / Intervention à l’Assemblée] Nous avons pu mesurer
le désarroi des pêcheurs, qui ont subi de manière immédiate les effets du
conflit au Moyen-Orient : certains navires restent à quai, toute la
filière – les mareyeurs, les criées, les ports – est
touchée par cette hausse des prix du carburant, qui, vous l’avez dit, absorbe
parfois jusqu’à 30 % ou 40 % du chiffre d’affaires.
Je leur dis qu’ils ne sont pas seuls ; vous avez entendu, vendredi, mes
propos. Dès le début du conflit, Maud Bregeon et moi avons réuni représentants
de la filière, metteurs en marché et banques afin qu’un dialogue se crée et que
chacun, à son échelle, joue le jeu. Le 23 mars, nous répondions aux
besoins immédiats des entreprises par un droit au report des cotisations
sociales et à l’échelonnement des échéances fiscales. Cependant la situation,
que nous surveillons de près, évolue rapidement : par conséquent, le
gouvernement a annoncé vendredi un accompagnement des secteurs prioritaires,
dont la pêche.
Au mois d’avril, l’ensemble des navires fera l’objet d’un remboursement sur
factures de 20 centimes par litre de carburant : j’ai présenté hier,
pour validation, ce régime d’aide exceptionnel à la Commission européenne. Vous
l’avez dit, nous devons par ailleurs travailler de manière beaucoup plus
structurelle, notamment à accélérer la décarbonation du secteur. J’ai demandé
hier au Conseil la possibilité d’utiliser les fonds publics européens pour
moderniser la flotte de pêche, vieillissante, ainsi que la suppression des
freins à une réforme de la politique commune de la pêche, afin que nous
puissions décarboner. Il existe des projets : à nous d’en accélérer la
concrétisation.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> À la Direction de l’eau et de la biodiversité pour lancer la feuille de
route « Dérogation espèces protégées ». Objectif : concilier protection du
vivant et réussite des projets de territoire, en simplifiant pour lever les
blocages sans renoncer à l’exigence écologique !
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Dans le cadre de la présidence française du G7, j’ai réuni à New York des
acteurs clés pour soutenir les politiques de développement et partager les
priorités de la France. Nous avons travaillé sur le renouveau de notre approche
du développement avec comme priorité des investissements gagnant-gagnant.
● Autres ministres
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> [Fermeture de classes / Intervention à l’Assemblée]
Je partage évidemment votre inquiétude devant le
vertige démographique et votre déchirement devant les fermetures de classes,
singulièrement en milieu rural. Permettez-moi de vous rappeler quelques données
avant de vous répondre sur le fond. Par rapport à la situation que nous
connaissions il y a dix ans, nous perdons une génération tous les quatre ans.
Nous avons le taux de fécondité de 1916 et le nombre d’enfants de 1942, avec
28 millions d’habitants de plus. Nous perdons chaque année 100 000 à
150 000 élèves dans le système éducatif.
Compte tenu de ces éléments, on ne peut pas se borner à une logique comptable
et annuelle. Je suis d’accord avec vous sur ce point. Nous devons développer
une vision pluriannuelle en partenariat avec les collectivités locales. La
logique doit être double. D’un côté, il faut repenser l’aménagement du
territoire, dont l’école est un élément essentiel. De l’autre, il faut
privilégier une logique d’adaptation de l’offre scolaire. Quelle doit être
l’offre scolaire pour les enfants qui sont aujourd’hui en maternelle et qui
passeront le bac dans quinze ans, dans un système négatif où il y aura
25 % d’élèves en moins ? Les observatoires des dynamiques rurales
lancés par ma prédécesseure Élisabeth Borne sont généralisés à tout le
territoire. Ils doivent désormais nous permettre de dessiner un chemin non pas
seulement à un an, à trois ou à cinq ans, mais aussi à dix ans.
Cette semaine, la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la
performance de mon ministère présentera la vision à dix ans de notre système
éducatif.
Maintenant que les conseils municipaux ont été renouvelés, nous travaillerons
avec les élus locaux sur l’offre scolaire et sur la centralisation. Je
soutiendrai la proposition de loi relative aux regroupements pédagogiques
intercommunaux, qui consolidera une logique d’aménagement du territoire
raisonnable et raisonnée dans une perspective démographique, hélas, sinistrée.
> [Déclin du nombre d’élèves / Intervention à l’Assemblée]
Alors que nous avons perdu 600 000 élèves dans le premier degré
depuis 2017, nous y avons créé 16 500 postes. C’est ça, la réalité.
À présent, nous perdons des élèves de manière accélérée et nous sommes amenés à
suivre en partie cette démographie. Prenons la Seine-Saint-Denis, territoire
que vous avez mentionné. Depuis 2017, on est passé en moyenne de 23,7 à
19,7 élèves par classe – quatre élèves en moins – dans le premier
degré. J’ai bien conscience qu’il s’agit là d’une moyenne.
Vous savez que ce département est malheureusement très concerné par l’éducation
prioritaire car il concentre un certain nombre de difficultés sociales. Dans le
réseau d’éducation prioritaire, nous sommes à 17,2 élèves par classe.
Sur la même période, si l’on raisonne en nombre de professeurs pour cent
élèves, nous avons mis en moyenne un professeur de plus pour cent élèves en
Seine-Saint-Denis : nous sommes passés de 5,75 à 6,75.
On ne peut donc pas dire qu’il n’y a pas d’effort en Seine-Saint-Denis, ce
n’est pas vrai. En revanche, il faut s’interroger collectivement sur le ratio
d’ouverture et de fermeture de classe. Vous ne l’avez pas dit, mais nous
ouvrirons 141 classes en Seine-Saint-Denis l’année prochaine. Il faut
aussi en tenir compte au regard de la situation démographique.
> [Accompagnement des élèves à l’hôpital / Intervention
au Sénat] Le combat pour nos
élèves fragilisés par la maladie nous unit. La rupture scolaire est évidemment
inacceptable et ne peut s'ajouter à l'épreuve qui est la leur.
Vous savez que, depuis 2020, le dispositif Apadhe a été structuré et
renforcé. Pour vous donner un ordre de grandeur, en 2024-2025, plus de
12 000 élèves empêchés pour raison de santé en ont bénéficié, pour un
total de plus de 126 000 heures d'enseignement.
Cependant, vous l'avez dit, des inégalités territoriales persistent. C'est
pourquoi nous travaillons à mieux repérer les besoins, à mieux suivre les
demandes et, surtout, à harmoniser les pratiques entre académies, grâce à un
pilotage national, que j'ai voulu renforcer, et à l'appui des partenaires
associatifs.
Pour ce qui est, tout d'abord, des moyens, l'objectif est bien d'éviter
toute rupture d'accompagnement. Cela implique évidemment d'adapter les
ressources au fil de l'année. C'est un travail assez fin, puisqu'il s'agit
souvent de situations imprévisibles, mais évoluant positivement.
Il s'agit d'améliorer la gestion des ressources disponibles et d'élargir
les capacités d'intervention, notamment en mobilisant davantage d'acteurs
autour des dispositifs existants.
Vous avez parlé des jeunes retraités de l'enseignement ; nous pouvons
aussi désormais envisager de recourir aux futurs fonctionnaires stagiaires des
instituts nationaux supérieurs du professorat et de l'éducation (Inspé), qui
pourraient vouloir, au titre de leur expérience, expérimenter en partie ces
dispositifs. Nous y travaillerons.
En parallèle, les solutions de téléprésence connaissent un développement
important. Le programme TED-i (Travailler ensemble à distance et en
interaction), que vous avez évoqué, constitue aujourd'hui une réponse concrète
et efficace. L'année dernière, 1 500 élèves en ont bénéficié, pour
32 000 heures de connexion, qui ont effectivement permis aux élèves
de suivre les cours en temps réel, en interagissant avec leurs enseignants et
leurs camarades, et en partageant ainsi la vie de la classe.
À ce jour, environ 1 400 robots sont disponibles sur le
territoire, dont 87 % sont actuellement mobilisés, ce qui est beaucoup
plus que les années précédentes.
Évidemment, tout le travail consiste maintenant à accompagner les équipes
éducatives, qui doivent s'habituer à ce nouveau type d'outils.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> [Prix des carburants / Intervention à l’Assemblée] Nous avons d’abord fait
face à l’urgence concernant les agriculteurs, les pêcheurs, pour qui prendre la
mer n’était plus rentable, les transporteurs, confrontés à de réelles
difficultés. Ces aides nécessaires n’épuisent pas, vous l’avez dit à juste
titre, la question des travailleurs qui roulent beaucoup : nous savons à
quelles difficultés eux aussi sont confrontés – on
pense aux infirmières, aux aides-soignantes.
En lien avec le premier ministre et à sa demande, des aides dédiées, spécifiques,
ciblées, bornées dans le temps, sont à l’étude. Des négociations avec la Caisse
nationale de l’assurance maladie en vue d’une revalorisation globale suivent
leur cours. Pour ces publics prioritaires, nous travaillons non seulement aux
réponses d’urgence impératives mais aussi à des réponses à long terme ;
les travailleurs qui roulent beaucoup doivent être les premiers ciblés par ces
réponses structurelles ainsi que par le plan d’électrification que nous
présenterons la semaine prochaine.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> [Agression de l’Ukraine par Poutine] Je serai en Ukraine avec les
ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne pour rappeler notre
soutien et notre solidarité à l'Ukraine, pour commémorer les quatre ans de la
libération de la ville de Boutcha, et puis pour rappeler qu'alors que le monde
a les yeux rivés sur le Moyen-Orient, la guerre continue en Ukraine. Juste sur
la dernière semaine, la Russie a utilisé 3 000 drones, 1 500 bombes, plus de 40
missiles qui ont été dirigés vers l'Ukraine. Alors effectivement, nous devons
continuer et accélérer la pression sur la Russie. Ça passe par l'adoption d'un
20e paquet de sanctions qui est discuté aujourd'hui par les pays européens pour
notamment accroître la pression sur le secteur énergétique de la Russie. On
sait que c'est une ressource pour l'effort de guerre. Ça passe par le déblocage
de ce prêt de 90 milliards d'Euros qui avait été accepté par tous les pays de
l'Union européenne, les 27, au Conseil européen de décembre. 90 milliards
d'Euros, c'était pour l'aide militaire et économique pour les deux prochaines
années. Aujourd'hui, la Hongrie bloque ce prêt. On doit continuer le dialogue,
mais aussi la pression sur la Hongrie pour débloquer de façon urgente puisque
c'est l'aide dont les Ukrainiens ont besoin pour les deux prochaines années. Il
y a un dialogue qui est mené avec la Hongrie. Vous savez qu'il y a aussi des
négociations sur d'autres sujets comme la réparation du pipeline de Droujba,
qui est cet oléoduc qui amène du pétrole depuis l'Ukraine. Il est absolument
urgent. Je rappelle que les Hongrois, comme les 26 autres pays de l'Union
européenne, avaient donné leur accord. Donc c'est non seulement la sécurité de
l'Europe, c'est aussi la crédibilité, la parole donnée par les pays de l'Union
européenne. À ce moment, encore une fois, on parle beaucoup du Moyen-Orient. On
voit les prix des hydrocarbures qui augmentent, ce qui pourrait aussi jouer en
faveur de Vladimir Poutine, ou peut-être les efforts américains sont rivés
ailleurs. C'est aux Européens aujourd'hui de prendre en charge leur sécurité.
Ce prêt est absolument essentiel à cet égard.
> [Agression de l’Ukraine par Poutine] Ce n'est pas
le moment de lever les sanctions sur la Russie. Au contraire, c'est le moment
d'accroître la pression. Je le disais à la fois le 20e paquet de sanctions, de
continuer aussi notre pression sur la flotte fantôme, ces navires qui sont
utilisés. (…)
Qui est-ce que ça renforce de faire cela ? Ça renforce évidemment la Russie
dans la guerre d'agression contre l'Ukraine. Ça renforce aussi l'Iran qui est
l'allié de la Russie. Je vous rappelle aujourd'hui que dans le ciel ukrainien,
il y a des drones iraniens qui sont utilisés par la Russie, des drones Shahed.
On sait que la Russie et l'Iran se sont soutenus ces dernières années, que ce
soit dans le soutien aussi au régime criminel de Bachar al-Assad en Syrie. Et
donc soutenir la Russie ou lever les sanctions, ça ne va pas dans l'intérêt de
sécurité ni des Européens ni des Américains. (…)
Non, ce n'est pas le moment de lever les sanctions contre la Russie alors que
la Russie continue, accélère son agression contre l'Ukraine et ses menaces de
sécurité contre les Européens.
> [Prix des carburants] Le Gouvernement est
mobilisé, a pris des mesures, que ce soit des mesures d'urgence, de soutien aux
secteurs qui sont les plus touchés. Je pense par exemple au transport routier
ou à la pêche.
La libération d'une partie des stocks stratégiques, 250 000 barils. Il y aura
aujourd'hui au niveau du G7 une réunion des ministres de l'Economie, autour du
ministre Roland Lescure pour parler aussi de la coordination internationale
pour le soutien à l'énergie. Nous sommes évidemment mobilisés pour mettre en
place une coalition aussi pour la liberté de navigation du détroit d'Ormuz, par
lequel circule à peu près un cinquième des hydrocarbures à travers le monde.
Donc nous sommes mobilisés. C'est une situation, il faut quand même le dire,
qui est différente d'il y a quelques années. Aujourd'hui on a un parc nucléaire
qui fonctionne à plein puisque nous avons investi pour le rénover. Nous ne
sommes pas à l'hiver comme c'était le cas, par exemple, au moment du
déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022, il y a quatre ans. Et nous
continuerons le dialogue avec nos partenaires, notamment du partenaire européen
et du G7, pour voir les mesures qu'on pourrait continuer à prendre.
> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Nous, on continue à travailler avec les Ukrainiens, à les soutenir. Par exemple, la France est aujourd'hui le premier pays qui aide l'Ukraine sur le renseignement militaire, ce qui est absolument fondamental. Les Ukrainiens, vous le savez, ont aussi des technologies, notamment des technologies de défense anti-drone. Aujourd'hui, il y a des accords qui ont été signés entre l'Ukraine et des pays du Golfe, comme les Émirats ou l'Arabie Saoudite, pour rapprocher les industries de défense ukrainiennes et du Golfe. Nous-mêmes, nous avons intérêt non seulement à continuer à monter en puissance avec notre industrie de défense, notre base industrielle de défense et à la rapprocher de celle de l'Ukraine. C'est pour ça que nous avons mis dans le prêt de 90 milliards aussi le principe de préférence européenne. C'est pour ça que l'an dernier, quand nous avons fait le prêt de 150 milliards d'Euros de la Commission européenne pour l'industrie de défense européenne, on a inclus l'Ukraine. Moi-même, quand je serai en Ukraine, j'irai voir des acteurs, des startups françaises dans le secteur des drones et de l'intelligence artificielle qui travaillent avec les Ukrainiens pour travailler à l'interception de drones, parce que c'est dans notre intérêt aussi de renforcer notre coopération de défense avec les Ukrainiens en ce sens.
> [Présidentielle] Alors que nous rentrons dans une période qui va être une période électorale, il est temps de mettre le pays avant les partis. Et si on veut avoir un programme et un projet pour le pays d'autorité sur le plan du régalien, de réforme économique, si on veut continuer à porter une voix forte en Europe et sur la scène internationale, les partis de la droite et du centre ont intérêt à s'unir et à porter une candidature unique pour l'accompagner.
> [Présidentielle] Je ne veux pas rentrer à ce stade dans les questions de personnes. Je pense que ce qui est important, c'est qu'on parle à la fois du projet et de l'unité de notre famille politique et du socle commun. Ce que nous avons su faire ces dernières années, c'est travailler entre les partis du centre, Renaissance, Horizons et les Républicains. Moi, j'ai toujours plaidé pour cette unité. Nous avons chacun, bien sûr, dans nos partis, des différences, des distinctions. Il ne s'agit pas d'écraser les différences, de se mettre d'accord sur un projet, sur une candidature et puis après, bien sûr, d'aller surtout parler aux Françaises et aux Français.
> Regardez ce qui s'est passé dans les municipalités qui ont été conquises par la France insoumise. On voit déjà un climat de violence, un climat de menaces et d'intimidation contre les élus sortants. On voit la remise en cause de principes républicains, comme la neutralité du service public. On voit déjà une ambiance communautariste. Je ne veux pas de ça pour mon pays.
Nicolas Forissier (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> M. Mélenchon, vous mélangez tout, même les fake news. Donc je répète, pour
la énième fois, car je ne veux plus laisser passer vos arrangements avec la
vérité : La Présidente de l’Assemblée ne décide pas seule des minutes de
silence et ne vote d’ailleurs même pas. En revanche cette minute a été proposée
par un président de groupe puis approuvée par la totalité des autres dont
Mathilde Panot pour le groupe… LFI. À bon entendeur…
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> La France qui bâtit, la France qui innove, la France qui produit.
Au salon Global Industrie, aux côtés de nos industriels, de nos ingénieurs, de
nos chefs d’entreprise et de nos alternants, j’ai vu une ambition commune :
faire de la France une grande puissance industrielle. Face aux défis de la
transition énergétique, de l’intelligence artificielle ou de la robotique, vous
êtes aux avant-postes de toutes les batailles. Celle de notre souveraineté.
Celle de notre compétitivité face aux États-Unis et à la Chine. Vous pouvez
compter sur moi pour me battre sans relâche pour une France plus compétitive,
plus forte et plus prospère.
● MoDem
François Bayrou (président)
> Ce qui est le plus inquiétant, il y a beaucoup de choses inquiétantes dans
la situation dans laquelle nous sommes. Ce qui est le plus inquiétant, c'est
cette montée d'une violence aveugle, notamment en politique. Parce que la
démocratie c'est fait exprès pour que la violence de la société soit conjurée,
maîtrisée, exprimée en mots et en textes, en votes, et d'une certaine manière,
soit ainsi mise de côté. (…)
Il y a des causes à tout ça. Et une des causes, c'est que personne n'accepte
plus de regarder le réel comme il est.
> On refuse de voir le réel. Et cette question va aussi dominer les temps qui viennent. Et quand vous ne voyez pas le réel, à ce moment-là, c'est les passions qui se déchaînent. Si vous n'êtes pas capable d'accepter, de regarder où vous en êtes, à ce moment-là, il n'y a plus que… la passion, les violences et le retour du refoulé le plus ancien, le plus insupportable, le plus affolant.
> Nous, nous n'avons pas un rêve, nous avons un idéal et des principes. Et cet idéal et ces principes, c'est qu'on ne juge pas un homme sur la couleur de peau, on ne juge pas un homme sur sa religion, une femme, un homme, un être humain, sur sa couleur de peau, sur sa religion. On le juge sur la citoyenneté. C'est-à-dire, qu'est-ce que tu es capable de faire pour les autres ? « Ne vous demandez pas ce que l'Amérique peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l'Amérique », disait Kennedy. C'est exactement ça la question. Je vais vous dire, pour moi c'est une blessure de chaque minute, qu'on se remette à dire d'un côté, j'ai entendu cette phrase pendant ces campagnes : « Il y a trop de noirs », et que de l'autre côté on dise « nous sommes les racisés et d'une certaine manière nous sommes là pour prendre le pouvoir en raison de notre origine, religion, » je ne sais. On ne devrait pas pouvoir élever des enfants dans un pays qui laisse grandir ça.
> La France s'est construite sur cette idée que nous étions des hommes et des citoyens, pas représentants d'une communauté. Je cite le titre exact : Les Droits de l'Homme et du Citoyen. Nous sommes des hommes, c'est-à-dire par nature égaux, et nous sommes des citoyens égaux par responsabilité. Ça, c'est la France. Et laisser, même par réalisme, accepter ce principe, c'est pourquoi la France n'est pas communautariste Vous avez dit : L'Angleterre a fait le saut du communautarisme. Elle a toujours été communautariste. Parce que c'est un pays dans lequel les classes sociales ont été constamment un des principes d'organisation du pays. Ce n'est pas notre cas. Nous, nous avons construit, vous avez dit, un rêve. Ce n'est pas un rêve, c'est un idéal. Nous ne pouvons pas, même par réalisme, laisser faire ça. Je ne veux pas regarder les gens, je ne veux pas que mes enfants regardent les gens, et les enfants de mes enfants regardent les gens selon la couleur de la peau. Je ne veux pas qu'ils les regardent selon la religion.
> On a réussi en une année à diminuer le déficit public de 0,7%, c'est-à-dire près de 1% en une année, sans porter atteinte à la croissance et sans laisser à aucun moment filer le déficit public. On avait dit on fera 5,4% de la production du pays comme déficit, ce qui est énorme, ce qui est à terme ou à moyen terme insupportable. On avait dit on le fera baisser à 5,4%, finalement on a fini à 5,1%. Et donc… Donc on l'a fait. À quel moment ça s'est joué ? Ça s'est joué au moment du conclave sur les retraites. Vous vous souvenez, la grande question des retraites ? J'arrive, le gouvernement de Michel Barnier vient d'être censuré. On y était. Grosso modo, quels étaient les termes de l'échange ? Les organisations syndicales présentes autour de la table, réformistes comme on dit, acceptaient la retraite à 64 ans. Et sur l'autre plateau de la balance, le patronat devait accepter que la pénibilité soit prise en compte pour la retraite.
> Quand je vois le président de la République sur la scène internationale, je me dis : ce que cet homme fait, qui le ferait ? Il est le porte-drapeau de l'Europe face à Trump. Il est le porte-drapeau de l'Europe et de la liberté face à Poutine. Il est celui qui aide le plus expressément l'Ukraine. Et je n'ai jamais eu honte, pas une seule fois. Il y a eu des précédents, comme Français, je n'étais pas bien en voyant mes dirigeants. Lui, jamais. Et son intuition initiale, qu'on pouvait réunir la France pour la lancer dans le siècle dans lequel nous étions entrés et qu'on allait être le pays de l'entreprise et qu'on allait recréer des emplois, cette intuition était juste. Et puis il l'a eue, la plus énorme cascade, j'allais dire, d'emmerdements, excusez-moi. En bon français, voilà. La plus énorme cascade d'épouvantables difficultés, les gilets jaunes et puis le Covid, et puis la guerre en Ukraine, et puis l'inflation et puis la crise de l'énergie.
> Pour moi, le fait essentiel, c'est qu'il est
impossible de sortir la France de la situation dans laquelle elle est, s'il n'y
a pas une union nationale. Quelque chose qui englobe les forces démocrates et
républicaines en disant, écoutez, cette fois-ci, on va affronter les choses. (…)
Le rétablissement des finances publiques. La lutte contre la dette est un plan
précis pour en sortir. Le fait que la démographie de notre pays, c'est une
conséquence évidemment de la perte de morale. Et puis le fait que
l'appauvrissement général que tout à l'heure je dénonçais, et puis l'Europe
comme elle est. Tout ça, si la France demeure divisée, c'est pas qu'on est
divisée. On s'enfonce. Dans un moment de division de plus en plus acharné.
C'est divisé entre partis, et à l'intérieur des partis, divisé en sous-parties,
et chacun jouant sa carte, et chacun disant « je suis ennemi de… » de tous les
autres, vous voyez, par exemple.
> Le centre n'est pas un sous-produit de quelque chose. Nous avons en France, allez, cinq ou six familles politiques. Il y a l'extrême gauche, on voit qu'elle l'est avec LFI, il y a la gauche de gouvernement avec le PS, il y a l'extrême droite, il y a la droite de gouvernement… Et puis il y a le centre démocrate et républicain.
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à
l’Assemblée nationale)
> Qu'il y ait des économies à
faire dans ce pays, c'est pas un sujet qui est tout à fait nouveau et vous ne
trouverez pas le Mouvement Démocrate en défaut de cette question. Mais pas de
façon folle et de façon irréelle ou irréaliste. > [Présidentielle
/ Edouard Philippe en tête dans les sondages] Attention à ne pas saturer
l’espace médiatique de «il a déjà gagné». Il y a des tas de gens qui avaient
déjà gagné et qui ont perdu.
> [Présidentielle] La droite c'est la droite, le centre c'est le centre et la gauche c'est la gauche. Il faut arrêter cette confusion des esprits. La question n'est pas d'avoir un candidat unique de la droite et du centre, la question c'est d'avoir un candidat qui soit capable, modéré, du camp de ceux qui peuvent gouverner sans mettre le pays en ébullition, en chaos.
> [Présidentielle] On parle beaucoup des
personnalités, mais quel est le projet et le programme ? Là on teste ce
que les gens perçoivent des qualités d’une personnalité. Edouard Philippe est
l’un de ceux qui sont placés, il a été Premier ministre, on sait les qualités
qui sont les siennes. (…)
J’ai l’impression que sur plein de sujets nous ne sommes pas d’accord avec
Bruno Retailleau, qu’il fasse son projet avec les LR, que nous fassions notre
projet et nous verrons les convergences que nous pourrons proposer aux Français.
(…)
La pire des choses serait de dire que de Knafo à Glucksmann, c’est pareil. Vous
ouvrez un boulevard à Mélenchon et Le Pen. (…)
Une primaire d’Edouard Philippe à Sarah Knafo, ça sera sans nous.
> [Présidentielle] Je dis à Bruno Retailleau que jamais quelqu’un de droite ne pourra gagner sans des gens qui ont soutenu Emmanuel Macron. Personne ne peut gagner seul. Il y a des forces qui ont décidé de faire éclater le pays. Les forces qui ne veulent pas fracturer le pays, dont est – je le crois – Bruno Retailleau, doivent se rassembler au premier ou au second tour. (…) Mais si on dit sans les macronistes, sans les gens de gauche, avec quelles voix on est élus?
► Autres
● Commission européenne
Stéphane Séjourné (Vice-président exécutif à la Prospérité et à la Stratégie
industrielle)
> Notre sécurité économique, notre ambition climatique, notre poids
géopolitique : dans le contexte actuel, tout converge. L’Iran nous le montre
chaque jour. Excellent échange avec mon ami le ministre Jean-Noël Barrot sur
notre agenda commun de renforcement de la souveraineté européenne.
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Dans un geste pseudo patriotique, les nouveaux maires RN retirent les
drapeaux européen et ukrainien des frontons de leur mairie. Ils s’opposent à
l’Union européenne et veulent mettre fin à la contribution française. Un
véritable Frexit qui ne dit pas son nom. Mais cela veut-il dire qu’ils vont
rendre les millions d'euros de fonds européens accordés pour le développement
de leurs territoires, l'aménagement des infrastructures comme l'aéroport de
l'Aude, les aides de la PAC ou celles sociales ? Quant à leur argument du solde
négatif de notre contribution, il est malhonnête et incomplet : chaque année,
via le marché unique et ses différents programmes, l’Union européenne rapporte
124 milliards d’euros à la France.
● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Un an après sa création, le Haut-commissariat à l’Enfance tient sa
promesse : écouter vraiment les enfants. 150 enfants étaient présents et ont
pris la parole, sans filtre. Questions directes, regards justes. Merci à eux !
> L’exploitation sexuelle des mineurs est trop souvent cachée derrière les tabous, alors qu'elle concerne tous les milieux et territoires. Pour mieux agir, j'organise une conférence réunissant experts et acteurs de terrain.
> Protéger les tout-petits du sucre, c’est investir dans leur santé de demain. Une avancée majeure, portée avec esprit transpartisan. Je m’en réjouis.
