Voici une sélection, ce 20 janvier 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.
● Canada
♦ Gouvernement
Mark Carney (Premier ministre)
> [Allocution lors du Forum économique mondial: « Principes et pragmatisme :
la voie que le Canada a choisie »] Je parlerai aujourd'hui de la rupture de
l'ordre mondial, de la fin d'une fiction agréable et du début d'une réalité
brutale où la géopolitique des grandes puissances n'est soumise à aucune
contrainte.
Mais je vous soumets par ailleurs que les autres pays, en particulier les
puissances moyennes comme le Canada, ne sont pas impuissants. Ils possèdent la
capacité de construire un nouvel ordre qui intègre nos valeurs, comme le
respect des droits humains, le développement durable, la solidarité, la
souveraineté et l’intégrité territoriale des états.
La puissance des moins puissants commence par l'honnêteté.
Chaque jour, on nous rappelle que nous vivons à une époque de rivalité entre
grandes puissances. Que l’ordre fondé sur des règles tend à disparaître. Que
les forts agissent selon leur volonté et que les faibles en subissent les
conséquences.
Cet aphorisme de Thucydide se présente comme inévitable, telle une logique
naturelle des relations internationales qui se réaffirme.
Devant ce constat, les pays ont fortement tendance à suivre le mouvement pour
rester en bons termes. Ils s’adaptent. Ils évitent les conflits. Ils espèrent
que ce conformisme leur garantira la sécurité.
Ce n’est pas le cas.
Quelles sont donc nos options?
En 1978, le dissident tchèque Václav Havel a écrit un essai intitulé Le pouvoir
des sans-pouvoir. Il y posait une question simple : comment le système
communiste a-t-il pu tenir?
Sa réponse commence par l’histoire d’un marchand de fruits et légumes. Chaque
matin, il place une affiche dans sa vitrine : « Travailleurs du
monde, unissez-vous! » Il n’y croit pas. Personne n’y croit. Mais il la
place quand même, pour éviter les ennuis, montrer sa coopération, faire profil
bas. Et comme tous les commerçants de toutes les rues font de même, le système
continue de fonctionner.
Non pas uniquement par la violence, mais par la participation des citoyens
ordinaires à des rituels qu’ils savent pertinemment être faux.
Havel appelait cela « vivre dans le mensonge ». Le pouvoir du système
ne provient pas de sa véracité, mais de la volonté de chacun d’agir comme s’il
était vrai. Et sa fragilité provient de la même source : dès qu’une seule
personne cesse d’agir ainsi, dès que le marchand de fruits et légumes retire
son enseigne, l’illusion commence à s’effriter.
Le moment est venu pour les entreprises et les pays de retirer leurs enseignes.
Pendant des décennies, des pays comme le Canada ont prospéré grâce à ce que
nous appelions l’ordre international fondé sur des règles. Nous avons adhéré à
ses institutions, vanté ses principes et profité de sa prévisibilité. Grâce à
sa protection, nous avons pu mettre en œuvre des politiques étrangères fondées
sur des valeurs.
Nous savions que l’histoire de l’ordre international fondé sur des règles était
en partie fausse. Que les plus puissants y dérogeraient lorsque cela leur
convenait. Que les règles entourant les échanges commerciaux étaient appliquées
de manière asymétrique. Et que le droit international était appliqué avec plus
ou moins de rigueur selon l’identité de l’accusé ou de la victime.
Cette fiction était utile, et l’hégémonie américaine, en particulier,
contribuait à assurer des bienfaits publics : des voies maritimes ouvertes, un
système financier stable, une sécurité collective et un soutien aux mécanismes
de résolution des différends.
Nous avons donc placé l’enseigne dans la vitrine. Nous avons participé aux
rituels. Et nous avons généralement évité de signaler les écarts entre la
rhétorique et la réalité.
Ce compromis ne fonctionne plus.
Permettez-moi d’être direct : nous sommes en pleine rupture, et non en
pleine transition.
Au cours des deux dernières décennies, une série de crises financières,
sanitaires, énergétiques et géopolitiques a mis en évidence les risques d’une
intégration mondiale extrême.
Plus récemment, les grandes puissances ont commencé à recourir à l’intégration
économique comme moyen de pression. Aux droits de douane comme levier. À
l’infrastructure financière comme moyen de coercition. Aux chaînes
d’approvisionnement comme vulnérabilités à exploiter.
Il est impossible de « vivre dans le mensonge » d’un avantage mutuel
grâce à l’intégration lorsque celle-ci devient la source de votre
subordination.
Les institutions multilatérales sur lesquelles s’appuyaient les puissances
moyennes, entre autres l’OMC, les Nations Unies et la COP, qui constituent
l’architecture de la résolution collective des enjeux, sont considérablement
affaiblies.
Ainsi, de nombreux pays tirent les mêmes conclusions. Ils doivent renforcer
leur autonomie stratégique dans les domaines de l’énergie, de l’alimentation,
des minéraux critiques, de la finance et des chaînes d’approvisionnement.
Cette réaction est compréhensible. Un pays qui ne peut pas assurer son
approvisionnement alimentaire, énergétique ou sa défense n’a que peu d’options.
Lorsque les règles ne vous protègent plus, vous devez vous protéger vous-même.
Cependant, soyons réalistes quant aux conséquences de cette situation. Un monde
cloisonné sera plus pauvre, plus fragile et moins durable.
Il y a une autre vérité : si les grandes puissances renoncent même à faire
semblant de respecter les règles et les valeurs pour exercer sans entrave leur
pouvoir et défendre leurs intérêts, les avantages du
« transactionnalisme » deviennent difficiles à reproduire. Les
puissances hégémoniques ne peuvent pas monnayer indéfiniment leurs relations.
Les alliés chercheront à se diversifier pour parer à l’incertitude. Ils auront
recours à des mécanismes de protection. Ils multiplieront leurs options. Et
cela leur permettra de réaffirmer leur souveraineté, autrefois fondée sur des
règles, mais qui reposera de plus en plus sur leur capacité à résister aux
influences extérieures.
Comme je l’ai mentionné, cette gestion classique des risques comporte un coût,
mais il est possible de partager les investissements liés à l’autonomie
stratégique et à la protection de la souveraineté. Il est plus avantageux
d’investir collectivement dans la résilience que de bâtir chacun sa propre
forteresse. L’adoption de normes communes réduit la fragmentation. Les
complémentarités procurent des avantages à tous.
La question pour les puissances moyennes, comme le Canada, n’est pas de savoir
s’il faut s’adapter à cette nouvelle réalité. Nous devons le faire. Il s’agit
plutôt de déterminer si nous nous adaptons en construisant simplement des murs
plus hauts ou si nous pouvons faire preuve de plus d’ambition.
Le Canada a été parmi les premiers pays à prendre conscience de la situation,
ce qui nous a amenés à modifier fondamentalement notre orientation stratégique.
Les Canadiens et les Canadiennes comprennent que notre conception
traditionnelle et rassurante selon laquelle notre situation géographique et nos
alliances nous garantissaient automatiquement la prospérité et la sécurité ne
tient plus.
Notre nouvelle stratégie repose sur ce qu’Alexander Stubb a qualifié de
« réalisme fondé sur des valeurs » — ou, autrement dit, nous avons
pour objectif de conjuguer principes et pragmatisme.
Nous demeurons fidèles à nos principes quant à nos valeurs fondamentales :
souveraineté et intégrité territoriale, interdiction du recours à la force sauf
dans les cas prévus par la Charte des Nations Unies, et respect des droits de
la personne.
Nous sommes pragmatiques, car nous reconnaissons que les progrès sont souvent
progressifs, que les intérêts divergent et que tous nos partenaires ne
partagent pas nécessairement nos valeurs. Nous collaborons de manière ouverte,
stratégique et lucide. Nous acceptons pleinement le monde tel qu’il est, sans
attendre qu’il devienne celui que nous aimerions voir.
Le Canada adapte ses relations afin que leur portée corresponde à ses valeurs.
Nous privilégions un vaste dialogue afin de maximiser notre influence, dans un
contexte où l’ordre mondial est particulièrement instable, où les risques sont
élevés et où les enjeux pour l’avenir sont considérables.
Nous ne comptons plus uniquement sur la force de nos valeurs, mais également
sur la valeur de notre force.
Nous consolidons cette force dans notre pays.
Depuis l’entrée en fonction de mon gouvernement, nous avons réduit les impôts
sur le revenu, les gains en capital et les investissements des entreprises,
nous avons supprimé tous les obstacles fédéraux au commerce interprovincial et
nous accélérons la mise en œuvre d’investissements de mille milliards de
dollars dans les domaines de l’énergie, de l’intelligence artificielle et des
minéraux critiques, dans la mise en place de nouveaux corridors commerciaux et
dans bien d’autres choses encore.
Nous doublons nos dépenses de défense d’ici 2030 et nous le faisons de manière
à renforcer nos industries nationales.
Nous nous diversifions rapidement à l’étranger. Nous avons conclu un
partenariat stratégique global avec l’Union européenne qui prévoit notamment
notre adhésion à l’initiative SAFE concernant les accords européens
d’approvisionnement en matière de défense.
Au cours des six derniers mois, nous avons signé douze autres accords
commerciaux et de sécurité sur quatre continents.
Ces derniers jours, nous avons conclu de nouveaux partenariats stratégiques
avec la Chine et le Qatar.
Nous négocions actuellement des accords de libre-échange avec l’Inde, l’ANASE,
la Thaïlande, les Philippines et le Mercosur.
Pour contribuer à résoudre les problèmes mondiaux, nous privilégions une
géométrie variable, c’est-à-dire que nous adhérons à différentes coalitions
pour différents enjeux, en fonction des valeurs et des intérêts.
En ce qui concerne l’Ukraine, nous sommes un membre important de la Coalition
des volontaires et l’un des plus grands contributeurs par habitant à sa défense
et à sa sécurité.
En matière de souveraineté dans l’Arctique, nous soutenons fermement le
Groenland et le Danemark et appuyons pleinement leur droit unique de déterminer
l’avenir du Groenland. Notre engagement envers l’article 5 est
inébranlable.
Nous collaborons avec nos alliés de l’OTAN (y compris le groupe des huit pays
nordiques et baltes) afin de rendre plus sûrs les flancs nord et ouest de
l’Alliance, notamment par le biais d’investissements sans précédent du Canada
dans le radar transhorizon, des sous-marins, des avions et le déploiement de
militaires sur le terrain. Le Canada s’oppose fermement à l’imposition de
droits de douane relatifs au Groenland et demande la tenue de discussions
ciblées en vue d’atteindre les objectifs communs de sécurité et de prospérité
pour l’Arctique.
En matière de commerce plurilatéral, nous soutenons les efforts visant à
établir un pont entre le Partenariat transpacifique et l’Union européenne, en
vue de créer un nouveau bloc commercial de 1,5 milliard de personnes.
En ce qui concerne les minéraux critiques, nous formons des clubs d’acheteurs ancrés
dans le G7 pour permettre au monde de se diversifier et d’échapper à la
concentration de l’offre.
En matière d’intelligence artificielle, nous coopérons avec des démocraties qui
partagent nos vues pour éviter d’être finalement contraints de choisir entre
des puissances hégémoniques et des fournisseurs à très grande échelle.
Il ne s’agit pas d’un multilatéralisme naïf. Notre approche ne s’appuie pas non
plus sur des institutions affaiblies. Elle consiste à établir des coalitions
efficaces, en fonction des enjeux, entre partenaires qui partagent suffisamment
de points communs pour agir ensemble. Dans certains cas, ce sera la grande
majorité des pays.
Et elle consiste à créer un vaste réseau de connexions dans les domaines du
commerce, de l’investissement et de la culture, sur lequel nous pouvons nous
appuyer pour relever les défis et saisir les opportunités à venir.
Les puissances moyennes doivent agir ensemble, parce que lorsqu’on est absents
de la table, on figure au menu.
Les grandes puissances peuvent se permettre d’agir seules. La taille de leur
marché, leur capacité militaire et leur pouvoir leur permettent d’imposer leurs
conditions. Ce n’est pas le cas des puissances moyennes. Lorsque nous ne
négocions qu’au niveau bilatéral avec une puissance hégémonique, nous négocions
en position de faiblesse. Nous acceptons ce qui nous est proposé. Nous nous
faisons concurrence pour être les plus accommodants.
Ce n’est pas de la souveraineté. C’est faire semblant d’être souverain tout en
acceptant la subordination.
Dans un monde marqué par la rivalité entre les grandes puissances, les pays
intermédiaires ont le choix : soit se faire concurrence pour obtenir des
faveurs, soit s’unir pour créer une troisième voie qui aura du poids.
Nous ne devons pas laisser la montée des puissances dures nous empêcher de voir
que la légitimité, l’intégrité et les règles garderont leur force si nous
choisissons de les exercer ensemble.
Ce qui me ramène à Havel.
Pour les puissances moyennes, qu’est-ce que « vivre dans la vérité »?
C’est nommer la réalité. Cesser d’invoquer « l’ordre international fondé
sur des règles » comme s’il fonctionnait encore tel qu’on nous le
présente. Appeler le système par son nom : une période d’intensification
de la rivalité entre les grandes puissances, où les plus fortes d’entre elles
agissent selon leurs intérêts en utilisant l’intégration économique comme une
arme de coercition.
C’est agir de manière cohérente. Appliquer les mêmes normes aux alliés et aux rivaux.
Lorsque les puissances moyennes critiquent l’intimidation économique venant
d’un côté, mais restent silencieuses lorsqu’elle vient d’un autre, nous
laissons l’affiche à la vitrine.
C’est mettre en place ce en quoi nous affirmons croire. Plutôt que d’attendre
un rétablissement de l’ordre ancien, créer des institutions et conclure des
accords qui jouent le rôle qu’ils sont censés jouer.
Et c’est réduire l’influence qui permet la coercition. Tout gouvernement
devrait se donner pour priorité de créer une économie nationale forte. La
diversification internationale n’est pas seulement une question de prudence
économique, c’est aussi le fondement matériel d’une politique étrangère
honnête. Les pays gagnent le droit d’adopter des positions de principe en
réduisant leur vulnérabilité aux représailles.
Le Canada possède ce que le monde recherche. Nous sommes une superpuissance
énergétique. Nous disposons d’importantes réserves de minéraux critiques. Nous
avons la population la plus instruite au monde. Nos caisses de retraite
figurent parmi les investisseurs les plus importants et les plus sophistiqués
au monde. Nous disposons de capitaux, de talents et d’un gouvernement doté
d’une immense capacité financière lui permettant d’agir de manière résolue. Et
nous adhérons à des valeurs auxquelles beaucoup d’autres aspirent.
Le Canada est une société pluraliste qui fonctionne. Notre espace public est
bruyant, diversifié et libre. La population canadienne reste attachée à la
durabilité.
Nous sommes un partenaire stable et fiable dans un monde qui ne l’est
absolument pas, et qui établit et valorise les relations à long terme.
Le Canada possède autre chose encore : la conscience de ce qui se passe et la
détermination à agir en conséquence.
Nous comprenons que cette rupture exige plus qu’une simple adaptation. Elle
exige une honnêteté quant à la réalité du monde tel qu’il est.
Nous retirons l’affiche de la vitrine.
L’ordre ancien ne sera pas rétabli. Nous ne devons pas le pleurer. La nostalgie
n’est pas une stratégie.
Mais à partir de cette fracture, nous pouvons bâtir quelque chose de mieux, de
plus fort et de plus juste.
C’est la tâche des puissances moyennes, qui ont le plus à perdre dans un monde
de forteresses et le plus à gagner dans un monde de coopération véritable.
Les puissants ont leur pouvoir. Mais nous avons aussi quelque chose : la
capacité de cesser de faire semblant, d’appeler la réalité par son nom, de
renforcer notre position chez nous et d’agir ensemble.
C’est la voie que le Canada a choisie. Nous l’avons choisie ouvertement et avec
confiance.
Et c’est une voie grande ouverte à tout pays qui souhaite la suivre avec nous.
> À une époque marquée par la rivalité entre les grandes puissances, le Canada choisit d'être pragmatique et fidèle à ses principes. Il choisit de nommer la réalité, d'agir en collaboration et de bâtir ce en quoi nous affirmons croire.
> Heureux d’avoir rencontré le président Emmanuel Macron à Davos. Le Canada et la France uniront toujours leurs voix pour défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et la paix.
> Le Canada appuie universellement les principes de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, notamment dans la mesure où ils s’appliquent au Groenland et au Royaume du Danemark. Comme nous l’avons toujours affirmé, l’avenir du Groenland appartient au Groenland et au Danemark. La sécurité de l’Arctique — sur les flancs nord et ouest de l’OTAN — est essentielle à notre Alliance. Le Canada croit fermement que la meilleure façon d’assurer la sécurité de l’Arctique est de travailler ensemble au sein de l’OTAN, et le Canada est préoccupé de la récente escalade. Le Canada accroît considérablement la protection de l’Arctique en renforçant ses forces armées et en investissant dans les infrastructures essentielles. Nous continuerons à collaborer avec nos Alliés pour protéger cette région cruciale, car nous sommes tous plus forts lorsque nous travaillons ensemble.
> Afin de faire du Canada un chef de file dans la fabrication de véhicules électriques, nous nous efforçons d'attirer d'importants nouveaux investissements chinois dans le cadre de coentreprises. Et à mesure que notre secteur national se développera, nous autoriserons l'entrée sur le marché canadien d'un nombre limité de véhicules électriques en provenance de Chine, soit moins de 50 000 l'année prochaine, offrant ainsi aux Canadiens des options plus abordables et plus écoénergétiques.
> Je suis à Davos, en Suisse, afin de trouver de nouveaux partenaires commerciaux et d’investissement pour le pays. Le Canada a ce que le monde recherche : c’est une superpuissance énergétique et un partenaire commercial fiable, avec les travailleurs les plus qualifiés au monde.
> Nous redéfinissons les relations du Canada avec la Chine de manière stratégique, pragmatique et décisive, dans l’intérêt des populations de nos deux pays.
> Nous forgeons un nouveau partenariat stratégique avec la Chine, axé sur le commerce, l’énergie, l’agriculture et d’autres domaines dans lesquels nous pouvons réaliser des gains importants pour les travailleurs canadiens.
> Nous éliminons les barrières commerciales afin de débloquer des milliards de dollars en commerce pour les agriculteurs, les pêcheurs et les travailleurs canadiens dans tous les secteurs agroalimentaires. D'ici le 1er mars, nous nous attendons à ce que la Chine réduise les droits de douane sur le canola canadien de 84 % à environ 15 % et que le tourteau de canola, les pois, le homard et le crabe canadiens ne seront plus soumis aux droits antidiscriminatoires.
> Les relations entre le Canada et la Chine sont tendues et incertaines depuis près d'une décennie. Nous mettons fin à cette situation grâce à un nouveau partenariat stratégique qui profite aux populations de nos deux pays.
> Nous avons conclu un nouvel accord commercial avec la Chine, qui ouvre des marchés d’exportation d’une valeur de plus de 7 milliards de dollars pour les entreprises et les travailleurs canadiens.
> Le Qatar est un partenaire important du Canada pour le commerce et l’instauration de la paix dans le monde.
> Le Canada forge un nouveau partenariat stratégique avec le Qatar. Ensemble, nous aidons les entreprises canadiennes à étendre leurs activités ici et à attirer des investissements de cette dynamique économie de 290 milliards de dollars.
> Le Qatar et le Canada sont des bâtisseurs ambitieux et des forces pour la paix dans le monde. Nous collaborerons dans les domaines de l’IA, des technologies et de la défense, et faciliterons les échanges commerciaux afin de créer davantage de possibilités pour nos deux peuples.
● Etats-Unis
♦ Parti démocrate
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des
représentants)
> Il y a un an, Donald Trump prêtait serment comme 47e président des
États-Unis d'Amérique. Il avait alors promis d'instaurer un âge d'or pour ce
grand pays. Or, les politiques toxiques et extrémistes de Donald Trump et des
Républicains ont plongé les États-Unis dans une période sombre. Le budget de
Medicaid a subi la plus importante réduction de l'histoire américaine. Des
hôpitaux, des maisons de retraite et des centres de santé communautaires
ferment leurs portes à cause de la réforme controversée des Républicains. Ces
derniers refusent de prolonger les crédits d'impôt de l'Affordable Care Act, ce
qui risque de priver des dizaines de millions d'Américains de soins de santé
lorsqu'ils en auront besoin, leurs primes d'assurance s'envolant et augmentant
parfois de 1 000 à 2 000 dollars par mois. Les droits de douane
imposés par Trump alourdissent encore le coût de la vie pour des dizaines de
millions d'Américains de la classe ouvrière. Et l'administration Trump a lâché
ces agents de l'ICE masqués et hors-la-loi pour brutaliser les citoyens
américains, ce qui a même conduit au meurtre injustifié de Renee Nicole Good,
âgée de 37 ans.
Un an après, l'administration Trump est un échec total et les Américains le
savent. Les Républicains n'ont absolument rien fait pour améliorer le quotidien
des Américains de la classe ouvrière, des Américains ordinaires et de la classe
moyenne, malgré leurs promesses de baisse des coûts dès le premier jour. Aux
États-Unis, avec les Républicains aux commandes de la Chambre des
représentants, du Sénat et de la présidence, les coûts n'ont pas baissé. Au
contraire, ils ont augmenté. L'inflation est hors de contrôle. Le logement, les
courses, les factures d'énergie, la garde d'enfants et les soins de santé sont
hors de prix. Les Américains subissent quotidiennement le poids de l'économie
trumpiste et républicaine. Il est temps que le Congrès agisse enfin pour tenir
parole, en tant que Républicains, et s'attaquer au coût de la vie exorbitant
dans ce pays. Au lieu de cela, les Républicains se sont obstinément attachés à
récompenser leurs donateurs milliardaires par des allégements fiscaux massifs,
puis ont orchestré, depuis le 1600 Pennsylvania Avenue, le plus vaste système
de corruption de l'histoire du pays. C'est scandaleux. Et les Américains le
savent.
> Nous allons continuer à œuvrer sans relâche pour améliorer la vie des Américains tout en luttant contre l'extrémisme. Nous croyons que dans ce grand pays, héritier de l'héritage du Dr King, si vous travaillez dur et respectez les règles, vous devriez pouvoir vivre confortablement, à un coût abordable, avec un emploi bien rémunéré, un logement décent, des soins de santé de qualité, une bonne éducation pour vos enfants et une retraite confortable. Ce qui signifie, soit dit en passant, veiller à ce que ces extrémistes ne touchent en aucun cas à votre sécurité sociale et à votre assurance maladie. Travaillez dur, respectez les règles, vivez pleinement.
> Le révérend Dr Martin Luther King est le seul roi que nous célébrons, et non les aspirants autoritaires. Les Républicains sont obsédés par l'annexion du Groenland. Ils ne se soucient absolument pas de rendre votre vie plus abordable.
> Les démocrates de la Chambre des représentants sont aujourd'hui au Minnesota pour dénoncer les brutalités commises par l'ICE contre les citoyens américains. No0us demanderons des comptes à chacun de ces extrémistes pour leurs agissements illégaux.
Chuck Schumer (leader de la majorité
démocrate au Sénat)
> La politisation du ministère de la Justice par Trump n'empêchera pas le
maire Frey, le gouverneur Walz et le procureur général Ellison de faire leur
travail pour protéger les habitants du Minnesota.
Je les soutiens face à ces abus de pouvoir
flagrants, qu'il s'agisse d'agents de l'ICE qui terrorisent leurs communautés
ou de poursuites politiques sans fondement juridique ni historique.
Donald Trump a créé cette crise de toutes pièces, et chacune de ses actions
depuis n'a fait qu'aggraver la situation. Il doit laisser les élus locaux faire
leur travail et obtenir le départ de l'ICE du Minnesota.
> La Journée Martin Luther King Jr.
nous rappelle que nous ne devons jamais renoncer à son rêve.
Sa résilience et son engagement pour les droits civiques restent un message
pour notre pays aujourd'hui : nous ne devons jamais abandonner la lutte
pour la justice et l'égalité pour tous.
> D'abord, c'était Tish James et James
Comey. Maintenant, ce sont des sénateurs, des gouverneurs et le président de la
Réserve fédérale. Dans l'Amérique de Donald Trump, faire son travail est
considéré comme une enquête bidon.
Les Américains rejettent ce genre d'intimidation totalitaire. Où sont les
Républicains ? Ils se cachent.
> Les démocrates dévoilent un nouveau
programme de logement pour lutter contre la crise du logement abordable :
- Le prix médian d’une maison a augmenté de 55 % depuis le début de la
pandémie de covid19.
- Les loyers ont augmenté de plus de 30 %.
- L’âge médian d’un primo-accédant est de 40 ans.
- Les États-Unis manquent de millions de logements, ce qui fait grimper les
prix.
Barack Obama (ancien président des
Etats-Unis)
> Le Dr Martin Luther King Jr. a consacré sa vie à la lutte pour l'égalité
et la justice. Il nous a appris que, même face à l'intimidation et à la
discrimination, nous ne devons jamais cesser d'œuvrer pour un avenir meilleur –
une leçon plus que jamais d'actualité.
Le changement n'a jamais été facile. Il exige persévérance et détermination, et
nous appelle tous à prendre la parole et à défendre nos convictions. En ce jour
où nous rendons hommage au Dr King, puisons de la force dans son exemple et
contribuons à faire rayonner son héritage.
Hillary Clinton (ancienne secrétaire
d’Etat)
> > « Engageons-nous à nouveau dans la longue et âpre, mais belle, lutte
pour un monde nouveau », a déclaré Martin Luther King Jr. « C’est l’appel des
enfants de Dieu, et nos frères attendent avec impatience notre réponse. » Puissions-nous
y répondre en faisant le plus grand bien possible.
Gavin Newsom (gouverneur de Californie)
> Les alliés des Etats-Unis et les chefs d'entreprise doivent comprendre ceci: avec Donald Trump, la diplomatie est impossible. Il est temps de se ressaisir et de faire preuve de fermeté.
> L’héritage de Martin Luther King Jr.
nous rappelle que la promesse américaine ne s’est jamais réalisée
d’elle-même ; elle exige du courage et une lucidité morale.
Honorer le Dr King aujourd’hui, c’est lutter pour élargir les opportunités,
protéger la démocratie et garantir que la liberté et la justice appartiennent à
tous.
> Le ministère de la Justice corrompu
de Donald Trump ne reculera devant rien — y compris des théories ridicules et
dénuées de tout fondement — pour assouvir sa soif de vengeance.
Personne n'est à l'abri de ses abus de pouvoir.
C'est révoltant.
> Donald Trump tente de fomenter une
guerre civile aux États-Unis.
Ce qu'il fait à Minneapolis est une honte.
Ce que fait son gouvernement est répugnant.
Terroriser nos communautés et diffuser des mèmes suprémacistes blancs ne
saurait être normalisé.
> Trump a tenté de voler l'élection de
2020 en passant des appels pour « trouver des votes », et il s'en prend
maintenant de nouveau à la démocratie.
Nous devons prendre au sérieux ses menaces contre la démocratie.
> Les priorités de Donald Trump :
1) Supprimer l’accès aux soins de santé pour vos enfants
2) Supprimer l’accès à la nourriture pour vos enfants
3) Supprimer les services de garde d’enfants
4) Empoisonner vos enfants
Le programme « pro-famille » continue !
> États rouges : taux d’homicides les plus élevés du pays, politiques fiscales les plus régressives, population en déclin.
> Seize États américains imposent davantage leurs bas salaires que la Californie n'impose ses hauts salaires. Au Texas, 40 % de la classe moyenne paie plus d'impôts qu'en Californie. Le système d'imposition progressif de la Californie soutient les familles qui travaillent.
● Japon
♦ Parti démocrate constitutionnel
> Le 19 janvier, le représentant Yoshihiko Noda a assisté à la « Réception
du Nouvel An 2026 » organisée par le Conseil syndical japonais des transports
terrestres, maritimes et aériens (Kōun Rōkyō), qui regroupe les travailleurs
des transports terrestres, maritimes et aériens et du secteur des services, et
y a prononcé un discours.
Dans son discours du Nouvel An, le représentant Noda a exprimé sa profonde
gratitude au Conseil syndical japonais des transports terrestres, maritimes et
aériens pour son soutien quotidien et sa coopération dans le cadre des
activités parlementaires.
Il a également évoqué le programme et les politiques fondamentales de la «
Coalition pour une réforme modérée » annoncés ce jour-là, et a expliqué le
processus qui a conduit à la tenue de nombreuses consultations politiques. En
revanche, concernant l'annonce de la dissolution du Parlement faite dans la
soirée du même jour, il a déclaré : « Il faut une explication convaincante pour
le peuple quant à la raison de cette dissolution maintenant », tout en ajoutant
: « C'est injuste, mais nous devons l'accepter ».
En ce qui concerne la politique économique, il a souligné que, malgré la hausse
des cours boursiers et la dépréciation du yen, les conditions de vie des
citoyens continuaient de se détériorer et que les inégalités se creusaient. Il
a ajouté que le renforcement de l'économie et de la diplomatie n'avait aucun
sens si les citoyens ne pouvaient pas en profiter, et a exprimé son intention
de mettre en place des politiques réalistes en accordant la priorité aux
citoyens.
> Le 20 janvier, l'Union réformiste
centriste a tenu une conférence de presse au Parlement et a dévoilé ses
nouvelles affiches politiques. Le député Watanabe, président du comité de
communication du Parti constitutionnel démocrate, et la députée Omori, membre
du comité de communication du Parti Komeito, ont assisté à la conférence.
Deux types d'affiches ont été dévoilés : une affiche avec un slogan en
avant-plan et une affiche avec une photo des deux présidents, Noda et Saito,
côte à côte.
Au début de la conférence, M. Watanabe, président de la commission, a expliqué
l'intention derrière le design et a mentionné que les affiches étaient basées
sur la couleur bleue, couleur emblématique de la Coalition pour la réforme
centriste. Il a déclaré : « Chaque parti politique valorise son parcours
jusqu'à présent, mais nous allons unir nos forces pour créer un « nouveau bleu
».
Concernant le design représentant le ciel en arrière-plan, il a déclaré : «
Nous voulons rassembler un grand nombre de personnes sous la bannière du centre
afin de réaliser de grandes choses, sans distinction de haut ou de bas, de
droite ou de gauche, en unissant nos forces », exprimant ainsi la position
politique inclusive que vise l'Union réformiste du centre.
M. Omori, membre du comité de communication, a ensuite souligné que le slogan «
Les citoyens d'abord » inscrit en gros sur l'affiche signifiait que « la
politique centriste consiste à donner la priorité à la vie de chaque citoyen ».
Il a ensuite insisté sur les principes du nouveau parti : « Nous respecterons
au maximum la vie, l'existence et la survie de chacun d'entre vous. Nous
voulons avant tout mener une politique qui permette aux citoyens de ressentir
le bonheur dans leur vie quotidienne. C'est cette volonté qui nous anime. »
Lors de la séance de questions-réponses, interrogé sur la composition de la
photo des deux représentants (dont le regard est tourné vers le haut), le
président Watanabe a répondu : « Au-delà du regard des deux représentants, il y
a un avenir où une politique axée sur les citoyens sera mise en œuvre. » Il a
également déclaré à propos de la position des deux représentants Noda et Saito
: « La séance photo s'est déroulée dans une ambiance très cordiale, et le
résultat reflète bien leur personnalité. Nous avons adopté une composition très
harmonieuse, sans distinction entre la droite et la gauche. »
Enfin, interrogé sur l'état d'avancement des préparatifs en vue des élections,
le président Watanabe a déclaré : « La dissolution précipitée et la formation
d'un nouveau parti ont rendu la situation dix fois plus difficile que
d'habitude, mais nous travaillons d'arrache-pied », laissant transparaître sa
détermination à remporter la bataille.
> Tomofumi Honjo, président du comité
de recherche politique du Parti constitutionnel démocrate, et Mitsunari
Okamoto, président du comité de recherche politique du Parti Komeito, ont tenu
une conférence de presse au Parlement et ont annoncé les grandes lignes du
programme politique du nouveau parti « Union réformiste centriste » issu de la
fusion des deux partis.
Lors de la conférence, les deux présidents ont présenté la philosophie du
nouveau parti : « Réaliser une politique qui donne la priorité aux citoyens et
redessiner la société pour un avenir meilleur ». Dans un monde marqué par une
incertitude croissante et des divisions de plus en plus profondes, ils ont
déclaré vouloir privilégier « une politique fondée sur la réalité de chaque
citoyen » et « une société centrée sur l'humain » plutôt que les idéologies et
les conflits, et ont présenté les cinq piliers suivants comme politique
fondamentale.
1. Réorientation des politiques vers une croissance économique durable
permettant à chacun d'accéder au bonheur.
2. Mise en place d'un nouveau modèle de sécurité sociale offrant une
tranquillité d'esprit à la génération active.
3. Réalisation d'une société inclusive offrant davantage de choix et de
possibilités.
4. Approfondissement des discussions sur la révision de la Constitution et mise
en place de politiques réalistes en matière de diplomatie et de sécurité.
5. Réformes politiques et électorales continues.
Une politique axée sur les citoyens plutôt que sur les divisions
> Le 19 janvier, le secrétaire général
du Parti constitutionnel démocrate, Jun Azumi, et le secrétaire général du
Parti Komeito, Minoru Nishida, ont tenu une conférence de presse commune au
Parlement et ont annoncé le programme du nouveau parti « Union réformiste
centriste » formé par la fusion des deux partis. Avant l'annonce, les deux
secrétaires généraux ont expliqué le contexte et les principes qui ont conduit
à la formation du nouveau parti.
Le secrétaire général Azumi a d'abord souligné : « Cette dissolution soudaine,
pour ainsi dire surprise, ne repose selon nous sur aucune justification valable
». Il a critiqué comme « extrêmement brutale » la stratégie politique
consistant à chercher à obtenir une majorité en s'appuyant sur des taux de
popularité élevés. Il a ensuite expliqué que depuis que le Parti Komeito est
passé dans l'opposition, des discussions se sont accumulées sur le plan
politique et que « cette fusion n'est pas le fruit d'une décision précipitée,
mais repose sur ces fondements ».
Il a également souligné que le nouveau parti avait élaboré un programme
intégrant une vision modérée, visant à passer d'une politique de division et de
confrontation à une politique de coopération et d'inclusion. « Cette élection
permettra au peuple japonais de juger de la véritable valeur de notre existence
», a-t-il déclaré.
Le secrétaire général Nishida a expliqué que depuis que le Komeito a dissous la
coalition avec le PLD l'année dernière, il a multiplié les discussions avec les
différents partis, animé par la volonté de « devenir le pivot de la réforme
centriste ». Il a déclaré que « c'est précisément la politique centriste, qui
consiste à trouver des points d'accord par le dialogue afin de résoudre les
divisions profondes qui rongent la société, qui permettra de transformer la
division en coopération », et que c'est cette conviction qui a conduit à la
fusion.
Le secrétaire général Nishida a également expliqué que le Komeito et le Parti
constitutionnel démocrate « ont pu confirmer qu'ils partageaient globalement la
même vision » concernant les « cinq piliers politiques de la réforme centriste
» défendus par le Komeito. Il a ajouté qu'après avoir longuement discuté des
points de divergence, « la dissolution soudaine de la Diète a permis de faire
avancer d'un seul coup la création du nouveau parti « Union pour la réforme
centriste ».
Il a ajouté que les deux partis avaient mené des discussions et apporté des
modifications sur la base de l'idée du centre, pour aboutir à la situation
actuelle, et a appelé à soutenir le nouveau parti en déclarant : « Nous vous
invitons à prendre connaissance du contenu de notre programme, qui constitue la
première étape vers la création d'une véritable force centriste dans la
politique japonaise.
● Norvège
♦ Senterpartiet
> La Norvège doit être claire : les droits de douane et les pressions
économiques comme outil politique sont inacceptables. La coopération
internationale doit reposer sur des règles, le respect et la solidarité, et non
sur des menaces.
Trygve est clair, de telles menaces sont inacceptables. Nous devons nous
solidariser avec le Royaume du Danemark et le Groenland pour protéger un ordre
mondial fondé sur des règles. Le ministre danois des Affaires étrangères nous
rappelle avec force qui représente réellement la plus grande menace pour la
sécurité d'une nation libre et démocratique comme le Danemark. Un rappel que
Trump devrait également prendre en compte.
> L'école de quartier représente bien
plus qu'un simple bâtiment.
Lorsque l'on évoque sa fermeture, cela suscite de vives émotions et un fort
engagement – et c'est une bonne chose. Cela témoigne de l'importance de l'école
de quartier pour les enfants, les parents et la communauté locale.
Au sein du Parti du Centre, nous avons à cœur des services de proximité, une
vie digne et sûre, et l'égalité des chances pour tous. C'est pourquoi nous
souhaitons renforcer l'économie locale, afin que les communes puissent investir
davantage dans l'éducation, la prise en charge et les autres services sociaux
essentiels.
L'école de quartier est un investissement pour la communauté – aujourd'hui et
pour l'avenir.
● Royaume Uni
♦ Liberal democrats
Ed Davey (leader)
> Trump se comporte comme un gangster international.
Le Premier ministre a tenté de l'apaiser pendant douze mois, en vain. Il est
temps de lui tenir tête et de nous unir à nos alliés européens pour le
contraindre à céder.
> Faible, faible, faible. Cette
politique d'apaisement doit cesser.
Starmer devrait s'unir à nos alliés contre les menaces de Trump, au lieu de
faire cavalier seul pour le flatter.
> Le gouvernement doit collaborer avec
ses partenaires européens pour élaborer des mesures de rétorsion afin de
frapper Trump et ses acolytes là où ça fait mal, à moins qu'il ne renonce à ces
droits de douane.
Il est temps de montrer que la Grande-Bretagne est solidaire de ses alliés et
qu'elle ne se laissera pas intimider.
> Le Premier ministre doit dire à Trump
sans ambages : s’il persiste dans son approche de ces droits de douane
exorbitants et continue de harceler le Groenland, il n’y aura pas de visite
d’État aux États-Unis en avril.
Le Royaume-Uni ne doit ni se laisser faire par un maître chanteur, ni
récompenser le comportement de Trump par le faste qu’il recherche.
> C’est vraiment dommage que Nigel
Farage soit trop souffrant pour accorder des interviews le lendemain matin des
menaces de sanctions proférées par Donald Trump.
Le voici en compagnie de « l’homme le plus courageux qu’il ait jamais rencontré
». Il a fait campagne pour que Trump devienne président et a passé l’année
dernière à se délecter du chaos qu’il a engendré.
> Trump nous prend pour cible parce que
nous soutenons nos alliés, et la seule chose que vous trouvez à faire, c'est
« on reste sur nos positions » ?
Pathétique. On peut toujours compter sur Farage pour lécher les bottes de Trump
plutôt que de défendre la Grande-Bretagne.
> La politique américaine de Starmer
est en lambeaux. Trump punit désormais le Royaume-Uni et les alliés de l'OTAN
simplement parce qu'ils agissent de manière responsable.
Il est temps que le Premier ministre tienne bon face à ce tyran à la
Maison-Blanche et collabore avec les alliés européens et du Commonwealth pour
le contraindre à renoncer à ce plan inconsidéré.
> Starmer doit enfin tenir tête à
Trump.
Il devrait se rendre au Groenland et montrer au monde que la Grande-Bretagne
est solidaire de l'OTAN et de ses alliés dans les moments cruciaux.
> [Grok] C’est une bonne chose qu’Elon
Musk ait reculé face aux conséquences.
Mais il doit tout de même répondre de ses actes : il est un fournisseur de
pornographie infantile.
● Suisse
♦ Le Centre
> Une large alliance interpartis dit non à l’imposition individuelle. Présentée comme une solution à la «
pénalité liée au mariage », cette réforme créerait en réalité de nouvelles
injustices, alourdirait la bureaucratie et coûterait cher. (…)
Compliquée, injuste, chère: la classe moyenne est perdante!
Non à l’attaque contre la classe moyenne et les familles: la classe moyenne sera lourdement affectée par cette nouvelle pénalisation du mariage. Seuls quelques couples à double revenus très élevés profiteront de l’imposition individuelle.
Non à la charge supplémentaire considérable pour les couples mariés: deux déclarations d’impôts devront être remplies par famille, ce qui signifie 1,7 million de déclarations d’impôts supplémentaires par an.
Non au partage fiscal des biens des époux: pour que le patrimoine d’un couple marié puisse être imposé individuellement, ses biens devraient être partagés comme dans le cas d’un divorce.
Non à un monstre bureaucratique qui coûtera des milliards: l’imposition individuelle ne peut être mise en œuvre qu’avec des milliers de fonctionnaires fiscaux supplémentaires et des projets informatiques coûtant des millions dans les 26 cantons, aux frais des contribuables.
Non à l’affaiblissement du fédéralisme: la Conférence des gouvernements cantonaux (CdC) rejette l’imposition individuelle. Lors de la consultation, 21 des 26 cantons ont rejeté le projet.
♦ Vert’libéraux
> Le PVL s’exprime avec conviction en faveur de
l’imposition individuelle et refuse les autres objets soumis au vote
Pour les délégué·e·s, il ne fait aucun doute : le fait d’avoir ou non une
alliance au doigt ne doit pas jouer de rôle dans l’imposition. Il n’y a pas
d’autre option possible que l’imposition individuelle. Les autres objets qui
seront soumis au vote le 8 mars ne recueillent, quant à eux, pas de majorité au
sein du PVL.
Lors de son assemblée des délégué·es tenue en ligne, le PVL s’est
prononcé clairement en faveur de l’imposition individuelle. L’objet a été
accepté par 152 voix contre 5 et 6 abstentions. « Avec l’imposition
individuelle, nous adaptons le système fiscal du siècle dernier à la réalité
actuelle de la grande majorité de la population : la pénalisation du mariage
est supprimée, tout comme les mauvaises incitations à l’activité des seconds
revenus », s’exprime la conseillère nationale et spécialiste
en politique économique Kathrin Bertschy.
Les delégué·es ont également rejeté l’initiative pour un fonds climat. Par
106 voix contre 54 et 4 abstentions, ils et elles refusent la constitution
d’un fonds pour les mesures climatiques. « Nos délégué-e-s se sont globalement prononcé-e-s
en faveur de solutions efficaces et pragmatiques, plutôt que pour une
politique de symboles» résume Céline Weber, vice-présidente du
Parti.
Elle poursuit: «l’imposition individuelle permet de faire
progresser l’égalité entre les hommes et les femmes.”
S’agissant de la lutte contre le réchauffement climatique, Céline
Weber explique: «la lutte contre le réchauffement
climatique nécessite un bouquet d’outils ciblés, tels que
ceux qui ont été acceptés par la population avec la Loi Climat et la Loi pour
l’Electricité notamment. Les acteurs de la
transition énergétique sont prêts à investir, mais tant qu’il y aura
des blocages, et une pénurie de main d’œuvre, les choses
n’avanceront malheureusement pas plus vite. Et un fond
climat, qui plus est qui ne respecte en rien le principe du
pollueur-payeur, n’y changera rien
Le rejet de l’initiative SSR a aussi
largement été plébiscité. Avec 142 voix contre 5 pour et 2 abstentions, le PVL s’oppose sans détour à une
diminution exagérée de la redevance radio et télévision. Céline
Weber précise: «nous soutenons la diversité et la qualité des
médias, essentielles dans un pays multiculturel comme la
Suisse, et nous nous opposons par conséquent aux
coupes démesurées.»
L’initiative sur l’argent liquide et son contre-projet n’ont
pas non plus trouvé d’écho au sein de l’assemblée des délégué-es. Le
Parti a décidé de son opposition par 143 voix contre 1 en faveur
et 4 abstentions. Le contre-projet a quant à lui été refusé par 116
voix contre, 24 en faveur et 9 abstentions. Enfin, en
ce qui concerne l’initiative sur l’argent liquide, Céline
Weber conclut: «Il est inutile d’introduire des articles superflus
dans notre Constitution».
Jürg Grossen (président)
> Empêchons l’isolement de la Suisse.
Pas de hallebardes, pas de patrouilles ICE à la suisse : nous voulons une
Suisse libérale, fiable et responsable. C’est cela que défend le PVL.
Céline Weber (vice-présidente)
> La Suisse souffre d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Nous devons
mieux exploiter le potentiel indigène. Le travail doit à nouveau en valoir la
peine ! L’imposition individuelle est
essentielle pour y parvenir.
