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samedi 17 janvier 2026

La Quotidienne centriste du 17 janvier 2026. Emmanuel Macron répond fermement à Trump après ses sanctions contre la France pour son soutien au Groenland


Trump a donc décidé, dans un premier temps, d’imposer des droits de douane supplémentaires à l’encontre de huit pays européens dont la France après que ceux-ci se soient déclarés solidaires du Danemark à qui l’extrémiste populiste veut arracher de gré ou de force le Groenland.

En retour à ces sanctions qui pourraient être encore aggravés dans les semaines qui viennent, Emmanuel Macron, comme l’ensemble des dirigeants des pays visés par celles-ci a réagi très fermement.

Voici la déclaration du Président de la république:
«La France est attachée à la souveraineté et à l’indépendance des Nations, en Europe comme ailleurs. Cela préside à nos choix. Cela fonde notre attachement aux Nations unies et à notre Charte. C’est à ce titre que nous soutenons et continuerons de soutenir l’Ukraine, et que nous avons bâti une coalition des volontaires pour une paix robuste et durable, pour défendre ces principes et notre sécurité. C’est à ce titre aussi que nous avons décidé de nous joindre à l’exercice décidé par le Danemark au Groenland. Nous l’assumons. Aussi car il en va de la sécurité en Arctique et aux confins de notre Europe. Aucune intimidation ni menace ne saurait nous influencer, ni en Ukraine, ni au Groenland, ni ailleurs dans le monde lorsque nous sommes confrontés à de telles situations. Les menaces tarifaires sont inacceptables et n’ont pas leur place dans ce contexte. Les Européens y répondront de façon unie et coordonnée si elles étaient confirmées. Nous saurons faire respecter la souveraineté européenne. C’est dans cet esprit que je m’entretiendrai avec nos partenaires européens.»

De son côté, Gabriel Attal, le leader du parti présidentiel Renaissance, a réagi sur les réseaux sociaux:
«La déclaration de Donald Trump ce soir d’imposer des droits de douane sur les pays qui s’opposent à son projet d’annexion du Groenland est totalement injustifiée. C’est une inversion des valeurs. Le Danemark et l’Union européenne ont été jusqu’à proposer de collaborer à plus de sécurité du Groenland en lien avec les États-Unis. Au-delà de la sécurité de ce territoire, il y a donc vraisemblablement surtout un agenda politique de Donald Trump. Si ces droits de douane venaient à être confirmés, nous serions dans un cas d’école de coercition américaine sur les Européens. J’appellerai alors dans ce cas l’Union européenne à actionner son instrument anti-coercition, c’est à dire la réciprocité des droits de douane et l’exclusion des entreprises américaines des marchés publics européens. C’est un test de solidarité et de force pour l’Europe.»

La présidente de Renew Europe, Valérie Hayer estime que «les menaces du président Donald Trump d'imposer des droits de douane accrus aux États refusant d'approuver son projet d'annexion du Groenland sont inacceptables».

Et de poursuivre:
«Ces annonces font suite à de nombreuses autres mesures agressives à l'encontre de l'UE. Il est donc temps de passer de la dépendance à la dissuasion. Par conséquent, Renew Europe ne peut voter en faveur de l'accord commercial Turnberry entre l'UE et les États-Unis. De plus, l'UE doit se tenir prête à déployer des contre-mesures ciblées et proportionnées. L'activation de l'instrument anti-coercition de l'UE doit être explicitement envisagée, car il a été conçu précisément pour des situations d'intimidation économique de cette nature.

Des leur côté, les dirigeants des autres pays sanctionnés ont également réagi comme le Premier ministre suédois – «nous ne nous laisserons pas chanter. Seuls le Danemark et le Groenland décident des questions qui les concernent.» –ou le Premier ministre britannique – «imposer des droits de douane à des alliés au nom de la sécurité collective des alliés de l’OTAN est totalement inadmissible».

A noter qu’aux Etats-Unis plusieurs élus du Parti républicain ont acté leur profond désaccord avec leur président comme le sénateur de Caroline du Nord, Thom Tillis, qui a écrit sur les réseaux sociaux que les nouveaux droits de douane étaient «mauvais pour l’Amérique, mauvais pour les entreprises américaines et mauvais pour les alliés de l’Amérique» et qu’il s’agissait d’«une aubaine pour Poutine, Xi et les autres adversaires qui souhaitent voir l’OTAN divisée».

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 


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