Voici une sélection, ce 15 mai 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> En lançant une nouvelle frappe massive de drones et de missiles contre les
villes et les civils ukrainiens - la plus importante de ces quatre
dernières années -, la Russie aggrave un peu plus le forfait de son
agression. Elle donne à voir toute l'hypocrisie avec laquelle elle a négocié la
fragile trêve des derniers jours. En bombardant les civils, la Russie apporte
moins la démonstration de sa force que de sa faiblesse : elle est à court
de solutions sur le terrain militaire et ne sait pas comment terminer sa guerre
d'agression. La France se tient aux côtés de l'Ukraine et du peuple ukrainien
et continuera de se mobiliser pour obtenir une cessation des hostilités et
faire advenir une paix juste et durable pour l'Ukraine, qui garantisse sa
sécurité et celle de l'Europe.
> [Discours lors de la session plénière d’ouverture
du Sommet Africa Forward] C'est un nouveau type de Sommet, c'est une nouvelle
philosophie, nous allons aller au bout de cette philosophie.
D'abord, ce Sommet a commencé par des rencontres de la jeunesse, des
entreprises, de la culture, du sport. D’ailleurs, nous allons, juste après
cette session, rencontrer des représentants du monde de l'entreprise qui vont
nous dire leurs conclusions et on va échanger avec eux. La conviction que je
voudrais partager avec vous, c'est que l'agenda que le continent africain et la
France doivent avoir, celui auquel en tout cas je crois, n’est en aucun cas de
regarder en arrière, ni à gauche ni à droite mais de regarder en effet devant.
Ce que je me suis efforcé de faire depuis dix ans, c'est de bâtir une relation
qui regarde avec lucidité le passé. On a eu ce travail qui a été fait avec
l'Algérie, le Cameroun, le Rwanda et plusieurs autres. Qui regarde avec courage
le présent, et qui a restitué les œuvres d'art. Qui veut réinventer la relation
monétaire et économique. Qui veut investir dans le sport, dans les industries
culturelles et créatives, dans le co-investissement avec le continent. Qui,
avec respect, veut être aux côtés de l'Afrique pour son propre agenda.
La relation entre l'Afrique et la France, telle que nous la voyons, telle que
nous la pensons, telle que nous la mettons en œuvre, est fondée en effet sur la
lucidité, le courage, le respect et une volonté d'avoir au fond un agenda
partagé. C'est ce qu'on a fait depuis dix ans. On y est longuement revenu hier
et je ne veux pas être plus long. Pourquoi je suis convaincu que c'est encore
plus vrai aujourd'hui qu'il y a dix ans ? Parce que les défis de l'Afrique
et de l'Europe sont les mêmes. Nous voulons la paix, la prospérité, la
souveraineté. L'Europe s'est battue pour cela. Elle a construit, après la
Deuxième Guerre mondiale, l'Union européenne pour avoir d'abord la paix, puis
un marché commun pour avoir la prospérité. Aujourd'hui, l'agenda européen est un
agenda d'autonomie stratégique pour ne pas dépendre de la domination ni
chinoise ni américaine, et [pour] essayer d'être sur une voie médiane qui
respecte le droit international. Qui croit dans l'ordre multilatéral que nous
avons bâti. Qui croit dans le commerce ouvert. Qui ne croit pas dans
l'hégémonie de quelques-uns sur les autres. Qui croit que la science est la
meilleure façon de régler les questions de climat comme de santé. Qui croit à
l'Etat de droit. C'est ça, ce que fait l'Europe aujourd'hui.
C'est exactement le même défi qu'a l'Afrique. L'Afrique veut la paix, la
prospérité, l'indépendance. Le partenariat que nous voulons pour ce Sommet
Africa Forward, le partenariat auquel je crois entre l'Afrique et l'Europe,
c'est un partenariat au service de la paix, de la prospérité et de cette
indépendance, de cette autonomie stratégique. Il est très puissant, et c'est,
si nous arrivons à le faire, ce qui nous permettra de rebâtir ensemble un ordre
multilatéral qui est tellement bousculé, qui nous fragilise, dont les dérives
nous touchent, d'ailleurs, les uns et les autres, et, au fond, d'être une
source d'avenir pour chacun.
D'abord, la paix. La paix passera, je le crois très profondément, par l'unité
du continent africain. Je suis très heureux de voir mes frères ici, chefs
d'État et de gouvernement, ministres présents et ayant pris la peine de venir à
Nairobi. Je sais vos agendas chargés, je veux vous dire ma gratitude. C'est une
magnifique image parce que c'est l'image du continent africain uni. Du Maghreb
à l'océan Indien, en passant par le sud du continent jusqu'à l'Afrique de
l'Ouest et cette Afrique australe, il n'y a pas plusieurs Afriques et souvent,
on a voulu nous séparer sur cela. Il y a un seul continent qui doit être
respecté comme tel et porter cet agenda.
Ce qui suppose pour nous d'être aux côtés de vous pour être mieux représentés
dans les instances financières, mais également onusiennes. La France défend cet
agenda d'une Afrique présente au Conseil de sécurité des Nations Unies. Comme
nous nous sommes battus pour que l'Union africaine ait son siège permanent au
G20 il y a quelques années, et nous l'avons obtenu. Nous étions quelques-uns au
début et on a réussi à faire cela. De la même manière, nous soutenons un agenda
— le Secrétaire général l'a ô combien soutenu il y a quelques années — d'une
Union africaine qui ait plus de capacités et de mobilisation pour défendre ses
opérations de paix et de sécurité et qui, en articulation étroite avec les
Nations Unies, peut construire ses propres médiations, à qui l’on donne les
moyens de construire ses solutions de paix et de sécurité. Mais l'unité du
continent africain, une meilleure représentation, une capacité africaine à
bâtir des solutions de paix et de sécurité et une Europe à vos côtés pour aider
à financer ces solutions de paix et de sécurité, dans un partenariat
de sécurité repensé comme celui que la France a fait ces dernières années
avec de nombreux États, c'est-à-dire respectueux de la souveraineté de chaque
pays africain, en partenariat étroit mais jamais en substitution, est la clé
d'une paix pour le continent. De la même manière, je me félicite que nos
discussions de tout à l'heure nous permettront de porter un agenda commun pour
lever les blocages, aujourd'hui, que nous avons au Conseil de sécurité, et pour
continuer d'avancer pour, en cas de crime de masse, pouvoir avoir des Nations
Unies qui avancent et qui décident. La paix.
La prospérité, ensuite. L'agenda de prospérité du continent est clair, il est
simple. Ce qu'on veut faire, ce n'est pas apporter de l'aide. Ce logiciel est
passé. Vous le voyez bien, beaucoup d'États du Nord, les uns par idéologie, les
autres par difficultés budgétaires, ne vous apportent plus l'aide qui était prévue.
C'est une réalité. On doit penser différemment la relation Nord-Sud avec
lucidité.
D'abord, il faut regarder avec lucidité que la principale source de transfert
qui va vers les pays d'Afrique, elle vient des diasporas. Elle vient de toutes
celles et ceux qui ont émigré, qui travaillent dur dans beaucoup de pays et
renvoient vers leurs familles l'argent. Elle reste supérieure à l'aide qui
vient des gouvernements. Mais la logique dans laquelle nous devons rentrer,
c'est celle du co-investissement. Et co-investissement pour faire quoi ?
Investir dans le capital humain, les talents et cette jeunesse. Bâtir une
économie formelle. La grande difficulté de l'Afrique, c'est d'avoir une trop
grande partie de son économie qui reste dans l'informel et ne permet pas à des
classes moyennes d'émerger et d'avancer. Pour cela, monter dans la chaîne de valeur
et être à vos côtés pour structurer une agriculture plus forte et structurer
aussi une chaîne industrielle qui fait que l'Afrique ne sera pas simplement un
continent de l'extraction des matières premières, des minerais critiques, des
terres rares, mais de leur transformation et valorisation, et réussir à vous
accompagner dans la transformation et l'investissement en matière
d'infrastructures et d'énergie. Talent, économie formelle, montée dans la
chaîne de valeur, infrastructure et énergie, tels sont les éléments clés, avec
aussi la logique continentale.
C’est d'ailleurs tout ce que les tables rondes qui ont été aujourd'hui portées
et sur lesquelles nous discuterons permettront de structurer autour de la
santé, de l'agriculture, de l'économie bleue ou de l'intelligence artificielle.
Cet agenda d'Africa Forward, cet agenda de croissance, de prospérité, c'est
celui aux côtés duquel nous voulons être par une logique d'investissement.
C'est là où nous nous retrouvons dans cet agenda de prospérité et de
souveraineté. Faire réussir l'Afrique sur le plan économique, lui permettre
d'avoir plus de souveraineté, d'autonomie, c'est s'assurer pour les Européens
également d'avoir plus d'autonomie stratégique par ce partenariat et de réduire
nos dépendances, je dirais, aux deux grandes économies qui veulent en quelque sorte
tout capter. Donc cet agenda est commun. Ça n'est pas la France et l'Europe
aujourd'hui qui viennent mobiliser la totalité des terres rares, des minerais
critiques ou des matériaux pour complètement capturer le marché mondial. Ça
n'est ni la France ni l'Europe qui viennent vous donner des impériums en termes
de solutions de sécurité. Ne vous trompez plus, ce temps est largement passé.
L'agenda européen a pour intérêt de vous voir réussir sur le plan de la
prospérité et de la souveraineté parce que c'est le même que le nôtre. Si vous
réussissez sur la souveraineté en matière d'intelligence artificielle,
d'agriculture ou d'industrie, vous nous aidez à réussir parce que vous nous
offrez aussi d'autres solutions, parce que vous offrez un avenir à vos populations,
parce que vous réduisez la migration subie, qui est aussi un problème pour vos
pays, parce qu'il fait fuir les talents, en même temps qu'il apporte une
solution à l'agenda de l'Europe. Je veux ici qu'il y ait un réveil collectif
quand on parle de tout ça. Ça n'est pas un agenda univoque d'une Europe qui
regarderait l'Afrique comme un continent qu'elle devrait aider, c'est celui
d'un partenariat d'égal à égal, parce que vous aider à réussir, c'est la
condition pour notre réussite.
Nous voulons le faire ensemble, de manière respectueuse, lucide et courageuse.
C'est pourquoi, pour le réussir, on a voulu mobiliser les secteurs privés.
Hier, on a annoncé, ce qui est une première, grâce à ce forum d'affaires, 23
milliards d'euros d'investissements privés, d'investissements d'entreprises, de
fonds d'investissement du secteur totalement privé en Afrique. Ces 23 milliards
d'investissements, ce sont 14 milliards d'investissements des entreprises
françaises dans les pays africains et neuf milliards d'investissements des
entreprises et business leaders africains sur le continent. Cette réalisation
en elle-même, c'est un vrai choc qui illustre la force de ce que je suis en
train de vous dire et le fait que c'est aussi un sommet d'action. Tout ça doit
passer par des choses simples, qu'a dit le Président : un nouveau
paradigme de croissance des pays qui développent une stratégie de valorisation
de leurs ressources, d'agriculture et d'industrie plus fortes, mais aussi d'une
politique fiscale et budgétaire qui soit plus cohérente avec cet agenda.
Ensuite, c'est de réussir à mieux mobiliser nos financements internationaux.
Le FMI, la Banque mondiale, comme on l'a fait ces dernières années avec les
droits de tirage spéciaux, ma chère Kristalina, ensemble, la remobilisation de
ces plus de 100 milliards de droits de tirage spéciaux vers l'Afrique pour
mieux mobiliser cet argent et un meilleur effet de levier. Comme l'a dit le
Président, c'est de bâtir au niveau de l'Afrique une vraie stratégie de
garantie sur les premières pertes et de s'appuyer sur l'instrument aujourd'hui
dit ATIDI, basé à Nairobi. Qui va permettre justement, c'est ce que nous allons
nous engager à faire à vos côtés, la France rentrera au capital d'ATIDI, nous
mobiliserons à vos côtés des solutions pour qu'ATIDI puisse jouer son rôle
plein et entier à l'échelle du continent pour porter les premières pertes. Cette
stratégie, c'est celle d'un nouveau paradigme financier, qui permet de se
battre pour la prospérité du continent et pour son autonomie stratégique. (…)
Aujourd'hui, nous allons, dans un instant, nous réunir avec les entrepreneuses
et entrepreneurs. Ensuite, pour ces questions de croissance, nous nous verrons
sur l'architecture financière. Nous discuterons des solutions de paix et nous
allons endosser une série de textes qui vont illustrer cet agenda que je viens
de décrire. Après quoi, nous aurons les résultats de ce Sommet Africa Forward,
avec déjà ses résultats, ces investissements, nos engagements communs. Puis,
avec le Président Ruto, nous irons porter en votre nom au G7 d’Evian, l'agenda
que nous aurons défini. Tout au long de l'année, nous allons, auprès des
Nations Unies, du FMI, de la Banque mondiale, porter cet agenda commun sur la
base du mandat que vous nous aurez donné. C’est pourquoi ce Sommet est aussi, à
mes yeux, celui par lequel nous devons définir ensemble une ligne d'action qui
doit nous permettre de relever les défis contemporains. (…)
La France, et avec elle l'Europe, se tiendront aux côtés du continent africain
pour bâtir avec lui cet agenda de paix, de prospérité et d'indépendance auquel
il aspire. De le faire avec beaucoup de respect et d'humilité, de le faire au
service de ce continent qui est le plus jeune du monde et qui, l'année dernière
encore, a eu la croissance la plus forte au monde, qui n'est pas simplement un
continent d'avenir, mais déjà un continent du présent. Soyez fiers de ce que
vous êtes. Moi, je suis très fier d'être à vos côtés et d'essayer humblement de
construire avec vous, cet agenda dans lequel nous investirons ensemble et nous
réussirons ensemble.
Vive l'Afrique et vive l'amitié entre l'Afrique et la France.
> [Propos suite au sommet African forward] Laissez-moi
revenir sur les résultats, pour aller dans le droit fil de ce que le Président
vient de dire. D'abord, le dialogue entre le public et le privé.
Nous avons commencé hier par la jeunesse, qui nous a présenté ses projets, par
le secteur privé, qui a présenté ses engagements de manière inédite. Ce Sommet
a permis d'aboutir aux 23 milliards d'euros d'investissements privés
d'entreprises françaises et africaines sur le continent africain, et la
création de plusieurs centaines de milliers d'emplois.
À côté de ça, la coalition Africa France Impact Coalition, AFIC, qui
compte aujourd'hui une quarantaine de chefs d'entreprise africains et français,
qui a échangé ce matin, là aussi, de manière inédite avec les chefs d'État et
de gouvernement, sera pérennisée. Le compte rendu des travaux sera rendu
transparent et cette coalition deviendra un outil structurant de notre
partenariat économique. Le dialogue ce matin s'est noué là aussi d'une manière
totalement neuve.
On a vu le Président Ruto interroger des dirigeants d'entreprises en
demandant : « qu'est-ce qu'il vous faut pour en faire
davantage » ? On a vu notre ami le Président de Zambie expliquer
clairement la stratégie qu'il avait eue sur l'énergie à des dirigeants du
secteur pour qu'ils investissent dans son pays. C'est exactement ça le sens de
ce partenariat renouvelé. On va mettre en œuvre tout ce qu'on s'est dit sur les
obstacles à lever, les risques à partager, et avec aussi des projets
structurants qui vont commencer à avancer dans le domaine de l'énergie
notamment, des réseaux électriques, des renouvelables qui touchent beaucoup des
pays présents ici même.
Ensuite, sur la réforme de l'architecture financière internationale, nous avons
eu une session qui a permis d'avancer avec la conclusion d'une déclaration
commune sur cette réforme de l'architecture financière. Un appel à l'action que
nous allons ensemble porter au G7 d’Évian dans un mois, où le Président Ruto
sera à mes côtés. Le constat est très clair, il a été dit par les chefs
d'entreprise comme par les dirigeants : fragmentation des chaînes de
valeur, tensions commerciales, instabilité géopolitique, insuffisante
valorisation des matières premières sur le continent africain, alors qu'il y a
[un] potentiel. Les chefs d'État qui sont là le savent parfaitement. Là-dessus,
nous avons posé les bases d'une réponse collective, d'abord en appelant à une
responsabilité accrue des grandes économies mondiales pour corriger et répondre
aux déséquilibres mondiaux. Ça, c'est ce que nous irons défendre au G7.
Ensuite, en affirmant une ambition forte dans une déclaration et un plan
d'action, bâtir et soutenir une architecture financière africaine plus
intégrée, plus efficace et plus souveraine, ce qui suppose un changement de
méthode, faire confiance aux acteurs africains, renforcer les instruments
existants et mieux les coordonner.
À cet égard, nous avons donné mandat à la Banque africaine de développement de
structurer, d'être vraiment l'acteur clé de cette architecture, et de
développer sur la base d'un instrument existant, qui a d'ailleurs son siège à
Nairobi, ATIDI, pour en faire l'instrument haut niveau du continent d'une
garantie financière qui prendra les premières pertes pour permettre aux
investisseurs du monde entier, africains et non africains, d'investir davantage
d'argent privé sur le continent. Là-dessus, la France, je l'ai dit, rentrera au
capital d'ATIDI et nous nous mobiliserons ensemble, d'abord pour que, au sein
de la BAD, lors de l'Assemblée générale de la fin de ce mois, tous les États
africains qui ne sont pas déjà à ce tour de table le rejoignent. Ensuite, pour
ensemble aller chercher les grandes économies de ce monde lors du G7 pour les
faire entrer au capital de ce mécanisme et les inciter à nous accompagner pour
les garanties.
Sur la paix et la sécurité, ensuite, nous avons tenu des travaux qui ont permis
là aussi d'aboutir à un document conjoint, une déclaration finale. Nous avons
réaffirmé une évidence trop longtemps ignorée ou oubliée. Les solutions
africaines doivent être au cœur des crises africaines. Les outils
existent : médiations, opérations de paix, cadres régionaux. Ils doivent
être pleinement soutenus. La France sera au rendez-vous de cet engagement en
appui, en partenaire, toujours. Nous avons réaffirmé ensemble notre
détermination à œuvrer pour des solutions politiques durables, notamment dans
les Grands Lacs et au Soudan, car il ne peut y avoir de développement sans
stabilité. Notre déclaration a réaffirmé qu'il ne peut y avoir de paix durable
en Afrique sans respect absolu de la souveraineté, sans la fin des
interférences extérieures, sans un effort pour mettre fin à la privatisation de
la sécurité. Nous avons également mobilisé collectivement, et dans notre
déclaration il y a un soutien de tous les membres, je remercie mon ami, Premier
ministre, qui a lancé tout à l'heure l'offensive autour de la table, pour
justement accompagner cette initiative visant à mettre fin à l'usage abusif du
veto au Conseil de sécurité des Nations Unies en cas de crimes de masse. Ce sont
des initiatives très fortes et ce message, je le porterai dès demain à
Addis-Abeba, au siège de l'Union africaine, où j'aurai une réunion trilatérale
inédite avec le président de la Commission de l'Union africaine et le
Secrétaire général des Nations Unies pour, justement, continuer d'accompagner
la déclaration de Nairobi.
Enfin, plusieurs tables rondes se sont tenues sur des initiatives sectorielles
qui ont toutes bâti des partenariats utiles, équilibrés, renforçant la
souveraineté des pays africains. Dans l'agriculture, avec la création d'un
véhicule financier visant à mobiliser des investisseurs privés et qui a été
validé. Nous avons annoncé le lancement de l'initiative FARM+ avec Proparco qui
privilégiera plusieurs axes d'action qui vont exactement dans le sens de ce qui
a été demandé ce matin par les dirigeants ici présents sous l'impulsion du
Président.
Accompagner les économies africaines et les investisseurs pour monter la chaîne
de valeur, pour avoir justement une agriculture plus résiliente, pour continuer
d'innover et d'améliorer la rentabilité, en même temps que le fonds FASA, qui
existe déjà, multi-bailleurs, sera rejoint par la France et plusieurs
entreprises françaises. Dans l'économie bleue, nous accompagnerons l'essor d'un
secteur stratégique pour l'avenir du continent avec des investissements, des
infrastructures, la formation de compétences. Plusieurs acteurs financiers et
industriels ont annoncé là-dessus leur engagement, et avec une formation aussi
aux métiers par un partenariat qui se fera avec plusieurs pays et l'Ecole
nationale supérieure maritime.
Dans le domaine de l'intelligence artificielle, nous avons posé les bases d'un
partenariat entre l'Afrique et la France pour mobiliser le potentiel des pays
africains, renforcer l'accès à Internet avec plusieurs projets, en particulier
aussi des projets de câbles sous-marins reliant l'Europe à l'Afrique de
l'Ouest, avec des projets d'innovation, de fonds d'amorçage, de lancement de
start-up technologiques africaines, avec la création aussi du réseau des Africa
Forward AI Clusters, qui va permettre, dans tous les pays africains qui le
souhaitent, et tous ceux qui étaient présents, de développer une intelligence
artificielle pleinement souveraine, en droite ligne de ce que nous évoquions
avec le Président hier, et la jeunesse.
En même temps, nous avons ensemble soutenu un programme de bourses de haut
niveau qui permettront des échanges croisés de talents africains en France et
de Français en Afrique. Sur la santé, enfin, les tables rondes ont permis le
lancement de plusieurs initiatives. Je veux ici parler de l'initiative de
soutien à la production locale Africa Initiative for Medical Access and
Manufacturing, AIM2030, de la Banque mondiale, qui doublera la fabrication
locale sur le continent africain d'ici 2030, avec neuf pays engagés dans cette
première étape. Des projets qui existent et qu'on avait déjà commencé à
accompagner, qui se sont développés en Afrique du Sud, au Kenya, évidemment
aussi au Rwanda, en Égypte, au Maroc, au Sénégal, au Ghana. Je pourrais ici
multiplier les pays. Des projets de transfert de technologies coordonnés par Unitaid
en vue de la production locale de bout en bout.
Puis, le transfert de technologie de vaccins dont [celui contre] le
chikungunya, sur lequel je veux insister en particulier, où l'Institut Pasteur
transférera vers l'Institut Pasteur de Dakar cette technologie. Puis, tout ça a
aussi abouti à des résultats très concrets pour construire des systèmes de
santé résilients, avec un investissement dans la production locale et la
formation dans plusieurs pays, avec des plateformes pays lancées par plusieurs
d'entre vous. Je ne veux pas être plus long, tout ça est détaillé dans
l'ensemble des travaux et des livrables qui sortiront ce soir sur le site
Internet et qui seront communiqués par la coprésidence d'Africa Forward Summit.
Mais tout ça pour vous montrer que d'hier à ce soir, dans tous les domaines,
tous les compartiments du jeu, dans absolument tous les domaines, nous avons
déjà des résultats, des investissements concrets, des actions et des
mobilisations concrètes qui ont été signées à l'occasion de ce Sommet et que
nous allons suivre. C'est un jalon essentiel dans la construction d'une
relation nouvelle entre l'Afrique et la France, mais plus largement entre
l'Afrique et le reste du monde.
L'Afrique est un immense continent.
Vous en avez rappelé, Président, les chiffres tout à l'heure. Ça fait dix ans,
et pour certains qui sont là, ça fait parfois 20 ans, 25 ans, qu'on entend
beaucoup de gens venir ici nous dire : « ah, l'Afrique, ne les oubliez
pas, c'est un continent en devenir». Non, c'est un continent qui est là et bien
là. C'est le continent le plus jeune du monde.
C'est le continent à la plus forte croissance du monde. C'est un continent qui
fait que quiconque l'ignore aujourd'hui se trompe et renonce à son propre
avenir.
L'Afrique est là, présente, forte. Tous ceux qui ne font pas leur travail avec
le continent africain, tous ceux qui viennent continuer d'en prélever les
ressources pour les valoriser ailleurs, d'en négliger les situations de
déséquilibre ou de détresse, tout cela obère simplement leur propre avenir. Ce
que nous avons fait avec le Sommet Africa Forward, de dire l'Afrique est
là, l'Afrique organise son propre sommet et la France est là à ses côtés pour
co-investir et co-construire.
> Pour le G7, c'est très important et c'est très concret qu'il y ait un représentant du continent africain, une voix africaine qui soit présente quand on va parler des crises internationales à régler. Parce que l'Afrique est touchée par ces crises. Je le redis ici parce que c'est souvent oublié dans les commentaires internationaux, mais l'un des continents qui a été le plus durement touché par les conséquences assez directes de la guerre d'agression russe lancée contre l'Ukraine, ça a été le continent africain, parce qu'on parlait de deux grandes puissances céréalières et de deux grands producteurs d'engrais. Il y a eu d'énormes problèmes de soutenabilité financière, ce qui nous avait conduit à lancer l'initiative FARM, dès 2022, et on passe maintenant à FARM+ qui passe à l'échelle. Ensuite, ce qui se passe à Ormuz en ce moment. Nous sommes tous victimes de ce qui se passe à Ormuz. Les journalistes et les entrepreneurs et compatriotes français qui sont là le savent ô combien. Nous sommes aussi touchés, comme vous l'êtes dans vos pays, à cause des prix à la pompe et des conséquences sur le gaz et le pétrole. Mais les conséquences alimentaires sur le continent africain sont massives. Parce que là encore, c'est environ un tiers de certains types de fertilisants qui sortaient par le détroit d'Ormuz. Donc, se dire qu'on parle du règlement ou de l'incapacité à régler les crises avec les grands dirigeants du monde sans avoir l'Afrique, c'est en soi une faute morale et politique. C’est la première chose qu'on va faire au G7 : avoir le continent africain dûment représenté et dire, quand on parle de ces grandes crises, [qu’]on doit prendre en compte les conséquences sur le continent africain. Je n'en cite qu'une partie.
> [Hantavirus] Sous l'autorité du Premier ministre, le gouvernement a pris les bonnes décisions, la ministre de la Santé en a rendu compte à plusieurs reprises. Les meilleurs experts ont été consultés, comme d'ailleurs nous le faisons à chaque fois pour prendre de telles décisions, et la France a pris un protocole extrêmement rigoureux sur tous les cas contacts qui ont été établis, avec, en prenant en compte tous les éléments connus des scientifiques aujourd'hui, en étant extrêmement prudents, sur à la fois les délais d'incubation et les risques dans les premières étapes de l'infection. Fort de cela, aujourd'hui, le Gouvernement a sans doute un des protocoles qui est le plus exigeant, comme l'Espagne et quelques autres, ce qui est une bonne chose, parce que nous avons l'expérience du passé. Pour autant, il ne s'agit pas de comparer ce qui n'est pas comparable. C'est un virus qui est connu, dont les caractéristiques sont différentes de ce qu'on a pu connaître au moment de la covid19. Le Gouvernement a pris les bonnes décisions. La situation est sous contrôle, sous son autorité, grâce à nos soignants, que je veux à nouveau remercier.
Maintenant, il est important qu'il y ait une vraie coordination européenne, c'est-à-dire que les protocoles, je pense, aillent vers les standards les plus exigeants qui ont été définis à très court terme, et que l'Organisation mondiale de la santé puisse coordonner tout cela comme il se doit dans les prochaines étapes. Mobilisation, vigilance, exigence, mais on continue d'avancer à la lumière de la science.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Quarante ans après la loi Montagne, une nouvelle étape doit s’ouvrir pour
les territoires de montagne. La proposition de loi pour une montagne vivante et
souveraine portée par le député Jean-Pierre Vigier apporte des réponses
concrètes pour mieux prendre en compte les réalités des 5 600 communes de
montagne de notre pays et des 6,3 millions de Français concernés. Accès aux
soins, à l’école, aux services publics, mobilité, prévention des risques
naturels : la République doit apporter des réponses adaptées au relief, à
l’altitude et à l’enclavement. La montagne est aussi en première ligne face au
changement climatique. Mais elle est également un atout stratégique pour notre
souveraineté : eau, agriculture, élevage, forêt, énergie, tourisme. Le texte
adopté hier à l’Assemblée nationale est un texte essentiel pour l’avenir de nos
territoires de montagne.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> En mer Baltique, en Estonie, en Lituanie, en Finlande, en Roumanie ou en
Pologne, nos militaires engagés sur le flanc Est de l’Europe protègent,
tiennent la parole de la France auprès de ses alliés et participent activement
sur mer, dans les airs et à terre, à la posture dissuasive de l’OTAN. J’ai eu
l’occasion d’aller à leur rencontre cet hiver, dans les conditions difficiles
du grand froid. La Nation leur est reconnaissante pour leur engagement
permanent au service de la mission.
> Opération de lutte contre le narcotrafic menée avec succès en Atlantique par la Marine nationale. 3 366 kg de stupéfiants ont été saisis à bord d’un navire sans pavillon transportant plusieurs dizaines de ballots de cocaïne. Réalisée avec le concours des partenaires internationaux engagés contre les trafics maritimes, cette mission a conduit à la prise en charge de sept trafiquants présumés par les autorités judiciaires à Fort-de-France. Cette action illustre l’engagement permanent des armées dans la sécurisation de la zone Antilles-Guyane et la lutte contre les trafics illicites en mer.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> La meute d'extrême-droite déverse son discours de haine sur l'une de mes
conseillères du fait... de son prénom. Ce complotisme dégénéré est affligeant
de médiocrité et d'indignité. C’est inadmissible. Plein soutien à Marie-Doha
Besancenot et à son travail de lutte contre les manipulations de l’information,
au service de notre diplomatie.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Prostitution des mineurs / Intervention des mineurs] La prostitution des
mineurs relève de l’exploitation sexuelle et de la prédation criminelle. Votre
département, l’Essonne, est particulièrement touché en raison de sa proximité
géographique avec les deux grands pôles de réseaux que sont Paris et la Seine-Saint-Denis.
On sait aussi que ces réseaux recrutent sur internet et se superposent aux
réseaux des narcotrafiquants.
Derrière ces situations se trouvent des enfants, dont je vous remercie de
porter la voix. Ils sont sous emprise, et ce n’est souvent que trop tard qu’ils
sont repérés. La plupart d’entre eux sont déjà confiés à l’ASE et, en raison de
leur grande vulnérabilité, sont des proies faciles pour les prédateurs.
Nous avons la responsabilité de protéger plus tôt, d’améliorer la coordination
et de soigner. Le gouvernement a renforcé sa stratégie nationale de lutte
contre le système prostitutionnel et l’exploitation sexuelle en prévoyant un
axe consacré plus spécifiquement aux mesures de lutte contre l’exploitation
sexuelle des mineurs.
Le 13 avril dernier, j’ai annoncé, avec de nombreux ministres, le
renforcement des mesures ciblées contre les nouvelles formes d’exploitation en
ligne des mineurs ainsi qu’un plan d’action dédié aux territoires d’outre-mer.
Nous avons également intensifié la coordination territoriale et élargi, en
décembre, les missions des commissions départementales de lutte contre la
prostitution. Enfin, notre action repose sur la stabilité des parcours de
l’accès effectif aux soins grâce à la généralisation du parcours coordonné renforcé.
Le projet de loi relatif à la protection des enfants devrait nous permettre de
renforcer notre capacité collective à agir immédiatement lorsqu’un enfant est
en danger.
> [Hantavirus] La totalité des cas contacts à une personne positive à l’Hantavirus, présents en France, ont tous été testés négatifs, sans exception. Par mesure de précaution face à une maladie dont la létalité est évaluée entre 30 et 40% et à la durée d’incubation longue - évaluée aujourd’hui à 42 jours, ces 26 personnes sont toutes placées en isolement hospitalier. En conséquence, il est permis d’exclure toute contamination antérieure d’autres personnes à ce stade des travaux scientifiques coordonnés par Santé Publique France, l’INSERM et l’ANRS MIE. Ces 26 personnes continueront à être suivies médicalement et à être testées 3 fois par semaine. Désormais, les autorités sanitaires ne communiqueront plus sur ces résultats, à l’exception d’un éventuel test positif. Je remercie tous les personnels médicaux et scientifiques mobilisés pour la prise en charge de notre compatriote encore en réanimation et des 26 autres personnes placées à l’isolement.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> La fiscalité sur les carburants a baissé d'une centaine de millions
d'euros.
> Il n'y aura pas de baisse de l'enveloppe budgétaire des allègements de charge.
> Gabriel Attal est le candidat naturel pour notre famille politique.
> [Augmentation du chômage] C'est évidemment lié au ralentissement économique qu'on observe depuis le début de l'année. Ça nous appelle à une très grande vigilance.
Marina Ferrari (ministre des Sports, de la Jeunesse et
de la Vie associative)
> [Opposition aux tests génétiques de féminité exigés par le
CIO] J'ai été très désagréablement
surprise de ce retour en arrière. Les tests de féminité ne se pratiquaient plus
depuis la fin des années 1990. À l'époque, ils ont été arrêtés parce que leur
plus-value scientifique n'était pas avérée. Cela ne signifie pas pour autant
qu'il faille écarter toute réflexion sur le sujet : dans certaines
disciplines où l'engagement physique est particulièrement important, comme la
boxe ou le rugby, il peut exister, dans des cas spécifiques et documentés, un
déséquilibre du rapport de force lorsqu'une athlète transgenre ou intersexe
présente des capacités physiques supérieures, notamment en matière de puissance
ou de force. (…)
Il me semble que, depuis la fin des
années 1990, on arrivait à le gérer au cas par cas, et certaines fédérations
avaient même mis des mesures en place, comme dans le rugby par exemple. Plusieurs
choses me choquent dans cette décision de systématiser les tests de féminité.
Même si le CIO s'en défend, cette
décision constitue une forme de discrimination entre hommes et femmes parce
qu'on ne va pas demander à tous les hommes de prouver qu'ils sont bien hommes.
Je pose aussi la question : qui va payer le test ? Le CIO ? Je
ne pense pas. La Fédération internationale ? Je ne pense pas non plus. La
Fédération nationale ? Pas plus. L'État ? Non, puisqu'il est illégal
de pratiquer des tests génétiques en France sauf à des fins médicales,
judiciaires ou de recherche scientifique. Au bout du bout, je crains que ce ne
soit l'athlète qui doive payer et cela me pose un problème ! (...)
J'ai été sollicitée par plusieurs
fédérations. Je leur ai rappelé que ces tests sont interdits en France.
Toutefois, pour avoir échangé avec les athlètes, je sais que certaines
fédérations demandent déjà à leurs athlètes de s'y soumettre. Plusieurs
athlètes m'ont d'ailleurs expliqué recevoir un test par la poste à réaliser à
domicile et à renvoyer. Cela pose
d'ailleurs question sur l'intégrité et la fiabilité du test. (…)
Dans le cadre de la loi olympique et
paralympique pour Paris 2024, avait été ouverte la possibilité de réaliser des
tests génétiques mais uniquement à des fins de lutte contre le dopage. Là, on
parle de l'intégrité même d'une personne. Les personnes intersexes
représenteraient un peu plus de 1,5 % des naissances dans le monde.
Comment va-t-on accompagner une athlète qui découvrirait qu'elle porte une
anomalie génétique en recevant son test ? Je me demande aussi comment le
CIO va imposer au pays hôte des Jeux d'hiver 2030 des mesures contraires à sa
loi nationale... (…)
On va mettre en place un observatoire,
qui était l'une des préconisations opérationnelles du rapport du professeur
Toussaint. Le professeur a accepté de le présider et il y aura des
représentants du mouvement sportif, des athlètes, des scientifiques. Je vais
suivre de très près leurs travaux car je ne cache pas mon inquiétude. (…)
Ma position n'est pas politique,
contrairement à ce qui a pu m'être reproché. On m'a d'ailleurs rapidement
étiquetée comme "la ministre des Sports woke". Pourtant, il ne s'agit
pas de cela, mais bien d'une question d'intégrité, de respect des personnes et
d'égalité. Je le redis, toutes les femmes seraient concernées par ces tests.
Philosophiquement, cette décision ressemble à une remise en question des droits
des femmes.
Catherine Chabaud (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et
des Négociations internationales sur le climat et la nature chargée
de la Mer et de la Pêche)
> « L'Afrique n'est pas un continent qui attend des solutions. C'est un
continent qui en produit », nous dit William Ruto, président de la République
du Kenya.
… et ces solutions peuvent aussi venir de la mer, aurait-il pu ajouter. Le
Kenya et la France le savent, qui avaient mis l’économie maritime parmi les
priorités du sommet Africa Forward, à Nairobi, auquel j’ai eu l’honneur de
participer aux côtés du président de la République Emmanuel Macron.
35 chefs d'Etat et de gouvernement ont répondu présents pour renouveler le
partenariat stratégique qui unit nos pays autour d’objectifs communs :
prospérité, paix et autonomie stratégique. Face aux grands défis actuels, y
compris l'urgence climatique, la France et les nations africaines avancent
ensemble.
J’ai donc porté la voix de la France sur le thème de l'économie bleue durable
dans nos pays, avec plusieurs priorités partagées :
1. Renforcement de la lutte contre la pêche illégale, véritable fléau pour nos
pêcheurs et nos écosystèmes marins (pointé par mon homologue kényan comme très
impactant pour les pêcheurs de son pays). Dans la continuité du G7
Environnement organisé sous présidence 🇫🇷, nous avons affirmé l’importance de
ratifier l’accord PSMA de la FAO pour renforcer les inspections portuaires, et
l’accord de l’OMC pour mettre fin aux subventions encourageant la surpêche.
2. Décarbonation maritime : pour une neutralité carbone d’ici 2050, nous
soutenons pleinement l’adoption d’un « Net Zero Framework » à l’OMI et une
transition juste du secteur dans nos pays.
3. Protection des littoraux : dans la continuité de l'UNOC3 à Nice, en juin
dernier, nous avons renouvelé notre engagement pour faire face à l’érosion
côtière et au changement climatique, en soutenant des stratégies nationales
basées sur des solutions fondées sur la nature et la protection de nos
écosystèmes de carbone bleu.
4. Formation maritime : parce que les liens durables entre nos nations se
construisent avec la jeunesse, l’ENSM, École nationale supérieure maritime développe
des partenariats en Afrique, à commencer par une convention signée avec l’école
maritime de Madagascar, le 11 mai.
En marge du sommet, je me suis également entretenue avec mes homologues
kenyans, qui accueilleront Our Ocean Conference en juin, avec l’ambassadrice
Nancy Karigithu, avec mes homologues mauriciens, ainsi qu’avec Inger Andersen,
directrice du PNUE, et Ibukun Adewumi de IOC AFRICA.
Je suis heureuse d’avoir pu partager des convictions que j’ai portées comme
eurodéputée. Ces discussions ont avant tout mis en avant les nombreux intérêts
communs de nos nations, qui peuvent aussi nourrir le volet extérieur du Pacte
européen pour l’océan. Et nos échanges ont à nouveau démontré que l’océan est
un levier incontournable de notre développement durable, un vecteur de
multilatéralisme et de paix.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> Marineland : le statu quo n'est plus une option. Entre urgence vitale,
expertise judiciaire et solutions concrètes, le transfert immédiat est la seule
voie responsable pour protéger les cétacés du parc de Marineland. (…)
Ne rien faire, c’est condamner les cétacés à une mort certaine. Face à l'état
des bassins, il y a urgence à agir. Le transfert vers l'Espagne garantit la
survie des orques et l'avenir des dauphins. Le seul choix pour éviter une
catastrophe.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Ce sommet Africa Forward,
c'est un sommet qui rassemble plus de 30 chefs d'État et de gouvernement, qui
sont dans la salle juste au-dessus d'où nous nous parlons, pour des rencontres,
à la fois une plénière et des discussions très ouvertes, mais aussi des tables
rondes sur des sujets extrêmement importants pour le continent africain, et
aussi évidemment pour la France et pour l'Europe : la souveraineté alimentaire,
la question aussi de la santé… Vous savez que nous avons eu, il y a quelques
semaines à Lyon, le sommet One Health, et que nous sommes extrêmement mobilisés
sur les questions de santé mondiale. Il y a aussi une table ronde sur la paix
et la sécurité. Il y a plusieurs rencontres qui sont prévues, des
bilatérales.
C'est un sommet qui est très unique, parce que c'est la première fois qu'on
fait ce type de format dans un pays anglophone. Beaucoup m'ont déjà posé la
question : est-ce qu'il faut y lire quelque chose ? Ça veut dire qu'en réalité,
on parle à toute l'Afrique, que la France est attendue partout et que surtout,
notre relation a évolué. C'est une relation partenariale. D'ailleurs, le titre
de mon ministère, c'est « des Partenariats internationaux ». Très concrètement,
ça veut dire que l'on va où nos partenaires nous demandent d'investir, et aussi
là où on a un savoir-faire. On a des entreprises françaises, on a des agences
françaises qui ont une expérience sur le continent africain. Et surtout,
j'aimerais vraiment insister là-dessus, on a une diaspora qui est extrêmement
riche, très mobilisée lors de ce sommet, et qui crée aussi des ponts avec le
continent africain. D'ailleurs, la veille du sommet, donc hier, il y a eu un
grand forum d'affaires qui a réuni plus de 7.000 participants des entreprises
françaises et des entreprises de tout le continent. Il y a eu 23 milliards
d'euros d'investissements privés qui ont été annoncés, 14 milliards d'euros
d'investissements des entreprises françaises sur différents pays du continent
africain et, ça aussi c'est très intéressant, 9 milliards d'euros d'entreprises
africaines dans d'autres pays africains. Cela montre bien la spécificité de ce
sommet. Il y a aussi eu une rencontre de la société civile à laquelle j'ai pu
participer, il y a eu des rencontres avec la jeunesse, un événement sportif, et
puis ce soir il y aura un concert. Donc c'est vraiment un événement qui
rassemble, qui unit, et puis surtout qui montre à quel point notre relation
avec la quasi-totalité des pays du continent africain a évolué très
positivement. C’est en tout cas ce que nous disent nos partenaires africains
ici, c'est ce que nous ressentons aussi. Un partenariat qu’on appelle
gagnant-gagnant, d'égal à égal, et bien cela se matérialise dans ce que nous
sommes en train de vivre en ce moment à Nairobi.
Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la
ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Soutien à l’innovation thérapeutique contre les cancers, les maladies
rares et les maladies orphelines de l’enfant / Intervention à l’Assemblée] Lorsque
la maladie frappe, un profond sentiment d’injustice surgit ; il est
particulièrement vif et insupportable quand il s’agit d’enfants. Le
gouvernement sera toujours attentif aux initiatives susceptibles tant
d’améliorer la vie des enfants confrontés à la maladie que de soutenir leurs
proches dans ces moments difficiles.
Je salue les associations, les fondations et l’ensemble des acteurs qui, par
leur détermination et leur engagement, contribuent à faire progresser la
recherche et l’innovation contre les maladies rares et les cancers
pédiatriques. Depuis plusieurs années, le gouvernement s’est résolument engagé
à leurs côtés. Les moyens dédiés à la recherche publique ont été accrus, le
développement des plateformes d’innovation a été soutenu, les partenariats avec
les acteurs privés ont été favorisés et l’émergence de nouvelles approches
thérapeutiques – thérapies géniques, cellulaires ou traitements
de précision – a été encouragée. Sous l’impulsion du président de la
République, les gouvernements successifs ont choisi d’investir massivement dans
le développement et la production de médicaments innovants avec le plan
France 2030. Plusieurs centaines de millions d’euros sont consacrés aux
biomédicaments, en particulier en oncologie.
Les cancers pédiatriques présentent des spécificités qui exigent une réponse
adaptée. Malgré des progrès majeurs, ils restent la première cause de décès par
maladie chez les enfants de plus de 1 an. Le gouvernement s’est engagé à
garantir à chaque enfant les meilleurs soins dans le cadre de la stratégie
décennale de lutte contre les cancers. Depuis le début du premier quinquennat,
en 2017, les efforts de financement des actions de coordination et des projets
de recherche fondamentale sur les cancers de l’enfant ont été amplifiés :
60 millions supplémentaires ont été consacrés à la recherche sur les
cancers pédiatriques.
Concernant les maladies rares, depuis 2004, notre pays est doté de plans
nationaux qui ont amené des progrès concrets en termes d’organisation, de
coordination des soins, de recherche et d’expertise. Le quatrième plan national
Maladies rares tend à renforcer les parcours de soins pédiatriques complexes à
l’hôpital pour répondre à leurs besoins particuliers et à améliorer la
continuité des soins en période de transition, notamment à l’adolescence, grâce
à des guides de bonnes pratiques et à l’harmonisation des dossiers transférés.
Vous avez fait part du souci de voir coordonner les actions. Je rappelle que
l’objectif 20.6 du plan national prévoit le développement de nouveaux
modèles économiques pour ces pathologies et qu’un groupe de travail réunissant
économistes de la santé, associations de patients, acteurs de France 2030,
institutions et industriels est en cours de constitution pour réfléchir à la
création d’un fonds national.
Notre objectif est d’offrir à chaque enfant atteint d’une maladie rare un
parcours sécurisé, coordonné et adapté, pour lui garantir la meilleure qualité
de vie possible.
J’en viens aux dispositions spécifiques de la proposition de loi. Constatant,
avec raison, qu’en oncologie, les acteurs privés développent moins de
traitements pour les enfants que pour les adultes, vous proposez de créer un
nouveau financement pour soutenir l’innovation thérapeutique dans certaines
pathologies pédiatriques. Ce financement, réalisé par l’intermédiaire d’un
fonds d’investissement, serait abondé par une nouvelle taxe sur le chiffre
d’affaires du secteur pharmaceutique.
Si le gouvernement n’a pas de doute sur la légitimité de votre préoccupation,
qui est de mieux financer l’innovation pédiatrique, il émet deux réserves sur
votre texte. Premièrement, est-il opportun d’alourdir la fiscalité du secteur
et de complexifier le paysage des prélèvements reposant sur les industriels de
la santé, alors que ceux-ci ont fortement contribué – à
hauteur de 4 milliards – aux efforts partagés d’économies ayant
sous-tendu le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour
2026 ? La création d’une taxe est-elle le meilleur signal à envoyer pour
favoriser leurs investissements ?
La seconde réserve porte sur les modalités proposées : la création d’un
fonds d’investissement supplémentaire est-elle le bon outil pour déclencher les
investissements des entreprises pharmaceutiques ? Je ne doute pas que nos
débats seront l’occasion d’aborder ces différents points, toujours selon la
même méthode : nous débattons, puis vous voterez.
Face aux cancers pédiatriques ou aux maladies rares et orphelines, un profond
sentiment d’injustice s’impose à nous – je l’ai dit –, auquel s’ajoute bien souvent
un sentiment d’urgence : urgence de soigner, de se battre et d’accéder aux
traitements innovants. Le temps des familles, qui n’est malheureusement pas
toujours celui de la recherche et du développement médical, nous oblige à
intensifier nos efforts.
● Autres ministres
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> La cadence des contrôles des établissements privés sous contrat est tenue
: plus de 1 100 ont été achevés, 400 sont en cours et 900 sont programmés d’ici
à fin 2026. Ces contrôles sont complets. Des suites sont données dès que
nécessaire, notamment par des mises en demeure sur différents aspects,
d'importance variable, qui appellent des corrections. Les premières ont d'ores
et déjà été suivies de mises en conformité. Dans six cas, des signalements à la
justice relatifs à des comportements individuels ont été effectués, pour
lesquels des procédures disciplinaires ont parallèlement été enclenchées.
L’État mène ce travail avec exigence, dans un cadre désormais clair pour tous
les acteurs.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> Au conseil informel de l’énergie de l’UE à Nicosie pour redire, au nom de
la France et dans ce contexte de crise, la nécessité absolue de tenir la
trajectoire de sortie des énergies fossiles et d’accélérer l’électrification et
la production bas-carbone.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> La Russie ne veut pas la paix. Aujourd’hui, un déluge de feu s’est abattu
sur Kyiv provoquant la mort de cinq personnes et faisant plusieurs dizaines de
blessés. Ces crimes démontrent une fois de plus le cynisme du Kremlin. La
France reste engagée pour soutenir l’Ukraine et assurer la paix et la sécurité
de notre continent.
> La Moldavie peut compter sur le soutien et l’amitié de la France dans son chemin européen, le processus de réformes et sa lutte contre les ingérences.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Notre baguette française : on en est si fiers. Remettre les prix du
Concours National de la Meilleure Baguette Tradition c'est reconnaître le
travail d'une profession et d'un artisanat d'excellence qui constitue une part
importante de notre patrimoine national.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Elisabeth Borne (députée)
> Nous devons être lucides. Les États-Unis, la Chine ou encore la Russie
assument leur volonté de domination. Je crois en une Europe gaullienne qui se
donne les moyens d’être une puissance souveraine, respectée et capable de
défendre ses intérêts.
> Je suis convaincue que nous pouvons protéger notre pays dans le respect du droit international. Il n’y a pas de paix durable en jouant sur la menace ou le rapport de force.
> [Présidentielle] On assiste à des partis aux
extrêmes qui sont en ordre de marche, dont les idées inondent le débat public
et en face on a d'une part beaucoup de candidatures qui se multiplient, on ne
met pas sur la table des propositions. (…)
On a une multiplication de candidatures, on ne parle pas du fond (...) Je ne
crois pas à cette façon de faire campagne en faisant un concours de celui qui
aura le plus gros meeting, (...) il faudra parler projets. (…)
L'urgence c'est de proposer des idées, de mettre sur la table des propositions
et de nous rassembler de la gauche réformiste à la droite modérée pour bâtir un
projet qui redonne de l'espoir aux Français. (…)
Il faudra naturellement le moment venu une incarnation forte.
> [Sommet Donald Trump et Xi Jinping] C'est aussi l'illustration du retour de puissances qui assument de façon décomplexée une volonté de domination, ça appelle de notre part un sursaut.
> [Immigration] Il ne faut surtout pas copier les solutions des extrêmes.
Olivia Grégoire (députée)
> [Impact économique d'Emmanuel Macron : La place financière de Paris est la
plus dynamique en Europe avec 50 % des demandes d'agrément bancaire de la zone
euro] Fruits d’une politique économique volontariste depuis dix ans. Depuis
2017, jusqu’à la loi attractivité place financière place de Paris qui enfin
crée des droits de vote doubles pour faire rester les actionnaires fondateurs
en France plutôt que d’aller se faire coter ailleurs!
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> La Grèce et la France sont liées par une profonde amitié. J’ai eu plaisir
à accueillir une délégation du Parlement grec. Nous avons évoqué les enjeux
européens, la sécurité de notre continent et le renforcement de notre
coopération.
Violette Spillebout (députée)
> Ce matin, j’ai échangé avec la Commission d'enquête indépendante sur les
violences à Notre-Dame de Bétharram avec Jean-Pierre Massias et Magalie Besse
sur ma proposition de loi visant à protéger les enfants et à lutter contre les
violences en milieu scolaire. À l’approche de son examen à l’Assemblée
nationale, ces échanges sont précieux pour enrichir le texte et renforcer les
dispositifs de prévention, de reconnaissance, de soins et de réparation
attendus par les victimes. La protection des enfants exige une mobilisation
collective et une coordination étroite entre tous les acteurs engagés sur ces
sujets. Rendez-vous le 1er juin, une date décisive pour faire avancer
concrètement la lutte contre les violences faites aux enfants.
> Bravo à ma collègue Laure Miller pour le vote à l’unanimité de la proposition de loi visant à garantir l’information et la protection effective des victimes de violences sexuelles lors de la libération de leur agresseur. Un rappel important : ne jamais oublier les victimes, et poursuivre sans relâche le combat contre les violences faites aux enfants. Le 1er juin, notre proposition de loi sur les violences en milieu scolaire devra être à la hauteur de cette exigence et j’espère que là aussi, un vote unanime et transpartisan viendra la valider.
Marie Lebec (députée)
> Le Parlement est là pour débattre, amender, confronter des visions
différentes. C’est le cœur de notre démocratie. Mais sur les grands enjeux :
sécurité, santé, agriculture, souveraineté, les Français attendent aussi que
nous avancions. Le débat, oui. L’obstruction permanente, non. Faisons en sorte
que cette année ne soit pas celle de l’attente de la présidentielle, mais une
année utile pour les Français.
> Les hausses des prix du carburant viennent aussi de chocs internationaux que personne ne contrôle totalement. En France, reconnaissons au moins que la participation de TotalEnergies aux blocages des prix a un effet concret et immédiat pour des millions de Français. Avec Gabriel Attal, notre objectif est clair : éviter les hausses fiscales pour les Français plutôt que multiplier les mesures coûteuses et non financées.
> Moins d’élèves demain, mais des défis à relever dès aujourd’hui. D’ici 2035, près de 1,7 million d’élèves en moins. Des conséquences très concrètes pour nos territoires avec des fermetures de classes, parfois d’écoles. Et de nombreuses disparités : des classes surchargées ou des effectifs très faibles au sein de même communes, ou encore des classes multi-niveaux en milieu rural. J’ai interrogé le ministre de l’Éducation nationale Edouard Geffray sur l’accompagnement concret des élus, pour faire face à cette transformation. Sa réponse : une meilleure anticipation grâce à des projections à 10 ans, et une concertation renforcée avec les collectivités. Repenser notre carte scolaire est indispensable pour garantir l’égalité des conditions d’enseignement sur tout le territoire.
Constance Le Grip (députée)
> [Agression de Poutine contre l’Ukraine Parmi les nombreuses horreurs
commises en Ukraine par le régime de Poutine, l'enlèvement de milliers
d'enfants ukrainiens est certainement l'une des pires. L'adoption de ces
sanctions n'est que le début. Ces criminels devront être sévèrement jugés.
● MoDem
Perrine Goulet (députée)
> Déception aujourd’hui : la proposition de loi sur l’imprescriptibilité des
crimes commis sur les mineurs n’a pas été inscrite à l’ordre du jour. Quand une
victime parle enfin, notre droit ne peut plus répondre : « il est trop tard ».
Je ne lâcherai pas ce combat.
Erwan Balanant (député)
> La proposition de loi que nous déposons avec Sandrine Rousseau pour lutter
contre les violences morales, sexistes et sexuelles dans la culture entend
instaurer des protections renforcées pour les mineurs. Ces garde-fous sont
nécessaires et ont vocation à s'appliquer au-delà du secteur culturel.
> La Cour de justice de l'Union européenne valide les dispositifs nationaux de régulation des droits voisins de la presse. Un signal fort, alors que la proposition de loi que je défends sera examinée au Sénat le 16 juin. Adoptons-la avant l'été.
Bruno Fuchs (député)
> Sommet Africa Forward, moment charnière des relations entre la France et
le continent africain. Après plusieurs années d’attente d’un nouveau cadre, la
France y a reconfiguré sa doctrine pour plus d’égalité, de souveraineté et de
prospérité partagée, saluée par nos partenaires africains.
Frédéric Petit (député)
> L'escalade du Kremlin dans sa violence est de plus en plus massive et
aveugle. Hier Grozny, Alep, Idlib. Aujourd’hui, Dnipro. Demain ?Surtout ne
fermons pas les yeux.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
> Les « thérapies » de conversion ne sont que des pratiques violentes et
abjectes à l’égard des personnes LGBTQI+. Elles n’ont pas leur place dans nos
sociétés. Car, rappelons-le : il n’y a rien à soigner. Pourtant, seuls 8 pays
européens — dont la France — les interdisent. Sur 27. C’est pour cette raison
que plus d’un million de citoyens européens ont demandé à la Commission d’agir.
Pour qu’enfin ces pratiques ignobles soient bannies en Europe. Aujourd’hui, la
Commission européenne a indiqué qu’elle présenterait un texte qui recommandera
aux États membres de l’UE de mettre un terme à ces pratiques. Mais rien de
contraignant. Des recommandations, pas une obligation. C’est insuffisant. C’est
dérisoire. C’est décevant. Le Parlement européen s’est prononcé très clairement
pour l’interdiction de ces « thérapies » inacceptables. L’Europe doit agir et
protéger ses concitoyens. Nous continuerons de défendre cette interdiction que
nous portons depuis de nombreuses années. Nous ne lâcherons rien.
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Depuis des années, Xenia Fedorova propage la propagande d’un État, la
Russie, soumis à des sanctions européennes. La liberté d’expression n’exclut
pas les médias de l’audiovisuel français, y compris privés, de répondre à leurs
obligations. Or, CNews et Europe 1, via les propos de Mme Fedorova, ne semblent
pas les respecter. C’est pourquoi je saisis l’Arcom afin que cette autorité
compétente se prononce sur ce qui m’apparaît contraire à nos règles.
> Arrêtez cette chasse aux sorcières contre les ONG. Les groupes pro-européens ne participeront pas à cette attaque directe contre la société civile. L’alliance PPE-extrême droite poursuit sa manœuvre politiquement motivée en prolongeant le mandat de ce soi-disant « groupe de travail de contrôle » pour poursuivre son programme sans fondement. Nous rejetons fermement toute prolongation de cette campagne néfaste et sans substance. Toutes les allégations ont déjà fait l’objet d’une enquête et ont été rejetées lors de la procédure de décharge de 2023. Les ONG défendent la démocratie.
Pascal Canfin (député)
> La nécessité de la transition écologique s’impose à nous pour construire
notre souveraineté énergétique, face à des puissances fossiles dont nous sommes
aujourd’hui particulièrement dépendants, et nous protéger des chocs
énergétiques de plus en plus fréquents.
Le Pacte vert européen est la réponse la plus efficace pour renforcer notre
indépendance énergétique et protéger durablement les Européens des crises.
> Ce fut un grand plaisir d’accueillir aujourd’hui
un événement sur la migration climatique au Parlement européen.
Deux grandes batailles politiques se livrent en parallèle en Europe : le climat
et la migration. Ils sont rarement liés, et c’est précisément là le problème.
Bien que la plupart des gens n’identifient pas les causes environnementales
comme la principale raison de la migration, la rareté de l’eau, la baisse de la
productivité agricole et les risques sanitaires liés à l’alimentation font que
le changement climatique influence indirectement les décisions migratoires.
Une chose que je tiens particulièrement à souligner : en démantelant les
politiques fondamentales du Pacte vert européen, l’extrême droite européenne,
qui prétend s’opposer à la migration, crée en réalité les conditions qui
stimulent davantage les flux migratoires.
Mais au-delà du paradoxe, nous avons aussi cherché des solutions. Comment
soutenons-nous le droit de rester pour ceux qui le souhaitent ? Quelles
politiques d’adaptation climatique l’UE peut-elle déployer par la coopération
internationale et la diplomatie climatique ? Et comment la migration elle-même
peut-elle devenir une stratégie d’adaptation pour les communautés les plus
touchées ?
Ce sont ces questions qui comptent et que la politique européenne pose trop
rarement.
Fabienne Keller (députée)
> Attaquer le pacte vert, c’est fragiliser l’indépendance de l’Europe.
Dépendante à 58% des importations d’énergie, l’Europe en paie le prix à chaque
crise. Il est urgent d’accélérer sur la transition énergétique, via le pacte
vert.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> Arrêtons les vaines polémiques sur l’audiovisuel public : le vrai enjeu,
c’est notre souveraineté médiatique. Le débat n’est pas au sein de
l’audiovisuel français ; le bon combat, c’est de répondre aux défis des grandes
plateformes - YouTube, TikTok… - qui percutent l’ensemble du secteur
audiovisuel
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Chaque enfant doit pouvoir grandir et apprendre en sécurité. Mieux
prévenir, mieux signaler et mieux protéger dans le périscolaire. La parole des
enfants doit toujours être entendue. Vigilance collective et tolérance zéro
face aux violences.
> [Un baby-sitter mis en examen pour viols ou agressions sexuelles sur une vingtaine d'enfants] Quand un enfant est victime de violence sexuelle toutes les 3mn, on ne peut pas considérer que c’est l’affaire des autres. Au moindre doute, un appel au 119 sauve des vies. Cette affaire est un électrochoc national. Notre devoir : bâtir un bouclier infaillible autour de nos enfants.
> [Un baby-sitter mis en examen pour viols ou agressions sexuelles sur une vingtaine d'enfants] Ne soyons pas naïfs : les prédateurs sont partout. La généralisation du certificat d’honorabilité est une urgence. Chaque parent doit pouvoir vérifier les antécédents de celui qui vient chez eux garder leurs enfants.
> Ce soir, Nantes pleure encore un enfant. Un adolescent de 14 ans tué par balles. Pensée immense pour sa famille, ses proches et les familles endeuillées par cette violence qui détruit nos quartiers. Combien de morts encore ? Combien de vies brisées avant que cela cesse enfin ?
