Ce que révèle l’affaire Epstein, c’est qu’il y a bien des «élites» corrompues.
Mais, aussi, qu’il est dangereux de faire des généralisations.
Parce que ce que révèle également l’affaire Epstein c’est que les comportements de certains sont une insulte à la démocratie mais que leur instrumentalisation est une menace pour celle-ci.
Comme toutes les affaires similaires qui ont malheureusement jalonné l’Histoire, les vertus de la dénonciation du scandale peuvent être noyées par les démons de son utilisation à des fins politiciennes par les populismes surfant sur l’indignation de la population mais aussi les émotions négatives d’une partie d’entre elle.
Ici, il faut bien éviter l’emballement médiatique sur lequel les partis extrémistes et populistes, espèrent surfer, tout comme les ennemis extérieurs de la démocratie.
Les exemples de LFI et du régime de Poutine le démontrent.
D’autant que s’il y a des scandales qui touchent les pays démocratiques, il y en a bien plus qui se produisent dans les pays autocratiques et totalitaires où ils sont souvent étouffés par les régimes en place.
Alors, bien sûr, l’affaire Epstein doit être dénoncée et tout doit être porté à la connaissance du public avec les conséquences pour tous ceux qui ont commis des actes répréhensibles en regard de la loi.
Mais il faut éviter de tomber dans le «tous pourris» parce que cela n’est pas la réalité.
Et se rappeler que seule la démocratie républicaine permet à un scandale de ce type d’être mis à jour et de condamner les responsables.
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