dimanche 23 octobre 2016

Présidentielle 2017. Les réponses de Bayrou et Lagarde aux attaques de Sarkozy

François Bayrou & Jean-Christophe Lagarde
Jean-Christophe Lagarde et François Bayrou, les deux leaders des partis centristes ont réagi aux propos violents et agressifs de Nicolas Sarkozy à propos de la position de l’UDI et du Mouvement démocrate qu’ils dirigent et qui ne soutiendront automatiquement le candidat LR à la présidentielle que s’il s’agit d’Alain Juppé.
Cette critique de l’ancien président de la république fait partie d’une stratégie plus large du camp Sarkozy pour tenter de décrédibiliser Alain Juppé en en faisant un jouet dans les mains des centristes.
Nombre des lieutenants de Nicolas Sarkozy sont ainsi montés au créneau en même temps que leur chef, ce qui démontre bien une stratégie étudiée, dont Eric Ciotti, Eric Woerth et François Baroin.
Cette forte agressivité à l’égard des centristes est une des dernières cartes de Nicolas Sarkozy pour s’imposer lors de la primaire LR.
Il estime sans doute que s’il parvient à battre Alain Juppé, il sera toujours temps de récupérer le Centre pour la présidentielle qui ne sera qu’à la recherche de sièges en tous genres et prêt à se rallier sans grande dignité, ayant décidément aucune considération et respect pour les centristes.
- François Bayrou (sur le site Atlantico)
«Les pouvoirs de Nicolas Sarkozy sont considérables, du moins le croit-il. Mais, en vérité, ces pouvoirs ne vont pas jusqu'à me dicter ce que je dois faire. Je me détermine uniquement en fonction de ma conscience et de l'idée que je me fais de l'avenir du pays. J'ai indiqué depuis deux ans déjà que je ne participerai pas à cette primaire. Je l'ai fait précisément parce que j'avais des doutes sur son principe autant que sur ses résultats.
J'ai donc affirmé que si Alain Juppé sortait vainqueur de la primaire, je le soutiendrais. Cependant, ne participant pas à cette compétition ni à cette consultation, je reste absolument libre de ma décision dans le cas – de moins en moins probable il faut le dire – où le vainqueur ne correspondrait pas à mes principes, à ma vision de l'avenir. Ceci est une décision irrévocable.»
- Jean-Christophe Lagarde (sur BFMTV)
«Ça sent la panique ou la campagne en perdition. (…)
Nicolas Sarkozy est toujours aussi incroyable, il invente des règles au fur et à mesure de sa campagne et des signaux qui lui semblent défavorables. (…)
La règle de soutien au vainqueur, elle concerne les candidats, pas les électeurs de la primaire. Les centristes ont d'ailleurs choisi de ne pas présenter de candidat pour être libres de soutenir celui dont ils partagent le programme. (…)
François Hollande veut cacher son bilan en agitant l'épouvantail Sarkozy, Nicolas Sarkozy veut cacher le sien en agitant l'épouvantail Bayrou. Le seul qui n'a pas besoin d'épouvantail pour rassembler, c'est Alain Juppé. (…)
Tout cela trahit la pensée de Nicolas Sarkozy : il n'accepte les centristes que soumis ou couchés, sans leurs idées.»

Alexandre Vatimbella



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