Voici une sélection, ce 31 mai 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Discours depuis l’usine Vorwerk dans le cadre des journées Choose France]
Si nous sommes là, c'est qu'on est à quelques jours d'une nouvelle édition de Choose
France. Lundi, ça se tiendra à nouveau.
Au fond, c'était l'occasion à la fois de revenir sur ce qui a été il y a
quelques années, une annonce faite dans le pays, qui était des lignes de
journaux, qui est aujourd'hui une réalité que vous vivez, et aussi l'engagement
d'une entreprise sur le territoire, qui est le fruit de ce travail collectif,
de votre confiance, mais qui permet de montrer que, quand on parle de Choose
France, de l'attractivité française, c'est une réalité.
C'est une réalité qui repose et qui se construit sur les réformes qu'on a pu
faire ces dernières années, qui ont fait, parce que ce n'est pas un miracle ce
n'était pas le cas avant, que depuis sept ans, on est le pays le plus attractif
d'Europe. Ça a été confirmé, encore pour l'année dernière. Donc ça fait
maintenant sept années consécutives que la France est le pays d'Europe qui
attire le plus d'investissements étrangers. Ça ne tombe pas du ciel. C'est le
fruit de réformes, du travail aussi de constance et de notre engagement
collectif. C'est nos réformes macroéconomiques, nos éléments de simplification,
je vais y revenir, toute la politique qu'on doit continuer d'accélérer au
niveau européen.
Mais l'histoire de Vorwerk a quelque chose, je trouve, d'unique, d'extrêmement
illustratif de ce qu'on veut faire. C'est aussi pour ça que je suis là auprès
de vous. Une entreprise qui, il y a plusieurs décennies, a investi sur votre
territoire. Donc c'est d'abord sa confiance dans la France, la force du couple
franco-allemand. Quand on parle d'Europe, ce n'est pas abstrait. Donc cette
confiance franco-allemande qu'on trouve aussi d'ailleurs dans les machines, les
robots, je l'ai vu, vous me l'avez expliqué tout à l'heure, il y a des machines
allemandes, puis des robots français, avec des partenaires qui sont présents
ici et qui développent dans la région les robots avec lesquels vous travaillez.
Il y a eu des moments de doute. À ce moment-là, les élus locaux se sont
mobilisés. Je veux saluer la présence ici de nos maires, de notre département,
de la région, évidemment, monsieur le ministre qui, à l'époque, était au
premier chef intéressé. Vous vous êtes battus pour que l'entreprise ne parte
pas et qu'elle reste, qu'elle se développe.
Ces dernières années, l'entreprise a fait des choix. Je veux quand même y
revenir. C'est en 2022 qu'est annoncée la création d'un nouveau site, après
Cloyes-les-Trois-Rivières, le site historique. En 2022, vous dites, on va
s'installer à Donnemain, on va faire cet investissement, moderniser le site
historique de Cloyes, investir ici pour créer une entreprise. La France, au
début, n'était pas favorite. Mais vous faites cet investissement. En 2024, vous
augmentez l'investissement en disant, on va aller plus vite encore sur la
modernisation, créer plus d'employés. Et en 2025, vous faites l'annonce d'un
nouveau site pour la R&D, la Chapelle-du-Noyer, pour investir à nouveau et
embaucher à nouveau. Donc, depuis 2022, il y a eu 4 séries d'annonces faites
par l'entreprise pour moderniser le site historique, créer ce site, aller
encore plus vite et plus fort et créer un nouveau site. Ça, je veux vous
remercier infiniment pour cette confiance.
Et au fond, pourquoi ? D'abord, parce qu'il y a une entreprise qu'on
appelle de taille intermédiaire, donc un champion qui a grandi ces dernières
années, plusieurs milliers de collaboratrices et de collaborateurs, qui a fait
les bons choix industriels, qui a décidé de moderniser, de robotiser. Ça vous
doit beaucoup. Et qui a fait le choix de l'Europe et de la France. Donc merci à
vous, parce que c'est un vrai choix industriel. La deuxième chose, c'est vous.
C'est parce qu'il y a des collaboratrices, des collaborateurs qui ont été
exemplaires et qui ont montré leur engagement pour l'entreprise durant toutes
ces années. Parce qu'on n'investit pas dans un endroit où les gens ne sont pas
motivés. On n'investit pas dans un endroit où les gens ne montrent pas leur
attachement à la marque, à l'entreprise. Ça m'a été dit tout à l'heure, ça nous
a été dit à plusieurs reprises, y compris quand j'ai vu le directeur général et
le président et la famille en 2022. C'est parce qu'il y a aussi des
collaboratrices et des collaborateurs qui sont attachés à l'entreprise. Donc je
voulais vraiment vous dire mes remerciements, parce que c'est ce collectif qui
a permis ces choix.
La troisième chose, c'est parce qu'il y a des partenaires de qualité. Tous ceux
qui sont là, partenaires industriels, qui font partie de cet écosystème
d'innovation, de production, vous en êtes, et des élus qui ont continué de se
mobiliser. Et puis il y a eu les services de l'État, et je veux vraiment
remercier l'ensemble des services de l'État, les équipes de l'Élysée, des
ministères, de Business France, de la préfecture et l'ensemble des services de
l'État sur le territoire avec nos élus, parce que c'est pour ça qu'on a pu
avancer aussi.
Je vais vous dire quelque chose pour que vous ayez confiance dans le pays, on
avait une discussion tout à l'heure, j'en ai, moi, assez du défaitisme qu'on
entend sur la France et sur l'Europe. C'est une folie. Sinon, on n'a pas
confiance en nous-mêmes. Qui aura confiance en nous ? Mais ce qu'on a fait
ici, c'est la démonstration en acte que c'est possible. Tout le monde nous dit
que c'est impossible. C'est très, très long en France, en Europe, on ne peut
plus faire de projet industriel. On s'est engagés. En 2022, on a dit 2 ans. 2
ans. Les gens nous ont dit, c'est impossible, 2 ans pour faire une usine. On
l'a fait.
Les gens pensent que pour construire des usines en France, il faut faire des
millions, voire des milliards de subventions. Ici, zéro subvention publique. Il
n'y en a pas eu. Il n'y en a pas eu. Vorwerk n'a pas touché de l'argent de la
France. Mais qu'est-ce qu'on a fait ? On a foncé tous ensemble pour dire
ce qu'était ce site, une friche agricole, on va créer une usine. Donc, on a été
deux fois plus vite que d'habitude sur les permis. L'ensemble des collectivités
territoriales ont simplifié leurs plans d'urbanisme. Les services de l'Etat ont
redoublé d'efforts pour mettre en parallèle les procédures. On a payé des
fouilles, ça oui, pour justement aller plus vite. En deux ans, on a bâti une
usine. Donc, je le dis haut et clair, c'est possible.
Quand on a des femmes et des hommes motivés, fiers de leur entreprise, dont les
qualités sont reconnues, quand on a le bon contexte macroéconomique,
c'est-à-dire qu'il ne faut pas massacrer les entreprises avec de la fiscalité,
ni ceux qui travaillent avec de la fiscalité, c'est ce que j'essaie de faire
depuis neuf ans. J'entends parfois, chaque année, comme les hirondelles
reviennent, on a parfois les velléités fiscales qui reviennent. Non !
Stabilité ! Stabilité, compétitivité européenne et rapidité ! Et donc,
on l'a fait tous ensemble. On a créé ce site en deux ans. Ça, c'est une
formidable force, c'est une source d'attractivité, c'est une source de fierté,
mais ça montre qu'on peut aller de l'avant.
Donc, nous avons recréé ici, entre Cloyes, Donnemain, La Chapelle, des emplois
industriels. Ce qui est d'ailleurs conforme à ce qu'on fait dans le pays depuis
maintenant sept ans, c'est qu'on réindustrialise progressivement, là où pendant
douze ans, on avait désindustrialisé. C'est l'ensemble de cette mobilisation
qui est clé. Ce qui fait que, non seulement, Vorwerk a décidé d'aller plus
vite, de doubler la mise, d'investir sur La Chapelle, mais je dois le dire ici
aujourd'hui, sur la base de cet exemple, vous avez été nos meilleurs
ambassadeurs.
Les équipes m'ont raconté tout à l'heure que quand une autre entreprise
allemande, du Mittelstand, Zwilling, qui fait les cocottes Staub,
disait, je vais fermer mon site en France. Ce n'était pas chez vous, c'est dans
les Hauts-de-France, mais c'est la même équipe. Je vais fermer, je vais ouvrir
l'usine en Malaisie, parce qu'en France, ils n'iront jamais assez vite, ce sera
trop compliqué, etc. Grâce à vous, parce que vous avez été expliquer ce qu'on a
su faire ensemble en deux ans. Vous avez été les voir, « vous devriez
quand même leur demander ». On a bossé avec eux sur le même modèle,
modèle Vorwerk. Cette même entreprise allemande, elle a décidé de moderniser
son site et de réinvestir en France.
Donc à chaque fois qu'on raconte, c'est possible. À chaque fois qu'on se
mobilise tous, en format équipe de France, on y va, en partenariat
franco-allemand, on a des résultats, on réindustrialise, on recrée de la
confiance, on tord le cou à des idées reçues, et on met un coup d'arrêt à ce
défaitisme insupportable. On est un grand pays industriel, un grand pays
d'activité, qui permet à des femmes et des hommes comme vous, de se reconvertir
dans la carrière, à des plus jeunes de trouver un emploi, à un CDI à 20 ans, et
à des femmes et des hommes de ce territoire, d'avoir un avenir industriel et de
bâtir une vie avec leur famille. C'est ça, ce qu'on veut. On veut créer de la
richesse dans notre pays, pour pouvoir soutenir notre modèle, que nos enfants
aient une meilleure vie que nous. C'est possible il faut se retrousser les
manches. Ce que vous faites, je vous ai vus sur vos lignes de production, ce
que vous faites quand vous bâtissez aussi et que vous concevez cette
modernisation, cette robotisation, et ce que l'ensemble des équipes ont fait
pour que ça aille vite et qu'on soit compétitifs. Parce que c'est une bataille
mondiale et que l'exemple de Vorwerk montre qu'on peut la gagner.
Donc voilà pourquoi je suis là. Pour dire, quand on a annoncé en 2022, en 2024,
en 2025, des choses, c'était du réel, du tangible. On l'a là. Je suis même un
peu moins bête maintenant sur comment on fait le bol, comment il est hermétique
et comment on a les lignes de production. Donc ça, c'est grâce à vous. C'est
grâce à nous tous. Vous pouvez être très fiers de ça.
Alors, je le disais, septième fois consécutive qu'on est le pays le plus
attractif d'Europe. Lundi, on aura un nouveau Choose France avec des
annonces qui s'annoncent formidables. La totalité de ce qu'on a annoncé ces
dernières années, c'est en réaliser 87 milliards d'euros d'investissement
d'entreprises allemandes, britanniques, mais parfois taïwanaises, chinoises,
américaines, indonésiennes en France. C'est des emplois créés, c'est de
l'investissement qui se fait, c'est de la richesse qui se crée chez nous. C'est
ça dont on a besoin.
Donc, il ne faut pas lâcher ce combat. Il est essentiel. C'est le combat pour
l'industrialisation. C'est le combat pour l'innovation. Je veux vraiment vous
saluer tous parce que moi, c'est ce collectif que j'aime. Quand je vois des
élus qui se battent sur le terrain quand ça risque de fermer, tout tenir, des
élus qui se battent pour investir, accélérer les projets, quand je vois des
élus qui se battent à nos côtés pour qu'on puisse former des jeunes plus
rapidement et on tient ô combien à l'apprentissage, aux politiques de
reconversion, ça, c'est la France qui gagne. C'est la France qui permet de
créer des emplois et de vous offrir des opportunités et de vous voir avec
fierté parler de votre travail comme vous l'avez fait tout à l'heure, ce qui
est pour moi la plus belle des récompenses, ça vaut tous les chiffres de la
Terre. Croyons collectivement dans le pays.
Alors, au moment où on se parle, il y aura plusieurs sites parce qu'on a créé
les Journées de Choose France et donc aujourd'hui, dans beaucoup de
sites, mais tout le week-end, il y a plusieurs douzaines de sites industriels
qui sont ouverts au public. Ce sont des sites qui ont bénéficié justement de
ces investissements de Choose France. Il y en aura partout en France.
Donc on aura Aubert et Duval dans le Puy-de-Dôme, on aura Saint-James en
Normandie, on aura aussi Novo Nordisk, à Chartres, qui a été un gros
investissement dans la pharma qu'on avait été ensemble célébrer. Donc vous
pourrez, la carte est rendue publique, avec toutes vos familles, aller dans ces
sites pour au fond être attachés à l'industrie comme on est attachés aussi à
notre patrimoine. On est dans un grand territoire, un grand département de
patrimoine historique, on y tient aussi beaucoup.
Aimer nos usines, aimer notre industrie, c'est aussi important pour le pays,
pour convaincre aussi beaucoup de jeunes qu'il y a de l'avenir dans l'industrie
et qu'ils ont vos modèles à suivre, c'est-à-dire la possibilité de trouver des
emplois stables, de qualité, où on peut être bien formé, où on est formé tout
au long de sa vie, où on a amélioré les conditions de travail grâce à la
robotisation, et où on peut avoir un emploi qui évolue tout au long de la vie.
J'ai vu des exemples concrets où on prend des responsabilités et où on
travaille dans de bonnes conditions.
Je ne veux pas être plus long, mais je voulais être parmi vous pour remercier
de la confiance qu'il a eu dans la France, évidemment le groupe Vorwerk, pour
vous remercier collectivement, chacune et chacun, de nous avoir permis de faire
cela, et pour vous dire, pour nous dire collectivement, de croire en nous. On
est une très grande nation d'innovation, d'industrie, d'agriculture aussi, et
on a encore un avenir magnifique. Simplement, il faut être capable d'aller
encore plus vite, de nous mobiliser, de valoriser nos atouts, d'attirer partout
dans le monde ceux qui investissent, et de mettre en œuvre ce qu'on a dit qu'on
ferait. C'est exactement ce qu'on a fait ici, et c'est ce qu'on va continuer de
faire. Aucune fatalité, aucune simplification, aucun défaitisme. L'esprit de
conquête, toujours et encore, parce que c'est possible, c'est la France et
c'est l'Europe, et c'est l'amitié franco-allemande. Merci à tous.
Vive la République et vive la France.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Face à la crise énergétique, nous avons fait un choix simple : cibler nos
aides pour soutenir l’activité et le travail, et veiller à ce que chaque euro
d’argent public soit dépensé utilement. Depuis mars, les prix de l’énergie ont
connu de fortes variations. Le pétrole est aujourd’hui repassé sous les 100$ le
baril et les prix à la pompe commencent à refluer. Mais cet épisode doit être
replacé dans un contexte de grande volatilité qui impose la prudence.
Pendant ce temps, les aides sont pleinement opérationnelles :
- 439 339 demandes déjà déposées pour le guichet « grands rouleurs », qui
permettra aux travailleurs modestes de toucher 100 € dès le mois de juin ;
- ouverture de l’aide aux pêcheurs au 1er juin ;
- revalorisation des indemnités kilométriques des aides à domicile effective
dès le 1er juin ;
- poursuite de l’accompagnement des secteurs les plus touchés : transporteurs,
BTP et monde agricole ;
- prime carburant totalement défiscalisée et désocialisée jusqu’à 600 € afin
que toutes les entreprises puissent aider leurs salariés sans condition.
Chaque secteur a ses réalités. Notre responsabilité est d’apporter des réponses
concrètes, de les adapter quand c’est nécessaire et de nous assurer qu’elles
produisent des résultats. Les outils sont en place, accessibles et ils
fonctionnent. Nous continuerons à les ajuster au plus près du terrain pour
protéger l’activité et le pouvoir d’achat.
> Être sapeur-pompier, professionnel ou volontaire, c’est choisir l’engagement. Un engagement au service des autres, souvent dans des conditions difficiles, parfois au péril de sa vie. Face à l’augmentation des risques climatiques et des crises, la Nation a plus que jamais besoin de ses sapeurs-pompiers. L’État est au rendez-vous pour les soutenir et les accompagner. À compter du 1er juillet 2026, les volontaires ayant accompli 10 ans de service bénéficieront de trimestres supplémentaires.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Mon discours lors de la session plénière du Shangri-La dialogue consacrée
à la dégradation de l’environnement de sécurité maritime en Asie. « La
France sera au rendez-vous. Comme membre permanent du Conseil de sécurité.
Comme nation européenne. Comme puissance nucléaire. Comme nation de
l’Indopacifique, attachée à son autonomie stratégique, attachée à ses
territoires, à ses ressortissants, à ses partenaires. Car contribuer à des
espaces maritimes libres, ouverts, sûrs et régulés, maintenir les détroits
internationaux ouverts, sans mécanisme de filtrage ou de péage, faire prévaloir
le droit sur la force, garantir à chaque État, quelle que soit sa taille, le
respect de sa souveraineté : voilà la boussole de la France. Nos partenaires le
savent : l’engagement de la France est fiable, prévisible et durable. Nos
compétiteurs doivent le savoir aussi : face aux défis qu’ils nous imposent, en
mer comme ailleurs, notre résolution ne faiblira pas. »
> Avec 16 homologues réunis au Shangri La Dialogue, je viens de signer l’initiative « GUIDE » (Guidelines on Underwater Infrastructure Defence Exchanges), portée par Singapour, qui vise à renforcer la coopération en matière de sûreté des infrastructures sous-marines critiques. La protection de ces infrastructures est essentielle dans le contexte actuel de compétitions exacerbées et de remise en cause des normes internationales. Puissance riveraine de l’Indopacifique, la France est attachée au respect du droit international, à la préservation de la souveraineté des États et à la recherche de l’autonomie stratégique.
> Merci au Premier ministre singapourien pour son accueil. Un an après la visite d’État du président de la République Emmanuel Macron, à l’occasion de laquelle nos deux pays ont scellé un partenariat stratégique renforcé, j’ai salué la proximité exceptionnelle entre la France et Singapour. Cette relation bilatérale singulière nous permet de partager en toute confiance nos analyses respectives au regard de nos nombreux intérêts communs. J’ai également adressé mes vœux de succès à Singapour dans la perspective de sa présidence de l’ASEAN en 2027.
> Rencontre avec le général Phan Van Giang, ministre de la Défense du Vietnam. J’ai réaffirmé la place et les responsabilités de la France dans l’Indopacifique, comme puissance riveraine et partenaire fiable, engagée à travers ses présences permanentes et ses partenariats dans la région. Je me réjouis de la venue d’une délégation vietnamienne à Eurosatory. Cette visite pourra contribuer à approfondir notre relation de défense, notamment dans le domaine de l’armement.
> Entretien avec mon homologue malaisien, Mohamed Khaled bin Nordin, au Shangri La Dialogue. Nous avons réaffirmé notre volonté de poursuivre le développement de la relation de défense franco-malaisienne et souligné nos convergences de vues sur les principaux enjeux sécuritaires internationaux. J’ai félicité la Malaisie pour sa présidence de l’ASEAN en 2025. Depuis plus de vingt ans, la France accompagne les forces sous-marines malaisiennes. Elle entend à présent contribuer à la montée en puissance de la base industrielle et technologique de défense malaisienne.
> Entretien avec mon homologue singapourien Chan Chun Sing au Shangri La Dialogue. Nous avons souligné la robustesse de notre relation de défense dans le cadre de notre Partenariat stratégique global. Interopérabilité, exercices conjoints, coopération industrielle et technologique, R&D : notre relation se renforce. Notre proximité repose sur une vision commune, en soutien au droit international. J’ai réaffirmé notre engagement durable en Indopacifique aux côtés de nos partenaires.
> Heureuse de m’entretenir avec mon homologue thaïlandais, Adul Boonthamcharoen. Nous avons réaffirmé notre volonté de renforcer la coopération de défense entre la France et la Thaïlande, notamment au travers du soutien thaïlandais à l’action régionale de la France en Asie du Sud-Est. J’ai salué la dynamique positive de notre relation en matière d’armement depuis 2024, ainsi que la signature d’une lettre d’intention entre la DGA et le DIEC en faveur du développement conjoint de nos bases industrielles et technologiques de défense. Je serai ravie de prolonger cet échange à l’occasion d’Eurosatory.
> Entretien avec mon homologue australien. Puissances de l’Indopacifique, la France et l’Australie s’engagent pour renforcer leur coopération de défense, au service d’une région ouverte, sûre et inclusive. J’ai salué l’engagement constant de l’Australie en soutien à l’Ukraine, ainsi que sa participation à l’initiative en faveur de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Ensemble, nous œuvrons à la paix et à la stabilité.
> De l’Atlantique à l’Océan Indien, les armées françaises restent pleinement mobilisées dans la lutte contre le narcotrafic maritime. Ces derniers jours, plusieurs opérations ont été conduites avec succès : - trois saisies réalisées en Océan Indien ; - une opération conduite aux Antilles en coordination avec nos partenaires engagés contre les trafics illicites. Ce sont 5,3 tonnes de stupéfiants saisies et des trafiquants appréhendés. Par leur présence en mer et leur coopération avec les partenaires internationaux, les armées françaises contribuent chaque jour à sécuriser les espaces maritimes et à lutter durablement contre les trafics illicites.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> [Drone russe contre la Roumanie] Je veux cet acte irresponsable de la
Russie qui vise un pays ami, un pays de l'Union Européenne et un pays de
l'OTAN, qui a fait deux blessés. Ces actes sont autant d'intimidations qui sont
conséquentes, mais qui sont vaines car elles ne nous détourneront en aucun cas
de notre soutien à la résistance ukrainienne. (…) La réponse de l'OTAN est
toujours très ferme, mais aussi très proportionnée.
> On a dépassé, pour la guerre d'agression russe en Ukraine, la durée de la Seconde Guerre mondiale. Et après plus de 4 ans, la guerre coloniale de Vladimir Poutine est un échec cinglant.
> Si l'Ukraine souhaite que nous puissions participer de manière plus active à ce processus de négociation [avec la Russie), il n'y a aucune raison que nous nous dérobions.
> [Hostilités au Moyen-Orient] L'Iran et les
États-Unis n'ont aucun intérêt à ce que cette situation se prolonge. Les
Etats-Unis et l'Iran doivent en tout cas tout faire pour mettre fin à cette
situation qui est insoutenable et qui ne fait que des perdants, à commencer par
les Françaises et les Français, nous-mêmes, qui ressentons vivement à la pompe
et dans beaucoup de dimensions de nos vies quotidiennes les conséquences de
cette guerre. (..)
Je crois que nous ne pouvons plus attendre pour l'ouverture de ce détroit d’Ormuz,
car les approvisionnements en hydrocarbures, mais aussi en engrais, sont
essentiels pour que l'économie mondiale ne se trouve pas à l'arrêt.
> [Flotille pour Gaza] Lorsque j'ai eu connaissance des agissements inqualifiables du ministre Itamar Ben-Gvir, j'ai d'abord convoqué l'ambassadeur d'Israël en France pour lui faire part de notre vive condamnation et pour obtenir des éclaircissements. (…) J'ai décidé hier de saisir la procureure de la République en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale. C'est désormais donc une affaire qui est entre les mains de la justice.
> [Palestine] La solution seule susceptible de ramener la paix et la sécurité dans la région, deux États reconnus et respectés dans leurs droits, vivant côte à côte en paix et en sécurité.
> Colonisation illégale d’Israël] C'est une violation du droit international, c'est une violation du droit international humanitaire, et je le dis avec beaucoup de gravité, toute entreprise qui répondrait à ces appels d'offres s'exposerait à des sanctions internationales, car elle violerait à son tour le droit international.
> [Liban] Chaque village qui est démoli, chaque civil qui est tué au sud du Liban, c'est le Hezbollah qui en sort renforcé et enraciné. Et chaque fois que l'armée israélienne progresse à Gaza, accroît son emprise, là encore, c'est autant de forces qui sont données au Hamas, qui doit pourtant être désarmé et retiré de toute forme de contrôle de la bande de Gaza.
> [Algérie] Ce qui compte pour le gouvernement
français, c'est d'obtenir des résultats en matière de lutte contre le
narcotrafic, d'expulsion des Algériens en situation irrégulière, d'obtenir la
libération de notre compatriote et d'obtenir une reprise de la coopération
économique avec ce pays voisin. (…)
Moi, ce qui m'importe, c'est qu'on puisse retrouver, neutraliser les
narcotrafiquants, qu'on puisse expulser les Algériens en situation irrégulière,
que nos entreprises, notamment l'agroalimentaire et nos agriculteurs, puissent
avoir des débouchés en Algérie, et qu'on puisse libérer Christophe Gleizes.
Point.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Les décrets relatifs au congé supplémentaire de naissance ont été publiés
aujourd’hui au Journal officiel. Cette avancée majeure pour les familles qui
accueillent un nouveau-né est l'aboutissement d'un travail courageux, engagé
par Catherine Vautrin que nous avons poursuivi avec détermination jusqu'à sa
mise en œuvre. Un engagement du président de la République pour mieux
accompagner les parents dans les premiers jours de vie de leur enfant.
> J’ai réuni en visioconférence les soignants des établissements hospitaliers mobilisés pour la prise en charge et l’isolement des personnes contacts liées aux cas d’hantavirus. Je tiens à saluer leur engagement, leur professionnalisme face à une situation qui exige une vigilance constante. Nos équipes hospitalières sont pleinement mobilisées pour assurer la sécurité des patients, des soignants et de l’ensemble de la population.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Il y a des cérémonies qui dépassent le protocole. Des moments qui disent
quelque chose de profond sur la France et sur ce qu’elle choisit d’être.
Aujourd’hui, à la Tour Eiffel, des femmes et des hommes sont devenus Français.
Par conviction. Par attachement. Par volonté de rejoindre la communauté
nationale. Dans un monde traversé par le doute et les fractures, ils font le
choix d’un pays qui croit encore que des personnes venues d’horizons différents
peuvent former un seul peuple. La nationalité française n’est pas un simple
statut administratif. C’est un engagement envers une histoire, une langue, des
principes et un destin commun. Liberté. Égalité. Fraternité. Ces valeurs sont
désormais pleinement les leurs. Car la France n’est pas seulement un héritage.
La France est une volonté. Bienvenue à nos nouveaux compatriotes Vive la
République, vive la France.
> Aujourd’hui, j’ai participé à une session de
sensibilisation consacrée à la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs
aux côtés de nos forces de sécurité engagées chaque jour sur le terrain. Il est
essentiel de poser les bons mots : lorsqu’il s’agit de mineurs, il ne peut être
question de «prostitution». Nous parlons d’exploitation sexuelle. Nous parlons
de prédation criminelle. Les réseaux ciblent des enfants toujours plus jeunes,
souvent via les réseaux sociaux, en utilisant l’emprise, la manipulation et les
violences psychologiques.
Face à cette réalité, l’État est pleinement mobilisé. Notre action repose sur
trois priorités :
- protéger et accompagner les victimes ;
- former les professionnels pour mieux détecter et prendre en charge ces
situations ;
- démanteler les réseaux et poursuivre sans relâche proxénètes, trafiquants et
clients pédocriminels.
Je veux saluer l’engagement remarquable des forces de sécurité, des
professionnels de santé, de la justice et des associations qui agissent chaque
jour pour protéger nos enfants. Ce combat exige de la fermeté, mais aussi de
l’écoute, de la coordination et une mobilisation collective. La République ne
doit abandonner aucun enfant à l’exploitation
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> Depuis 2022, l’Etat a investi plus de 3 milliards d’euros pour rénover des
écoles et des Ehpad. Face au dérèglement climatique, il faut poursuivre ce
travail de fond : en 2026, la moitié des crédits du Fonds vert seront destinés
à l’adaptation au changement climatique.
> 87 milliards d’euros investis en France depuis
2017 Plus de 230 projets Pays le plus attractif d’Europe depuis 7 ans Ça n’est
pas le fruit du hasard mais d’une politique assumée et ambitieuse menée par
Emmanuel Macron depuis 2017.
Il n’y a pas de transition écologique sans innovation, et il n’y a pas
d’innovation sans entreprises pour la porter. Visite chez Airbus hélicoptères et
Ecolab ce matin : ces fleurons prouvent que l’écologie est un moteur de notre
compétitivité.
Avec 100 millions d’€ d’investissement d’Ecolab pour GravitHy et HoloSolis,
nous confirmons le cap : 95 % de nos projets sont réalisés ou en cours. Pour
maintenir ce rythme, les industriels appellent à une politique énergétique plus
volontariste.
C’est tout le sens de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), portée
par le Premier ministre, qui ancre désormais notre stratégie dans une politique
de souveraineté, de soutien aux énergies décarbonées et d'électrification.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Jordan Bardella et Éric Zemmour assènent des contre-vérités en économie.
L’aide au développement représente moins de 0,5 % du budget de l’État. C’est
pourtant une politique utile, nécessaire et encadrée qui répond à nos intérêts.
Prétendre défendre les Français en voulant la supprimer, c’est oublier que les
épidémies ne s’arrêtent pas aux frontières, que les crises internationales ont
des conséquences chez nous et que l’influence de la France se construit par sa
présence et son expertise à l’international.
> [Hostilités au Moyen-Orient] La situation est extrêmement floue. Ce qu’il faut faire dans ces cas-là, c’est rester dans l’action et continuer à appeler à une désescalade.
> Évidemment que nous sommes des amis du peuple israélien. Cela ne nous empêche pas de condamner avec la plus grande fermeté des actions intolérables et répréhensibles.
> Hier, j’ai participé au lancement de l’exposition « Gaza, récit d’espoir et de résilience », organisé par le Programme alimentaire mondial avec le soutien de l’Union européenne. Cette puissante exposition est une leçon d’humanité. Elle nous rappelle la réalité de la situation à Gaza, qui reste insoutenable. Elle met des visages derrières les chiffes vertigineux qui nous reviennent de Gaza. Elle adresse un message universel : celui de l’espoir et de la dignité. La France continue d’appuyer les efforts humanitaires en cours. Ce sont 400 tonnes d’aide humanitaire qui ont pu être acheminées avec notre appui dans l’enclave. Nous appelons à un accès de l’aide humanitaire complet et sans entraves, afin de répondre aux besoins criants. Bravo à l’artiste Ahmed Muhanna pour cette exposition particulièrement émouvante. Ne fermons pas les yeux. La situation à Gaza nous oblige.
> Tout ce qui consiste à proposer des solutions simplistes et fausses, à dire qu’il n’y a qu’à faire comme-ci ou comme-ça pour résoudre des sujets complexes, je pense que les Français ne s’y méprennent pas.
> Je veux que cette famille politique gagne parce
que je pense que les idées proposées à l’extrême gauche et à l’extrême droite
sont néfastes pour notre pays et seraient un désastre sur le plan international.
(…)
La pré-campagne présidentielle a déjà commencé. Peu importe qui sera le
candidat, je soutiendrai celui qui sera issu de ma famille politique.
> Les pays d’Afrique sont satisfaits de la politique menée par Emmanuel Macron sur le continent africain.
Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la
ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Le label « Villes Amies des Aînés » encourage les collectivités
à s’engager pour améliorer la qualité de vie des personnes âgées.
Il leur permet d’impulser une politique en faveur des personnes âgées, au sein
de leur ville, tout en les associant à leur conception.
Mardi, à l’occasion de la rencontre avec le Président du Réseau francophone des
villes amies des aînés (RFCAA), nous avons évoqué une visite de la Ville de
Saint-Quentin, où il est adjoint, pour découvrir les actions menées en faveur
de ses habitants âgés.
L’occasion s’est présentée de la faire dès cette semaine : visite de l’espace
séniors, échanges avec des membres du Conseil des séniors, présentation
d’aménagements urbains pensés avec et pour les personnes âgées.
Un réseau et des actions pleinement en adéquation avec la mobilisation France
Autonomie !
> Engagement pris, engagement tenu. La
revalorisation des salaires des aides à domicile du secteur associatif entrera
en vigueur au 1er juin.
Le Gouvernement s'était engagé à réexaminer rapidement les propositions issues
du dialogue social afin d'aboutir à une solution permettant de mieux
reconnaître l'engagement des aides à domicile. Deux mois plus tard, cet
engagement est tenu.
Nous agréons aujourd'hui l'avenant 75, qui revalorise les grilles salariales
pour tenir compte des évolutions du SMIC et de l'inflation depuis 2024. Cette
mesure représente en moyenne 63 euros bruts supplémentaires par mois pour les
salariés de la branche. Nous agréons également l'avenant 76, qui porte les
indemnités kilométriques de 38 à 40 centimes par kilomètre.
Concrètement, ces deux mesures représentent en moyenne 80 euros bruts
supplémentaires par mois pour les aides à domicile.
L'agrément de ces deux avenants s'ajoutent aux mesures annoncées par le Premier
ministre pour soutenir les aides à domicile dans le cadre de la hausse des prix
du carburant.
Je me suis rendue ce matin à Trilport, en Seine-et-Marne, pour échanger avec
les professionnels de l'ASSAD et leur présenter ces avancées, et j'y ai
rencontré des aides à domicile qui parcourent des centaines de kilomètres
chaque jour.
Nous mesurons combien ces mesures étaient attendues et combien il est essentiel
de poursuivre nos efforts en faveur des métiers de l'autonomie.
● Autres ministres
Monique Barbut (ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des
Négociations internationales sur le climat et la nature
> Électrifier la France, cela peut paraître technique. En réalité, c’est
très concret.
Notre ligne est simple : chaque fois qu’une solution électrique est pertinente,
moins chère à l’usage et meilleure pour le climat, nous devons la rendre plus
accessible au plus grand nombre.
La transition écologique réussira si elle permet à une famille de réduire sa
facture, à une entreprise de gagner en compétitivité, à un territoire de créer
de nouveaux emplois.
Cette semaine, à l’Élysée, autour du Président de la République, l’équipe de
France de l’électrification s’est mobilisée pour accélérer cette
transformation.
Nous avons besoin de nos entreprises pour fournir ces solutions et amplifier le
mouvement. De nombreux engagements ont été pris à cette occasion, dont Stellantis
pour accompagner le leasing social et investir en France, Electra et E.Leclerc
sur le développement de recharges rapides, Octopus Energy pour développer les
pompes à chaleur et EDF pour proposer des offres pour les consommateurs, ainsi
que développer la géothermie dans nos maisons de retraites via sa filiale Dalkia.
Tous ces engagements de nos industriels démontrent notre capacité collective à
faire de l’électrification un levier concret, à la fois pour atteindre nos
objectifs climatiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre et
pour protéger le pouvoir d’achat des Français face aux fluctuations des
énergies fossiles que nous importons.
C’est bon pour le climat, bon pour le portefeuille des Français, et bon pour
notre souveraineté énergétique et industrielle !
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> Une grande avancée pour la protection de nos enfants ! Le Sénat a adopté
hier une proposition de loi qui va permettre de systématiser les contrôles des
antécédents administratifs et judiciaires des adultes encadrant des enfants.
Face aux drames qui touchent les enfants victimes, c’est une mesure essentielle
pour les protéger des criminels sexuels.
> Devant les agents pénitentiaires de Fleury-Mérogis, j’ai annoncé la construction d’une salle des grands procès sur le domaine de cette prison, qui permettra de juger les prochains grands dossiers de criminalité organisée. Elle sera complétée, à plus long terme, par une autre grande salle au sein de la cour d’appel de Paris. Deux ans après le drame d’Incarville, nous mettons tout en œuvre pour améliorer la sécurité des agents pénitentiaires, en adaptant la détention et l’organisation judiciaire à cette nouvelle menace.
Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de
l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> Les débats à l’Assemblée nationale sur le projet de loi d’urgence pour la
protection et la souveraineté agricoles se sont achevés. Des semaines
d’échanges intenses, mais toujours animés par une même exigence : être à la
hauteur de ce que nos agriculteurs attendent.
Ce texte, c’est du concret:
- Contrats d’avenir pour reconquérir notre souveraineté alimentaire
- Déblocage des projets de stockage d’eau
- Installation simplifiée des bâtiments d’élevage
- Renforcement de notre modèle face aux crises sanitaires animales
- Meilleure protection des éleveurs face à la prédation du loup
- Meilleure protection des terres agricoles
- Vols en exploitations agricoles reconnus comme circonstance aggravante
Ce sont des engagements tenus.
Le combat continue pour défendre ceux qui nous nourrissent.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Protection de l'enfance à l'Ecole : nous allons créer une « liste
noire », c'est-à-dire un fichier d’adultes interdits d’école.
Avec le Gouvernement, nous porterons un texte de loi essentiel sur la
protection de l'enfance dès cet été.
S'agissant de la protection des enfants à l'Ecole, toute personne ayant commis
des actes inacceptables sur des mineurs ne pourra plus être employée dans les
écoles et établissements scolaires. Cela vaudra en cas de condamnation pénale,
bien sûr, mais aussi pour toute personne qui aurait été révoquée ou licenciée
en raison de son comportement avec les mineurs. Les fichiers seront
interconnectés avec le périscolaire et les sports. Concrètement, à titre
d'exemple, une personne licenciée dans le périscolaire en raison de son
comportement avec les mineurs ne pourra pas être recrutée ni intervenir, sous
quelque forme que ce soit, dans les murs de l'Ecole.
> « S'exprimer librement, vivre en frères »
C’était le thème du prix de littérature Dominique Bernard, créé en hommage au
professeur de français assassiné dans un attentat terroriste le 13 octobre 2023
à Arras.
Aux côtés de Brigitte Macron, marraine du prix, nous avons eu l'honneur
d'assister à cette cérémonie rendant hommage à celui qui voyait dans la lecture
et l'écriture le chemin vers la liberté. Merci à Isabelle Bernard d’avoir créé
et de faire vivre ce prix, au maire d’Arras pour son soutien.
Bravo aux plus de 3 000 élèves qui ont pris la plume pour donner le dernier mot
à la liberté et à la fraternité ! Et à leurs professeurs, qui seront toujours
notre fierté et notre espoir.
> Ca y est ! Les Métamorphoses d'Ovide arrivent
dans les classes de CM2 !
Pour lancer la deuxième édition de « Cet été, je lis », nous nous
sommes rendus à l’école Geneviève de Gaulle-Anthonioz à L’Haÿ-les-Roses afin de
remettre les premiers exemplaires du livre des Métamorphoses d’Ovide,
superbement illustré par Alice Chemama.
Et une fois de plus, la magie du livre a fait effet auprès des deux classes de
CM2, et grâce à une lecture théâtralisée de cinq élèves de spécialité théâtre
du lycée Victor Hugo de Paris. Aucun post ni aucune image ne pourra rendre
compte de leurs sourires, de leurs yeux pétillants, ni de leurs mains levées à
la question «et vous, auriez-vous envie de faire du théâtre?». Et pourtant,
tous, adultes comme enfants, pouvons en témoigner.
Ces ouvrages seront distribués à tous les élèves de CM2, à leurs professeurs et
aux professeurs de français de 6ème dans les prochaines semaines. Bien plus
qu’un livre, c’est une invitation à découvrir des récits fondateurs qui ont
façonné notre culture. Ces mythes - Écho et Narcisse, Dédale et Icare, Orphée
et Eurydice, Persée et Méduse, Midas, Philémon et Baucis - sont des miroirs de
nos émotions : ils parlent d’amitié, de courage, et de ce moment fragile où
l’on quitte l’enfance pour devenir autre, sans cesser d’être soi.
Cette édition inédite, pensée pour nos jeunes lecteurs, prépare aussi leur
entrée au collège : à la rentrée, ces découvertes nourriront les échanges en
6e.
Parce que la première inégalité est culturelle, la lecture est un levier majeur
d’émancipation sociale : lire Ovide, c'est non seulement s'approprier notre
patrimoine culturel commun, mais c'est aussi découvrir le latin, que les élèves
pourront ensuite suivre en classe de 5ème.
Parce que chacun a droit d'accéder à ce patrimoine, et parce que ce patrimoine
doit venir aux élèves.
> Concours National de la Résistance et de la
Déportation : en ce lendemain de la Journée nationale de la Résistance, j'ai eu
l'honneur de remettre les prix du concours national de la Résistance et de la
Déportation dans l'amphithéâtre du lycée Louis-Le-Grand.
Ce concours est vital à l'heure où certains tentent parfois de réécrire
l'histoire ou d'en gommer certains aspects. Il contribue à entretenir le devoir
de mémoire : alors que les derniers témoins de la Seconde guerre mondiale nous
quittent, il permet aux élèves de témoigner à leur tour et de faire un travail
d'historien. C'est une double exigence : transmettre et suivre une démarche
scientifique.
Cette année, près de 38 000 élèves ont participé à une réflexion approfondie
sur l'engagement des résistants et les valeurs républicaines qu'ils ont
défendues. Je les remercie pour leur engagement et leur créativité, ainsi que
leurs professeurs, si déterminants.
Bravo à tous les lauréats : venus de toute la France, ils veulent devenirs
médecin, architecte, métallurgiste, avocat, professeur, ingénieur... mais ont
tous en commun l'histoire.
Ne jamais y renoncer, c'est la garantie de rester libres, ancrés et debout.
> L’Allemagne est notre premier partenaire européen. C’est aussi le seul pays avec lequel nous avons créé un organisme commun, l’Office franco-allemand pour la Jeunesse, entièrement dédié à financer et faciliter les échanges entre nos deux pays. Cette semaine, j’ai eu le plaisir de rencontrer une trentaine d’élèves du lycée Nikola Tesla de Dourdan qui préparent le double diplôme franco-allemand, le bac et l’Abitur, accompagnés de leurs enseignants. L’occasion de leur rappeler la force de ce lien unique entre nos deux nations et la richesse d’un parcours comme le leur. Le dialogue, la rencontre, l’échange : voilà ce qui maintient vivants les liens qui nous unissent à nos principaux partenaires.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> L’économie française tient mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas des
difficultés.
> Avant de parler de climatisation, il faut faire de la rénovation énergétique. Climatiser des passoires thermiques, ça n’a aucun sens.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Oui l’Europe assume la fermeté sur l’immigration et obtient des résultats:
baisse de moitié des entrées irrégulières en deux ans et la tendance continue.
C’est le résultat d’un travail à 27 avec des outils communs, l’inverse de ce
que prônait le RN.
> Aujourd’hui seules 20% des OQTF sont exécutés en Europe. La réforme du règlement retour, demandée par la France, renforcera nos moyens de lutte contre l’immigration irrégulière: rétention, retours forcés, etc. Ce sujet est une priorité de mon action.
> L'espace constitue un enjeu majeur de souveraineté. Avoir notre autonomie pour nos communications sécurisées, l'accès aux données dans des domaines aussi variés que l'agriculture ou la science est fondamental. Nous ne pouvons dépendre de l’extérieur pour maîtriser des usages aussi essentiels. Heureusement, l’espace est un domaine dans lequel l'Europe s'est souvent illustrée. Souvenons-nous du succès d'Ariane, de Galileo ou, plus récemment, du système spatial d’observation Copernicus. Nous étions en retard sur les Américains et nous avons su les rattraper. Nous ne sommes donc pas condamnés au rôle de spectateur.
> À la rencontre d’Harmattan AI, première licorne française de défense spécialisé dans les nouvelles générations de drones. Les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient montrent l’évolution rapide de l’environnement militaire : soutenons nos fleurons pour assurer notre autonomie.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Et si chacun avait sa place ?
Une société tient debout grâce à l’engagement, grâce à cette capacité à
s’interroger, ensemble, sur ce que chacun peut apporter au service de l’intérêt
général.
Merci aux habitantes et habitants du Mesnil-le-Roi pour ces échanges sincères
autour de l’engagement associatif local.
Je sais ce que cet engagement représente.
Bénévole aux Restos du Cœur pendant plusieurs années, j’y ai appris qu’avec de
la volonté, du collectif et le sens du service, on peut réellement déplacer des
montagnes !
Merci également à Claire Thoury, première femme présidente du CESE, et Aline
Billet, Maire du Mesnil-le-Roi, pour leur présence.
Être réunies ce soir, c’est aussi rappeler qu’il est indispensable qu’il y ait
plus de femmes autour de la table, partout où se pensent et se décident les
choix de société.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Avec vous, je vois les visages d'une France unie, diverse,
ambitieuse, fière de son passé et sûre de son destin ! Et c'est pour elle que
j'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle.
> Le pouvoir éclaire et il m’a changé. Oui, en exerçant le pouvoir, j’ai
muri, j’ai appris, j’ai acquis une force. La force d'agir !
> La promesse française c'est l'élévation, le travail, la propriété, la
puissance ! Et cette promesse est éternelle !
> Nous allons changer de système autour d’une seule priorité : l’avenir !
Préparer l’avenir ! Écrire l’avenir !
> La France n'est pas seulement un pays d’avenir, elle est le pays de
l’avenir !
> Nous avons un objectif, celui de devenir la première puissance d'Europe d'ici
les 10 prochaines années parce c’est notre rang, c’est notre place, c’est notre
destin avec quatre chantiers capitaux pour y arriver. Pas 10, pas 100, 4.
> L'École est la mère de toutes les batailles. C'est mon combat. Parce que
tout commence à l’École, tout commence par l’École.
> Je refuse que le SMIC, salaire plancher, soit devenu le salaire plafond de
millions de Français. Je revendique un droit au brut, pour tous les salariés,
pour tous les travailleurs de notre pays.
> Les frontières, c’est la condition de la souveraineté. Un pays qui ne
maîtrise plus ses frontières ne maîtrise plus son destin.
> Avec nous, la France sera la patrie de l’IA ! C’est une question de
puissance. C’est une question d’avenir.
> La force d’agir, ce n’est pas un slogan. C’est une promesse. C’est un
engagement.
> La force d’agir. Un chemin d’espoir et d’avenir est possible. Et tout
dépend de nous. Tout dépend de nous pour bâtir un projet qui ne sacrifie ni sa
jeunesse ni son avenir. Tout dépend de nous face à ceux qui ne proposent que de
gérer le déclin. Tout dépend de nous pour faire de la France le pays de
l’avenir.
> Nous ne pouvons pas continuer à vivre aujourd’hui en envoyant la facture à
ceux qui naîtront demain. La dette, ce n’est pas une abstraction. C’est de la
liberté en moins. De la souveraineté en moins. De l’avenir en moins.
> La campagne commence, et nous la mènerons les bras ouverts ! Mais je ne me
trompe pas d’ennemi. Mes adversaires : ce sont les marchands de haine, les
apôtres du déclin, les artisans de la nostalgie. C’est la France Insoumise et
le Rassemblement national qui veulent briser le pays, à force d’opposer les
Français ! (…) S'ils prennent les clés de notre pays, la France ratera la
révolution de l'intelligence artificielle comme elle a largement raté la
révolution numérique dans les années 2000.
> Cette campagne, c’est la campagne d’un pays qui refuse de renoncer. La
campagne d’un pays convaincu que les plus belles pages de son histoire sont
encore à écrire !
> La dette écologique, c'est le défi du siècle. C’est tout notre modèle
économique qu’elle remet en question. C’est toute notre capacité à vivre en
bonne santé, respirer, boire, manger.
> Je laisse à d’autres le sang et les larmes. Moi, je vous promets l’action
et l’espoir. Et je vous prie de croire une chose : je n’ai jamais perdu
mon énergie, mon audace, ma détermination. J’ai toujours cette même force
d’agir.
> Ce qu’il faut, plutôt qu’un barrage, c’est submerger La France insoumise
et le Rassemblement national, les submerger sous les voix de Français qui se
seront mis à espérer pour leur pays.
> Nous allons nous élever ensemble, pour que chaque Français ait la
certitude que la génération de ses enfants, de ses petits-enfants vivra mieux
que la sienne.
> Le retour des clivages n'a provoqué que du marasme
politique depuis 2024. Oui, l'espoir sera notre moteur ! Ici on refuse la
nostalgie, le déclassement, on croit en la France !
> Nous allons gagner cette élection présidentielle. Ensemble, nous allons
offrir une meilleure vie aux prochaines générations ! (…) Rien ne résiste au
peuple français !
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Face aux extrêmes, et à toutes les nuances de déclinisme, il y a une
autre voie. Celle du courage, du progrès et de l’action. Une voie qui prépare
l’avenir de la France face aux grands défis de notre temps. Avec Gabriel Attal aujourd’hui,
comme avec Emmanuel Macron en 2017 et en 2022, il s’agit de défendre une France
robuste, souveraine dans une Europe puissance et forte de ses valeurs
universelles face à ceux qui prospèrent sur les peurs et les colères. Car c’est
notre modèle républicain, notre place en Europe, notre économie et nos libertés
qui sont en jeu. C’est cette voie que je veux suivre.
Natalia Pouzyreff (députée)
> [Tribune: « L'innovation de rupture comme impératif stratégique dans
la planification militaire »] La loi de programmation militaire actualisée
2024-2030 fixe un cap que la France devra tenir afin d’accélérer son réarmement
et dissuader toute attaque potentielle contre les intérêts de la nation. C’est
une loi d’accélération qui donne la priorité aux munitions et aux drones mais
aussi à la guerre électronique et au spatial. Le texte vient renforcer la
résilience nationale face aux crises et à la menace croissante d’attaques
hybrides, notamment par un dispositif d’état d’alerte de sécurité nationale.
Le texte dote notre pays d’une trajectoire budgétaire sans précédent depuis la
fin de la guerre froide. Sous l’impulsion du Président de la République, le
budget de la défense aura doublé en dix ans, passant de 32,2 milliards d'euros
en 2017 à 63,3 milliards d'euros en 2027, avec la cible de 76,3 milliards en
2030. À l’horizon 2035, il faudra viser plus haut et atteindre les 3,5% du PIB,
objectif dimensionné pour la réalisation des cibles capacitaires préconisées
par l’OTAN.
Une transformation en profondeur des armées
Cette trajectoire préfigure l’effort de transformation en profondeur de nos
armées en réponse aux mutations du champ de bataille. À cet égard, le conflit
en Ukraine est riche d’enseignements et l’innovation tactique en continu est
déterminante. Par la combinaison de drones et de l’intelligence artificielle,
la boucle OODA – observer, orienter, décider, agir – a connu une accélération
considérable. La supériorité opérationnelle des forces sera de plus en plus
fonction de l’exploitation rapide des données, ressource stratégique pour lever
le brouillard de la guerre.
En France, l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense
(AMIAD), créée en 2024, pilote la généralisation des capacités d’IA dans les
forces armées. Cette mission s’appuie sur la plateforme Artemis, adossée à des
supercalculateurs, et dont la vocation est d’agréger les données dans un cloud
souverain. En parallèle, les acteurs industriels de défense doivent se fédérer
pour mettre en partage les données (satellitaires, en sources ouvertes …),
utiles à la génération d’applicatifs d’IA.
L’enjeu est de rester dans la course technologique, en particulier par rapport
aux États-Unis et à la Chine. Ce que résume parfaitement l’Amiral
Pierre Vandier, chef du Commandement pour la transformation à l’OTAN : «
le défi pour les Européens c'est d'accepter de couper dans les virages ». Pour
cela, il faut exploiter la révolution permanente de l’IA, les progrès du
quantique et constituer sans attendre des data centers. À ce jour, l'OTAN est
équipée du système MAVEN de Palantir et il s’agit de combiner l’existant avec
des solutions interopérables allant de l’IA de commandement à l’IA du
combattant.
Dépendances consenties
La question des dépendances consenties entre Européens et Américains est posée.
Les données issues du renseignement de chaque pays étant rarement partagées,
les Européens doivent s'organiser pour préserver une autonomie de décision et
gérer leurs dépendances vis-à-vis des États-Unis, en particulier s’agissant du
cloud. Un investissement massif et une meilleure intégration à l’échelle du
continent sont nécessaires pour remédier à cette vulnérabilité. Là, réside sans
doute le défi principal de l'européanisation de l’OTAN.
Cette transformation numérique passe par un changement
culturel. L’adoption en transversal de l’IA dans nos forces – allant de
pair avec un plus haut niveau d’automatisation – implique une évolution du
rôle de l’humain, davantage dans un rôle de superviseur.
Elle entraîne une évolution de notre modèle de production, notamment dans
le secteur des drones. Afin de concilier masse et agilité, une logique de flux
doit se substituer à une logique de stocks et s’appuyer sur des contrats de
capacité industrielle permettant d’accroître rapidement la production en cas de
nécessité. À l’heure des organisations agiles, saturer les entrepôts avec des
produits technologiques en constante évolution peut générer une obsolescence
coûteuse.
Innovation de rupture, un impératif stratégique
En tout état de cause, les besoins pour financer l'innovation – IA, quantique,
data centers - sont gigantesques. Dans le prolongement du rapport Draghi,
l'Union européenne a un rôle majeur à jouer pour mobiliser les ressources
nécessaires au développement efficace des technologies de pointe dans une
logique de puissance. À l’instar du plan de relance post-Covid, l’UE doit
recourir à des instruments d’emprunt commun et stimuler l’investissement privé
dans les entreprises innovantes de défense, par une unification des marchés de
capitaux.
Dans un monde régi par les rapports de force, l'innovation de rupture s’impose
comme un impératif stratégique dans la planification militaire.
● MoDem
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à
l’Assemblée nationale)
> Vendredi, nous débattions d’une série de mesures pour soutenir
l’agriculture française et notamment pour notre élevage via la question de la
restauration collective. C'est alors qu'Aymeric Caron, que l'on n'avait
quasiment jamais vu sur ce texte, est venu défendre un amendement réduisant
drastiquement la viande à la cantine, sans laisser le choix aux familles. Il
oublie l'essentiel : pour des milliers d'enfants, la cantine est le seul
endroit où ils peuvent manger de la viande. Les en priver, c'est creuser les
inégalités sociales, pas les combattre. Il oublie aussi de défendre notre
agriculture : une telle proposition fragiliserait profondément l'élevage
français qui respecte déjà des exigences de qualité élevées et qu’il faut
valoriser dans nos cantines. Prôner une agriculture vertueuse tout en
affaiblissant ces mêmes filières, c'est nous condamner à importer ce que nous
savons produire. C'est cette déconnexion aux réalités du terrain, ce sentiment
permanent du mépris du travail et de la vie réelle des gens, qui ruine la
cohésion sociale de notre pays. Elle est dangereuse, désolante et sape la
qualité du débat public. C'est pourquoi j'ai souhaité lui répondre, avant de
faire rejeter son amendement avec les députés Démocrates.
► Autres
● Commission européenne
Stéphane Séjourné (Vice-président exécutif à la Prospérité et à la Stratégie
industrielle)
> [Terres rares] Nos industriels européens préfèrent se fournir en Chine
plutôt qu’en Europe (...) S’ils ne jouent pas le jeu, on sera obligés de passer
par la loi.
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
> Un drone russe a touché une zone résidentielle de Galati, en Roumanie,
hier soir. Notre solidarité à l’égard du peuple roumain et des personnes
blessées est infinie. C'est une nouvelle violation de l'espace européen par le
régime de Vladimir Poutine, qui s'enfonce dans une guerre qu'il a lui seul
voulue. Une nouvelle ligne franchie que nous condamnons. Face à la menace russe
qui pèse sur l'ensemble de l'Europe, nous devons être fermes et unis, accentuer
notre soutien à l'Ukraine et renforcer les sanctions contre le régime russe.
Pascal Canfin (député)
> La protection de nos enfants en ligne est un impératif. L'ONU vient de le
rappeler. Depuis des années, avec la délégation Ensemble pour la république,
nous nous battons pour avoir une loi européenne qui protège nos enfants contre
les réseaux sociaux addictifs. Un projet de loi européen est attendu en
septembre. Nous devons continuer à nous mobiliser.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> Le 15e plan quinquennal chinois est un document
politique plus qu’économique. La Chine
assume une stratégie de domination. D’autant plus dangereuse que les
Chinois réalisent ce qu’ils planifient.
> [Tribune cosignée « Jeunes, mobilisez-vous :
l’avenir du pays est entre vos mains] Dans une période où le débat public est
souvent happé par l’urgence et le court terme, il est indispensable de
préserver et de renforcer la capacité à penser l’avenir. Car les grandes
transformations qui façonneront la France des prochaines décennies sont déjà à
l’œuvre.
Révolution technologique, dérèglement climatique, recomposition géopolitique,
transitions démographique et énergétique : les décisions prises aujourd'hui
engageront durablement notre avenir collectif. La prospective stratégique ne
peut pas se faire sans les jeunes car ils sont en première ligne des décisions
qui sont prises aujourd’hui pour 2050.
Beaucoup de jeunes veulent s'engager sur les grands enjeux de leur époque, mais
manquent souvent de moyens, d’espaces ou d’opportunités pour le faire. La
France a besoin de sa jeunesse ! Pas seulement de son énergie ou de sa
créativité : de sa capacité à s’engager, à bousculer certaines évidences, à
penser autrement.
C'est pour répondre à cet enjeu que nous lançons, avec
le haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, le Prix Jean Monnet pour la
jeunesse, ouvert aux étudiants et jeunes diplômés de moins de 30 ans, de niveau
master ou équivalent.
Le choix de placer ce prix sous l’inspiration de Jean Monnet est comme une
évidence. Dans l’Europe de l’après-guerre en ruines, il avait compris qu'une
nation qui renonce à penser le long terme risque de subir le monde plutôt que
de le façonner.
Le Plan, créé par le Général de Gaulle en 1946, il y a 80 ans, et dont Monnet
fut le premier dirigeant, reposait sur une conviction simple : les grandes
transformations ne se décrètent pas – elles se préparent, s'organisent, se
construisent dans la durée. Jean Monnet voulait aussi que le Plan soit
« une ruche », le carrefour des idées neuves.
Cette conviction est plus actuelle que jamais.
Le Prix Jean Monnet invite de jeunes citoyennes et citoyens à proposer des
analyses, des scénarios et des recommandations concrètes sur les défis qui
structureront les prochaines décennies : l'avenir de l'Europe, les transitions
écologique et démographique, les transformations technologiques. Nous
recherchons des analyses rigoureuses, des propositions argumentées et des idées
utiles au débat collectif. Des idées ambitieuses aussi, à la hauteur des chocs
de notre époque.
Les meilleurs travaux seront publiés et largement diffusés par le Plan en
France et en Europe. Ces contributions auront vocation à nourrir concrètement
le débat public. Penser l'avenir d'un pays sans celles et ceux qui y vivront le
plus longtemps serait une contradiction, et même une faute.
Quelle France et quelle Europe voulons-nous léguer aux prochaines générations ?
Et surtout, quels choix faudra-t-il faire pour y parvenir ? Si vous avez des
idées, concrètes et puissantes, c’est le moment de vous exprimer et de faire
bouger les lignes !
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Toutes les trois minutes en France, un enfant est victime de
violences sexuelles. L’environnement où il y a le plus de victimes, c’est la
sphère familiale ou intrafamiliale. Cela touche des enfants de plus en plus
jeunes, des nourrissons.
> Il n’a jamais été aussi difficile d’être parent qu’aujourd’hui. Nous sommes confrontés à des défis d’un monde nouveau qui parfois nous échappe
> Prohibition des réseaux sociaux jusqu’à l’âge de 16 ans. Je vais être très cash : oui ça va arriver et c’est nécessaire ! Et ce n’est pas une punition. Car il faut dire la vérité : nos gosses sont devenus un produit. Il faut tendre au numérique éthique. J’y crois.
> Tous les jours en France, 112 enfants disparaissent. Majoritairement ce sont des fugues, mais fuguer n’est pas anodin. Souvent, il y a de l’emprise derrière.
> [Alternative au numérique] L’alternative complète n’existe pas. Mais nous devons travailler à la régulation. Il faut, par exemple, que les collectivités s’interrogent au moment d’équiper les enfants d’outils numériques. Pas un code ne résiste aux enfants. Ils finissent tous par être craqués.
> Je ne suis pas allergique au numérique mais je crois qu’il faut cadrer son utilisation. Pour les smartphones aujourd’hui, les parents résistent jusqu’au CM2. Sinon ce sont des héros. On ne peut pas dire non à ces outils désormais indispensables pour la communication, mais est-il utile qu’ils soient dotés d’une caméra?
> La place du travailleur social est essentielle, car il vient en amont. Il faut un bloc commun du travail social où chacun est confronté à l’intime, la vulnérabilité, l’humain tout simplement.
> Ce n’est pas parce que l’on a l’impression de connaître quelqu’un que le risque est absent. De bonne foi, on peut faire rentrer des prédateurs dans nos propres maisons. Il ne faut pas tomber dans la psychose non plus et il serait dommage de se priver de l’engagement des parents dans nos clubs. Mais il faut établir des règles simples et strictes, comme jamais un adulte seul avec un enfant.
