mardi 11 mars 2008

Actualités du Centre. Etats-Unis Présidentielle 2008 Barack Obama exclut d'être le vice-président de Hillary Clinton

Barack Obama a réaffirmé lundi son intention d'être président, sans se contenter d'une éventuelle vice-présidence de Hillary Clinton, alors qu'il espère donner un nouveau souffle à sa campagne mardi lors d'une primaire dans le Mississippi (sud). "J'ai gagné plus de voix que la sénatrice Clinton, j'ai plus de délégués, donc je ne comprends pas comment une personne qui est en seconde position peut proposer d'être vice-président à celui qui est en première position", a lancé Barack Obama pendant un rassemblement électoral. Le jeune sénateur a relevé un paradoxe: l'équipe Clinton "vient de passer les deux, trois dernières semaines (...) à dire +eh bien nous ne sommes pas sûrs qu'il (Obama) soit prêt+!. Je ne comprends pas. Si je ne suis pas prêt, comment pouvez-vous penser que je serai un grand vice-président?", a-t-il demandé, faisant rire ses partisans. Lundi, le directeur de communication de Mme Clinton, Howard Wolfson, était à la peine pour expliquer la logique d'un "ticket" Clinton-Obama. "Mme Clinton ne choisira pas quelqu'un qui au moment où il sera choisi n'aura pas passé le seuil de (crédibilité en termes de) sécurité nationale", a-t-il dit. "Mais il va s'écouler beaucoup de temps d'ici à (la convention du parti démocrate qui désignera officiellement le candidat en août à) Denver, et à ce stade ce n'est pas quelque chose qu'elle exclut", a-t-il dit. L'hypothèse de faire équipe avec M. Obama est agitée par Mme Clinton depuis sa triple victoire électorale de la semaine dernière, qui lui a permis de relancer sa campagne. "Si vous les mettez ensemble, leur force est pratiquement impossible à arrêter", a même fait valoir samedi son mari, l'ancien président Bill Clinton. Au-delà de la primaire du Mississippi, pour laquelle M. Obama est annoncé comme un facile vainqueur, avec l'aide notamment de la très forte communauté noire, les candidats vont porter toute l'attention sur le prochain Etat appelé à voter dans six semaines, la Pennsylvanie (est), où Mme Clinton était lundi. Mme Clinton est créditée d'une avance d'une douzaine de points dans les intentions de vote, ce qui devrait lui permettre de remporter la majorité des 158 délégués en jeu, mais pas encore l'investiture. Barack Obama, vainqueur samedi dans l'Etat le moins peuplé de l'Union, le Wyoming (ouest, 12 délégués), reste aujourd'hui en tête de la course à l'investiture démocrate: il a remporté des victoires dans 28 Etats contre 15 pour Mme Clinton, et surtout 1.588 délégués à la convention de Denver - encore loin cependant du seuil de 2.025 délégués nécessaires pour s'assurer l'investiture. Mme Clinton dispose de 1.468 délégués mais a rendu toute sa crédibilité à sa campagne en remportant des victoires cruciales la semaine dernière au Texas (sud) et en Ohio (nord). Le camp Obama, sous le coup d'une série de faux pas de ses conseillers en politique étrangère, a fait s'exprimer lundi plusieurs anciens responsables du Pentagone, qui ont tous reconnu au sénateur les qualités nécessaires pour être commandant en chef: "jugement" et "cohérence" pour l'ancien secrétaire à l'armée de Terre de Jimmy Carter Clifford Alexander, "humeur égale" pour Whitten Peters, qui fut secrétaire à l'armée de l'Air de Bill Clinton, et "fraîcheur de vision", "capacité à rassembler les gens" et "étendue de pensée" pour l'ancien secrétaire à la Marine Richard Danzig. Les observateurs s'interrogeaient lundi sur l'éventuel impact qu'aurait sur sa campagne un scandale touchant un de ses principaux alliés, le gouverneur démocrate de New York Eliot Spitzer, qui a présenté des excuses après que le New York Times eut révélé son implication dans une affaire de prostitution.

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