Voici une sélection, ce 13 avril 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Je viens de m’entretenir avec Peter Magyar pour le féliciter de sa
victoire en Hongrie ! La France salue une victoire de la participation
démocratique, de l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union
européenne et pour la Hongrie en Europe. Ensemble, faisons avancer une Europe
plus souveraine, pour la sécurité de notre continent, notre compétitivité et
notre démocratie.
> J’adresse toutes mes félicitations à Nizar Amedi pour son élection à la Présidence de la République d’Irak. La stabilité de l’Irak, la continuité de ses institutions et le plein exercice de la souveraineté de l’Etat sont plus que jamais nécessaires pour le pays et la région. La France se tient aux côtés de son partenaire irakien.
> Aucun effort ne doit être ménagé pour parvenir rapidement à un règlement solide et durable du conflit au Moyen-Orient par la voie de la diplomatie. Un règlement qui permette de doter la région d’un cadre robuste permettant à chacun de vivre en paix et en sécurité. Pour y parvenir, toutes les questions de fond doivent être traitées en leur apportant une réponse durable, aussi bien s’agissant des activités nucléaires et balistiques de l’Iran que de ses actions déstabilisatrices dans la région, mais aussi pour permettre la reprise, le plus rapidement possible, d’une navigation libre et sans entrave dans le détroit d’Ormuz et faire en sorte que le Liban retrouve le chemin de la paix dans le plein respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. La France est prête à y prendre toute sa part, comme elle s’y emploie avec constance depuis le premier jour du conflit. S’agissant du détroit d’Ormuz, nous organiserons avec le Royaume-Uni, dans les tout prochains jours, une conférence avec les pays prêts à contribuer à nos côtés à une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation dans le détroit. Cette mission strictement défensive et distincte des belligérants aura vocation à se déployer dès que la situation le permettra.
> Je me suis entretenu avec le Président iranien Massoud Pezeshkian. Je l’ai appelé à saisir l’opportunité que représentent les discussions lancées à Islamabad pour ouvrir la voie à une désescalade durable et à un accord exigeant qui apporte des garanties solides pour la sécurité dans la région, avec l’ensemble des pays impliqués. J’ai marqué la nécessité que l’Iran restaure au plus vite la liberté et la sécurité de circulation dans le détroit d’Ormuz, à laquelle la France est prête à contribuer. J’ai insisté sur l’importance d’un respect total du cessez-le-feu, y compris au Liban. La France apporte tout son soutien à l’action des autorités libanaises, qui sont les seules légitimes pour exercer la souveraineté de l’État et décider du destin du Liban.
> Heureux d’accueillir le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf. Dans un monde de plus en plus bousculé, l’Union africaine est un interlocuteur essentiel de la France, de l’Union européenne et de la communauté internationale pour promouvoir le développement, la paix et la sécurité et protéger les biens publics mondiaux sur le continent. La France entend être un partenaire fiable et solide de l’Union africaine sur tous ces enjeux. Le Sommet Africa Forward qui se tiendra à Nairobi, les 11 et 12 mai, doit nous permettre de franchir une nouvelle étape au bénéfice de nos deux continents.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> [Pour la deuxième fois cette semaine, des dégradations ont été constatées
au jardin mémoriel en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015] Les
dégradations répétées du jardin du 13 Novembre à Paris, survenues deux fois
cette semaine, sont une atteinte inacceptable à la mémoire des victimes et à
nos valeurs. Je condamne fermement ces actes. Tout sera mis en œuvre pour
identifier et sanctionner les responsables.
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Le financement de notre industrie de la défense est une condition
essentielle à notre souveraineté 🇫🇷 🇪🇺
Jeudi 9 avril 2026 avec Catherine Vautrin, nous avons réuni à l’École Militaire
les industriels de la défense et les acteurs financiers français pour
travailler ensemble sur les enjeux stratégiques liés au financement de la base
industrielle et technologique de défense (BITD).
Le 20 mars 2025, le ministre des Armées de l'époque, l’actuel Premier ministre Sébastien
Lecornu lançait avec Eric Lombard un appel aux institutions financières
françaises pour accélérer les outils d'investissement dans le secteur de la
défense.
Un an plus tard, cet appel a été entendu par nos institutions financières
françaises :
- Les financements bancaires de la défense ont augmenté de +25%
- Les fonds d’investissement accroissent leurs financements vers ce secteur
- Les entreprises de la BITD ont connu une amélioration graduelle de leur
situation économique et financière
Pour ce deuxième rendez-vous, Hervé Guillou et Philippe Brassac, chargés de
mener un dialogue de place associant écosystème industriel et financier, nous
ont présenté leurs conclusions et recommandations à ce sujet.
La synergie doit être renforcée entre les financements publics, notamment via
la révision de la loi de programmation militaire récemment présentée par
Catherine Vautrin, et les financements privés.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Félicitations à Péter Magyar et au parti Tisza qui remportent les
élections législatives en Hongrie. Le peuple hongrois a décidé de tourner la
page d'un pouvoir qui s'est fourvoyé dans le démantèlement de l'Etat de droit
et des libertés fondamentales, la désinformation et la collusion avec la
Russie, au mépris de la souveraineté européenne. Ce scrutin historique est une
leçon magistrale adressée par le peuple hongrois à tous ceux qui ont cherché à
écrire son histoire à sa place. Les Européens sont libres et entendent bien le
rester. Vive l'Europe. Vive la démocratie !
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Ouverture du Printemps de la Petite Enfance ! Pendant longtemps, notre
politique s’est concentrée sur la création de places. C’était nécessaire. Mais
une place n’a de valeur que par la qualité de l’accueil proposé. Mesurer
l’impact des pratiques, c’est un choix clair : mieux reconnaître le travail des
professionnels, mieux informer les familles, mieux orienter l’action publique.
Depuis le 1er janvier 2025, les communes sont devenues autorités
organisatrices. Une évolution majeure pour décider au plus près du terrain et
gagner en cohérence. Ce changement, nous le construisons avec vous. Les
référentiels, les guides, les outils ne sont pas des fins en soi : ils doivent
servir vos pratiques, nourrir la transparence et renforcer la confiance des
familles. Mais il n’y aura pas de qualité sans attractivité. 13 000 postes
vacants, ce sont des équipes en tension et des places qui ne peuvent pas
ouvrir.
Nous agissons concrètement : 131 M€ pour les revalorisations, 66 M€ pour les
journées pédagogiques, près d’1 milliard d’euros pour le bonus territoires, et
une nouvelle filière de qualification éducative pour renforcer l’attractivité
des métiers, qui se mettra progressivement en œuvre pour conjuguer ambition et
réalités opérationnelles.
> Heureuse d’avoir échangé aujourd’hui avec les jeunes acteurs du plaidoyer de SOS Villages d’Enfants France. Âgés de 12 à 22 ans, ils portent une parole essentielle : celle de leur vécu en protection de l’enfance. Des échanges sincères et exigeants sur leurs réalités, leurs difficultés, mais aussi sur ce qui fonctionne. J’ai été particulièrement touchée par la justesse de leurs témoignages, qui ont su dire les difficultés mais aussi ce qui fonctionne ! Je tiens à les remercier pour leurs propositions concrètes pour améliorer l’accompagnement des enfants et des jeunes.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> [Hostilités au Moyen-Orient] Il y aura un impact sur la croissance et sur
l’inflation.
> [Prix des carburants] Les aides doivent être ciblées vers ceux qui en ont le plus besoin et elles doivent être financées.
> Le but du budget pour 2027 est de donner le maximum de liberté au prochain gouvernement et au prochain président de la République (...). Cela veut dire qu'il faut continuer à réduire le déficit.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Ce soir, c'est une victoire de la démocratie, une victoire de la
souveraineté populaire. La Hongrie tourne la page d'un fossoyeur du destin
commun européen, d'un pouvoir autoritaire, niant tous les droits humains et les
libertés publiques.
> 11 avril, Journée du consentement. Le consentement, ce n’est pas «ne pas dire non». C’est dire oui, librement, clairement, sans pression ni contrainte. Libre, éclairé, spécifique, préalable, révocable : le consentement est désormais inscrit dans la loi.
> « Promu des politiques familiales qui ont protégé
la natalité. » Vraiment [Jordan Bardella]?
Orban a détruit méthodiquement les libertés publiques et affaibli
systématiquement les droits des femmes.
-Avortement rendu pratiquement inaccessible
-Études de genre supprimées par décret (2018)
-Refus de ratification de la Convention d’Istanbul, principal traité européen
de lutte contre les violences faites aux femmes (2020)
-ONG féministes asphyxiées financièrement
-Pression institutionnelle pour que les femmes quittent le marché du travail
Conséquence : la natalité y est en chute libre. Malgré des milliards dépensés,
le taux de fécondité hongrois reste parmi les plus bas d’Europe. On ne fait
jamais progresser la natalité contre les droits des femmes.
Vive la liberté !
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> Je salue, aux côtés de Peter Magyar ce soir, la « victoire de
l’Europe et de ses valeurs ». Notre Union est avant tout une communauté de
principes : la démocratie, l’État de droit et les libertés fondamentales sont
notre socle commun. Plus que jamais, bâtissons une Union solidaire et
fidèle à ses principes.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> Lancement du Jumeau Numérique de la France. Cette réplique virtuelle
permet de simuler l'impact du climat (crues, forêt, littoral) pour protéger les
populations. L’Etat investit 25 millions d'€ pour garantir les mêmes outils à
tous les territoires.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Toutes mes félicitations à Péter Magyar pour sa victoire cette nuit aux
élections en Hongrie. Sa victoire est une victoire pour la démocratie et nos
valeurs européennes. Je lui souhaite pleine réussite dans la prise de ses
fonctions!
Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la
ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Des modèles exemplaires et inspirants en Gironde pour une société qui
accompagne nos ainés.
À Bordeaux, un «EHPAD village» construit pour se sentir comme à la maison,
ouvert sur son quartier avec une crèche, des activités et un café qui
favorisent les rencontres, et attractif pour les professionnels, avec des
formations et de l'investissement dans le matériel pour les aider au quotidien.
Une antenne de l'association Les Petits Frères des Pauvres qui nous rappelle
l'importance de lutter contre l’isolement
À Mios, la résidence Gisèle Halimi pour un habitat intergénérationnel et
inclusif.
Autant d'exemples construits par tout un écosystème engagé.
● Autres ministres
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)
> Après un avis positif du comité social du ministère, après un avis positif
du Conseil d’Etat, après son adoption par la commission des lois du Sénat, le
projet de loi « Justice criminelle et respect des victimes » est
étudié pendant trois jours en séance publique au Sénat à partir de ce lundi. La
raison de ce projet est simple : la France compte désormais 6 000 dossiers
criminels en attente. Autant de victimes qui attendent 6 à 8 ans une première réponse
de la justice et à qui nous faisons vivre l’enfer. Autant d’accusés qui
attendent en détention provisoire sans être jugés ou qui peuvent être libérés
pour une partie d’entre eux alors qu’ils représentent un grave danger pour les
Français. Derrière ces chiffres, des milliers de femmes et des hommes dont la
vie est suspendue à une date d'audience qui n’arrive jamais. Changer les
choses, je le sais, est toujours difficile. Évidemment cela pose d’énormes
questions et crée beaucoup de réticences. Je le comprends. Depuis 9 ans que je
suis ministre, j’ai connu ces réticences profondes au changement : c’était le
cas pour l’impôt à la source, c’était le cas quand j’ai organisé la sécurité
des JO à Paris, c’était le cas quand j’ai mis en place les prisons de haute
sécurité à la suite de la loi narcotrafic. Devant l’énorme enjeu de la
modernisation de notre Justice, je suis à l’écoute, ouvert à toutes les
propositions constructives. Je salue le travail de la commission des Lois du
Sénat qui a déjà substantiellement enrichi le texte. Je soutiens ces
améliorations. Nous continuerons de l’enrichir, notamment avec des amendements
que je porterai dans la discussion avec les sénateurs : clarification du
déroulement de l'audience solennelle de jugement du plaider-coupable criminel,
mise en place d’une formation obligatoire pour tous les magistrats ayant à
traiter des violences sexistes et sexuelles, mise en place de l’aide
juridictionnelle pour les victimes afin d’avoir l’assistance d'un avocat dès le
dépôt de plainte, possibilité pour les victimes de suivre le procès en direct
sans être présentes si elles le souhaitent, maintien du contrôle judiciaire
après un premier jugement (s’il y a eu appel) pour mieux protéger les victimes…
Le débat qui s'ouvre est l'occasion d'aller encore plus loin dans
l’amélioration de notre justice au service des Français, de tous les
justiciables et des victimes. Je sais que ce projet suscite des inquiétudes
sincères. Toute réforme en suscite. Mais il y a une inquiétude que personne ne
peut ignorer et qui se confronte au réel, concret, de nos concitoyens : celle
des victimes qui attendent depuis des années que justice soit rendue. Au nom de
l’intérêt général, nous devons les écouter. Tous les efforts seront faits pour
trouver, ensemble, un texte d’équilibre au service de la Justice et donc, de la
République.
> La surpopulation carcérale est un mal qui ronge nos prisons depuis plusieurs dizaines d’années, dégrade les conditions de travail de nos valeureux et courageux agents, les conditions de détention des détenus et ne permet pas de lutter contre la récidive. Comme vous le savez, j’ai décidé de prendre des mesures importantes : gestion différenciée des détenus selon leur dangerosité, avec la création des prisons de haute sécurité pour les profils les plus dangereux, création des prisons modulaires pour les moins dangereux, qui seront inaugurées dans quelques semaines désormais, ainsi qu’un recours renforcé aux aménagements de peine (semi-liberté, détention à domicile). Cette approche sera renforcée dans le projet de loi « exécution des peines » que je porterai prochainement. J’ai moi-même proposé, pour la première fois pour un ministre de la Justice, un numerus clausus pour nos prisons, obligeant ainsi l’Etat à construire davantage de places. Je salue l’initiative portée par le député Florent Boudié qui reprend la proposition et contribue à ouvrir un débat majeur, notamment sur des sujets concrets comme la suppression des matelas au sol.
Serge Papin (ministre des Petites et moyennes
entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> Nous sommes dans le monde de la crise permanente. Et à chaque crise, c’est
le même scénario : les prix des hydrocarbures s’envolent, et c’est chacun de
nous qui le payons.
« Tant que nous dépendrons du pétrole et du gaz, nous paierons le prix des
guerres des autres. » a dit le Premier ministre. C’est cruellement vrai.
La solution c’est l’électrification.
La France produit déjà plus d'électricité qu'elle n’en consomme. Cette
électricité est trois fois moins chère que le pétrole. Électrifier nos
logements, nos transports, nos entreprises, nos artisans, jusqu’aux fours de
nos boulangers : voilà une réponse sensée, qui nous fait sortir de cette
dépendance et reprendre le contrôle.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> [Proposition de loi visant à relancer les investissements dans le secteur
de l'hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique /
Intervention au Sénat] C'est à
Vouglans, sur un barrage, que nous avons publié la programmation pluriannuelle
de l'énergie (PPE). Un symbole de notre volonté de relancer les investissements
dans l'hydroélectricité, énergie décarbonée, compétitive et locale, et de
sortir cette filière historique d'une impasse qui dure depuis plus de dix ans.
En pleine crise énergétique et alors que l'électrification des usages
s'accélère, relancer nos capacités hydroélectriques fait sens. Je remercie les
parlementaires pour leur travail de coconstruction, transpartisan, exigeant et
de longue haleine.
L'hydroélectricité est la première source d'énergie renouvelable en France, la
deuxième source de production d'électricité après le nucléaire. Décarbonée,
pilotable et souveraine, elle contribue à notre indépendance énergétique, à la
compétitivité de notre industrie et soutient les transitions numérique et
environnementale.
Son développement a conduit à transformer des territoires, à bouleverser des
vallées : nous devons les remercier de leur apport.
Grâce à l'hydroélectricité, la France dispose d'un mix électrique parmi les
plus décarbonés d'Europe, à des prix compétitifs. L'hydroélectricité est un
outil de souveraineté - en 2025, nous avons exporté 90 TWh, un
record - et de stabilité, offrant une flexibilité essentielle à
l'équilibre de notre système électrique.
Cet avantage comparatif est le fruit d'années d'investissements. Les premiers
ouvrages hydrauliques répondaient à des besoins de navigation et d'irrigation,
avant que ne soit démontré, à la fin du XIXe siècle, le
potentiel industriel puis électrique de cette « houille blanche ».
Les grandes lois de 1919 et 1946 ont placé la ressource sous le
contrôle de l'État, ouvrant la voie aux grands aménagements réalisés
entre 1950 et 1990. Notre parc compte plus de
2 500 installations, dont 340 qui concentrent près de 90 % de la
puissance installée.
Malgré ces atouts, la filière est dans une impasse juridique qui bloque les
investissements et affaiblit son potentiel. En effet, deux précontentieux
opposent la France à la Commission européenne depuis plus d'une décennie :
l'un sur l'absence de remise en concurrence des concessions échues, l'autre sur
la position dominante d'EDF.
L'incertitude juridique a conduit à suspendre des projets de modernisation,
notamment des projets de stations de transfert d'énergie par pompage (Step),
alors que nous voulons développer au moins 1,5 gigawatt de nouvelles
capacités d'ici à 2035.
Nous pouvons enfin sortir de la paralysie en inscrivant dans la loi l'accord de
principe conclu entre la France et la Commission européenne, grâce à un
engagement parlementaire fort. La députée Marie-Noëlle Battistel a défendu avec
force la position de la France et d'EDF, tandis que votre rapport d'information
sur l'avenir des concessions hydroélectriques a abouti à des conclusions
convergentes.
Cet accord de principe constitue le fil directeur de la proposition de loi, qui
repose sur trois piliers : le passage d'un régime de concession à un
régime d'autorisation pour l'exploitation de l'énergie hydraulique - à
l'exception des ouvrages de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) ; la
possibilité pour les concessionnaires actuels de poursuivre leur activité tout
en conservant la propriété des ouvrages à l'État ; la mise sur le marché
par EDF de capacités virtuelles à des tiers - c'est l'objet de l'article 12,
qui fait débat, je le sais. J'espère que nous saurons trouver un terrain
d'entente.
Cette proposition de loi est assortie de garde-fous. Nous ne mettons pas en
place un Arenh (accès régulé à l'électricité nucléaire historique)
hydroélectrique. Le prix ne sera ni déterminé à l'avance ni imposé par la
puissance publique. Il s'agit simplement de valoriser, aux conditions de
marché, un volume du parc hydroélectrique d'EDF, via des échelles
concurrentielles, avec un prix de réserve.
Votre commission des affaires économiques a enrichi le texte de plusieurs
mesures, que le Gouvernement accueille favorablement.
Je salue le travail de la commission des finances sur l'article 8, visant
à tenir compte des impacts sur la fiscalité locale pour les collectivités qui
accueillent des barrages. Je vous rassure : cette réforme ancre les
niveaux historiquement hauts des recettes, en apportant stabilité et
prévisibilité. Le changement ne devrait survenir qu'en 2029. Quelques
collectivités pourraient néanmoins anticiper une baisse de leurs recettes,
notamment celles concernées par les délais glissants, dont la fiscalité dédiée
s'arrêtera prochainement.
En contrepartie, nous apportons une nouvelle visibilité et voulons accompagner
les collectivités dans la durée, pour lisser l'impact. Nous serons sensibles
aux propositions d'amendements. Nous pourrons échanger à partir de l'excellent
travail des rapporteurs.
Cette proposition de loi ouvre une nouvelle page. Elle réconcilie nos objectifs
de souveraineté énergétique avec les exigences européennes, tout en préservant
les intérêts des territoires, des salariés, des consommateurs et de l'État.
Elle apporte aux exploitants la sécurité juridique et la visibilité pour
investir - l'objectif est d'augmenter nos capacités installées de
2,4 gigawatts. Elle permet la relance d'investissements massifs et le
maintien de milliers d'emplois. Au-delà, ce texte redonne vie à nos territoires,
stimule l'activité économique dans nos vallées, et améliore la gestion des
cours d'eau. C'est avec conviction et enthousiasme que le Gouvernement le
soutient.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Ce soir, je souhaite féliciter le nouveau Premier ministre de la Hongrie.
C'est une grande victoire pour la démocratie et le peuple hongrois. Nous sommes
prêts à travailler ensemble pour renforcer l'Europe et approfondir l'amitié
entre nos deux nations
> Une grande victoire pour le peuple hongrois, pour la démocratie, pour l’avenir de l’Europe.
> Le peuple hongrois a désavoué massivement une campagne anti européenne et anti Ukraine. Le populisme illiberal n’est jamais une fatalité. Félicitations à Peter Magyar, nous travaillerons ensemble pour renforcer l’unité et la sécurité de l’Europe.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> La Hongrie a choisi l'Europe contre la haine. Pendant des années, Orbán a
fait de son pays un laboratoire de l'extrême droite européenne :
désinformation, repli, complicité avec Poutine. Hier soir, les Hongrois ont dit
que ce modèle n'était pas le leur. Le populisme n’est pas inévitable.
Félicitations à Péter Magyar et au peuple hongrois.
> Si tous les partis du bloc central désignent chacun leur candidat, c'est la machine à perdre ! Nous devons penser d'abord aux Français et construire ensemble un projet à leur présenter.
> Il y a encore trop d'hommes dans notre paysage politique qui se trouvent très bien sans femmes autour de la table ! On ne peut pas le tolérer et je me bats au quotidien pour que les femmes aient toutes leurs places dans la prise de décision pour l'avenir de notre pays.
> Sur le travail le 1er mai, nous devons désormais avancer et aboutir pour adopter ce texte. Mais sur un tel sujet, la discussion sociale n'est jamais une option et ne peut pas être éludée !
> Si les Français n'ont plus confiance en la politique, c'est aussi parce que les hommes et les femmes politiques ne font pas confiance aux citoyens. Aujourd'hui au grand débat des Gracques, je suis venue dire qu'il nous faut changer la pratique du pouvoir et qu'il faut le partager davantage avec le Parlement, avec les territoires, et avec les citoyens.
> La société ne peut pas vivre sans citoyens engagés ! Alors que la 35e Journée du Livre politique a pour thème « S’engager », je réitère mon vœu pour une société de l’engagement où chacun peut changer les choses à la place qui est la sienne !
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
> Sincères félicitations à Peter Magyar pour sa victoire. La victoire
éclatante de Péter Magyar témoigne de la volonté du peuple hongrois de renouer
avec l'Union européenne et l'État de droit. Face aux ingérences du Kremlin, de
Washington et de Marine Le Pen, le peuple hongrois est resté souverain et n’a
pas fléchi. Après la Pologne et les Pays-Bas, la Hongrie montre que la mainmise
de l’extrême droite n’est pas inéluctable. Pour la France, un autre chemin est
également possible ! Mobilisons-nous pour éviter l'arrivée au pouvoir du
Rassemblement national en France en 2027 !
Gabriel Attal (député, secrétaire général de
Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée
nationale)
> Ce soir, les Hongrois ont fait le choix clair de l’État de droit et de
l’Europe. Félicitations à Peter Magyar pour sa victoire. Ce résultat traduit
aussi un choix souverain du peuple hongrois malgré les ingérences. La
démocratie européenne ne dépend ni de Moscou ni de Washington. Il montre enfin,
après les Pays-Bas, que la victoire de l’extrême-droite en Europe n’est pas une
fatalité. Elle peut être battue dans les urnes. Mobilisons pour qu’il en soit
de même pour ses représentants français du Rassemblement national l’an
prochain.
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Viktor Orbán a perdu en Hongrie. Avec lui, c’est le populisme et
l’extrême droite qui reculent. Très concrètement, cette élection devrait mettre
fin au musellement de la presse, à la remise en question du droit des femmes et
des minorités, aux atteintes à l’indépendance de la justice hongroise, au
soutien de la Hongrie à Poutine et Trump contre les pays européens. C’est une
défaite pour ceux qui, comme le Rassemblement National, faisaient de la Hongrie
un modèle politique. Et un revers pour ceux qui, comme Vladimir Poutine et
Donald Trump, s’attaquent aux fondamentaux des démocraties, fragilisent les
institutions et divisent les sociétés. Les Hongrois ont tiré les leçons. Le
peuple hongrois a dit non à l’extrême droite. Le peuple hongrois a dit oui à
l’Europe, oui à la démocratie. Ils ne sont pas les seuls. Aux Pays-Bas aussi,
les électeurs ont fait reculer l’extrême droite en choisissant dans les urnes
un Premier ministre pro-européen. En France, apprenons de nos voisins.
Elisabeth Borne (députée)
> Je salue la victoire de Péter Magyar en Hongrie. Après des années
marquées par l’illibéralisme de Viktor Orbán, le peuple hongrois a fait le
choix de l’Europe, de l’État de droit et de l’ouverture. C’est une bonne
nouvelle pour la Hongrie et pour l’Europe.
Marc Ferracci (député)
> Quelle grande et belle nouvelle ! Le soutien à Orban de Poutine, de Trump
et de Marine Le Pen n’aura donc pas suffi. Le succès de Peter Magyar en Hongrie
est celui de la démocratie contre l’illibéralisme, et des valeurs européennes
contre la brutalité de la Russie. Il n’y a aucune fatalité à la victoire du
populisme d’extrême-droite.
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> Les Hongrois choisissent l’Europe en élisant Peter Magyar. C’est un
camouflet pour ceux qui de Trump à Poutine en passant par Le Pen ont soutenu
Orban pour affaiblir le projet européen. Les Hongrois n’ont pas laissé faire,
c’est une bonne nouvelle pour l’Europe !
● MoDem
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> Très bonne nouvelle ce soir : victoire de Péter Magyar en Hongrie ! Un
tournant décisif pour lever les blocages qui entravaient l’Union, agir d’une
seule en voix pour soutenir l’Ukraine et renforcer la place de l’Europe dans le
monde.
Bruno Fuchs (député)
> Le peuple hongrois a choisi Péter Magyar comme prochain Premier ministre.
Il tourne la page de 16 années de régime illiberal de Viktor Orbán, dont le
mandat aura fragilisé la cohésion et le projet europeen. C’est certainement une
belle victoire pour l’Europe !
● Parti radical
> Les Hongrois ont dit stop à la corruption du régime de Viktor Orban et
à l’érosion de leurs libertés. Ils ont fait le choix de l’Europe, de la démocratie,
et de l’État de droit.
Le nouveau gouvernement aura la difficile tâche de reconstruire les
institutions et de rétablir une démocratie pleinement fonctionnelle. Au niveau
européen, une Hongrie redevenue un partenaire crédible, et non plus une force
de blocage, permettra à l’Union européenne d’avancer.
Le Parti radical tient à saluer Momentum, son partenaire au sein d’ALDE, qui se
bat pour la démocratie depuis des années et avait fait le choix responsable de
ne pas présenter de candidats afin que celle-ci puisse l’emporter.
► Autres
● Commission européenne
Stéphane Séjourné (Vice-président exécutif à la Prospérité et à la Stratégie
industrielle)
> Le peuple hongrois a montré au monde ce que les Européens sont
fondamentalement : des citoyens libres et éclairés qui ne se laissent pas
manipuler depuis l’étranger. Les États membres de l’UE décident seuls de leur
destin. Félicitations à Péter Magyar pour sa large victoire.
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
> Les résultats des élections législatives en Hongrie sont un immense
soulagement. Pour les Hongrois et pour l’Europe. C’est un tournant majeur. Un
moment historique. En tournant la page de Viktor Orbán, le peuple hongrois
rejette la politique illibérale d’un homme guidé par la corruption, la
destruction de l’état de droit et son opposition au soutien à l'Ukraine. Le
peuple hongrois fait le choix de l’Europe et refuse la soumission à la Russie,
et ce, dans un contexte d'ingérences extérieures. La défaite de Viktor Orbán
est aussi celle de Poutine, de Trump et des alliés de ce chantre de
l’illibéralisme, à commencer par le RN. Ce soir, l’espoir d’un retour de l’état
de droit en Hongrie renaît. Ce soir, l’espoir d’une Hongrie résolument
européenne renaît.
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Immense soulagement à l’annonce de la victoire de Péter Magyar en Hongrie.
Pensée émue pour la société civile hongroise, les journalistes, juges,
syndicats, associations, le parti Momentum, qui se sont toujours opposés à
l’illibéralisme de Viktor Orbán et ont constamment défendu leur attachement à
l’Union européenne. Les ingérences extérieures n’ont heureusement pas réussi à
changer l’issue de ces élections. Le pays tourne la page de Viktor Orbán et de
son régime corrompu, qui n’ont eu de cesse de jouer au chantage avec l’Union
européenne. Trump, Poutine et le RN perdent leur principal allié en Europe. Ce
soir, c’est une victoire pour le peuple hongrois et pour l’Europe. Mais ne
croyons pas que ce résultat en Hongrie va résoudre tous les problèmes
institutionnels de l’UE : nous devons notamment mettre fin à la règle de
l’unanimité qui affaiblit notre souveraineté européenne et notre capacité
d’action.
> Les électeurs hongrois ont choisi l'espoir et un
nouveau départ politique. Ils ont démontré qu'un système, même profondément
enraciné, peut être remis en question. Il nous incombe désormais de transformer
ce résultat en un véritable changement, pour une Hongrie pro-européenne, membre
constructif et fiable de l'UE et de l'OTAN. Nos attentes sont claires :
une nouvelle direction doit reconstruire les institutions démocratiques, mettre
en œuvre de véritables réformes de l'État de droit, instaurer des mécanismes
anticorruptions efficaces et soutenir l'Ukraine. Ce soir, un seul citoyen
hongrois triomphe. Par leur participation record, ils ont montré à quel point
une démocratie peut être dynamique et résiliente. (…)
Les leçons tirées des seize années de régime d'Orbán sont claires. L'Union
européenne doit repenser les règles de l'unanimité, limiter le droit de veto
dans les domaines sensibles et se doter d'outils plus robustes pour défendre
son intégrité. Si l'Europe veut progresser, il est impératif de dépasser une
approche uniforme. Dans les domaines clés, les États membres partageant les
mêmes valeurs doivent pouvoir avancer ensemble. Une Europe à plusieurs vitesses
ne saurait être un sujet tabou.
Pascal Canfin (député)
> La défaite de Orban montre qu’il n’y a aucune fatalité. L’extrême droite
peut perdre! C’est aussi une nouvelle défaite pour Donald Trump, qui avait mis
tout son poids pour soutenir son ami Orban. Et c’est une grande victoire pour
l’Europe et pour l’Ukraine, qui va enfin pouvoir bénéficier du soutien
financier de l’Union qui était bloqué depuis des semaines par Orban.
> Un nouveau fonds de décarbonation pour protéger
nos industries exportatrices
Depuis deux mois, je pilote la négociation au Parlement européen sur le nouveau
fonds de décarbonation destiné à compenser les entreprises exportatrices
soumises au Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), la "taxe
carbone aux frontières” que l’Europe a mis en place depuis le 1er janvier
2026. Hier, j’ai présenté la façon dont je souhaite améliorer ce Fonds,
proposé par la Commission européenne en décembre dernier, en tant que
rapporteur pour le Parlement.
J'ai toujours défendu le principe d'un tel instrument : si le MACF permet de
lutter contre le dumping climatique à l'entrée du marché européen, il ne permet
pas en l'état de protéger les entreprises qui produisent en Europe, paient le
carbone puis exportent leur production dans des pays qui, eux, n'ont pas de
prix du carbone. Certaines de nos entreprises de la sidérurgie, des
engrais ou de l'aluminium sont en concurrence sur ces marchés export et
pourraient donc subir un désavantage concurrentiel. Le nouveau Fonds de
décarbonation doit venir compenser ce désavantage et permettre aux entreprises
de rester compétitives et de continuer à investir en Europe. Je fais des
propositions concrètes pour le rendre plus large, plus rapide, plus simple, et
plus prévisible pour les entreprises.
Un fonds plus large d'abord.
Je propose que tous les acteurs impactés par le prix du carbone et la perte des
quotas gratuits soient couverts par ce fonds, pas uniquement les entreprises de
l'industrie lourde couvertes par le système ETS. Cela va en particulier faire
entrer dans le champ de cet instrument les agriculteurs céréaliers qui ont subi
des augmentations importantes de leurs coûts en intrants d'engrais azotés ces
derniers mois, avec comme objectif de compenser ce surcoût. En procédant de la
sorte, nous apportons, je pense, une solution de court terme aux légitimes
problèmes des agriculteurs, sans pour autant brader notre ambition industrielle
dans le secteur des engrais européens et décarbonés. La suppression du secteur
des engrais du MACF comme le propose la France est selon moi un contresens qui
met à risque les investissements dans ce secteur et nous maintient dans la
dépendance vis-à-vis de nos importations en provenance d'Égypte ou de Russie.
Et les conséquences économiques indirectes se font déjà sentir : fin mars, l'usine
d'engrais de Grandpuits a annoncé fermer définitivement ses portes en raison de
la concurrence des engrais fossiles importés.
Je propose également d'élargir le champ des produits de l'acier, de l'aluminium
et des engrais éligibles au soutien de ce fonds, afin de mieux couvrir la
réalité des chaînes de valeur opérant à l'export et à risque de concurrence
déloyale.
Un fonds plus rapide et plus simple. La Commission propose un système trop tardif
dont les premiers paiements n'arrivent pas avant 2029. Je propose de créer une
nouvelle période de candidature pour les entreprises afin que dès 2028 des
paiements soient décaissés. De plus, afin de ne pas laisser les entreprises
dans le flou, je propose que les délais de réponse des autorités nationales et
de la Commission soient raccourcis, et que les administrations aient
l'obligation de communiquer aux entreprises dans les deux semaines sur la
complétude ou non de leurs dossiers de candidature pour qu'elles puissent
rapidement apporter les documents manquants le cas échéant et assurer le
fonctionnement du fonds dans les délais. C’est une mesure de simplification
intelligente qui évitera que des entreprises attendent des mois pour rien car
leur dossier n’est pas complet.
Un fonds plus prévisible. Dans mon rapport, je clarifie un point crucial : oui,
ce fonds est un instrument destiné à compenser les risques concurrentiels liés
au prix du carbone européen sur les marchés exports où il n’y a pas de prix
équivalent. Il s’agit d'un rééquilibrage de la concurrence, adjoint à des
obligations de décarbonation, qui assure selon moi un bon équilibre. Chaque
entreprise bénéficiant d'un soutien financier de ce fonds aura des obligations
climatiques, que ce soient des obligations d'efficacité énergétique,
d'investissements, ou de sobriété. Ce fonds étant alimenté par les recettes du
MACF, il augure une nouvelle approche plus prévisible : l'utilisation des
recettes du marché carbone (ici celles du MACF) doit aller en priorité vers la
décarbonation. En mars, la Présidente de la Commission européenne a indiqué que
moins de 5 % des revenus de l'ETS gérés par les États membres étaient fléchés
vers des projets de décarbonation. À un moment où l'énergie est utilisée comme
une arme par la Russie et les États-Unis, et à un moment où, avec le conflit en
Iran, notre dépendance aux énergies fossiles nous explose une nouvelle fois à
la figure, maximiser nos investissements vers la décarbonation et
l'électrification est une stratégie autant de sécurité et de souveraineté que
de transition climatique.
Les négociations entre les groupes politiques vont maintenant débuter sur la
base de mon rapport, sur le fonds de décarbonation, et de celui de Mohammed
Chahim sur les autres éléments de la réforme du MACF, dont je serai également
négociateur pour mon groupe politique Renew Europe. Ces négociations devraient
aboutir à un premier vote en juillet au Parlement.
Mon objectif est que la réforme du MACF dans sa globalité aboutisse à un outil
renforcé de lutte contre le dumping climatique de certains de nos partenaires
commerciaux pour accélérer les investissements en Europe dans les innovations
décarbonées, élément clé de notre compétitivité et de notre prospérité future.
Sandro Gozi (député)
> Orbán est mis dehors ! Les Hongrois ont choisi l'Europe plutôt que
l'autoritarisme, l'influence de Poutine et les illusions impériales. Un nouveau
chapitre s'ouvre pour la Hongrie et pour l'Europe. Nous devons rester
mobilisés, présents et défendre notre démocratie à chaque instant crucial.
Jérémy Decerle (député)
> Après seize années marquées par une dérive illibérale du pouvoir, le
peuple hongrois a choisi de mettre fin au mandat de Viktor Orbán et d’ouvrir la
voie à une véritable alternance politique. Un tournant historique, une chance
pour l'UE et une victoire majeure pour la Hongrie qui conserve son attachement
à l’État de droit, aux libertés fondamentales et aux valeurs démocratiques.
Grande victoire également sur les amis d’Orbán et les ennemis de l’Europe : Donald
Trump, Vladimir Poutine, Marine Le Pen…
Christophe Grudler (député)
> Les Européens doivent arrêter
de regarder le détroit d'Ormuz, l'avenir énergétique de l'Europe, il n'est pas
là-bas. Il est clairement en Europe ! (…) On est les seuls au monde à avoir une économie qui dépend à 55 % de
l’extérieur au niveau de l’énergie. (…) L’indépendance énergétique, c’est pour demain matin !
Nathalie Loiseau (députée)
> Ce soir, la démagogie et la corruption ont perdu en Hongrie, tout
comme les ingérences de Moscou et de Washington. Et ce sont des drapeaux
européens que brandissent les Hongrois. Contre les maux qui rongent l’Europe,
il n’y a pas de fatalité.
Fabienne Keller (députée)
> Avec la défaite d’Orbán ce soir les Hongrois envoient un message clair
: la Hongrie ne sera plus le cheval de Troie de la Russie en Europe. Une
excellente nouvelle pour les Hongrois et pour l’unité européenne. Un revers
cinglant pour Trump et Poutine.
Grégory Allione (député)
> Les Hongrois ont essayé. Après 16 années avec l’extrême droite, ils
ont choisi de se libérer ! Alors n’essayons pas ! Soyons libres Ce soir, les
Hongrois ont choisi. Massivement. Et ils ont choisi La démocratie. Ils ont
choisi l'Etat de droit. Ils ont choisi l'Europe. Le parti Tisza de Péter
Magyar remporte une victoire écrasante et devrait obtenir la majorité des deux
tiers au Parlement. Ni les tentatives d'ingérence, ni les pressions étrangères,
ni les manœuvres de déstabilisation n'auront eu raison de ce vent de liberté.
Ce soir, Trump, Poutine et Bardella perdent leur principal allié. Pour
l'Europe, ça change tout : déblocage de l'aide à l'Ukraine, retour à l'État de
droit, fin du veto permanent. La solidarité européenne retrouve 27 voix au lieu
de 26. Félicitations au peuple hongrois.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> Il n’y a aucune fatalité ! Malgré les pressions, l’emprise du pouvoir,
l’ingérence des puissances anti-européennes, les Hongrois ont choisi l’intérêt
de leur pays ; la Hongrie a choisi l’Europe.
> Chère Marine Tondelier, le Canal Seine Nord Europe est un projet majeur pour transporter des marchandises par la voie fluviale, totalement décarbonée, plutôt que par la route. On ne peut pas vouloir (à juste titre) la transition écologique et refuser le Canal Seine Nord, le Lyon-Turin (1 million de camions en moins sur les routes…) et la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse (qui réduira massivement le recours à l’avion entre Paris et Toulouse). Aucun projet n’est sans impact et sans inconvénient: « gouverner c’est choisir », disait Mendès France. On a perdu ce sens de l’arbitrage et des responsabilités qui fait l’action publique. On ne réalisera pas la transition écologique sans ambition, sans grands projets, sans aménagement du territoire !
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Protéger les enfants, partout et tout le temps. Généraliser les contrôles
d’honorabilité, c’est fermer les failles là où les prédateurs peuvent
s’infiltrer. Une exigence : là où il y a un enfant, il doit y avoir une
vigilance absolue.
> Au Comité de suivi de la stratégie nationale de lutte contre l’exploitation sexuelle, mobilisation collective indispensable 10 ans après la loi de 2016. Protéger les mineurs, c’est agir sur tous les fronts : prévention, répression, accompagnement. Un véritable combat de société.
> J'ai saisi l'Arcom et la Commission européenne pour renforcer la lutte contre le cyber proxénétisme, notamment via Tik Tok, suite à l’enquête présentée par franceinfo le 9 avril. J’appelle chaque citoyen à signaler ce type de contenus sur Pharos.
