Le G7 s’est réuni aujourd’hui en visioconférence sous la présidence de la France «pour organiser le travail sur les mécanismes à mettre en œuvre pour la liberté de navigation et la sécurité maritime» au Moyen-Orient, dixit Emmanuel Macron et plus particulièrement pour aborder le problème de la «fermeture» du détroit d’Ormuz par l’Iran et des conséquences qui s’en suivent sur le commerce mondial et plus particulièrement sur celui du pétrole et du gaz.
A l’issu de cette réunion, un communiqué commun a été publié (voir ci-dessous) et Emmanuel Macron a pris la parole pour expliquer ce qui a été décidé.
En réalité peu de choses puisqu’il semble impossible, pour l’instant, de garantir la sécurité des bateaux qui empruntent cette voie de navigation large de seulement 35 kilomètres.
Les sept pays (+ l’Union européenne) qui sont pourtant parmi les plus riches du monde (PIB par habitant), qui ont parmi eux la première puissance du monde (les Etats-Unis) et deux autres puissances nucléaires (France et Royaume-Uni) sont donc incapables de s’entendre et de prendre des décisions pour mettre fin à cette guerre en imposant leur volonté à l’Iran.
Au lieu d’être dans l’action, ils sont dans la réaction et la seule chose sur laquelle ils ont pu se mettre d’accord, c’est de décider qu’ils assureront la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz une fois que les hostilités auront pris fin.
Ils ont quand même décidé, dans le même temps, de continuer à sanctionner la Russie malgré ses offres de compenser avec son pétrole celui qui ne peut plus passer par le détroit d’Ormuz.
Comme l’a déclaré le président de la république:
«Nous avons acté également dans ce G7 que cette situation ne justifiait en
aucun cas de lever les sanctions qui existent à l'égard de la Russie, que cette
situation ne devait pas, évidemment, réduire notre attention à l'Ukraine, au
soutien à l'Ukraine, et à la clarté que nous avons en termes de sanctions à
l'égard de la Russie. Et donc, nous allons maintenir nos efforts. Plusieurs,
d'ailleurs, d'entre nous, ont pu saluer l'implication des Ukrainiens, qui sont
très rapidement venus en soutien de beaucoup de pays du Golfe pour leur
apporter leurs capacités et leurs innovations en termes de lutte anti-drone.»
► Communiqué du G7.
Les dirigeants du G7 se sont réunis en visioconférence
ce mercredi 11 mars 2026 pour travailler sur les conséquences économiques de la
guerre au Moyen Orient. Il s’agissait de la première réunion des dirigeants du
G7 depuis le début de la Présidence française du G7 en 2026.
Cette réunion a permis de faire un point sur la situation et ses
conséquences économiques, et de mettre en œuvre la coordination indispensable
entre nos pays sur ce sujet.
Les dirigeants du G7 sont convenus de mettre en place une coordination dans
le but de se préparer pour restaurer la liberté de navigation dans la région. À
ce titre, un travail est lancé pour explorer la possibilité d'escortes de
navires quand les conditions de sécurité seront réunies ; il
s'accompagnera de démarches envers les compagnies maritimes, les transporteurs
et les assureurs.
Les dirigeants du G7 ont salué l’annonce de l’Agence internationale de
l’énergie, préparée sous l’impulsion du G7, de libérer jusqu’à 400 millions de
barils de réserves stratégiques, une quantité significative visant à envoyer un
signal clair aux marchés mondiaux.
Les dirigeants du G7 encouragent la production énergétique dans les pays
qui peuvent remplacer les capacités bloquées, et appellent à éviter toutes les
mesures de restrictions à l’export.
Les dirigeants du G7 sont convenus d’établir une coordination entre les
pays membres du G7 et les économies du Golfe au sujet des conséquences
économiques de la guerre au Moyen-Orient.
Les dirigeants du G7 ont réaffirmé leur unité et leur détermination à
poursuivre les sanctions à l’égard de la Russie.
Ils sont déterminés à suivre de près les impacts, les tensions sur les
carburants, le gaz, mais aussi sur les engrais, point de vigilance important
pour les agriculteurs et pour la sécurité alimentaire de tous.
Tous ces éléments sont des réponses concrètes aux préoccupations légitimes
de nos compatriotes sur l’évolution des prix de l’essence. Nous continuons
d’être pleinement mobilisés et vigilants.
Cette situation révèle aussi la pertinence de poursuivre un agenda
d’indépendance énergétique et d’électrification, afin de réduire les
dépendances aux soubresauts géopolitiques.
[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]
