mercredi 4 novembre 2026

Propos centristes. Monde – Etats-Unis: les démocrates infligent une déculottée électorale à Trump / Royaume-Uni: se rapprocher de l’UE / Canada: développer l’association avec l’UE / Inde: «La démocratie ne sera sauvée que lorsque Modi partira» / Ukraine: Zelensky remercie les Etats-Unis / Israël: non à Netanyahu…


Voici une sélection, ce 4 novembre 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.

 

● Argentine
♦ Propuesta Republicana
> Pour PRO, la politique étrangère poursuit un seul objectif : le bien-être des Argentins. Diversifier les partenariats, tirer parti de l’accord avec l’Europe et ouvrir de nouveaux marchés, avec pragmatisme et sans œillères idéologiques.

 

● Brésil
♦ União Brasil
> Le projet de loi de Rose Modesto instaurant un salaire minimum pour les professionnels du milieu scolaire progresse au Sénat. 
Une école ne fonctionne pas uniquement à l'intérieur des salles de classe. Le personnel de la cantine, les agents d'entretien, les secrétaires, les techniciens de maintenance et bien d'autres employés participent au quotidien nécessaire au bon fonctionnement des établissements scolaires.
Le projet de loi 2531/2021, qui établit un paramètre national de rémunération pour les professionnels qui participent au fonctionnement de l'éducation publique, a été approuvé par le Comité de l'éducation et de la culture (CE) du Sénat et sera transmis au Comité des affaires économiques (CAE) pour analyse.
Rédigé par Rose Modesto, professeure qui retournera à la Chambre des députés en 2027 en représentant União Brasil, le texte établit un salaire minimum national équivalent à 75 % du montant versé aux enseignants de l'enseignement public de base, soit 3 800 R$. La règle concerne les travailleurs ayant un niveau d'études secondaires et un horaire de travail allant jusqu'à 40 heures par semaine.
Le projet a été proposé par Modesto lors de son premier mandat de députée fédérale, entre 2019 et 2022. « Ce combat est né d'une conviction que j'ai toujours eue : il n'y a pas d'éducation publique de qualité sans valoriser tous ceux qui font fonctionner l'école », explique la députée élue du Mato Grosso do Sul.

 

● Canada 
♦ Gouvernement 
Mark Carney (Premier ministre) 

> [Discours de clôture du sommet Canada-Union européenne]
Bonjour, tout le monde. Je vous souhaite la bienvenue, en ce jour historique.
Madame la Présidente von der Leyen, Monsieur le Président Costa, au nom de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens, j’aimerais vous remercier pour votre vision et votre leadership – et remercier vos commissaires et leurs équipes pour leur rigueur et les résultats obtenus. 
Nous sommes ici à Montréal, une ville qui, depuis des siècles, sert de pont entre le Canada et l’Europe.
Comme en témoignent les langues qu’on y parle, les cultures qui s’y côtoient et sa devise : Concordia Salus.
Et c’est dans un esprit de concorde que le Sommet s’est déroulé. Car nos valeurs, nos intérêts et nos intentions étaient en harmonie. Dans un monde en pleine tourmente, cette harmonie est une source de sécurité, de prospérité et de bien-être pour nos peuples.
Le monde devient plus dangereux et divisé. 
Nos sociétés sont assaillies par de nouvelles tempêtes : les bouleversements des changements climatiques, l’érosion des normes démocratiques, l’instrumentalisation des échanges commerciaux. 
Les institutions multilatérales sur lesquelles nous comptions se sont affaiblies.
Il est maintenant plus difficile de concilier souveraineté et ouverture. L’intégration économique est devenue une arme, et les droits de douane, un moyen de pression.
En même temps, la technologie transforme la nature de la guerre, la structure des économies et la capacité des États à gouverner.
À Strasbourg, j’ai dit que, dans cette tempête féroce, un arbre seul peut tomber. Mais pas une forêt.
Car sous la terre, les racines d’un chêne s’entremêlent à celles des arbres voisins. Elles échangent des nutriments, unissent leurs forces et créent un écosystème résilient et autosuffisant.
C’est la leçon que nous devons tirer de ce moment.
Le Canada et l’Union européenne (UE) fortifient ensemble leurs racines au nom de leurs valeurs, tout en créant une canopée sous laquelle leurs citoyens pourront s’épanouir.
Aujourd’hui, le processus que nous mettons en marche va générer des débouchés. Pour nos jeunes, nos artistes, nos chercheurs, nos entreprises. 
C’est une question de démocratie. Il s’agit de se protéger contre l’ingérence étrangère et la manipulation des médias sociaux, tout en favorisant les droits de la personne, la liberté et la primauté du droit. 
C’est aussi une question de viabilité. Protéger nos océans, nos forêts, notre région arctique, tout en trouvant des solutions pragmatiques aux changements climatiques que nous pourrons appliquer à grande échelle. 
Mais surtout, c’est une question de souveraineté. Notre capacité à vivre notre vie comme on l’entend. 
Aujourd’hui, le Canada et l’UE lancent l’Alliance pour l’avenir. Grâce à ce nouveau partenariat entre nations, nous pourrons aborder les enjeux que nous avons en commun en mettant à profit nos capacités stratégiques et la géométrie variable de nos pays aux vues similaires. Cette Alliance visera à accroître notre souveraineté et notre résilience collectives dans des secteurs tels que l’IA, l’énergie, les minéraux critiques, l’informatique quantique et plus encore.
En même temps, et au cœur de tout cela, nous voulons nouer le partenariat le plus étroit possible, à défaut d’une accession à l’UE pour des raisons géographiques, afin de faire du Canada le premier membre associé de l’UE.
Au cours des prochains mois, nous déterminerons la pleine étendue de cette nouvelle forme d’adhésion.
Le président, la présidente et moi allons nous rencontrer de manière périodique pour faire le point.
En mars, nous réunirons le collège des commissaires et notre Conseil des ministres fédéral au Canada pour faire avancer ces travaux.
Et, en juin, j’irai aux réunions du Conseil européen à l’invitation du président Costa. Nous avons l’intention d’y conclure ces négociations. 
Si je puis me permettre, j’aimerais prendre le temps d’expliquer l’importance que ça a pour les Canadiennes et les Canadiens et, en même temps, pour les Européens. 
On parle ici d’un plus grand nombre de débouchés, d’une plus grande abordabilité et d’une plus grande souveraineté.
Le Canada sera un membre associé de l’UE, et cela offrira pour commencer des débouchés à nos jeunes. 
Nous allons entamer des négociations pour élargir notre participation au programme ERASMUS+, le programme phare européen d’échange d’étudiants et de compétences.
Dans le cadre de ce programme, un étudiant canadien pourra étudier à Barcelone aussi facilement qu’à McGill. Autre exemple : un apprenti soudeur du Manitoba pourra effectuer un stage en Italie et ramener de nouvelles compétences au pays. 
Pour nos chercheurs, ça voudra dire avoir accès à JUPITER, l’un des superordinateurs les plus puissants jamais construits. Par exemple, JUPITER peut effectuer en une seule journée un calcul qui prendrait six mois sur le plus puissant superordinateur de recherche ici au Canada. Pour un chercheur qui lutte contre le cancer, ça veut dire une réponse dès demain plutôt qu’au printemps prochain.
Le Canada lancera des négociations en vue de participer à la prochaine génération du programme Horizon Europe.
Cette participation permettra à nos chercheurs de mettre leurs ressources en commun, de collaborer sur les technologies de pointe et de tirer parti de nos instituts de recherche et de nos universités de calibre mondial. En mettant nos ressources en commun, nous réunissons davantage de talents. Et nous ouvrons la voie à davantage de découvertes.
Pour nos entrepreneurs, grâce à l’Accord sur le commerce numérique, dont vous venez d’observer la signature, ainsi qu’aux paiements simplifiés, il sera plus facile de vendre leurs produits en ligne en Europe. De cette façon, un propriétaire d’entreprise du Manitoba et un pêcheur de homards del’Île-du-Prince-Édouard passeront les douanes plus rapidement lorsqu’ils enverront leurs produits vers les marchés européens. Autre exemple : une jeune entreprise spécialisée dans la technologie à Vancouver pourra servir de manière plus fluide ses clients à Berlin. 

En résumé : moins de formalités, une plus grande croissance, plus de débouchés. 
Deuxièmement, l’abordabilité.
Cette Alliance permettra de relier directement notre infrastructure financière aux systèmes de paiement rapide européens.
Les transactions qui nécessitaient auparavant des semaines de délai et des formalités administratives redondantes se feront désormais sans difficulté.
Nous avons aussi terminé les négociations en vue d’un accord en matière de concurrence entre le Canada et l’UE, qui fera la promotion de la concurrence dans des secteurs allant des produits de consommation aux technologies, tout en luttant contre les pratiques anticoncurrentielles en ligne. 
Nous allons étudier la possibilité d’ouvrir nos marchés respectifs aux banques, aux compagnies d’assurance et aux entreprises de technologie financière de l’autre partie. Grâce à une meilleure concurrence, les familles auront accès à des services meilleurs et plus abordables. 
Mais surtout, toutes les Canadiennes et tous les Canadiens profiteront d’un accès plus facile à une grande diversité de biens et de services européens.
Troisièmement, aujourd’hui, c’est une question de souveraineté. 
Nous renforçons les industries et les infrastructures à la base de notre sécurité collective. 
En mars, le Canada est devenu le premier pays non européen à se joindre à l’initiative SAFE. Ici même, à Montréal, des travailleurs canadiens à Marconi et à Galvion fabriquent du matériel militaire pour nos Alliés en Pologne et en Lettonie.
Le GlobalEye est fabriqué ici, dans le cadre d’un partenariat entre Saab et Bombardier, soutenant 3 000 emplois canadiens.
Et ce n’est que le début.
Cela vaut également dans l’autre sens, bien sûr. L’Europe achète déjà des bombardiers d’eau canadiens. Et dans le cadre de cet accord, le Canada apporte son soutien pour permettre une augmentation importante de la production de bombardiers d’eau. 
De Havilland va bientôt inaugurer une deuxième chaîne de production dans le comté de Wheatland, en Alberta. L’entreprise va ainsi augmenter considérablement la production de cet appareil de classe mondiale afin d’aider le Canada et l’Europe à lutter contre des feux de forêt de plus en plus dévastateurs.
Le Canada s’impose déjà comme un fournisseur d’énergie de choix pour l’Europe. Grâce à de nouveaux accords d’approvisionnement entre Ksi Lisims, SEFE et Uniper, le GNL à faibles émissions de carbone de la Colombie-Britannique va alimenter les foyers et les industries en Allemagne.
Dans le cadre de notre nouvelle Alliance, le Canada lance des négociations en vue d’adhérer à GALILEO, le système européen de positionnement, de navigation et de mesure du temps. Cette adhésion renforcera la fiabilité des services GPS sur l’ensemble du territoire canadien, y compris dans l’Arctique. C’est aussi une façon de consolider notre résilience aux côtés de notre partenaire le plus fiable.
Nous renforçons notre coopération dans le domaine des semiconducteurs.
Nous jetons les bases d’un nouveau réseau de câbles de données transatlantiques – et potentiellement transarctiques.
En résumé, nous mettons à profit et complétons nos atouts respectifs, nous renforçons notre résilience, nous élargissons nos choix et nous nous assurons de ne pas dépendre des autres.
Nous bâtissons une arche transatlantique entre le Canada et l’UE.
Une arche fondée sur le partenariat, l’équilibre et le respect mutuel.

Et comme toute grande arche, sa force vient du soutien que chaque côté apporte à l’autre.
Plus nous l’utilisons, plus elle se renforce.
Plus elle se renforce, plus elle crée de possibilités et plus nos vies à tous s’améliorent.
Cette Alliance repose sur les gens.
L’étudiant d’Edmonton qui souhaite étudier à Stockholm.
La chercheuse en cancérologie de Saskatoon qui a besoin d’une réponse dès demain, et non au printemps prochain.
La jeune entreprise de Vancouver qui a de nouveaux clients à Berlin.
La souveraineté pour l’ensemble de nos citoyens.
La souveraineté qui nous offre davantage de choix.
La liberté de mener notre vie comme nous l’entendons, selon nos propres choix.
L’ambition de bâtir un monde meilleur et plus prospère pour nous, nos enfants et les enfants de nos enfants.
Aujourd’hui, nous progressons vers l’adhésion du Canada en tant que membre associé de l’UE, et nous lançons une nouvelle Alliance pour l’avenir qui portera ses fruits aujourd’hui et demain, aux côtés de nations d’optique commune.
Et on ne fait que commencer.

> Notre alliance avec l’UE offrira à nos citoyens plus de choix, plus de possibilités et un avenir plus abordable.

> Notre alliance avec l’Union européenne repose sur une histoire partagée, des valeurs communes et un respect mutuel. Ce sont là les fondements sur lesquels nous nous rapprochons sans cesse davantage afin d’offrir à nos citoyens plus de choix, plus de possibilités et un avenir plus abordable. Voilà à quoi ressemble la souveraineté : la liberté de mener notre vie comme nous l’entendons, selon nos propres conditions. L’ambition de bâtir un monde meilleur et plus prospère pour nous-mêmes, pour nos enfants et pour les enfants de nos enfants. Notre alliance tient ses promesses, aujourd’hui comme pour l’avenir.

> Nous nous consacrons à établir des partenariats constructifs avec l’Europe et différents pays partout dans le monde afin de créer davantage de possibilités et d’accroître la prospérité ici, chez nous.

> [Discours annonçant un investissement historique dans Cohere pour développer une IA sécurisée et souveraine] Nous avons lancé une nouvelle stratégie sur la sécurité nationale du Canada, la première en plus de 20 ans.
La plus récente stratégie avait été rédigée pour un monde différent. Celle d’aujourd’hui reflète de nouvelles réalités profondes.
Fondamentalement, elle tient compte du fait que les impératifs de la souveraineté ont changé. Il ne suffit plus d’assurer notre sécurité alimentaire et énergétique et notre défense. Pour être souverains, nous devons maintenant pouvoir accéder à des semiconducteurs, à des minéraux critiques, à des systèmes de paiement, à des technologies d’énergie propre, à des vaccins, à des communications spatiales et à l’intelligence artificielle (IA).
Le renforcement de ces capacités est au cœur de nos stratégies en matière d’économie, de politique étrangère et de défense. 
Pour que nous puissions être souverains, afin d’être maîtres chez nous pour vivre notre vie comme on l’entend, dans le meilleur pays au monde.
La souveraineté, ça veut dire renforcer nos capacités ici, chez nous. C’est aussi choisir des partenaires fiables avec qui bâtir l’avenir.
Quand nous le pouvons, nous misons sur nos propres capacités. Quand nos forces sont complémentaires, nous gagnons à collaborer avec des alliés fiables. Et quand nos forces se rejoignent, cette collaboration nous permet de voir plus grand.
C’est cet avantage mutuel qui justifie un partenariat plus étroit entre le Canada et l’Europe.
Et c’est dans cet esprit que nous accueillons la présidente von der Leyen, le président Costa et les dirigeants européens ici, à Montréal, à l’occasion du Sommet Canada-Union européenne.
Notre partenariat avec l’Europe repose sur trois piliers.
Premièrement, les débouchés.
L’Union européenne est la deuxième économie en importance dans le monde, avec plus de 450 millions de consommateurs.
L’Union européenne est déjà notre deuxième plus grand partenaire commercial, avec des échanges commerciaux qui ont atteint près de 180 milliards de dollars l’an dernier.
Avec notre nouvelle alliance, nous ouvrons de nouveaux marchés aux entreprises canadiennes, nous créons de nouvelles collaborations pour nos chercheurs et nous offrons aux jeunes de nouvelles possibilités de vivre, de travailler et d’étudier des deux côtés de l’Atlantique.
Deuxièmement, l’abordabilité.
Ensemble, nous allons offrir aux familles plus de choix à moindre coût, dans des domaines allant de la finance à l’éducation.
Troisièmement, la souveraineté.
Nos forces sont complémentaires. L’Europe se distingue par la puissance de son marché, l’excellence de sa recherche et sa force industrielle. Le Canada, lui, peut compter sur des talents et des capacités de recherche de calibre mondial, et sur d’abondantes ressources en énergie et en minéraux critiques.
Nous partageons les mêmes valeurs. Nous les avons toujours défendues et nous devons continuer de veiller à leur protection.
Et nous partageons la conviction que le Canada et l’Europe doivent assurer leur autonomie stratégique en resserrant leur coopération dans l’ensemble des domaines stratégiques : les minéraux critiques, les capacités industrielles de défense, la sécurité énergétique, l’espace, les systèmes de paiement, la puissance de calcul et l’IA.
Le mois passé, devant le Parlement européen à Strasbourg, la présidente von der Leyen et moi avons proposé une nouvelle alliance pour l’avenir entre le Canada et l’Europe, qui s’appuierait sur des valeurs communes et des atouts complémentaires afin de renforcer notre résilience collective.
Cette semaine, ici, à Montréal, nous y donnons suite.
Et, ce matin, le Canada fait un pas de géant dans le domaine de l’IA.
Nous n’attendons pas que l’avenir de l’IA se décide ailleurs par des personnes que nous ne connaissons pas ou en qui nous n’avons pas confiance. Nous le bâtissons ici même, comme il se doit. 
Je suis fier d’annoncer que le gouvernement du Canada prévoit d’investir jusqu’à 1,6 milliard de dollars dans Cohere.
L’entreprise Cohere a été fondée à Toronto, par certains des pionniers de l’IA. De nos jours, c’est l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’une IA sûre destinée aux entreprises et aux gouvernements.
En seulement sept ans, Cohere est passée du statut d’entreprise en démarrage torontoise à celui d’entreprise d’envergure mondiale. C’est une réussite canadienne qui s’écrit sous nos yeux. Et maintenant, le Canada y détient une participation.
Nous investissons sur une base commerciale, de concert avec des investisseurs privés tels que NVIDIA, Bell et le groupe allemand Schwarz. C’est une marque de confiance envers Cohere, le Canada et l’avenir d’une IA qu’on peut contrôler.
En raison de l’ampleur et de l’importance stratégique de notre engagement, nous avons établi des modalités très robustes pour les Canadiennes et les Canadiens qui détiendront une participation dans Cohere et bénéficieront de sa croissance. 
Notre engagement – ainsi que l’offre de valeur de Cohere – repose sur les trois mêmes piliers que notre partenariat avec l’Europe. 
Premièrement, les débouchés. 
Aux termes de cet accord, Cohere restera une entreprise canadienne et créera ainsi plus de possibilités pour nos travailleurs et nos entreprises. Sa constitution en personne morale et son siège social resteront ici, ce qui permettra de créer de bons emplois et d’investir au moins 1,7 milliard de dollars dans de nouvelles infrastructures informatiques au Canada d’ici 2030.
Cohere va ouvrir des portes à la prochaine génération de chefs de file de l’IA, grâce à des partenariats en matière de recherche avec des établissements canadiens et à de vraies possibilités pour les étudiants et les nouveaux diplômés.
Deuxièmement, l’abordabilité.
Cohere ne cherche pas à créer le plus grand modèle d’IA au monde. L’entreprise met au point des modèles pratiques adaptés aux besoins réels des organisations, que ce soit un hôpital, une petite entreprise ou un ministère.
Grâce à leur efficacité, ces modèles peuvent fonctionner sur les propres systèmes d’une organisation. Ça permet de réduire les coûts et de garder les données à l’interne.
Un plus grand nombre d’organisations peuvent donc adopter une IA puissante, abordable et sécurisée. Et les contribuables canadiens en ont plus pour leur argent quand les services publics utilisent l’IA pour améliorer leur efficacité.
Troisièmement, la souveraineté.
Quand l’IA qui fait tourner notre économie et nos services publics est conçue au Canada, ce sont les Canadiennes et les Canadiens qui décident de son fonctionnement et à qui elle doit rendre des comptes.
Les Canadiennes et les Canadiens vont utiliser l’IA seulement s’ils ont confiance en sa capacité à protéger leurs renseignements personnels.
C’est précisément la raison d’être de Cohere.
Sa technologie permet aux organisations de protéger leur propriété intellectuelle et leurs renseignements sensibles, et d’en garder le contrôle – contrairement aux géants mondiaux de la technologie qui transmettent vos données à des puissances dominantes.
C’est pourquoi Cohere est un choix solide pour les entreprises et les pays qui tiennent à leur souveraineté.
C’est pourquoi les plus grandes banques, les entreprises de télécommunications du Canada et les géants mondiaux de la technologie lui font confiance.
C’est pourquoi la fonction publique fédérale travaille déjà avec Cohere pour utiliser l’IA et mieux servir les Canadiennes et les Canadiens.
Et c’est pourquoi Cohere va continuer de travailler avec l’Institut canadien de la sécurité de l’IA pour que cette technologie soit sûre, sécuritaire et responsable, et pour qu’elle gagne la confiance des gens qu’elle sert.
Votre gouvernement prend la protection de vos données très au sérieux. Nous n’allons pas les envoyer à l’étranger. Avec Cohere, nous allons les garder ici, au Canada, où elles vont être régies par nos lois et nos valeurs.
Revenons un peu en arrière.
Pour bâtir l’IA de l’avenir, il faut cinq choses : l’énergie pour l’alimenter, les capitaux pour la financer, la puissance de calcul pour la faire fonctionner, les cerveaux pour la concevoir et les valeurs pour garantir qu’elle soit au service de l’humanité.
Le Canada dispose de l’énergie, des cerveaux et des valeurs nécessaires.
Aujourd’hui, nous ajoutons le capital. Et grâce à ce capital, il sera possible de développer la puissance de calcul ici même, au Canada.
C’est important. Parce que, de nos jours, les systèmes d’IA les plus puissants sont concentrés dans très peu d’entreprises, dans très peu de pays. Cette concentration comporte des risques en termes de coûts, de résilience et de souveraineté.
Comme nous l’avons constaté, des entreprises que l’on dit «mondiales» se révèlent trop souvent nationales quand elles contreviennent aux règles.
Le Canada est l’un des rares pays au monde à compter une entreprise capable de développer les technologies d’IA les plus avancées.
C’est extraordinaire. Et ce n’est pas un hasard. C’est le fruit de décennies de talent et d’ingéniosité de chez nous.
Les gouvernements peuvent financer la recherche. Mais ça prend des entreprises pour transformer les résultats de cette recherche en produits, en emplois et en exportations. Les entreprises sont un moteur essentiel de cette transformation, et Cohere en fait partie.
Les possibilités ne s’arrêtent pas à nos frontières.
Des pays et des entreprises du monde entier recherchent exactement ce que Cohere offre : une IA puissante qu’ils peuvent maîtriser. Et nous sommes en mesure de répondre à cette demande.
C’est un travail d’équipe. Cohere s’est associée à l’entreprise allemande Aleph Alpha pour réunir ce que le Canada et l’Europe ont de meilleur à offrir en IA. Ce partenariat ouvre les portes d’un tout nouveau marché en Europe et renforce la coopération transatlantique en IA.
Et ça nous donne des occasions extraordinaires d’exporter notre savoir-faire partout dans le monde, auprès de partenaires qui partagent nos valeurs.
Voilà un exemple concret de ce que le Canada et l’Europe peuvent bâtir ensemble.
Les fondements de l’IA viennent de chez nous. L’apprentissage profond. Les modèles linguistiques neuronaux, les GAN, l’apprentissage par renforcement, les transformeurs.
Geoffrey Hinton à Toronto. Richard Sutton à Edmonton. Yoshua Bengio, qui a fondé Mila, ce merveilleux institut, ici, à Montréal.
Et Aidan Gomez qui, alors qu’il étudiait à l’Université de Toronto, a contribué à l’article fondateur des grands modèles de langage d’aujourd’hui, puis est revenu cofonder Cohere.
Pendant des dizaines d’années, les Canadiens ont soutenu la recherche. Mais, trop souvent, les entreprises et la richesse qu’elles créaient allaient croître ailleurs.
On pourrait dire que nous n’y avons pas accordé suffisamment d’attention.
Aujourd’hui, les choses ont changé. Il s’agit d’un tournant décisif dans le cadre de notre stratégie globale en matière d’IA, qui permettra aux entreprises canadiennes spécialisées dans ce domaine de se développer ici, aux Canadiennes et aux Canadiens de bénéficier des fruits de leur travail et à l’IA de servir les Canadiens pour améliorer leur quotidien.
Cohere incarne la réussite canadienne. Et maintenant, cette réussite profite à tous les Canadiens et Canadiennes.
De temps à autre, une nouvelle technologie naît et change le monde. L’ordinateur personnel. L’Internet. Le téléphone intelligent.
L’IA est la prochaine grande transformation, mais à un niveau potentiellement différent. Demis Hassabis, lauréat du prix Nobel, a comparé son potentiel à celui de 100 révolutions industrielles. Dix fois plus importante, 10 fois plus rapide.
C’est aujourd’hui qu’il est décidé où elle sera développée, comment elle sera régie et à qui elle sera utile.
C’est pourquoi nous investissons dans Cohere dès maintenant. Pour une IA abordable, sécurisée et souveraine. Développée au Canada au profit de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens.
> J’ai eu une bonne conversation avec le président Trump sur l’avenir des échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis. Celle-ci s’appuie sur nos récentes discussions constructives sur les grandes lignes d’un accord commercial mutuellement avantageux, qui créerait des emplois pour nos travailleurs, améliorerait l’abordabilité pour les familles et respecterait pleinement les langues, la culture et la souveraineté du Canada. Nos équipes travailleront au cours des prochaines semaines pour parvenir à ce résultat.

> L’initiative nationale Une Équipe Canada forte vise à recruter, à former et à embaucher jusqu’à 100 000 nouveaux travailleurs de métiers spécialisés partout au pays. Dans le cadre de cette initiative, nous offrons aux nouveaux travailleurs de métiers désignés Sceau rouge une prime à la réussite de 5 000 $.

 

● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement 
Alassane Ouattara (président de la république)

> Une transformation industrielle locale réussie nécessite une vision stratégique claire et une coordination efficace des politiques publiques. C’est précisément le rôle de notre Plan National de Développement (PND), dont le cycle 2026-2030 constitue un cadre essentiel pour concrétiser les ambitions économiques et sociales de la Côte d’Ivoire.

> Le véritable défi est de passer d’une économie qui exporte principalement ses ressources à une économie qui les transforme, développe ses compétences, innove et crée davantage de valeur sur son territoire.

> Notre objectif n’est pas seulement d’augmenter les volumes transformés. Il est aussi d’améliorer la qualité des produits, la productivité des entreprises et leur accès aux marchés, tout en renforçant les liens entre les producteurs, les industriels et les Petites et Moyennes Entreprises.

> Notre ambition ne consiste plus uniquement à produire et à exporter ces matières premières. Elle vise surtout à accroître leur transformation sur notre territoire, afin d’y conserver une part plus importante de la valeur ajoutée, de créer des emplois, notamment pour les jeunes et de diversifier notre économie.

> Nous devons mieux orienter les échanges commerciaux et les investissements vers la transformation structurelle de nos économies, la création d'emplois décents et l'amélioration des conditions de vie de nos populations.

> À Genève, j’ai réaffirmé notre ambition de bâtir une Grande Côte d’Ivoire, en accélérant la transformation locale de nos ressources et de nos matières premières. Cette vision repose sur un objectif clair : créer davantage de valeur ajoutée, renforcer la compétitivité de nos champions nationaux et faire en sorte que les fruits de la croissance bénéficient à tous nos concitoyens.

> Ce jeudi, à la Conférence présidentielle de l’OMC, aux côtés de ma sœur, Mme Ngozi Okonjo-Iweala, j’ai partagé l’expérience de la Côte d’Ivoire en matière de commerce et d’investissement. J’ai réaffirmé notre volonté de faire des échanges et des investissements des leviers de transformation de nos économies, de création d’emplois décents pour nos jeunes et d’amélioration durable des conditions de vie de nos populations.

 

● Etats-Unis  
♦ Parti démocrate 
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des représentants) 

> [Elections de mi-mandat] Victoire pour l'Amérique !

> [Elections de mi-mandat] L’Amérique est de retour! (…) Nous allons nous battre pour que ce pays devienne accessible à tous les Américains. Ces élections sont synonymes de changement. Et nous, les démocrates de la Chambre des représentants, savons qu'il nous faut un changement radical. La situation est catastrophique. Nous avons besoin d'un Congrès qui place le peuple américain au premier plan. (…)
Nous allons demander des comptes à ceux qui ont infligé des actes de corruption sans précédent à ce pays. Car si des personnes occupant de hautes fonctions sont tellement préoccupées par leur propre enrichissement, celui de leur famille, de leurs amis ou de leurs donateurs, alors elles ne se soucient pas d'améliorer la vie du peuple américain.

> [Elections de mi-mandat] D'un océan à l'autre, le peuple américain s'est exprimé et a clairement fait savoir qu'il en a assez de l'extrémisme et de la corruption. Les Américains veulent un Congrès qui réponde à leurs besoins, et c'est précisément ce que feront les démocrates de la Chambre dès leur entrée en fonction en janvier. 

> [Elections de mi-mandat] Trop important pour être truqué. Merci, l'Amérique.

> Les extrémistes MAGA sont en fuite d'un océan à l'autre.

> Les Américains comptent sur nous pour faire baisser le coût de la vie pour tous. Cela rend les extrémistes de droite complètement fous.

 

Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au Sénat) 
> [Elections de mi-mandat] Je suis tellement fière de tous les démocrates qui ont remporté une victoire éclatante à cette élection. Ces candidats ne sont pas seulement intelligents et éloquents ; ce sont des personnes de grande valeur qui se soucient de ce pays.

> [Elections de mi-mandat] C'est un jour nouveau pour l'Amérique. Les démocrates ont redessiné la carte du Sénat. Nos candidats ont remporté des victoires dans des circonscriptions où l'on pensait qu'ils n'y parviendraient pas. Il nous faut maintenant tenir nos promesses envers le peuple américain. Et nous le ferons. 

> Depuis le premier jour, Trump a laissé carte blanche aux plus grands pollueurs pour empoisonner notre air et rendre les Américains malades. Son message est clair : les grands pollueurs s’enrichissent. Les familles américaines en paient le prix. La corruption de Trump a un coût.

> Huit mois de guerre illégale contre l'Iran menée par Trump. Huit mois de hausse des prix. Huit mois de mise en danger de nos troupes. Huit mois de mensonges. Les démocrates ont forcé 14 votes pour mettre fin à cette folie. Les républicains ont voté pour la perpétuer à chaque fois.

> Depuis huit mois, les familles américaines sont accablées par le coût exorbitant de la guerre désastreuse menée par Trump en Iran. Vingt-et-un militaires ont perdu la vie et des centaines d'autres ont été blessés. Le prix des biens de consommation s'envole et les familles peinent à joindre les deux bouts. Pendant ce temps, les Républicains persistent à détourner le regard. Les Démocrates ont donné quatorze occasions aux Républicains de demander des comptes à Trump et de mettre fin à cette guerre inconsidérée. Les Républicains continuent de refuser et d'ignorer la cruelle réalité. L'ego démesuré de Trump nous a entraînés dans cette guerre sans plan, sans autorité et sans stratégie de sortie. Les sénateurs démocrates continueront de tout mettre en œuvre pour mettre fin à ce désastre et stopper le gaspillage, le chaos et la corruption qui émanent de la Maison-Blanche.

> Je suis ravi de voir Maria Corina Machado rentrer au pays, un moment longtemps attendu par le peuple vénézuélien. Lors de ma rencontre avec Maria Corina Machado, nous avons évoqué l'importance d'un Venezuela démocratique et la nécessité d'élections libres et équitables. Les Vénézuéliens méritent le droit d'élire leur président ; il n'y a pas de temps à perdre.

 

Barack Obama (ancien président des Etats-Unis) 
> Ce soir, le peuple américain a envoyé un message clair : il souhaite une politique qui rassemble plutôt que de diviser, et des dirigeants qui proposent des solutions concrètes aux défis auxquels il est confronté. Ces résultats n'ont été possibles que grâce à l'engagement de candidats exceptionnels dans toutes les régions du pays, y compris dans des zones autrefois considérées comme improbables. Issus d'horizons divers et représentant un large éventail d'opinions politiques, ils étaient unis par des valeurs communes, une foi inébranlable dans le service public et la volonté de placer les citoyens de leurs circonscriptions et de leurs États au premier plan. Nous devons également exprimer notre profonde gratitude aux milliers de responsables et de bénévoles électoraux des deux partis qui ont contribué au bon déroulement du scrutin et ont accompli l'une des fonctions les plus essentielles de notre démocratie. Bien que cette administration ait encore deux ans à sa disposition, notre tâche consiste désormais à retrousser nos manches, à apporter des changements là où nous en avons le pouvoir, à prévenir d'autres dommages et à préparer l'avenir.

 

Hillary Clinton (ancienne secrétaire d’Etat) 
> Hier soir, les Américains ont clairement exigé des comptes et des services abordables. Un corps politique ne peut se relever tant que ses préjudices n'ont pas été réparés et ses blessures pansées. Les crimes commis contre notre peuple et notre Constitution doivent répondre de leurs actes. Les abus historiques de ces deux dernières années doivent être empêchés de se reproduire. Les familles américaines doivent pouvoir s'épanouir, et non seulement survivre. Chaque enfant doit avoir la possibilité de réaliser pleinement son potentiel. Le rêve américain doit devenir une réalité. Je suis convaincu que les démocrates peuvent tenir ces promesses, et bien plus encore. L'ère post-Trump commence maintenant.

 

Cory Booker (sénateur du New Jersey) 
> Le véritable clivage en Amérique ne se situe pas entre la gauche et la droite, mais entre les Américains et le rêve américain. Il est temps de se mettre au travail pour que chacun puisse réaliser la promesse de notre pays.

> Je vous le dis, ce soir marque le début de notre retour ! Notre mission est désormais de redonner ses lettres de noblesse au rêve américain ; au travail ! (…)
C'est la fin d'une élection, mais le début d'un mouvement. Notre mission est désormais de faire renaître le rêve américain.

 

Adam Schiff (sénateur de Californie) 
> Donald Trump veut accorder une immunité totale à ses proches et complices pour toute activité criminelle commise dans le cadre de son administration ou de leurs entreprises. Cela n'empêchera pas leurs malversations d'être mises au jour. Ils devront répondre des conséquences de leur corruption.

> L’attaque de l’administration Trump contre le droit de vote s’inscrit dans une offensive plus large contre les progrès accomplis durant la lutte pour les droits civiques. Qu’il s’agisse de limoger des généraux de haut rang en raison de leur couleur de peau, de tenter de réécrire l’histoire au Smithsonian, de poursuivre en justice les universités qui souhaitent une population étudiante diversifiée ou de chercher à restreindre le droit de vote, c’est toujours la même histoire de sectarisme et de discrimination.

 

● Haiti
♦ En avant

> Selon notre président Jerry Tardieu «Chaque nouvel diplômé de promotion PNH, c'est la graine d'espoir que nous plantons pour la sécurité et la paix pour qu'elle revienne en Haïti».
Bienvenue aux 1 189 nouveaux policiers de la 37e promotion qui ont rejoint nos forces de police

 

Jerry Tardieu (président)
> Devant une assistance composée de leaders et dirigeants du Groupement Politique « En Avant pour Haïti », j'ai annoncé ma candidature à la présidence d'Haiti. Je suis porteur d’un projet national et d’une vision de modernité pour mon pays, et je dispose de l’expérience, des compétences et d’une équipe intègre et fiable pour traduire ce projet en actes concrets durant le prochain quinquennat présidentiel. Je réaffirme avec fermeté les deux priorités du quinquennat à venir: D'abord la lutte (sans répit) contre l'insécurité pour rétablir la paix et la stabilité. Ensuite la relance de l’économie par la création massive d’emplois. En avant pour Haïti !

 

● Inde 
♦ Congrès national indien

Shri Mallikarjun Kharge (Président)
> C'est un événement historique… c'est une réunion historique qui se tient ici, et en particulier Modi et Shah ont tenté de voler les votes des jeunes, de voler les votes des femmes, et aujourd'hui nous sommes réunis ici contre ceux qui ont tenté de voler les votes des Dalits.
Et Modi ji, qui s'emploie aujourd'hui à diviser, à briser et à s'accaparer les votes de chacun en plaçant l'un de ses disciples, nous sommes tous réunis ici pour chasser Nitish Kumar. Nous ne resterons pas silencieux tant qu'il sera là. Nous continuerons le combat et nous le chasserons. Nos Modi, Shah font tout pour le cacher, mais il ne se cache pas. S'il se cache, même s'il entre dans la clandestinité, nous le retrouverons. Notre jeunesse, nos femmes, nos jeunes ont un pouvoir immense. Alors, Modi ji, ne croyez pas que seule votre police fonctionne ou que vous les intimidiez, que vous les intimidiez en utilisant le CBI, l'ED, ou toute autre agence gouvernementale, nous n'aurons jamais peur. Et nous… les membres de notre alliance « Inde » n'aurons pas peur non plus, nous sommes tous des combattants. Tous ceux qui sont assis sur cette estrade sont des combattants. Mais aujourd'hui, Modi tente de diviser, de semer la discorde parmi le peuple, de lui voler ses votes. Et Modi lui-même choisit les électeurs. Il choisit qui votera pour lui. Le peuple ne l'élit pas, il est devenu Premier ministre en sélectionnant lui-même les électeurs. Et le gouvernement actuel de cet État, le gouvernement du Maharashtra, le gouvernement du Bihar, le gouvernement de l'Uttar Pradesh, tous ces gouvernements sont des gouvernements de voleurs. Ces voleurs doivent être chassés du pouvoir. Ces voleurs doivent être chassés, car des gouvernements de voleurs sont partout au pouvoir. C'est notre combat et nous avons besoin de votre soutien, du soutien de tout le peuple. La démocratie ne sera sauvée que lorsque Modi partira. Ce n'est que lorsque Modi sera destitué que nous sauverons la démocratie.
Frères, sans plus tarder, je dirai ceci : destituons Modi, sauvons la démocratie. Sur ces mots, je conclus mon discours. Écoutez attentivement les dirigeants de notre alliance « Inde », et je m'adresse à vous tous ici présents. J'en appelle à vous tous… Je le dis enfin : si vous êtes prêts à combattre, Modi partira, et il partira avec force, si vous luttez avec vigueur. Frères, pour conclure, je dirai simplement ceci : nous combattrons unis, nous destituerons Modi, nous sauverons la Constitution, nous renforcerons la démocratie et nous préserverons le pays.

 

Rahul Gandhi (leader au Parlement)
> Vous avez envoyé un message au pays, à Narendra Modi, à Amit Shah, à Nitish Kumar. Vous avez envoyé un message. Ce n'est pas la voix d'un seul parti politique, ce n'est pas seulement la voix des dirigeants. C'est la voix de la jeunesse indienne, la voix des agriculteurs indiens, la voix des travailleurs. » Et cette voix dit : « Nous ne laisserons pas la démocratie être détruite en Inde. Nous ne laisserons pas la Constitution être détruite. Peu importe votre grandeur, votre richesse, votre pouvoir, vous n’êtes pas plus grand que la Constitution ; la Constitution est plus grande que vous. »
J'ai donné un exemple. Au Madhya Pradesh, au Haryana, au Chhattisgarh, au Maharashtra, au Karnataka (élections législatives) et lors des élections législatives de 2024, des fraudes électorales ont été constatées. Ces fraudes ont été commises à l'aide de machines à voter électroniques (EVM). Des électeurs ont été supprimés et ajoutés aux listes électorales. Prenons un exemple concret : après les élections de 2024, 135 millions d'électeurs ont été radiés des listes. Autrement dit, 130 millions d'électeurs ont été retirés. Cela signifie qu'en moyenne, un électeur sur 72 a été radié. Au total, 15 % des votes indiens ont été effacés des listes électorales après les élections de 2024. En 2024, l'écart entre l'Alliance démocratique nationale (NDA) et nous (en termes de parts de voix) était de 3 %. Après cela, 15 % des votes ont été retirés des listes. Autrement dit, les élections de 2024 ont été une fraude, des élections volées. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est la Commission électorale… parce qu'ils ont retiré 135 millions de votes de la liste de 2024.
Écoutez-moi, tout ce que je dis se réalise. J'ai parlé du covid19, et c'est arrivé. Je vous le dis d'ici-bas : chaque citoyen indien, chaque jeune, dit : « Anil Kumar sera démis de ses fonctions de PDG, Anil Kumar ira en prison en Inde. » Et si vous comprenez bien : il ne s'agit pas d'un simple voleur qui dérobe un peu d'argent dans une boutique, pour qui on va en prison. Il ne s'agit pas d'un voleur ordinaire, mes frères et sœurs. Il s'agit du vol de la voix de chaque citoyen indien. Il s'agit du vol de l'accès de chaque citoyen à la liberté d'expression. C'est ce qu'on appelle un cas rarissime dans le système judiciaire. Comprenez bien ceci : il s'agit de trahison, il s'agit de patriotisme. Et sans Nitish Kumar, ni Narendra Modi ne serait devenu ministre, ni Amit Shah ministre de l'Intérieur. Le RSS a pris le contrôle de toutes les institutions de ce pays. L'éducation, la santé, le CBI, l'ED, les finances, la bureaucratie, la police, toutes ces institutions, qui sont vos institutions, n'appartiennent ni à Narendra Modi, ni à Amit Shah, ni au RSS ; ce sont les institutions de la jeunesse indienne. Toutes ces institutions ont été accaparées par ces gens-là. Quel en est le résultat ? Les agriculteurs sont privés de leurs droits, les jeunes ne trouvent pas d'emploi, les ouvriers ne sont pas rémunérés à leur juste valeur, et toute la richesse est concentrée entre les mains de deux ou trois personnes : Ambani, Adani. Ils peuvent rêver à n'importe quoi. Leurs dettes, qui se chiffrent en milliards, en centaines de milliards de roupies, sont effacées en un clin d'œil. Mais si le fils d'un agriculteur, le fils d'un ouvrier, un petit commerçant demande un prêt à la banque et ne le rembourse pas, on le jette en prison en deux minutes, on le roue de coups et on l'incarcère. Nous ne voulons pas d'une telle Inde et nous ne l'accepterons jamais. (…)
Nous voulons un pays où si un agriculteur travaille dur, il peut réaliser ses rêves. S'il nourrit le pays de son sang et de sa sueur, il doit récolter les fruits de son labeur. Si un étudiant étudie 18 heures par jour, il doit bénéficier des fruits du système éducatif pour ses efforts et trouver un emploi. Nous ne voulons pas d'un pays de deux ou trois personnes. Quoi qu'Adani ji veuille faire, quelle que soit l'organisation qu'il souhaite contrôler – s'emparer du système éducatif, du système de santé, de tous les aéroports, des chemins de fer, des infrastructures, du réseau électrique… – cet avion qui vole, il lui appartient aussi, les téléphones portables lui appartiennent aussi, les armes lui appartiennent aussi, tout lui appartient… Nous ne voulons pas d'un tel pays. Nous ne le permettrons pas et, pour remettre le pays sur la bonne voie, la première étape est de destituer Anil Kumar.
Amit Shah a déclaré que Narendra Modi ne partira pas. Je vous le dis : Narendra Modi ne peut aller nulle part. Même s'il le voulait, nous ne le laisserions pas partir. Narendra Modi, Amit Shah ji… comprenez-le, après Nitish Kumar, nous nous tiendrons face à vous. N'oubliez pas : vous avez volé des votes, et vous ne direz rien à ce sujet. Des poursuites judiciaires seront engagées contre vous… contre Narendra Modi, contre Amit Shah. Le pays obtiendra justice, et le pays exigera justice de vous pour le vol de votes que vous avez commis, pour avoir vendu le pays à Adani… vous verrez. N'essayez pas de vous enfuir, vous ne le pouvez pas. Vous resterez ici, et cette voix s'élèvera contre vous… des mesures seront prises contre vous, contre Amit Shah, contre Nitish Kumar. (…)
nous ne sommes pas des gens de haine, ni des gens d’inimitié. Nous sommes des gens d’amour. Nous voulons ramener l’amour et la fraternité dans ce pays, et nous voulons remettre ce pays sur le droit chemin. Je remercie encore une fois chacun d’entre vous. Ce n’est le symbole d’aucun parti, ni d’aucun leader. Ce symbole est un symbole universel, il représente l'Inde, il porte la voix de l'Inde. C'est la voix qui sauve la démocratie indienne, c'est la voix qui sauve la Constitution indienne. 

 

● Israël
♦ Yesh Atid

Yair Lapid (Président)
> Les déclarations de Zini hier soir et les résultats des élections américaines ce matin ont une conséquence inattendue : ils éliminent toute possibilité de formation d’un gouvernement d’union nationale dirigé par Netanyahu. Israël ne peut se permettre de le maintenir au poste de Premier ministre. Cela met en péril la sécurité, cela met en péril la démocratie, et cela nous écrasera sur la scène internationale.

> Changements au Congrès – Les faits, puis un plan -- Les démocrates ont remporté les deux chambres ce soir. Qu'est-ce que cela signifie ? Cela signifie qu'il est urgent de faire preuve de leadership et d'élaborer un plan d'action, plutôt que de céder à la panique politique. Il est facile de crier que « l'Amérique est perdue », car si elle est perdue, il n'y a plus lieu d'agir. C'est tout simplement faux. Absolument faux. La Chambre des représentants sera dirigée par Hakeem Jeffries. Le Sénat sera dirigé par Chuck Schumer. Ce sont tous deux des amis, et tous deux ont voté avec Israël cette année, même lorsque la majorité de leur groupe a voté autrement. Ce sont exactement le genre de dirigeants avec lesquels Israël devrait savoir travailler, même si nous ne sommes pas d'accord sur tout. Il ne fait aucun doute que le noyau anti-israélien au sein de la Chambre des représentants s'est renforcé. Il y aura sans doute davantage de voix extrémistes, mais même après les élections, cela ne représente qu'une vingtaine de membres du Congrès sur 435. Quelques voix très hostiles à Israël ont également rejoint le Sénat, mais même après les événements d'hier soir, le noyau dur et extrémiste qui œuvre contre nous ne représente pas 10 % des sénateurs. Le véritable problème ne vient pas des extrémistes. Il y a deux ans, 11 sénateurs ont voté pour limiter les livraisons d'armes à Israël. Il y a un an, ce nombre est passé à 27, et en avril, ils étaient déjà 40. C'est terrible, mais la plupart d'entre eux ne nous haïssent pas vraiment. Certains siégeaient ici même cet hiver 2023 avec un ruban jaune à la boutonnière. Israël est important à leurs yeux, et ils comprennent notre importance stratégique. Je les ai presque tous rencontrés et je vous le dis, vous pouvez leur parler, vous pouvez leur expliquer, vous pouvez inverser la tendance. Ces gens ne sont pas contre Israël. Ils sont contre les ministres extrémistes qui tiennent des propos insensés. Ils s'opposent à la violence des colons, à un gouvernement qu'ils ne comprennent pas, et surtout à Netanyahou ; pour eux, tout ce qui le concerne est toxique. Alors, que faire ? Revenir à la règle qui a fonctionné pour nous pendant soixante-dix ans et qui a été enfreinte en 2015, lorsque Netanyahou a prononcé un discours au Congrès contre Obama. Je l'ai dit alors, je le répète aujourd'hui : Israël ne prend pas parti en Amérique. Nous travaillons avec tous. Les défis sont considérables. De puissantes forces veulent notre échec. D'importants financements qataris et iraniens soutiennent la campagne menée contre nous. Mais au même titre que les défis sécuritaires, nous devons aussi relever les défis politiques. La première visite à Washington des représentants de la prochaine administration doit se faire à la Maison Blanche, mais aussi au Congrès, auprès des deux partis. Non seulement pour parler, mais aussi pour écouter, pour entendre les critiques, pour expliquer les faits et pour rétablir la confiance. Après Washington, nous devons nous rendre aux États-Unis, rencontrer les gouverneurs, les élus locaux et les médias sur tout le continent. Il faut toucher l'Amérique au-delà de la politique. Parlez aux communautés juives, elles en ont soif, mais pas seulement à elles. Parlez aussi aux leaders hispaniques, aux églises afro-américaines, aux jeunes évangéliques qui nous ont abandonnés. Ils ont besoin de découvrir un autre Israël, pas celui de Netanyahou et Ben Gvir. Il faut consolider nos alliances. Il faut isoler le noyau dur. Pour en isoler dix, il nous en faut une centaine qui seront de notre côté. Nous avons perdu cette centaine. Il faut les reconquérir. Les reconquérir ne nous apporte pas seulement de la sympathie. C'est aussi un atout pour Tsahal, la coopération en matière de renseignement, le renforcement de notre sécurité nationale (et non, nous n'avons pas renoncé au prochain accord d'aide). Nous l'avons déjà fait. En 2022, j'ai signé la « Déclaration de Jérusalem » avec le président Biden sans perdre un seul républicain. Ce n'est pas de la magie, c'est du travail. L'Amérique n'est pas perdue. Elle attend que quelqu'un revienne lui parler.

> Les dirigeants des partis se coordonnent et agiront immédiatement pour remplacer le gouvernement du 7/10 par un gouvernement d'urgence nationale et obtenir une majorité parlementaire claire à la Knesset.* Les dirigeants des partis Changement et Amendement se sont réunis récemment à Herzliya pour une première discussion conjointe. Ils ont élaboré un plan d'action pour l'investiture de la 26e Knesset et la formation rapide du 38e gouvernement. Ils se concertent sur la nécessité d'établir au plus vite un gouvernement sioniste fondé sur les quatre principes énoncés par Eisenkot. Lors de cette réunion, les dirigeants ont réaffirmé leur engagement total à mettre en œuvre la décision des citoyens israéliens, qui ont voté clairement et sans équivoque pour le changement et contre le maintien du gouvernement actuel, celui du 7 octobre. Les chefs de parti ont coordonné leurs plans et actions afin d'obtenir immédiatement la majorité parlementaire, dès les premiers jours de la Knesset. Ils ont discuté de la dangereuse et désordonnée tentative de délégitimation menée par le Likoud et Netanyahu contre les résultats des élections et la Commission électorale centrale, et ont exprimé leur engagement indéfectible à protéger ces résultats et le processus démocratique. Conformément à l'accord des chefs de parti, tous les partis recommanderont au Président de la République que Gadi Eisenkot, président du parti Yesh!, reçoive le premier mandat pour former un gouvernement, afin de parvenir à une formation gouvernementale aussi rapide que possible et d'éviter la tenue d'élections supplémentaires en Israël. La réunion a décidé que les équipes de négociation des partis commenceraient immédiatement à travailler à l'élaboration des orientations et accords fondamentaux pour la formation du 38e gouvernement. Les chefs de parti se sont engagés à maintenir une coordination étroite et continue dans les prochains jours, jusqu'à l'investiture du nouveau gouvernement.

 

 

● Japon 
♦ Parti démocrate constitutionnel

>
Le 4 novembre, le groupe parlementaire du Parti démocrate constitutionnel et des Indépendants à la Chambre haute a tenu une assemblée générale de ses membres au sein de la Diète nationale. Dans son discours, le chef du groupe, Shunichi Mizuoka, a déclaré, concernant la création d'une commission spéciale sur le projet de loi relatif à la taxe sur la consommation et au fonds de soutien lors de la séance plénière du même jour : « Cette décision unanime des partis d'opposition exige un examen approfondi à la Chambre haute. » Il a également indiqué qu'« il est nécessaire de prévoir un temps suffisant pour les délibérations et de solliciter la présence du Premier ministre et des autres ministres », manifestant ainsi leur volonté de répondre aux travaux de la commission spéciale.
Il a ensuite mentionné sa participation à un rassemblement en faveur de Junichi Tamazukuri, membre de l'Assemblée préfectorale d'Ibaraki , déclarant que « c'était un rassemblement très énergique et passionnant, et j'ai de grandes attentes quant au développement futur du mouvement ».
Enfin, il a fait part de sa participation à la Conférence internationale des partis politiques asiatiques (ICAPP) qui se tiendra en Corée du Sud, soulignant l'importance de cette conférence où se réuniront des partis politiques d'un très large éventail de pays, et pas seulement d'Asie, et l'importance des échanges. Il a également souligné la nécessité pour le Japon de participer activement aux conférences des partis politiques asiatiques, étant donné le retrait soudain du Parti libéral-démocrate et du Komeito. Il a ensuite exprimé sa détermination : « En tant que Parti démocrate constitutionnel, nous voulons être fortement présents et faire progresser les discussions. »

> Le député Mizuoka a souligné que la confiance en politique se construit en visitant les communautés locales, en dialoguant avec elles et en abordant chaque problème individuellement. Il a déclaré : « La confiance ne peut jamais se bâtir sur une seule élection, qui repose sur une vague de popularité passagère. » Il a également affirmé que le député préfectoral Tamazuki, qui poursuit son action avec constance, est une figure absolument indispensable pour Ibaraki à l’avenir.
Enfin, il a déclaré : « Le pouvoir de changer la politique réside dans la communauté locale. Il réside sur le lieu de travail, là où les gens travaillent dur et se démènent pour gagner leur vie », soulignant la nécessité de faire entendre la voix de la communauté et des travailleurs auprès du gouvernement préfectoral et de relier cette mobilisation à un changement au niveau national. Il a appelé à un soutien massif afin de faire connaître au plus grand nombre les réalisations et les projets futurs du député préfectoral Tamazuki, pour qu’il puisse poursuivre son action.

>  Le 30 octobre, le Parti démocrate constitutionnel du Japon, par l'intermédiaire de sa présidente du Conseil de recherche politique, Eri Tokunaga, de sa présidente de la Division des affaires du Cabinet, Makiko Kishi, de sa présidente de la Division des affaires générales, Saori Yoshikawa, et de son vice-président du Conseil de recherche politique, Ryo Koriyama, a adressé une demande urgente au ministre du Numérique et ministre chargé de la cybersécurité, Shunji Furukawa, concernant le renforcement des mesures de cybersécurité. Le vice-ministre parlementaire Ken Akamatsu était également présent lors de cette démarche.
Actuellement, une série de cyberattaques et d'incidents d'accès non autorisé ont entraîné des fuites de données personnelles, tant au niveau national qu'international, menaçant la vie et les biens des citoyens. Des attaques contre des infrastructures critiques telles que la finance, les transports et la santé pourraient survenir à tout moment, avec des conséquences potentiellement graves sur l'activité socio-économique. Cette situation peut être qualifiée de veille d'une « nouvelle urgence ».
Face à cette situation, le Parti démocrate constitutionnel du Japon a tenu une réunion générale de son Conseil de recherche politique le 28 octobre, a consulté les ministères et agences concernés et a décidé d'élaborer quatre mesures d'urgence et de les soumettre au gouvernement.
La demande appelait à une action rapide sur quatre points : (1) comprendre la réalité des cyberattaques et renforcer le système de partage d’informations ; (2) octroyer des subventions, des aides et des allégements fiscaux aux petites et moyennes entreprises ; (3) assurer une gestion adéquate des données personnelles et mettre en place les cadres juridiques nécessaires ; et (4) renforcer les effectifs de sécurité et augmenter le budget de la recherche et du développement.
Le président du Conseil de recherche sur les politiques, M. Tokunaga, a souligné la grande inquiétude du public, qui ignore la nature et les conséquences de ces attaques. Il a insisté sur la nécessité de « diffuser des informations pertinentes pour le public et de réfléchir aux moyens d’aider les victimes », et a plaidé pour la création d’un environnement incitant les entreprises à déclarer les dommages, un soutien global aux PME et un renforcement de la sécurité publique.
Le président de la Commission des affaires du Cabinet, M. Kishi, a souligné l’importance de comprendre l’ampleur des dégâts et de réagir aux incidents non déclarés. Il a appelé à une action interministérielle et a demandé un renforcement de la coopération avec l’Agence de la consommation et l’Agence nationale de la police afin de prévenir les dommages collatéraux tels que la fraude.
Le vice-président du Conseil de recherche sur les politiques publiques, M. Koriyama, a souligné le poids des coûts et des efforts liés aux mesures de sécurité, ainsi que la pénurie de personnel dans les PME. Il a évoqué le risque que des sites web obsolètes deviennent des points d'entrée pour les attaques et a appelé à une meilleure compréhension de la situation et à un soutien renforcé.
Le président de la Commission des affaires générales, M. Yoshikawa, a insisté sur l'importance d'un système de partage d'informations entre les ministères concernant les dommages et les méthodes d'attaque, fondé sur des consultations avec les ministères concernés, afin d'orienter les contre-mesures. Il a appelé à des réponses efficaces pour protéger la vie et les moyens de subsistance de la population.
En réponse à cette demande, le ministre Furukawa a expliqué que des informations étaient recueillies auprès des ministères concernés et des entreprises touchées, et que l'analyse des méthodes d'attaque était en cours. Concernant les attaques récentes, il a déclaré : « Plutôt que de nouvelles méthodes, il s'agit d'une répétition, à plus grande échelle, de méthodes déjà existantes », reconnaissant ainsi l'importance de mettre en œuvre rigoureusement les contre-mesures nécessaires depuis longtemps. Il a également mentionné des contre-mesures couvrant l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement, y compris les sous-traitants, et a indiqué son intention d'élaborer des directives d'ici mars prochain. Il a déclaré que les événements futurs comportent des aspects imprévisibles et a indiqué qu'ils entendaient poursuivre la collecte d'informations et les réponses en coopération avec d'autres pays. Il a également exprimé sa détermination à élaborer un ensemble de contre-mesures dès la semaine prochaine.
Enfin, le président du Conseil de recherche sur les politiques, M. Tokunaga, a évoqué le risque, par exemple, de piratage des comptes de médias sociaux du Premier ministre et de diffusion de fausses informations par usurpation d'identité, et a appelé à la vigilance.

 

● Norvège
♦ Senterpartiet

> Le FrP a voté pour faciliter le transfert du pouvoir sur la Norvège à l'UE. Le Parti du Centre estime, au contraire, qu'il faut renforcer la constitution pour garantir le contrôle national sur notre pays. Car les conséquences d'un transfert croissant de pouvoir à l'UE sont importantes. Historiquement, la Norvège a toujours eu intérêt à maîtriser ses ressources énergétiques. Mais il y a près de dix ans, le FrP, au pouvoir, a fait en sorte que la Norvège rejoigne l'ACER. Abandonner le contrôle élu de la politique énergétique norvégienne à l'UE, comme l'a fait le FrP, n'était pas judicieux.

> Le terme « trou noir » dans le secteur de la justice est bien connu dans les milieux politiques, car où va réellement l'argent de la police ? Le ministre de la Justice évoque des allocations record, tandis que la police alerte sur une crise et des réductions d'effectifs. Il est difficile d'avoir une vision claire de l'utilisation réelle de ces fonds, ce qui constitue un problème démocratique. Contrairement à d'autres secteurs où les postes budgétaires permettent de distinguer les différentes finalités, le budget de fonctionnement de la police est regroupé en un seul poste à la Direction générale de la police (DGP). Il est donc difficile de savoir quelle part est réellement allouée au personnel, à l'équipement et aux différents districts de police. L'année dernière, la police a dépensé davantage en finances et en gestion administrative qu'en prévention. Par ailleurs, les districts devront peut-être attendre plusieurs mois avant de connaître l'ampleur des dépenses qui les attendent. - C'est totalement faux. L'institution dépense plus d'argent en gestion administrative et financière qu'en prévention. La Direction de la police s'est enrichie au détriment d'une gestion politique efficace, affirme Bent-Joacim Bentzen, porte-parole du Parti du centre pour les questions de justice. Le Parti du centre propose donc un nouveau modèle budgétaire pour une plus grande transparence des dépenses. Nous souhaitons redonner davantage de pouvoir aux districts de police et offrir aux chefs de police une plus grande marge de manœuvre et une meilleure prévisibilité. Cette proposition est soutenue par la Fédération norvégienne de la police. L'argent doit être consacré à des actions policières qui renforcent la sécurité et la présence des forces de l'ordre sur l'ensemble du territoire norvégien. Il est donc essentiel de savoir précisément où va cet argent !

> Le Parti du Centre s'oppose à la centralisation ! Aujourd'hui, notre porte-parole pour les questions fiscales, Bjørn Arild Gram, a présenté notre budget alternatif, qui privilégie une meilleure économie au quotidien, des services de qualité à proximité des citoyens et le développement de toute la Norvège. Nous réduirons fortement les taxes sur les carburants et accorderons une plus grande part des réductions d'impôt aux personnes à faibles et moyens revenus. Nous refusons la hausse de la taxe carbone proposée par le gouvernement et supprimerons la taxe routière sur l'essence et le diesel jusqu'au 1er juillet 2027. Il deviendra plus abordable de se rendre au travail, d'assurer la livraison des enfants à la crèche et de gérer une entreprise dans tout le pays. Alors que le gouvernement travailliste fixe un niveau minimum pour les municipalités, nous renforcerons les services dont vous avez besoin au quotidien. Il s'agit d'avoir suffisamment d'enseignants dans les crèches, du temps pour chaque enfant et la garantie que les personnes âgées reçoivent des soins de qualité. C'est pourquoi nous accordons la priorité à un financement accru des municipalités, à un investissement de 2 milliards de couronnes norvégiennes dans les services de soins et à une augmentation des subventions aux écoles locales, qui passeront de 600 000 à 1 million de couronnes norvégiennes par école. Nous souhaitons que les enfants puissent se rendre à l'école rapidement et que les communautés locales se développent. Fonder une famille sera plus facile et un soutien sera disponible en cas de difficultés. Nous augmenterons l'allocation unique pour la naissance et l'adoption à 95 149 NOK et renforcerons la protection des familles. Nous mettrons fin aux coupes budgétaires de l'État dans le soutien aux jeunes atteints de la maladie cœliaque, créerons 250 postes supplémentaires en emploi adapté permanent et renforcerons le financement des services municipaux particulièrement gourmands en ressources. Nous renforcerons les hôpitaux et garantirons des services de santé de qualité sur l'ensemble du territoire. Les nouveaux bâtiments hospitaliers doivent permettre d'améliorer les soins et ne pas entraîner de réductions de personnel ni de services aux patients dues aux intérêts dus à l'État. C'est pourquoi nous supprimerons les charges d'intérêts des hôpitaux, afin de dégager des fonds supplémentaires pour, entre autres, les services d'ambulance, la maternité, la santé mentale et la réadaptation. Chacun doit avoir la certitude de pouvoir obtenir de l'aide en cas de besoin, quel que soit son lieu de résidence. Nous augmenterons le plafond de la carte de fidélité exonérée d'impôt à 125 000 NOK, renforcerons les déductions fiscales pour les travailleurs frontaliers, les marins et les pêcheurs, et améliorerons les règles applicables aux personnels navigants et aux pilotes. Pour les conducteurs professionnels, nous allouerons 50 millions de NOK supplémentaires à la création d'aires de repos ouvertes 24h/24 : les travailleurs de la route doivent pouvoir se reposer en toute sécurité. Nous réduirons le coût des transports terrestres, maritimes et aériens. Nous consacrons 250 millions de NOK à la baisse des prix des vedettes rapides, première étape vers une réduction de moitié des tarifs, et proposons une réduction pour les résidents sur les vols entre le Svalbard et le continent. Nous refusons également toute augmentation des frais de passeport et des taxes sur les armes. Nous mettrons également les facteurs à disposition des personnes âgées grâce à un nouveau service à domicile, qui fournira des informations provenant du secteur public et des organisations bénévoles et contribuera à une vie quotidienne plus sûre. Davantage de personnes devraient pouvoir se former et valoriser leurs compétences près de chez elles. Nous renforçons l'enseignement décentralisé, créons 500 nouvelles places dans les écoles professionnelles, augmentons la subvention à l'apprentissage et consolidons le dispositif d'annulation de la dette étudiante dans les districts. Nous proposons également 100 nouvelles places à l'École de police, y compris à Alta, et faciliterons la formation policière dans plusieurs régions du pays. Nous refusons les coupes budgétaires qui affectent les écoles populaires et garantissons que les étudiants pourront toujours convertir 40 % de leur prêt en bourse. Nous proposons un plan de construction de plus de 14 milliards de couronnes norvégiennes pour le logement, les routes et les ports dans toute la Norvège. Nous augmentons le plafond de prêt de la Banque du logement de 10 milliards de couronnes norvégiennes, notamment pour construire davantage de logements abordables et garantir un logement sûr aux personnes âgées. Nous réduirons également les risques liés à la construction de logements dans les communes rurales en expansion. Parallèlement, nous allouons un milliard de couronnes norvégiennes supplémentaires aux routes départementales et renforçons leur entretien, la protection contre les glissements de terrain, les projets routiers et ferroviaires, ainsi que les ports. Ceci permettra d'améliorer la sécurité des transports et de créer des emplois pour les artisans et les entreprises du bâtiment. Nous consacrons également 200 millions de couronnes norvégiennes au développement du haut débit dans les districts où le gouvernement a totalement supprimé son soutien. De plus, nous accordons la priorité aux projets culturels et à la protection du patrimoine culturel dans tout le pays. En ces temps incertains, nous devons renforcer la préparation aux situations d'urgence en Norvège. Nous souhaitons un renforcement de la présence policière auprès des citoyens, une formation accrue au sein de la Protection civile et un soutien renforcé aux organisations de bénévoles. Nous renforçons la préparation sanitaire, les abris et les réserves de sang dans les hôpitaux, et nous allouons des fonds au stockage de carburant. Les commerces de proximité seront transformés en points de distribution locaux. La production alimentaire norvégienne fait également partie intégrante de la préparation aux situations d'urgence. C'est pourquoi nous allons investir dans les granges, améliorer la couverture vétérinaire, accroître le stockage des céréales et constituer des stocks nationaux de semences. Nous renforçons également le secteur forestier en augmentant les financements pour la plantation et l'entretien, en améliorant les routes forestières et en facilitant le transport du bois. Une plus grande partie du bois norvégien sera transformée en Norvège, créant ainsi des emplois et de la valeur ajoutée localement. L'approvisionnement en électricité en Norvège garantira la sécurité des foyers et des lieux de travail. Nous garantirons des prix de l'électricité bas et stables, instaurerons une taxe sur les exportations d'électricité acheminée par câbles à courant continu vers l'étranger et augmenterons la taxe sur l'électricité pour les centres de données. La politique climatique et environnementale doit permettre de réelles réductions d'émissions, au lieu d'alourdir le coût de la vie et de délocaliser emplois et émissions. C'est pourquoi nous supprimerons la taxe carbone sur la pêche et le piégeage. Lorsque les navires de pêche font des détours pour s'approvisionner en carburant moins cher à l'étranger, cela peut entraîner une augmentation des émissions. Nous souhaitons que le ravitaillement se fasse sur le littoral norvégien et que la création de valeur s'y déroule. Nous investissons dans le biogaz, les camions électriques et au gaz, l'efficacité énergétique du transport maritime et les mesures énergétiques dans les bâtiments municipaux. Nous renforçons également le Fonds d'investissement climatique afin de contribuer à la réduction des émissions grâce aux énergies renouvelables dans les pays en développement. Parallèlement, nous investissons davantage dans les actions locales pour le climat et la nature, la prévention des inondations et des glissements de terrain, ainsi que la lutte contre les déchets en mer et sur le littoral. Ceci n'est qu'un aperçu de nos propositions dans notre budget alternatif. 

 

● Royaume Uni 
♦ Liberal democrats 
> Les Américains ont rejeté la politique de division et de haine de Trump. Nous devons faire de même avec la réforme.

> Les lourdeurs administratives liées au Brexit freinent les exportateurs de produits alimentaires britanniques et font grimper les coûts. Le Parti travailliste doit revoir ses positions et soutenir l'adhésion au marché unique et à une union douanière afin de dynamiser les entreprises, de baisser les prix et de stimuler la croissance économique.

> Nous avons besoin d'un système d'immigration qui soutienne notre économie, nos services publics et l'intégration, or les réformes de la ministre de l'Intérieur risquent de compromettre cet objectif. Les Libéraux-démocrates sont le seul parti à comprendre qu'un système d'immigration juste et maîtrisé, bénéfique à notre économie et à nos services publics, repose sur un rapprochement avec l'Europe.

> Après des années de campagne, le gouvernement s'est engagé aujourd'hui à présenter une loi garantissant aux jeunes handicapés l'accès à leur épargne du Fonds fiduciaire pour enfants.

> La véritable solution consiste à réintégrer le marché unique et à établir une union douanière avec l'UE. Les Libéraux-démocrates n'ont jamais cessé de plaider en faveur de ces deux mesures, car la suppression des barrières commerciales favorise des entreprises plus fortes, des prix plus bas et une économie en croissance. Les ministres doivent désormais renoncer à leurs lignes rouges auto-imposées et reconnaître que l'avenir économique de la Grande-Bretagne repose sur la reconstruction de nos relations avec nos plus proches voisins.

> Les hausses d'impôts cachées des travaillistes et des conservateurs touchent 6,7 millions de personnes supplémentaires. La taxe déguisée des conservateurs, que les travaillistes ont décidé de maintenir, obligera des millions de travailleurs à payer l'impôt sur le revenu pour la première fois. Les citoyens n'ont pas besoin d'une pénalité fiscale massive et déguisée alors même que les factures d'énergie augmentent et que l'inflation s'emballe.

> Nous devons rétablir la confiance avec l'Europe. Cette confiance a été rompue par les Conservateurs. Les Libéraux-démocrates ont toujours affirmé que le meilleur avenir de la Grande-Bretagne se trouvait au cœur de l'Europe.

> La guerre insensée menée par Trump en Iran alimente la crise du coût de la vie. Le budget de la semaine dernière n'a pas proposé de plan de croissance. Les Libéraux-démocrates continueront de plaider pour un rapprochement avec l'Europe, notamment par l'adhésion au marché unique et à l'union douanière, afin de dynamiser immédiatement notre économie.

> La promesse d'un avenir meilleur pour les jeunes a été brisée. Les Libéraux-démocrates ont un plan pour y remédier.

> Les Libéraux-démocrates sont le seul parti à avoir un véritable plan pour faire croître notre économie, en plaçant au cœur de ses priorités une relation plus étroite avec l'Europe.

> Après des années de chaos économique, nous avons besoin d'un véritable plan de croissance centré sur l'Europe. Nous continuerons d'exiger du Parti travailliste qu'il corrige l'accord de Brexit désastreux des conservateurs, relance la croissance et réduise les impôts et les factures.

> Un partenariat renforcé avec l'Europe est essentiel à la croissance de notre économie et à la réduction des impôts et des factures. Or, nous nous retrouvons avec un budget insuffisant.

> Seuls les Libéraux-démocrates ont présenté un plan économique visant à rendre la Grande-Bretagne plus riche, plus sûre et plus forte.

> Le budget du Chancelier était bien trop timide. Notre économie est truquée au profit des grandes banques, des géants de l'énergie et des entreprises technologiques. Les Libéraux-démocrates veulent les obliger à contribuer équitablement, lutter contre les injustices et apporter une solution durable à la crise du coût de la vie.

> Après des années de chaos et d'échecs gouvernementaux, nous ne pourrons mettre fin à la crise du coût de la vie et réformer les services publics défaillants qu'en relançant la croissance économique. Il nous faut un véritable plan de croissance centré sur l'Europe.

> Le Parti travailliste doit corriger l'accord de Brexit désastreux des Conservateurs en rejoignant le marché unique et une union douanière, et utiliser les milliards ainsi récoltés pour baisser les impôts et les factures des citoyens. Tant que le gouvernement n'aura pas le courage d'agir en ce sens, tout budget ne fera que des ajustements superficiels.

> L’industrie de défense britannique est de renommée mondiale, mais elle a besoin d’investissements urgents dans le budget d’aujourd’hui pour suivre le rythme des évolutions technologiques rapides. Les obligations de défense pourraient apporter les fonds nécessaires.

 

Ed Davey (leader) 
> Pour tous ceux qui croient en la décence, au respect et à l'état de droit, il est réconfortant de voir le peuple américain rejeter si massivement la politique de haine, de division et de préjudice économique de Donald Trump.

> Les élections de mi-mandat américaines d'aujourd'hui ne sont pas un événement isolé outre-Atlantique. Cette politique s'implante ici aussi, avec le parti de la Réforme de Nigel Farage, attisant la colère et les divisions. C'est le pire de l'Amérique de Trump ; nous ne devons jamais laisser cette Amérique devenir la Grande-Bretagne de Farage.

> La Grande-Bretagne a besoin d'un gouvernement qui défende ses intérêts, et non d'un gouvernement qui la rende dépendante d'un président américain imprévisible. Nous avons besoin d'un plan économique centré sur l'Europe, pour être plus riches, plus sûrs et plus forts.

> Il nous faut un véritable plan de croissance centré sur l'Europe. Le Parti travailliste doit corriger l'accord de Brexit bâclé des Conservateurs en rejoignant le marché unique et une union douanière, et utiliser les milliards ainsi générés pour baisser les impôts.

 

● Suisse 
♦ Le Centre 
> «Pourquoi compliquer, quand on peut faire simple ?» Beni Würth dans l’arène du vote : L’imposition individuelle entraîne 1,7 million de déclarations fiscales supplémentaires par an. Avec l’initiative pour l’équité : une déclaration fiscale au lieu de deux. Oui le 29 novembre.

> Travail à plein temps, à temps partiel, garde des enfants ou prise en charge de proches : chaque famille organise son quotidien à sa manière. Le système fiscal doit respecter cette liberté. Le 29 novembre : oui à l’initiative pour des impôts équitables !

Le travail prend bien des formes. Rémunéré ou non, l’engagement au sein de la famille mérite d’être reconnu, sans entraîner de désavantages fiscaux. Le 29 novembre : oui à l’initiative pour des impôts équitables !

> Pour rester neutre, il faut pouvoir se défendre. La Suisse a besoin d’une armée forte, de son propre savoir-faire et de partenaires fiables. La neutralité reste garantie. Le 29 novembre : oui à la loi sur le matériel de guerre (LMG) !

> La sécurité de demain se prépare aujourd’hui. Une armée bien équipée a besoin de technologies modernes et de partenaires fiables. Préserver cet accès, c’est renforcer notre capacité à assurer la sécurité de la Suisse sur le long terme. Le 29 novembre, votons oui à la révision.

> Une armée opérationnelle a besoin de plus que de militaires bien formés. Elle doit pouvoir compter sur du matériel, des technologies et des chaînes d’approvisionnement fiables. La révision de la loi sur le matériel de guerre renforce notre capacité de défense. Le 29 novembre: oui.

 

● Ukraine
♦ Gouvernement
Volodymyr Zelensky (président)
> Sans l'Amérique, des milliers et des milliers d'Ukrainiens supplémentaires auraient été tués par les frappes russes. Et des millions d'autres seraient devenus des réfugiés. C'est pourquoi nous remercions toujours l'Amérique. Et nous le pensons sincèrement. Même lorsque nous la remercions à plusieurs reprises dans un même discours. Juste pour être sûrs que ceux qui ont parfois l'impression que nous ne les avons pas assez remerciés nous entendent. Mais nous savons aussi que sans l'Europe, l'Ukraine n'aurait pas survécu. Sans l'Allemagne et les autres pays européens, sans l'UE. Les Russes auraient incendié bien plus de nos villes et de nos villages sans votre aide.

> Des réunions et des négociations importantes sont prévues à Madrid. La priorité absolue est de renforcer la défense aérienne de l'Ukraine, de protéger notre population et de développer la coopération et la production en matière de défense. Nous sommes reconnaissants à l'Espagne pour son aide. Nous préparons de nouvelles mesures de soutien. Des contacts avec les États-Unis sont également prévus ces prochains jours. Nous coordonnons nos efforts avec nos partenaires afin d'obtenir des résultats concrets en matière de sécurité et de progresser vers la paix. La protection contre les frappes russes et le rétablissement de la paix sont indispensables. Merci à tous ceux qui aident l'Ukraine.

> Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent depuis trois jours sur le site du bombardement russe d'une école de la localité de Komyshuvakha, dans la région de Zaporijia. Les Russes ont utilisé neuf bombes aériennes. Ils ont d'abord touché des personnes venues recevoir de l'aide humanitaire, puis les secouristes et les policiers arrivés sur place. Tous les services nécessaires sont mobilisés. Il s'agit d'une opération extrêmement difficile et ardue, menée sous la menace quasi constante de nouvelles frappes russes. À ce jour, on dénombre 40 morts. Malheureusement, certains corps n'ont pas encore été identifiés. J'adresse mes condoléances aux familles et aux proches des victimes. Plus de 30 personnes pourraient encore être ensevelies sous les décombres. Malheureusement, la communauté internationale a très peu réagi à cette attaque insensée. Mais elle, à l'instar des milliers d'autres crimes de guerre commis par la Russie contre l'Ukraine et les Ukrainiens, exige une réponse ferme. Le mal se propage toujours davantage s'il reste impuni. Nous attendons une réaction : l'Ukraine a besoin d'un soutien de défense aérienne immédiat. Je suis reconnaissant aux partenaires qui prennent de telles mesures.

> J'ai rencontré le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius. Je l'ai informé de la situation concernant les bombardements russes sur les infrastructures critiques dans la quasi-totalité des régions d'Ukraine. Nos infrastructures énergétiques sont quotidiennement la cible de nombreuses frappes, et la situation relative aux missiles balistiques est particulièrement préoccupante en raison de la pénurie chronique d'intercepteurs Patriot. Il est essentiel de trouver de nouvelles solutions pour contribuer à protéger des vies humaines. Nous avons signé un important contrat pour l'achat de missiles PAC-2 de fabrication allemande au cours des deux prochaines années. Nous nous efforçons d'accélérer les livraisons. Cela aiderait considérablement les Ukrainiens à traverser cet hiver. À plusieurs reprises, le leadership allemand a contribué à sauver des milliers de vies. Nous avons convenu que nos équipes étudieraient cette possibilité ainsi que d'autres questions abordées, notamment le système IRIS-T et les munitions pour F-16. Je remercie le ministre Pistorius, le chancelier Merz et l'ensemble du peuple allemand pour leur soutien indéfectible à notre défense. Nous apprécions chaque mesure qui contribue à sauver des vies.

> Pour garantir la sécurité, il faut des partenaires et des alliés qui la garantissent conjointement. Et concernant les nouvelles technologies comme Starlink et les systèmes similaires, différents pays développent actuellement leurs propres versions. L'Allemagne développe également son propre système. C'est une démarche judicieuse, car la question essentielle est de savoir qui contrôle leur activation et leur désactivation. Mais que faire face à ceux qui développent la capacité de détruire de tels systèmes ? Personne ne peut y faire face seul. La sécurité est véritablement un intérêt européen partagé.

> Beaucoup trop de choses dépendent des convictions de l'Allemagne et de ceux en qui elle croit. Le rôle des États-Unis dans le monde risque de se réduire encore. Par conséquent, le rôle de l'Europe doit se renforcer. Et sans l'Allemagne, cela est impossible. Sans vous, la liberté est vouée à l'échec. La liberté et la sécurité en Europe sont indissociables de votre engagement et de votre force. L'Europe n'a d'alternative à l'Allemagne. N'oubliez jamais cela.

> Réunion importante avec la présidente du Bundestag, Julia Klöckner. Nous apprécions grandement le leadership allemand qui protège la vie de nos citoyens, soutient notre secteur énergétique et œuvre ensemble pour que la Russie réponde de cette guerre qu'elle mène. Chaque jour, la Russie frappe nos villes et nos communautés, et ses cibles privilégiées sont l'énergie et la logistique ukrainiennes. La situation de notre système énergétique est actuellement très difficile, avec de graves coupures dans de nombreuses régions. Nous avons discuté de la manière dont l'Allemagne peut soutenir notre secteur énergétique et contribuer à renforcer notre protection contre les frappes de missiles et de drones russes. Nous avons examiné en détail le soutien financier à l'Ukraine pour l'année prochaine. Je suis reconnaissant que le budget fédéral allemand ait prévu 11,6 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine. Nous faisons tout notre possible pour mettre fin à la guerre au plus vite, mais nous devons être prêts à défendre l'Ukraine et notre indépendance. Merci à l'Allemagne de comprendre nos besoins, et nous espérons qu'une décision sera prise prochainement.

> Nous n'invitons pas Poutine à Kiev. Ils sont venus nous voir sans invitation en 2022. Mais ce n'est pas pour cela qu'il est inutile de l'inviter à Kiev. C'est simplement parce qu'il ne viendra pas. Il en va de même pour une invitation à Moscou. Ce que fait la Russie est destructeur. C'est un véritable affront au monde entier qui souhaite la fin de cette guerre. C'est pourquoi personne ne soutiendra un déplacement à Moscou. Quant à un appel téléphonique, la Russie s'en servira comme prétexte pour éviter toute autre rencontre. Et nous connaissons bien cette manœuvre. Elle ne mène à rien. Ce ne serait qu'une conversation téléphonique très formelle et ennuyeuse où je devrais une fois de plus écouter un cours d'histoire du dirigeant de la Fédération de Russie, au lieu d'entendre parler de mesures concrètes pour mettre fin à la guerre. Si nous voulons mettre fin à la guerre, nous devons nous rencontrer et franchir la première étape : un cessez-le-feu.

> Nous prévoyons la reprise prochaine, les 10 et 11 novembre, des réunions trilatérales entre l'Ukraine, les États-Unis et la Russie. Ces réunions se tiendront au niveau des équipes, et nous comptons sur les travaux menés dans ce cadre, ainsi que sur nos autres initiatives diplomatiques, pour préparer le terrain à des réunions trilatérales au niveau des dirigeants. C'est ce format, au niveau des dirigeants, qui permettra de résoudre les questions clés nécessaires à l'instauration d'une paix durable et à la garantie de la sécurité. Nous coordonnons activement nos actions avec l'Allemagne et d'autres pays européens sur les points principaux des négociations. L'Europe participe pleinement au processus de paix, et nous mettons tout en œuvre pour garantir une vision européenne commune des enjeux de sécurité, de la manière dont ce conflit doit prendre fin et de son issue. Une paix digne est indispensable à sa pérennité. C'est l'un de nos principes fondamentaux. Demain, des réunions se tiendront également à Bruxelles – États-Unis, Europe, OTAN et Ukraine – sur le plan de relance et les garanties de sécurité. Ces travaux se dérouleront au niveau des équipes.

> En octobre, nos Forces de défense ukrainiennes ont infligé des pertes record à l'ennemi et ont repris le contrôle d'un territoire plus vaste que celui conquis par les occupants russes. En un seul mois, la Russie a perdu 54 400 soldats, tués ou grièvement blessés. Il s'agit d'un record mensuel pour un conflit armé de cette ampleur. Un record de pertes journalières a également été enregistré : l'armée russe a perdu 2 250 hommes le 21 octobre. Surtout, nous poursuivons la reconquête de notre territoire. En octobre, les Forces de défense ont libéré 96,2 kilomètres carrés de territoire ukrainien, soit 10,4 kilomètres carrés de plus que ce que les occupants ont réussi à conquérir durant cette période. Nous remercions tous nos défenseurs, tous nos combattants, chaque brigade et chaque unité pour cet important résultat pour notre pays. La Russie subit des pertes. Nous tenons nos positions, libérons du territoire et faisons en sorte que chaque jour de guerre soit le plus pénible possible pour l'agresseur. Pour mettre fin à ces pertes effroyables, la Russie n'a qu'à choisir un cessez-le-feu et la voie diplomatique.

> Une décision forte du Département d'État américain : autoriser l'Ukraine à acquérir des intercepteurs Patriot pour contrer les missiles balistiques russes. Cinq cents intercepteurs PAC-3 représentent un nombre considérable et, très prochainement – ​​dès cet hiver –, ils pourraient constituer un système de défense extrêmement efficace. Cependant, il a été stipulé que les livraisons ne pourront commencer que dans quelques années. Nous demandons à nos partenaires américains de trouver une solution pour le moment où le danger et le besoin d'utiliser les intercepteurs PAC-3 se feront réellement sentir. Actuellement, les Russes attaquent quotidiennement nos infrastructures énergétiques. Rien qu'au cours des deux dernières semaines d'octobre, on a déjà recensé plus de 30 frappes russes contre des éléments critiques de notre réseau électrique. C'est maintenant, avant même l'arrivée de l'hiver, que Poutine a lancé son opération visant à attaquer les systèmes indispensables à la vie dans nos villes et nos communautés. Les cibles sont l'électricité, le chauffage, l'approvisionnement en eau, les ponts et, plus généralement, la vie dans nos villes. Nous avons demandé à nos partenaires américains de fournir à l'Ukraine un soutien hivernal, à raison de 100 intercepteurs Patriot par mois. Cinq cents missiles suffiraient à protéger notre espace aérien durant les prochains mois, période cruciale pour que l'Ukraine soit en position de force dans les négociations et pour empêcher la Russie de paralyser la vie dans les villes et les communautés ukrainiennes. Les États-Unis, nos partenaires européens et d'autres partenaires à travers le monde disposent de stocks suffisants d'intercepteurs PAC-3. Les fournir à l'Ukraine dès maintenant, durant l'hiver 2026-2027, et reconstituer les arsenaux de nos partenaires ultérieurement, grâce à cette production déjà commandée et financée par l'Ukraine et nos partenaires, constituerait la solution idéale. Et elle est parfaitement réalisable. Nous remercions le président Trump. Nous avons notamment évoqué récemment la question des intercepteurs PAC-3 avec le secrétaire d'État Marco Rubio. L'Ukraine est reconnaissante au département d'État américain et à l'administration américaine dans son ensemble pour cette autorisation. Mais nous demandons des décisions qui garantissent la protection des vies, non pas après-demain ou plus tard, mais dès maintenant, au moment précis où la menace est présente – lorsque la Russie tue et détruit. Je remercie tous ceux qui soutiennent l'Ukraine !

 

● Venezuela
♦ Vente Venezuela
> María Corina Machado a assuré ce jeudi que le plan en trois phases pour la transition démocratique au Venezuela progresse et prévoit la tenue d'élections présidentielles en 2027.
« Le plan en trois phases avance. Le secrétaire Marco Rubio a tracé la voie qui indique clairement la tenue d'élections présidentielles en 2027 », a déclaré Machado lors de sa première conférence de presse après son retour au pays, qui s'est tenue dans l'Aula Magna de l'Université catholique Andrés Bello (UCAB).
« La transition démocratique est irréversible, et nous sommes ici pour veiller à ce qu'elle soit organisée et pacifique, et qu'elle réponde aux besoins urgents d'un pays qui souffre énormément »,  a-t-elle ajouté.
La Vénézuélienne a déclaré être revenue pour remplir le mandat reçu des citoyens et contribuer à l'édification d'une nouvelle ère politique au Venezuela.
« Je suis revenue pour contribuer, pour écouter chaque citoyen, pour intégrer tous les secteurs politiques et sociaux à cette nouvelle République qui se dessine. Je suis revenu pour accomplir une tâche et un mandat »,  a-t-elle déclaré.
Machado a souligné que les Vénézuéliens ont surmonté les divisions survenues au cours du processus politique qu'a connu le pays et a assuré que leur lutte se poursuit, axée sur le recouvrement de la liberté.
« Je suis ici, nous sommes ici pour tout donner pour le Venezuela »,  a-t-elle déclaré. Il a également affirmé : « Notre arme a été la vérité et notre force, l’amour, et il n’y a pas de force plus puissante que l’amour. »
- Elle exige la libération des prisonniers politiques.
Machado a averti que le système de répression qui a contraint des milliers de Vénézuéliens à se cacher et à fuir le pays est toujours en place. Tout en reconnaissant certains progrès, elle a souligné que la capacité de représailles de ce système demeure une source d'inquiétude.
« C’est pourquoi le démantèlement complet du système répressif est une priorité. La libération de tous nos prisonniers politiques, civils et militaires, est une priorité absolue »,  a-t-elle déclaré.
La dirigeante a réaffirmé qu'elle ne se reposera pas tant que tous les prisonniers politiques n'auront pas été libérés.
« Et il y a encore des centaines de personnes qui, à l'heure actuelle, restent dans les prisons de la tyrannie, et ce sont nos héros. Que ce message de force leur parvienne, car nous ne nous arrêterons pas tant que le dernier civil et militaire vénézuélien ne sera pas libéré »,  a-t-elle déclaré.
Elle a également déclaré qu'elle ne révélerait pas de détails sur les personnes qui l'ont aidée à rentrer afin de les protéger.
« Je ne vais mettre personne en danger »,  a-t-elle déclaré. Expliquant comment il était parvenu à rentrer au pays, il a ajouté : « C’était entièrement de ma propre initiative, organisé par nos équipes. »
- Elle ne participera pas à la table de dialogue.
Interrogée sur une éventuelle représentation à la table du dialogue avec le chavisme, Machado a précisé que son secteur n'en faisait pas partie. Elle a toutefois exprimé son intérêt à voir ce dialogue aboutir à des résultats concrets.
Parmi les objectifs qu'il a mentionnés figuraient la nomination d'une nouvelle Cour suprême de justice (TSJ), le renouvellement du Conseil national électoral (CNE), conformément aux exigences constitutionnelles, et la fixation d'une date pour les élections présidentielles.
« Nous pensons que c'est quelque chose qui peut être fait en trois fois ; je ne pense pas que cela doive être séquentiel »,  a-t-elle déclaré.
Elle a expliqué que des progrès sur ces trois points offriraient une plus grande certitude aux Vénézuéliens et aux investisseurs étrangers, et contribueraient à la stabilité, à la légitimité et à la démocratie dans le pays.
Concernant la possibilité de maintenir le contact avec Delcy Rodríguez et l'éventuelle intervention des États-Unis pour faciliter une rencontre, Machado a répondu : « Je n'ai reçu aucun message ni des États-Unis ni de Mme Rodríguez. »
- Elle remercie les États-Unis et le Panama
Machado a remercié le président américain Donald Trump, le gouvernement américain et le secrétaire d'État Marco Rubio pour le rôle qu'elle a attribué à Washington sur la scène politique vénézuélienne.
« Je tiens à remercier le président des États-Unis, Donald Trump, le gouvernement des États-Unis et le secrétaire d'État, Marco Rubio, car grâce à leur vision, leur courage et leur action du 3 janvier, cette porte vers la liberté a été ouverte »,  a-t-elle déclaré.
Le dirigeant a lié ces événements à la possibilité d'une transition démocratique et a déclaré que le Venezuela pourrait devenir un allié des États-Unis dans la région.
Elle a également remercié le peuple panaméen, le président José Raúl Mulino, le ministre des Affaires étrangères Javier Martínez-Acha et les institutions panaméennes pour leur accueil des Vénézuéliens et la préservation des archives électorales de l'opposition.
« Ils nous ont accueillis et ils conservent et préservent nos archives de liberté que nous apporterons bientôt au Venezuela »,  a-t-elle déclaré.
Machado a également salué le travail des organisations de défense des droits humains et des médias nationaux et internationaux, les remerciant d'avoir donné une voix à la cause vénézuélienne.
- Présente des projets pour la transition
Machado a annoncé que son équipe travaille sur trois initiatives visant à promouvoir la transformation du pays : Venezuela, Terre de Grâce ; le projet des Bâtisseurs et Point d’Accord.
Concernant le Venezuela, « Terre de grâce », elle a expliqué vouloir recueillir des propositions pour transformer le pays et tirer parti des compétences des équipes techniques et professionnelles. Il a invité les Vénézuéliens à soumettre leurs idées.
Concernant le projet Constructores, elle a indiqué qu'il vise à garantir que tous les Vénézuéliens ayant le droit de vote puissent participer aux prochaines élections présidentielles. À cette fin, il a proposé d'entamer la mise à jour et la purge des listes électorales.
La troisième initiative, Point d'accord, vise à promouvoir la participation citoyenne à la conception des institutions de la nouvelle scène politique.
« Nous voulons que cette transition se fasse à l'image de celle du Venezuela, dans le sens où des millions et des millions de citoyens participent à la conception, au soutien et à la consolidation de ce processus de transition et à la construction du nouveau Venezuela »,  a-t-elle déclaré.
Elle a expliqué que la proposition prévoit des assemblées citoyennes où les Vénézuéliens, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, pourront discuter du modèle de justice, d'éducation, de santé et des relations entre l'État et les citoyens.
« L’idée n’est pas d’avoir une seule assemblée de mille personnes, mais mille assemblées de dix, quinze, vingt personnes »,  a-t-elle expliqué.
Machado a déclaré que l'objectif est de consolider une république libérale et démocratique, avec des institutions fondées sur des accords nationaux et sur la participation citoyenne.
- Machado appelle à l'unité des Vénézuéliens
Lors de son discours, la dirigeante a insisté sur le fait que le Venezuela est une société unie autour de valeurs telles que la liberté, la dignité humaine, la justice, le développement, la prospérité, la propriété et la famille.
« Nous devrions être très fiers car nous avons une société qui a mûri, qui a appris et qui est prête pour la liberté »,  a-t-elle déclaré.
Elle a également relaté certaines de ses expériences vécues mercredi dans l'État de Vargas, où il a recueilli les témoignages de citoyens touchés par la tragédie du 24 juin. Parmi ces rencontres, il a notamment souligné celle avec un homme nommé Omar, qui lui a proposé son aide.
« Dites-moi, je vous aiderai », se souvient Machado avoir entendu le citoyen dire.
Pour la dirigeante, ces quatre mots reflètent la résilience, le courage et la générosité des Vénézuéliens, même au milieu des difficultés.
« Nous nous sommes serré la main et nous allons nous entraider, M. Omar et nous tous ensemble, pour reconstruire ce pays »,  a-t-elle déclaré.
La dirigeante a également remercié l'Université catholique Andrés Bello, où elle a étudié, de l'avoir accueillie à nouveau pour cette nouvelle étape de son retour.
Évoquant l'unité des Vénézuéliens, elle a souligné le désir commun de retrouver les membres de leur famille restés à l'étranger.
« Mais surtout, nous sommes unis dans notre désir de voir nos enfants rentrer à la maison, maintenant »,  a-t-elle déclaré.
Machado a conclu son discours par un message de confiance envers les citoyens et d'engagement envers l'avenir du Venezuela.
« Je fais confiance aux Vénézuéliens. J'ai mis ma vie entre leurs mains »,  a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté : « Et je suis ici parce que nous allons rendre l'impossible possible une fois de plus. »