Quand «tout va bien» ou plutôt quand tout ne va pas mal, l’écologie, la protection de l’environnement, la lutte contre le réchauffement climatique sont parmi les préoccupations principales des populations dont les Français dans les sondages, voire les principales tout court.
Et quand tout va mal ou plutôt quand une crise qu’elle soit économique, sécuritaire ou guerrière, voilà que l’écologie est reléguée bien loin dans leurs inquiétudes.
L’agression de Poutine contre l’Ukraine, la crise économique qui s’en est suivie puis maintenant les hostilités au Moyen-Orient et les incertitudes qu’elles entraînent font que la lutte contre la pollution et sa principale conséquence, le changement climatique ne sont plus les angoisses premières et donc les priorités des politiques.
On le voit avec la place que la transition écologique prend actuellement dans l’action du gouvernement – où les ministres qui en ont la charge sont plus que discrets voire très ambigus sur les objectifs comme M. Lefèvre – où nombre de mesures prises en sa faveur ont été gelées ou abandonnées comme pourrait l’être celle sur les passoires thermiques qui pourraient de nouveau être offertes à la location face à la crise du logement.
Bien sûr, les discours sont toujours offensifs mais ils ne trompent personne.
Quant au parti Les écologistes, il a été le principal perdant des élections municipales.
Tout cela confirme que l’on voit encore largement l’écologie comme une préoccupation de «riches» alors que le combat contre le réchauffement climatique a une dimension existentielle.
C’est une erreur et même une faute qui aura des conséquences funestes dont nous paieront le prix.
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