Voici une sélection, ce 23 avril 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Le caporal-chef Anicet Girardin du 132ème régiment d’infanterie
cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement
blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses
blessures. Il est mort pour la France. La Nation, qui rendra demain un hommage
à l’adjudant Florian Montorio mortellement touché au cours de la même
embuscade, salue avec émotion la mémoire du caporal-chef Anicet Girardin et son
sacrifice. Elle adresse également ses pensées les plus sincères et sa profonde
compassion à sa famille, à ses proches, ainsi qu’aux familles des autres
blessés. Elle rend hommage à l’engagement exemplaire de nos armées au sein de
la FINUL, qui œuvrent avec courage et détermination au service de la France et
de la paix au Liban.
> [Propos lors de la visite d l’usine Imerys
Céramics] Vous venez de rappeler l'importance de ce projet. Au fond, j'ai
souhaité vous dire quelques mots ici, pour évidemment parler de ce projet, mais
de la cohérence de ce qui est fait par le Gouvernement, et de ce que nous
souhaitons faire avec l'ensemble des élus locaux qui sont ici présents. Ici, à
Échassières, c'est, Monsieur le maire, vous le savez bien, un projet important.
D'abord, c'est une histoire industrielle devant laquelle nous sommes, mais
c'est aussi un projet important pour l'avenir. Monsieur le directeur général vient
d'en rappeler les termes : 34 000 tonnes d'hydroxyde de lithium qui seront
produites par an à partir de 2030. En effet, on a pour objectif, environ, de
produire 1,5 million de véhicules électriques, enfin, de batteries électriques,
par an. Ça veut dire que la moitié de ce qu'on doit produire pour ces
batteries, on le sécurise avec ce site.
Pour moi, c'est la cohérence d'une stratégie que nous avons depuis des années,
qui est de réconcilier les trois points fondamentaux : compétitivité et
création d'emplois, souveraineté et décarbonation. Et quiconque manque un de
ces points nous met dans une impasse industrielle. Quand les gens nous
proposent d'aller faire de la décarbonation en perdant de la souveraineté,
c'est une mauvaise solution. Quand les gens nous proposeraient de la
compétitivité qui renonce au climat, on sait que ce n'est pas durable. Donc il
faut tenir les trois. C'est exactement ce qu'on fait, par exemple, sur la
mobilité électrique depuis des années. Il y a 10 ans, c'est simple, je
réunissais les constructeurs automobiles.
Je leur disais : « On va aller plus vers l'électrique. » Ils me
disaient : « Malheureux, n'y allez pas, on ne produit pas une batterie
électrique en Europe. Tout est en Corée et en Chine. » On produit aujourd'hui
en France des batteries électriques. On a nos 4 gigafactories. C'est le fruit
du travail des dernières années. On avait une dépendance sur l'amont avec ce
site. La concentration et le travail de raffinage qui sera fait par la
technologie que vous stabilisez, on va sécuriser l'amont. C'est exactement le
sens de l'histoire industrielle que nous devons faire. Ici, vous aurez le
quatrième gisement au monde de lithium. Donc on ne parle pas de quelque chose
d'anecdotique. Alors tout ça, c'est le fruit d'un combat industriel, d'un
travail commun qu'il faut absolument consolider. Je le dis parce que ça ne
tombe pas du ciel ni ne sort de terre tout seul. La France, et vous le savez,
dans ces territoires, on était à Montluçon il y a quelques instants, qui a
souffert de la désindustrialisation, comme tant de villes dans notre pays ces
dernières années.
Notre pays a parfois plus désindustrialisé que les autres voisins, en
particulier à la fin du 20ème, au début du 21ème siècle, et on sortait de 12
années de destruction de sites et d'emplois industriels. Ces 10 dernières
années, on commence la réindustrialisation. C’est le fruit du travail
collectif. Sur les 2 millions d'emplois au total, on a 130 000 emplois nets
créés dans l'industrie et 300 sites industriels nets. Ça veut dire que si je
compte les fermetures et les ouvertures, on en a fait plus 300 nettes de sites
industriels. On a donc stoppé les 12 années de désindustrialisation, et c'est
en train de repartir. C'est le fruit de quoi ? D'une politique
macroéconomique cohérente. On ne peut pas vouloir refaire de l'industrie et
vouloir taxer les gens qui investissent. Ça, ça ne marche pas. Même si on veut
se faire plaisir au café ou avec les copains, ça ne marche pas.
Il faut tenir une politique qui attire le capital en France. Il faut garder une
politique qui ne surtaxe pas les entreprises qui produisent en France. Et il
faut donc avoir une bonne politique sur le capital productif industriel. Une
politique qui, avec les ordonnances travail et les réformes successives, et je
fais confiance au Gouvernement pour finaliser l'adoption de ce qui a été fait
par nos partenaires sociaux sur l'assurance-chômage, mais qui continue de
simplifier la vie du travail et de consolider tout cela. Et puis une politique
d'accompagnement de nos industriels. Ce qu'on a fait pendant le Covid, ce qu'on
a fait avec France Relance, ce qu'on a fait avec France 2030. La cohérence de
cette décennie, elle nous met dans cette situation de meilleure santé
industrielle. Elle repose sur une stratégie de consolidation de nos filières.
Ce qui fait qu'à Toulouse, on a consolidé notre aéronautique. À Dunkerque, on a
inventé, justement, de Dunkerque à Douai, cette vallée des batteries.
Que quand on parle de Belfort, on peut reparler aujourd'hui avec fierté
d'hydrogène, parce qu'on va le consolider, mais aussi de nos turbines et de ce
secteur. À Lacq, on va consolider toute une filière sur les terres rares. On
est en train de bâtir aussi les fondamentaux de cette industrie du 21ème siècle
et de ce qui marche avec. Il faut consolider tout cela et garder ce
triptyque : climat, souveraineté, compétitivité. Il est absolument
indispensable parce que rien n'est acquis et on le voit très bien. Rien n'est
acquis parce qu'on a une transformation du monde qui est le nouveau défi. Je
l'ai dit, on a été testé. C'est là qu'on a redéveloppé des instruments de
souveraineté avec le Covid. On a ensuite eu la guerre en Ukraine et
l'inflation.
Là, aujourd'hui, on a une concurrence chinoise qui est terrible, terrible. Vous
l'avez vécu dans l'acier, dans le département, mais on a des prix qui
s'effondrent. Quand on parle de lithium, on a une concurrence chinoise qui est
terrible. Ils tirent les prix vers le bas pour avoir le monopole. Il y a un
dumping avec des surcapacités. Il y a de l'autre côté les Américains qui
répondent avec des tarifs qui nous touchent aussi. Nous devons absolument avoir
une stratégie française et européenne face à cela. Et c'est aussi pour ça que
c'est très important de la voir sur ce qui sécurise notre industrie, qui sont
ces terres rares, ces minerais critiques. Prenez juste un chiffre : 86 %
de la production mondiale de métaux critiques, ce sont 3 pays. La Chine, c'est
60 % de l'extraction de terres rares et 90 % des actions pour les raffiner. Ça
veut dire que si on ne fait pas des chantiers comme celui qu'on s'apprête à
faire sur le lithium aujourd'hui, on est totalement à la main des Chinois et de
quelques autres sur les 10, 15, 20, 30 ans à venir pour notre industrie.
Ce qui n'est absolument pas soutenable et serait irresponsable. Face à ça, la
stratégie maintenant de demain, je disais, il faut consolider ce qu'on a fait
côté français. Il ne faut pas les imiter. Il y a des débats, si j'ai bien
compris, qui s'ouvriront pour les politiques macroéconomiques à venir. Pour les
mois à venir, on doit consolider ça. Maintenant, nous, on doit agir sur,
je dirais, deux fondamentaux pour la France qui sont absolument fondamentaux,
l'énergie et les matériaux critiques. Ça, c'est dans les prochains mois un
élément clé. L'énergie, on a la stratégie annoncée à Belfort en 2022 :
économiser au maximum de l'énergie et donc tout ce qu'on peut faire en
effacement, en réduction de nos surconsommations industrielles et des ménages,
développer le renouvelable, mais surtout consolider le pilier français qui est
le nucléaire. On a aujourd'hui le grand chantier du siècle qui est le
nucléaire.
Il est fondamental parce qu'il va nous permettre de rester compétitifs en
matière d'énergie, de rester décarbonés et de rester souverains, toujours mes
trois points. Donc ça, c'est ce qu'on est en train de consolider de l'amont à
l’aval. Et c'est absolument décisif parce qu'au moment où l'énergie est rare,
et vous voyez toute la difficulté du moment, nous, nous exportons 90 TWh
d'électricité. C’est la force du nucléaire historique, du grand carénage qu'on
a su faire et accompagner dans nos territoires et de ce qu'on est en train de
relancer. La période que nous vivons montre simplement une chose : on doit
accélérer avec constance sur cette stratégie. C'est ce que le Premier ministre
a confirmé hier et annoncé quelques jours. Et on doit réussir ce pari d'avoir
une politique d'aide à des filières, ce qu'on fait, mais en même temps une
politique qui regarde l'avenir et qui accélère notre électrification.
Parce que dans le moment où nous sommes en train de voir les conséquences de la
dépendance des hydrocarbures fossiles liées à nos mobilités ou autres, on ne
doit pas simplement aider ou, si je puis dire, financer les surcoûts qui
viennent du bout du monde et qui sont le fruit des déstabilisations
géopolitiques ou de nos dépendances. Il faut qu'on accélère notre politique, là
aussi, d'indépendance. Le plan d'électrification qui va permettre d'ici 2030 de
doubler les montants qui sont investis et des véhicules électriques, aux pompes
à chaleur, à tout ce qui permet d'accélérer dans les collectivités locales,
dans les filières industrielles pour nos compatriotes, est absolument clé. Et
c'est le lien pour cette stratégie. On aura besoin de cette mine, on aura besoin
de ce qui est fait ici. Parce que ce n'est pas la peine d'accélérer une
stratégie d'électrification si on n'est pas fichu de construire ces batteries
électriques et de sécuriser à l'amont ce que nous ferons.
Ça, c'est pour l'énergie. On a les fondamentaux, on est bon, il faut simplement
accélérer et consolider. On a ensuite les matériaux critiques. Et là aussi, on
a plus de force qu'on ne le croit. Je le dis ici dans ce territoire qui a une
histoire minière sur ce site qui, depuis plus d'un siècle, extrait le kaolin et
qui demain extraira kaolin et lithium. Mais nous sommes une grande terre, et on
l'avait oublié, d'extraction, de transformation et aux meilleurs critères, là
aussi, internationaux. On a le BRGM qui est quand même l'excellence mondiale en
termes de recherche d'études. On a fait d'ailleurs notre cartographie il y a
trois ans maintenant et on exporte ce modèle en proposant justement cette
indépendance partout dans le monde. Toutes nos stratégies, ça va être
d'exploiter au maximum, de transformer au maximum sur le terrain, c'est le
projet EMILI.
Extraire ici le lithium, pouvoir en faire les travaux de concentration à
quelques kilomètres d'ici, sécuriser d’ailleurs, ça sera l’engagement de
l’État, la partie ferroviaire et ensuite pouvoir le vendre à des producteurs de
batteries sur le sol français. A côté de ça, nous avons une stratégie de
diversification. On réduit nos dépendances à quelques pays, donc on diversifie
nos approvisionnements, et on a une stratégie de réindustrialisation et de
recyclage sur ces matériaux critiques et ces minerais. Pourquoi ? Parce
que si on veut réduire là aussi nos dépendances, on doit trouver le moyen,
nous, de créer de la valeur dans le cycle. Je vous parlais par exemple de
Carester à Lacq. On est en train de créer un champion mondial de séparation des
terres rares pour les utiliser sur le plan industriel. On doit au maximum
recycler. C'est ce qu'on fait, par exemple, avec Orano qui va travailler l'aval
du futur, qui va permettre de réduire nos dépendances en matière d'uranium.
C’est ce qu'on fait avec beaucoup d'acteurs de l'économie circulaire française
qui, ce faisant, nous permettent de réutiliser ces matériaux critiques, ces
minerais critiques, ces terres rares. Ça, c'est la stratégie qui est
essentielle et il faut la consolider dans les années à venir pour notre
industrie. A côté de ces deux piliers, énergie et donc matériaux critiques, on
a un triptyque français et européen : investir, protéger et accélérer. Et
c'est pour ça, sur ce deuxième pilier, qu'on est en particulier là aujourd'hui.
Investir, c'est clé. C'est ce qu'on fait avec France 2030, qu'on est en train
de consolider au niveau européen. On va convaincre nos partenaires qu'on a
besoin d'investir massivement dans ces technologies pour réindustrialiser,
parce que la bataille est mondiale et que nos compétiteurs investissent
beaucoup et plus que les Européens aujourd'hui.
Les Chinois, les Américains, quand on regarde ce qu'ils font sur les industries
de défense, sur le quantique, sur l'intelligence artificielle, sur les
technologies de transition, dont celle-ci, ils investissent des montants
considérables. Les Européens, au niveau agrégé, ne le font pas assez. C’est la
bataille qu'on va mener au niveau européen. Et on a besoin de consolider aussi
de l'investissement privé. Alors, on a créé des instruments, des fonds, le
Crédit d'impôt industrie verte. On a bâti, là aussi, des possibilités de faire.
Mais de la même manière qu'on a su, pour l'argent public, avoir France 2030, on
doit vraiment remobiliser l'épargne privée européenne sur l'industrie. C'est
toute la bataille qu'on a pour l'union des marchés de capitaux, c'est-à-dire
une union d'investissement. Ça, c'est la clé pour investir. Ça va être notre
bataille des prochains mois. Ensuite, c'est de protéger.
Ce mot n'est pas un gros mot. Et je me bats de tous les coins pour qu'on le
pousse et qu'on convainque nos partenaires. Je vous parlais de la bataille que
nous livrent les Chinois. Vous l'avez vécue avec Erasteel sur le territoire.
Parce que là, on célèbre les succès. On a des moments difficiles aussi.
Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui est en train de se passer ? On
a des tas de secteurs où la Chine fait du dumping et nous casse la matière.
Nous, on résiste un peu mieux, parfois parce qu'on avait plus désindustrialisé
que les voisins, parce qu'on s'est mis sur des meilleurs segments, parce qu'on
a protégé très vite. ArcelorMittal, ils sont encore là, ils nous font des
investissements parce qu'on a tout de suite protégé. On a pris ce qu'on appelle
des clauses de sauvegarde pour freiner. Mais l'Europe, c'est la conversion
qu'on est en train de faire, doit davantage protéger.
Protéger en mettant de la préférence européenne, en imposant dans les filières
des composants européens et en sachant prendre, quand on a de la concurrence
déloyale, des mesures de protection. Les Nord-Américains le font, les Chinois
le font, on était les derniers à ne pas le faire. Ça, c'est la bataille qu'on
mène, celle que vous m'entendez conduire et les ministres avec moi ces
dernières années tout particulièrement, pour cette souveraineté européenne,
elle est clé. Et je le dis à un moment où nos voisins allemands et quelques
autres sont en train de subir la pire vague de désindustrialisation connue dans
les dernières décennies. L'année dernière, c'est plus de 250 000 emplois
industriels détruits en Allemagne. À comparer avec les nôtres, ils partaient de
beaucoup plus haut. Pourquoi ? Parce que dans la machine-outil ou dans
l'automobile, ils sont percutés par cette concurrence, il faut bien le dire,
déloyale, qui vient de Chine.
Se battre pour la préférence européenne est clé si on veut le succès de cette
stratégie que je vous présente. Je vais dire quelque chose de simple, c'est clé
pour le site qu'on fait là. Parce que si on veut que le lithium qu'on extrait
ici aille dans nos batteries qu'on fait en France, il faut qu'on crée des
incitations pour que les producteurs de voitures européens achètent des
batteries françaises et européennes. Parce que s'ils font comme ils font depuis
20 ans, ils iront acheter la moins chère sur le marché. Et si les Chinois font
du dumping pendant 6 mois, 1 an, ils créeront mécaniquement, par des
subventions d'État, la batterie la moins chère du monde. C'est pour ça qu'on a
besoin de sécuriser cette préférence européenne. C'est une question de cohérence
industrielle. Le dernier point de cette stratégie, c'est accélérer. En même
temps qu'on investit, qu'on a des compétences, qu'on est en train de faire ça,
il faut absolument qu'on puisse accélérer sur nos projets.
Accélérons en Europe, c'est ce qu'on fait avec ces Omnibus Act, c'est ces lois
un peu diverses dispositions, on dirait chez nous, qui permettent justement de
réduire les délais européens, qui freinent, qui simplifient. C’est un combat
qu'on mène, en particulier avec l'Allemagne, depuis un an maintenant, avec des
premiers résultats. Mais c'est ce qu'on fait au niveau français. On n'a pas
commencé hier, je vous rassure. Il y a eu plusieurs lois de simplification,
mais ces trois dernières années, on a accéléré ce travail. Il y a trois ans,
quand je recevais beaucoup des porteurs de projets de la réindustrialisation,
certains d'ailleurs qui sont là, on avait pour le départ d'un grand projet
17-18 mois.
Grâce à la loi Industrie verte, la loi ASAP, qui ont été promulguées,
commencées à être appliquées, appliquées par nos préfets qui sont là, les
services de l'État, on est passé à 8-9 mois pour nos grands projets. On a déjà
diminué par deux les délais. Ça veut dire que ça marche et c'est possible, avec
un effort très important, en regardant avec les filières industrielles ce qu'il
fallait simplifier, et en mobilisant tous les services de l'État, avec un chef
sur le terrain, et on avance. Ce que le Gouvernement lance aujourd'hui, par les
réunions de ce matin, par tout le travail de mobilisation, ce sont nos 150
grands projets stratégiques. 150 projets industriels partout sur le territoire,
et je remercie les ministres qui, avec les filières, les industriels, les ont
présentés ce matin, et ont préparé tout ça. Je remercie nos préfets qui sont
là, qui vont avoir à les accompagner en plus de tout le reste.
Au fond, je le disais aux maires il y a quelques jours, c’est la méthode
Notre-Dame de Paris, ce n’est pas compliqué. C'est-à-dire un projet identifié,
une chaîne de commandement claire, des gens à qui on rend compte, et des délais
records qu'on doit tenir. Sur ces 150 grands projets, on parle de quelque chose
qui est important pour la vie du pays. C'est plus de 70 milliards d'euros
d'investissement, c'est 30 000 emplois, c'est 63 départements concernés, c'est
en quelque sorte les cathédrales industrielles de l'indépendance française. Ces
150 grands projets stratégiques vont être suivis, et pour ça, on prend, comme
on a fait pour les JO, comme pour Notre-Dame, les textes. On s'appuie sur les
textes que j'évoquais, sur le texte de simplification qui a été voté la semaine
dernière, et puis le Gouvernement prend des mesures très concrètes. Un décret
contentieux projet stratégique qui sort aujourd'hui.
Ce projet va permettre, tous les maires ici présents, les préfets, les porteurs
de projets le savent, ce que nous disent souvent les investisseurs, ce que nous
disent les industriels, c'est très bien, même si vous accélérez les projets, le
contentieux, c'est trop long. On prend des années parfois de recours et ça nous
freine. Là, c'est l'unification du contentieux, c'est quelque chose qu'on a
déjà testé, ça marche, un seul niveau, la Cour administrative d'appel. Le gain,
c'est un an, un an de gain sur les délais de recours. C'est acté, ça sort
aujourd'hui. Deuxième élément, le foncier économique. C'est très important. Les
élus le savent aussi, nos préfets ont fait ce travail. On avait lancé, à
quelques années, rappelez-vous, le fonds Friche qui avait permis d'accélérer
dans beaucoup de territoires les choses avec nos friches. On l'avait relancé
avec France Relance. On a un foncier économique qui est disponible.
Ce qu'il nous faut réussir à bâtir, c'est des dispositifs clés en main pour les
extensions, pour des grands groupes qui viennent s'installer, pour des ETI, des
PME. On a 44 sites classés déjà disponibles, 22 000 hectares entre maintenant
et 2030, et avec France Foncier, on relance une grande stratégie pour justement
non seulement identifier avec les élus, mais préparer ces terrains. Parce que
quand on a un foncier industriel, il y a des tas de choses, ou d'ailleurs
quelle que soit la nature du terrain avant, je dis industriel, à vocation
industrielle, mais quand on a une friche, quel que soit l'usage précédent, si
on veut qu'il y ait un projet industriel qui arrive, on doit préparer tout
l'administratif, on doit regarder les raccordements. Toutes ces choses-là
peuvent se faire en temps masqué. C’est exactement ça qu'on va préparer. On l'a
déjà fait sur beaucoup de sites.
On va l'accélérer. Le ministre de l'Industrie, Monsieur Martin, va justement
préparer ces zones d'accélération industrielles pour justement utiliser les
textes européens en particulier, justement, notre accélérateur industriel qui
est à l'échelle européenne, et permettre d'avoir, si je puis dire, ce sucre
rapide pour avoir ces zones d'accélération avec les élus partout où on les a
identifiés. Troisième élément, c'est la loi de simplification de la vie
économique, adoptée justement la semaine dernière, qui va permettre de réduire
massivement les délais, en particulier pour les data centers, pour ne citer
qu'un exemple. Si on veut être compétitif, attirer les data centers du monde
entier. On a commencé l'année dernière, on commence à rattraper notre retard. La
clé, ce sont les délais. Cette loi, elle nous remet dans la compétition. Sans
ça, on était encore un peu trop lent. Le quatrième point, c'est aussi de
simplifier les évaluations environnementales. Non pas pour réduire l'exigence
environnementale, mais simplement pour acter le fait qu'on a beaucoup de
procédures et qu'on a des procédures qui sont faites par les services de
l'État.
On a des procédures qui sont faites par des autorités environnementales
indépendantes, qui sont souvent redondantes et qui sont souvent séquentielles.
Le ministre Lefèvre va avoir à piloter ce travail, justement, avec une mission
qui part dès aujourd'hui, et avec des textes très concrets, sous l'autorité, là
aussi, du Premier ministre, pour finaliser, justement, une accélération de
toutes ces procédures. On ne réduit pas l'ambition environnementale ou de
biodiversité, simplement, on remet du bon sens, on parallélise tout ça, et on
réduit massivement les délais. Ces 150 cathédrales industrielles, ces 150
grands projets industriels, c'est vraiment ce qu'on sort aujourd'hui avec des
éléments nouveaux, avec des annonces, une mobilisation du Gouvernement et une
mobilisation, et je vous en remercie, de nos préfets qui sont là et tous leurs
collègues, de l'ensemble des services de l'État que je veux remercier, de nos
opérateurs, parce que tout ça, ça mobilise le BRGM, je l'ai dit, RTE et toutes
celles et ceux qui sont là, et de nos élus.
Parce que ça se fait par ce tandem fondamental, justement, préfet-maire, on dit
souvent, mais qui est la recette de ce succès et de ce qui permet d'avancer.
Dans les mois qui viennent, on doit redoubler d'énergie et accélérer encore
massivement sur ce chantier. Je voudrais avoir un dernier mot pour dire que le
combat jumeau qu'on mène sur l'industrie, on le mène sur l'agriculture. Quand
on parle de souveraineté industrielle, il ne faut jamais perdre de vue qu'on a
la souveraineté agricole, la ministre est là à nos côtés, qui sait ô combien,
et on porte cette ambition. Alors, on porte cette ambition, et de ces derniers
mois, le Gouvernement a accéléré les choses en la matière, avec les conférences
de souveraineté alimentaire, qui permet justement, filière par filière,
d'identifier toutes les simplifications, les accélérations de projets, les
changements qu'il faut porter, avec aussi une approche très concrète, ce qui a
été fait sur les projets hydrauliques, 400 projets identifiés sur lesquels
l'accélération est déjà en cours, ils sont en train de sortir, et là aussi avec
une mobilisation de nos préfets, et puis des projets d'élevage qui, d'ores et
déjà, par les textes législatifs ou réglementaires des derniers mois, ont été
accélérés et qu'on commence à sortir beaucoup plus vite.
Cette mobilisation a commencé, et on va la poursuivre avec, de la même manière,
plusieurs centaines de projets agricoles identifiés partout sur le territoire
qui vont être accélérés, qui vont s'appuyer sur les premières simplifications
qu'on a prises. Le Fonds Hydraulique a été largement augmenté, triplé, et qui
va permettre d'accompagner, justement, les 400 projets identifiés. Et puis, la
loi d'urgence agricole, qui va permettre, là aussi, de sortir beaucoup plus
vite des projets. On a 400 projets hydrauliques, je le disais, mais 1/4 d'entre
eux, tout spécifiquement, va être massivement accéléré par cette loi, les plus
importants. Pour nos éleveurs, avec cette loi, on va pouvoir passer d'une
logique pour un quart des projets en flux et à 40 % en stock, on passera d'une
logique d'autorisation à une simple logique d'enregistrement, donc on va
beaucoup plus vite sur le terrain. Pour nos éleveurs de volailles, on aura des
changements de seuil.
C’est des choses très concrètes qui, pour les éleveurs, en particulier, sur
toutes les installations classées, qui peuvent parfois prendre des années, on
va simplifier, changer les seuils, accélérer, là aussi, avec, justement, des
projets territoriaux qui seront accompagnés. Là aussi, sur le plan agricole, on
a pris des textes, on a identifié des projets, on les accompagne, on a déjà
gagné en délai, et on va continuer, avec la loi d'urgence agricole et la
mobilisation des projets identifiés sur le terrain, avec nos préfets, avec les
services de l'État, d'accélérer la mise en œuvre de ces projets. Parce que rien
ne justifie que nous soyons une nation qui sait faire en 5 ans la
reconstruction de Notre-Dame, et je le disais l'autre jour, qui parfois met
plus de 5 ans à faire un projet industriel ou à faire un poulet. Il n'y a rien
qui justifie ça, si ce n'est au fond une forme d'aquoibonisme, c'est-à-dire que
tout le monde s'est habitué et on a laissé les choses s'entasser.
On doit accélérer pour réussir cette bataille industrielle. Voilà, Mesdames et
Messieurs, ce que je voulais vous dire aujourd'hui en étant devant vous. On
doit consolider ce qu'on a fait ces dernières années, parce qu'on est bien
meilleurs que d'aucuns ne veulent nous le dire ou que nous regardons
nous-mêmes. On venait d'une situation difficile, mais on est en train de
réindustrialiser, on se tient mieux en dynamique que nos voisins, on doit
consolider cette politique macroéconomique. On doit se battre sur l'énergie et
les minerais critiques, et on doit investir, protéger et accélérer. Le jour
d'aujourd'hui, c'est un jour pour l'accélération de nos projets avec ces 150
grands projets industriels. On va continuer. Le 30-31 mai prochain, nous aurons
les journées de Choose France qui, dans tous les sites qui ont fait l'objet de
ces investissements, on aura des ouvertures au grand public pour qu'aussi sur
nos territoires, nos compatriotes voient l'importance de l'industrie et de la
force de ces projets qu'on accompagne.
Le 1er juin, on aura Choose France pour attirer encore des investisseurs
étrangers dans des projets comme celui-ci. Je le rappelle, la France, pays le
plus attractif d'Europe depuis 6 ans sur le plan industriel. Et nous aurons en
novembre 2026 l'édition France de Choose France, comme on l'a tenu il y a
quelques mois, pour faire le suivi de tous ces projets. On aura donc une revue
de tous les 150 projets annoncés aujourd'hui. Et tous les deux mois, sous
l'autorité du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, il y aura
une revue de ces projets, de ces 150 projets, pour voir si ça avance au bon
rythme. Revue de chantier, il n’y a que comme ça, que ça marche. Voilà,
Mesdames et Messieurs, merci pour la mobilisation d'aujourd'hui, merci pour
votre combat de chaque jour, en tant qu'élus, en tant que serviteurs de l'État,
en tant qu'entrepreneurs industriels, collaborateurs et collaboratrices. Je
veux ici vous dire notre confiance, et vous l'avez compris, notre
détermination. On doit continuer de l'avant. La France est une magnifique
nation et c'est une grande nation de recherche, de technologie, d'industrie,
d'agriculture. C'est à nous de nous battre pour que les projets sortent et
continuent d'avancer et qu'on continue d'embaucher et on y arrivera. Vive la
République et vive la France !
> [Propos lors de la visite du Premier ministre
libanais Nawaf Salam] Je veux tout d’abord remercier chaleureusement le Premier
ministre, Président du Conseil des ministres du Liban d’être venu aujourd’hui à
Paris en cette période d’épreuve pour le peuple libanais.
L’obtention d’un cessez-le-feu temporaire il y a quelques jours est un
soulagement après plusieurs semaines d'un conflit meurtrier que le Liban et les
Libanais n'ont pas souhaité. Je tiens à cet égard à saluer la mobilisation des
États-Unis et de plusieurs États de la région. C'est aussi la preuve que
l'approche courageuse poursuivie par votre gouvernement est la bonne. C'est la
voie diplomatique, avec les discussions directes que le Liban a proposé de
tenir avec Israël et que la France a appuyées sans réserve, qui peut apporter
des résultats tangibles pour les Libanaises et les Libanais.
Je veux ici aussi saluer les décisions historiques prises par le président et
par votre gouvernement pour établir la souveraineté de l'État sur l'ensemble de
son territoire, ainsi que votre engagement résolu en faveur des réformes,
malgré les défis exacerbés. C'est nécessaire à toutes les composantes du peuple
libanais.
La priorité aujourd'hui est d'œuvrer ensemble à la consolidation de cette
trêve, qui demeure fragile, nous le savons. La France le sait, et elle l'a
ressenti aussi dans sa chair, puisqu'elle a perdu l'un de ses enfants,
l'adjudant Florian Montorio, samedi, dans une attaque inacceptable contre la
FINUL, dont tout porte à croire que la responsabilité incombe au Hezbollah et
pour laquelle nous attendons que les perpétrateurs soient arrêtés et traduits
en justice.
Des mécanismes existent pour assurer la mise en œuvre du cessez-le-feu, ils
doivent être réactivés, et la trêve devra être étendue afin de permettre
l'amorce d'une véritable dynamique de stabilisation. Mais cette stabilisation
durable du Liban et de la région ne pourra passer que par un retrait israélien
du territoire libanais, un désarmement du Hezbollah par les Libanais eux-mêmes,
avec le soutien de la Communauté internationale, et la reconstruction du Liban,
en particulier du Sud-Liban, afin de permettre le retour de l'ensemble des
déplacés.
Cela implique que le Hezbollah, qui, je le rappelle, a fait une erreur
stratégique majeure en entraînant le Liban dans la guerre, cesse de viser
Israël et de prétendre se substituer à l'État dans l'exercice de ses
prérogatives. Cela implique aussi qu'Israël renonce à ses visées territoriales
et comprenne que la condition de sa sécurité est un État libanais fort et non
une politique du chaos. La seule voie pour cela est celle d'un accord politique
entre Israël et le Liban qui garantisse la sécurité des deux pays, l'intégrité
territoriale du Liban et pose les jalons de la normalisation de leurs
relations.
Monsieur le président du Conseil des ministres, comme elle l'a toujours fait et
le fera toujours, la France, vous le savez, se tiendra aux côtés du Liban dans
ces prochaines étapes. La France vous soutient dans vos efforts pour répondre à
la crise humanitaire et aux besoins des populations déplacées. Nous avons à cet
égard engagé une aide humanitaire d'urgence afin de répondre aux besoins les
plus immédiats de la population civile. Nous avons déjà acheminé jusqu'à
l'aéroport de Beyrouth soixante tonnes de fret humanitaire, nous participons
activement au pont humanitaire euro-arabe qui s'est mis en place et par le
biais duquel nous acheminerons dans quelques jours près de dix tonnes de
matériel humanitaire supplémentaire. Nous poursuivrons cet effort et nous
sommes également à l'initiative pour que la FINUL puisse intensifier son
soutien aux opérations humanitaires au Sud-Liban.
Dans cette période difficile, nous devons aussi préserver l'avenir et la
résilience du Liban face aux défis considérables auxquels il fait face. La
France s'engagera pour la reconstruction des zones touchées par les
bombardements. L'avenir, c'est aussi la jeunesse. Nous poursuivrons notre appui
au fonds d'urgence pour l'éducation qui a été mis en place. Nous avons aussi
décidé plusieurs réformes importantes pour permettre aux étudiants libanais,
aux élèves libanais de poursuivre dans les meilleures conditions possibles leur
scolarité et être accueillis aussi dans nos universités.
La France apporte aussi son soutien aux forces armées et aux forces de sécurité
libanaises, y compris à travers son déploiement au sein de la FINUL. Nous avons
tous conscience aujourd'hui plus que jamais de la nécessité que l'État libanais
puisse exercer pleinement ses missions de souveraineté. Le monopole des armes
ne se fera pas d'un coup de baguette magique, il s'inscrira dans une stratégie
politique d'ensemble, mais il faut relancer les efforts en ce sens. Nous nous
tiendrons prêts à y apporter un appui concret avec nos partenaires régionaux et
internationaux en reprogrammant la conférence de soutien aux forces armées et
aux forces de sécurité libanaises dès que vous le jugerez utile. Si c'est le
souhait du Liban, la France se tient également prête à maintenir son engagement
sur le terrain après le départ programmé de la FINUL à la fin de l'année, aux
côtés de ses partenaires les plus mobilisés et dans un cadre qu'il nous faudra
définir ensemble.
Monsieur le Président du Conseil des ministres, vous pourrez compter sur le
soutien de la France, car nous croyons dans la pertinence de votre action. La
France a toujours été présente aux côtés du Liban, dans les moments critiques
de son histoire, et elle continuera de l'être. Merci encore d'être aujourd'hui
à Paris. Merci encore pour l'action, de chaque jour, courageuse que vous
conduisez et continuez de conduire pour votre pays. Vous nous savez à vos
côtés.
> Nous croyons dans un désarmement du Hezbollah par
les forces armées libanaises et c'est ce principe qui doit être ici reposé. Le
président Aoun, dès son élection, avec beaucoup de force, a indiqué que le
monopole des armes revenait à l'État libanais à juste titre. Il l'a assumé. Le
gouvernement le met en œuvre. Les Forces armées libanaises ont à le déployer.
Je sais une chose, c'est qu'aussi longtemps qu'il y a une force qui occupe le
territoire libanais ou qui bombarde, elle affaiblit la capacité à désarmer le
Hezbollah dans la durée. L'histoire récente l'a montré.
Il appartient ensuite aux autorités libanaises, politiques et militaires, de
définir le chemin pour ce désarmement. De vive force par la négociation, par le
réengagement des uns et des autres. Ce n'est pas à la France ou à qui que ce
soit de le faire, mais je crois, oui, dans la capacité à désarmer le Hezbollah,
si c'est dans la main des autorités libanaises et des Forces armées libanaises.
> Pour ce qui est de l'accord d'association avec Israël, je vais ici dire
des choses simples. La France est attachée à Israël, son existence, sa
sécurité, la sécurité des populations israéliennes, de son peuple. Dans le même
temps, nous avons condamné très clairement dès le début ce qui était fait à
Gaza, ce qui continue d'être fait en Cisjordanie et la violation de la
souveraineté territoriale du Liban, de même que des choix massifs qui ont été
pris ces derniers mois par le gouvernement israélien. Ce contexte rend légitime
l'interrogation et un travail que nous devons mener en Européens sur la suite
de cet accord d'association. Il est évident que si Israël continue cette
politique qui, au fond, contrevient à son histoire même, nous ne pouvons pas
faire comme si de rien n'était.
Maintenant, j'attends aussi les prochaines semaines. Ce n'est pas dans le
moment où, il y a quelques jours, Israël a accepté un cessez-le-feu pour le
Liban, s'est engagé dans des discussions, qu'il me semble qu'il faille
précipiter une confrontation. Mais je pense que c'est une interrogation
légitime, et la France, au moment venu, clarification étant faite des choix à
venir dans les prochaines semaines que fera Israël sur ces grands dossiers, eh
bien, nous aurons à nous coordonner avec nos partenaires européens pour voir
l'avenir qu'on donne à cet accord. Mais les choses ne peuvent pas continuer
comme il y a quelques années, d'évidence. Maintenant, je regarde avec confiance
les prochains jours et les prochaines semaines. Il y a un cessez-le-feu, c'est
un acquis important. Il y a des discussions qui vont se mener, et nous
souhaitons qu'elles se passent dans les meilleures conditions possibles. Donc,
je souhaite plutôt, je m'arrêterai là, qu'Israël se réengage sur la seule voie
pour sa propre sécurité et son intérêt, qui est une voie de respect de la
souveraineté des États voisins et une voie de l'apaisement.
> [Liban] La situation demeure fragile et
préoccupante. La France, comme je l'ai dit, est aux côtés du Liban, d'abord
pour apporter de l'aide humanitaire, ce que nous allons continuer de faire, et
aussi assurer le travail humanitaire qui est une des missions, je le rappelle,
de nos forces au sein de la FINUL. Ensuite, nous allons aider, d'autant que
nous pouvons le gouvernement libanais à préparer aussi ces discussions et à
bâtir l'indispensable plan pour recouvrer la pleine souveraineté.
Puis nous comptons évidemment, comme je l'ai dit, réorganiser cette conférence
de soutien aux forces armées libanaises dès qu'elle sera utile en fonction de
l'évolution, évidemment, de ces discussions. Nous aurons à organiser la
conférence sur la reconstruction. Donc nous continuerons, en quelque sorte,
d'être des partenaires actifs sur toutes les politiques qui sont les nôtres,
l'humanitaire, l'école, le soutien à la santé, la présence au sein de la FINUL.
Nous serons un partenaire pour aider à construire le plan souverain que les
autorités libanaises doivent faire pour elles-mêmes. Nous continuerons de
mobiliser la communauté internationale, à la fois les régionaux, mais aussi la
communauté au grand large, pour venir en soutien du Liban à la fois sur les
questions militaires et les questions de reconstruction en particulier dans le
Sud. Tout ça doit venir phaser en quelque sorte les prochaines semaines et les
prochains mois et accompagner l'action que conduira le gouvernement comme les
forces armées.
> [Hostilités au Moyen-Orient] Je pense qu'il est
indispensable que la situation qui a été consolidée et qui demeure, ça a été
rappelé, nous venons de le dire, très fragile, puisse perdurer, parce que ces
sujets ne seront pas réglés en quelques heures ou quelques jours. Donc, nous
demeurons vigilants, mobilisés, mais je pense que l'intérêt de tous conduit à
penser qu'il faut se donner du temps à la négociation et ne pas précipiter les
choses, ou laisser la guerre reprendre ses droits.
Pour le reste, nous sommes très pragmatiques. On a, sur la situation dans la
région, la même position depuis le début. Elle est invariante, invariée et elle
le demeurera parce que je pense qu'elle est de bon sens. Nous croyons au droit
international, nous défendons nos compatriotes et nos intérêts et nos emprises.
Nous sommes aux côtés de nos partenaires pour leur défense et nous œuvrons pour
la stabilité de la région, le respect de la souveraineté de chacun et de leur
intégrité territoriale et la liberté de navigation. Ce catalogue pourrait
sembler assez simple, mais au fond, il donne un guide d'action qui devient
assez singulier dans le contexte que nous vivons. C'est celui que nous suivons
avec constance parce que je pense que c'est le seul qui permet de mettre fin à
la guerre actuelle et surtout qui permet d'avoir la stabilité dans l'avenir.
Pour le reste, les formats de discussion : être autour d'une table, pas
autour d'une table et autres, me paraissent des questions plutôt secondaires. À
chaque fois que nous agissons, pour notre part, nous essayons d'avoir tout le
monde autour de la table, comme on l'a fait vendredi dernier en réunissant 49
États pour la réouverture d'Ormuz. Je pense que c'est mieux quand on fait
travailler tout le monde, et donc je pense que l'intérêt du Liban, c'est en
particulier beaucoup des États voisins et des États de la région soient engagés
dans cette discussion pour qu'ils puissent y prendre leur juste place. La
France n'a pas besoin d'être à une table où qu'elle soit pour être aux côtés du
Liban. Ce n'est pas conditionné, ce n'est pas un format de négociation, comme
on appelle ça. L'amitié n'a pas de table.
> Sur l'avenir de la FINUL, il est sans doute trop
tôt pour en parler. La France reste engagée dans la FINUL dans toutes les
missions qui sont prévues par la résolution pour celle-ci. C'est d'ailleurs
dans ce cadre que nos soldats ont été attaqués, en exerçant strictement leur
mission, en coordination étroite avec les forces armées libanaises. Pour
l'avenir, il est évident qu'il faudra pour la sécurité et la stabilité du Liban
une autre forme. Y aura-t-il un consensus pour que les Nations unies donnent un
nouveau mandat ? Je constate avec joie et satisfaction que les États-Unis
d'Amérique se penchent sur le berceau libanais, qu’ils nous aident à négocier
une nouvelle résolution pour avoir un avenir pour cette FINUL ou une nouvelle
version.
Si ce n'était pas la volonté des uns et des autres, il appartiendrait d'abord
aux autorités libanaises de définir leurs besoins et de structurer ce qu'une
force internationale pourrait faire aux côtés des forces armées libanaises.
C'est dans ce cadre, s'appuyant sur l'expression de ces besoins, et dans une
telle discussion, qu'on aura à bâtir, en effet, les choses. Le Liban pourra
compter sur la France, oui, et les modalités, nous les définirons avec le
gouvernement libanais dans ce contexte.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> [Propos sur la crise énergétique] Nous avons tenu une nouvelle réunion de
suivi de la crise énergétique. Vous le savez, l'activité du Gouvernement est
largement consacrée aux effets de cette guerre au Moyen-Orient sur nos
structures économiques, sur nos sujets militaires. Les travaux ont commencé,
d'ailleurs, en Commission de la Défense pour notre loi de programmation
militaire, sur, évidemment, la situation et l'impact en matière de finances
publiques : les ministres, ce matin, ont mené des réunions ad hoc sur,
évidemment, l'impact que la guerre a directement sur nos structures
macroéconomiques.
L'objet de cette réunion de cet après-midi, c'était évidemment de préparer le
plan d'accompagnement de nos concitoyens et de nos concitoyennes qui souffrent
beaucoup, on le sait tous, de l'augmentation des prix du carburant. On a décidé
de faire des aides mensualisées, ciblées. On refuse toute forme de logique de
chèques généraux ou de baisse massive de taxes, déjà parce que,
malheureusement, on l'a déjà fait dans le passé et on sait très, très bien que
ça a un effet épouvantable pour nos finances publiques. Une partie, d'ailleurs,
de notre déficit d'aujourd'hui s'explique en raison de cela, que d'autres pays
l'ont fait, je pense à la Pologne, notamment, sur la baisse de la TVA et qu'on
le voit bien, au fond, la solution, elle est davantage dans du sur-mesure, dans
un accompagnement spécifique. Mais enfin, pour que celui-ci soit efficace, il
faut qu'il soit vivant, adapté, mis à jour en fonction, évidemment, des
situations que nous pouvons connaître ici ou là.
Aussi, j'ai donné mandat aux différents ministres de préparer différents plans
de soutien pour le mois de mai. Certains vont être reconduits, d'autres vont
être améliorés. Et enfin, certains publics vont être nouvellement accompagnés.
Évidemment, la situation géopolitique explique aussi la variété et la variation
des prix. On n'a pas une crise de volume en tant que telle, on n'a pas une
crise d'accès aux hydrocarbures. On a bien une crise d'une inflation importée
liée à la volatilité des prix et aussi à l'irrationalité, il faut bien le
reconnaître, des acteurs de cette guerre. Et donc, au fond, on vous propose des
choses cet après-midi.
On forme tous le vœu que les discussions, évidemment, qui sont en cours
puissent ramener à une ouverture de la circulation maritime sur le détroit
d'Ormuz. Mais enfin, on se doit de préparer l'ensemble des scénarios, y compris
les scénarios les plus dégradés, sachant évidemment que si la situation devait
s'améliorer, ce n'est pas le problème le plus difficile à régler. Si je rentre
dans le détail, les ministres ont donc reçu mandat d'améliorer et de prolonger
les plans d'activité, de soutien à l'activité, parce que c'est aussi ça la
philosophie de ce que nous cherchons à faire, de faire en sorte que notre
croissance tienne bon et que certains métiers qui sont particulièrement
dépendants des hydrocarbures ne soient pas affectés. C'est particulièrement
clair et évident, par exemple, pour nos pêcheurs, dont vous savez au fond que
la situation est parfois très difficile dans la mesure où, en fonction du prix
des hydrocarbures, ils n'ont que pour seule décision de sortir en mer ou de ne
pas sortir. Et en fonction d'ailleurs des typologies de pêche ou des régions de
pêche, les choses sont plus ou moins difficiles pour eux.
En tout cas, on a tenté d'y répondre pour le mois d'avril. L'objectif pour le
Gouvernement est de prolonger l'aide. Elle était de 20 centimes par litre. On
va la mener entre 30 et 35 centimes d'euros par litre avec une discussion qui
va se poursuivre avec la Commission européenne, puisque nous sommes dans un
cadre particulièrement rigide, mais sur lequel des discussions sont
actuellement en cours. Et je remercie d'ailleurs l'ensemble des réseaux de
diplomates et des services de l'État qui ont mené les discussions avec la
Commission européenne. Nos agriculteurs, sur lesquels une première enveloppe de
20 millions d'euros avait été débloquée, territorialisée, notamment en lien
avec la MSA, pour permettre de venir rencontrer, en tout cas de donner des
réponses, pardonnez-moi, aux exploitations qui sont en difficulté. Et puis, on
avait fait une première mesure d'exonération sur la TICPE avec 4 centimes
d'euros par litre. Et donc, nous allons pour le coup aller beaucoup plus loin
pour ce mois de mai avec une multiplication par quatre de l'accompagnement avec
15 centimes d'euros par litre qui sera déclenché pour le mois de mai — la
ministre de l'Agriculture, qui est en déplacement actuellement, sera amenée à
rencontrer les différents syndicats agricoles pour, évidemment, mener les
discussions et les négociations qu'il se doit.
Pour le secteur des transporteurs, je salue ce que le ministre Tabarot a pu
faire avec une aide, vous le savez, de 20 centimes d'euros par litre, avec un
forfait. Cette aide va être prolongée au mois de mai. Je fais une parenthèse.
L'ensemble des aides qui ont été déclenchées pour le mois d'avril devront être
payées au mois de mai, avec un décalage d'un mois comme souvent ce fut le cas
d'ailleurs dans des crises précédentes. Je tiens d'ailleurs à souligner que le
prêt BPI, qui a parfois été moqué par un certain nombre d'acteurs politiques,
fonctionne particulièrement bien pour le public, justement, de ces
transporteurs, et donc on va prolonger cette aide. Une négociation de
discussion spécifique pour les taxis et les VTC va être menée par le ministre
dans les jours qui vont venir, parce que, là aussi, la crise durant, évidemment,
ce sont des professions qui sont particulièrement impactées.
Nouveaux secteurs qui rentrent dans le public à accompagner : c'est évidemment
le cas du secteur du BTP. On reste évidemment sur le GNR, ce qu'on appelle le
rouge. On a des entreprises, des PME de moins de 20 salariés qui sont
particulièrement en prise justement à ces augmentations avec une difficulté de
répercussion de ces coûts sur les factures des clients, un enjeu également sur
la commande publique et donc là aussi les ministres concernés (le ministre
PAPIN, les ministres de Bercy) vont entrer en discussion avec les différents
représentants des filières professionnelles pour avoir une aide dès le début du
mois de mai qui nous permettent justement de soutenir fortement le secteur des
BTP avec une première enveloppe qui sera débloquée et qui doit nous permettre,
comme on l'a fait sur d'autres secteurs, d'avoir quelque chose comme 20
centimes d'euros par litre.
Enfin, évidemment, la question des travailleurs modestes, grands rouleurs. On a
beaucoup parlé des aides-soignantes, des aides à domicile, autant de métiers
évidemment qui sont dépendants des véhicules. Là aussi, les ministres ont reçu
mandat d'élaborer un dispositif d'accompagnement grand rouleur pour
pratiquement 3 millions de Français, des Français qui travaillent. On reste sur
le soutien à l'activité, je le redis, on n'est pas dans une logique de chèque à
l'aveugle, mais bien dans quelque chose qui est particulièrement ciblé. Et là,
on le voit bien, sur beaucoup de métiers, la situation devient difficile. Donc,
on est sur des travailleurs modestes, sur des revenus qui sont parfois,
évidemment, assez faibles, mais bel et bien pour des gens qui travaillent. Et
là, l'idée étant d'avoir une aide forfaitisée qui correspondrait en moyenne, en
quelque sorte, à 20 centimes, là aussi, par litre. Évidemment, plus on roule,
moins on est près de ces 20 centimes, moins on roule, plus on peut même être
au-dessus de ces 20 centimes.
On a plutôt privilégié un dispositif de confiance, souple, dans lequel, au
fond, on ne va pas chercher à « fliquer » (pardonnez-moi cette
expression) nos concitoyens et nos concitoyennes. Donc, par définition, ce sont
des moyennes et les ministres auront l'occasion d'y revenir dans les jours qui
viennent pour expliquer ces différentes mesures. L'idée, c'est d'abandonner
personne. J'avais dit qu'il fallait à chaque fois nous adapter aux
circonstances de la crise. Ça veut dire aussi que si ça va mieux, on pourrait
se passer de tout ça. Malheureusement, la tournure des événements et la
structuration des marchés m'invite à être prudent.
Si les choses devaient s'aggraver, il va sans dire que d'autres annonces
pourraient être faites. Je pense qu'on peut tenir une cible d'accompagnement
responsable pour nos finances publiques, ne pas dépenser de l'argent qu'on n'a
pas. Je note d'ailleurs que celles et ceux qui souvent veulent diminuer la
fiscalité. Aujourd'hui, ce sont les mêmes qui proposaient des augmentations
d'impôts pendant les discussions budgétaires. Donc, il faut se méfier des
baisses d'impôts promises par certains au mois d'avril qui se transforment en
hausses d'impôts au mois d'octobre. Donc c'est ce que précisément nous
cherchons à refuser. Le ministre Amiel et le ministre de l'Économie et des
Finances Roland Lescure ont reçu évidemment aussi mandat. Pour faire en sorte
que l'ensemble de ces mesures soit gagée sur d'autres dépenses et faire en
sorte que ce ne soit pas de la fiscalité. En tout cas, nous tiendrons cet
engagement qui permet de financer ces différentes mesures.
D'autres chantiers sont encore devant nous. La question de la transparence sur
les marges, qui a beaucoup occupé, notamment pour la question des distributeurs
ces derniers jours. Nous, on n'est pas là pour casser notre réseau de
distribution. On n'est certainement pas là pour les montrer du doigt. On a
besoin d'eux. C'est un métier important dans le pays. Enfin, je note que les
quelques saisines du Conseil d'État sur un décret ont quand même suscité une
réaction assez coordonnée et assez vive de l'ensemble des représentants de la
grande distribution.
Donc, ça veut dire qu'il faut que les discussions continuent avec les
ministres. Et j'aurais demandé qu'ils puissent peut-être faire un acte de
transparence sur l'évolution de ces marges parce que comme on a une crise de la
volatilité, on a des marchés globaux qui montent et qui descendent très vite.
On le comprend très bien. Enfin, il faut aussi qu'à la pompe, ça monte et ça
descende tout aussi vite. Et ça, je crois que c'est un devoir de transparence
et que c'est le bon sens qu'il exige.
Enfin, la question de l'électrification reste sur la table. Il ne s'agit pas
d'opposer le court terme et le long terme. Au contraire, il faut marcher sur
nos deux jambes. On paie cash en ce moment nos dépendances. On le voit
bien. Je suis surpris de voir que certains se sont moqués de ce plan
d'électrification. Donc au fond, ça serait de rester dépendant du pétrole
américain, algérien, africain. Bref, autant de dépendances géopolitiques qui
sont particulièrement préoccupantes. Et je veux le redire à l'ensemble des
Françaises et des Français : on n'est pas dans une parenthèse. La guerre en
Ukraine ouverte en 2022 nous a plongés dans une géopolitique complètement
différente qui, malheureusement, va durer et sur laquelle l'énergie est un des
moyens de nous mener à une guerre hybride. Et donc la vraie question, c'est :
est-ce qu'on continue de s'exposer à cette guerre hybride ou au contraire
est-ce qu'on décide de traiter cette dépendance ? Ça ne se fera pas du jour au
lendemain.
Je l'avais dit ici même dans cette cour de Matignon, il n'est pas question de
faire la morale aux Français, de leur expliquer comment il faut qu'ils vivent.
Néanmoins, c'est de la responsabilité des pouvoirs publics que de dire que là
où il y a d'autres solutions, notamment grâce à l'électricité liée à notre parc
nucléaire, ce qui est aussi une des différences avec les pays qui nous
entourent, il faut qu'on arrive à emmener cet avantage français beaucoup plus
loin dans notre consommation. On a bien fait de prendre des décisions que nous
avons prises sur la programmation pluriannuelle pour l'énergie. Celles et
ceux-ci qui (sic) s'y sont opposés de manière un peu caricaturale,
aujourd'hui, à mon avis, manquent d'arguments. Et donc, il faut continuer sur
une stratégie complète pour la consommation. Néanmoins, on comprend très très
bien l'urgence.
Donc, pas de mesure générale indiscriminée, non financée, non finançable. Ça
serait, à mon avis, une faute et je ne tiens pas à ce que le Gouvernement aille
dans cette voie, vous le savez, depuis le début. En même temps, il n'est pas
question pour nous d'abandonner celles et ceux qui font vivre et travailler le
pays et qui concourent à des pans entiers de l'activité dont on a besoin et qui
participent à notre souveraineté, je n'y reviens pas, mais pêche, agriculture
en sont évidemment de bons exemples, voilà.
Je remercie les ministres évidemment qui m'entourent pour le travail qu'ils ont
accompli et qu'ils vont continuer d'accomplir en lien avec les différents
partenaires. Les collectivités locales ont commencé pour certaines d'entre
elles aussi à développer des aides. Je ne peux que les y encourager puisqu’on a
beaucoup parlé de cagnottes ou de surplus. Je crois que là aussi, on a encore
un débat bien français, où nous avons le secret puisqu'au fond, il n'y a pas de
cagnottes, il n'y a pas de surplus. Tout juste 170 millions d'euros, lesquels
ne vont pas tarder à disparaître parce qu'évidemment, avec les mesures que nous
venons d'annoncer, les choses vont aller très, très vite. Et en plus, sur ces
170 millions d'euros, de mémoire, monsieur le ministre, 80 millions d'euros
vont pour l'État et tout le reste va pour la sécurité sociale et pour les
collectivités locales. Donc là aussi, on a encore essuyé un débat bien français
dont nous avons le secret mais ainsi va la vie. (…)
Moi, je souhaite que le dispositif puisse s'adresser au moins à 3 millions de
Français, 2,9 pour être précis. Il y aura bien effectivement des conditions de
kilomètres. Enfin, ils sont assez bas parce que très vite, notamment en milieu
rural, on devient grand rouleur assez rapidement. Il faut effectivement avoir
une voiture et on va la conditionner effectivement sur des gammes de revenus,
mais qui seront précisées (…)
Il y a seulement 15 jours on parlait de cagnottes et d'enrichissement de
l'État, en racontant n'importe quoi. Et évidemment, gueule de bois, on
s'aperçoit que tout ça a un impact sur la charge de la dette. Parce qu'au moins
10 % de notre stock de dettes est connecté à l'inflation. On ne peut pas
déconnecter cela de l'inflation. On découvre évidemment des prévisions de
croissance qui sont revues raisonnablement à la baisse. On s'aperçoit que
l'activité des forces armées sur le Moyen-Orient, patrouille de Rafale, la
mobilisation de notre marine nationale, va avoir un surcoût. Et donc tout d'un
coup on est passé d'un extrême à l'autre. Comme d'habitude, souvent dans le
débat politique français, de la cagnotte qui n'existait pas à désormais comment
on va faire des coupes à l'aveugle. Il n'est pas question de coupes à
l'aveugle. Les ministres vont tenir un cycle de réunions dans lequel
effectivement les mesures de gel vont être privilégiées parce qu’on ne sait pas
combien de temps va durer cette guerre, donc je ne veux pas non plus
inutilement venir abîmer l'activité de certains ministères, si derrière on peut
retrouver des marges de manœuvre et donc être capable de dégeler. Mais à
l'inverse, si la situation devait s'aggraver, il faudrait être capable de faire
des annulations massives. La répartition, évidemment, devra se faire entre la
Sécurité sociale, d'une part, l'État, dont je rappelle quand même que l'État a
déjà fait l'objet de beaucoup de contributions dans le cadre de ce projet de
loi de finances, parce qu'une fois de plus, tout le monde a dit : on ne fait
pas d'économie, etc. Je vous invite à interroger les différents ministères et
vous verrez que les économies sont là. Et je veux aussi connecter ce travail
sur la préparation du budget, parce que je pense qu'il nous faut sans tarder
nous atteler à la préparation du budget pour 2027. Et donc les feuilles de
route par ministère doivent non seulement se faire en gestion pour l'année 26,
mais également traduire aussi quelques objectifs pour l'année 2027 et le faire
dès maintenant et puis en discuter avec les forces politiques parce que je vois
aussi que parfois elles changent d'avis très très vite. Pour certaines d'entre
elles, il fallait supprimer 8 000 ou 9 000 postes d'enseignants à l'automne,
lesquels découvrent au mois de mars-avril pendant les élections municipales
qu'il ne faut pas fermer de classe, et lesquels désormais redécouvrent qu'il
faut quand même supprimer des postes de professeurs. Ça va être aussi un moment
de clarification qui promet d'être intéressant dans le débat politique. (…)
Ces comités d'alerte n'existaient pas avant, en tout cas pas sous cette forme.
Vous voyez qu'on ne cache rien. De toute façon, on n'a rien à cacher. Je pense
que les comptes de la nation, c'est l'affaire de chaque citoyen et de chaque
contribuable. Donc, ce matin, on a objectivé l'impact de la guerre sur nos
structures économiques et nos structures de finances publiques. Désormais, on
ouvre un deuxième chapitre, la réponse face à cela, et on le fera avec la même
transparence qu'on l'a fait à chaque fois, et ça va aller assez vite
maintenant.
> Sur l'électrification, la feuille de route continue. Pour moi, l'urgence désormais, c'est de réussir la territorialisation parce qu'au fond, on voit bien qu'on a une planification à la fois qui doit être assez jacobine, si j'ose dire. C’est au gouvernement et à l’État de rentrer en discussions avec par exemple, les grands constructeurs automobiles, un certain nombre de filières, et en même temps, la réussite du plan, parce qu'on n'est plus complètement dans la France des années 60-70, on est une république qui est décentralisée, c'est d'être capable aussi de réussir cette territorialisation. Donc là, pour le coup, on va rentrer aussi en discussion approfondie et poussée avec les collectivités territoriales, voire celles qui sont prêtes à aller plus loin et à avancer très, très vite. Et de fait, pour moi, c'est une priorité absolue que de réussir cette électrification. J'ajoute d'ailleurs ce qui a été dit l'autre jour sur l'électrification, par exemple, pour les 50 000 voitures, pour les Français qui travaillent, vous voyez bien que sur les aides-soignantes ou les aides à domicile, pour reprendre un exemple très précis, il faut qu'on soit capable de marcher sur nos deux jambes, à la fois de déclencher l'aide d'urgence pour leur permettre d'avoir un soulagement de trésorerie dans les semaines que nous vivons là, et en même temps de se dire que dans les années qui viennent, pour ne pas dire dans les deux ans qui viennent, être capable de se dire que ce sont des publics, des professions qui peuvent être prioritaires pour, évidemment, ces véhicules électriques. Encore faut-il que les territoires en question s'emparent du sujet des bornes de recharge, parce que, pour le coup, ça fait belle lurette que c'est un sujet qui est confié aux élus locaux et pas à l'État. Donc c'est le moment de coordination que nous faisons. Pour moi, c'est une urgence absolue, et ça ne peut pas attendre la présidentielle.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Après avoir livré un dernier combat, le caporal-chef Anicet Girardin du
132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes est mort pour la France.
Engagé dans l’opération DAMAN au sein de la FINUL, il intervenait aux côtés de
l’adjudant Florian Montorio, auquel la Nation rend hommage demain, pour ouvrir
un itinéraire piégé par un engin explosif improvisé. Violemment pris à partie
par des tirs nourris de combattants du Hezbollah embusqués à très courte
distance, il portait secours à son chef d’élément qui venait de tomber
lorsqu’il était à son tour grièvement touché. Rapatrié hier du Liban, il a
finalement succombé à ses blessures. Je m’incline avec un immense respect
devant la mémoire de ce soldat né sur une terre rémoise si chère à mon cœur.
Mes pensées vont à sa famille, à ses proches, à ses camarades blessés et à son
régiment, que son jumelage avec la ville de Reims m’a rendu si familier. La
France rend hommage au sacrifice de ce soldat, maître-chien depuis bientôt dix
ans, qui avait choisi de mettre son talent, sa jeunesse et son courage au
service de son pays. Nous ne l’oublierons pas.
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Il y a deux sujets sur les taxes européennes, il y a d’abord la taxe dite
sur les superprofits, il y avait eu un certain nombre de dispositifs qui
avaient été étudiés par la Commission européenne en 2022/2024, donc on leur a
demandé de réactualiser ce dossier. Il y a un autre sujet aussi, c'est les
marges des raffineurs. Vous savez qu'elles sont plus difficiles à évaluer. On a
demandé aussi à la Commission européenne de s'assurer que la concurrence dans
les raffineries est aussi forte que dans la distribution.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Cette guerre lancée par
Israël et les États-Unis contre l’Iran, nous ne l’avons pas approuvée et nous
n’y avons pas participé, notamment parce que ses buts étaient insuffisamment
définis et qu’elle s’écartait du droit international.
Pour que la paix et la stabilité reviennent, le régime iranien doit se résoudre à un changement radical de posture et à des concessions majeures, notamment renoncer à son programme nucléaire et à bloquer le détroit d’Ormuz. Il doit consentir à rendre au peuple iranien les moyens de construire librement son propre avenir.
> Les eaux internationales ne peuvent être entravées par aucun obstacle ni droit de péage. Elles ne doivent jamais être prises en otage ou considérées comme un champ de bataille.
> [États-Unis]
Nous sommes alliés mais pas alignés. Les
crises comme la guerre d’agression russe en Ukraine ou la guerre en Iran qui
ont des conséquences majeures dans la vie des Français sont appelées à se
multiplier à l’avenir.
Il faut rendre l’Europe plus forte et
plus indépendante pour qu’elle ne soit jamais entraînée dans des guerres et
qu’elle n’ait pas à en payer le prix.
> C’est la France qui a appelé à un dialogue de haut niveau entre le Liban et Israël. On nous disait que c’était impossible. C’est désormais engagé.
Emmanuel Macron avait demandé que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran concerne également le Liban. C’est désormais chose faite. Du fait de sa connaissance intime de l’histoire et des réalités politiques du Liban, la France jouera un rôle central dans la solution politique qui doit permettre de consolider le cessez-le-feu, désarmer le Hezbollah et régler le différend qui oppose le Liban et Israël depuis des décennies.
> [Défaite de
Viktor Orbán] C’est avant tout une
leçon magistrale infligée par le peuple hongrois à ceux qui pensent qu’on peut
écrire l’histoire des Européens à leur place. C’est une occasion pour que la Hongrie puisse reprendre sa place dans le
concert européen.
Les nouvelles autorités hongroises
veulent s’écarter du démantèlement de l’État de droit et de la compromission
avec la Russie dans lesquels Orbán s’était fourvoyé, une politique qui a
considérablement appauvri la Hongrie.
> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] La guerre coloniale de la Russie se solde par
un triple échec militaire, économique et politique. L’économie russe est en
voie d’effondrement même si l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur les cours
du pétrole donne une bouffée d’oxygène à Vladimir Poutine. C’est aussi un échec
politique car le soutien à l’Ukraine ne cesse d’augmenter.
J’ai annoncé ce lundi à Strasbourg au
Conseil de l’Europe que la France soutenait la création d’un tribunal spécial
pour le crime d’agression russe en Ukraine.
Il permettra de juger les crimes de
guerre dont le président russe et ses amis se sont rendus coupables. Il faut
poursuivre notre double politique de soutien à l’Ukraine et de pression sur la
Russie. Le prêt de 90 milliards d’euros de l’UE met l’Ukraine à l’abri de toute
difficulté financière et lui permet d’aborder les futures échéances de
négociation en position de force.
Si la résistance ukrainienne n’a toujours
pas été vaincue, c’est le fait du courage inouï du peuple ukrainien et aussi le
résultat des sanctions qui ont privé Vladimir Poutine de centaines de milliards
qu’il aurait pu engouffrer dans son effort de guerre.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> La souveraineté numérique en santé franchit une nouvelle étape. Avec le
choix de Scaleway par la Plateforme des données de santé, nous faisons le choix
d’un cloud souverain pour héberger nos données de santé. Un choix stratégique
pour renforcer la sécurité, la confiance et notre indépendance technologique.
Cette migration permettra d’accélérer l’accès aux données pour la recherche,
d’encourager l’innovation et de mieux répondre aux grands défis de santé
publique. C’est une avancée concrète au service des patients, des soignants et
de la recherche française et européenne.
> Cet après-midi, j’ai participé au groupe de travail consacré à la protection de l’enfance avec les Départements de France, aux côtés de François Sauvadet et Florence Dabin. Un temps d’échange utile et direct avec les élus départementaux, pour envisager ensemble les progrès que nous devons réaliser Le projet de loi que nous portons vise des mesures concrètes pour agir rapidement sécuriser les parcours, renforcer l’accueil familial, mieux prévenir les risques et simplifier les prises en charge. Il s’inscrit dans une stratégie globale d’amélioration de cette politique publique. Le Gouvernement est pleinement mobilisé aux côtés des départements pour agir concrètement, être qu’au rendez-vous de ces compétences dans l’intérêt supérieur des enfants confiés.
> À l’Institut Curie, lancement du projet FRATHEA. Une avancée majeure en radiothérapie, issue de la recherche française, pour des traitements plus rapides, plus précis et avec moins d’effets secondaires. Un projet qui illustre la capacité de la France à faire travailler ensemble chercheurs, soignants et industriels pour faire progresser la lutte contre le cancer. Ce partenariat d’innovation, soutenu par le Secrétariat général pour l’investissement au titre de France 2030 et par la Région Île-de-France, marque une étape décisive pour accélérer le transfert des découvertes scientifiques vers des solutions concrètes pour les patients.
> Le premier ministre a annoncé un soutien ponctuel en faveur travailleurs modestes « grands rouleurs ». Je me réjouis que les aides-soignants et les aides à domicile puissent bénéficier de cette aide forfaitisée d’en moyenne 20 centimes par litre. Elle s’appliquera rétroactivement au mois d’avril et jusqu’à fin juin. L’Etat poursuit par ailleurs son soutien aux aides à domicile par des mesures plus pérennes déjà en place ou en cours d’élaboration.
> Réuni ce matin à Bercy, le comité d’alerte des finances publiques a permis de faire toute la transparence sur l’exécution budgétaire 2026. Dans un contexte de crise internationale, nous restons pleinement mobilisés : protéger les Français, soutenir les plus vulnérables et garantir la soutenabilité de notre modèle social. Maîtriser nos finances, c’est aussi préserver notre capacité à agir pour la santé de tous.
> Dans les Bouches-du-Rhône, poursuite de mon déplacement à la MECS La Reynarde, à Aix-en-Provence, aux côtés des équipes de l’Association Médico-Sociale de Provence. Cette structure accompagne des enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance, dont une part importante présente des situations de double vulnérabilité, nécessitant des réponses à la fois éducatives, sociales et de santé. Nous avançons aussi avec le déploiement du parcours coordonnés renforcés, qui permettra à chaque enfant confié de bénéficier d’un suivi en santé structuré, mieux articulé avec les acteurs éducatifs et sociaux. Pour mieux accompagner ces enfants, nous soutenons des outils concrets comme l’expérimentation « Le Fil » déployé par Docaposte « France 2030 » : un carnet de liaison numérique partagé entre les professionnels, les enfants et, lorsque c’est possible, les familles. Il permet de centraliser les informations, de mieux coordonner les interventions et d’assurer un suivi plus fluide tout au long du parcours. Je tiens à saluer toutes les innovations mises en place pour les enfants.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> Une loi spéciale qui dure met le pays en danger. Sans budget, la France
aurait eu les mains liées face à la guerre. Nous ne pourrions ni agir sur la
scène internationale, ni soutenir les entreprises en difficulté et les
travailleurs des classes populaires.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Des enfants ont été pris pour cibles à Espaly-Saint-Marcel. Je salue les
habitants qui ont immédiatement agi et les forces de l'ordre pour leur
intervention rapide. Une enquête judiciaire est en cours. Elle devra établir
les motivations. Si le motif raciste devait être confirmé, il serait d'une
gravité inouïe. Et il appellerait à un sursaut collectif. La fraternité ne se
négocie pas. La haine se combat. Partout. Tout le temps. La République est et
sera au rendez-vous.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> À Fleury-Mérogis, j’ai rencontré les sapeurs-pompiers du SDIS de l’Essonne
et les jeunes qui s’engagent à leurs côtés. Ici, l’engagement n’est pas un mot
: c’est une exigence, une école de la responsabilité et du courage. Ici, on
apprend à servir plus grand que soi. Ici, on forme des citoyens, conscients de
leurs devoirs autant que de leurs droits. Dans une époque où le doute fragilise
le lien collectif, ces jeunes montrent une autre voie : celle de l’action, du
dévouement et de l’intérêt général. Ils ne subissent pas la société, ils la
façonnent. Reconnaître, soutenir et valoriser cet engagement n’est pas
accessoire : c’est un choix politique majeur. Car c’est en investissant dans
cette jeunesse engagée que nous préparons une République plus forte, plus unie
et plus résiliente. L’engagement de la jeunesse n’est pas seulement une force
pour la République : il en est l’avenir.
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> 180 jeunes et une question : de quoi avez-vous besoin ? Ce matin, nous
avons échangé avec des apprentis, volontaires en service civique pour créer
ensemble des outils numériques à la hauteur de leurs attentes. Si on veut
construire des politiques publiques qui répondent aux besoins des jeunes, on ne
peut le faire qu’avec eux, et c’est l’objet de cette journée. Notre objectif
est que chaque jeune puisse choisir sa voie et trouver la solution qui lui
correspond : une formation, un emploi, un accompagnement.
> Entrepreneuriat et formation professionnelle ont de nombreux points communs sur lesquels il nous faut faire levier pour avancer ensemble. C’est une conviction que je partage avec Moussa Camara, que je remercie pour la richesse de nos échanges et son engagement à mobiliser Les Déterminés en faveur de la voie professionnelle.
Catherine Chabaud (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et
des Négociations internationales sur le climat et la nature chargée
de la Mer et de la Pêche)
> Je me félicite de l'annonce ce soir par le Premier ministre du
prolongement des aides au carburant pour les pêcheurs au mois de mai, avec un
soutien supplémentaire à hauteur de 10 à 15 centimes par litre de carburant. Le
montant de cette aide atteindra donc 0,30 à 0,35 centimes par litre de
carburant. Nous travaillons, avec la Commission européenne, pour affiner les
modalités précises.
Nos pêcheurs sont particulièrement touchés par la hausse des prix de l'énergie,
qui menace directement leur rentabilité avec des conséquences, parfois
irrémédiables, pour l'ensemble de la filière : les criées, les mareyeurs, la
distribution, etc. Depuis le début de la crise, le Gouvernement est à leurs
côtés pour les aider à traverser la tempête et leur permettre de continuer à
partir en mer, la prolongation et le rehaussement de cette aide en sont la
confirmation.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> Décarbonation, compétitivité et attractivité : les intuitions du président
en 2017 sont devenues des évidences aujourd’hui. Continuer à simplifier sans
rien renier de nos exigences environnementales, c’est la feuille de route du
Premier ministre. Et c’est possible dans un pays dont le code de
l’environnement a triplé en 20 ans !
> Comme l’a rappelé Emmanuel Macron, la « méthode Notre-Dame » doit devenir notre standard : bâtir vite et bien. Moderniser nos procédures sans renoncer à nos exigences, c’est le sens du paquet de simplification que nous présentons aux cotés de Sébastien Lecornu pour accélérer l’industrie verte.
> Bonjour monsieur le président Lisnard. J’avoue ne pas vous comprendre : vous réclamez sans cesse plus de simplification et vous critiquez le président Macron alors même qu’il amplifie le travail qu’il a accompli en la matière. Certes, nous ne proposons pas, comme vous, de passer le code de l’environnement à la broyeuse, mais les intuitions du président en 2017, beaucoup critiquées à l’époque, sont devenues des évidences aujourd’hui. Elles ont pour nom compétitivité, décarbonation et souveraineté. Nous avons d’ailleurs sondé les préfets partout sur le terrain : eux savent ce qui bloque, ce qui avance, et ce qu’il faut encore simplifier. Certains parlent, d’autres font. Nous, nous nous battons usine par usine, projet par projet, avec les collectivités. Résultat : plus de 150 projets accompagnés, 71 milliards d’euros d’investissement et plus de 32 000 emplois à la clé. Plutôt que jeter l’opprobre sur l’ensemble des services de l’État qui participent de cette cause commune, peut-être pourriez-vous saluer les réussites obtenues depuis 9 ans, à commencer par la réindustrialisation du pays et la fin du chômage de masse, fut-ce insuffisant à vos yeux.
Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la
ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Engagement pris, engagement tenu : le Gouvernement reconnait les aides à
domicile comme « grands rouleurs » qui vont bénéficier d'une aide
ciblée pour faire face à la hausse des prix des carburants.
Elles parcourent chaque jour des centaines de kilomètres pour permettre aux
aînés et aux personnes en situation de handicap de vivre chez eux.
Accompagner celles et ceux qui prennent soin des autres est une exigence et je
ferai toujours le choix de reconnaître, soutenir et valoriser ces métiers
indispensables.
> Favoriser l’emploi et le maintien en emploi des
personnes en situation de handicap: une mobilisation collective renforcée.
Nous avons travaillé avec le président et la directrice générale de l’Agefiph,
nous avons réaffirmé une ambition commune : accélérer et structurer les actions
en faveur d’un accès durable et inclusif à l’emploi.
Plusieurs axes prioritaires ont été mis en avant :
- Renforcer des politiques d’accès à l’emploi et de maintien dans l’emploi
- Accentuer la formation des référents handicap, acteurs clés de l’inclusion en
entreprise
- Mieux accompagner les employeurs dans leurs démarches et leurs obligations
- Rendre plus lisibles et accessibles les outils d’aide existants
- Soutenir les entreprises dans la structuration de véritables plans d’actions
handicap, avec une feuille de route claire et opérationnelle
L’objectif est de passer d’une logique d’intention à une dynamique d’actions,
en apportant des solutions adaptées, lisibles et efficaces pour tous les
acteurs économiques.
Ensemble, nous poursuivons cette mobilisation pour construire un marché du
travail plus inclusif, où chacun peut trouver sa place et évoluer !
● Autres ministres
Monique Barbut (ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des
Négociations internationales sur le climat et la nature
> Je l’avais promis lors de mon déplacement en Guyane en novembre dernier :
c’est désormais chose faite. L’Agence territoriale de la biodiversité verra le
jour en Guyane.
Une ambition claire : donner au territoire les moyens d’agir, avec ses acteurs,
pour mieux connaître, protéger et valoriser une biodiversité unique au monde,
au service d’un développement durable adapté aux réalités guyanaises.
La Guyane possède l’un des patrimoines naturels les plus exceptionnels de la
planète : 96 % de son territoire est couvert par la forêt tropicale humide et
plus de 112 000 km de cours d’eau la traversent. Elle constitue ainsi l’un des
plus grands réservoirs de biodiversité au monde.
La future Agence territoriale de la biodiversité reposera sur deux missions
complémentaires :
- Coordonner l’action publique, en lien avec les acteurs locaux (collectivités,
entreprises, associations, citoyens) pour mieux protéger la biodiversité.
- Mieux connaître, préserver et valoriser la flore guyanaise grâce à un
Conservatoire botanique national.
La convention signée aujourd’hui lance une phase préparatoire de 12 mois pour
définir sa gouvernance, son organisation et son plan d’action.
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> Être ministre, c’est faire concrètement des choses. Changer des situations
pour le bien de la France et de ses habitants. C’est ce que j’ai fait avec
l’impôt à la source, la sécurité des Jeux Olympiques de Paris, les prisons de
haute sécurité. Même si c’est difficile, il faut essayer et il faut travailler.
À mon arrivée au ministère de la Justice, j’ai décidé de prendre à bras le
corps la problématique des détenus étrangers, qui représentent 25% de notre
population carcérale et contribuent donc à la surpopulation de nos prisons.
Grace à l’action déterminée et quotidienne, nous avons ainsi augmenté de +70%
le nombre de détenus étrangers expulsés. C’est inédit. Nous continuerons
d’accroitre les expulsions d’étrangers détenus, afin de lutter contre le fléau
de la surpopulation carcérale qui dégrade les conditions de travail des
courageux agents pénitentiaires, et empêche de lutter efficacement contre la
récidive.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> [Procès du meurtrier de l'enseignante Agnès Lassalle] Je dis aux professeurs
d'abord l'unité de l'institution. En l'occurrence, l'unité autour de la famille
de Madame Lassalle et de Monsieur Voirin. Vous vous souvenez, comme moi, de ce
drame il y a trois ans qui avait bouleversé la communauté éducative. Plus que
jamais, la communauté éducative est unie. Vous savez, je le dis souvent, mais
l'éducation nationale, c'est comme un corps. Et si vous touchez une partie,
vous avez tout le corps qui réagit. Et je leur dis aussi, évidemment, qu'on se
bat collectivement pour faire reculer la violence. Vous savez qu'on fait
énormément de contrôles aux abords d'établissement pour détecter les armes
blanches. On en a fait 20 500 en un an, quand même. On a retrouvé, pas loin de
1 000, de 1 000 armes blanches, au moins 800. Couteaux, cutteurs,
etc., en un an, sur 20 500 contrôles. 20 500 opérations de contrôles. Donc,
c'est plusieurs centaines de milliers de lycéens et de collégiens. Ça fait
beaucoup, oui. 800 sur 20 000, ça fait beaucoup. Je suis d'accord avec
vous. Et donc, tout l'enjeu pour nous, c'est de multiplier les contrôles. Et
puis, bien sûr, de travailler aussi sur l'éducation. Parce que le premier
problème, c'est quand même que le couteau ne sorte pas de la maison. Et donc,
c'est de travailler avec les familles, avec les parents, avec les élèves, pour
bannir cette espèce de pratique totalement inacceptable qui fait que certains
jeunes, aujourd'hui, se promènent armés.
> Il est temps que nous sortions collectivement du déni démographique. Ça fait 10 ans que notre démographie baisse. On est parti pour au moins 10 ans. Vous l'avez dit, c'est 1,7 million d'élèves. Alors, il faut juste rapporter ça au nombre d'élèves. C'est-à-dire que c'est quand même 14 % d'élèves en moins, en l'espace de 10 ans qui vont nous arriver.
> Ce qu'il faut, c'est qu'on ait une vision à long terme. Parce que moi, si vous voulez, les enfants qui sont en juin maternel, ils vont passer le bac dans 15 ans. Et quand ils vont passer le bac, il y aura 25 % d'élèves en moins à passer le bac avec eux. C'est ça que ça veut dire. Et donc, ce qu'il faut maintenant, une fois qu'on sait ça, et moi, j'ai fait faire cette étude de 10 ans pour que tout le monde ait les mêmes éléments, il faut qu'on travaille ensemble pour en faire à la fois une opportunité et puis en même temps, en tirer les conséquences. Parce que quand vous n'avez plus d'enfants dans certains endroits, il faut en tirer les conséquences. Donc, on lance les travaux avec une méthode aussi un peu différente. C'est-à-dire qu'on va partir vraiment du terrain et de la projection de ce que doit être un cadre scolaire pour construire, derrière, tous nos schémas, si je puis dire, en termes d'emploi, en termes de budget, etc. Il faut un peu changer de braquet si on veut faire face à la situation.
> Pour cette année, dans le public, il y a 3 200 suppressions de postes à la rentrée scolaire 2026. Si on avait dû suivre la démographie, si on avait suivi la démographie, on aurait dû en supprimer 9 000. On n'a pas fait ça. On a supprimé 3 000 parce qu'il faut tenir compte de ce qui se passe. Donc, à partir de là, vous avez des ouvertures de classes, des fermetures de classes. Ça vous donne à peu près le ratio du nombre de classes qui peuvent fermer.
> On a, aujourd'hui, des toutes petites structures scolaires dans certains endroits. Moi, j'ai des collèges à moins de 60 élèves quand même. Pour tout un collège. J'ai une centaine de collèges en France qui font entre 50 et 60 élèves. Ça veut dire qu'il y a une classe par niveau. On essaie de les protéger au maximum. Dans certains endroits, les collectivités font le choix de les fermer, mais on essaie de les préserver parce que ça correspond à un tissu important, etc. Si j'ai un professeur de physique dans ce collège, il est professeur potentiellement en deux, voire trois collèges. Parce que du coup, pour faire tout son service, il faut qu'il soit sur trois établissements. Quand vous cherchez un remplaçant, il faut trouver un remplaçant qui puisse intervenir sur les trois collèges. Et vous voyez bien que géographiquement, c'est plus dense. C'est pour ça qu'il faut un peu repenser les choses, parce qu'au lieu de subir chaque année en se disant : qu'est-ce qu'on va faire l'année prochaine? Il faut en réalité repenser un peu tout le système.
> Quand on est dans une situation budgétaire contrainte, tout le monde doit se poser la question de savoir comment il contribue. Ça, c'est normal. Après, pour moi, tout l'enjeu, si vous voulez, c'est une fois encore de partir des besoins du terrain pour arriver au nombre de postes nécessaires. Je dis ça parce que c'est important. Ça fait quand même pas mal de temps.
> L'éducation est le premier budget civil de l'État
en France. Et son budget a augmenté de 30 % depuis 2017. Pas dire qu'on est
tout à fait, si je puis dire, à la roue ou à la remorque du reste du Budget. (…)
Je rappelle juste, parce que tout le monde l'a oublié, que cette année, le
budget de l'éducation nationale est un des seuls budgets dont les montants ont
encore augmenté. Donc, on continue à faire l'effort. Qu'il y ait des efforts à
faire en même temps sur la défense, c'est normal. Qu'il y en ait sur
l'éducation, tout le monde est pour aussi.
> [Violences dans le périscolaire] Alors, très
concrètement, il faut savoir, peut-être avant de vous répondre, que l'école est
le premier signaleur de France. C'est-à-dire que je fais 80 000
informations préoccupantes ou signalement au procureur de la République chaque
année en France, l'école. Simplement, il n'y avait pas de trame commune, si
vous voulez. Il n'y avait pas de guide, finalement, pour le faire. Donc, ce que
j'ai fait, c'est que j'ai envoyé un petit guide à tous les personnels pour
dire, voilà, comment repérer d'abord, comment détecter ? Donc, il y a des
éléments qui permettent de détecter les comportements des enfants, etc., qui
laissent penser qu'il y a un problème. Et ensuite, comment signaler les faits à
la fois au procureur, aux services sociaux, etc. Donc, c'est assez simple, en
réalité, à faire, mais il se trouve que ça n'existait pas. (…)
En fait, il y a toute la chaîne. D'abord, prévenir, c'est empêcher que des
personnels qui auraient eu des comportements inqualifiables puissent entrer
dans le système. Aujourd'hui, on a un système de contrôle à l'entrée dans
l'éducation nationale qui fait qu'on contrôle les fichiers. Le casier
judiciaire, ce qu'on appelle les fichiers des auteurs d'informations sexuelles,
etc. Donc, aujourd'hui, on a une barrière à l'entrée, si je puis dire. Après
ça, le risque, c'est qu'une personne qui n'aurait aucun antécédent puisse avoir
un comportement criminel au cours de sa vie, 10 ans, 20 ans, 30 ans, après
avoir pris ses fonctions. Dans ce cas-là, la règle, pour moi, elle est très
simple, et on va proposer un article de loi dans ce sens. C'est de dire, c'est
de faire ce qu'on appelle une liste noire. Si un agent que j'aurais écarté,
moi, pour des raisons de comportement inappropriés avec des élèves, et qui
n'aurait pas été condamné pénalement, parce que vous savez que ce n'est pas
toujours la même chose, ne pourra plus être pris à l'Éducation nationale. Donc,
il faut, pour être clair, fermer les portes et les fenêtres pour se protéger,
et puis à l'intérieur aussi, il faut éduquer les élèves, il faut éduquer les
enfants, il faut apprendre à accueillir la parole des enfants, ce n'est pas
évident, et il faut leur apprendre à dire quand il y a des choses qui ne vont
pas.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> Si la droite et le centre sont désunis, personne n'arrivera au second tour.
> On n'a pas le luxe de choisir entre le renouvelable et le nucléaire, on a besoin des deux.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Le prêt de 90 Milliards d’euros à l’Ukraine devrait être finalisé dès
aujourd’hui. La France a joué un rôle clé pour aboutir à cet accord en
décembre. Il y a un an, on disait que l’Europe assisterait en spectateur à la
capitulation forcée de l’Ukraine. Coalition des volontaires, prêt: avons pris
nos responsabilités et notre sécurité en main.
> Je rends hommage au Caporal-chef Anicet Girardin et à l’adjudant Florian Montorio, morts pour la France, tués par le Hezbollah alors qu’ils tenait leur mission pour la paix dans la FINUL. La France ne sera pas intimidée. Les autorités libanaises doivent prendre leurs responsabilités face au Hezbollah.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Le combat contre le système prostitutionnel est un combat pour la dignité
et pour l’égalité. L’objectif reste clair : abolir la prostitution.
Nous fêtions la semaine dernière les dix ans de la loi salutaire du 13 avril
2016, instaurant notamment un parcours de sortie de la prostitution. Cette loi
est une avancée réelle, mais le combat est loin d’être terminé, et l’action
législative à elle seule ne saurait suffire. Nous avons besoin de tous les
acteurs de terrain pour la seconder.
C’est dans cet esprit que nous avons réuni à l'Assemblée nationale les
nombreuses associations œuvrant chaque jour pour l'accompagnement des victimes
de la prostitution. Je me suis également rendue auprès du Mouvement du Nid,
pour échanger avec les bénévoles qui accompagnent les victimes de ce système et
saluer leur engagement sans relâche. Leurs actions sauvent des vies. Elles sont
d’autant plus précieuses face à une loi encore trop méconnue par les pouvoirs
publics.
Ces associations qui luttent, ces citoyens qui agissent au quotidien, comme au
Mouvement du Nid, incarnent cette société de l'engagement que j'appelle de mes
vœux.
L'engagement associatif a aussi été une partie importante de ma vie, et je sais
de quoi les acteurs de terrain sont capables. Après plusieurs années au sein
des Restos du Cœur, j'ai acquis cette conviction que le changement commence sur
le terrain : dans nos associations, nos collectifs, et tous ces mouvements qui
agissent pour l’intérêt général.
Les bénévoles font un travail exceptionnel, et donnent bien plus que leur temps
: ils tendent la main à d'autres, qui en ont besoin à un moment de leur vie.
Un grand merci à Claire Quidet, Présidente du mouvement du Nid France et aux
milliers de bénévoles qui, chaque jour, œuvrent pour faire progresser notre
société sur des sujets essentiels. Votre travail est indispensable.
> Le caporal-chef Anicet Girardin est mort pour la France. Alors qu'il était engagé au sein de la FINUL, il avait été rapatrié hier du Liban après une blessure grave au cours de la même attaque du Hezbollah qui avait fait perdre la vie à l'adjudant Florian Montorio le 18 avril. À sa famille, à ses proches, à ses frères d’armes et à l'ensemble des soldats de la FINUL, j'adresse mes pensées et l'hommage de toute la Nation qui reconnaît leur courage et leur dévouement au service de la paix.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> La liberté est pour moi la valeur la plus importante dans nos démocraties.
Je refuserai toujours que des mouvements politiques cherchent à placer leurs
règles au-dessus de nos lois.
> Les combats politiques que je mène ne sortent pas de nulle part, ils viennent de mon vécu. Le quotidien de ma mère pour nous élever seule, le harcèlement scolaire que j'ai subi adolescent, les inégalités entre les femmes et les hommes dans le travail vécues par mes sœurs.
> Face à la Chine et aux États-Unis, la France doit (re)devenir une nation d'ingénieurs et de scientifiques. Et ce chantier commence par l'École.
> Ça me révolte que 2 hommes qui se tiennent la main dans la rue soient agressés. Qu'une personne en raison de sa couleur de peau soit empêchée d'avoir un travail, d'ouvrir un compte en banque ou un logement. Moi, je crois que notre pays est beaucoup plus ouvert, beaucoup plus tolérant, que ce qu'on veut bien croire.
> Il y a besoin de mieux partager le pouvoir. Énormément de choses qui sont décidées ou qui sont gérées à Paris devraient l'être par les collectivités locales ou par les partenaires sociaux.
> Nous n'avons rien en commun avec Jordan Bardella. J'ai commencé en manifestant contre Jean-Marie Le Pen. Lui a commencé en allant l'applaudir à ses meetings.
> Cette proposition de loi pour nos boulangers et nos fleuristes vient du terrain. Ils demandent depuis des années d'avoir la liberté d'ouvrir le 1er mai, avec leurs salariés volontaires, avec une rémunération doublée et un jour de repos. Derrière ce débat, il y a un débat sur le travail et la liberté de travailler. Je me battrai toujours pour que les Français qui souhaitent travailler puissent le faire.
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Les dernières citadines électriques (fabriquées en France et en
Europe) sont désormais plus économiques à l’usage, prix d’achat compris. C’est
une évolution récente, donc forcément, ça met du temps à s’installer. C’est
normal. À force de regarder le verre à moitié vide, de se complaire dans le
“rien ne va plus”, on passe à côté de ce qui avance. Moi je vois dans le
Pas-de-Calais où je suis élue des gens qui affrontent le sujet. Et je veux
remercier les élus de mon territoire de faire le job. Eux se posent
concrètement la question de sortir des énergies fossiles. Eux ils ont compris.
> Depuis 2022, nous avons augmenté notre production de renouvelables et de nucléaire de plus de 30 %. C’est pour cela qu’aujourd’hui, le prix de notre électricité est significativement plus bas en France qu’en Italie ou en Allemagne. C’est le résultat d’une politique construite et déployée. Alors oui, il y a des semeurs de doute: un président américain qui lâche les chevaux sur les fossiles, des députés au Parlement qui veulent tout lâcher sur la transition énergétique. Mais nous tenons le cap. Nous continuons et nous accélérons.
> Oui, il y a des profiteurs de guerre. Et les prédateurs, nous savons où les trouver : ils sont aux États-Unis. Ceux qui profitent de la crise énergétique, ce sont les producteurs de gaz et de pétrole américains, qui ne subissent pas l’augmentation de leurs coûts d’approvisionnement comme nous en France.
> Contrairement à ce que le Rassemblement national s’emploie à raconter : aucun État ne gagne de l’argent pendant une crise énergétique majeure. L’économie est ralentie, donc nous avons moins de rentrées d’impôts, plus de charges sociales, et les taux d’intérêt augmentent : ce qui impacte notre budget. Et quand les prix augmentent, les quantités diminuent. Donc nous ne faisons pas non plus de gains sur les taxes sur le pétrole.
Jean-René Cazeneuve (député)
> La crise au Moyen Orient va coûter -6 Md€ (est.) à notre pays en 2026. Le
cumul des gains sur l'essence est de +80 M€. Et Bardella Des Deux-Siciles qui
nous expliquait il y a 2j qu'il fallait baisser les taxes... Cet homme n'est
pas crédible.
> "Raciste et masculiniste" le rugby ? La composition de l'équipe de France et le succès grandissant des féminines contredisent ces propos si étrangers à notre sport. Tout salir, tout conflictualiser, un métier à temps plein chez les députés LFI.
Prisca Thevenot (députée)
> Venir d’une famille politique c’est l’écouter, pas la brader. La ligne
Retailleau interroge : silence sur les thérapies de conversion, confusion
immigration légale/illégale, refus de constitutionnaliser l’IVG. Je le répète,
le barrage n’est pas un projet.
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> « Moi Président, je mettrai l’Espagne au ban des nations européennes ».
Déclaration ridicule et irresponsable de Bruno Retailleau. Face aux empires,
l’Europe doit faire bloc. Nous avons besoin d’unité et de coopération, pas de
propos d’estrade qui divisent et nous affaiblissent.
> À Gdańsk, Emmanuel Macron et Donald Tusk poursuivent la dynamique du traité de Nancy : partenariat renforcé, échanges accrus, investissements communs dans le nucléaire, la défense et les infrastructures. Ensemble pour une Europe souveraine.
Violette Spillebout (députée)
> Des millions d’enfants mangent encore dans du plastique à la cantine,
malgré les risques pour la santé et la loi EGALIM. Avec 143 députés, nous avons
déposé une PPL pour y mettre fin.
> Audiovisuel public: Je suis favorable à la publication du rapport sur l’audiovisuel public. C’est un impératif démocratique. C’est un outil pour protéger et réformer l’audiovisuel public français. Pour avoir assisté à plusieurs auditions parlementaires, le travail d’enquête, de contrôle et de questionnements a été considérable. Il doit être restitué en transparence. Nous pourrons, à la parution du rapport, contribuer aux recommandations avec l’esprit critique et le recul nécessaire, sans concession, mais avec lucidité sur l’éthique, la déontologie et la gestion.
Marie Lebec (députée)
> 2027 approche. Nous porterons un projet clair et assumé, pour poursuivre
la transformation du pays. Mais face au risque d’une impasse entre les deux
extrêmes, le rassemblement de celles et ceux qui partagent les mêmes valeurs ne
sera pas une option, ce sera une exigence.
> Le président de la République veut approfondir la méthode pour accélérer la réindustrialisation : - 150 projets « cathédrales industrielles », pour pouvoir aller plus vite - Un décret publié aujourd’hui permet de gagner jusqu’à un an sur les contentieux - Des sites clé en main pour relancer le foncier industriel Nous consolidons la stratégie engagée depuis plusieurs années : lever les freins, simplifier l’action publique et poursuivre une méthode qui fonctionne !
> Le président de la République inaugure aujourd’hui la future mine de lithium d’Imerys dans l’Allier, appelée à devenir le 4e gisement le plus important au monde. Un projet stratégique qui permettra de sécuriser la moitié de notre production de batteries électriques, dont l’objectif est 1,5M par an. Ici se concrétise un projet qui réconcilie les 3 points fondammentaux de l’industrie du 21e siècle : compétitivité/création d'emplois, souveraineté, et décarbonation.
> « Notre liberté passe par notre capacité, en
Européens, à nous protéger, à nous défendre et à moins dépendre. »
(Emanuel Macron)
L’actualisation de la Loi de
programmation militaire, examinée dès aujourd’hui en commission de la défense à
l’Assemblée nationale, va dans ce sens et renforce notre sécurité comme notre
souveraineté.
Paul Midy (député)
> «Plutôt crever» quand on demande à Jean-Phillipe Tanguy (RN) s’il
utilise l’IA.
- Métiers à tisser, plutôt crever?
- Tracteur, plutôt crever?
- Machines-outils, plutôt crever?
- Ordinateur, Plutôt crever?
- Internet, plutôt crever?
Ce qui est bien avec les populistes c’est qu’ils ne changent pas, siècle après
siècle.
Voter pour eux : plutôt crever !
Olga Givernet (députée)
> Les travaux parlementaires sont suspendus et je siège pourtant en
commission de la Défense pour examiner l'actualisation de la LPM. Parce que
certains textes n'attendent pas. Actualiser la LPM, c'est choisir la lucidité
face au retour de la guerre en Europe.
> Face à la flambée des carburants, le gouvernement choisit la justice plutôt que l'arrosoir. Pendant que le RN réclame des baisses de taxes pour tous, ces annonces ciblent ceux qui en ont vraiment besoin.
> Notre plan d'électrification c'est ça la vraie réponse dans le contexte géopolitique actuel. Pas le populisme énergétique du RN. La France a les moyens de produire une énergie propre et souveraine. La dépendance au gaz et au pétrole nous rend vulnérables.
> La collaboration franco-suisse est essentielle à nos bassins de vie transfrontaliers qu'il s'agisse de mobilité ou encore d'accès aux soins. C'est le sens de mon échange avec Pierre Maudet, Conseiller d'État genevois, autour des défis qui structurent notre quotidien dans l'Ain.
Constance Le Grip (députée)
> Hommage à deux des nôtres, tombés dans une embuscade tendue au Liban
par le Hezbollah contre la FINUL. Adjudant Florian Montorio et Caporal-chef
Anicet Girardin. J'adresse mes pensées émues à leur famille, leurs proches, et
à tous leurs frères d'armes.
> En commission de la défense ce matin, pour défendre 2 amendements au projet de loi d'actualisation de la Loi de Programmation Militaire. Avancer la mise en place de la commission chargée du futur Livre Blanc, faire une évaluation du Plan Famille 2 du Ministère et de l'évolution de la condition militaire.
● MoDem
Bruno Fuchs (député)
> La communauté bahá’íe en Iran, principale minorité religieuse non
musulmane du pays, fait l’objet d’une lourde répression : arrestations,
condamnation à la peine capitale. Cette situation nous inquiète et illustre une
nouvelle fois le caractère profondément répressif du régime.
> L’accord entre la RDC et le M23 est une avancée positive : il facilite l’accès de l’aide humanitaire et prévoit d’examiner la libération de prisonniers sous dix jours. Mais le chemin vers une paix durable et la sécurité semble malheureusement encore long.
Frédéric Petit (député)
> La France est le premier investisseur en Pologne, ne l’oublions pas. Avec
une Amérique déboussolée, dans une Europe confrontée à la guerre, le
partenariat stratégique franco-polonais, si exigent, n’en demeure pas moins
essentiel pour la souveraineté européenne.
● Parti radical
Nathalie Delattre (présidente)
> Le risque d’inondation
n’est plus une hypothèse, il s’impose désormais comme une réalité durable de
notre territoire. Un Français sur quatre vit dans une zone exposée, tandis que
les épisodes extrêmes se multiplient. Ce que nous avons pu qualifier hier d’exceptionnel
tend à devenir la norme aujourd'hui.
Face à cette évolution, notre réponse publique reste trop souvent fondée
sur la réaction plutôt que sur l’anticipation. À chaque événement, nous
constatons les mêmes dégâts, les mêmes reconstructions, les mêmes fragilités.
Cette répétition n’est pas une fatalité : elle révèle l’écart persistant entre
ce que nous savons faire et ce que nous faisons réellement.
Les solutions existent : mieux adapter l’aménagement du territoire, limiter
l’imperméabilisation des sols, favoriser l’infiltration des eaux pluviales,
entretenir les cours d’eau, renforcer les dispositifs de prévention. Ce qui
manque encore, c’est la volonté publique nécessaire pour passer d’une logique
d’urgence à une logique de transformation durable.
Le principal point de blocage demeure aujourd’hui le financement. Les
outils existants sont dispersés, parfois complexes à mobiliser, et souvent
inadaptés aux réalités des collectivités. Le Fonds Barnier reste insuffisant.
La DSEC laisse trop souvent des restes à charge élevés. Les agences de l’eau
disposent de marges contraintes, tandis que les financements européens
demeurent sous-utilisés.
Cette fragmentation affaiblit notre efficacité collective. Elle ralentit
les projets, décourage les initiatives locales et reporte des investissements
pourtant indispensables. Or chacun le sait : prévenir coûte moins cher que
réparer.
Le temps n’est plus aux constats successifs ni aux ajustements marginaux.
Il faut rendre pleinement opérationnels les outils existants, les renforcer
lorsque nécessaire et agir avec détermination. Nos territoires attendent une
stratégie cohérente : mieux prévenir, mieux protéger, mieux financer. Le risque
progresse. À nous de faire progresser l’action publique plus vite.
Au Sénat, nous avons adopté trois propositions de loi, issues notamment du
travail mené au sein de mon groupe RDSE, auquel j’ai pleinement pris part, en
étroite relation avec notre chef de file Jean-Yves Roux. Il appartient
désormais à l’Assemblée nationale de s’en saisir rapidement pour transformer
les constats en décisions et les décisions en actions.
► Autres
● Commission européenne
Stéphane Séjourné (Vice-président exécutif à la Prospérité et à la Stratégie
industrielle)
> Une diminution drastique du courrier, une augmentation fulgurante des
colis, une concurrence internationale forte, et parfois déloyale. Que
peut et doit faire l’Europe pour réformer sa filière postale, et protéger les
clients? À l’approche du Delivery Act, c’est le sujet de notre échange
avec les membres de Post Europe, qui représentent les opérateurs
postaux européens.
> Décision claire sur le cas FSR de la ligne violette
du métro de Lisbonne !
On rembobine.
Le 5 novembre dernier, la Commission UE ouvrait une enquête au titre du
Règlement sur les subventions étrangères, soupçonnant le constructeur de
matériel roulant chinois CRRC d’avoir injustement bénéficié de subventions
publiques dans le cadre de l’appel d’offre sur l’extension de la ligne violette
du métro de Lisbonne.
Avec ce Règlement - que je me suis engagé à appliquer de façon beaucoup plus
systématique dès les 1ers jours de mon mandat - nous avons exigé un changement
de sous-traitant pour rétablir l’équité.
Résultat : concurrence loyale restaurée, marché ouvert et renforcé.
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> C’est un effet direct de la victoire de Petér Magyar en Hongrie : le prêt
de 90 milliards d’euros de l’UE à l’Ukraine est débloqué. Cette décision inclue
également un 20e train de sanctions à l’encontre de la Russie. Les premiers
versements pourraient avoir lieu dès juin. C’est un immense soulagement pour
l’Ukraine, c’est aussi un signal très fort quant à la crédibilité de l’Union
européenne à l’échelle internationale. Mais bien que cette décision soit
évidemment positive, elle rappelle notre faiblesse institutionnelle.
Aujourd’hui, un pays – un seul – peut bloquer la volonté d’action d’une immense
majorité d’Etats membres dans l’aide à l’Ukraine. Nous devons mettre fin à
cette vétocratie. Il est temps de renoncer à la règle de l’unanimité de l’Union
européenne en matière de politique étrangère. Je me félicite que la présidente
de la Commission partage cet avis. Ne tardons pas pour éviter tout blocage à
l’avenir : aujourd’hui Orban ne dirige plus la Hongrie mais d’autres ennemis de
l’Europe pourraient bientôt arriver au pouvoir.
Pascal Canfin (député)
> Face aux crises
géopolitiques, à commencer par la guerre au Moyen-Orient, l'Europe ne peut plus
se contenter de changer de fournisseurs de gaz et de pétrole. La véritable
solution réside dans une réduction structurelle de notre dépendance aux
importations d'énergies fossiles, ce qui implique l'électrification. Il est
temps de reconnaître l'électrification et la décarbonation pour ce qu'elles
sont réellement : des instruments essentiels de sécurité.
Christophe Grudler (député)
> AccelerateEU, oui mais
accélérons vraiment. Protéger les consommateurs est urgent, mais pas à coup de
subventions déguisées au gaz qui prolongent notre servitude énergétique.
L'électrification massive de nos réseaux, de nos bâtiments, de nos transports :
voilà notre autonomie stratégique. L'Europe doit investir car sa souveraineté
en dépend.
Nathalie Loiseau (députée)
> Mais avec qui pose le président du RN ? Avec une élue polonaise
homophobe, anti-IVG, europhobe, antivax, hostile à l’aide à l’Ukraine, membre
d’un parti accusé de racisme et d’antisémitisme. Jordan Bardella ne peut
l’ignorer : elle est membre de son groupe politique.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> Notre pays a besoin de (grands) projets, pour produire, être plus
souverain et plus vert ! La simplification doit devenir le droit commun. C’est
le sens des 39 propositions très concrètes, souvent inédites, du « rapport
Cadot » publié en janvier. Beaucoup se mettent aujourd’hui en place, c’est
une grande avancée ! Nous continuerons à porter ces propositions essentielles,
pour accélérer encore
> Quelques jours après la disparition de L. Jospin, n’oublions pas le 21 avril 2002. Je suis un citoyen du 21 avril, ma 1ère élection présidentielle. Beaucoup d’amis ne voulaient pas voter ou voter « en se faisant plaisir ». On verrait au 2nd tour. Nous avons eu l’extrême-droite.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> L’innommable a un nom : le «sleep porn». Après Coco, ZZZ, Motherless et
d’autres plateformes hébergeraient des contenus criminels où des femmes
droguées sont violées. Enquêtes, médias, signalements citoyens : repérer pour
mieux traquer et punir.
> L’ensemble des salariés et bénévoles de la petite
enfance et de la protection de l’enfance peuvent demander un certificat
d’honorabilité sur un site qui s’appelle honorabilite.social.gouv.fr. Il
est obligatoire dans ces secteurs, où nous avons contrôlé plus de 895.600
personnes depuis le 1er octobre. Il est également obligatoire pour les
établissements accompagnant des enfants en situation de handicap depuis avril,
et depuis février pour adopter. En l’absence de condamnation sur le casier
judiciaire (le bulletin numéro 2), cela prend deux ou trois jours pour
obtenir un PDF sécurisé, que l’employeur peut flashcoder et authentifier, pour
éviter les tentatives de fraude – il y a eu des gens malintentionnés qui
savaient qu’ils ne l’auraient pas et qui ont fait des faux. En cas
d’antécédents judiciaires, le délai passe à 11 ou 12 jours. On vérifie par
ailleurs le Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijaisv)
qui porte aussi sur les procédures en cours [et pas seulement les
condamnations] – ce qui est plus protecteur. Il est renseigné de manière
systématique dès la mise en examen en cas de crime, comme le viol. Le refus du
certificat d’honorabilité permet de suspendre l’embauche du salarié ou de
casser le contrat de travail lorsqu’il est en place. Et le fait de rendre ce
certificat obligatoire dans la loi impose à l’employeur de faire ces
vérifications, sous peine de poursuites. (…)
La quasi-totalité des 4.800 personnes qui se sont vues refuser
l’attestation, c’est en raison d’une condamnation inscrite sur leur casier
judiciaire (4.643 personnes), les autres (157 personnes) étaient inscrites au
Fijaisv. On constate une surproportion de personnes de sexe masculin : au
départ seulement 23 % des demandes émanent d’hommes, alors que dans les
personnes écartées, ils sont très majoritaires : ils forment 94 % des
personnes écartées en raison d’une condamnation au Fijaisv et 66 % des
personnes écartées en raison d’une condamnation au B2.
Nous observons aussi une surreprésentation du secteur de la protection de
l’enfance. Car si un tiers des demandes viennent de ce secteur, elles
engrangent 60 % des refus. Et ce n’est pas étonnant : les prédateurs
vont vers les enfants les plus vulnérables, qui ont des psychotrauma. Je
soupçonne que la proportion est encore plus forte encore dans les Institut
Médico-Éducatif [IME, qui accueillent des enfants en situation de handicap],
pour lesquels nous sommes en train de récolter des chiffres, car ce sont des
enfants encore plus fragiles, qui pour certains ne parlent pas…
> [Etendre l’attestation d’honorabilité] Je
souhaite que ce soit obligatoire pour l’accueil collectif, dont le périscolaire
ou les plateformes de baby-sittings. Et je souhaite que pour le parent
employeur ce soit simplement accessible.
Il faut quand même dire qu’il y a bien des contrôles des animateurs
périscolaires, mais selon d’autres modalités. Or j’ai la conviction qu’il faut
que les contrôles soient désormais à la charge du candidat, harmoniser les
process et les simplifier. Parce que lorsque vous avez une personne absente, et
que l’employeur doit recruter au pied levé parce qu’il a des taux d’encadrement
à respecter, il ne peut pas vérifier dans l’urgence, donc il ne vérifie pas. Or
si la personne qui candidate a déjà son certificat, car il est valable 6 mois,
cela devient possible.
Par ailleurs nous avons aujourd’hui un processus de vérification pour le
sport, un autre pour le périscolaire, un autre pour l’accueil collectif de
mineurs… Il faut sortir du sectoriel. Pourquoi seriez-vous moins protégé quand
vous êtes parent employeur et que vous avez une nounou à domicile, ou un prof
de guitare ? Je souhaite que les parents puissent aussi demander un
certificat. (…)
Il y a actuellement un projet de loi sur la protection de l’enfance qui est
examiné au Conseil d’Etat, il y aura un temps de débat parlementaire à ce
sujet. Mais, oui, je souhaite qu’à terme on aille plus loin. Le ministre de
l’Education a évoqué une « liste noire » pour écarter des personnes
qui n’ont pas été sanctionnées pénalement, un fichier administratif qui n’est
actuellement pas généralisé. Je suis favorable à cette proposition, qui
pourrait être une bonne pratique pour d’autres secteurs.
> C’est vrai que sur le numérique, on protège mieux les données bancaires que nos enfants. Il n’y a pas de petit manquement quand il s’agit d’enfance. Notre responsabilité passera par la généralisation et l’harmonisation des contrôles.
> En cette Journée de la Terre, rappel essentiel : transmettre le respect du vivant, c’est préparer l’avenir de nos enfants. L’écologie s’apprend à tout âge — je vous recommande le podcast Coup de pouce, à écouter en famille !
> Nous traquerons sans répit chaque prédateur. Pour cela, une méthode : dénoncer la responsabilité de chacun, du forum hébergeur au pédocriminel. Des sites comme Coco nécessitent des moyens à la hauteur de l'enjeu de protection des enfants.
> La Cour de justice de l'UE juge que la Hongrie de Orbán a porté atteinte au pluralisme et donc aux valeurs de l'UE en stigmatisant homosexualité et transidentité et en les associant à la pédocriminalité. L'Europe doit protéger ses valeurs. C'est une très bonne nouvelle !
> Parce que créer, c’est s’affirmer. Parce qu’imaginer, c’est grandir. Dès la petite enfance, pas d'écrans pour favoriser la créativité !
> Un parent doit pouvoir être sûr que la personne qui vient garder son enfant ou lui donner un cours de musique ne soit pas un prédateur. L'attestation d'honorabilité est gage de protection et de confiance. Elle doit concerner tous les enfants, à tout moment de la journée.
