dimanche 6 septembre 2020

Propos centristes. France – Sortir par le haut de cette crise; France relance: pas de cadeaux aux grands groupes; Europe puissance; fermeté sur le Brexit; ne pas céder face à la Turquie; lutte contre la covid19; 150 ans de la République; ensauvagement…

Voici une sélection, ce 6 septembre 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

Emmanuel Macron (Président de la République)

À chaque fois que le drapeau tombera, il faudra le rehisser. À chaque fois que la République sera menacée, il faudra la défendre. La République dépend de chacune, de chacun d'entre nous. Ensemble, formons cette France unie, pour que ces mots résonnent encore longtemps.

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)

- Oui, nous pouvons et nous devons sortir par le haut de cette crise! C'est l'objectif de France relance. Partout dans le pays, nous allons aider nos entreprises à embaucher, à investir, à exporter.

- J’entends parler de «cadeaux aux grands groupes». C’est tout à fait inexact. Près de 75% des entreprises qui bénéficieront des baisses d’impôt de production sont des ETI, TPE ou PME, comme Privé SA, à Châlons-en-Champagne. Priorité à l’emploi local, avec France relance!

 

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)

- Dans la phase d'instabilité que connaît le monde aujourd'hui (...), je pense que l'Europe est en train de quitter sa phase de naïveté. Elle était une puissance en retrait, elle devient une puissance qui s'affirme.

- [Brexit] Les Britanniques ne semblent pas comprendre que si on veut un bon accord, il ne faut pas uniquement parler des sujets qui les intéressent eux, mais qu'il faut parler des sujets globaux de la relation future.

- Heureusement que la bataille politique ne se limite pas à des problèmes de vocabulaire. Je sais bien que les Français adorent ça. Je suis pour la sécurité (...) ceux qui sont victimes de l'insécurité ce sont les plus pauvres.

- Un gouvernement qui décide de mettre 100 milliards d'euros sur la table pour que l'État influe sur la reprise économique (...), ce n'est pas du libéralisme, c'est du keynesianisme.

- [Sur la cavale de la terroriste Hayat Boumeddiene] La France n'oublie jamais rien. On finit par trouver. Et on a une mémoire longue.

- [Sur l'empoisonnement d'Alexeï Navalny] C'est un opposant russe qui est empoisonné sur le sol russe avec un produit militaire russe : nous disons aux Russes de nous expliquer pourquoi.

- Ce que nous voulons, avec les Turcs, c'est avoir un rapport de forces suffisant pour que l'on puisse avoir une phase de négociations, à commencer par la Méditerrannée orientale.

- Il y a le Hezbollah militaire, que nous condamnons, et le Hezbollah politique, que les Libanais ont élu. On parle avec des gens qui ont été élus.

- [Sur le Liban] Chacun est dans son rôle, dans cette affaire. Nous avons été au rendez-vous à l'égard d'un pays ami avec qui nous avons une longue histoire.

- Au Mali, le président IBK n'a pas été au rendez-vous des aspirations du peuple, il y avait une crise de confiance réelle dans ce pays, qui a abouti à ce coup d'État.

- Nous formons les armées des cinq pays du G5 Sahel pour qu'ils assurent eux-mêmes leur propre sécurité à l'avenir. Près de 5 000 hommes aguerris mènent combat avec nous en ce moment même.

- Il n'est pas question de lever la garde : nous sommes dans une phase, au Mali, où nous avons dessiné une stratégie de renforcement de l'action, qui commence à donner ses effets significatifs.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)

- Avec France relance, on ne fait pas que redémarrer le moteur économique : on le change complètement.

- Le plan France relance mobilise 570 millions d'euros pour développer l'économie. Un investissement pour faciliter le réemploi et la valorisation des déchets, et soutenir des ressourceries.

- Agir pour l’écologie c’est changer des équilibres. C’est nécessaire. Rarement simple. La question du loup l’illustre : protégé à juste titre, il bouleverse la vie des éleveurs. Comme ministre j’irai à la rencontre de tous sans jamais nier les difficultés, pour mieux les dépasser.

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)

- Ce que je vois depuis le début de cette crise, c’est la volonté collective des Français de s’en sortir. C’est le sentiment qui domine aujourd’hui en France.

- Nous travaillons depuis des mois sur France relance. Nous, c’est les partenaires sociaux, les chefs d’entreprises, les économistes, les collectivités locales, les parlementaires et les services de l’État. J’aurais la même Méthode sur l'exécution de ce plan: la Consultation.

- Le plan de relance n'est pas un plan de la dernière chance. C'est un plan de réinvention de l'économie française, d’accélération de nos transformations, pour une économie plus décarbonée et plus compétitive

- On ne prépare pas le temps long si on n'est pas capable de faire face à la crise immédiate. C'est ce que nous faisons. C'est aussi comme ça que nous préparons l'avenir

- Je veux rassurer les TPE et PME inquiètes du remboursement de leur PGE. Nous avons négocié des taux avantageux avec les banque compris entre 1 et 1,5% pour les entreprises prolongeant leur prêt sur 1 ou 2 ans et entre 2 et 2,5% pour celles l'étendant sur 3, 4 ou 5ans.

 

Florence Parly (ministre des Armées)

Deux hussards parachutistes de l'opération Barkhane sont morts pour la France aujourd'hui au Mali. Je m’incline devant leur serment de servir jusqu’au bout avec honneur, qui incarne l’esprit des hussards de Bercheny.

 

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)

- Le bilan depuis trois ans sur le régalien est indiscutablement positif. Le budget du ministère des Armées a, par exemple, été augmenté de 1,6 milliard d'euros par an, ce que personne n'a jamais fait. Celui du ministère de l'Intérieur, de plus d'un milliard d'euros depuis le début du quinquennat. Mettre fin à l'Etat islamique, c'est réduire le risque d'avoir un attentat projeté sur le sol français. C'est aussi le recrutement sans précédent de 6000 policiers et gendarmes, dont 2000 au renseignement intérieur qui ont ainsi permis de déjouer plus de trente attentats depuis 2017. (…) Et puis de quelle opposition parle-t-on? Celle de M. Abad qui est pour la dépénalisation du cannabis? Celle de M. Piolle, le maire Vert de Grenoble, qui considère qu'un maire ne doit pas s'intéresser à la sécurité de sa ville? Ou des gens qui nous disent qu'il faut mettre des recettes qu'ils n'ont pas mises en place quand ils étaient en responsabilité? Moi, j'ai tendance à penser que c'est parce que le président de la République et la majorité s'intéressent à la protection des Français qu'il y a de l'énervement dans l'opposition.

- Indéniablement la lutte contre les stupéfiants. Cela doit être l'alpha et l'oméga de toutes nos interventions. A travers ce sujet, il y a la lutte contre le crime organisé, avec la traite des êtres humains et le financement du terrorisme, mais aussi une grande mesure de santé publique. Et, bien sûr, un lien avec la lutte contre l'insécurité du quotidien. Quand on voit qu'aujourd'hui un gamin de 14 ans peut gagner plus que son père en faisant le « chouf » (le guet), il ne faut pas s'étonner qu'il y ait une crise d'autorité dans notre pays. Il faut s'occuper de tous les trafics. Des gros réseaux jusqu'au bout de la chaîne, c'est-à-dire le consommateur. Il faut sanctionner tout le monde, y compris dans les beaux quartiers de Paris. Grâce à l'action de mon prédécesseur, nous avons tout de même saisi 34 tonnes de cannabis depuis le début de l'année, 6 tonnes de cocaïne. On doit pouvoir encore augmenter ces chiffres.

- Je n'ai pas l'esprit de capitulation. La drogue, c'est de la merde, ça finance le crime organisé, ça tue la vie de milliers de personnes et ça peut concerner toutes les familles de France. Le rôle d'un responsable politique, ce n'est pas d'accompagner tout doucement la mort d'une société.

- [Communiquer les chiffres de la délinquance] On n'y réfléchit pas, on va le faire ! Nous avons pris la décision de faire conjointement avec Marlène Schiappa un point presse mensuel sur tous les sujets, à la fin de chaque première semaine du mois, pour communiquer l'ensemble des résultats de nos services. Il se tiendra à Beauvau, à partir d'octobre. Il reprendra six points : la lutte contre les stupéfiants, les chiffres des violences conjugales, intrafamiliales et sexuelles, les heures de patrouilles pédestres sur la voie publique des gendarmes et des policiers, celles dans les transports publics également, le nombre de dérives sectaires signalées, et aussi le thème de l'immigration et de l'asile.

- Nous ne sommes pas pour la politique du chiffre, mais pour la politique du résultat. Je pense profondément que la France est malade de son insécurité. Il faut vraiment être sourd et aveugle pour ne pas entendre ce que nous disent les Français. Ou alors habiter dans le monde des «Bisounours»… Si la France est malade, il faut prendre sa température. Et je ne connais pas d'autres moyens que de la prendre en se renseignant sur les chiffres, et en les rendant publics.

- [Redéployer les forces de police sur le terrain] L'objectif, c'est de remettre du « bleu » dans la rue, car cela rassure les honnêtes gens que nous voulons protéger. Les forces de l'ordre ne font jamais un travail inutile, quelle que soit leur mission. C'est le plus beau métier : celui de protéger. Et je veux le dire à tout le monde : à la fin, c'est toujours la police, c'est-à-dire la République, qui gagne. C'est à nous de le montrer davantage.

- Je ne suis pas de ceux qui disent que la justice est laxiste. Elle fait son travail. En revanche, elle est lente, c'est ça la difficulté. Elle est lente, car elle manque de moyens et Jean Castex en a conscience. C'est pour cela qu'il va augmenter le budget de la justice. Quand on chope un mec de 19 ans à Tourcoing qui trafique du cannabis et qu'il faut parfois deux ans pour qu'il soit jugé en première instance, ce n'est pas normal. Ni pour la société ni pour lui. L'amende forfaitaire pour détention de stupéfiants, ça doit aussi permettre de désengorger les tribunaux, de faire moins de procédures. Je souhaite d'ailleurs qu'il y ait ce même système d'amendes pour d'autres faits : l'occupation illégale des halls d'immeubles, la vente à la sauvette de cigarettes…

- [Gaz hilarant, drogue très prisée des jeunes dans les cités] J'ai demandé à mon administration de me proposer des dispositions pour interdire purement et simplement l'utilisation des cartouches ou capsules de protoxyde d'azote. Je suis élu local, je sais que cela cause des nuisances et que cela pourrit le quotidien de nombreux Français.

- Oui, car ils sont tirés sur les forces de l'ordre. Il faut aussi se poser la question de la vente au grand public, sans non plus embêter les artificiers. Le problème, là aussi, ce sont les ventes sur Internet. Je vais diligenter une mission pour réfléchir à cela afin d'en encadrer la vente.

- A certains endroits, des élus ont tenté de mettre en place des chartes pour empêcher le financement public de certaines associations, mais celles-ci ne s'inscrivaient pas dans la loi. Avec cette disposition, on va donner un vrai cadre législatif.

- Nous allons aussi nous attaquer aux « certificats de virginité ». Certains médecins osent encore certifier qu'une femme est vierge pour permettre un mariage religieux, malgré la condamnation de ces pratiques par le Conseil de l'Ordre des médecins. On va non seulement l'interdire formellement, mais proposer la pénalisation. On va également mettre clairement dans la loi qu'aucun élu ne pourra prendre de dispositions pour favoriser l'inégalité entre les femmes et les hommes pour mettre en place des pratiques communautaires, comme réserver des horaires de piscine à un sexe plutôt qu'un autre.

- [«Flic», le livre d'un journaliste infiltré dans la police] Les journalistes travaillent comme ils l'entendent. En revanche, j'ai demandé au préfet de police de Paris de saisir l'Inspection générale sur ces faits de violence et de racisme auxquels l'auteur dit avoir assisté. Le procureur de la République a été aussi saisi. Par ailleurs, cela ne m'empêche pas de m'interroger sur le fait que ce journaliste, qui est aussi un citoyen, n'a manifestement pas dénoncé les faits graves qu'il décrit dans son livre. J'espère qu'il ne s'agit pas seulement d'une démarche commerciale… L'enquête devra aussi expliquer pourquoi il ne l'a pas fait.

- L'un des grands enjeux des années à venir est la formation des policiers et des gendarmes. Des jeunes hommes ou femmes venus de province se retrouvent parfois à Paris ou en région parisienne, dans l'hyper-violence de certains quartiers, et ne sont pas suffisamment formés pour y faire face. Ce n'est pas la faute des policiers, mais plutôt celle du ministère dans la façon dont on les sélectionne, recrute et forme. Et je veux dire que, s'il y a aujourd'hui beaucoup d'attaques médiatiques contre les policiers, ce sont les agents publics les plus contrôlés et les plus sanctionnés, et qu'ils font le travail le plus difficile de la République.

- [Relations avec le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti] J'ai beaucoup de respect pour sa carrière d'avocat et son entrée dans l'arène politique pour servir son pays. Nous menons des actions communes, mais nous avons aussi des sensibilités différentes. Il ne va pas se renier, et je ne vais pas me renier. Mais il n'y a pas pour autant deux lignes politiques au sein du gouvernement. Nous appliquons la même, décidée par le président de la République et le Premier ministre.

- Je continue à penser qu'il y a des actes de sauvagerie, et un ensauvagement d'une partie de la société. J'ai mes propres mots, ma propre sensibilité, et j'utilise les mots de mes concitoyens de Tourcoing. Mais je respecte la sensibilité de chacun, et celle en particulier du garde des Sceaux.

- Fumer un joint ce n’est pas anodin. Derrière le dealer se cache le crime organisé, le financement du terrorisme et la délinquance du quotidien. L’amende forfaitaire pour consommation de drogue va permettre de responsabiliser le consommateur.

- Lutter contre le trafic de stupéfiants c’est lutter contre le crime organisé et l’insécurité du quotidien. C’est la priorité du ministère de l’Intérieur.

- «Que Charlie Hebdo continue d’écrire, de dessiner, d’user de son art et surtout de vivre». Je salue le message courageux et plein de sagesse du recteur de la grande mosquée de Paris. La République est toujours plus forte lorsque ses enfants sont tolérants. Vive la liberté!

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)

La priorité numéro 1 du plan de relance, c'est l'emploi. Dans le cadre du plan 1 jeune 1 solution, chaque entreprise recevra 4 000€ pour l'embauche d'un jeune de - de 26 ans. La contrepartie est claire : c'est l'emploi.

 

Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)

Mme Le Pen ment éhontément et je le prouverai aux Français. Des mots de plus en plus forts et des idées de plus en plus populistes. Près de 40 ans après son abolition, elle reparle de la peine de mort. Marine le Pen, c’est son père en pire. Rien de neuf sous le soleil de Fréjus.

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)

- Face au COVID19, chacun doit prendre ses responsabilités.

Nous observons une augmentation des contaminations et des hospitalisations pour cas de COVID19. Cela doit tous nous faire réagir. C'est en adoptant chacun les bons gestes que nous endiguerons la propagation du virus.

- En tant que ministre des Solidarités, je vois tout ce que le plan de relance porté par Jean Castex permet pour lutter contre la précarité. Quand on parle emploi, insertion des jeunes, isolation des logements, réinvestissent dans la santé, on parle solidarité.

- Nous créons la cinquième branche de la sécurité sociale pour protéger nos concitoyens de la perte d’autonomie lié à l'âge ou au handicap. Donc oui, je suis fier, en tant qu'homme de gauche, de faire partie d'un gouvernement qui fait avancer les causes sociales.

- Quand on mise sur l’emploi, sur l’insertion des jeunes, sur la rénovation énergétique des logements de tous, quand on investit dans la santé, quand on soutient les associations, on parie sur une société solidaire qui prend soin des plus fragiles.

- Présentes auprès des plus démunis face à la crise, les associations de lutte contre la pauvreté et d’aide alimentaire ont toute leur place dans France relance. 100 M d’€ leur sont consacrés.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)

- France relance, ce sont des investissements concrets pour une agriculture au service de notre souveraineté alimentaire. Cela passe aussi par des PME innovantes au cœur de nos territoires.

- Il n’y a pas de France forte sans agriculture forte. C’est cette innovation au cœur de nos territoires que nous accélérons avec France relance.

- L'agriculture occupe une place importante dans le plan de relance avec 1,2 Md€. Mon objectif : retrouver une souveraineté agroalimentaire. Relever ce défi implique notamment d'être moins dépendant des aléas climatiques.

- La souveraineté alimentaire c’est notamment : le « plan protéines » pour ne plus dépendre des importations, renforcer les circuits courts, financer la protection des cultures aux aléas climatiques.

 

Marc Fesneau (ministre chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne)

- Quand on présente la démocratie participative comme concurrente ou devant se substituer à la démocratie représentative, il est normal que cela inquiète. Mais ce n'est pas l'objectif. Tous les élus savent que la question de la participation des citoyens à la décision publique leur est posée de plus en plus. Mais il n'y a pas de concurrence à organiser : chacun a son rôle. Les citoyens de la convention pour le climat ne disent pas autre chose: ils ont travaillé comme citoyens et les parlementaires détiennent la légitimité du vote de leurs concitoyens et donc la responsabilité de législateurs.   Les citoyens ont, dans un travail formidable qu'il faut saluer, formulé des propositions; désormais c'est au gouvernement et aux parlementaires de s'en saisir. Et les parlementaires sont là pour faire la loi, c'est-à-dire le cas échéant amender puis exprimer leur point de vue par un vote. Il n'y a pas de mandat impératif, la liberté du parlementaire fait partie de la démocratie. Le ministère des relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne est là pour souligner le lien entre les uns et les autres, dans une logique d'enrichissement mutuel. Il est là pour favoriser ce dialogue nouveau et la réussite finale de la convention citoyenne sur le climat. (…) Parmi les propositions de la convention, certaines relèvent du règlement, c'est désormais au gouvernement d'écrire ces modifications réglementaires. D'autres relèvent du champ législatif. Les citoyens ont rencontré des parlementaires, des acteurs du monde économique et syndical. Il y aura des rendez-vous réguliers entre citoyens et parlementaires pour qu'ils exercent leur rôle de vigie et qu'ils expliquent leurs propositions. Le gouvernement présentera un projet de loi en conseil des ministres avant la fin de l'année, pour une première lecture au premier trimestre 2021. C'est la responsabilité du gouvernement d'écrire le projet de loi, des parlementaires d'en débattre, et les citoyens de la convention citoyenne pour le climat en sont parfaitement conscients et convaincus. Le dialogue est donc respectueux des prérogatives de chacun. Et nous avons choisi de présenter un seul texte malgré la diversité des sujets abordés, de la rénovation thermique aux transports ou à l'agriculture, pour garder la cohérence de la question qui avait été posée aux citoyens. A nous de respecter la volonté exprimée par les citoyens et aux citoyens de dire ce qu'ils en penseront. 

- Le recours à un référendum est une prérogative présidentielle. En ce qui concerne le projet de loi traduisant les propositions de la convention, il ne faut pas partir du principe que la procédure parlementaire n'aboutira pas et qu'il faudra recourir au référendum. La priorité est donnée au travail parlementaire. Pour le texte constitutionnel, je rappelle que nous avons déjà débattu de l'idée d'introduire le climat dans l'article 1 lors de l'examen du projet de révision constitutionnelle de 2018, qui n'a pu être mené jusqu'au bout. Nous souhaitons que la réécriture de l'article 1er puisse aboutir, mais toute modification de la Constitution suppose que la phase parlementaire préalable, qui est incontournable, soit couronnée de succès. Naturellement cela ne dépend pas uniquement de la majorité, et si l'opposition refuse cette avancée, elle a le pouvoir de la bloquer. 

- D'abord il faut réussir à mener la première convention citoyenne jusqu'à son terme, être à la hauteur des attentes qu'elle a suscitées. Mais si nous montrons que cette méthode de convention citoyenne voulue par le président de la République, qui est une initiative inédite et regardée par d'autres pays, permet de lever des contraintes et d'apaiser des crispations sur un sujet et de trouver des solutions, nous pourrons le faire sur d'autres thématiques. Le process dure six à huit mois, cette fois le calendrier est un peu plus serré. On ne peut pas faire une convention citoyenne et renvoyer la mise en oeuvre des propositions à 2023. J'ajoute que la participation citoyenne, c'est du débat présentiel, même si les citoyens travaillant sur le climat ont su remarquablement s'adapter à la crise du COVID19. Les conditions sanitaires du moment rendent à ce stade ce travail plus difficile. 

- Il faut rénover l'élaboration de la prise de décision. La participation citoyenne répond aussi à des méthodes très particulières et spécifiques. Il faut établir des standards, qui garantiront la solidité et l'efficacité des démarches participatives. C'est ainsi que nous pourrons susciter la confiance et l'adhésion des citoyens. 

- Structurellement, notre formation politique défend le principe de la proportionnelle. La plupart des forces politiques, plusieurs présidents de la République successifs ont soulevé la question de la proportionnelle, et c'est ce que nous voulions dans la réforme non aboutie de 2018. Parce qu'elle permet deux choses : que tous les courants d'opinion soient représentés de manière juste; que puissent se manifester publiquement des forces de coalition. Cela doit permettre de travailler ensemble sans être accusé de renoncer à ce que l'on est soi-même, et en ces temps de crise, c'est plus que jamais nécessaire. C'est un projet qui ne peut être porté par une seule formation politique. Il doit procéder d'une vision institutionnelle globale, partagée avec d'autres formations politiques de la majorité et de l'opposition. (…) Nous allons donc en débattre. Cela reste une évolution nécessaire à mon sens, dans une réforme plus globale de notre fonctionnement institutionnel. Mais le temps est court. Et depuis le printemps 2020, la crise sanitaire a bouleversé les priorités. Aujourd'hui, pour nos concitoyens comme le gouvernement, il s'agit de stabiliser la situation sanitaire, mais aussi de mettre en oeuvre le plan de relance, au service de l'activité économique et de l'emploi, afin de protéger nos concitoyens. 

- Certains, à l'UDI, parmi les députés de Libertés et territoires ou ailleurs, se posent la question. Le Modem est un groupe appartenant à la majorité. Il faut que les députés s'y sentent à l'aise et que le groupe se sente à l'aise avec ceux qui le rejoindraient. Dans une crise aussi exceptionnelle que celle que nous traversons, il y a des parlementaires qui pensent qu'il est temps, sur l'essentiel, de travailler ensemble. Pour le reste, l'essentiel est que les présidents de groupe, celui ou celle qui sera élu à LaREM, et Patrick Mignola, à qui je fais toute confiance, se parlent dans un climat de respect réciproque. Pas de flibuste, confiance et transparence sont essentiels à la réussite de la majorité. 

- Le printemps n'a pas été agité, il a été une source d'angoisse, une forme de mise entre parenthèses de ce qui faisait notre vie quotidienne. Aujourd'hui, nous avons besoin de rassurer. Nous avons vécu sans le virus, puis contre le virus, il faut maintenant vivre avec le virus pour pouvoir nous projeter dans l'avenir. C'est le sens de la politique conduite par le Premier Ministre. 

- Depuis le début du quinquennat, nous avons un but, transformer le pays sans jamais mettre le problème sous le tapis. Qu'il y ait un problème de financement des retraites, la réponse est oui. Qu'il y ait besoin d'une réforme qui rende le système plus juste, la réponse est également oui. Personne ne le conteste et personne n'a envie de conflictualité. Le moment que nous traversons doit inviter chacun à faire preuve d'esprit de responsabilité et de volonté de dialogue. 

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)

- L'égalité des droits est notre priorité. Nous devons lutter ensemble, avec la plus grande détermination, contre les LGBTphobies !

- Merci à Emmanuel Macron d'avoir rappelé la promesse républicaine d'égalité des chances. Nous devons aller plus loin pour qu'elle soit une réalité concrète pour toutes les Françaises et tous les Français !

 

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)

Honneur et reconnaissance à ceux qui sont tombés pour la France au Mali. Pour nous protéger, nous et nos familles. Mes pensées vont à leur frères d’armes et à leurs proches.

 

Emmanuelle Wargon (ministre chargée du Logement)

- 30 milliards pour la transition écologique, 7 sur la rénovation énergétique. A les entendre, ce n'est jamais assez vert, assez fort ou assez bien. Oui, cet investissement est un besoin dans la durée. Mais nous sommes aussi au RDV pour les emplois d'aujourd’hui.

- [Covid19 et fermeture des écoles] Nous allons trouver une solution, un mode de garde, le télétravail, sinon une forme d'indemnisation. Elle n'est pas complètement dessinée aujourd'hui, mais on y travaille.

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)

France relance ce sont 35 milliards € de crédits en faveur de l’industrie. Avec des investissements massifs pour accompagner sa décarbonation.

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

- L'opposition s'empare des questions régaliennes tout simplement parce que nous en faisons une priorité en cette rentrée. En fait, ils nous courent après en lançant soudainement des propositions, alors qu'ils n'ont rien proposé depuis le début du quinquennat.

- La confiance, ça passe par la transparence. Ce que nous sommes en train de mener, c'est aussi un combat culturel pour l'ordre républicain. Il se mène en étant offensif, mais aussi en communiquant sur ce que l'on fait. Si on met en place des dispositifs, mais que les gens ne le savent pas, ils ne peuvent pas y avoir recours, et ça ne sert à rien.

- [Violences conjugales] On poursuit le combat. La plate-forme arretonslesviolences.gouv.fr, créée à l'issue du Grenelle sur les violences conjugales, a déjà permis de recueillir 16000 signalements qui n'auraient peut-être pas pu être recueillis si elle n'avait pas existé, car ces femmes n'auraient pas poussé la porte d'un commissariat.

- La France est le seul pays à verbaliser le harcèlement de rue. Quand loi a été votée, tout le monde disait qu'on n'y arriverait pas. Eh bien, je peux vous dire que 1723 amendes ont été dressées par les forces de l'ordre depuis sa promulgation début 2019. Nous avons réuni les préfets mercredi dernier avec le ministre de l'Intérieur, on leur a demandé de doubler le nombre de verbalisations. Les femmes doivent pouvoir circuler librement partout.

- [Projet de loi contre les séparatismes] Nous sommes en train de le finaliser. Depuis trois ans, on a fermé 240 lieux soupçonnés de radicalisation, ce qui démontre le travail accompli sur le terrain. Mais nous voulons aller plus loin contre les séparatismes en légiférant sur un nombre de zones grises juridiques. Il y a une mesure forte que j'avais montée dans mes précédentes fonctions et que le président veut généraliser : la création pour les associations d'un contrat d'engagement sur la laïcité. Nous ne voulons plus un euro d'argent public aux associations qui sont les ennemies de la République ! A chaque fois que le ministère de l'Intérieur constatera que les valeurs de la République sont bafouées – comme l'égalité hommes-femmes, la laïcité, le respect de la dignité de chacun ou encore la liberté de conscience –, il s'opposera aux versements de subvention. Ceci concerne toutes les associations, qu'elles soient sportives, culturelles, ou autres.

- Aujourd'hui, la loi ne permet pas de fermer une association, ou une chaîne YouTube, qui invite, par exemple, quelqu'un qui se présente comme un imam susceptible de dire qu'une femme se parfumant est une fornicatrice méritant les flammes de l'enfer. On peut poursuivre la personne, mais pas le support ou l'association qui l'accueille. C'est une zone grise juridique. Le projet de loi sur le séparatisme doit donc permettre de nous outiller juridiquement pour y répondre. Il faut permettre aux élus de prendre leurs responsabilités par rapport au séparatisme dans les territoires. Certains élus sont courageux, mais d'autres font aussi preuve d'une grande lâcheté, comme à Grenoble, où le maire a soutenu des personnes ayant envahi la piscine municipale en burkini au mépris de toutes les règles d'hygiène.

- Devenir citoyen français, ce n'est pas seulement un acte administratif, c'est aussi un acte profond, symbolique et solennel. Comme l'a dit le président au Panthéon, c'est une volonté. Nous allons établir un vade-mecum de la naturalisation à destination des préfectures. Cela va passer systématiquement par des photos officielles, la diffusion d'un nouveau film sur les valeurs de la République, une chorale qui vient chanter la Marseillaise… Nous voulons également accélérer la naturalisation des personnes de nationalité étrangère en première ligne lors du confinement (éboueurs, caissières, infirmières, médecins) qui ont entamé le parcours pour devenir français.

- Si Marine Le Pen dit que le ciel est bleu, je ne vais pas dire qu'il pleut pour me différencier. Je ne fais pas de politique en fonction du RN, mais pour les gens. J'assume l'utilisation de ce terme d'ensauvagement, et personne ne peut me soupçonner d'appartenir à la droite dure. Je viens de la gauche républicaine. Marine Le Pen n'est pas notre boussole. Tout notre combat au ministère de l'Intérieur est aussi d'empêcher sa progression.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

- L’Europe apprend à parler le langage de la puissance, sous l’impulsion de la France. C’est une nécessité vitale pour la France et notre continent.

- Le rôle de l’Europe dans notre plan de relance est crucial, massif, inédit. Il faut faire vivre cette dimension européenne. Quand l’Europe est au rendez-vous, il faut le dire et le montrer!

- [Brexit] Nous renforcerons dans les prochaines semaines nos préparatifs à tous les scénarios, y compris celui du no deal, que nous ne souhaitons pas. L’unité européenne a toujours été forte et le restera.

- [État de droit] On ne peut pas avoir la solidarité financière européenne et ne pas respecter les règles démocratiques fondamentales. Un mécanisme européen doit permettre de lier les deux. Nous n’y sommes pas, mais nous le défendons avec l’Allemagne et le Parlement européen.

- Le budget européen n’a pas été sacrifié d’un euro pour le plan de relance. Pour faire plus sans peser sur le contribuable européen, il faut faire payer ceux qui ne payent pas et profitent de l’Europe.

- [Turquie] Une provocation de plus qui justifie notre fermeté en Méditerranée orientale. L’Europe ne peut pas être faible. Nous soutiendrons toujours nos partenaires européens et des sanctions sont en place et nous réfléchissons à d’autres sanctions.

- [Vaccin covid19] Les contrats négociés par l’Europe avec tous les grands laboratoires permettront que les Européens soient protégés le plus vite possible.

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)

Hommage à nos soldats tombés aujourd’hui au Mali. Nous devons à leur engagement sans faille une profonde reconnaissance. Mes pensées vont vers leurs proches et leurs frères d’armes.

 

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques)

Dans un monde surinformé, l’éducation aux media est indispensable, particulièrement auprès des jeunes, pour les préparer à être des citoyens avertis.

 

Gabriel Attal (porte-parole du gouvernement)

- Ce plan de relance est, tout de même, en pourcentage du PIB, le plus important présenté en Europe, et il est 4 fois supérieur à celui élaboré après la crise financière de 2008. Au-delà du débat sur le montant, le point le plus important à mes yeux, c'est l'investissement rapide et massif des crédits pour des secteurs stratégiques, prioritaires, qui ne peuvent plus attendre. Encore la semaine dernière, j'ai appris que des projets financés avec le plan de relance de 2008 ne sortaient de terre que maintenant... Avec France Relance ce ne sera pas le cas: c'est la relance ici et maintenant!

- Les crédits sont précisément répartis par secteurs et politiques publiques. L'innovation majeure est qu'il ne s'agit pas d'augmenter le budget de chacun des ministères concernés, mais d'avoir une ligne France Relance dédiée dans le projet de loi de finances 2021. Chaque ministère devra veiller à ce que les crédits soient bien consommés avant fin 2022 et, si ce n'est pas le cas, ils seront dédiés à un autre programme qui, lui, avance. Nous devons aux Français d'être efficaces. C'est dans cet impératif d'efficacité que chaque mois, se tiendra un comité de suivi sous l'autorité du Premier ministre. Notre objectif est très ambitieux : nous estimons qu'à fin 2021, au moins 30% des fonds seront utilisés.

 

Assemblée nationale

Richard Ferrand (président)

J’apprends avec une grande tristesse la disparition de deux de nos soldats du 1er régiment de Hussards parachutistes de Tarbes, morts au combat dans le cadre de l’opération Barkhane au Mali. Mes pensées vont à leurs frères d’armes, à leurs proches et à leurs familles.

 

Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Stanislas Guerini (délégué général)

Ni tergiversation, ni naïveté face aux forces qui fissurent notre projet républicain. Une détermination sans faille à faire de l’égalité des chances une égalité réelle. C'est cela, faire vivre la République.

 

Christophe Castaner (député)

- Profonde tristesse après le décès de deux de nos soldats engagés au Mali pour notre sécurité. Ils sont morts pour la France en luttant contre le terrorisme au Sahel. J'adresse mes condoléances à leurs familles, à leurs proches, à leurs frères d'arme.

- La bataille pour les libertés est permanente; la démocratie n'est jamais acquise. Portons ce combat au cœur de la République.

- 100 Mds € pour créer des emplois et poursuivre la transformation et la modernisation du pays. Les deputés LaREM porteront la France de demain, partout sur les territoires, en métropole comme dans les outre-mer.

- [Projet pour le groupe LaREM] D'abord, un constat. J'ai retrouvé mon mandat de député, ainsi que ma terre des Alpes-de-Haute-Provence ; et j'ai également retrouvé un groupe d'hommes et de femmes totalement engagés pour le pays : le groupe LaREM. Sa situation aujourd'hui n'est pas idéale, Elle est compliquée, elle est tendue, elle est grave. Il n'existe plus dans ce groupe le sentiment de fierté collective qui a accompagné la campagne d'Emmanuel Macron en 2017, puis les premiers pas des députés. Ce que je veux, c'est retrouver cela. Mon expérience acquise au mouvement comme au gouvernement, je veux la mettre au service de ce collectif. Il y a des outils que nous devons mettre en place : plus de transparence, plus de débat. Plus d'exigence avec le gouvernement, aussi.

- Le groupe majoritaire a été élu avec le Président, pas en défiance vis-à-vis de lui. Il est une force au service du projet présidentiel, pleinement dans la majorité, ouvert dans le dialogue mais ferme dans ses positions. Certains plaident pour l'autonomie, je crois plutôt au partenariat. J'ai vu le Premier ministre il y a quelques jours : ce partenariat doit être exigeant ; je sais sa volonté de construire avec nous. Cela implique une écoute attentive et une prise en compte résolue de ce que nous sommes, de notre identité politique. Mais rien ne justifie une revendication d'autonomie, un besoin d'opposition, voire d'hostilité. Ceux qui me connaissent savent mon lien avec le Président. Je ne m'en cache pas, j'en suis fier. Et tous les députés de LaREM sont fiers de ce qu'ils font au côté du Président, au service de notre pays et des valeurs qui nous ont conduites à la victoire. Mon expérience, je la mettrai à disposition des députés. Grace à elle, je me ferai plus facilement entendre du Premier ministre ou des ministres.

- Je veux immédiatement rassembler le groupe, refaire du collectif avec l'ensemble de mes collègues : on peut débattre franchement mais pour mieux se retrouver immédiatement. Certains ont choisi de faire campagne en off dans la presse ; moi, je suis avec les députés. Je n'ai pas à commenter, mais à faire. La campagne continue, mes échanges avec les députés montrent que les positions sont très diverses, les attentes aussi : nous devons les respecter, ne pas les brusquer, et convaincre, toujours. Ce que je veux, c'est qu'immédiatement après l'élection du président ou de la présidente, nous puissions avancer de nouveau ensemble. La dynamique collective, nous l'avons perdue, et ce n'est pas la faute de Gille Le Gendre, bouc émissaire trop facile pour une responsabilité partagée par nous tous. Dès que nous tournerons la page de cette campagne interne, nous nous réarmerons derrière notre 'commun', derrière ce qui nous rassemble.

- Certes, nous ne sommes plus majoritaires tous seuls, mais, avec Agir et avec le Modem, la majorité s'est en réalité élargie depuis juin 2017. Oui, il y a eu des ruptures avec certaines personnes qui avaient été élues sur un logiciel peut-être daté, qui ont voulu retrouver une écurie ou qui étaient, pour certains, restés socialistes tout en se présentant avec LaREM. Je crois que la force vient d'un collectif puissant, pas d'aventures individuelles. Et je sais aussi que certains de mes collègues ont pu être déçus et que le groupe n'a pas su suffisamment leur donner leur place. Nous devons parler à toutes et tous. Tous ceux et celles qui envisageraient de partir, je veux passer du temps avec eux, les comprendre et les convaincre de rester. Et je vais aussi travailler à ce que certains députés puissent nous rejoindre, ou revenir. J'ai rencontré cette semaine Patrick Mignola, et nous ferons évidemment cela ensemble.

- Je les écoute, mais je ne m'attache pas aux commentaires de l'opposition, qui sont les mêmes après la présentation du plan que ceux qu'ils auraient faits avant. Ce que je note, c'est que 100 milliards sont engagés, quatre fois plus qu'après la crise de 2008. Après la loi travail, le sauvetage de la SNCF, l'investissement massif pour l'école et l'apprentissage, il faut voir dans ce plan la poursuite de la transformation, de la modernisation en profondeur du pays. Nous agissons sur tous les fronts, à commencer par la transition énergétique. C'est un thème auquel je tiens de longue date et dont nous nous saisissons dans des proportions jamais vues : 30 milliards pour la rénovation énergétique, les transports verts, l'agriculture durable, c'est énorme! Mais oui, il faut aussi aider les entreprises et les commerces à créer des emplois car ce sont eux qui en créent. Qu'on ne vienne pas m'expliquer que ce sont des cadeaux aux entreprises : quand les entreprises souffrent, ce sont les salariés qui souffrent.

- Ce que nous avons fait pendant trois ans, et qui avait commencé sous François Hollande après les attentats de 2015, c'est réparer ce que la droite avait cassé. Elle avait supprimé 12.500 postes : nous avons embauché 10.000 policiers et gendarmes. Quand j'étais ministre, nous avons augmenté le budget de la sécurité d'un milliard d'euros, investi 900 millions d'euros dans l'immobilier, payé des heures supplémentaires dont certaines étaient dues depuis le quinquennat de Nicolas Sarkozy, mis en place un plan de lutte contre les suicides dans la police, réformé en profondeur la lutte contre les stupéfiants… Le jeu politique de certains, qui n'ont pas de mémoire, se fait aux dépens de l'unité nationale. Or sur ces sujets, qui concernent la protection des Français, nous devrions faire front commun plutôt que de souffler sur la division.

- Comme avant chaque élection, la droite et l'extrême-droite poussent des cris d'orfraie. Mais je me fiche de savoir si l'opposition en fait un cheval de bataille ou pas, le constat est simple : tout dans la posture et rien sur le fond. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une réalité, bien perçue par nos concitoyens : une banalisation et une montée des violences aux personnes, parfois extrêmes, malgré une baisse des vols et des cambriolages par exemple. Nous devons les combattre. Et nous ne pouvons pas échouer dans ce combat.

- Je suis fier de l'action de la police et de la gendarmerie, l'engagement des forces de l'ordre pendant le mouvement des Gilets jaunes et pendant le confinement. A titre personnel j'ai passionnément aimé ce ministère et ces fonctions. J'aurais aimé faire aboutir le livre blanc et le schéma national du maintien de l'ordre que nous devions présenter, avec Laurent Nunez, en conseil de défense le jour de la démission d'Edouard Philippe. Mais je n'ai aucun état d'âme : le travail se poursuit aujourd'hui sous l'autorité de Gérald Darmanin.

- Je viens de la gauche et je l'assume. Mais j'ai rejoint Emmanuel Macron pour porter un dépassement politique. J'ai travaillé trois ans avec Edouard Philippe et j'ai appris beaucoup de son regard. Si Christian Estrosi considère que le dépassement politique peut le conduire à accompagner Emmanuel Macron pendant la présidentielle, tant mieux!

- Nous devons aussi la victoire d'Emmanuel Macron aux électeurs sociaux-démocrates, j'en sais quelque chose. Nous ne devons pas les oublier, et depuis le début du mandat nous portons donc une ambition sociale forte, comme quand nous dédoublons les classes dans les quartiers populaires, ou quand nous augmentons les minima sociaux comme jamais dans les années précédentes. N'oubliez pas non plus que la sécurité, ce n'est pas un thème de droite. C'est un thème qui appartient à tous les Français.

- Emmanuel Macron est le Président et il doit le rester jusqu'à la fin de son mandat. Vous savez qu'un candidat perd de sa capacité à rassembler les Françaises et les Français. Je souhaite qu'il soit candidat, je souhaite que nous, les députés, puissions porter la campagne du candidat Macron en étant à la fois force de proposition et relais partout sur le territoire. Mais dans le contexte actuel de tension, de crise, il faut que le Président reste en capacité d'agir, et c'est ce qu'il fait. A nous, députés, d'agir dans l'arène politique.

- Les 100 milliards du plan de relance, c'est la poursuite de la transformation en profondeur de notre pays. C'est la poursuite de ce que nous avons fait dès le premier jour. Là, il y a de l'argent sonnant et trébuchant, qui sera financé par la dette et la croissance que nous allons aller chercher. Ce plan de relance vient s'appuyer sur nos réalisations, sur ce que nous avons construit depuis trois ans.

- Il y a encore de nombreux textes sur lesquels nous allons devoir prendre une position forte, au-delà de la mise en œuvre du plan de relance, à laquelle je veux que les députés soient très étroitement associés. Des textes sont programmés : sur la dépendance, pour la recherche… Mais je pense aussi au sujet du bien-être animal, ou à la thématique de l'aide publique au développement, à la fin de vie… Et puis il y a évidemment les textes régaliens, au premier rang desquels celui sur le séparatisme. Avec Laurent Nunez, nous y avions travaillé. Ce grand chantier est repris aujourd'hui par Marlène Schiappa et Gérald Darmanin, qui nous le présenteront bientôt ; cela sera un des marqueurs forts de la fin du quinquennat, à la suite du discours du Président, vendredi, au Panthéon pour les cent cinquante ans de la République. Mais je sais aussi combien c'est un sujet sensible et nous devons agir avec les ministres pour trouver le meilleur équilibre.

 

François de Rugy (député)

- Honneur aux deux soldats français hussards parachutistes morts au combat au Mali Ils étaient engagés dans un combat difficile mais indispensable. Condoléances à leurs familles et à leurs proches et à leurs camarades de régiment.

- [Plan de relance] l’écologie est au cœur du plan de relance car cela va permettre de développer de nouvelles activités et de nouveaux emplois demain. Ce sera le cas avec un investissement de 2 milliards euros pour la nouvelle filière hydrogène vert.

- La protection sociale n'a jamais été aussi forte en France.

- Dans ce plan de relance, on met l'écologie comme un levier.

●MoDem

Patrick Mignola (président du groupe à l’Assemblée nationale)

Un discours [d’Emmanuel Macron au Panthéon pour les 150 ans de la République] remarquable de simplicité et de dignité, et un rappel salutaire : «La République est un bloc, on ne choisit pas une part de la France».

●Mouvement radical

[Communiqué de Presse: Cérémonie des 150 ans de la proclamation de la République : Un discours salutaire du Chef de l’État devant faire place aux actes!]
A l’occasion de la célébration au Panthéon de la proclamation de notre République - intervenue il y a 150 ans - le Chef de l’État a prononcé un discours salutaire revenant sur nos valeurs républicaines fondatrices qui doivent être réaffirmées et guider l’action publique.

Pour Laurent Hénart, Président du Mouvement Radical, «face au constat des discriminations, de la violence et insécurité, de l’échec de l’égalité des chances, de la montée des communautarisme et extrémismes, cette « reconquête républicaine » est un impératif, et l’école républicaine doit en être un acteur majeur ».

Il faut maintenant que ce discours salutaire se traduise en actes.

Fervents défenseurs de la laïcité, les Radicaux veilleront à ce que le projet de loi contre le séparatisme s’appuie sur les travaux de la commission d'enquête sénatoriale sur la lutte contre la radicalisation islamiste présidée par Nathalie Delattre, Sénatrice de la Gironde et Secrétaire générale du Mouvement Radical.

Sur la sécurité et son corollaire, le respect de l’autorité et de l’ordre républicain, les Radicaux revendiquent une politique pénale appliquée de concert par la Police et la Justice, des moyens pour ces deux institutions, qui passent notamment par un budget pluriannuel sanctuarisé, une Justice plus rapide dans l’instruction et l’application effective des peines, a fortiori lorsque les victimes sont des représentants de la puissance publique.

C’est à ce niveau d’exigence que les Français retrouveront la confiance dans nos Institutions et se retrouveront dans notre République.

 

 

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