Sébastien Lecornu est intervenu en cette fin de journée lors d’une intervention en direction des Français, afin de faire un bilan, un constat et prendre une décision à propos du Budget 2026.
Le bilan est que sa volonté de faire en sorte que cette loi de finance soit celle du Parlement a permis un travail de la part de parlementaires qui désiraient remplir leur mission et prendre leurs responsabilités pour la France et les Français.
Le constat est que, malgré cette bonne volonté, les extrêmes ont fait exprès de faire capoter ce processus en créant le chaos, en déposant des milliers d’amendements pour le retarder le plus possible et en rendant le texte incompréhensible et invotable.
La décision est que le gouvernement va proposer son propre projet en y incluant l’ensemble des désidératas des parlementaires qui sont compatibles avec les lignes directrices fixées au départ notamment en ce qui concerne le déficit qui ne peut excéder les 5%.
Un projet qui sera soumis au vote des députés et des sénateurs.
A ce sujet, le Premier ministre espère encore qu’il pourra être adopté par l’axe central (du PS à LR en passant par Renaissance, le MoDem, Horizons et Liot).
Il n’a pas précisé s’il compte in fine utiliser l’article 49.3 ou passer des ordonnances.
Mais il a regretté que la séquence budgétaire
se termine ainsi:
«Depuis Noël, les discussions sur le Budget de l'État après, pourtant,
350 heures de débat, sont entravées: la Commission mixte paritaire a échoué, le
Sénat n'a pas trouvé de compromis avec l'Assemblée. Au sein même de l'Assemblée
nationale, certains ont choisi le blocage, en Commission des finances comme en
séance. La France insoumise et le Rassemblement national, chacun à leur
manière, ont bloqué ce travail et ont méthodiquement rendu le texte incohérent
et donc, à la fin, invotable.
Ce n'est pas une divergence de fonds, c'est une stratégie cynique et
profondément délibérée. J'avais fait le choix de laisser le pouvoir au
Parlement de débattre, puis de décider jusqu'au bout de la procédure. Je
regrette qu'à cause de certains, quelques-uns, cela ne soit pas possible, comme
ce fut le cas avec succès en décembre dernier pour le financement de notre
Sécurité sociale. Cette semaine encore, en plein milieu des discussions
budgétaires, deux motions de censure ont été déposées par le RN et la France
insoumise sur le traité entre l'Union européenne et le Mercosur, motion
complètement déconnectée de la réalité, alors même que la France vote contre ce
traité, alors même que la situation internationale exige de la visibilité, de
la stabilité et du sérieux, alors même que le pays a besoin d'un Budget.»
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