samedi 27 mars 2021

Propos centristes. France – Covid19: guerre des vaccins et mesures sanitaires; pour une agriculture mieux rémunérée; aider les entreprises à être plus compétitives; racisme et antisémitisme pas éradiqués; contre la décroissance; bouclier laïque…

Voici une sélection, ce 27 mars 2021, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)

- D'ici l'été, les Européens seront les premiers producteurs de vaccins au monde.

- Avec la vaccination, nous avons des caps, une perspective.

- La bataille pour les vaccins est celle que nous devons gagner. Nous y concentrons tous nos efforts. On doit aller plus vite, plus fort ! Notre objectif : vacciner tous les adultes volontaires d’ici la fin de l’été.

- Avec la Turquie, réengager un dialogue franc et lucide est indispensable. En portant une position européenne unanime, nous avons constaté des avancées positives de la part d'Ankara. Les paroles doivent maintenant se concrétiser. Prochaine étape : le Conseil européen de juin.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)

- Nos concitoyens les moins favorisés sont les premières victimes de la délinquance et de l’insécurité. Pour ceux qui s’engagent pour les protéger, nous déployons plus d’effectifs et de moyens.

- Plus de 1400 patients sont hospitalisés en réanimation en Île-de-France : parmi eux - je l’ai encore constaté à Melun - des profils plus jeunes et sans comorbidités. Le virus n’épargne personne : j’appelle solennellement chacune et chacun à respecter les restrictions sanitaires.

- l y a quelques semaines à Grigny, aujourd’hui à Nîmes, on m’a interpellé sur la question des copropriétés dégradées. Leur rénovation est une priorité. L’État agit main dans la main avec les acteurs locaux pour apporter des réponses rapides et concrètes à leurs habitants.

- Permettre aux enfants de bénéficier du meilleur environnement éducatif pendant mais aussi après l’école : c’est l’objectif des cités éducatives. L’éducation est le creuset de l’égalité des chances.

 

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)

- Après la convocation de l’ambassadeur de Chine à Paris, j’ai reçu  Raphael Glucksmann pour lui dire ma solidarité face aux injures antisémites et à la campagne d’intimidation dont il est la cible.  La liberté d’expression des élus de la nation française n’est pas négociable. Sur les violations des droits humains documentées au Xinjiang, la France parle un langage de fermeté et d’exigence. Nous appelons à l’envoi sur place d’une mission internationale conduite par la Haute Commissaire aux Droits de l’homme, dans les plus brefs délais.

- L'ambassadeur de Chine a tenu des propos qui ne paraissent pas être des propos d'excuses. Nous lui avons fait observer que ce type de comportement était inadmissible.

- [Répression contre les musulmans ouïghours] Le terme 'génocide' mérite d'être posé et nous sommes prêts à envisager une réflexion.

- [Rapatriement des Français djihadistes] Notre priorité est de sauver les enfants. Il faut que les acteurs de ces crimes soient jugés sur place lorsque la situation militaire sera clarifiée.

- [Spoutnik V] Nous avons en Europe un mécanisme de vérification sérieux et sûr. [Ce vaccin contre la covid19] est plus un moyen de propagande et de diplomatie agressive qu'un moyen d'aide sanitaire.

- [Covax] 2 milliards de doses seront distribuées pour les pays les plus démunis gratuitement cette année. Nous les distribuons dès à présent. L'immunité sera globale ou n'existera pas.

- [Covid-19] On est dans le pragmatisme, on est dans l'adaptation, c'est ce qu'a voulu faire le président de la République. (…) Il faut être pragmatique, les professeurs de coronavirus n'ont pas automatiquement raison.

- [Covid19] La réalité c'est que l'explosion de la pandémie en Allemagne va plus vite que ce qu'ils ne pensaient.

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)

- Investir dans l’avenir, investir pour notre jeunesse! Nous annonçons aujourd’hui avec les collectivités locales 54 nouveaux projets d’internats d’excellence.

- Très bon anniversaire à Lumni! Il y a deux ans, nous voulions avec la télévision publique organiser une offre de ressources de grande qualité pour les enfants. Il y a un an, nous déclenchions ensemble l’opération Nation apprenante.

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)

- Avec France relance, nous aidons notre industrie à être plus compétitive et plus décarbonée.

- Pour réussir la reconquête industrielle dans notre pays, nous devons d’abord protéger nos grands fleurons industriels. C’est pourquoi l’État apporte un prêt direct de 40 millions € pour sauver l’entreprise CNIM, spécialisée dans la défense, et ses 2 700 salariés.

- Reconquête industrielle par la France: au cours des trente dernières années, on a laissé démanteler des pans entiers de notre industrie. ça a été une faute stratégique. Et nous ne voulons pas commettre cette même erreur.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)

Parce que c'est un enjeu majeur d'égalité des chances, Emmanuel Macron a fixé l'objectif que 100 000 jeunes bénéficient d'un mentor en 2021.

 

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)

Hier le Sénat a voté des mesures de protection de nos enfants très attendues. Il y aura désormais un seuil de non-consentement fixé à 15 ans et élevé à 18 ans en cas d’inceste. Je suis très honoré que nous portions collectivement ces avancées majeures.

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)

- Avec près de 400 000 injections (dont 140 000 Astra Zeneca) faites ce vendredi, la France passe la barre des 10 millions. Et 7,5 millions de Français vulnérables face au covid ont reçu au moins une 1ere dose. Merci à tous pour votre mobilisation !

- C’était un de mes engagements de médecin, je l’ai porté à l’assemblée nationale en tant que député, et je suis fier de l’annoncer en tant que ministre : la France expérimente l’usage médical du cannabis. La médecine c’est soigner le corps et combattre la douleur. Cette expérimentation rigoureuse se fera sous la supervision de l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé sur tout le territoire. 215 centres pourront prescrire et accompagner quelque 3000 patients atteints de pathologies lourdes et douloureuses.

 

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)

- Faire de l'autonomie un véritable levier d'émancipation. Chaque jeune doit pouvoir construire son propre avenir.

- La première des mesures attendue par les étudiants, c’était le retour progressif en présentiel. Les protocoles sanitaires que nous avons travaillés sont les plus robustes possibles.

- Je condamne fermement les réunions en non-mixité organisées par l’UNEF. C’est une organisation étudiante représentative qui doit s’interroger sur ses valeurs.

- Face aux violences sexistes et sexuelles, que cela soit dans l’enseignement supérieur ou dans notre société, la position sera toujours tolérance zéro et accompagnement total des victimes.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)

- Nous vivons aujourd’hui une situation paradoxale, avec d’un côté les citoyens qui veulent plus de produits de très grande qualité, une qualité qui fait la marque de l’agriculture française, et de l’autre une guerre des prix qui perdure, malgré la loi Egalim. Et il est inacceptable que cette guerre des prix se fasse sur le dos des agriculteurs. Des avancées ont été réalisées dans le cadre de cette loi, une énorme pression a été mise dans le tube ces derniers mois par le gouvernement… En six semaines, nous avons d’ailleurs réalisé l’équivalent de six mois de contrôles, car certains continuent à ne pas respecter l’esprit, et même la lettre de la loi, et à chaque fois, cela fait l’objet de sanctions.
Il faut donc dénoncer ce paradoxe qui conduit collégialement toute la chaine alimentaire dans le mur, faire preuve d’une immense fermeté vis-à-vis de la guerre des prix, et aller plus loin : la loi Egalim aujourd’hui doit être renforcée, c’est l’objet des propositions de Serge Papin, que nous avons mandaté avec Agnès Pannier-Runacher. Ses propositions sont très concrètes, et doivent être mises en œuvre.

- Le plus important à mes yeux, c’est la sanctuarisation des prix des matières premières agricoles. Si on veut aller au bout de la loi Egalim, il faut avoir le courage de revenir sur certains dispositifs de la loi de modernisation de l’économie de 2008, qui disait – je caricature un peu – qu’au motif du pouvoir d’achat des Français, il fallait organiser une déflation des prix. C’est une erreur. Oui, augmenter le pouvoir d’achat des Français est une impérieuse nécessité, on s’y emploie au niveau du gouvernement, mais c’est une politique à part entière qui repose sur des mesures de pouvoir d’achat, des politiques sociales, et en aucun cas sur une destruction des revenus de nos agriculteurs. Car ce faisant, on vient percuter de plein fouet ce qui fait la marque de fabrique de notre agriculture, la qualité. Et c’est cette qualité qui fait la compétitivité de notre modèle agricole. C’est ce qui est plébiscité par les Français.
La loi Egalim est donc venue instaurer la « marche en avant » du prix. L’industriel ne peut pas aller négocier avec le distributeur avant d’avoir négocié avec l’agriculteur. Le rapport Papin va encore plus loin, en proposant de rendre le prix de la matière première agricole prévu par le premier contrat avec l’agriculteur non négociable dans la suite des négociations.

- Le sens de l’histoire, c’est d’accepter de rémunérer l’alimentation à la hauteur de sa qualité. Le consommateur est un acteur majeur : il faut accepter qu’un concombre produit en France, issu de fermes ayant conduit une transition agroécologique, n’ait pas les mêmes qualités nutritionnelles et environnementales qu’un concombre importé de pays qui ne respectent pas les mêmes normes que nous, et donc que les prix soient différents. Le "mieux manger" ne peut pas passer par la destruction de nos agriculteurs. Je n’omets pas non plus les difficultés de certains pour accéder à ce mieux manger, mais en définitive, quand vous prenez des produits frais, locaux, de qualité, c’est aussi meilleur pour le portefeuille que d’acheter un plat importé surtransformé.
J’en appelle vraiment à un sursaut collectif qui doit venir de la grande distribution, des industriels, car à la fin si tout le monde ne joue pas le jeu, c’est une tombe collégiale que l’on creuse. Si à la fin, on n’a plus nos agriculteurs, comment l’industriel va-t-il fabriquer les produits qu’il vend grâce à l’image des territoires ? Et le distributeur, de son côté, sera obligé d’importer : croit-on vraiment qu’il sera plus facile de négocier avec des géants internationaux qu’avec nos transformateurs français ?  

- Ma responsabilité est d’emporter l’agriculture sur ce qu’elle devra être en 2027. C’est donc très important de le faire avec méthode. Dès le début des concertations entamées il y a plusieurs mois, j’ai expliqué aux organisations professionnelles que je ne veux pas une approche par les outils, mais une approche par une vision. À chaque fois qu’on demande d’augmenter les crédits d’un dispositif, il faut savoir sur quel dispositif on consent à les réduire.
Certains me disent qu’il faut augmenter les crédits à l’installation. D’autres me demandent davantage de redistribution. D’autres encore plaident pour renforcer les mesures du second pilier. À la fin de cette consultation, ma responsabilité est d’arbitrer sur comment on peut satisfaire ces demandes, dans le respect de ma vision sur ce que doit être notre agriculture en 2027. Pour ma part, j’ai trois boussoles : la souveraineté de notre agriculture, la qualité et la durabilité de notre production et la spécificité de nos territoires.
Je suis convaincu qu’il faut davantage soutenir certaines zones en grande difficulté, comme les zones intermédiaires. Je suis aussi convaincu que certains dispositifs actuels emprisonnent certains agriculteurs et éleveurs dans une logique favorisant la quantité par rapport à la qualité. Rappelons qu’on discute d’un budget de la Pac qui, grâce à la France et à l’action du Président de la République, a été sauvegardé ! Souvenez-vous de la première proposition de la commission européenne en octobre 2018. Elle proposait 20 milliards d’euros de moins.

- Pas d’agriculture sans eau. Nous devons donc donner aux acteurs les moyens de réaliser les projets, dans la concertation et le respect des usages. Conformément à l’engagement pris, le décret sur les règles des débits d’usage d’eau sera pris dans les prochaines semaines.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)

Non, le racisme et l'antisémitisme n'ont pas été éradiqués. Non, le rejet de l'autre en raison de sa couleur de peau, de ses origines ou de ses croyances n'appartient pas à une époque révolue. Le racisme et l'antisémitisme sont la négation des valeurs républicaines.

 

Emmanuelle Wargon (ministre chargée du Logement)

- On ne laissera pas s’installer des communes avec trop peu de logements sociaux.

- Pas d'explosion des impayés de loyers mais il y a une inquiétude (...) : L'Etat double les aides départementales à la prévention. On met 30 millions d'euros sur la table.

- [Ma prime rénov] Ça part comme des petits pains. Ça marche extrêmement bien (...)En 3 mois, on est déjà à 130 000 dossiers déposés (...) Notre hypothèse, c'était 300 à 500 000 cette année : on va faire beaucoup plus.

 

Olivier Dussopt (ministre chargé des Comptes publics)

Sur le Brexit et la relance, l'Europe et la France travaillent ensemble pour cibler les financements sur les entreprises et les territoires les plus affectés.

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)

- Nous attendons des livraisons importantes de vaccins la semaine prochaine : 3 millions de doses arriveront en France.

- J'ai réuni des représentants de la filière Cosmétique afin de lancer un plan d'action partenarial en faveur de la compétitivité, de l'innovation, de la transition écologique et du fabriqué en France de cette filière majeure.

- [Tribune: «Vaccins: l’effort industriel mondial est à l'image du virus : il ne connaît pas de frontières»]
A en croire certains, il suffirait de lever les brevets des laboratoires pharmaceutiques et de réquisitionner des usines de production pour que des doses de vaccins contre la Covid-19 tombent du ciel par millions. Ces déclarations, fréquemment entendues ou lues dans les médias, traduisent une méconnaissance profonde de la réalité industrielle. Explications.
Imaginons un instant que ces brevets soient levés : les usines européennes fabriquant de la substance active pour le vaccin sont déjà mobilisées à 100% de leur capacité. Elles tournent 24 heures sur 24 pour fabriquer des milliards de vaccins cette année. Avoir la recette c'est bien, avoir les usines, c'est mieux.
Imaginons maintenant que soient réquisitionnées les usines de vaccins : le vaccin contre la Covid-19 ne protège pas de la grippe, du tétanos, de l'hépatite B, ni de la rougeole… ces vaccins doivent donc aussi continuer à être produits pour protéger nos populations.
Une usine, quand bien même déjà spécialisée en production de vaccins, ne se met pas à fabriquer des vaccins contre la Covid-19 du jour au lendemain. Un transfert de technologie, c'est jusqu'à 18 mois en temps normal, et ça nécessite des équipes nombreuses et formées.
C’est ce à quoi s’emploient tous les pays producteurs de vaccins : Europe, États-Unis, Chine, Brésil, Inde, etc. Tout le monde est sur le pied de guerre pour faire monter ses usines en capacité et ainsi vacciner la planète entière. Car faire du vaccin « un bien public mondial », et c’est la position défendue depuis plusieurs mois par la France, c’est le rendre accessible à tous en s'appuyant sur tous les sites industriels de production existants.
Et quand aucune usine n’a la capacité de produire industriellement la substance active des vaccins à ARN messager, comme c’est le cas en France, réquisitionner ne mènerait pas bien loin. En revanche, travailler à créer ces sites en France, en Europe ou dans les pays en développement comme nous le faisons, sera bien plus utile. Mais cela prend un peu plus de temps, et ne répond pas à la demande de vaccins à court-terme.
Pour produire le plus de doses possible, le plus vite possible, il faut donc commencer par choisir les plus gros sites pour ne pas disperser les équipes et l’énergie. C’est tout l’intérêt d’avoir des chaînes de production européennes plutôt que nationales. Et c’est pourquoi les sites de production démarrent les uns après les autres.
Parce que l'on doit tous être en ordre de bataille dans la lutte contre cette pandémie, des laboratoires fabriquent pour la première fois pour leurs concurrents : Sanofi met à disposition ses capacités de production et ses équipes pour produire les vaccins BioNTech (en Allemagne) et Janssen (en France). Il n’y a eu aucunement besoin de lever des brevets pour que la France puisse se préparer à fabriquer sur son sol cinq des six premiers vaccins disponibles sur le marché en Union Européenne : les accords de type sous-traitance passés entre laboratoires vont permettre à des entreprises comme Delpharm, Recipharm ou Fareva de produire des vaccins en France dès ce printemps.
Un brevet c'est enfin ce qui permet de rémunérer les chercheurs, de financer des recherches qui n’aboutissent pas immédiatement, c’est des centaines de millions d'investissements, de la propriété intellectuelle, des savoir-faire, c'est en fait ce qui rend possible l'innovation d’après. Cette même innovation dont nous aurons besoin pour mettre au point les traitements et vaccins du futur !
Le chacun pour soi dans cette épidémie est contre-productif : l'épidémie est mondiale, la diffusion des variants est mondiale et les chaînes de production des vaccins sont mondiales également. Il nous faut donc faire preuve de solidarité pour vacciner le maximum de personnes. C’est cette même solidarité qui est à l’œuvre lorsque l’Union européenne exporte des doses de vaccins. Exporter des vaccins, c’est limiter les risques d’apparition d’un variant à l’autre bout du monde qui pourrait se diffuser en Europe et y relancer la circulation du virus.

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

- [Ministère de la Citoyenneté] Si je devais résumer ce ministère en une expression, ce serait ''la défense et la promotion des valeurs de la République''. Cela se matérialise de façon très concrète par des enjeux de défense de la laïcité, de prévention de la radicalisation et de citoyenneté. Et au-delà de ces sujets-là, je continue de m'occuper de la protection des femmes face aux violences, côté ministère de l'Intérieur en mobilisant les forces de l’ordre. Je pilote tout ce qui touche à la citoyenneté au sens des politiques d'intégration, de cohésion. J’ai fait accélérer la naturalisation des travailleurs étrangers covid de la première ligne ! Et en tant que ministre déléguée, je seconde le ministre de l’Intérieur, place Beauvau.

- Nous portons, avec le ministre de l’Intérieur, un projet de loi confortant le respect des principes républicains qui arrive au Sénat la semaine qui vient. On a besoin d'avoir des outils plus agiles pour nous permettre de nous adapter au terrain comme par exemple le contrat d’engagement républicain signé par les associations subventionnées par l’État. Cela fait trois ans que nous agissons sur le terrain face à l’islamisme radical, c’est le travail quotidien des CLIR [cellules de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire] qui se réunissent tous les mois dans chaque département autour des préfets et permettent de fermer les foyers du séparatisme où l’on radicalise des jeunes.  Près de 500 établissements ont été fermés grâce à cette action commune de tous les services de l’État.

- La laïcité, c'est aussi un bouclier pour permettre à chacun d'être considéré comme un citoyen indifféremment de sa religion. La laïcité c’est justement ce qui nous protège, c’est ce qui permet d’être considéré comme une personne peu importe sa religion, son sexe, son âge, son orientation, son origine. Les premières victimes de l’islamisme radical sont les musulmans eux-mêmes qui voient leur religion dévoyée au nom d’une idéologie haineuse et mortifère. Je veux le redire : des millions de musulmans vivent en France en paix, dans le respect des lois de la République. C’est aussi pour eux que nous menons ce combat culturel.

- J’ai toujours défendu la lutte contre le morcellement de la République et l'urgence de retrouver ce qui nous fait partager les mêmes valeurs. Je prendrai dans les prochains mois une initiative pour faire se rencontrer les Français et notamment les jeunes sur ces sujets, trop souvent caricaturés.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

- Lors de la cérémonie honorant la mémoire du Commandant Massoud à Paris, j’ai rendu hommage à cette grande figure de la lutte pour la liberté et rappelé la relation d'amitié si profonde entre la France et l'Afghanistan.

 

Nathalie Elimas (secrétaire d’Etat chargée de l’Education prioritaire)

- La crise sanitaire entraîne des conséquences sociales, notamment en matière d’alimentation des élèves. Les cantines scolaires sont des lieux où ces inégalités se réduisent. A la rentrée prochaine, les petits déjeuners gratuits à l’école seront également plus nombreux.

- Le virus évolue, notre protocole s’adapte. Pour protéger au mieux nos élèves et nos personnels, les classes seront désormais fermées dès le premier cas confirmé dans les 19 départements faisant l’objet de mesures de restriction renforcées.

- Lorsque les enfants malades sont hospitalisés ou contraints de rester à leur domicile, c’est l’école qui vient à eux.

- Rendre ordinaire la scolarisation des élèves porteurs de handicaps: depuis plusieurs années, l’école inclusive est au cœur du projet porté par le ministère de l’éducation.

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)

- Le passeport du civisme transmet les valeurs civiques aux jeunes,= et crée une communauté civique à l’échelle des territoires.

- Le mentorat permet d’ouvrir le champ des possibles pour les jeunes et de leur donner les clés de leur réussite. Il participe à promouvoir une véritable égalité des chances en France.

 

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques)

- Débat sur la recherche. On cherche encore les députés LR, LFI, RN ou PS. Lorsqu’il faut commenter le retard français sur les vaccins, il y a du monde pour critiquer. Lorsqu’il faut travailler à résoudre le problème, il n’y a personne.

- Si nous ne prenons la question de l'innovation en santé que par la question du risque, alors, à la fin, ce sont les autres qui produiront les vaccins. (…) C’est un dévoiement du principe de précaution.

 

► Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Stanislas Guerini (délégué général)

J’ai tenu à rencontrer des représentants du collectif intergénérationnel « Protégeons nos quartiers » pour un échange riche sur la problématique des violences entre jeunes. Merci à eux pour leur engagement.

 

Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)

- Le protoxyde d'azote, ou "gaz hilarant" est un fléau, en particulier pour nos jeunes, collégiens ou lycéens. Les maires font déjà beaucoup pour lutter contre. Mais il fallait les aider, et aller plus loin. Avec cette loi, la vente sera plus encadrée, et interdite aux mineurs.

- La lutte contre le Sida ne peut pas attendre.

 

Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale)

La crise doit devenir une opportunité pour repenser nos politiques culturelles, positionner les artistes au cœur de notre modèle et redéfinir la culture comme un objet social.

 

Jean-René Cazeneuve (député)

Nous ne sommes pas pour la décroissance, nous ne sommes pas pour l'écologie punitive. Pourquoi ? Parce que c'est un modèle qui fait beaucoup de casse, mais aussi parce que c'est la croissance économique qui finance la transition écologique.

 

► Autres

● Organisations centristes
Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)

 

[Tribune: Pour que l’État de droit soit une priorité de la présidence française du Conseil de l’UE
Liste des signataires dans l’ordre alphabétique : François Alfonsi (eurodéputé Les Verts), Benoît Biteau (eurodéputé Les Verts), Damien Carême (eurodéputé Les Verts), David Cormand (eurodéputé Les Verts), Gwendoline Delbos-Corfield (eurodéputée Les Verts), Karima Delli (eurodéputée Les Verts), Pascal Durand (eurodéputé Renew Europe), Maud Gatel (députée Modem), Sandro Gozi (eurodéputé Renew Europe), Christophe Grudler (eurodéputé Renew Europe), Claude Gruffat (eurodéputé Les Verts), Sylvie Guillaume (eurodéputée S & D), Yannick Jadot (eurodéputé Les Verts), Fabienne Keller (eurodéputée Renew Europe), Didier Quentin (député Les Républicains), Dominique Riquet (eurodéputé Renew Europe), Michèle Rivasi (eurodéputée Les Verts), Caroline Roose (eurodéputée Les Verts), Mounir Satouri (eurodéputé Les Verts), Irène Tolleret (eurodéputée Renew Europe), Marie Toussaint (eurodéputée Les Verts), Marie-Pierre Védrenne (eurodéputée Renew Europe), Sylvain Waserman (député Modem), Salima Yenbou (eurodéputée Les Verts).]
Depuis 2006, les Jeunes Européens Fédéralistes (JEF) appellent à la mobilisation dans le cadre de la campagne #DemocracyUnderPressure. Originellement créée pour dénoncer le régime de Loukachenko au Belarus considéré comme la dernière dictature d’Europe, cette campagne s’est aujourd’hui élargie pour défendre la démocratie et l’état de droit sur l’ensemble du continent. Néanmoins, 15 ans après la première campagne, le constat est là : les régimes autoritaires se renforcent à nos frontières, et l’état de droit vacille au sein même de notre Union. Il est temps d’agir !
À quelques mois du lancement de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne, les Jeunes Européens – France, l’Union des Fédéralistes européens, le Mouvement européen France et plusieurs députés et eurodéputés (voir la liste infra) se saisissent de l’occasion pour interpeller les pouvoirs publics afin que la France, pays des lumières, propose des mesures concrètes et ambitieuses sur le respect de l’état de droit au sein de l’UE et sur les relations que ll’Union entretient avec des pays qui violent les droits humains. En effet, la protection de ces acquis, en tous lieux, est nécessaire pour renforcer le sentiment d’appartenance à l’UE des citoyens européens et s’inscrit donc pleinement dans le motto de la présidence française qui est : « relance, puissance, appartenance ».
Il apparaît, d’une part, nécessaire de faire un état des lieux des démocraties au sein de notre Union afin que les acquis qui nous unissent ne soient pas remis en cause. Pour cela, la présidence française pourra s’appuyer sur les travaux des citoyens européens qui prendront part à la Conférence sur l’avenir de l’Europe afin de comprendre leurs préoccupations et propositions sur la démocratie en Europe.
En effet, l’état de droit, élément fondamental de nos démocraties et valeur commune à l’ensemble des Européens, est remis en cause au sein même de notre Union par des réformes dangereuses en Pologne et en Hongrie. Cela nous montre que les instruments actuellement disponibles tel que l’article 7 ne sont pas suffisamment exploités afin de prévenir aujourd’hui et pour l’avenir, de graves manquements démocratiques. Nous appelons donc à ce que la France intègre pleinement cette question lors de sa présidence.
D’autre part, la situation politique à nos frontières est alarmante. Les droits humains sont menacés : le président Loukachenko réprime violemment la révolte populaire, la Russie enferme ses opposants politiques, et la Turquie accumule les décisions autoritaires sans que l’UE ne semble vraiment prendre conscience des défis qui nous attendent en laissant perdurer des régimes qui violent les droits humains à nos frontières. Nous souhaitons donc des prises de position fermes et des actions conséquentes quant à la mise en danger des libertés fondamentales et des droits humains dans les pays frontaliers de l’UE, et un soutien clair aux sociétés civiles.
Il est donc grand temps que l’Union européenne s’arme de moyens efficaces afin de garantir nos principes et nos valeurs toujours dans le but de protéger les citoyens européens.

 

 

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