Voici une sélection, ce 3 avril 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
►
Emmanuel Macron (Président de la République)
> En ce début de visite d’État en Corée, c’était l’occasion pour nous
d’abord de rendre hommage à nos anciens combattants, aux Français qui sont
tombés ici, aux côtés de leurs frères d'armes coréens et de l'ensemble des
contingents qui étaient engagés aux côtés des Nations unies pour la liberté et
la paix, et puis de pouvoir voir des vétérans de cette guerre ici, ainsi que
quelques-uns de nos jeunes. C'est un des liens que nous avons avec la
Corée : celui de partager les mêmes valeurs et celui de nous être battus
pour la liberté, et ceci au début d'une visite pendant laquelle nous voulons
redynamiser les relations sur le plan à la fois militaire, économique,
culturel.
> Ce que je retiens de la visite que nous venons
d'effectuer au Japon où nous avons eu l'occasion, en effet, à la fois d'avoir
des entretiens approfondis avec la Première ministre Takaichi, et puis
plusieurs séquences sur les questions de recherche, sur les liens économiques
et les liens culturels.
Dans le temps que nous vivons, la France et le Japon ont d'abord des liens
extrêmement structurés.
Sur le plan économique, technologique et de recherche. Donc nous souhaitons les
consolider. Nous avons signé plusieurs textes.
La stratégie que poursuit la France depuis plusieurs années et que poursuit
l'Europe aujourd'hui, c'est celle de renforcer notre autonomie stratégique,
notre indépendance, et de refuser une dépendance excessive à quelque hégémonie
que ce soit. Le Japon poursuit le même objectif dans la région.
Ensuite, nous croyons aux valeurs démocratiques, nous croyons à l'ordre
international qui repose sur la Charte des Nations unies et [sur le] respect
entre les peuples qui en découle.
Nous croyons à la coopération, au commerce libre et équitable. Nous croyons à
la science, à la nécessité de répondre aux défis climatiques.
Tout ça relie très profondément la France et le Japon, et d'ailleurs la France
et la Corée du Sud aussi. C'est dans ce cadre-là que nous considérons qu'il y a
des partenariats à renforcer. Et ce que nous faisons sur l'intelligence
artificielle, le quantique, les semi-conducteurs, le spatial, mais également
sur les terres rares et les minerais critiques et que nous avons renforcés avec
le Japon hier ou sur le nucléaire civil, permet de renforcer, dans chacun de
ces domaines, notre autonomie stratégique. Et de bâtir ensemble des solutions
qui ne sont pas hégémoniques, qui sont des partenariats, mais de réduire nos
dépendances aux uns ou aux autres et d'apporter à la fois de la croissance, de
la décarbonation et de l'indépendance. C'est aussi pour ça que nous défendons,
pas simplement les liens bilatéraux avec ces pays, mais un renforcement de cet
espace régional qui s'appelle le CPTPP avec l'Union européenne.
Cette troisième voie, que vous m'entendez défendre
depuis plusieurs années et qui est au cœur de la stratégie indopacifique de la
France, a encore plus de sens au moment actuel, parce que c'est celle qui
permet justement de continuer à défendre la voie du droit international.
C'est pour moi très important de venir la renforcer par ce voyage.
> Je crois que la conviction qui, maintenant, est croissante, à la fois chez
les responsables politiques, mais également chez les responsables
économiques : c'est celle de devoir diversifier les partenariats. Je crois
que l'Europe, en tout cas c'est ce que je suis venu plaider, l'Europe et la
France doivent être regardées sans doute un peu différemment. J'ai rappelé nos
chiffres, nos atouts, mais également le fait que nous étions des partenaires au
service de l'ordre international, prévisibles et de confiance.
Au fond, dans la guerre en cours aujourd'hui au Moyen-Orient, c'est la même chose, c'est le même message qu'envoie la France. Nous sommes des partenaires de confiance et nous sommes du côté du droit international et de la stabilité. Je crois que ça a beaucoup de valeur. Tout ça prendra du temps, mais je pense que les choses sont en train de s'infléchir. En tout cas, c'est très cohérent avec ce que nous défendons depuis maintenant neuf ans sur la stratégie indopacifique.
> [Insultes de Trump sur Macron] Écoutez, on parle
de choses trop graves. On parle de guerre. On parle aujourd'hui de femmes et
d'hommes qui sont au combat, de femmes et d'hommes et de civils qui sont tués,
de la guerre qui sévit dans cette région. On parle aussi des conséquences de
cette guerre sur nos économies. Je pense à nos compatriotes. Les Américains
vivent la même chose : les prix de l'essence, du gaz qui montent.
Donc les propos que j'ai pu entendre, auxquels vous faites référence, ne sont
ni élégants, ni à la hauteur. Je ne vais pas y répondre, ça ne mérite pas de
réponse. Ce qu'il faut faire, c'est agir pour la désescalade, pour un
cessez-le-feu, pour la reprise de négociations qui seules peuvent régler en
profondeur ce qui se joue dans la région et qui est important pour la stabilité
de tous nos partenaires et de nous tous, et pour la reprise aussi d'une libre
circulation, [pour] la reprise des échanges économiques dont nous avons besoin,
parce qu'aujourd'hui, ce sont nos compatriotes, c'est nous tous qui sommes les
victimes des conséquences de cette guerre. (…)
Ce n’est pas ces mots qui changent quoi que ce soit, la réalité est là. Ce qui
m'importe, c'est d'aller de l'avant pour notre pays, pour nos compatriotes et
pour tous nos amis dans la région. Maintenant, il faut bâtir les solutions
diplomatiques et donc permettre d'avoir la paix le plus vite possible, un
cessez-le-feu, un cadre clair, et permettre de reprendre la libre circulation à
travers le détroit d'Ormuz et pouvoir avoir justement un cadre établi. Ensuite
construire le chemin d'une paix durable.
> [Nucléaire iranien] Vous avez toujours
aujourd'hui, et vous aurez demain en Iran, des gens qui ont la compétence, vous
avez toujours des sites cachés, etc. Donc ça n'est pas une action militaire
ciblée, même sur quelques semaines, qui permet de régler dans la durée la
question du nucléaire. Derrière, il faut un cadre le plus exigeant possible
pour éviter qu'il y ait de nouveaux enrichissements, pour éviter, pour traiter
la question des matières qui seront encore justement sur place, de voir comment
les traiter.
Je ne vais pas rentrer ici dans les modalités techniques, mais sous l'autorité
de l'Agence internationale de l'énergie atomique, de pouvoir en reprendre le
contrôle et de s'assurer qu'il n'y a pas d'enrichissement, ni derrière de
militarisation.
Ça, c'est la première chose. S'il n'y a pas de cadre de négociations
diplomatiques et techniques, la situation peut se redétériorer en quelques mois
ou quelques années.
Ensuite, sur les activités balistiques, c'est la même chose. Il faut derrière
qu'à travers la négociation, on bâtisse un cadre qui permet d'observer
l'évolution de ses capacités et de s'assurer qu'il n'y a pas, à nouveau, un
réarmement.
> [Iran] Il y a un engagement aussi sur ce qu'on appelle les proxys, en tout
cas tous les groupes terroristes ou milices qui agissent au nom de l'Iran dans
des pays voisins et qui viennent bousculer la souveraineté de plusieurs de ces
États.
> Je pense que des organisations, des alliances
comme l'OTAN, elles valent par ce qu'on ne dit pas, c'est-à-dire, la confiance
qu'il y a derrière. C'est souvent comme ça, d'ailleurs, des sujets militaires
et stratégiques.
Si on crée chaque jour le doute sur son engagement, on en vide la substance.
Il ne m'appartient pas de commenter, c'est une responsabilité que prennent
aujourd'hui les autorités américaines, chaque matin, en disant qu'elles feront
ceci, ne feront pas cela ou autre.
Quand on a signé un texte, quand on s'est engagé dans une alliance, quand on
croit qu'il est important de défendre la sécurité de ses alliés, en tout cas
des partenaires, on est à la hauteur des engagements qu'on a signés.
On ne les commente pas chaque matin, ni pour dire qu'on le fera ou qu'on ne le
fera pas. On ne dit rien. Et le jour où il y a un problème, on est là. On a
signé des accords avec les pays du Golfe. On n'a pas commenté ces accords pour
dire : « on sera là », « on ne sera pas là ». Ils ont été attaqués, on
était là. C'est comme ça que ça doit se passer, et pas d'une autre manière. Je
ne suis pas là pour commenter les commentateurs. (…)
Ça parle trop. Et ça va trop dans tous les sens.
Je pense que le monde a besoin de stabilité. Je pense qu'on a tous besoin de
stabilité, de calme, de retour à la paix. Et ça n'est pas un spectacle.
On parle de paix, de guerre, on parle de la vie de femmes et d'hommes, on parle
de la situation de nos pays, des risques qu'il y a sur nos pays, et on parle de
la situation économique de nos pays, d'ailleurs qu'il s'agisse des États-Unis
d'Amérique ou de nous, Européens, ou ici d'Asiatiques.
Tout le monde paye les conséquences. Donc, il faut être sérieux.
Quand on veut être sérieux, on ne dit pas chaque jour le contraire de ce qu'on
a dit la veille.
Il ne faut peut-être pas parler tous les jours. Il faut juste calmer les choses
et bâtir une paix durable.
> [Hostilités au Moyen-Orient] Nous, ce que nous voulons, c'est qu'il y ait la paix le plus vite possible et un cadre diplomatique qui soit établi.
Je ne vais pas, moi, commenter ce qui est dit par les uns et les autres. Je m'assure en tout cas que la sécurité de nos partenaires est préservée, que la sécurité de nos emprises est préservée, et que nous puissions aussi aider les pays qui sont les plus déstabilisés, [comme] le Liban que j'évoquais, et surtout que, le plus vite possible, on puisse restaurer la liberté de circulation.
> [Hostilités au Moyen-Orient] NIl y a des gens qui défendent l'idée de libérer de vive force par une opération militaire le détroit d'Ormuz, position qui a parfois été exprimée par les États-Unis d'Amérique. Je dis parfois parce qu'elle a pu varier.
Ça n'est jamais l'option que nous avons retenue et
nous considérons qu'elle est irréaliste.
Elle est irréaliste parce qu'elle prendrait un temps infini et elle exposerait
tous ceux qui iraient au travers de ce détroit [à] des risques côtiers de la
part des Gardiens de la révolution qui ont des moyens, mais aussi de missiles
balistiques. Des tas de risques.
Depuis le début, ce qu'on dit, c'est qu'il faut pouvoir rouvrir ce détroit
parce qu'il est stratégique, pour l'énergie, pour d'ailleurs les engrais aussi,
[pour] le commerce international, mais que ça ne peut se faire que de manière
concertée avec l'Iran.
Première chose, c'est évidemment qu'il y a un cessez-le-feu, une reprise des
négociations, et dans ce cadre, pour garantir qu'il n'y a pas de frappe qui
touche ces bateaux, avec possiblement, c'est ce qu'on offre, des missions de
réassurance. C'est une des options possibles de pouvoir le faire. Mais ça n'est
en aucun cas une opération de vive force que nous avons proposée.
Voilà, le cadre est clair. C'est pour ça qu'il vient dans un temps second, mais
ne pensons pas qu'on puisse [le] libérer [ou] l'ouvrir de vive force.
Après, c'est là où aussi la négociation diplomatique
est très importante, c'est que le monde ne peut pas vivre avec non plus l'Iran
qui, du jour au lendemain, déciderait d'ouvrir, de fermer.
Il faut que le cadre soit établi.
Il y a des eaux iraniennes, il y a des eaux internationales, il y a des eaux
omanaises.
Il faut que tout ça soit bien établi et respecté et surveillé et que les choses
puissent reprendre.
> [Attentat déjoué Bank of America à Paris] Je ne
ferai pas de commentaire au-delà de ce que les magistrats en charge du dossier
et les ministres peuvent dire. Je veux ici simplement dire que nous sommes
extrêmement vigilants, comme nous le sommes depuis toujours, sur les menaces
terroristes.
Je félicite les services enquêteurs qui ont eu l'information et qui ont ainsi
pu déjouer la tentative qui s'est organisée il y a quelques jours.
Je veux dire que nous sommes très vigilants sur chacun de ces sujets pour aussi
rassurer tous ceux qui peuvent être ciblés. D'ailleurs, en France comme
ailleurs, parce qu'on a vu plusieurs autres pays européens qui ont été ciblés
par des tentatives d'attentats du même type.
Grande vigilance, mobilisation de l'ensemble des services compétents et des
magistrats, et c'est eux qui vous éclaireront sur les faits.
> La relation entre la Corée et la France s’enrichit avec l’adoption d’un partenariat stratégique global pour la défense de nos valeurs, le renforcement de notre sécurité, le développement de notre prospérité et les nombreux accords qui ont été signés à l’occasion de ma visite.
> [Déclaration lors de la visite officielle au
Japon] L'amitié qui unit le Japon et la France puise sa richesse dans une
histoire longue et nous célébrerons en 2028 le 170ème anniversaire de nos
relations diplomatiques.
Mais ces liens, s'ils sont nourris par une amitié profonde, notre culture,
notre histoire, sont aussi tournés vers l'avenir et les préoccupations de nos
concitoyennes et concitoyens.
Et le choix du mot « exception » dans le partenariat qui nous lie depuis un
peu plus de dix ans ne doit rien au hasard. C'est que ce sont bien des voies
nouvelles que nous souhaitons ouvrir. Je l'ai d'ailleurs vu tout à l'heure avec
des chercheurs japonais et français au LIMMS, qui est le centre de recherche
conjoint entre le CNRS et l'Université de Tokyo, le premier lancé par le CNRS
il y a trente ans. Plusieurs prix Nobel y travaillent ensemble sur de la
cryptologie post- quantique et plusieurs autres technologies.
Demain, nous le verrons ensemble, vous l'avez évoqué, à Astroscale. Et nous
aurons l'occasion d'évoquer les coopérations en matière spatiale, entre autres
avec l'entreprise française Exotrail, pour ce qui nous liera demain, et de
TotalEnergies à Carester, en passant par Framatome, Orano, EDF. Nous avons de
nombreux partenariats qui nous lient. Je les ai évoqués ce matin dans le forum
d'affaires.
Oui, ce partenariat est d'exception, et la déclaration conjointe sur la
coopération bilatérale que nous venons d'adopter pour une ambition renouvelée
le redit bien.
Vous avez évoqué un instant le contexte dans lequel interviennent cette
rencontre et cette visite. Elle est évidemment troublée, marquée par plusieurs
guerres, mais je vais ici redire très clairement quelques éléments qui sont le
socle de la relation bilatérale et de notre coopération et que vous venez de
rappeler.
D'abord et avant tout, nous croyons ensemble au droit international, à
l'ordre international qui repose sur la Charte des Nations unies.
Nous croyons aussi aux valeurs démocratiques que nous défendons.
C'est ce qui fait que, vous venez de le rappeler, nous défendons l'un et
l'autre le retour à la paix, le cessez-le-feu, le calme, la libre circulation à
travers le détroit d'Ormuz. C'est le fait aussi que, depuis février 2022, avec
constance, le Japon se tient aux côtés des Européens pour rappeler l'importance
d'une paix juste et durable, et le respect du droit international.
C'est aussi ce qui nous lie dans une stratégie indopacifique.
La France, en effet, par ses territoires ultramarins, sa présence
militaire, est présente dans cette région. Nous avons depuis 2018 une stratégie
indopacifique, et nous n'avons jamais dévié de cet axe, qui est de faire de
cette région un espace libre où la liberté de la souveraineté est pleinement
respectée par tous, aucune hégémonie ne prévaut, et qui, dans les domaines
sécuritaires, économiques, climatiques, permet d'agir avec tous les pays de la
région.
C'est exactement cet esprit qui avait nourri le partenariat franco-japonais
dans l'Indopacifique que j'avais inauguré en 2019 avec Shinzo Abe, et qu'il me
soit permis en cet instant de lui rendre respectueusement hommage.
La France promeut donc cet agenda de souveraineté, d'autonomie stratégique
pour l'Europe, pour l'Indopacifique, qui trouve un écho puissant dans la
stratégie de résilience et de sécurité économique que votre pays et vous-même,
Madame la Première ministre, défendez.
C'est avec cet esprit-là que nous voulons aborder les guerres en cours, et
nous allons l'évoquer dans un instant. C'est aussi dans cet esprit-là que nous
travaillons ensemble dans le cadre du G7, qui vise à renforcer justement nos
relations et à traduire de nouveaux partenariats pour faire face aux
déséquilibres économiques mondiaux, pour faire face aussi à la crise
énergétique actuelle. C'est ce qui avait d'ailleurs présidé il y a quelques
semaines à la décision prise ensemble de libérer une partie de nos réserves
stratégiques pour justement faire baisser les prix du pétrole.
Vous l'avez rappelé, Madame la Première ministre, chère Sanae, c'est fort
de ces convergences que nous aurons aujourd'hui plusieurs partenariats nouveaux
et que nous approfondissons cette relation. La feuille de route stratégique
dans le domaine de la défense illustre ce renforcement de notre partenariat de
défense et de sécurité. Nous voulons une plus grande profondeur stratégique.
Nous avons acté des exercices communs. Les capacités communes d'achat et le
texte signé par nos ministres, en même temps que la réunion au format 2+2, sont
une avancée importante pour améliorer nos programmes communs, nos capacités
communes, notre coordination renforcée en cas de crise.
De la même manière, nous avons un agenda ensemble de résilience économique.
C'est la base de notre stratégie pour une innovation souveraine, durable et
partagée, comme d'ailleurs plus de 350 chefs d'entreprise et représentants de
ministères l’ont défendu ce matin.
L'innovation est en effet un levier de cette stratégie, et dans plusieurs
domaines, là aussi, nous avançons. À l'occasion de cette visite, une feuille de
route dans le domaine des minéraux et matériaux critiques est signée, qui va
nous permettre de renforcer notre partenariat pour diversifier justement nos
capacités à avoir des pays partenaires et à trouver nos ressources.
Par l'innovation, nous adoptons aussi des techniques communes de séparation
de ces terres rares, et c'est le projet Caremag que vous avez cité autour des
terres rares, porté par les entreprises Carester et Iwatani, dont la deuxième
tranche d'investissement vient d'être annoncée, et qui est, à cet égard, je
crois, la meilleure illustration de cette feuille de route. L'innovation
s'incarne aussi dans la signature d'un accord conjoint sur la coopération en
matière de start-up. Je me réjouis justement du partenariat en la matière dans
plusieurs domaines.
Dans le domaine de l'énergie, nous avons adopté également une déclaration.
Dans le domaine du nucléaire civil, nous avons plusieurs partenariats qui
se sont scellés lors de cette visite en matière de batteries, en matière de
renouvelables, mais le nucléaire civil, nous venons de le voir avec la photo
qui a été prise, est au cœur de votre stratégie de décarbonation et de notre
stratégie de décarbonation et de souveraineté également.
Et donc nous souhaitons continuer d'aller de l'avant avec des
collaborations dans le domaine de l'aval du cycle, du démantèlement, du
développement de la filière à neutrons rapides et également de l'uranium. À
l'image du projet SF MOX qui porte sur des études de démonstration du
multirecyclage du combustible, de l'investissement à long terme d'EDF Cyclife,
auprès de la préfecture de Fukui, dans l'initiative innovante d'un recyclage
des gros composants métalliques irradiés, mais également par la volonté de construire
de nouvelles capacités.
Vous avez rappelé l'importance du projet ITER, et je souhaite que nous
réussissions le plus vite possible également à aller ensemble voir celui-ci. Ça
permettra aussi à nos parcs de s'affranchir d'imports supplémentaires d'ici
2100. Mais, au fond, nous avons une coopération très large qui est aussi portée
par des accords entre nos acteurs industriels, avec la participation aussi du
CEA sur les études de recherche et de développement et de Framatome sur la
conception du démonstrateur japonais.
Notre volonté commune est de disposer, en effet, d'un réacteur nouvelle
génération avant la moitié du siècle, ce qui est une opportunité majeure pour
les prochaines décennies et au-delà. Notre partenariat, vous l'avez dit, est
également dans le domaine du spatial. Il franchit lui aussi un nouveau cap avec
la signature d'un arrangement technique pour la mise en place d'un officier de
liaison japonais au sein du commandement de l'espace français, la signature
d'un accord de soutien au développement des relations entre les écosystèmes
industriels et des coopérations nouvelles dans le domaine de la régulation des
activités spatiales. Dans la perspective du sommet spatial international que
nous organiserons en septembre prochain en France. Mais là aussi, qu'il s'agisse
des lanceurs, des petits lanceurs, des petits lanceurs réutilisables ou des
constellations basse orbite, nous avons des perspectives de coopération
importantes.
Dans le domaine de l'intelligence artificielle, nous avons une déclaration
conjointe qui illustre également notre alignement de vue. Nous croyons dans une
intelligence artificielle souveraine et frugale. Nos chercheurs, comme nos
entreprises, sont engagés dans ce domaine.
C'est ce que fait, par exemple, Mistral AI dans le domaine des modèles
larges. C'est ce que nous souhaitons faire avec vous avec le déploiement aussi
de datacenters supplémentaires en France pour avoir des capacités de
calcul avec des acteurs japonais. C'est ce que nous voulons faire en matière de
recherche et innovation. De la même manière, nous souhaitons avancer, en effet,
encore davantage en matière de quantique et de semi-conducteurs.
Nos partenariats scientifiques s'établissent aussi en matière de santé,
comme en témoigne la déclaration que nous venons d'adopter, l'accord de
partenariats qui vient d'être signé entre l'Institut Pasteur du Japon et
le Japan Institute for Health Security, ouverture à l'automne 2026, d'un bureau
de l'INSERM au Japon, qui a également été actée. Dans tous ces secteurs, vous
le voyez, notre volonté est de continuer les projets communs au service de
cette feuille de route par laquelle nous bâtissons, au fond, une plus grande
indépendance de nos économies et un partenariat qui a vocation justement à
construire, par l'innovation, la réponse pour apporter à nos deux pays plus de
croissance, plus de compétitivité, plus de création de richesse, plus de
décarbonation et plus de souveraineté.
C'est aussi, fort de cela, que nous souhaitons voir davantage
d'investisseurs japonais en France et j'ai renouvelé ce matin l’invitation à
l’événement de Choose France pour beaucoup d'investisseurs qui sont déjà pour
certains des partenaires historiques et très fiables.
Enfin, la relation franco-japonaise, c'est aussi le lien entre deux
peuples, deux cultures. C'est pourquoi le Japon pays d'honneur de l'édition
2026 du Festival de Cannes, sera également à l'honneur du Salon du Livre de
Paris en 2028 : l'année de célébration de nos relations diplomatiques.
Nous souhaitons faire davantage, je le disais, pour le livre et les mangas, qui
sont très populaires. Je rappelais tout à l'heure à Madame la Première
ministre : la France, c'est le deuxième pays du manga. Vous êtes indétrônable
comme premier pays, mais nous aimons presque autant que vous les mangas. Nos
jeunesses adorent ces livres, leurs héros, leurs mythes. Nous souhaitons
continuer d'abord à les développer, à les vendre, à lutter contre le piratage,
c'est ce que souhaitent nos éditeurs, à développer là aussi les partenariats et
à développer également les programmes communs et donc les coproductions
audiovisuelles, cinématographiques. Nous souhaitons également, je le disais,
sur la propriété intellectuelle, consolider les liens. 2028 sera l'objet de
plusieurs initiatives en matière de musée d'exposition, en matière de salon du
livre et en matière de série, où, là aussi, le Japon sera à l'honneur des plus
grands festivals que nous avons.
Ce partenariat est en effet exceptionnel.
Il est ancien, mais il est d'avenir. Il est nourri par la tradition, mais
il est extraordinairement contemporain.
C'est ce qui fait notre force, et c'est ce qui fait aussi qu'il y a dans la
relation entre le Japon et la France quelque chose d'une réponse au désordre du
monde : une vision commune, une constance, une affinité et une capacité à
faire quand nous avons décidé.
> Avec ses partenaires en Asie, la France poursuit une stratégie de croissance, de décarbonation et d’indépendance.
> La France et la République de Corée font le choix de la confiance et de l’action. Mémoire, culture, valeurs en partage, liens entre nos jeunesses : dans un monde plus instable, notre amitié est un repère et un horizon.
> Première étape de notre visite en République de Corée : le War Memorial de Séoul. Hommage aux combattants de la guerre de Corée. Nous honorons leur mémoire, leur courage et leur sacrifice pour la liberté. Leur mémoire est là, devant nous, dans ces mots si touchants.
> Très heureux de retrouver Leurs Majestés l’Empereur et l’Impératrice du Japon. Ils savent le respect et l’amitié de la France à l’égard du Japon. Ces deux jours, nous avons à nouveau ressenti la force d’âme japonaise. Nous continuerons d’œuvrer main dans la main.
> Il est des moments où l’Histoire reprend son souffle et montre à l’Humanité l’horizon de sa grandeur. Avec Artemis II, plus de cinquante ans après Apollo 17, la Lune redevient ce rendez-vous des peuples qui mettent en commun et qui osent. Français, Européens, nous pouvons être fiers de participer à cette aventure extraordinaire en ayant un rôle clé grâce au module de service européen développé par l’ESA. Félicitations aux équipes de la NASA et de l’ESA pour ce lancement réussi. Nous allons suivre de près toute la suite. Dans l’espace aussi, notre destin s’écrit par l’ambition, la souveraineté et l’unité.
> Première mondiale ! L’ESPCI Paris PSL - CNRS, l’Université de Limoges, IMT Atlantique et le LIMMS à l’Université de Tokyo ont utilisé des clés ADN pour sécuriser une communication numérique. Vous avez bien lu : un document complet a été chiffré et déchiffré avec de l’ADN. Cette prouesse ouvre des perspectives nouvelles pour la protection des télécommunications sensibles et plus largement pour l’utilisation de l’ADN comme nouveau support d’information et de stockage. Avec seulement quelques grammes, on pourrait conserver durablement l’équivalent des données d’un data center avec une consommation énergétique extrêmement faible. Félicitations aux équipes pour cette avancée majeure au croisement des biotechnologies et de la sécurité des télécommunications.
►
Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> L’Assemblée nationale a choisi de refuser le débat et l’examen du projet
de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie. Cela prive les
Calédoniennes et les Calédoniens d’une discussion parlementaire sur l’avenir du
territoire. Face à ce blocage inédit, le Gouvernement prendra ses
responsabilités : ni immobilisme, ni passage en force. Les signataires de
l’accord de Bougival seront réunis la semaine prochaine, comme cela est prévu
en cas de blocage.
> La sécurité du quotidien, c’est celle que vivent les Français partout, chaque jour : rodéos, protoxyde d’azote, rave parties, petits trafics, nuisances… Face à cette délinquance de proximité, les réponses doivent partir du terrain. Elles se construisent avec les élus locaux, au plus près des habitants.
►
Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> [Tentative d’attentat à Paris comme Bank of America] l'action violente à caractère terroriste
déjouée dans la nuit de vendredi à samedi est en tout point similaire à celles
que vous venez de citer, aux Pays-Bas, en Belgique. Un engin explosif
improvisé, artisanal, enfin on l'appelle comme on veut, avec cette volonté de
filmer, de revendiquer.
Et donc c'était le même type d'action qui a été déjouée grâce à une
intervention efficace des effectifs de la Préfecture de police dans le cadre
d'un dispositif de sécurisation globale qui avait été mis en place. J'y
reviendrai. Et donc effectivement, il y avait un individu qui a été interpellé,
celui qui était en train de procéder à la mise à feu, ce qu'il n'a pas pu
faire, et un autre qui filmait. Donc évidemment, ça nous a tout de suite fait
penser à ce qui se passait aux Pays-Bas et en Belgique.
Et le Procureur national antiterroriste, évidemment, s'est saisi. Et
pourquoi on fait le lien avec le conflit et l'Iran ? Tout simplement parce que
dans ces pays-là, il y a eu un mouvement qui a revendiqué ces actions et qui
faisait très directement le lien avec ce qui se passait en Iran. un peu la
logique du raisonnement, même si judiciairement, rien n'est démontré à ce
stade. Il faut rester très prudent.
Catherine
Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Aujourd’hui, j’ai réuni par visioconférence les principaux contributeurs
européens de la FINUL. Nous avons réaffirmé notre soutien total à la FINUL et
fermement condamné toute attaque contre les casques bleus. S’en prendre aux
soldats du maintien de la paix est inacceptable et injustifiable. Nous allons
poursuivre notre coordination. Nos priorités : sécurité des casques bleus,
garanties sur les conditions d’exercice du mandat, assistance à la souveraineté
et à la stabilité du Liban.
> Je me réjouis des riches échanges que nous avons eus, à Tokyo, entre homologues de la Défense et des Affaires étrangères, qui ont permis d’aborder nos préoccupations communes et notre appréciation de situation convergente des enjeux de sécurité en Europe, au Moyen-Orient ainsi qu’en Indo-Pacifique.
> A Tokyo, grand plaisir d’échanger avec mon
homologue japonais Shinjirō Koizumi, ministre de la Défense. La France et le
Japon partagent des valeurs et une vision stratégique communes. Partenaire
d’exception, le Japon est au cœur de notre coopération de défense dans
l’Indopacifique. (…)
Fière de faire vivre le partenariat d’exception entre la France et le Japon.
Nous venons de signer ensemble une feuille de route franco-japonaise de défense
: c’est une nouvelle étape dans le renforcement de notre coopération militaire.
Le Japon est un partenaire stratégique majeur. Ensemble, nous affirmons une
relation de confiance et une ambition commune au service de la paix, de la
sécurité et de la stabilité dans l’Indopacifique.
Roland
Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté
industrielle, énergétique et numérique)
> Quelques semaines après la publication de la PPE 3, nous avons lancé ce
matin avec la ministre Maud Bregeon les appels d’offres pour les énergies
renouvelables. Notre souveraineté énergétique se construit dès aujourd’hui.
Jean-Noël
Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Des maires du Rassemblement National ont décidé de retirer le drapeau
européen du fronton de leur mairie.
C’est une trahison de ce que nous sommes.
L’Union européenne, c'est la France qui l'a voulue. C'est nous. Pour garantir
la paix. Pour préserver notre indépendance face à la pression grandissante des
empires. Et c'est pour nous le moyen d'affirmer une autre vision du monde : la
nôtre.
Il n'a aucune dissolution de l'identité nationale dans l'identité européenne,
pas plus que nos identités locales ne s'effacent derrière notre identité
nationale.
Nos appartenances sont multiples, elles se renforcent, se complètent et
s'enrichissent.
La conflictualité entre les superpuissances chinoise et américaine s'intensifie
chaque jour. Elle menace notre souveraineté et notre prospérité. Elle risque de
nous entraîner dans des guerres que nous n'aurons pas choisies. L’Europe
incarne une possible troisième voie à laquelle beaucoup de pays du monde
aspirent.
Ce drapeau est celui d’un espoir possible, c’est le drapeau de la
liberté, de la justice et de la démocratie. Comme une affirmation de notre
volonté farouche de maîtriser notre destin.
Comme un acte de résistance à la brutalisation du monde.
Stéphanie
Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes
handicapées)
> [Lutte contre la fraude sociale] Si on veut continuer à protéger les plus fragiles, et donc notamment les
plus pauvres, il faut aussi lutter contre ceux qui ne respectent pas les
règles, contre les fraudeurs. Et ce texte de loi, je ne comprendrais pas qu’il
ne puisse pas être voté puisqu’il permet à nos administrations, en gros, de
s’adapter aux modes nouveaux de fraude, notamment la fraude en mode organisé.
Il est très important qu’il y ait un texte avec des outils qui permettent plus
d’échanges. (…)
En 2025, par rapport à 2024, on a
détecté, par exemple sur la fraude sociale, plus de 15 % par rapport à 2024 de
fraude, c’est 720 millions d’euros de fraude détectés en 2025. (…)
La fraude sociale, c’est environ 12 à 13
milliards. On sait qu’avec ce texte de loi, on va pouvoir améliorer la
récupération de cette fraude de 1,5 milliard sur la partie sociale. Mais
derrière ça, il y a de la justice à mettre en place. Les personnes qui sont au
chômage et qui respectent les règles, c’est-à-dire qu’ils ne partent pas en
vacances avec leur chômage, doivent être protégées dans notre pays. Et par
contre, ceux qui fraudent et qui ne respectent pas les règles doivent être plus
sanctionnés, c’est ce que propose ce texte de loi.
> [Interdiction
de la prescription ou le renouvellement
d’un arrêt maladie par la télémédecine] Sur ce sujet, ce que nous portons dans ce texte, et qui peut-être évoluera
encore avec la commission mixte paritaire, l’échange entre le Sénat et
l’Assemblée, est que les sites frauduleux, ces sites qui vous proposent des
ordonnances, soit d’arrêt maladie, soit de traitement, sans avoir même une
consultation, puissent être sanctionnés.
Aujourd’hui, c’est très long pour pouvoir
faire retirer ces sites frauduleux. Et quand vous les retirez, 24 heures après,
ils sont remis en site miroir. Ces mesures, c’est ça. (…)
Il n’est pas question de réfréner la
télémédecine. Nous allons même, et j’aurai l’occasion dans quelques semaines
d’expliquer, que nous allons augmenter le nombre d’actes de télémédecine dans
des endroits comme les gares par exemple, nous allons favoriser la
télémédecine. Mais la télémédecine, quand elle est correctement faite.
Avoir des plateformes qui ne vous
consultent même pas et juste en trois clics vous donnent une ordonnance d’arrêt
maladie ou de médicaments, ce n’est pas de la télémédecine. Ce sont des sites
frauduleux qu’il faut fermer.
> Je crois que tous les députés qui votent pour lutter contre la fraude, qu’elle soit sociale ou fiscale, est une bonne chose. Notre financement de notre protection sociale, il est à rediscuter, puisqu’on voit bien qu’avec la démographie, on va avoir un enjeu dans les années qui viennent pour financer la protection des Français. Si en parallèle de ça, nous laissons les bandes organiser la fraude, ça veut dire que nous n’avons pas cette responsabilité. Donc moi j’appelle tous les députés à être responsables et de voter cette loi.
> Sur les arrêts maladie, on a un sujet collectif : est-ce que demain on veut continuer à pouvoir payer les gens quand ils sont en arrêt maladie ? Moi, je le souhaite.
> Il n’y a pas que
de la fraude. Il y a aussi une courbe d’augmentation des dépenses d’assurance
maladie qui est très importante. C’est à peu près 20 milliards d’euros par an.
Et sur ces cinq dernières années, tous les ans, on met un milliard de plus.
Donc ce n’est pas soutenable. Les indemnités journalières, c’est 12,5
milliards, plus 5 milliards pour ce qui concerne les arrêts maternité. (…)
La courbe d’augmentation de ces
dépenses-là, elle n’est pas soutenable à terme. C’est un milliard de plus tous
les ans. Donc il faut proposer des mesures. Et vous avez deux sujets dans les
arrêts maladie. Vous avez les arrêts maladie très courts, qui sont de deux,
trois jours, qui augmentent de façon très importante. Qui ne sont pas les plus
coûteux à l’assurance maladie, mais qui désorganisent l’entreprise. Il faut
pouvoir prendre ce sujet collectivement à bras-le-corps. (…)
Nous avons travaillé avec le ministre des
Comptes publics, mais aussi avec le ministre du Travail, puisque l’enjeu est
multidisciplinaire, je dirais. Et nous proposerons des mesures mi-avril. Nous
sommes, à l’heure actuelle, en train de nous concerter avec les différents
acteurs. Avec ces ministres, nous proposerons des mesures qui permettront
d’améliorer et de rendre soutenables ces dépenses.
> Je crois qu’il ne faut pas stigmatiser. Dans de rares cas, il y a des médecins qui prescrivent des arrêts alors qu’ils ne devraient pas. C’est vrai, mais c’e sont de rares cas. Et donc il ne faut pas généraliser. Mais par contre, le travail qu’on a fait ces derniers mois, à la demande du Premier ministre, c’est de travailler notamment, pour ma partie, avec les médecins pour savoir les difficultés qu’ils avaient concernant les arrêts maladie et pouvoir proposer des mesures pragmatiques et efficaces.
> Une prise de
protoxyde d’azote peut entraîner des handicaps ou des décès. C’est très
important de pouvoir sensibiliser. Ça, c’est le travail qu’on fait sur
l’information.
Mais je le dis, on a tous un rôle dans la
sensibilisation des jeunes à la prise de ce produit. Le ministre Laurent Nuñez
a annoncé des mesures qui amènent le fait que ça devienne un délit,
c’est-à-dire de la même façon que quand on prend une drogue.
Vous savez, c’est un produit qui est
utilisé aussi dans le commerce pour faire de la chantilly. Et nous avons
travaillé, et notamment au niveau européen, parce que c’est un produit
commercial européen, à faire en sorte qu’il ne soit pas accessible, évidemment
aux mineurs, mais aussi aux jeunes, de façon très simple.
Ce qui m’importe, c’est que les jeunes
soient au courant que, un, c’est très dangereux, deux, c’est interdit, trois,
c’est puni fortement.
> Il y a plusieurs sujets autour de la chirurgie esthétique. Qui le fait ? Avec quels produits ? Qui est autorisé ou pas ? Et comment on contrôle ? Je travaille ça, d’ailleurs, avec l’Ordre des médecins, qui a aussi un rôle à jouer sur ce sujet. Donc nous allons avancer, mais c’est un sujet qui mérite du temps de travail.
> Je me réjouis de l’accord qui a été signé avec les trois
syndicats représentatifs des infirmières, avec l’assurance maladie, pour qu’il
puisse y avoir une revalorisation. 500 millions d’euros dans l’enveloppe pour
les quatre ans. Donc c’est une amélioration des actes, notamment des actes
lourds. C’était demandé depuis longtemps par les infirmières. En 2026, ça sera
400 euros, mais 2 500 par an dès 2027. C’est important. (…)
Sur les carburants, vous avez raison,
c’est une préoccupation évidemment des infirmières, d’ailleurs pas que, aussi
des personnels qui soignent à domicile. Je pense aux aides, notamment
ménagères, aux aides à domicile pour lesquelles nous travaillons en ce moment.
On l’a dit et redit, cette crise, elle n’est pas la même que celle de 2022.
Et donc nous nous adaptons, nous voulons
avoir des mesures ciblées qui soient adaptables dans le temps, puisque nous ne
savons pas combien de temps va durer cette crise, mais nous serons évidemment
aux côtés de ceux qui en ont besoin. (…)
Nous sommes en train de travailler à la
mesure la plus efficace, à aller donner des aides aux gens qui en ont besoin
autour du soin, et comme je l’ai dit, il y a les infirmières mais aussi les
personnes qui vont au domicile des gens pour les soigner. (…)
Ce que je dis aujourd’hui, mais tous mes
collègues ministres font la même chose dans leur secteur, c’est la demande du
Premier ministre, c'est que chaque professionnel qui a une répercussion liée au
prix de l’essence, on puisse travailler à des mesures ciblées et qu’on puisse
adapter en fonction de l’évolution de la crise du carburant.
> En déplacement dans le Maine-et-Loire, à Angers
et Cholet, au plus près des acteurs de la protection de l’enfance, dans le
cadre du Tour de France de la protection de l’enfance que nous avons lancé.
Ici, j’ai vu des équipes pleinement mobilisées face à des situations souvent
complexes, notamment à la MECS Marie Durand, avec des dispositifs innovants
comme ENTRACTE pour accompagner les jeunes victimes ou à risque d’exploitation
sexuelle. Ce déplacement s’inscrit dans une phase d’accélération de la
politique de protection de l’enfance, portée notamment par le projet de loi
relatif à la protection des enfants. Il marque une étape décisive pour
sécuriser les parcours et mieux protéger. La santé des enfants protégés est
renforcée grâce au parcours coordonné « Enfance protégée », garantissant à
chaque enfant confié un suivi en santé structuré. À Cholet, j’ai également
rencontré des jeunes, de l’Institut de Formation Technique de l’Ouest, engagés
dans des parcours de formation vers l’emploi.
L'accompagnement vers l'autonomie est déterminant pour assurer une réelle
insertion des jeunes majeurs et favoriser leur intégration dans notre société.
David
Amiel (ministre de l’Action et des Comptes publics)
> [Coût de la guerre de Trump pour la France] La guerre au Moyen-Orient aura
un coût pour les finances publiques françaises. Voici les toutes premières
remontées dont nous disposons à cette heure, pour le mois de mars, avant même
l'impact sur la croissance économique.
Le coût mensuel estimé à date : environ 430 M€.
- 130 M€ de dépenses de soutien aux secteurs et ménages les plus en difficulté
- 3,6 Md€ de charge de la dette, soit 300 M€ par mois
Les recettes supplémentaires sont estimées à 270 M€ en mars (120 M€ de TVA, 150
M€ d'accises), mais temporaires, car très liées à la hausse de la consommation
de carburant en début de mois, qui recule désormais.
Il y a donc une perte nette pour les finances publiques.
Ce bilan est encore partiel. La crise pèsera aussi sur la croissance et
l'activité : risque de dégradation des recettes, hausse des dépenses, et la
consommation de carburants recule désormais. L'impact global sera présenté au
comité d'alerte des finances publiques le 21 avril.
> La réunion qui a eu lieu autour du Premier
ministre a permis de faire un point d'étape sur les travaux budgétaires.
D'abord, évidemment, de revenir sur ce qui a permis l'an dernier, en 2025, non
seulement de tenir l'objectif qui avait été prévu par la loi de finances
initiale, c'est-à-dire un passage de 5,8 % du PIB de déficit à 5,4 %,
mais de faire mieux que ce qui avait été prévu avec un déficit qui a finalement
été établi par l'INSEE la semaine dernière à 5,1 %. Alors évidemment,
5,1 % de déficit, c'est encore beaucoup trop élevé. Et le Premier ministre
avait eu l'occasion d'ailleurs de le rappeler dès vendredi dernier.
Mais ça nous montre une chose : ça montre qu'une méthode rigoureuse de
suivi tout au long de l'année permet de tenir la dépense publique, y compris
quand il y a des crises, puisqu'il y en avait eu aussi l'année dernière. On se
rappelle d'ailleurs qu'il y a un an, jour pour jour, une guerre commerciale
était déclenchée par les États-Unis. On se rappelle aussi de toutes les
difficultés agricoles de la Nouvelle-Calédonie l'année dernière, et pour
autant, par des mesures de serrage budgétaire qui avait eu lieu tout au long de
l'année avec près de 10 milliards d'euros, c'est finalement un objectif
qui a été tenu.
Et cette méthode, cette méthode sérieuse, cette méthode rigoureuse et cette
méthode transparente, c'est ce dont nous avons besoin en 2026. Parce que, là
aussi, le défi des finances publiques reste évidemment devant nous. Et dans un
moment où nous devons lutter contre toutes nos dépendances, dépendance en
matière géopolitique, et c'est évidemment l'enjeu de l'actualisation de la loi
de programmation militaire qui sera proposée au Parlement. Dépendance
énergétique, et on mesure à quel point elle est indispensable, et c'est l'enjeu
à la fois de ce qui a été proposé avec la programmation pluriannuelle de
l'énergie du côté de la production et aussi des mesures d'électrification qui
sont devant nous, et évidemment dépendance financière.
C'est la raison aussi, et le Premier ministre l'a également rappelé, pour
laquelle 2026 ne sera pas 2022. Et face à cette crise, nous devons avoir des
mesures ciblées vers ceux qui en ont le plus besoin et non pas des mesures
générales. Et nous devons avoir des investissements dans le long terme pour
protéger les Français contre les chocs géopolitiques qui, on le voit depuis
plusieurs années, ne cessent de se multiplier et nous ne pouvons pas verser une
pluie de milliards d'euros chaque année dont nous n'avons pas le début d'un
centime. Et quand on voit des oppositions qui, il y a quelques semaines,
s'opposaient à l'électrification et donc à l'investissement dans le long terme
et réclament maintenant des dépenses de milliards et de milliards d'euros sans
qu'ils nous disent comment ils comptent les financer, ce n'est pas l'attitude
que souhaite avoir le Gouvernement qui est effectivement de pouvoir retenir un
langage de vérité aussi dans cette période-là.
Les aides qui ont été annoncées à ce stade, évidemment, de la crise sont donc
ciblées par les secteurs qui en ont le plus besoin. Évidemment, nous restons
très attentifs à l'évolution de la situation. Il y a beaucoup d'incertitudes,
d'incertitudes géopolitiques, d'incertitudes militaires concernant la situation
dans le détroit d'Ormuz et nous adaptons les dispositifs au plus juste. Nous
avons également un principe clair, c'est qu’un euro dépensé pour soutenir les
secteurs… Les Français qui en ont besoin face à la crise voudra dire
1 euro d'économiser ailleurs.
Nous sommes dans une période où les taux d'intérêt ont également augmenté en
France mais aussi dans l'ensemble des économies développées. C'est le cas
également aux États-Unis, en Allemagne depuis le début de la crise. Et donc
s'endetter, ce qui était déjà inacceptable il y a quelques semaines, le serait
encore plus aujourd'hui avec un coût de la dette qui est encore plus élevé.
Alors évidemment, ce serait la facilité, nous sommes à un an d'une élection
présidentielle, d'élections législatives, que de dire que tout cela serait au
fond l'affaire de nos successeurs et qu'il leur reviendrait ensuite de
présenter la facture aux Français. Ce n'est pas l'état d'esprit du Gouvernement.
L'état d'esprit du Gouvernement est de tenir les objectifs de déficit parce que
derrière, c'est aussi l'argent des Français que l'on protège.
Nous avons ensuite pu aborder également avec le Premier ministre la préparation
du budget de 2027 avec deux principes. Le premier, c'est celui de la
transparence. Nous sommes dans une période, je le disais, avec beaucoup
d'inconnus. Beaucoup d'inconnus géopolitiques et donc beaucoup d'inconnus
économiques. Nous réunirons le 21 avril 2026 l'ensemble des forces
politiques représentées au Parlement, les partenaires sociaux, les
représentants des organisations professionnelles, les représentants d'élus
locaux, pour faire un bilan exhaustif des premières remontées. Ce que nous
savons et ce que nous ne savons pas. Les différents scénarios et leurs impacts
sur la situation économique et sur la situation des finances publiques. Et puis
nous aurons l'occasion tout au long de l'année et jusqu'à la présentation des
textes financiers pour 2027, de faire ainsi des points réguliers à cœur ouvert
pour pouvoir nous adapter aussi en permanence et partager avec tous ceux qui
évidemment ont à cœur de travailler aux intérêts du pays, de bénéficier des
mêmes informations que celles dont nous disposons.
Puis, la deuxième priorité, c'est la sortie de nos dépendances. Je l'évoquais
en matière financière, c'est le cas en matière militaire, c'est le cas en
matière énergétique, c'est évidemment aussi le soutien qui doit rester au cœur
de notre politique à notre économie parce que si nous avons tenu aussi un
objectif de 5,1 % de déficit l'an dernier, c'est parce que la croissance
française a résisté. Elle a résisté parce que nous sommes restés un pays
propice à l'investissement, à l'emploi, à l'innovation. Et ce cœur-là de la
machine économique, c'est aussi ce qui permet de tenir les déficits publics et
donc là aussi de protéger l'argent des Français.
Donc : transparence, indépendance, voilà aussi les maîtres mots qui
doivent nous guider dans la préparation des textes pour 2027.
> Quand on regarde le budget de la France, c'est
comme quand on regarde chacun d'entre nous notre propre budget. On regarde
l'ensemble de ce qui entre et de ce qui sort, l'ensemble des recettes et
l'ensemble des dépenses. Et c'est la raison pour laquelle les augmentations
très importantes des prix de l'énergie n'ont jamais été une bonne nouvelle pour
les finances publiques françaises. Pourquoi ? Parce que la TVA sur les
produits pétroliers a effectivement une tendance mécanique à augmenter tout de
suite quand le prix augmente, puisqu'elle dépend des prix. Mais ceux qui
s'arrêtent là oublient de vous raconter tout le reste. Ils oublient de vous
dire d'abord que si les volumes de consommation diminuent, la TVA, elle
reculera aussi. Ils oublient de vous dire que dans la fiscalité qui est
applicable à l'essence, au diesel, les assises pèsent deux fois plus que la
TVA. Or, les assises ne dépendent pas du prix et ont tendance à reculer
uniquement quand les volumes de consommation baissent. Et puis surtout, ils oublient
de vous parler de l'impact sur les taux d'intérêt. Et ce qu'on voit depuis
plusieurs semaines, depuis le déclenchement de la guerre dans le détroit
d'Ormuz, c'est une augmentation des taux d'intérêt, je le disais, dans tous les
pays développés. Pour la France, les taux d'intérêts ont augmenté depuis la fin
du mois de février, ce qui voudrait dire plusieurs milliards d'euros de
dépenses supplémentaires dès cette année 2026. Et puis ils oublient également
de vous dire l'impact sur l'activité économique. Et d'ailleurs, on le voit bien
dans les différentes questions qui reviennent. Beaucoup de secteurs sont
inquiets. Beaucoup de secteurs affrontent des difficultés importantes et ce
n'est pas pour rien. Et tout ça va se retrouver forcément dans les chiffres de
la croissance et donc dans les recettes fiscales, l'impôt sur les sociétés, la
TVA sur les autres biens et services, l'impôt sur le revenu. Mais je le disais,
notre maître mot, ce sera la transparence. Et donc à partir du moment où les
remontées de TVA pour le mois de mars seront consolidées, on aura une vision
plus claire aussi de l'évolution macroéconomique, eh bien on mettra ces
chiffres, globaux, à disposition évidemment de l'ensemble des partis politiques
et on les rendra publics. Tout sera rendu public dès que les premières
remontées seront consolidées. C'est le travail qui est en cours par le
ministère de l'Économie et des Finances. (…)
Quand on parle de milliards d'euros aujourd'hui, c'est surtout des milliards
d'euros en moins pour le budget de l'État. Et j'évoquais à l'instant les
plusieurs milliards d'euros que nous coûterons, ne serait-ce que la remontée
des taux d'intérêt. Le Premier ministre a été extrêmement clair ce matin, comme
il l'a d'ailleurs été depuis le début de la crise. Il n'y a pas de cagnotte. Il
n'y a pas de cagnotte quand on a un déficit à 5,1 % du produit intérieur
brut. Et il n'y a pas de cagnotte quand on affronte une hausse massive des prix
de l'énergie. Néanmoins, la dépense publique qui doit être engagée, elle doit
nous permettre de protéger les Français contre les futures crises qui, on le
sait d'ores et déjà, on ne sait pas encore sous quelle forme, de quelle
manière, seront amenées dans les années qui viennent à revenir, parce que nous
sommes rentrés dans un monde dangereux, dans un monde chaotique, dans un monde
où les conflits se multiplient. C'était en 2022 le cas en Ukraine. C'est
désormais le cas dans le golfe Persique. Et si jamais, il y avait effectivement
des aléas dans un sens ou dans l'autre dans l'année, il va de soi que cela
servirait à renforcer tout ce qui peut aider les Français et tout ce qui peut
aider à soutenir nos investissements dans l'avenir. Mais je le redis, tous ces
chiffres seront rendus publics. Toutes les remontées que nous sommes en train
de consolider, puisque la guerre dans le golfe Persique a été déclenchée il y a
de cela un mois, donc les remontées précises, chiffrées, dès qu'elles seront
achevées, seront mises à disposition du Parlement.
> Il y aura une réunion qu'on appelle un comité d'alerte autour des finances publiques qui aura lieu le 21 avril où seront conviés l'ensemble des groupes parlementaires, ceux à la fois qui composent la majorité et ceux qui composent l'opposition, les partenaires sociaux, les représentants des organisations professionnelles, les associations d'élus locaux, pour partager l'intégralité des chiffres dont nous disposons et partager également les différents scénarios. Sur le reste de l'année 2026, je crois que c'est un exercice d'hygiène et de transparence démocratique qui est indispensable, particulièrement dans cette période de forte incertitude. Il y a 5 semaines, avant le déclenchement de la guerre dans le Golfe Persique, le Gouvernement disait avoir deux priorités : l'indépendance financière et l'indépendance énergétique. Elles sont plus que jamais d'actualité. L'indépendance financière parce qu'on voit la hausse des taux d'intérêt depuis, l'indépendance énergétique parce qu'on voit à quel point coûte à notre pays sa dépendance aux énergies fossiles. Alors effectivement, on voit dans les oppositions la tentation inverse, celle de dire aujourd'hui le contraire de ce qu'ils disaient hier. On a vu les mêmes appeler à la censure du Gouvernement parce qu'il promettait d'électrifier le pays et désormais vouloir subventionner massivement des importations d'énergie fossiles venues hors d'Europe. On a vu les mêmes dire il y a de cela quelques semaines que le Gouvernement n'en faisait pas assez pour réduire le déficit, et qui désormais propose de creuser de manière abyssale ce même déficit en promettant des milliards d'euros, non sinon pas le début d'un centime. C'est une période compliquée, c'est une période difficile, c'est la raison pour laquelle, il faut faire preuve à la fois de beaucoup d'écoutes, beaucoup d'écoutes des difficultés des différents secteurs, et c'était le cas pour des secteurs économiques puisqu'il y a des difficultés des Français les plus précaires, et c'est à eux que le chèque énergie s'adresse, mais aussi beaucoup de transparence et, je crois, de cohérence.
Aurore
Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre
les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> Notre position ne souffre aucune ambiguïté : qui ne serait pas choqué de
voir une enfant de 6 ou 12 ans être voilée ? Où est la liberté ? Où est
l'émancipation ? Le combat contre l'entrisme islamiste est vital. Nous le
menons.
> Le racisme n'a aucune place dans notre République. Le Maire de Saint-Denis Bally Bagayoko et des parlementaires ont subi des attaques racistes inadmissibles pour une seule raison : ils sont noirs. C'est indigne. Insupportable. Dès ce matin, je procède à un signalement au Procureur de la République sur les courriers qu'ils ont reçus. Je ne laisserai rien passer.
> Jean-Luc Mélenchon a un problème avec la République et l’État de droit. En France, nul n’est au-dessus des lois. Être un élu de la République ne confère aucun droit supplémentaire.
> La France a une diplomatie féministe parce que ce n'est pas un sujet marginal.
Catherine
Chabaud (ministre délégué auprès de la ministre de
la Transition écologique, de la Biodiversité et
des Négociations internationales sur le climat et la nature chargée
de la Mer et de la Pêche)
> Transport maritime : l'État accompagne la décarbonation
J'ai lancé l'appel à projets pour la décarbonation du transport maritime. Un
moment attendu par la filière et qui va permettre d’accélérer la transition des
navires, des ports et des chantiers navals vers décarbonation.
Cette initiative est rendue possible par le fléchage de plus de 60 millions
d’euros issus du marché du carbone européen lié aux émissions du transport
maritime (ETS maritime) vers un soutien au secteur. L’objectif : accélérer des
équipements ou innovations matures et permettre leur passage à l’échelle.
Comme députée européenne, j’avais défendu le principe d’utilisation de ces
revenus pour soutenir une conversion structurelle de la filière. Et je suis
fière aujourd’hui de mettre en oeuvre comme Ministre de la Mer et de la Pêche,
la mesure inscrite au Comité interministériel de la mer 2025. Merci à mes
collègues du gouvernement et aux parlementaires qui partagent cette vision.
La situation au Moyen Orient nous invite à accélérer la sortie de notre
dépendance aux énergies fossiles. En tant qu'ancienne navigatrice, je sais que
décarboner ne signifie pas renoncer à la performance. Au contraire.
La France peut prendre un leadership sur les solutions d’électrification, de
propulsion hybride - thermique et vélique - et construire, avec nos collègues
européens, une souveraineté industrielle maritime à l’échelle du continent.
Il nous reste aussi à embarquer toute la société. Faire du transport décarboné
un label de confiance, un choix visible pour le consommateur et le citoyen.
J’invite les porteurs de projet à répondre à l’appel que nous lançons.
Camille
Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la ministre de la Santé, des
Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées chargée de l’Autonomie et
des Personnes handicapées)
> Faire valoir ses droits ne devrait jamais être un parcours compliqué.
C’est tout l’enjeu de l’expérimentation lancée aujourd’hui dans 5 MDPH
préfiguratrices : Aveyron, Corse, Guyane, Indre et Nord.
Un nouveau formulaire, plus simple et plus lisible, va être testé par plusieurs
centaines d’usagers.
Objectif : faciliter les démarches, réduire les obstacles, et mieux accompagner
chacun dans son parcours.
Rendez-vous cet été pour partager les résultats de cette expérimentation avec
l’ensemble des acteurs concernés !
● Autres
ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> En termes de fraude sociale, l'effort principal est sur les entreprises
qui fraudent.
> Les prévisions montrent un petit fléchissement de la croissance.
> Au grand total, les finances publiques vont perdre de l'argent par cette crise économique.
> Je me suis rendu cet après-midi chez Dassault, à Cergy, fleuron de notre industrie de défense. J’ai lancé un appel à nos jeunes : venez travailler dans l’industrie et notamment dans la défense. De beaux métiers, bien rémunérés et qui ont du sens ! Nous construisons avec France travail une réponse à la hauteur des besoins en recrutement des entreprises du secteur de la défense : anticiper, renforcer la formation et les compétences, accompagner les recrutements, partout sur notre territoire. J’ai confié à la générale Dominique Vitte la mission de piloter une équipe dédiée au sein de France travail pour accompagner les entreprises du secteur et répondre à concrètement leurs besoins.
Gérald
Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)
> À Madrid, avec une délégation de parlementaires et de magistrats, nous
avons constaté l’efficacité pour les victimes du modèle d’organisation
judiciaire espagnol, avec des outils comme le plaider-coupable criminel et
l'accompagnement spécifique des femmes victimes de violences sexuelles. Les
leviers activés par l'Espagne sont ceux que je porte avec le projet de loi que
je défendrai devant le Parlement : mieux protéger les victimes et diviser par
deux les délais de jugement criminels.
> Respecter les victimes, c’est le sens du projet de loi que je porte devant le Parlement. Avec la généalogie génétique, nous pouvons donner aux magistrats, notamment ceux du pôle cold cases de Nanterre, la possibilité d’utiliser un formidable outil technologique et scientifique pour résoudre des affaires criminelles complexes. C’est une avancée majeure qui nous permettrait d’élucider de nombreuses affaires, parfois très anciennes. C’est le respect que nous devons aux victimes, de tout faire pour identifier les auteurs de crimes afin qu’elles puissent se reconstruire.
Edouard
Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Les violences commises envers nos enfants sont des crimes inacceptables.
L’École doit rester une bulle de sécurité pour nos enfants.
Pour garantir cette protection :
- Nous créons dès aujourd’hui un poste de déléguée à la protection des
enfants à l’École. Cristelle Gillard, une professionnelle expérimentée,
occupera ces fonctions, afin de mieux lutter contre les violences dans le cadre
scolaire comme en-dehors ;
- Nous avons diffusé un protocole de détection et de signalement
(informations préoccupantes et signalement au procureur) à toutes les écoles et
tous les établissements en mars ;
- Nous mettrons en place un contrôle d’honorabilité régulier des personnels
de l’Éducation nationale, en plus de celui effectué lors du recrutement ;
- Nous portons une « liste noire », qui évitera de réembaucher
dans l’Éducation nationale toute personne ayant eu des comportements inappropriés
envers des mineurs.
Un projet de loi sera prochainement examiné. La mobilisation du Gouvernement
est sans faille.
> 2000 : c'est le nombre de collèges et de lycées
qui sont labellisés "Egalité filles-garçons" ! C'est 450 de plus que
l'an dernier, dont 37 obtiennent le plus haut niveau de reconnaissance.
Politique d'établissement en faveur d'une véritable mixité dans les choix
d'orientation, notamment en sciences, lutte contre les stéréotypes, lutte
contre les violences sexuelles et sexistes : autant d'actions portées par les
équipes pédagogiques et éducatives.
L'avenir doit être fondé sur l'égalité entre les filles et les garçons. Merci à
toutes celles et ceux qui l'écrivent à l'Ecole.
> Au salon Global industrie, autour des enjeux de
formation et de recrutement dans le secteur industriel.
C'est dans l'industrie que s'écrit une grande partie de notre avenir. J’ai
échangé avec des professionnels passionnés par leurs métiers, qui cherchent à
transmettre autant qu’à produire. J'ai aussi accompagné des jeunes collégiens,
qui ont découvert la robotique ou les métiers de l'électronique, et ont
rencontré nos champions
L’industrie française recrute massivement. Mais pour susciter des vocations, il
faut d’abord rendre ces métiers visibles. C’est tout le sens de ce que nous
faisons à l’Éducation nationale, en lien avec les entreprises :
- meilleure information sur les métiers dès le collège ;
- stages de 3ème et de 2de en entreprise ;
- évolution de la carte de formation de la voie professionnelle, avec 12 000
nouvelles places créées en deux ans pour le secteur industriel.
Aux entreprises industrielles, PME, ETI, grands groupes : accueillez des élèves,
montrez-leur ce que vous faites. C’est le meilleur levier pour susciter les
talents dont vous aurez besoin demain.
Philippe
Baptiste (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> À Tokyo, renouvellement du JFLI, laboratoire du CNRS associant universités
françaises et japonaises. Depuis 16 ans, il incarne une coopération
d’excellence en informatique entre la France et le Japon. J'étais heureux d'y
voir Philippe Codognet, avec qui j'avais travaillé à la création du
laboratoire.
> À Tokyo, visite d’Astroscale avec le Président de la République et la Première ministre japonaise. Un enjeu central : la soutenabilité de l’espace, face à la multiplication des débris en orbite. Échanges avec les équipes franco-japonaises au cœur des technologies de désorbitation, et mise en lumière du partenariat Astroscale France - Exotrail, soutenu par France 2030. Une coopération concrète pour structurer les capacités spatiales de demain.
> À Tokyo, clôture du 11e comité franco-japonais en sciences et technologies. Un partenariat de plus de 50 ans, au cœur des enjeux stratégiques : IA, santé, énergie, spatial, quantique. Une conviction partagée : science ouverte, mais protégée. Et une ambition : renforcer encore nos coopérations et les mobilités scientifiques.
Maud
Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de l’Economie, des Finances et
de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Oui, il y a une crise énergétique liée à la guerre et aux tensions
internationales. Mais non, il n’y a pas de pénurie de carburant en France. Nos
approvisionnements nationaux se font avant tout via l’Atlantique (États-Unis,
Afrique, Brésil…) pas par le détroit d’Ormuz.
Au moment de cette guerre, personne ne peut parler de problème de volume ! Ce
que l’on observe, ce sont des tensions logistiques ponctuelles dans certaines
stations - notamment les moins chères - liées à des pics de demande locaux.
Dans une situation grave, il faut dire les choses précisément, pas les
simplifier à outrance pour en faire un argument politicien. Vos propos [madame
Le Pen] et revirements pendant la crise du Covid19 auraient pourtant pu vous
inviter désormais à la prudence.
Sur le fond, vos propositions sont un contresens. Baisser les taxes
immédiatement, c’est du court terme : une impasse pour les finances publiques,
et un chèque envoyé aux pays producteurs de pétrole. Bel exemple de patriotisme
!
Et pour financer ces mesures, vous proposez de supprimer les aides à
l’électrification dont bénéficient les Français, notamment les plus modestes.
Bel exemple de contre-sens historique !
Autrement dit : - moins d’investissements pour sortir des énergies fossiles, -
plus de dépendance aux crises internationales, - et aucune solution durable
pour les 40 millions de véhicules que vous évoquez. Surtout, ne changeons rien.
Dans le monde d’aujourd’hui, la responsabilité, c’est de réduire notre
dépendance en s’appuyant sur nos points forts : la production en France
d’électricité decarbonée. Plus de souveraineté. Pas d’aggravation de nos
dépendances.
> En résumé sur la situation internationale et pour
faire la transition sur le plan énergétique sans mauvais jeu de mots, peut-être
commencer par dire qu'on est dans une grande incertitude, dans une grande
volatilité des prix et nous admettons sans difficulté ne pas tout contrôler. En
revanche, notre responsabilité, notre devoir, c'est de se préparer à tout. Et
c'est vraiment le message qu'a passé le Premier ministre durant cette réunion à
l'ensemble des membres du gouvernement: se préparer à tous les scénarios, des
scénarios où le conflit dure, des scénarios où la crise énergétique
s'intensifie, et mieux vaut donc être préparé, quand bien même on aspire
évidemment tous à ce que cela n'arrive pas, mais notre responsabilité c'est de
nous y préparer. Les réponses, elles tiennent, je dirais, en trois axes.
D'abord, il y a les réponses d'urgence, et les réponses d'urgence qu'on a
commencé à déployer, je vais y revenir. Les réponses d'urgence, il y a
deuxièmement l'électrification avec la présentation du plan d'électrification
qui sera mise en avant la semaine prochaine. Et troisièmement, il y a une
réflexion autour de la sobriété avec l'État en première ligne qui doit donner
l'exemple. Les réponses, si je reprends, les réponses d'urgence. Vous les
connaissez, on les a déclinées secteur par secteur.
Pourquoi est-ce qu'on a commencé par pêcheurs, agriculteurs,
transporteurs ? Parce que c'étaient les secteurs pour qui le coût du
gasoil était devenu trop important pour que le modèle économique soit encore
soutenable. Et c'est pour ça qu'on a fait le choix, dans un premier temps,
d'avancer dans ce sens-là. Ça n'épuise pas le sujet des professions et des
Français qui travaillent en roulant beaucoup. On entend les difficultés que
peuvent avoir les métiers du soin. Je pense aux infirmières, je pense aux aides
à domicile. On ne s'interdit pas et on ne ferme pas la porte à d'éventuels
soutiens dans les jours à venir. Ça, c'est la première chose.
Ensuite, on adaptera les dispositifs, tant en termes de durée qu'en termes
d'ampleur, en fonction cela va de soi, de l'évolution de la situation et de
l'évolution des prix de l'énergie et évidemment, précisément, majoritairement,
du carburant. Mais on pourra y revenir si vous voulez dans vos questions.
L'électrification ensuite, parce que certes, il y a des réponses d'urgence, des
réponses de court terme, mais on serait coupable de ne pas préparer les
réponses de long terme. Puisque, comme personne n'a de boule de cristal, on
peut dire à mon avis sans se tromper qu'on vivra d'autres crises de ce type-là.
Quand on est dépendant à 60 % de l'énergie fossile importée, on paie le
coût de nos dépendances. On le voit aujourd'hui avec ce qui se passe au Moyen-Orient,
mais on l'a vu avec la guerre d'invasion russe en Ukraine en 2022-2023. Il y
aura malheureusement d'autres moments de ce type-là.
Et donc on doit déployer, continuer à déployer des politiques publiques. C'est
ce qu'a fait le Premier ministre quand il a annoncé la troisième programmation
pluriannuelle de l'énergie. C'est ce que nous allons faire avec ce plan
d'électrification qui n'avait pas été prévu hier. Il a été annoncé il y a
plusieurs semaines déjà. Il y a des groupes de travail qui sont en train de
cheminer et nous présenterons les résultats la semaine prochaine pour permettre
à la France, petit à petit, de sortir de cette dépendance. Et au fond, quand on
parle de transition énergétique, quand on parle de décarbonation, ce n'est pas
des concepts abstraits. Quand on est pieds et poings liés à des puissances
étrangères qui nous fournissent l'énergie que l'on consomme et qui, de facto,
en fixent le prix, nous rendant complètement dépendants des choix qu'elles
font. Et ça vaut pour le Moyen-Orient, ça valait évidemment hier pour le gaz
russe, ça vaut pour le GNL américain, ça vaut pour le gaz algérien, on est dans
une situation d'immense vulnérabilité. Et ça prendra du temps, parce que ça
prend du temps de sortir de cette dépendance-là. Et c'est en même temps
impérativement nécessaire.
Je me permets, je le rappelais à mes collègues tout à l'heure, je me permets de
rappeler qu'il y a un mois et demi, lorsque le Premier ministre a eu le courage
d'annoncer cette troisième programmation pluriannuelle de l'énergie, deux
motions de censure ont été déposées au Parlement par le Rassemblement national
d'une part et par la France insoumise d'autre part. Ceux qui aujourd'hui nous
demandent de subventionner massivement et dans des proportions complètement
irresponsables les énergies fossiles importées à grand coût de baisse de taxes
sont ceux qui ont tenté de faire chuter le Gouvernement il y a 10 semaines
de ça, alors même qu'on voulait avancer sur la décarbonation, sur les énergies
renouvelables, sur le nucléaire, sur tout ce qui permet de maîtriser les
factures d'électricité et de gaz défoncées.
Le troisième levier, la troisième direction, c'est la sobriété. La sobriété
pourquoi ? Parce que là encore, on ne sait pas de quoi sera fait ce
conflit dans une semaine, dans un mois, dans deux mois. Nous n'avons pas à
l'heure où l'on se parle le problème d'approvisionnement. J'ai eu l'occasion de
le redire chez certains de vos confrères ce matin. Pour autant, si ces
problématiques d'approvisionnement, même minimes, venaient à se présenter
devant nous, alors nous devons être prêts à avoir réfléchi à un certain nombre
de mesures qui permettent d'économiser l'énergie consommée et spécifiquement le
carburant.
Le Premier ministre, là encore, a été très clair : l'État doit être en
première ligne, l'État doit donner l'exemple et c'est donc à chaque ministre,
évidemment en lien avec ses administrations, de réfléchir à des mesures
sectorielles qui seraient pertinentes sans être inutilement contraignantes.
Sébastien Lecornu a insisté sur le fait que c'était au fond une question qui
concernait l'ensemble des politiques publiques sur lesquelles chacun devait
s'investir. Chacun pouvait apporter des réponses et donc il y a vraiment une
demande de coordination gouvernementale et d'implication gouvernementale très
forte de la part des uns et des autres.
Benjamin
Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des
Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> L'antisémitisme et l'apologie du terrorisme, ce n'est pas la liberté
d'expression. Et Rima Hassan est coutumier du fait de cette brutalisation du
débat public.
> LFI est une menace pour notre pays, pour nos concitoyens de confession juive.
> J’ai eu le plaisir de clôturer le premier sommet européen des entreprises de taille intermédiaire. Nos ETI sont un atout décisif. Alors qu’elles ne représentent que 2,8% des entreprises, elles concentrent 17 % des emplois du continent. Soutenons l’émergence d’un Mittelstand européen…et pour cela, simplifions plus ! Je plaide par exemple pour la création d’un statut européen dédié, afin de reconnaître leurs spécificités et éviter des charges administratives trop lourdes.
> Plus d’un an et demi après le rapport Draghi, à peine 10 % de ses recommandations ont été appliquées par la Commission Européenne. Nous n'allons pas assez vite. Le choix est simple: accélérer pour simplifier, protéger, investir, ou décrocher face aux Etats-Unis et la Chine.
> L’Europe doit mieux lutter contre l’immigration clandestine. Le règlement "Retour" vient d'être adopté par le Parlement européen, c'est une bonne nouvelle. Il permettra de renforcer les moyens d’expulsion. Ceux qui n’ont pas vocation à rester sur le sol européen doivent le quitter.
> Le Made in Europe ne peut pas devenir un Made in everywhere. Pour protéger nos industriels et investir en commun, l’Europe doit enfin assumer une véritable préférence européenne. Les Américains le font, les Chinois le font: aux Européens de défendre leurs intérêts.
> La France n'a pas attendu ni l'agression russe contre l'Ukraine, ni la réélection de Donald Trump, ni la guerre récente au Moyen-Orient pour alerter les Européens sur la nécessité de prendre en charge leur propre destin.
> La France se tient aux côtés des Ukrainiens. Il est désormais urgent de finaliser le prêt européen à l’Ukraine et renforcer les sanctions et la lutte contre la flotte fantôme.
►
Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Face à la hausse des prix des carburants, accélérer l'électrification est
une nécessité. Parmi les aides possibles, le leasing social pour accéder à une
voiture électrique à bas coût a rencontré un succès massif. Ce n’est pas LA
seule solution, mais c’en est une, concrète, efficace et plébiscitée par les
Français. Pour le pouvoir d’achat, pour la transition énergétique, pour que
chacun puisse accéder à des véhicules respectueux de l’environnement.
> Tous les élus doivent être aux côtés de Bally Bagayoko. La République est à ses côtés. Nous ne pouvons pas laisser le poison du racisme et de l’antisémitisme se répandre sur notre territoire. Je suis résolument engagée pour les combattre sans relâche.
> Je regrette l'adoption de la motion de rejet sur le projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie. L'avenir des Calédoniens mérite le débat à l'Assemblée nationale. Le dialogue est au cœur du processus de Bougival, il doit continuer à l'être pour redonner des perspectives à chacun. Nous devons nous remettre autour de la table, tous.
> État, pétroliers, distributeurs, entreprises : chacun a une partie de la solution et un effort à faire face à la crise de l’énergie. J’appelle le Gouvernement à agir de manière ciblée pour ceux qui en ont le plus besoin.
> Avant de parler du qui pour 2027, parlons du quoi ! Il est impératif de se rassembler sur un projet commun à proposer aux Français.
> Comme tous les Français, j'ai été extrêmement choquée de voir des maires sortants hués ou menacés. J'appelle à retrouver cette valeur du respect des uns et des autres. Le combat politique doit être digne.
> Comment gagner la bataille du Narcotrafic ? Alors que la mobilisation des parlementaires est totale sur ce sujet, je suis convaincue que ce combat n'est pas seulement sécuritaire. Il est aussi éducatif, social, sanitaire, économique et diplomatique.
►
Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire
général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à
l’Assemblée nationale)
> Pas un mètre carré de plus. Il vient d’être établi qu’en mars la Russie
n'a pas gagné de terrain en Ukraine. C’est la première fois qu’une telle
situation se produit sur un mois depuis le début de l’offensive de février
2022. Pas un seul mètre carré de plus. Et les forces ukrainiennes ont même
repris 9 km², fait inédit. Grâce à une résistance héroïque, grâce au soutien
sans faille de la France et de l’Europe, l’agresseur russe a cessé de
progresser à ce stade. Évidemment, la situation reste d’une fragilité absolue.
Mais je repense à tous ces leaders politiques, de l’extrême droite comme de
l’extrême gauche, qui prédisaient en 2022 une chute du régime ukrainien en
trois semaines. Ils ne connaissaient pas la force et la bravoure d’un peuple
qui se bat pour sa liberté. Encore aujourd’hui, ils font tout pour que nous
abandonnions l’Ukraine. Ils s’opposent aux sanctions visant le régime du
Kremlin, aux prêts financiers pour les Ukrainiens. Pas nous. Mes récents
déplacements à Kyiv, Kharkiv, Mykolaïv, Zaporijia et Odessa me donnent
confiance dans la capacité de l’Ukraine, avec notre soutien, à forcer la Russie
à mettre un terme à son agression. Soutien total au peuple ukrainien, hier,
aujourd’hui et demain.
●
MoDem
Marc
Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> Je trouve qu'on parle beaucoup des personnalités, mais quel est le projet
? ». Assez de casting, parlons du fond. Quel modèle social ? Quelle transition
? Quelle souveraineté ? Sur ces questions, le MoDem et l'UDI ont des choses à
dire et surtout à construire ensemble.
►
Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Le geste est spectaculaire et volontairement polémique. A Carcassonne, à
Cagnes-sur-Mer, à Harnes et à Canohès, à peine élus, des édiles RN enlèvent des
frontons de leur mairie le drapeau européen. Derrière ce coup d’éclat, la
dénonciation de l’Union européenne, de sa politique, de son coût. Mais aussi,
plus frontalement, la volonté de quitter cette UE, renvoyant à ce Frexit que le
parti d’extrême droite n’assume plus publiquement, mais continue de défendre
dans les faits.
Depuis ce week-end, l’absurdité de ce geste a été rappelée. Les territoires ont
un lien essentiel avec l’Europe, de nombreux fonds leur sont dédiés, tant pour
le développement d’infrastructures, les politiques économiques ou agricoles, et
celles sociales. Les mairies RN, comme toutes les autres, peuvent naturellement
prétendre à ces fonds, et il sera éclairant de voir quel élu aura le courage de
ses actes en y renonçant. Aucun, évidemment.
Mais le plus intéressant réside dans la riposte formulée par le RN à ces
arguments : l’Europe nous prend davantage que ce nous recevons ! Preuve à
l’appui, notre contribution nationale, dont le solde net est effectivement
déficitaire entre versements et recettes. Mais l’analyse est au mieux
incomplète et surtout profondément malhonnête : l’Europe n’est ni un guichet ni
une banque. C’est un projet politique, des programmes, un marché unique. (…)
Pascal
Canfin (député)
> On nous répète à l'envie que l'Europe décroche. Que nos talents fuient
vers la Silicon Valley et que nous sommes spectateurs, condamnés au déclin face
aux géants américains et chinois.
Ce n'est pas vraiment ce que démontrent les récents articles du Wall Street
Journal et The Economist : l'Europe attire les talents!
Dans quasi tous les Etats membres de l'UE, des milliers d'entrepreneurs
affluent dans les capitales européennes pour travailler en Europe. Le continent
assure un accès à la santé viable et accessible, des villes à taille humaine,
une culture et une qualité de vie que n'offrent pas les grandes agglomérations
américaines.
Résultat : le fameux «Brain Drain», la fuite des cerveaux, s'inverse. Les
Américains viennent en Europe, les Européens innovent à domicile. The Economist
révèle que la part européenne des investissements mondiaux en capital-risque
augmente (à 16%), quand celle de la Chine décroit (à 10%). Les investissements,
en particulier dans les startups à impact et la deeptech, continuent
d'augmenter.
Oui, l'Europe a des défis immenses devant elle : la compétitivité, l'innovation
et son financement, les défis de la transition... Mais elle a les armes pour
rebondir.
L'Europe n'a pas à copier le modèle américain. Elle a à assumer le sien!
●
Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> [Présidentielle] Pourquoi on ne travaillerait pas, on ne discuterait pas
avec une gauche républicaine ? (...) Et même essayer de trouver des
candidatures communes?
> [Editorial de la note «Dépenses locales : pour un nouveau contrat entre collectivités et État»: «Finances locales : renouer un contrat de confiance et de responsabilité entre l’État et les collectivités] Après les élections municipales et à deux ans des prochaines élections locales, dans un contexte de redressement indispensable – et durable – des comptes publics, la question des modalités d’un effort collectif, maîtrisant les dépenses sans sacrifier l’investissement, constitue une priorité. C’est ce débat souvent conflictuel et cantonné dans les slogans – les collectivités dépensent sans compter », « l’État impose trop de normes et de charges – que cette note inédite propose d’éclairer et de renouveler, notamment via des comparaisons européennes. Que disent ces comparaisons ? D’abord, que la part de la dépense locale dans le total de la dépense publique en France reste modérée. En proportion de la richesse nationale (PIB), les dépenses locales représentent 11 %, contre 15,6 % en moyenne dans l’Union européenne, compte tenu d’un niveau de décentralisation (ou d’organisation fédérale) qui demeure plus important chez nos voisins. La structure de ces dépenses singularise aussi notre pays : la part des dépenses locales de santé ou d’éducation est en France plus faible qu’ailleurs en Europe, ces actions publiques relevant davantage de l’échelon national. En revanche, et cela doit être pris en compte dans toute stratégie de maîtrise des dépenses, les collectivités locales assurent la majorité de l’investissement public français : 54 % en 2024, et 21 % de leurs dépenses y sont consacrés (contre 14 % en moyenne européenne). En comparaison européenne toujours, les collectivités françaises vivent un paradoxe : la fiscalité représente une part essentielle de leurs ressources, mais leur autonomie fiscale réelle est de plus en plus faible – plus de fiscalité pour moins d’autonomie ! Au total, leur situation financière apparaît globalement saine, grâce aux règles strictes d’encadrement de l’endettement, ciblé sur les dépenses d’investissement. Les départements présentent toutefois une fragilité préoccupante, avec une forte hausse de l’emprunt entre 2023 et 2024. Finances locales : renouer un contrat de confiance et de responsabilité entre l’État et les collectivités. La dynamique des dépenses publiques montre cependant que, si celle des collectivités locales est très inférieure à la croissance des dépenses sociales (+1,5 point de PIB entre 1995 et 2024, contre +3 points), elle est bien plus forte que l’évolution des dépenses de l’État (-3,3 points de PIB sur la même période). À cet égard, les comparaisons européennes nous éclairent également sur les stratégies d’assainisse- ment des comptes publics. Afin de partager l’effort et de maîtriser les dépenses locales, plusieurs pays européens ont renforcé les règles applicables aux collectivités, par exemple via des plafonds de dépenses pluriannuels au Danemark ou une croissance maximale des dépenses régionales en Italie, un plafond d’endettement en Espagne, des mécanismes d’alerte et de redressement en cas de dérive des dépenses aux Pays-Bas, au Danemark ou en Allemagne, des autorités de suivi indépendantes comme en Espagne. Face aux défis croissants qui émergent, pèsent sur les dépenses publiques et nécessitent des investissements adaptés (souvent locaux) – du décrochage démographique au choc climatique –, ces exemples peuvent nous inspirer. De même qu’une (relative) réussite récente dans notre pays : les contrats de Cahors ‑ qui visaient à définir des engagements et des efforts réciproques entre l’État et les plus grandes collectivités. Cette logique du contrat est une piste essentielle : un État qui s’engage sur des soutiens financiers dans la durée (au moins trois ans), des collectivités qui s’engagent sur une trajectoire de dépenses et d’économies, des mécanismes de suivi et d’alerte, indépendants et transparents, avec une forme de bonus-malus (sur l’investissement) en fonction de l’atteinte, ou non, des objectifs fixés. En bref, sortir de la stratégie de défausse pour bâtir un pacte de coresponsabilité concret. Une telle transformation repose sur un préalable, que je défends ardemment par ailleurs : construire des budgets pluriannuels obligatoires, s’imposant aux lois financières annuelles, pour sortir de la gestion court-termiste et redonner visibilité, stabilité et confiance aux citoyens, aux entreprises et aux collectivités locales.
Sarah
El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> La protection de nos enfants est une exigence. Face aux dérives de
l’économie de l’attention, il est temps d’agir avec fermeté : imposons le safe
child design et construisons sans tarder un consensus solide pour protéger les
jeunes des réseaux sociaux.
> Face à des outils qui transforment nos enfants en produit nous avons une responsabilité : les protéger et être à leurs côtés. Nous avons besoin d’un consensus au Parlement, nous avons besoin d’avancer, enfin, pour éviter aux enfants d’être victimes de prédateurs.
> Réseaux sociaux : “Il faut une vérification d’âge et ce n’est pas une punition pour nos enfants. C’est une protection qui leur est due.
> Un enfant autiste est un enfant avant tout. Rappel en cette journée de sensibilisation à l'autisme : ses droits ne peuvent pas rester théoriques. Reconnaître sa singularité, c’est garantir l'accessibilité et les mesures de compensation pour lui permettre de révéler son potentiel.
> Que disent les enfants ? Qu’ils ne veulent pas être seuls a stopper les réseaux. Et les parents ? Que la pression est immense. Tout est conçu pour capter et enfermer. Attendre pour agir, c’est accepter l’irréparable et je m’y refuse. Protéger nos enfants n’attend pas.
