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mardi 6 janvier 2026

La Quotidienne centriste du 6 janvier 2026. L’annexion du Groenland par Trump, point de non-retour entre les Etats-Unis et l’Europe?


«Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois», a déclaré Trump qui veut en parler «dans 20 jours».

«Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale et le Danemark ne sera pas en mesure de le faire» a-t-il ajouté comme justification – fausse – de cette volonté d’annexion de ce territoire rattaché à Copenhague qui est avant tout mue par des velléités économiques.

Immédiatement, le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a répondu de manière extrêmement claire et forte: «Ça suffit maintenant. Plus de pression. Plus d'insinuations. Plus de fantasmes d'annexion».

Quant à la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, elle a estimé que «si les États-Unis choisissent d'attaquer militairement un autre pays membre de l'Otan, alors tout s'arrête, y compris l’organisation elle-même et la sécurité instaurée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale».

Partout dans l’Union européenne, les pays membres ont affiché leur solidarité avec le Groenland et le Danemark.

Les propos du ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, sont ainsi sans ambiguïté:
«Le Groenland n’est ni à prendre, ni à vendre. C'est un territoire européen. Je l’ai affirmé clairement lors de mon déplacement sur place, à Nuuk, en septembre dernier. (…) Le Groenland et le Danemark ne sont pas seuls. L'Europe et la France se tiennent à leur côté aujourd'hui et demain. Le Groenland est un territoire Arctique, c'est un territoire européen. Nous appartenons à la même famille, une famille dont les membres sont solidairement et indéfectiblement attachées, en vertu des traités qu’ils se sont donnés à la démocratie, à l'indépendance, au droit international et à la liberté.»

Une position maintes fois rappelée par le Président de la république, Emmanuel Macron.

Est-ce à dire que si Trump passait à l’action et annexait le Groenland, ce serait un point de non-retour entre les Etats-Unis et l’Europe?

Sans doute que oui sachant que ce serait un conflit entre des alliés très proches qui sont unis dans une organisation de défense commune, l’OTAN.

Une annexion qui démontrerait que les Etatsuniens considèreraient la force comme légitime face à un pays membre de l’Union européenne, ce qui équivaut à le considérer comme un ennemi.

De son côté, les Européens qui luttent contre les visées de Poutine qui veut annexer l’Ukraine et «récupérer» les pays baltes tout en faisant de l’Europe son pré-carré, ne pourraient accepter cette attaque contre leur souveraineté et leur sécurité.

Leur réponse pourrait-elle être militaire?

C’est difficile à savoir tout comme, avouons-le, il est encore difficile à conceptualiser une intervention de l’armée américaine au Groenland qui serait un véritable big bang dans les relations internationales.

Certains pensent que Trump veut surtout négocier le droit d’exploiter les richesses minières énormes du Groenland sachant que pour ce qui la sécurité des Etats-Unis, ceux-ci disposent déjà d’une base sur son territoire.

C’est sans doute possible mais l’intervention au Venezuela pour arrêter Maduro après les bombardements sur l’Iran montrent que la force est une véritable option de Trump et pas seulement une menace.

Évidemment, l’utiliser contre des alliés aussi proches des Etats-Unis relève d’un tout autre degré avec des conséquences autrement plus gigantesques.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


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