mercredi 19 mai 2010

Une semaine en Centrisme. Pas touche à mon Centre!


Les Centristes commencent à trouver la ficelle un peu grosse. Eux qui n’ont pas rejoint l’UMP et les sirènes de la Droite pour quelques strapontins estiment que les déclarations centristes des Jean-Pierre Raffarin, des Gilles de Robien, des Jean-Louis Borloo deviennent un peu lourdes. Et ils n’ont peut-être pas torts de penser que l’on est en train de vouloir récupérer leur espace politique et leur électorat pour des raisons de politiques politiciennes.

Non pas qu’un homme politique ou qu’un parti puisse se dire propriétaire d’électeurs ou d’une pensée politique. Néanmoins, quand on défend une vision de la société et des valeurs, quand on tisse des liens da confiance avec son électorat, il est parfois difficile de se les voir disputer pour des raisons uniquement d’arithmétique électorale.

Le problème de fond n’est pas que les Jean-Pierre Raffarin, que les Gilles de Robien, que les Jean-Louis Borloo et d’autres ne soient pas des centristes ou qu’ils ne partagent pas les valeurs du Centre. Le vrai problème est qu’ils ont fait un choix en quittant la sphère centriste pour rejoindre la Droite. Et, à ce que l’on sache, ils sont toujours accolés à cette Droite. S’ils veulent que leurs discours et leurs professions de foi centristes soient crédibles, il vaudrait mieux qu’ils rejoignent un parti centriste. La clarté est toujours préférable en politique.

Cette éventualité n’est pas la leur pour l’instant. Dès lors, ceux qui militent et qui dirigent les partis centristes ont le droit de se montrer circonspects sur la profondeur de leurs convictions centristes ressuscitées comme ils le font et le disent de plus en plus dans les réunions et les médias.

Le rassemblement centriste qui se met en place est ouvert à tout le monde, sans aucun ostracisme. Ceux qui décideront de ne pas le rejoindre feront un choix politique. Et ils seront malvenus de continuer à parler du Centre alors qu’ils seront assis à droite ou à gauche de l’échiquier politique. La clarification sera une bonne chose pour le Centre et le débat politique.

Jean-Louis Pommery

Directeur des études du Crec

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