2005-2025: 20 ANS D'INFORMATION SUR LE CENTRE ET LE CENTRISME

samedi 31 janvier 2026

Propos centristes. Monde – Etats-Unis: les centristes se mobilisent contre Trump / Japon: le Centre uni pour les législatives / Royaume-Uni: les centristes en première ligne contre Farage, le «Trump britannique» / Canada: s’adapter au nouvel ordre mondial / Suisse: investir dans la sécurité du pays…


Voici une sélection, ce 30 janvier 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.

● Argentine
♦ Propuesta Republicana
> Le kirchnérisme prétend maintenant nous donner des leçons de santé publique, après l'avoir instrumentalisée à des fins de privilèges et de corruption.
Au sein de PRO, nous nous opposerons toujours à ceux qui ont prôné des quarantaines interminables, organisé des fêtes clandestines et volé des vaccins.

> [Découverte de trois dispositifs d'espionnage dans le bureau du gouverneur de la province d’Entre Ríos] Ces événements sont extrêmement graves et rappellent les pires pratiques du passé. Nous soutenons pleinement Rogelio Frigerio pour avoir dénoncé cet espionnage illégal et pour avoir poursuivi les enquêtes. Dans une démocratie, il n'y a pas de place pour les opérations clandestines, la coercition ou les structures clandestines. Que la justice enquête et punisse les responsables.

 

Mauricio Macri (président)
> J'appuie la demande de Nacho Torres et des gouverneurs de Patagonie visant à faire adopter la loi d'urgence incendie lors des sessions extraordinaires. Cette loi permettra de coordonner les efforts provinciaux avec le gouvernement national. Ces incendies ont déjà ravagé plus de 230 000 hectares de patrimoine naturel. La région traverse une situation climatique critique, avec sa plus longue sécheresse depuis 1965. Davantage de ressources et d'outils sont nécessaires pour lutter contre les incendies et protéger les vies et les biens des Argentins.

 

● Bolivie
♦ Gouvernement
Rodrigo Paz (président)

> La Bolivie a décidé de cesser de se plaindre et de s'asseoir à la même table que le reste du monde, sur un pied d'égalité. Nous comprenons que la stabilité économique est un bien public ; c'est pourquoi nous entreprenons une transformation globale vers un capitalisme productif qui vise à démanteler l'État-providence et à éradiquer la corruption. Nous ouvrons la voie à des accords transparents dans les secteurs productifs, garantissant ainsi aux investisseurs des retombées directes dans un climat de confiance et de sécurité juridique.

> Le commerce est le moteur de la transformation des nations et la clé du développement de la Bolivie. À l'instar du canal de Panama, notre pays a le potentiel de devenir la plaque tournante de l'Amérique du Sud. En collaborant avec nos voisins, nous bâtirons une économie forte, créatrice d'emplois et de prospérité pour tous. Il est temps de nous ouvrir au monde et de construire notre avenir !

> Au Forum économique de la CAF, il est essentiel de positionner la région sur la scène internationale. Nous devons bâtir une économie en constante transformation, fondée sur la vérité et une confiance mutuelle vérifiable entre les nations. Il est fondamental de comprendre que les idéologies ne nourrissent pas les populations ; seul l’emploi le permet. Par conséquent, nous devons privilégier une intégration pragmatique et tirer parti de nos frontières. Partant du principe que la Bolivie ne peut être viable que si vous l’êtes aussi, l’objectif est de générer l’abondance grâce à un modèle où le capitalisme est au cœur de l’économie sociale, toujours porté par une éducation qui transforme notre capital humain.

> L'idéologie ne nourrit pas ; ce qui nourrit, c'est le travail, l'emploi, les services publics, la santé et l'éducation. Je m'engage à instaurer un modèle décentralisé où 50 % des ressources seront directement allouées aux ministères et aux municipalités afin que vous puissiez revitaliser vos économies.

 

● Brésil
♦ Movimento Democrático Brasileiro
Baleia Rossi (président )

> Je suis favorable à une enquête approfondie sur l'affaire Master. Peu importe les conséquences. Par conséquent, je soutiens la décision de la Commission des affaires économiques (CAE) d'enquêter sur les faits mis au jour jusqu'à présent par la Police fédérale.
La CAE est une commission technique permanente, composée de sénateurs expérimentés et d'une équipe de fonctionnaires de carrière.
Le Congrès ne peut rester silencieux.

 

● Canada 
♦ Gouvernement 
Mark Carney (Premier ministre) 

> Pendant des décennies, des pays comme le Canada ont prospéré au sein d’un ordre international fondé sur des règles. Cet ordre ne reviendra pas, mais nous pouvons nous servir de cette fracture pour bâtir un monde meilleur, plus fort, plus juste.

> Nous achetons canadien et nous bâtissons canadien.

> Le moment est venu de défendre nos valeurs.

> [Discours: «Bâtir le Canada ensemble»]
Cet endroit [Plaines d’Abraham au Québec] est chargé de souvenirs.
Au XVIIIe siècle, deux armées se sont affrontées ici dans une bataille qui a changé à jamais le cours de l’histoire de ce continent. Lorsque la fumée s’est dissipée, les deux commandants, Wolfe et Montcalm, gisaient mourants, leurs destins liés même dans la mort.
La Nouvelle-France était tombée. L’Amérique du Nord britannique était née.
Il aurait été facile, voire prévisible, d’en rester là.
Le scénario habituel de la conquête : les vaincus sont assimilés, leur langue supprimée, leur foi interdite, leurs lois remplacées. C’est ce que les conquérants ont fait pendant des millénaires.
De la Grande déportation des Acadiens, en passant par le Rapport Durham suite à la Rébellion des Patriotes, certains ont cherché à imposer ce modèle : l’assimilation, la logique habituelle de la conquête.
Mais finalement, ce n’est pas la voie que le Canada a choisie.
Pourquoi?
D’abord, grâce à la résilience des francophones. Une résilience parfois silencieuse, souvent combative, mais toujours déterminée à préserver une langue, une culture, une identité.
Ensuite, par pragmatisme.
Les autorités britanniques ont rapidement compris qu’on ne gouverne pas durablement 70 000 habitants contre leur volonté, surtout avec des colonies américaines instables au sud.
Ainsi, tout au long de l’histoire de notre pays, des décisions ont été prises pour construire quelque chose de différent. Ici. Ensemble.
Cela n’a pas toujours été une ligne droite. Les progrès ont été réalisés à travers des tensions, des compromis et parfois des échecs. Mais à plusieurs reprises, le Canada a choisi une voie différente.
De ce choix, d’abord pratique, voire égoïste, est né quelque chose de remarquable. Pas un mythe. Pas un miracle. Mais un engagement croissant à croire que la coexistence pouvait nous rendre plus forts, que nous pouvions construire une identité qui non seulement respectait nos différences, mais les célébrait aussi.
Un projet audacieux : que deux peuples, récemment ennemis, parlant des langues différentes, pratiquant des religions différentes, vivant sous des traditions juridiques différentes, puissent partager un même pays, et le bâtir ensemble.
Le philosophe canadien Charles Taylor affirme qu’à la base, les êtres humains ne sont pas des pages blanches, mais que notre identité, tant personnelle que nationale, se construit à travers l’histoire. Que le passé s’est sédimenté dans le présent. Que nos choix sont façonnés par ce qui les a précédés.
Notre pays a été bâti par trois peuples : les Autochtones, les Français et les Britanniques.
Bien avant la bataille qui s’est déroulée sur ces Plaines, bien avant que les premiers navires français ne remontent le Saint-Laurent, les peuples autochtones étaient les premiers gardiens de cette terre. Ils ont bâti des Nations, des réseaux commerciaux et des systèmes de gouvernance qui s’étendaient sur tout le continent. Les Haudenosaunee, les Anishinaabe, les Wendat et les Innus ont façonné cette terre et ont été façonnés par elle.
Les Français ont ensuite bâti une nouvelle société adaptée aux réalités de l’Amérique du Nord, façonnée par le fleuve et la forêt, par le commerce avec les Nations autochtones et par la détermination à survivre et à prospérer dans un climat difficile.
Lorsque les Britanniques sont venus, cette civilisation n’est pas disparue. Elle a perduré, et aujourd’hui, elle prospère.
La Confédération est née de cette histoire. L’un de ses pères fondateurs, George-Étienne Cartier, a déclaré à l’époque que les Canadiens et Canadiennes étaient « de races différentes, non pas pour [se] faire la guerre, mais afin de travailler conjointement à [leur] propre bien-être ». Qu’ils vivent « les uns à côté des autres, comme de grandes familles ».
Ce pacte a été renouvelé lorsque Wilfrid Laurier a gouverné un pays qui avait autrefois conquis son peuple.
Il a été renouvelé avec l’avènement du bilinguisme officiel.
Il a été renouvelé lorsque les Québécois ont choisi, à deux reprises, de rester au sein du Canada, estimant que ce partenariat, malgré toutes ses frustrations, méritait non seulement d’être préservé, mais aussi d’être renforcé.
Les Plaines d’Abraham symbolisent un champ de bataille, et aussi le lieu où le Canada a commencé à faire le choix historique de privilégier l’adaptation plutôt que l’assimilation, le partenariat plutôt que la domination, la collaboration plutôt que la division.
Cette fondation était imparfaite. Elle excluait trop de gens. Elle reposait en partie sur la dépossession des peuples autochtones et sur la violation des traités conclus avec eux.
Mais cette fondation reposait sur l’idée fondamentale que l’unité ne passe pas nécessairement par l’uniformité.
Que nous pouvons partager un pays sans nous conformer à une identité unique.
Que nos différences, reconnues honnêtement et gérées dans le respect, sont une source de force.
Ce choix résonne à travers notre histoire.
Il résonne dans les choix faits par les nouveaux arrivants venus des quatre coins du monde pour s’établir au Canada.
Il résonne dans les choix faits par chaque génération déterminée à continuer de bâtir, non pas sur le sang ou la terre, mais sur quelque chose de plus exigeant et de plus durable : un engagement commun à vivre ensemble, à accepter les différences et à rechercher le bien commun.
Et grâce à chacun de ces choix, le Canada est devenu plus riche, plus inclusif et plus équitable.
Qu’est-ce qui fait du Canada l’un des meilleurs pays au monde?
C’est parce que c’est un pays extraordinaire pour tout le monde. C’est le meilleur pays du monde où être un citoyen moyen. Vous n’avez pas besoin d’être né riche, ni de venir d’une famille établie. Vous n’avez pas besoin d’être d’une certaine couleur, ou de croire en un certain dieu.
Les Canadiens et les Canadiennes croient en la valeur de chacun de leurs concitoyens, et en leur potentiel sans borne à faire du Canada un pays encore meilleur.
Nos ancêtres, malgré leurs différences, croyaient en eux-mêmes, et ils croyaient en nous.
Il y a eu de longues périodes de l’histoire où ces valeurs ont pu être embrassées sans être remises en question. La nôtre n’est pas l’une d’entre elles.
Nos valeurs doivent maintenant être défendues. C’est ce que nous faisons, et les Canadiens sont prêts à le faire.
Notre histoire est marquée par une inclusion croissante, passant du biculturalisme au multiculturalisme, du statut de sujets britanniques à celui de citoyens canadiens, de deux peuples fondateurs à de nombreux peuples désireux de vivre en véritable partenariat avec les peuples autochtones.
De la citoyenneté sociale de William Lyon Mackenzie King à l’internationalisme libéral de Louis St-Laurent, de la vision « d’un seul Canada » de John Diefenbaker à
la Charte canadienne des droits et libertés de Pierre Elliott Trudeau, de l’environnementalisme de Brian Mulroney au pluralisme et à la réconciliation de Justin Trudeau, chaque génération de Canadiens a bâti un État moderne, progressiste et libéral qui adhère aux valeurs de solidarité et de partage, d’équité et de justice pour tous.
Les institutions constituent le fondement de cet État progressiste; nos valeurs en sont le cœur.
Des institutions du Code civil aux soins de santé publics, en passant par les accords modernes d’autonomie gouvernementale et la reconnaissance, par le Parlement, du peuple québécois comme une nation. Des valeurs d’inclusivité, d’équité, de solidarité, de durabilité et d’ambition.
Le peuple canadien est inclusif. Nous savons que notre pays est plus fort lorsque tout le monde y a sa place. Lorsque les nouveaux arrivants sont accueillis. Lorsque les minorités sont protégées. Lorsque les peuples autochtones sont de véritables partenaires.
Notre engagement à l’égard de l’inclusion a été institutionnalisé dans la Déclaration canadienne des droits et inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés. Il s’est manifesté par l’adoption du multiculturalisme, d’abord comme une politique, puis comme une loi.
Dans le même esprit, le fait d’inscrire dans la loi la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones témoigne de notre engagement fondamental en faveur de la réconciliation et du respect des peuples autochtones en tant que partenaires égaux dans le pays que nous bâtissons ensemble.
L’inclusion va au-delà de la protection des droits : elle passe par l’engagement à créer une société dans laquelle chacun peut s’épanouir. C’est pourquoi nous avons
présenté la Loi visant à lutter contre la haine, qui préserve la liberté des personnes de pratiquer leur foi et leur culture sans intimidation, harcèlement ou violence.
Les Canadiens et les Canadiennes veillent les uns sur les autres, surtout dans les moments difficiles. Cet esprit de solidarité a inspiré les fondements de l’État-providence moderne au lendemain de la Grande Dépression, notamment l’assurance-chômage, les allocations familiales et la sécurité de la vieillesse.
De nouveaux piliers institutionnels de solidarité ont été ajoutés avec la création du Régime de pensions du Canada et de la Loi canadienne sur la santé.
Je suis fier que nous ayons élargi ces fondements au cours des dernières années avec le régime national de soins dentaires, les services de garde d’enfants, le plan d’assurance-médicaments et le Programme national d’alimentation scolaire.
Au Canada, c’est lorsque nous sommes unis que nous sommes les plus forts – lorsque nous veillons les uns sur les autres et que nous veillons à ce qu’aucun enfant, aucune famille, personne ne soit laissé pour compte. Cet esprit de solidarité et de générosité contribue à définir notre identité en tant que nation.
Les Canadiens et les Canadiennes croient que l’équité passe par l’égalité des chances, afin que chacun ait la chance de mener une vie agréable et épanouie. Cet engagement repose sur l’accès pour tous les Canadiens et Canadiennes à des services publics comparables, en particulier les soins de santé et l’éducation. Cet engagement a été institutionnalisé lorsque le système de péréquation a été mis en place en 1950, puis intégré à la Constitution en 1982.
Et en protégeant des services tels que la garde d’enfants, les soins dentaires et l’assurance-médicaments, nous renforçons le sentiment de sécurité sur lequel les Canadiens et les Canadiennes comptent chaque jour.
Un Canada fort et uni est un pays qui défend les familles et les travailleurs et qui protège les personnes les plus vulnérables, qu’il s’agisse de nouveaux arrivants, de personnes en situation de handicap ou de membres de la communauté 2ELGBTQI+.
L’arrivée de l’intelligence artificielle (IA) remettra en question l’équité, l’inclusion et la solidarité, tout en créant d’énormes possibilités d’améliorer notre façon de vivre, de travailler et de nous divertir.
Et les tensions ne pourront être atténuées que si l’IA profite à tous. L’IA peut offrir des solutions puissantes – des améliorations dans les domaines de l’éducation, des soins de santé et des services gouvernementaux. Elle peut permettre aux Canadiens et aux Canadiennes d’acquérir de nouvelles compétences pour occuper des emplois plus épanouissants. Mais pour exploiter équitablement son potentiel, il faudra réformer en profondeur notre système d’éducation. La manière dont on gère la formation professionnelle et les systèmes d’aide sociale.
Notre prochaine stratégie visant l’IA pour tous permettra de commencer à relever les défis afin de maximiser le potentiel de l’IA pour tous les Canadiens et Canadiennes.
Le développement durable assure l’équité entre les générations. Les Canadiens sont les gardiens d’un territoire vaste et précieux. Nous avons pris des mesures pour le protéger au moyen de traités internationaux comme le traité de 1991 sur les pluies acides et l’Accord de Paris de 2015, ainsi que par nos progrès constants en matière de conservation de notre patrimoine naturel, conformément à nos engagements pris lors de la COP de Montréal en 2022.
Au cours des prochains mois, notre gouvernement mettra en œuvre de nouveaux plans ambitieux visant à accélérer le développement durable au pays, à réduire les factures liées à l’énergie pour les familles et les entreprises, et à protéger la richesse naturelle du Canada.
Le Canada est ambitieux. Le Canada est une nation ambitieuse de bâtisseurs et d’explorateurs. Nous avions cartographié le continent avant même que les Américains ne quittent Saint-Louis. Nous avons construit un chemin de fer transcontinental en cinq ans et la voie maritime du Saint-Laurent en quatre ans. Nous avons créé un système de santé qui est devenu un modèle pour le monde entier.
Le nouveau gouvernement du Canada partage cette ambition. Nous avons déjà éliminé tous les obstacles fédéraux au commerce interprovincial et nous mobilisons des centaines de milliards de dollars d’investissements dans des projets d’intérêt national.
Nous doublons nos dépenses de défense d’ici la fin de la décennie. Nous faisons en sorte que les capacités fondamentales du Canada, notamment dans les domaines de l’IA, de l’informatique quantique, de la cybersécurité et des minéraux critiques, permettent de maximiser pour les Canadiens les retombées économiques des nouveaux impératifs en matière de sécurité.
Maintenant, nous devons passer à l’action. De manière équitable. Et rapide.
Les valeurs canadiennes, telles que l’inclusion, la solidarité, l’équité, la durabilité et l’ambition, ne sont pas des idéaux abstraits, mais des guides pratiques qui font partie intégrante de notre identité.
Notre tâche est de nous en inspirer pour continuer à bâtir en ces temps révolutionnaires.
Dans des moments comme ceux-ci, le Canada doit assumer deux rôles à la fois.
Premièrement, il doit être un bastion de sécurité et de prospérité pour nos citoyens. Nous devons défendre notre souveraineté, sécuriser nos frontières, protéger nos communautés et bâtir une économie qui offre des possibilités à tous les Canadiens et à toutes les Canadiennes.
Nous renforçons le système de justice pénale comme jamais depuis des générations. En investissant dans la défense à une échelle sans précédent depuis une génération. En sécurisant nos frontières grâce à un plus grand nombre d’agents de l’Agence des services frontaliers du Canada et de ressources de surveillance.
Nous bâtissons une seule économie canadienne et lançons des projets d’intérêt national qui relieront et transformeront notre pays. Et nous nous offrirons bien plus que ce que n’importe quel pays étranger ne pourrait jamais nous prendre.
L’un des premiers objectifs de notre gouvernement est de réduire les coûts pour les Canadiens et Canadiennes. Dès le premier jour, nous avons aboli la taxe sur le carbone qui semait la division. Nous avons réduit les impôts sur le revenu pour 22 millions de Canadiens et de Canadiennes. C’est en visant cet objectif que nous avons réduit les taxes pour les acheteurs d’une première propriété. Nous avons diminué les péages sur le pont de la Confédération et les tarifs des traversiers de l’Atlantique, et nous avons lancé le programme Maisons Canada afin de favoriser la construction résidentielle abordable à une vitesse que nous n’avons pas vue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
L’automne dernier, nous avons mis en place des prestations fédérales automatisées pour près de 5,5 millions de Canadiens et de Canadiennes à faible revenu afin de garantir que les plus vulnérables reçoivent l’argent auquel ils ont droit, et nous avons rendu permanent le Programme national d’alimentation scolaire afin que les enfants aient les aliments nutritifs dont ils ont besoin à l’école.
Nous voulons poursuivre avec la même détermination qui nous anime depuis le début, c’est-à-dire nous concentrer sans relâche sur la réduction des coûts afin d’aider les Canadiens et Canadiennes à aller de l’avant.
J’ai dit que nous devions faire deux choses. La première est d’être un bastion.
La seconde est d’être un phare, un exemple pour un monde à la dérive.
À une époque marquée par la montée du populisme et du nationalisme ethnique, le Canada peut montrer que la diversité est une force, et non une faiblesse.
À une époque où la démocratie est en déclin, nous pouvons montrer comment les droits peuvent être protégés et les libertés préservées.
À une époque où des murs se dressent et les frontières se resserrent, nous pouvons montrer comment un pays peut être à la fois ouvert et sécuritaire, accueillant et fort, attaché à ses principes et puissant.
Des milliards de personnes aspirent à ce que nous avons bâti : une société pluraliste qui fonctionne, une sphère publique animée, diversifiée et libre, une économie qui assure une prospérité partagée entre tous, une démocratie qui choisit de protéger les plus vulnérables contre les plus puissants.
Le Canada ne peut pas résoudre tous les problèmes du monde. Mais nous pouvons montrer qu’une autre voie est possible, que le cours de l’histoire n’est pas voué à dériver vers l’autoritarisme et l’exclusion. Il peut encore évoluer vers le progrès et la justice.
Nous ne nous faisons aucune illusion. Le monde est de plus en plus dangereux et divisé. Les anciennes alliances sont en train d’être redéfinies et, dans certains cas, rompues.
Dans cette nouvelle ère, le leadership du Canada se définira non seulement par la force de nos valeurs, mais aussi par la valeur de notre force. Nous procédons au plus important renforcement de nos capacités militaires et de sécurité depuis la Seconde Guerre mondiale. Nous disposons des ressources dont le monde a besoin. Nous avons les talents nécessaires pour transformer ce potentiel en croissance. Et nous avons l’ambition de relever les défis de cette nouvelle ère.
Nous consolidons notre force à l’intérieur de nos frontières et renforçons notre résilience en diversifiant nos partenariats à l’étranger grâce à une approche polyvalente qui défend nos valeurs et fait progresser nos intérêts.
Permettez-moi de revenir là où j’ai commencé : aux origines du Canada.
Il y a 267 ans, cette terre était imprégnée de sang. Deux empires se sont affrontés. L’un a prévalu. Que s’est-il passé ensuite?
La conclusion qui s’est peu à peu imposée, sans être parfaite et non sans difficultés, mais de manière indéniable, était la coopération. Le partenariat. Un avenir commun.
Cette conclusion n’était pas inévitable. Cette conclusion a été choisie.
Choisie par les administrateurs britanniques qui ont fini par comprendre la sagesse de la coopération.
Choisie par les Canadiens français qui se sont éventuellement engagés à bâtir leur avenir dans cette nouvelle réalité.
Choisie par les fondateurs de la Confédération qui croyaient que deux peuples pouvaient devenir partenaires dans un seul pays. Choisie par chaque génération suivante qui a pu bâtir en s’appuyant sur ces fondations.
Les traces de notre passé sont ancrées dans notre présent : dans nos deux langues officielles, dans nos deux traditions juridiques, dans notre système fédéral, dans notre compréhension grandissante de la notion d’appartenance.
Nous sommes désormais les gardiens de cet héritage. Et il est de notre responsabilité de le faire fructifier puisque nous avons la chance de le faire.
En cette période cruciale, on choisit de travailler ensemble en vue de bâtir une économie canadienne unifiée. On a accompli d’énormes progrès en ce sens au cours de la dernière année, mais on doit maintenant redoubler d’efforts avec les provinces et les territoires.
On choisit de trouver de nouveaux marchés et d’établir de nouveaux partenariats. Au cours des six derniers mois, nous avons annoncé une douzaine de nouveaux partenariats économiques et de sécurité sur quatre continents. D’autres suivront. Tous vont se développer.
On choisit de bâtir en solidarité avec les travailleurs canadiens, en créant des centaines de milliers de bons emplois syndiqués bien rémunérés et en investissant dans l’apprentissage et la formation professionnelle pour que les jeunes Canadiens et Canadiennes puissent profiter des carrières de demain.
On choisit de bâtir avec des ressources canadiennes, à l’aide de travailleurs, de technologies et de matériaux canadiens. Nous serons nos meilleurs clients.
De bâtir de manière durable, parce que nous savons que lutter contre les changements climatiques est à la fois un devoir moral et un impératif économique.
On choisit de bâtir de manière inclusive, en partenariat avec les peuples autochtones. De manière inclusive afin que l’IA profite à l’ensemble de la population canadienne.
De respecter la diversité, d’accepter les autres et de combattre la haine, pour permettre à chaque Canadien et à chaque Canadienne d’être soi-même et de réussir dans le plus formidable pays du monde.
Lorsque nous incarnons nos valeurs dans nos vies, nous grandissons en tant que personnes et nous bâtissons en tant que peuple.
Lorsque nous faisons preuve de solidarité, la solidarité grandit.
Lorsque nous sommes unis, notre sentiment d’appartenance grandit.
Lorsque nous sommes Canadiens et Canadiennes – inclusifs, équitables et ambitieux – le Canada grandit.
Le Canada et les États-Unis ont établi un partenariat remarquable dans les domaines de l’économie, de la sécurité et par le biais d’échanges culturels enrichissants.
Mais le Canada n’existe pas « grâce aux États-Unis ».
Le Canada est prospère parce que nous sommes Canadiens.
Nous sommes maîtres chez nous.
C’est notre pays. C’est notre avenir. Le choix nous appartient.
Nous choisissons un avenir radieux, digne de la terre sur laquelle nous vivons.
Nous choisissons le Canada.

> Nous saluons les progrès réalisés pour la sécurité de l'Arctique grâce à l'action conjointe de l'OTAN.   Nous collaborerons avec nos alliés de l'OTAN, dont les huit pays nordiques et baltes, pour défendre la région et renforcer la sécurité des flancs nord et ouest de l'Alliance.

> Nous quadruplons nos dépenses de défense, notamment en investissant plus dans la sécurité de l'Arctique pour défendre le flanc nord-ouest.

> Les PM des provinces et des territoires et moi entendons bâtir une économie canadienne forte et indépendante. Nous établissons des partenariats commerciaux à l’étranger et bâtissons des infrastructures au pays. Nous transformons notre économie – une mission d’Équipe Canada.

> Le Canada est plus fort, plus prospère et plus sûr lorsque nous sommes unis. Les PM des provinces et des territoires et moi sommes à Ottawa pour éliminer les obstacles au commerce, accélérer la réalisation de grands projets et bâtir une économie forte, durable et indépendante.

> L’islamophobie n’a pas sa place au Canada. Il y a 9 ans aujourd'hui, 6 Canadiens musulmans ont perdu la vie de façon horrible dans un acte terroriste islamophobe commis à Québec lors duquel 19 autres personnes ont également été blessées. (…)
Nous pensons et rendons hommage à Ibrahima Barry, Mamadou Tanou Barry, Khaled Belkacemi, Abdelkrim Hassane, Azzeddine Soufiane et Aboubaker Thabti, qui ont été sauvagement assassinés dans l’attentat islamophobe survenu au Centre culturel islamique de Québec à Sainte-Foy, lequel a également fait 19 blessés.
L’horreur de cette journée nous rappelle tragiquement l’omniprésence de l’islamophobie ainsi que les conséquences dévastatrices de la haine.
Il est de notre devoir d’assumer nos responsabilités tout en honorant la mémoire des victimes – et de bâtir un pays où toutes les Canadiennes et tous les Canadiens peuvent vivre ouvertement, librement et en toute sécurité. Le gouvernement prend des mesures décisives pour lutter contre la montée alarmante de la haine et des crimes motivés par la haine dans nos communautés, notamment au moyen du Plan d’action canadien de lutte contre la haine. De plus, nous nous sommes engagés à collaborer avec les Canadiennes et Canadiens de partout au pays, en réformant le Programme pour la sécurité communautaire du Canada, afin d’aider les communautés à lutter de manière plus efficace contre les crimes motivés par la haine.
Notre gouvernement est solidaire de la communauté musulmane dans sa lutte contre la haine et il reste déterminé à bâtir un pays où les Canadiennes et Canadiens de toutes confessions peuvent s’épanouir. 

> Le Canada est plus fort quand on veille les uns sur les autres. C’est pourquoi nous avons créé la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, qui va aider plus de 12 millions de Canadiens à revenu modeste à bien s’alimenter.

> Elie Wiesel nous a mis en garde en déclarant que le fait d’« oublier les morts reviendrait à les tuer une seconde fois ». Le Canada n’oubliera pas, pour que « Plus jamais ça » reste toujours vrai.

> À pareille date en 1945, la libération d’Auschwitz-Birkenau a permis de montrer l’ampleur des crimes nazis à la face du monde et est devenue le symbole des horreurs de l’Holocauste, de la résilience de ses survivants et de la culpabilité de ceux qui en ont été complices.
Le régime nazi a assassiné systématiquement et sans raison six millions de Juifs et a aussi tué des millions d’autres personnes, dont des centaines de milliers de Roms et de Sintis, d’opposants politiques, de personnes 2ELGBTQI+, de prisonniers de guerre et de personnes en situation de handicap.
Aujourd’hui, nous nous souvenons des conséquences de l’ignorance, de la haine et de la complicité, et nous reconnaissons que détourner le regard n’est pas un acte passif, mais une trahison concrète.
Nous devons aujourd’hui nous rappeler ces leçons. La communauté juive a été touchée par une résurgence dévastatrice de l’antisémitisme au Canada et dans le monde. Des synagogues et des écoles ont été attaquées, des personnes ont été harcelées en raison de leur foi, et des gens ont tenté de minimiser ou de nier les horreurs du 7 octobre.
Il est de notre devoir, en tant que Canadiens, de bâtir un pays où les Juifs peuvent vivre en toute sécurité, ouvertement et librement. Notre gouvernement a pris des mesures, notamment en déposant la Loi visant à lutter contre la haine, qui rendra criminel le fait d’obstruer intentionnellement et en connaissance de cause les lieux de culte, les écoles et les centres communautaires religieux ou culturels. Ces lois sont nécessaires, même si elles sont loin de suffire.
Le devoir de combattre l’antisémitisme nous incombe à tous, et cette responsabilité commence par le souvenir.
Le Canada se souviendra. 

> Le Canada forge de nouveaux partenariats dans le monde, dont un nouveau partenariat stratégique avec le Qatar qui renforcera nos industries, stimulera les investissements dans nos entreprises et créera de nouvelles possibilités de carrière pour les Canadiens et les Canadiennes.

 

● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement 
Alassane Ouattara (président de la république)

> La Cérémonie d'échanges de vœux, avec les Forces de Défense et de Sécurité a été l'occasion de les féliciter et leur traduire la reconnaissance de la Nation pour leur professionnalisme et le remarquable travail accompli pour la sécurité de nos concitoyens et la préservation de la paix et de la stabilité dans notre pays.

> Je me réjouis de constater que la culture de la paix, de la cohésion nationale et du vivre-ensemble continue d’inspirer l’action publique et de guider notre engagement collectif au service de la Nation.

> La Côte d’Ivoire a maintenu sa dynamique de croissance, portée par la bonne tenue des secteurs agricole, industriel et des services, ainsi que par la poursuite des investissements publics et privés.

> A l’occasion des échanges de vœux avec la Communauté diplomatique, j’ai réaffirmé notre engagement à continuer d’œuvrer, aux côtés de nos partenaires, pour le renforcement du multilatéralisme face aux défis globaux qui appellent des réponses concertées et solidaires.

 

● Etats-Unis  
♦ Parti démocrate 
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des représentants) 

> Un an après l'arrivée au pouvoir de Trump, la situation aux États-Unis est un véritable désastre. Donald Trump et les Républicains ont trahi le peuple américain sur tous les plans. Le coût de la vie est totalement hors de contrôle. Le logement, les courses, l'électricité, les soins de santé, la garde d'enfants : tout cela est hors de prix. L'Amérique est devenue beaucoup trop chère et Donald Trump et le Parti républicain n'ont rien fait pour y remédier. Sous leur politique, le coût de la vie n'a pas baissé, il a augmenté, notamment à cause des droits de douane imposés par Trump, qui ont alourdi la facture de plusieurs milliers de dollars par an pour les Américains.
Notre système de santé est défaillant et la crise du système de santé est orchestrée par les Républicains. Ces derniers ont infligé à Medicaid la plus importante réduction de son budget jamais enregistrée aux États-Unis. Hôpitaux, maisons de retraite et centres de santé communautaires ont fermé leurs portes à cause des politiques néfastes des Républicains, notamment la loi controversée sur la protection des patients et les soins abordables (Affordable Care Act). De plus, les Républicains au Sénat refusent de prolonger les crédits d'impôt de l'Affordable Care Act, ce qui va faire exploser le coût des soins pour des dizaines de millions d'Américains qui n'auront plus les moyens de consulter un médecin lorsqu'ils en auront besoin.
Donald Trump et les Républicains avaient promis de réduire les dépenses aux États-Unis. Or, le Département de la Sécurité intérieure, dirigé par les Républicains, ôte froidement des vies américaines. C'est totalement inacceptable. L'argent du contribuable devrait servir à améliorer le coût de la vie pour les Américains, et non à brutaliser des citoyens ordinaires ou à tuer des Américains. C'est pourtant ce qui se passe actuellement aux États-Unis, et c'est pourquoi une réforme radicale du Département de la Sécurité intérieure est indispensable avant que toute loi de finances relative à l'ICE ou au CBP ne soit examinée. Telle est la position des Démocrates, car telle est la position du peuple américain.

> Donald Trump doit limoger Kristi Noem immédiatement. Nous savons qu'elle est une personne malveillante, corrompue et une menteuse pathologique. Elle est incompétente. Elle n'aurait jamais dû être confirmée par les Républicains au Sénat américain. Elle nuit au peuple américain. L'argent des contribuables est utilisé par le Département de la Sécurité intérieure pour tuer des citoyens américains et brutaliser des familles d'immigrants respectueuses des lois ; c'est inacceptable. Elle doit donc partir. Nous entamerons une procédure de destitution contre Kristi Noem si elle n'est pas licenciée.

> En cette Journée de commémoration de la Shoah, nous honorons la mémoire des six millions de Juifs victimes de la Shoah et des millions d'autres personnes assassinées par le régime nazi. Les crimes d'une horreur inouïe perpétrés contre l'humanité durant la Shoah ne doivent jamais être oubliés. À l'occasion de l'anniversaire de la libération d'Auschwitz-Birkenau, nous nous engageons à éradiquer le poison de l'antisémitisme où qu'il se manifeste. Que le souvenir des victimes soit une source de réconfort.

> Donald Trump et le Département de la Sécurité intérieure sont totalement incontrôlables. Aujourd'hui, des individus masqués et sans foi ni loi, se faisant passer pour des agents des forces de l'ordre, ont brutalement assassiné un autre citoyen américain dans les rues de Minneapolis, sans aucune justification. Le meurtre de sang-froid d'Alex Jeffrey Pretti, infirmier au sein de l'administration des anciens combattants, est une tragédie horrible et évitable.
Le peuple américain mérite une enquête approfondie et indépendante, sans ingérence ni obstruction de la part du Département de la Sécurité intérieure. Chaque agent fédéral responsable de ce meurtre injustifié doit être tenu pénalement responsable et puni avec toute la rigueur de la loi.
L'argent du contribuable est détourné par le Département de la Sécurité intérieure pour brutaliser en toute impunité des citoyens américains et des immigrants respectueux des lois. Le peuple américain rejette cet affront à ses valeurs.
Les démocrates de la Chambre des représentants pleurent la disparition de M. Pretti et se solidarisent avec les courageux habitants de Minneapolis en ces temps de plus en plus difficiles et incertains. Les opérations de l'ICE et du CBP au Minnesota doivent cesser immédiatement.

> Donald Trump et le Département de la Sécurité intérieure sont totalement incontrôlables. Aujourd'hui, des individus masqués et sans foi ni loi, se faisant passer pour des agents des forces de l'ordre, ont brutalement assassiné un autre citoyen américain dans les rues de Minneapolis, sans aucune justification. Le meurtre de sang-froid d'Alex Jeffrey Pretti, infirmier au sein de l'administration des anciens combattants, est une tragédie horrible et évitable.
Le peuple américain mérite une enquête approfondie et indépendante, sans ingérence ni obstruction de la part du Département de la Sécurité intérieure. Chaque agent fédéral responsable de ce meurtre injustifié doit être tenu pénalement responsable et puni avec toute la rigueur de la loi.
L'argent du contribuable est détourné par le Département de la Sécurité intérieure pour brutaliser en toute impunité des citoyens américains et des immigrants respectueux des lois. Le peuple américain rejette cet affront à ses valeurs.
Les démocrates de la Chambre des représentants pleurent la disparition de M. Pretti et se solidarisent avec les courageux habitants de Minneapolis en ces temps de plus en plus difficiles et incertains. Les opérations de l'ICE et du CBP au Minnesota doivent cesser immédiatement.

> Nous voulons éviter une paralysie du gouvernement, mais il est indispensable que le Département de la Sécurité intérieure change radicalement ses pratiques. L'argent du contribuable doit servir à résoudre la crise du logement abordable aux États-Unis, une crise bien réelle et non une invention. Elle est d'ailleurs toujours d'actualité. L'argent du contribuable ne doit pas servir à brutaliser ou tuer des citoyens américains, ni à cibler violemment des familles immigrées respectueuses des lois. C'est pourquoi diverses réformes, réclamées par le peuple américain, doivent être mises en œuvre. Votre propre sondage a montré que les Américains estiment que l'ICE a outrepassé ses prérogatives et que ses agissements doivent être encadrés.

> Donald Trump et les Républicains ont paralysé l'administration fédérale pendant 43 jours cet automne. Les Démocrates ont été très clairs : nous trouverons une solution bipartite. Nous refusions catégoriquement de cautionner la destruction du système de santé américain. Aujourd'hui, notre position est on ne peut plus claire – et partagée par le peuple américain – : l'ICE doit se comporter comme n'importe quel autre service de police du pays et cesser de brutaliser les citoyens américains en utilisant abusivement l'argent du contribuable.

> Nous sommes déterminés à lutter contre le coût élevé de la vie aux États-Unis, à faire en sorte que les citoyens représentés par le gouverneur Moore, ceux pour qui nous œuvrons sans relâche ici à Washington, puissent réaliser le rêve américain : travailler dur, respecter les règles et mener une vie confortable, abordable et digne. Nous sommes également déterminés à garantir des élections libres et équitables, afin que le peuple américain décide de la composition de la majorité à la Chambre des représentants après les élections de mi-mandat. Des élections libres et équitables, contrairement à ce que les Républicains tentent manifestement de faire : manipuler l’échiquier politique et perpétuer artificiellement l’extrémisme dont font preuve certains Républicains irresponsables au sein de cette même Chambre.

 

Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au Sénat) 
> Donald Trump tente de saper l'indépendance de la Réserve fédérale, au risque d'entraîner une hausse des taux d'intérêt et des turbulences économiques. Kevin Warsh a le devoir d'empêcher cela.
Si Trump persiste dans son offensive contre la Fed, le Sénat ne doit pas donner suite à la nomination de Kevin Warsh.

> Quarante-deux jours après avoir enfreint la loi en ne publiant pas l'intégralité des dossiers Epstein, le ministère de la Justice de Trump a rendu publics des millions de pages supplémentaires. J'examine actuellement ces dossiers et j'ai quelques questions pour le procureur général Bondi :
1. Vous affirmez que tous les documents sont publiés. Cela inclut-il TOUS les mémos des complices, les notes de protection des entreprises, les rapports originaux du département de police de Palm Beach, etc. ?
2. Toutes les informations pertinentes concernant chacun des dix complices présumés d'Epstein ont-elles été publiées ?
3. Vos chiffres changent constamment. Vous dites avoir rassemblé six millions de pages, mais vous n'en publiez que trois millions. Que contiennent ces trois millions de pages manquantes ?
4. Tous les documents mentionnant le nom de Trump ont-ils été publiés ?

> Une fois de plus, l'administration se comporte exactement comme les États policiers et les régimes autoritaires de l'histoire : elle a arrêté un journaliste pour avoir fait son travail.
Soyons clairs : cette arrestation ne concerne pas un seul journaliste et un incident isolé. C'est un message adressé à tous les journalistes : si vous osez critiquer cette administration, méfiez-vous. Ce n'est pas la démocratie.
C'est un État policier, c'est la pure violence autoritaire. La démocratie étouffera si le gouvernement bafoue nos libertés civiles.
Don Lemon doit être libéré immédiatement et les accusations frivoles portées contre lui doivent être abandonnées.

> Le président Trump a déclaré vouloir apaiser les tensions à Minneapolis, mais il n'a pris aucune mesure concrète en ce sens.
Hier, la direction de la police des frontières a indiqué à ses agents que les opérations « devraient se poursuivre comme prévu ».
Si Trump était sincère, il retirerait immédiatement tous les agents de l'ICE du Minnesota.

> Il est scandaleux que Kristi Noem occupe encore un poste au sein de l'administration après que des agents fédéraux ont assassiné deux citoyens américains en seulement deux semaines.
Noem est incompétente et doit démissionner.
Son supérieur, Stephen Miller, doit également être démis de ses fonctions.

> Les plus hauts responsables de l'administration Trump ont choisi de mentir effrontément au peuple américain au sujet du meurtre d'Alex Pretti :
Stephen Miller a qualifié Pretti d'aspirant assassin.
Greg Bovino a affirmé que Pretti voulait massacrer les forces de l'ordre.
Kristi Noem a prétendu qu'il était impliqué dans des actes de terrorisme intérieur.
Ces mensonges sont méprisables, contraires aux valeurs américaines et révoltants.

> Aujourd'hui, Journée internationale de commémoration de la Shoah, nous célébrons le 81e anniversaire de la libération des quelques Juifs ayant survécu à leur détention à Auschwitz. En ce jour solennel, nous commémorons les six millions de Juifs et les innombrables autres victimes du régime nazi, et nous réaffirmons que nous ne pouvons plus jamais permettre à l'antisémitisme – ni à aucune autre forme de haine – de prospérer, ni permettre que les horreurs de la Shoah se répètent.
Face à la montée du négationnisme et de la distorsion de la Shoah, de l'antisémitisme et de la haine dans le monde entier et ici même aux États-Unis, nous devons rester fermes dans notre opposition à tout refuge pour le néonazisme et la haine. Nous devons toujours dire la vérité sur ce qui est arrivé au peuple juif il y a 81 ans, et nous ne pouvons jamais permettre que cette histoire soit oubliée, passée sous silence, effacée délibérément ou répétée.
« Plus jamais ça » n'est pas un simple slogan ; c'est – et cela doit rester – un appel à l'action. Cela exige que nous ne laissions aucune place à la survie de l'antisémitisme, de la haine ou du sectarisme.

> Kristi Noem est une menteuse.
Kristi Noem est incompétente.
Kristi Noem est vicieuse.
Kristi Noem doit être licenciée.

> Aujourd'hui aurait dû marquer le 53e anniversaire de l'arrêt Roe v. Wade. En seulement un an, Trump a porté un préjudice terrible à la santé des femmes à travers le pays :
- Retrait des directives obligeant les hôpitaux à pratiquer des avortements vitaux
- Démantèlement du département de la santé reproductive des CDC
- Fermeture forcée ou réduction des services de plus de 50 cliniques pratiquant l'avortement
- Interdiction de l'accès à l'avortement pour les vétérans via le Département des Anciens Combattants
Et bien d'autres mesures encore.
Je continuerai à me battre pour rétablir les droits reproductifs.

 

Barack Obama (ancien président des Etats-Unis) 
> De plus en plus d'Américains expriment leur indignation face aux tactiques employées par les agents fédéraux au Minnesota. Il est cependant essentiel de comprendre les implications plus larges des actions de cette administration et la menace qu'elles représentent pour les libertés fondamentales de chaque Américain.

> Le meurtre d'Alex Pretti est une tragédie déchirante. Il devrait également servir de signal d'alarme à tous les Américains, quel que soit leur parti politique, car bon nombre de nos valeurs fondamentales en tant que nation sont de plus en plus menacées.
Les agents fédéraux chargés de l'application de la loi et de l'immigration ont un travail difficile. Mais les Américains attendent d'eux qu'ils s'acquittent de leurs fonctions de manière légale et responsable, et qu'ils collaborent avec les autorités locales et régionales, plutôt que de s'opposer à elles, afin d'assurer la sécurité publique.
Cela doit cesser. J'espère qu'après cette dernière tragédie, les responsables administratifs reconsidéreront leur approche et commenceront à trouver des moyens de collaborer de manière constructive avec le gouverneur Walz et le maire Frey, ainsi qu'avec la police locale et celle de l'État, afin d'éviter davantage de chaos et d'atteindre des objectifs légitimes en matière d'application de la loi.
En attendant, tous les Américains devraient soutenir et s'inspirer de la vague de manifestations pacifiques qui déferle sur Minneapolis et d'autres régions du pays. Elles nous rappellent à point nommé qu'il appartient en fin de compte à chacun d'entre nous, en tant que citoyens, de dénoncer les injustices, de protéger nos libertés fondamentales et de demander des comptes à notre gouvernement.
Ce n'est pas ce que nous observons dans le Minnesota. En fait, c'est tout le contraire.
Depuis plusieurs semaines, les citoyens de tout le pays sont à juste titre indignés par le spectacle offert par les recrues masquées de l'ICE et d'autres agents fédéraux qui agissent en toute impunité et recourent à des tactiques qui semblent destinées à intimider, harceler, provoquer et mettre en danger les habitants d'une grande ville américaine. Ces tactiques sans précédent, que même l'ancien avocat en chef du département de la Sécurité intérieure de la première administration Trump a qualifiées d'embarrassantes, illégales et cruelles, ont désormais entraîné la mort par balle de deux citoyens américains. Et pourtant, plutôt que d'essayer d'imposer un semblant de discipline et de responsabilité aux agents qu'ils ont déployés, le président et les responsables de l'administration actuelle semblent désireux d'aggraver la situation, tout en offrant des explications publiques pour les fusillades de M. Pretti et Renee Good qui ne sont étayées par aucune enquête sérieuse et qui semblent être directement contredites par des preuves vidéo.

 

Bill Clinton (ancien président des Etats-Unis) 
> Ces dernières semaines, nous avons assisté à des scènes horribles à Minneapolis et dans d'autres villes, des scènes que je n'aurais jamais cru possibles en Amérique. Des personnes, y compris des enfants, ont été arrêtées à leur domicile, sur leur lieu de travail ou dans la rue par des agents fédéraux masqués. Des manifestants pacifiques et des citoyens exerçant leur droit constitutionnel d'observer et de documenter les forces de l'ordre ont été arrêtés, battus, gazés et, plus tragiquement encore, abattus dans les cas de Renee Good et d'Alex Pretti.
Tout cela est inacceptable et aurait dû être évité. Pire encore, à chaque étape, les responsables nous ont menti, nous ont dit de ne pas croire ce que nous avions vu de nos propres yeux et ont eu recours à des tactiques de plus en plus agressives et hostiles, allant jusqu'à entraver les enquêtes des autorités locales.
Au cours d'une vie, nous n'avons que quelques rares occasions où nos décisions et nos actions façonneront notre histoire pour les années à venir. Nous en sommes un. Si nous abandonnons nos libertés après 250 ans, nous risquons de ne jamais les récupérer.
Il nous appartient à tous ceux qui croient en la promesse de la démocratie américaine de nous lever, de prendre la parole et de montrer que notre nation appartient toujours au peuple.

 

Hillary Clinton (ancienne secrétaire d’Etat) 
> Des lueurs d'espoir nous montrent que la démocratie, bien que fragile, est loin d'être perdue.
Nous traversons une période qui exige à la fois réflexion et détermination. Partout dans le monde, et ici même, la démocratie est menacée, les citoyens perdent leurs droits et les institutions sur lesquelles nous comptons sont mises à rude épreuve. L'année écoulée a ébranlé nombre d'entre nous, plongeant certains dans le désespoir quant à l'avenir.
Et pourtant, même dans les moments les plus sombres, des lueurs d'espoir subsistent. La société civile – et notamment la communauté de la Fondation Clinton – s'est mobilisée et a prouvé que la démocratie, bien que fragile, est loin d'être perdue.
Le défi est clair. Dans trop de pays, y compris ici même aux États-Unis, les forces autoritaires gagnent du terrain. Partout dans le monde, les autocraties sont désormais plus nombreuses que les démocraties pour la première fois en 20 ans. Près des trois quarts de la population mondiale vivent sous des régimes autocratiques. On a trop souvent parlé de « recul démocratique ». Mais, comme je l'ai dit lors de notre réunion annuelle de la Clinton Global Initiative (CGI) en septembre, c'est un euphémisme qui ne rend pas compte de la réalité. L'État de droit ne recule pas ; il est délibérément sapé. Les dirigeants ne se contentent pas de manquer à leur devoir de protéger les droits ; ils s'emparent et consolident activement le pouvoir. Nous l'avons constaté dans des pays comme la Russie, le Nicaragua, la Hongrie et la Turquie – et maintenant, nous le constatons chez nous.
J'ai suivi avec une profonde inquiétude le démantèlement des programmes de santé, d'éducation, de développement économique et d'aide aux sinistrés dont dépendent nos voisins et nos communautés ici en Amérique. Des décennies d'investissement dans le développement à travers le monde sont anéanties sans que l'on se soucie des personnes qui mourront sans le soutien de l'USAID et d'autres formes d'aide internationale. Et oui, les garde-fous et les normes qui ont protégé notre démocratie pendant 250 ans sont balayés.
De nombreuses forces œuvrent de concert pour mettre en péril notre démocratie. Des technologies comme les réseaux sociaux et l'IA peuvent certes diagnostiquer et traiter des maladies, mais elles peuvent aussi amplifier la propagation de la désinformation et de la mésinformation, récompensant l'extrémisme au lieu de l'empathie. Les réseaux sociaux ont permis à des individus mal intentionnés de diviser davantage les Américains, créant des écosystèmes informationnels cloisonnés et générant une désinformation virale. Et même en l'absence d'efforts organisés, il est difficile de distinguer le vrai du faux en ligne.
Sans confiance dans ce que l'on voit ou lit, on peut facilement se décourager, se sentir marginalisé ou manipulé. Lorsque notre environnement informationnel devient une chambre d'écho de méchanceté et de colère, on perd la capacité de nouer des liens avec autrui.
On parle souvent de « monde post-vérité ». Je crains qu'un monde post-vérité ne soit aussi un monde de post-confiance. Une démocratie florissante est impossible dans un tel monde.
Et ce n’est pas un hasard si les droits des femmes demeurent un enjeu crucial dans ce combat. 2025 a marqué le 30e anniversaire de la quatrième Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes à Pékin, où j’ai déclaré que « les droits humains sont les droits des femmes, et les droits des femmes sont des droits humains ». Pourtant, nous constatons une recrudescence des attaques contre ces droits à travers le monde. Le président argentin s’est engagé à retirer du code pénal les assassinats ciblés de femmes et de filles. La Turquie s’est retirée du traité du Conseil de l’Europe contre la violence à l’égard des femmes. Les femmes afghanes sont exclues de la vie publique. Même ici, aux États-Unis, les droits des femmes sont bafoués : restrictions en matière de soins de santé reproductive, licenciement de femmes servant notre pays dans l’armée et d’autres fonctions, suppression de toute référence aux droits des femmes dans le rapport annuel du Département d’État sur les droits humains.
Dans le cadre de l'engagement d'action du CGI, l'Institut de politique mondiale de l'Université Columbia, dont j'ai l'honneur de présider le conseil consultatif, a publié un rapport présentant les priorités politiques essentielles pour relever les défis contemporains et faire progresser le Programme de Beijing au cours des 30 prochaines années.
Ce rapport est à la fois une vision d'avenir et un appel à l'action. Le constat est clair : se battre pour la démocratie, c'est se battre pour les femmes. Et se battre pour les femmes, c'est se battre pour la démocratie. Des mouvements pour le suffrage féminin aux droits civiques, la participation des femmes a toujours été un moteur de la démocratie. Ainsi, lorsque des autocrates s'attaquent à la démocratie, ils ciblent les femmes en restreignant les protections juridiques, en démantelant les services de santé reproductive et en les reléguant au foyer. L'inverse est également vrai : promouvoir les droits des femmes et leur pleine participation à la vie de leurs communautés, de leurs économies et de leurs pays est un outil essentiel dans la lutte contre l'érosion démocratique.
Nous devons agir sur de nombreux fronts, simultanément.
Une métaphore simple permet d'illustrer les conditions nécessaires au développement de sociétés libres et prospères : celle d'un tabouret à trois pieds. Le premier pied est une économie de marché ouverte et dynamique. Le deuxième, un gouvernement démocratique efficace et responsable.
Le troisième, une société civile dynamique. Cette vision a inspiré Bill Clinton à fonder la Fondation Clinton et l'Initiative mondiale Clinton il y a vingt ans. Aujourd'hui, elle explique pourquoi ce travail est plus important et urgent que jamais. L'un des piliers de notre société est menacé, tandis qu'un autre ne profite qu'à une minorité. Le gouvernement fédéral est devenu inefficace et opaque. Notre économie est gangrenée par la corruption et les inégalités. Tout cela confère à la société civile un rôle crucial.
Mais cela ne signifie pas que tout espoir est perdu. Cela signifie qu'il nous incombe à tous de veiller à la solidité de notre démocratie. Aucun sauveur providentiel ne viendra la sauver. C'est à nous de la préserver, ainsi que nos droits. Société civile, organisations philanthropiques, militants, communautés religieuses, entreprises à mission, citoyens : nous devons montrer l'exemple.
Nous avons vu tant de personnes réagir en conséquence. Ici, aux États-Unis, les élections locales et étatiques ont enregistré une participation exceptionnellement élevée. Des manifestations massives ont rassemblé des personnes de tous horizons dans les rues pour faire entendre leur voix
J'aimerais pouvoir vous donner un guide simple : cinq étapes faciles pour défendre la démocratie. Mais ce n'est pas facile, et il n'existe pas de solution miracle. Nous devons agir sur de nombreux fronts, simultanément. Défendre la démocratie par des manifestations pacifiques. La défendre en intentant des actions en justice contre les abus juridiques et constitutionnels. La défendre par les urnes. Et veiller à ce que notre pays soit un lieu où l'humain est au cœur des préoccupations, afin que les familles et les communautés puissent s'épanouir. L'histoire et les exemples internationaux nous apprennent que la démocratie ne prospère que lorsqu'elle produit des résultats concrets. Cela implique des investissements à long terme. Cela implique de bâtir des institutions qui œuvrent pour le bien de tous. (…)
(…)
Le combat pour notre avenir.
Nous menons un combat pour notre avenir, mais ce combat porte sur notre passé et notre présent. Certains veulent effacer des pans de notre histoire et réécrire l'histoire de notre identité américaine et de notre citoyenneté mondiale. Ils nous obligent à nous interroger : qui sommes-nous en tant que peuple ? Quelles sont nos valeurs ? Quels sont nos devoirs les uns envers les autres ? (…)
Compte tenu de la situation à Washington, nous savons que pour réaliser des progrès significatifs au cours des quatre prochaines années, nous devons nous tourner vers les États. Ce n'est pas un hasard si les États sont considérés comme des « laboratoires de la démocratie ». Nombre des idées politiques les plus novatrices et efficaces proviennent des États et des collectivités locales, et nous collaborons avec les dirigeants étatiques et locaux pour développer des idées, élaborer et mettre en œuvre des lois et des politiques qui pourront ensuite être partagées et reproduites dans tout le pays. (…)
J'aime me référer aux paroles d'une autre femme leader ayant vécu à une époque où les idéaux mêmes de liberté et de justice étaient menacés : Eleanor Roosevelt. Elle écrivait : « Le courage est plus exaltant que la peur et, à long terme, il est plus facile. Nous n'avons pas besoin de devenir des héros du jour au lendemain. Un pas après l'autre, en affrontant chaque obstacle. » À l'aube de cette nouvelle année, nul besoin d'être un héros solitaire pour sauver la démocratie. Il nous suffit d'agir à notre échelle et de trouver des personnes partageant les mêmes idées pour nous accompagner dans cette démarche. Et lorsque vous réfléchirez à tout ce que la Fondation a accompli cette année, vous constaterez que des personnes s'engagent chaque jour.
Le moment est venu d'évaluer ce que signifie pour chacun d'entre nous être un leader et un citoyen. Car ce qui se passe actuellement dans de nombreuses régions du monde est une tentative délibérée de nous déposséder de notre pouvoir, de nous dissuader de croire que nous avons le moindre contrôle. Nous pouvons tous démontrer le contraire et, ce faisant, nous soutenir mutuellement. Même un petit geste de bonté ou un infime pas en avant est comme une prise de position contre l'obscurité et l'autoritarisme qui menacent de nous dénaturer. Nous avons tous un rôle à jouer.
J'ai toujours dit qu'il faut tout un village pour élever un enfant. Eh bien, il faut aussi tout un village pour sauver la démocratie. Cette année, comme chaque année, je vous remercie de faire partie de la communauté de la Fondation Clinton. En ce début d'année, j'espère que vous prendrez un instant pour être fiers du travail auquel vous contribuez : obtenir des résultats concrets pour les gens, soutenir les communautés et défendre la démocratie. Et j'espère que vous vous interrogerez sur ce que ce travail impliquera pour vous à l'avenir. Nous serons là, prêts à vous aider à amplifier votre impact et à continuer de transformer des vies pour le mieux.

> La guerre de MAGA contre l'empathie
Lorsque j'ai vu pour la première fois la vidéo du meurtre d'Alex Pretti, infirmier en soins intensifs à l'hôpital des anciens combattants de Minneapolis, j'ai immédiatement pensé à la parabole du Bon Samaritain. Des agents fédéraux ont abattu Pretti après qu'il a tenté de porter secours à une femme qu'ils avaient jetée à terre et aspergée de gaz poivré. Jésus nous enseigne à aimer notre prochain comme nous-mêmes et à aider les plus démunis. « Faites cela et vous vivrez », dit-il. Pas dans l'Amérique de Donald Trump.
Les Américains ont désormais constaté de leurs propres yeux le prix des abus de pouvoir et du mépris de la Constitution par le président Trump. Les vidéos du meurtre de Pretti et de Renee Good par des agents fédéraux ont mis à nu les mensonges des responsables de l'administration Trump, qui se sont empressés de qualifier les victimes de « terroristes intérieurs ». Même les Américains habitués aux excès de Trump ont été profondément choqués par ces meurtres et par la réaction, d'une cruauté et d'une malhonnêteté systématiques, de l'administration.
Cette crise révèle aussi une profonde corruption morale au cœur du mouvement MAGA de Trump. Quelles que soient les opinions sur la politique d'immigration, comment une personne de conscience peut-elle justifier le manque de compassion et d'empathie envers les victimes du Minnesota, envers les familles déchirées ou vivant dans la peur, envers les enfants séparés de leurs parents ou qui ont peur d'aller à l'école ?
L'idée que la compassion est faible et la cruauté forte est devenue un dogme des partisans de Trump. Trump et ses alliés pensent que plus le traitement est inhumain, plus il a de chances de semer la peur. C'est le but du déploiement massif de forces fédérales lourdement armées dans des États démocrates comme le Minnesota et le Maine : une mise en scène des plus dangereuses. D'autres présidents récents, notamment Joe Biden, Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton, sont parvenus à expulser des millions d'immigrants sans papiers sans transformer les villes américaines en champs de bataille ni sans faire étalage de la détention d'enfants.

> Au Minnesota, des dizaines de citoyens ordinaires veillent courageusement sur leurs voisins, défendent leurs communautés et protestent contre la violence illégale.
Ils incarnent ce que l'Amérique a de meilleur.

> Faire respecter la loi est une chose. Terroriser une population, utiliser des enfants comme monnaie d'échange, en est une autre. J'ai le cœur brisé pour Liam Ramos et sa famille.

 

● Japon 
♦ Coalition centriste pour la réforme

> L'ancien vice-Premier ministre Okada a évoqué les trois grands axes de la politique que le Premier ministre Takaichi souhaite changer pour justifier la dissolution de la Chambre basse : (1) la gestion budgétaire, (2) la politique de sécurité et (3) la politique en matière de renseignement.
Concernant la gestion budgétaire, il a critiqué : « Le Premier ministre Takaichi affirme mener une politique budgétaire responsable et proactive, mais un budget de 140 000 milliards de yens et une augmentation de 40 000 milliards de yens de l'émission d'obligations d'État constituent une politique budgétaire proactive irresponsable qui risque de faire encore grimper les prix. » Il a affirmé qu'il ne pouvait y avoir de croissance économique sans enrichissement de la vie des citoyens et correction des inégalités.
En matière de politique de sécurité, tout en reconnaissant la nécessité de disposer d'équipements pour défendre le pays, il a souligné qu'« aucune information n'avait été donnée sur le moment, l'objet et le montant des dépenses budgétaires, ni sur l'augmentation des impôts qui en résulterait ». Il a mis en garde contre le danger d'une attitude consistant à laisser tout en suspens jusqu'après les élections.
Concernant la politique de renseignement, il a déclaré : « Il est nécessaire de lutter contre l'espionnage, mais l'exercice sans limite du pouvoir menace la liberté et la vie privée des citoyens ». Il a souligné la nécessité d'un débat parlementaire prudent en citant des exemples d'affaires judiciaires injustifiées survenues dans le passé. Il a appelé à soutenir « la coalition réformiste centriste et le candidat Hashimoto afin de freiner la dérive extrême droite de la politique ».

> Le 30 janvier, le co-président Yoshihiko Noda a participé à une réunion publique conjointe des circonscriptions 1 et 2 de Kyoto, organisée dans la ville de Kyoto. Aux côtés de Kozo Hirata, candidat de la circonscription 1 de Kyoto, et de Yuriko Kono, candidate de la circonscription 2 de Kyoto, il a appelé les participants à soutenir la mise en œuvre d'une politique donnant la priorité aux citoyens.µ

Kozo Hirata, candidat (1er district de Kyoto): « Je me suis lancé dans cette aventure avec l'idée qu'il fallait essayer de faire quelque chose avant de baisser les bras face à une politique qui impose ses décisions par la force du nombre sans tenir compte des voix désespérées des citoyens », a déclaré M. Hirata en revenant sur les élections législatives de 2024. En tant que professeur d'université en contact avec les étudiants, il a pris conscience de la réalité à laquelle sont confrontés près de la moitié d'entre eux, qui doivent rembourser leurs prêts étudiants et payer des impôts dès l'obtention de leur diplôme. « J'ai pris conscience de la distorsion d'une société dans laquelle les jeunes ne peuvent pas avoir d'espoir. L'insécurité financière les dissuade de se marier et d'avoir des enfants, ce qui accélère le déclin démographique. » Il a appelé à passer d'une société qui attise les divisions et les conflits et impose la responsabilité individuelle à une société solidaire où chacun est valorisé et peut travailler et vivre en toute sécurité, afin de mettre en œuvre une « politique qui donne la priorité aux citoyens ».

Yuriko Kono, candidate (2e circonscription de Kyoto): La candidate Yuriko Kono a déclaré que les principes de la coalition réformiste centriste, à savoir « placer la vie des citoyens au cœur de la politique » et « suivre une voie médiane, ni à droite ni à gauche », correspondaient à ses propres convictions politiques. Elle a remis en question la politique qui donne la priorité au « renforcement du pays » malgré les difficultés de la vie causées par la hausse des prix et la dépréciation du yen, et a déclaré : « Je souhaite rétablir l'ordre politique correct, selon lequel la vie des citoyens et la vie de chaque individu sont au cœur de la vie du pays. » Âgée de 28 ans, elle est actuellement inscrite en doctorat et enseigne à temps partiel à l'université. Elle a déclaré avoir pris conscience des difficultés de la vie quotidienne à travers les générations grâce à son engagement dans une association à but non lucratif qui lutte contre la « précarité menstruelle », et a affirmé avec force sa volonté de « promouvoir une politique proche des gens ». Elle a également exprimé sa vive inquiétude face à la discrimination envers les étrangers et les personnes handicapées, et a déclaré vouloir reconstruire une société respectueuse de la diversité.
> Le co-président Noda a déclaré que la Coalition pour la réforme centriste avait pour slogan « Les citoyens d'abord » et a exprimé son sentiment d'urgence face à la hausse particulièrement grave des prix des denrées alimentaires dans un contexte d'inflation. « Au cours de l'année écoulée, environ 20 000 produits ont vu leur prix augmenter, rendant l'accès à la nourriture difficile. Manger, c'est vivre », a-t-il déclaré, expliquant ainsi le contexte dans lequel s'inscrit la proposition de supprimer la taxe sur la consommation pour les denrées alimentaires. Il a également évoqué la baisse des revenus annuels de la classe moyenne et l'impact du remboursement des prêts étudiants sur la vie quotidienne et le mariage, soulignant que « la classe moyenne s'appauvrit et sombre dans la pauvreté ». Concernant la précarité menstruelle, il a déclaré : « À une époque où l'on ne peut plus acheter de nourriture, on ne peut plus non plus acheter de produits d'hygiène féminine », et a insisté : « Notre politique consiste à soutenir les personnes à revenus moyens et modestes en difficulté ». Elle a ajouté : « Avant que le pays ne devienne plus fort, il faut que chaque individu soit riche et heureux, sinon cela n'a aucun sens », appelant à la compréhension et au soutien d'une politique modérée qui s'oppose à la division et aux extrêmes.

> Les deux coprésidents Yoshihiko Noda et Tetsuo Saito ont participé le 30 janvier à un meeting électoral organisé dans les rues de Nagoya, dans la préfecture d'Aichi, où ils ont appelé à soutenir massivement la « Coalition réformiste du centre » (abrégée en « Centre »), actuellement en position défavorable dans les sondages pour les élections à la Chambre des représentants, afin de lui permettre de renverser la tendance et de remporter la victoire.
Le co-président Saito a évoqué le fait que les deux co-présidents avaient été surnommés « Dojo et Tetsu-chan » dans une émission de télévision, et a déclaré : « Nous voulons faire de cette nouvelle coalition centriste un parti populaire grâce à cette double puissance, ces deux moteurs. Nous unirons nos forces pour créer un parti au service des citoyens ». Le co-président Noda a ensuite pris le micro et a déclaré : « Je suis Dojo, co-président avec Tetsu », avant d'ajouter avec force : « Avec nos deux moteurs, nous voulons créer une vague de réforme centriste qui partira de Nagoya pour se propager dans la préfecture d'Aichi, puis dans l'ouest et l'est du Japon ».

Dans son discours, le co-président Noda a présenté les candidats Tsunekiko Yoshida (1re circonscription d'Aichi), Shōichi Kondo (3e circonscription d'Aichi), Yoshio Maki (4e circonscription d'Aichi), Atsushi Nishikawa (5e circonscription d'Aichi) et la nouvelle venue Nobue Kunizaki (6e circonscription d'Aichi), tous anciens ou anciens députés, et a appelé à soutenir ces candidats compétents et spécialisés dans leurs domaines respectifs.
Il a ensuite dénoncé le fait que « le Parti libéral-démocrate (PLD) ait officiellement soutenu plus de quarante personnes impliquées dans une affaire de fonds occultes lors de cette élection. Cette élection, qui coûte 85,5 milliards de yens aux contribuables, va-t-elle servir à réintégrer des députés impliqués dans des affaires de fonds occultes ? » Il a demandé à l'auditoire s'il n'y avait pas là un manque de réflexion, ce à quoi celui-ci a répondu avec enthousiasme : « Oui ! ».
Le co-président Saito a souligné que la politique « axée sur les citoyens » prônée par le « centre » avait pour objectif « le bonheur des citoyens ordinaires. Il est certes important d'avoir un pays fort et une économie forte, mais le gouvernement actuel en fait une fin en soi. Les objectifs du parti au pouvoir actuel et ceux du parti centriste sont fondamentalement différents. » Il a ajouté d'une voix forte : « Pour garantir le bonheur des citoyens et la paix au Japon, je vous demande de nous aider à renverser la tendance et à remporter la victoire. »

 

♦ Parti démocrate constitutionnel
> Le 23 janvier, le Parti constitutionnel démocrate a tenu une assemblée générale des membres des deux chambres au sein de la Diète. Suite au départ de l'ancien président Yoshihiko Noda et d'autres membres de la Chambre des représentants et à la formation d'un nouveau parti, le « Centre réformiste », le parti a élu, conformément à son règlement, le président de la Chambre des représentants, Shunichi Mizuoka (président par intérim), comme nouveau président et a approuvé la nomination de nouveaux membres du comité exécutif.
Au début de la réunion, M. Masayoshi Tanabe, secrétaire général de la Chambre haute, a rendu compte de la situation au nom des membres de la direction. Il a souligné qu'il n'était pas souhaitable que le parti, qui compte près de 40 députés, de nombreux élus locaux et des organisations régionales, se retrouve sans président après le départ de l'ancien président Yoshihiko Noda. Conformément à l'article 14, paragraphe 6, des statuts du parti, il a proposé, en raison de l'urgence de la situation, d'élire immédiatement un nouveau représentant lors de l'assemblée générale des membres des deux chambres, ce qui a été approuvé à l'unanimité.
Le secrétaire général de la Chambre des conseillers, M. Tanabe, a ensuite proposé que M. Shunichi Mizuoka, membre de la Chambre des conseillers, qui assurait jusqu'alors l'intérim, soit élu nouveau représentant. Le nouveau représentant Mizuoka a été élu sous les applaudissements des membres présents.
Dans son discours, le nouveau représentant Mizuoka a déclaré : « Je suis conscient de l'importance de cette responsabilité et je me sens très solennel ». Il a ensuite évoqué la semaine écoulée, marquée par la formation d'un nouveau parti à l'approche des élections législatives anticipées, en déclarant : « Je pense que mes collègues ont traversé une période d'inquiétude et de réflexions diverses ».
Il a ensuite souligné qu'il fallait éviter « une situation où le Parti constitutionnel démocrate, qui compte des élus locaux, des membres et des sympathisants dans tout le pays, ainsi que 40 collègues à la Chambre haute, se retrouve sans représentant et sans responsable chargé des négociations ». « Nous sommes certes déconcertés par ces changements radicaux, mais notre mission est de faire de notre mieux dans chaque situation. Nous voulons prendre un nouveau départ en tant que parti et faire tout notre possible », a-t-il déclaré, exprimant sa détermination à assurer la survie et l'unité du parti.
Le président Mizuoka a immédiatement proposé la nomination de nouveaux dirigeants (voir ci-dessous), qui a été approuvée lors de l'assemblée générale.
M. Tadashi Tanabe, membre de la Chambre des conseillers et nouveau secrétaire général, a déclaré : « Je tiendrai compte des sentiments de nos nombreux amis qui ont soutenu le Parti constitutionnel démocrate et j'assumerai cette lourde responsabilité. Je vais d'abord mettre tout en œuvre pour que le plus grand nombre possible de nos amis soient élus lors des prochaines élections générales. »
M. Yoshitaka Saito, membre de la Chambre des conseillers et nouveau président de la commission des affaires parlementaires, a évoqué l'incertitude qui règne après les élections et déclaré : « Le Parti constitutionnel démocrate devra prendre des décisions de manière autonome. Je souhaite faire face à chaque situation en coopération avec vous tous. »
Mme Eri Tokunaga, membre de la Chambre des conseillers et nouvelle présidente de la commission des affaires politiques, a déclaré : « Le nouveau parti et le Parti constitutionnel démocrate sont deux partis distincts, mais leurs programmes et leurs politiques sont globalement cohérents. Il y aura des situations où une coordination avec le nouveau parti sera nécessaire, mais je m'efforcerai de fournir des informations de manière minutieuse et de mener des activités qui suscitent la confiance. »
À la fin de l'assemblée générale, le président Mizuoka a indiqué que, compte tenu de l'imminence des élections générales, les réunions du comité exécutif permanent et autres instances seraient reprises après les élections. Il a conclu en déclarant : « Nous allons d'abord nous concentrer sur les élections générales, puis nous discuterons avec vous de l'orientation du parti et des avis des organisations locales.»

> Le 22 janvier, M. Jun Azumi, ancien secrétaire général du Parti constitutionnel démocrate et membre de la Chambre des représentants, a assisté à la 4e réunion du comité exécutif central de la Fédération japonaise des syndicats (Rengo) et a présenté les étapes de la création du nouveau parti « Union réformiste du centre » et a remercié la Rengo pour sa compréhension à l'égard du nouveau parti.
4e comité exécutif central de la Renmei « Politique pour la 51e élection à la Chambre des représentants » - Réaction de la Renmei à la création du nouveau parti « Union réformiste du centre »
Ces derniers temps, le Parti constitutionnel démocrate et le Parti démocrate national ont été considérés comme des « partis politiques coopérant à la réalisation des politiques » et ont mené des actions telles que l'examen de projets de loi et la formulation de demandes. Ils ont également avancé dans la procédure de recommandation des candidats pour la 51e élection à la Chambre des représentants. Dans ce contexte, il est indéniable que ce revirement soudain a provoqué une certaine agitation au sein de la Confédération, mais nous respectons la décision du Parti constitutionnel démocratique, considérant que la création d'un nouveau parti, dans un contexte où le temps presse, offre une nouvelle alternative au parti au pouvoir, dont l'attitude méprisante envers la Diète et le peuple est de plus en plus manifeste.
Bien que nous puissions globalement adhérer au programme et aux orientations politiques fondamentales du nouveau parti, rendus publics le 19 janvier 2026, nous estimons qu'il est difficile, compte tenu des contraintes de temps, d'approfondir notre compréhension mutuelle des détails. C'est pourquoi, lorsque les fédérations régionales soumettront des candidatures à la direction du syndicat, elles concluront des accords politiques avec les candidats et s'efforceront de mettre en œuvre les politiques et les programmes du syndicat par l'intermédiaire des candidats recommandés par celui-ci lors des prochaines élections législatives.

 

● Royaume Uni 
♦ Liberal democrats 
> Le Royaume-Uni est à son meilleur lorsqu'il reste fidèle à ses valeurs : la tolérance, la dignité, le respect des libertés individuelles et l'État de droit.
Nous ne pouvons pas laisser Nigel Farage anéantir tout cela en transformant la Grande-Bretagne en une Amérique à la Trump.
Choisissez un avenir meilleur avec les Libéraux-démocrates.

 

Ed Davey (leader) 
> Trump ferait mieux de se calmer et d'arrêter d'intimider la Grande-Bretagne avec ses menaces de droits de douane.
La campagne d'espionnage et de répression du gouvernement chinois doit cesser – mais ne faisons pas semblant que cela préoccupe Trump. Il ne s'intéresse qu'à lui-même.

> Nigel Farage souhaite que tous les policiers soient systématiquement armés.
La fusillade de civils innocents par des agents gouvernementaux masqués à Minneapolis est le pire de l'Amérique de Trump.
Nous ne pouvons pas laisser les États-Unis devenir la Grande-Bretagne de Farage.

> En cette Journée de commémoration de la Shoah, nous nous souvenons des six millions d'hommes, de femmes et d'enfants juifs assassinés pendant la Shoah, et des millions d'autres victimes des persécutions nazies.
Nous rendons hommage aux survivants et réaffirmons notre engagement envers un pays où chacun peut vivre et pratiquer sa religion en toute sécurité.

> Avec Trump à la Maison-Blanche, les États-Unis ne peuvent plus être considérés comme un allié fiable.
La Grande-Bretagne doit réagir rapidement. Ses droits de douane pénaliseront les Britanniques.
C’est pourquoi nous militons pour une union douanière.

> Un autre meurtre glaçant commis par un agent fédéral à Minneapolis, cette fois-ci une infirmière. Toutes mes pensées vont à la famille d'Alex Pretti.
Nous ne pouvons pas laisser Nigel Farage et le parti Reform importer les sombres dérives politiques de Trump au Royaume-Uni.

> Comment le lâche qui occupe la Maison-Blanche ose-t-il salir le courage et le sacrifice de nos troupes britanniques ?
Le parti Reform et Nigel Farage devraient avoir honte de s’associer à lui. (…)
457 soldats britanniques ont perdu la vie en Afghanistan.
Trump a échappé au service militaire à cinq reprises.
Comment ose-t-il remettre en question leur sacrifice ? Farage et tous ceux qui continuent de l'encenser devraient avoir honte.

> Le flagorneur en chef de Trump frappe encore.
Farage n'est pas un patriote, c'est juste un pantin de la Maison-Blanche.

> Donald Trump se comporte comme un chef mafieux qui rackette les plus démunis et menace de ruiner notre économie s'il ne s'empare pas du Groenland.
Le Premier ministre saura-t-il tirer les leçons de l'histoire et s'opposer véritablement à Trump ?

 

● Suisse 
♦ Le Centre 
> Financement de la sécurité de la Suisse: Le Centre soutient le choix de l’augmentation de la TVA, une solution démocratique
Le Conseil fédéral a suivi la proposition du conseiller fédéral Martin Pfister et examine une augmentation temporaire de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) afin de renforcer la sécurité de la Suisse. Le Centre salue cette décision. Il s’agit d’une solution démocratique qui permet à la population de se prononcer sur le financement de l’armée et des offices fédéraux. 
La situation en matière de politique de sécurité en Europe a fondamentalement changé au cours des dernières années. La guerre en Ukraine, les tensions géopolitiques croissantes ainsi que les nouvelles menaces dans le cyberespace et l’espace aérien posent de grands défis à la Suisse. La capacité de défense de notre pays, et donc la sécurité de la population, doit être garantie.
Le Conseil fédéral a approuvé aujourd’hui la proposition du conseiller fédéral Martin Pfister. Celle-ci prévoit une augmentation de 0,8 point de pourcentage de la taxe sur la valeur ajoutée, destinée à alimenter un fonds temporaire. Cet instrument doit permettre de dégager les moyens supplémentaires nécessaires au financement de l’armée, des offices fédéraux et des dépenses d’armement indispensables. Le Centre salue expressément cette mesure.
Davantage de moyens pour l’armée sont indispensables
L’armée dispose de systèmes obsolètes dans des domaines clés et n’est pas suffisamment équipée pour faire face aux menaces actuelles et futures. Les besoins financiers supplémentaires sont considérables. Les mesures décidées dans le cadre du paquet d’allègement sont loin de suffire pour garantir les investissements nécessaires dans l’équipement, les infrastructures et les capacités. 
Une réalité de politique financière claire 
Le financement de ces investissements indispensables à la politique de sécurité ne peut être ignoré. Il existe en réalité deux options: soit l’État s’endette aux dépens des générations futures, soit on veille dès aujourd’hui à générer les recettes nécessaires. Pour Le Centre, une chose est claire: une politique de sécurité solide et responsable ne doit pas se faire uniquement aux dépens de la prochaine génération. 
Démocratique, transparent et limité dans le temps 
Le Centre soutient donc une augmentation temporaire de la TVA, en veillant à ce que cette augmentation reste socialement acceptable. Cette voie est démocratiquement correcte et transparente: le peuple décide s’il est prêt à apporter une contribution clairement définie à la sécurité de la Suisse. Cette solution respecte le frein à l’endettement et renforce la légitimité démocratique des décisions en matière de politique de sécurité.  
Le président du parti, Philipp Matthias Bregy, résume la situation ainsi: «Si nous augmentons la TVA, la population peut décider si elle souhaite ou non consacrer cet argent à sa sécurité. C’est la voie correcte démocratiquement.»
La sécurité est le fondement de la liberté et de la prospérité
Une défense nationale crédible n’est pas une fin en soi. Elle est la condition de la liberté, de la stabilité, du développement économique ainsi que de la protection de la population et des infrastructures. En période d’incertitude, il faut faire preuve de responsabilité, de clairvoyance et de courage pour prendre des décisions inconfortables, mais nécessaires. 
Le Centre défend une politique de sécurité réaliste, équitable entre les générations et solidement ancrée dans la démocratie. Pour une Suisse qui reste, à l’avenir aussi, sûre, libre et capable d’agir. 

 

♦ Vert’libéraux 
> Nous devons analyser les plans du Conseil fédéral avec précision
Le PVL adopte une position critique à l’égard du financement de dépenses supplémentaires en matière de sécurité par une augmentation de la TVA. « Nous ne rejetons pas catégoriquement les plans du Conseil fédéral, mais nous devons d’abord les analyser en détail. Présenter la facture avant de savoir quels biens d’armement et quelles prestations pourront effectivement être achetés n’est, à nos yeux, pas la bonne approche », déclare le conseiller national Beat Flach.
Le PVL salue toutefois le fait que le DDPS adopte une définition large de la sécurité. Enfin, la Suisse se prépare à une forme de guerre hybride et s’efforce de renforcer la protection de notre démocratie ainsi que de nos infrastructures critiques. Le Conseil fédéral reconnaît également que notre pays doit être intégré dans l’architecture de sécurité européenne. Cette reconnaissance doit désormais se traduire par des actes concrets.
En revanche, le PVL voit d’un œil particulièrement critique le fait que ce financement doive passer par une augmentation de la TVA, compte tenu de la charge déjà élevée qui pèse sur la population. D’autant plus qu’il est également prévu de recourir à la TVA pour financer la 13e rente AVS. Les Vert’libéraux s’interrogent en outre sur l’ampleur des besoins financiers supplémentaires annoncés : il convient d’examiner précisément si 31 milliards de francs supplémentaires sont réellement nécessaires pour garantir la sécurité. Le PVL constate toutefois avec satisfaction que le Conseil fédéral reconnaît désormais que la Suisse ne fait pas face uniquement à un problème de dépenses, mais que la question des recettes doit elle aussi être abordée.
« Nous devons absolument améliorer et renforcer de manière ciblée les capacités de défense de notre armée. Ces augmentations doivent en outre s’accompagner d’un renforcement de la cybersécurité et d’une coopération étroite avec d’autres démocraties européennes. Ce n’est qu’ainsi que la Suisse deviendra plus sûre », souligne la vice-présidente Céline Weber. Il s’agit actuellement de l’un des investissements les plus efficaces pour la sécurité de l’Europe – et donc pour notre propre sécurité.

 

Céline Weber (vice-présidente)
> Le parti salue le fait que le Conseiller fédéral adopte une définition large de la sécurité, en tenant compte de la possibilité de guerre hybride, pour renforcer notre protection.

 

● Venezuela
♦ Vente Venezuela
> Au Venezuela, le régime détient la plus jeune prisonnière politique de l'histoire : un bébé né en prison.
Maykelis Borges a été enlevée et a disparu de force alors qu'elle était enceinte de deux mois. Elle a été contrainte d'accoucher en détention. Aujourd'hui, elle est toujours emprisonnée avec son enfant!
C'est de la violence.
C'est de la torture.
Nous exigeons la libération immédiate de Maykelis Borges et de son bébé.

 

María Corina Machado (leader)
> Je suis très reconnaissant au Secrétaire d'État, Marco Rubio, pour l'excellente conversation que nous avons eue aujourd'hui. Cette rencontre confirme la priorité que l'administration du Président Trump accorde aux menaces, aux défis et aux opportunités auxquels nous sommes confrontés dans les Amériques, et plus particulièrement au Venezuela.
Vingt-sept années de dévastation criminelle exigent que tous les Vénézuéliens consacrent leurs talents et leurs efforts à bâtir une grande nation dotée d'institutions démocratiques solides, de liberté et de dignité, une nation où nos enfants pourront revenir.
Chers Vénézuéliens, soyez assurés qu'avec le soutien de nos véritables alliés et avec l'aide de Dieu, nous y parviendrons !

> Chers Vénézuéliens, nous avançons résolument. Je retournerai très prochainement au Venezuela pour travailler ensemble à la transition et à la construction d'un pays exceptionnel, où nos enfants pourront revenir.
La raison et la force de ce combat, c'est notre peuple.