La priorité des priorités pour une société, celle d’assurer la sécurité et le bien-être des plus jeunes, serait-elle enfin devenue la priorité des priorités des politiques et de la population?
L’émotion et l’indignation, autour de la mort d’une petite fille de 11 ans sera-t-elle un point de bascule, enfin, pour que la société se mobilise à la hauteur de l’enjeu pour la cause des enfants?
Il faut l’espérer tant la déception est la règle à ce sujet depuis tant d’années où, par ailleurs, on entend sans cesse que les enfants sont non seulement surprotégés mais qu’ils sont trop gâtés et chéris.
La société vit sur cette illusion, sur ce mensonge en se dressant des satisfecit qui lui donnent bonne conscience d’où l’importance du choc qui ébranle ses certitudes en la matière avec le décès de Lyhanna.
Car, au-delà de savoir quelles sont les éventuelles responsabilités individuelles qui ont pu conduire à laisser un prédateur sexuel continuer ses agressions alors qu’il était visé par plusieurs plaintes, de se rendre compte que la justice n’a pas les moyens de remplir correctement son rôle protecteur – ce qui est aussi le cas de la police et de la gendarmerie –, c’est aussi de prendre conscience que nous ne sommes pas assez mobilisés pour faire de la protection des enfants une préoccupation cardinale de tous les instants.
Avec le début de la campagne pour l’élection présidentielle de 2027, voici l’occasion de démontrer le contraire et aux responsables politiques de véritablement proposer une politique de l’enfance et non pas de réagir uniquement lorsque les problèmes et les drames surviennent.
Et, pour les citoyens, de voter pour le programme qui en fera une réelle priorité.
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