Par Aris de Hesselin et Alexandre Vatimbella
L’annexion du Groenland pour détourner les regards du scandale Epstein.
Les violences de la police anti-immigration pour masquer l’inflation.
L’envoi de militaires dans les villes tenus par les démocrates en prétextant des insurrections pour éviter de parler de l’augmentation du chômage.
La rebaptisation de tous les édifices et organisations possibles à son nom pour occulter son échec dans son rapport de force avec la Chine.
Le bombardement de l’Iran pour évacuer son incapacité à régler la guerre en Ukraine.
L’enlèvement de Maduro pour escamoter tous les bides de ses soi-disant règlements de conflits à travers de monde.
La poursuite d’élus et d’officiels qui ne sont pas de son côté ou qui remplissent simplement leur mission mais qui le gênent pour mettre sous le tapis son attaque contre l’assurance-santé et l’absence d’un plan pour la remplacer promis depuis 2016.
Des attaques continuelles et des demandes de renvoi des présentateurs des talk-shows les plus regardés parce qu’ils se moquent de lui afin qu’on ne regarde pas ses problèmes mentaux et de sénilité.
Publier des photos-montage de sa personne avec une couronne sur la tête et un sceptre à la main pour camoufler son impopularité qui augmente lors de chaque sondage.
Donald Trump crée sans cesse des contrefeux les plus dangereux et incohérents possibles mais qui font le buzz pour que l’on ne s’occupe pas de ce qui devrait le conduire à être destitué si la démocratie américaine avait encore un fonctionnement seulement «normal», c’est-à-dire en obéissant à son propre Etat de droit.
Et ça marche!
Certains diront pendant un certain temps.
Oui, sans doute mais ces contrefeux une fois obsolètes sont remplacés par d’autres dans une fuite en avant qui constitue un aventurisme qui menace la stabilité des Etats-Unis et celle du monde sans parler de l’affaiblissement constant de la démocratie républicaine.
Tous les bouc-émissaires possibles et imaginables sont convoqués pour que Trump «s’en sorte».
Tous les propos les plus abjects et les plus choquants sont éructés de sa bouche ou viennent de ses doigts tapant sur son téléphone portable des textes publiés sur sa messagerie dans une diarrhée verbale haineuse où les mensonges et les insultes se bousculent afin de cacher son inaptitude à être président.
Trump ne gouverne pas, il crée le chaos.
Jusqu’à la crise ultime?
[Dans cette rubrique, nous publions les
points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement
ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire
progresser la pensée centriste.
Aris de Hesselin est un avocat international, centriste et un européen,
défenseur d’une mondialisation humaniste.
Alexandre Vatimbella est directeur du CREC]