jeudi 19 mars 2026

La Quotidienne centriste du 19 mars 2026. Quand le PS dénonce les propos complotistes et antisémites de Mélenchon puis conclut des «fusions techniques» avec LFI


Le Parti socialiste a donc décidé de conclure des «fusions techniques» (terme qu’il a inventé) pour le deuxième tour des municipales avec un parti, LFI, dont il a dénoncé le 3 mars dernier – juste 12 jours avant le premier tour de ces élections –, lors de son bureau national, «les caricatures complotistes et propos antisémites intolérables» de son leader, Jean-Luc Mélenhon.

On peut donc en conclure qu’en toute connaissance de cause, les socialistes ont décidé de s’allier avec un personnage qu’ils estiment être un complotiste antisémite.

Voilà qui est extrêmement grave pour un parti qui prétend défendre les valeurs démocratiques et humanistes.

Reste à savoir quelle sera la conséquence de ce fourvoiement.

Si les «fusions techniques» lui permettent de gagner et de conserver des municipalités, cela voudra dire que ses électeurs ne lui en tiennent pas rigueur, voire qu’ils soutiennent sa décision.

En revanche, s’il perd là où ces fusions ont été réalisées et peut-être ailleurs – les sondages indiquaient que ses sympathisants rejetaient des accords avec LFI –, il paiera immédiatement le prix de son électoralisme bassement politicien et que le prix à payer pourrait être encore plus élevé en 2027 lors des présidentielles et des législatives.

Quoi qu’il en soit, avec ces «fusions techniques» contractées avec des amis de celui que l’on qualifie de complotiste et d’antisémite, amis qui le soutiennent sans réserve et qui tiennent souvent les mêmes propos et utilisent les mêmes caricatures, le PS s’est, non seulement, déshonoré mais a participé à la dégradation de l’image de la politique à un moment crucial pour l’avenir de la démocratie républicaine libérale.

 

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