samedi 4 mars 2017

Actualités du Centre. Lagarde affirme que l’UDI ne soutient plus François Fillon

Jean-Christophe Lagarde
Dans une interview à la chaine BFMTV, Jean-Christophe Lagarde a estimé que «Fillon garantit la défaite» et a déclaré qu’«il est indispensable de changer de candidat».
Et dans un entretien au site internet du quotidien Ouest France, le président de l’UDI, a affirmé que son parti ne soutenait plus la candidature de François Fillon à l’élection présidentielle et a demandé «solennellement aux républicains de changer de candidat» avec, à la clé, la remise en cause de l’alliance qui lie les deux partis actuellement «faute de quoi, poursuit-il, «nous ne saurions poursuivre» celle-ci «dans un tel aveuglement».
Des propos forts, sans aucun doute, qui semblent montrer que l’UDI a choisi de se placer enfin du côté des valeurs centristes plutôt que de celui de l’opportunisme électoral.
Sauf que l’on ne comprend pas très bien comment Lagarde peut annoncer le retrait du soutien de son parti à François Fillon alors même qu’il a écrit, dans un communiqué de presse du 1er mars que cette décision serait prise par un bureau exécutif de l’UDI convoqué le 7 mars, soit la semaine prochaine!
D’ailleurs, sur le plateau de BFMTV, il n’a pas répondu à la question de savoir si tout l’UDI était derrière ses propos…
Sans doute que l’accélération de la situation l’a fait intervenir mais, connaissant les graves problèmes d’unité à l’intérieur de l’UDI, il prend le risque d’être désavoué une nouvelle fois, notamment par ses adversaires internes emmenés par Hervé Morin, le président de la région Normandie.
Reste que nombre de membres de l’UDI ont relayé ou précédé cette demande pendant que d’autres ont décidé d’aller soutenir Emmanuel Macron, ce que Lagarde a catégoriquement rejeté de faire sur BFMTV.
A noter que Jean-Christophe Lagarde se prononce clairement pour le remplacement de Fillon par Alain Juppé, voire par… Jean-Louis Borloo.
L’instrumentalisation de ce dernier par les dirigeants de l’UDI qui le mettent en avant et le font même parler sans l’avoir rencontré devient indécent.
Rappelons que Borloo a expliqué que la plupart des gens qui, comme Lagarde, Morin ou Hénart (président du Parti radical) affirmaient à longueur de journée parler avec lui, étaient des menteurs et que s’il avait besoin de s’exprimer, il le ferait tout seul.
Extraits de l’interview à Ouest France:
- «Nous considérons que la France a absolument besoin d’une alternance et d’une gouvernance stable après cinq ans de présidence Hollande. Cette alternance que nous avons cherchée, nous avons voulu la construire avec LR comme nous l’avons construite aux élections municipales, départementales et régionales. Cette alternance dans une alliance avec LR, nous la souhaitons toujours. Mais cette alternance n’est plus possible avec le candidat actuel qui nous conduit à un échec certain dont notre pays ferait les frais !»
- «Chacun sait, qu’à son corps défendant, François Fillon est devenu un danger pour l’alternance et donc pour la France.»
- «La logique serait évidemment que le numéro 1 n’étant plus capable de faire campagne, ce soit celui qui est arrivé en second qui lui succède. Si Alain Juppé accepte le rôle, il en aura toute la légitimité. Mais nos familles politiques ont plein de talents, Jean-Louis Borloo peut en être un parmi d’autres».
«Si François Fillon n’entend pas raison, nous prendrons nos responsabilités (…).»


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