jeudi 9 juin 2016

Une Semaine en Centrisme. Critiqué par Bayrou les sympathisants MoDem se détournent de Macron

La chasse au Macron continue de faire rage avec quelques succès qui ravissent tout autant la Droite et la Gauche et, dans une moindre mesure, une partie du Centre.
Sous le feu continuel des critiques avec, en plus, une agressivité inqualifiable venue de l’extrême-gauche – un maire communiste s’est même permis de justifier la violence de la CGT à l’égard du ministre de l’Economie ainsi que son refus de le recevoir –, il est en baisse dans les sondages.
C’est évidemment dans l’ordre des choses puisqu’il était monté très haut, très rapidement et qu’à, l’inverse de stars de la sphère médiatique comme Nicolas Hulot ou de leaders de l’opposition comme Alain Juppé ou François Bayrou, il met les mains actuellement dans le cambouis, ce qui, mécaniquement, pour toute personnalité politique, lui attire des reproches, des critiques et, évidemment, nombre d’opinions négatives comme on le constate désormais pour tous les gouvernants en activité sauf exceptions que demeure encore largement Macron malgré tout.
C’est par un sondage de l’IFOP commandé par Le Figaro – qui est devenu un des principaux médias à faire une chasse systématique au Macron, c’est dire l’inquiétude qu’il suscite à droite – que l’on constate une détérioration toute relative de l’image du ministre de l’Economie auprès des Français que le quotidien, néanmoins, n’a pas hésité à qualifier de «forte chute»… «auprès des militants socialistes», on a les alliés objectifs que l’on peut!
Car les résultats de ce sondage ne sont pas aussi catastrophiques que le titre de la Une du quotidien le laisserait penser.
Ainsi, s’il perd six points sur sa compétence entre avril et juin 2016 passant de 63% à 57%, il en gagne deux par rapport à août 2015 (57% contre 55%).
De même qu’à la question de savoir s’il est proche des Français, il perd sept points entre avril et juin mais gagne trois points par rapport à août 2015.
Quant à son courage, testé uniquement en août 2015 et juin 2016, il demeure stable (59% et 58% respectivement).
Quant à savoir s’il est capable de sortir le pays de la crise, il passe de 45% à 37% entre avril et juin, une baisse de cinq points.
Comme l’affirme Le Figaro, c’est vrai que la baisse est beaucoup plus sensible chez les sympathisants socialistes.
En revanche, il est toujours adoubé par les sympathisants du Centre, en particulier ceux de l’UDI.
Car ceux du Mouvement démocrate commencent à devenir plus critiques depuis que François Bayrou s’est fait une spécialité dans la critique du ministre de l’Economie.
Il faut dire qu’il est un concurrent direct pour devenir le leader et le représentant de l’axe central (allant des réformistes de droite aux sociaux-libéraux de gauche en passant par les libéraux sociaux du Centre) à la prochaine présidentielle.
Ainsi, si 93% des sympathisants de l’UDI l’estiment compétent, ils sont 77% des sympathisants MoDem dans ce cas.
Par rapport à avril, il gagne trois points chez les sympathisants de l’UDI mais en perd dix-sept chez les sympathisants du MoDem.
En outre, 83% des sympathisants de l’UDI estiment qu’il est différent des autres personnalités politiques alors qu’ils ne sont que 67% chez ceux du MoDem.
Par rapport à avril, il perd six points tant chez les sympathisants de l’UDI que ceux du MoDem.
Si 63% des sympathisants UDI pensent qu’il est capable de sortir le pays de la crise (moins un point par rapport à avril), 54% des sympathisants MoDem partagent cette opinion (moins sept points par rapport à avril).
En matière de capacité à réunir les Français, 56% des sympathisants de l’UDI estiment qu’il l’a alors que seulement 46% des sympathisants du MoDem l’affirment.
Ce qui fait une perte de huit points chez les sympathisants de l’UDI et de quinze points chez les sympathisants du MoDem.
A noter que par rapport au sondage d’avril, l’IFOP n’a pas demandé aux sondés s’ils voulaient de Macron comme premier ministre de Juppé.
A l’époque, 75% des sympathisants de l’UDI et 73% des sympathisants du Mouvement démocrate étaient en faveur d’une telle nomination.
(Sondage IFOP réalisé du 3 au 6 juin 2016 par internet auprès d’un échantillon de 1005 personnes de plus de 18 ans représentatif de la population française / méthode des quotas / marge d’erreur de 3 points)
Alexandre Vatimbella
Directeur du CREC
Jean-Louis Pommery
Directeur des études du CREC



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