lundi 10 juin 2019

Actualités du Centre. Pour Hillary Clinton la menace fasciste existe bien aux Etats-Unis

Hillary Clinton
Commentant sa lecture du livre de Madeleine Albright, l’ancienne secrétaire d’Etat de son mari, le président Bill Clinton, dans les années 1990, intitulé «Fascisme, l’alerte», Hillary Clinton a estimé que «l'idée que [le fascisme] ne peut pas survenir ici [aux Etats-Unis] est simplement une manière de penser obsolète».
La centriste, ancienne secrétaire d’Etat de Barack Obama et vainqueur en voix de l’élection présidentielle de 2016 qui a vu la victoire minoritaire de Donald Trump (grâce au système des grands électeurs), a exprimé ce point e vue lors d’une réunion d’anciens élèves de l’Université de Wellesley où elle a suivi ses études.
Parlant des pratiques de Trump et de son Administration, elle affirme que «la démagogie, l'appel à la foule, l'utilisation très habile des symboles, l'intimidation, verbale et physique, n’ont pas été pris assez au sérieux» alors qu’il s’agit du «modèle classique» de fonctionnement fasciste.
Et d’ajouter:
«Il n’est pas normal de porter atteinte à l’état de droit. Il n'y a rien de normal d'attaquer la presse. Il n’est pas normal d’essayer de saper une autre branche du gouvernement. Il n’y a rien de normal d’essayer d’utiliser le système politique pour attaquer vos ennemis. Il n'y a rien de normal à cela.»
Hillary Clinton pointe également le comportement scandaleux de Trump (qu’elle ne nomme jamais dans ses propos):
«Vous faites quelque chose aujourd’hui qui est encore plus scandaleux que ce que vous avez fait hier, vous dites quelque chose qui dépasse totalement ce que l’on attend d’un élu de la Nation. Et donc ce qui est arrivé hier est vite perdu dans ce qui se passe aujourd'hui.»
Selon elle, cette stratégie employée par Trump est non seulement inacceptable dans une démocratie mais recèle de graves dangers d’autant qu’il semble que tout ne devienne que de simples événements furtifs:
«Ce qui aurait été impensable il y a cinq ans, et encore moins il y a cinquante ans, n'est plus que l'actualité d'hier.»
Evoquant le rapport du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans les élections de 2016, elle estime que «si vous prenez le temps de [le] lire (…) ce que tous les auditeurs de cet auditorium sont capables de faire, vous en venez à deux conclusions incontournables: la première est que la Russie a procédé à une ingérence généralisée et systémique dans notre élection; la seconde est que l'entrave à la justice s'est produite».
Et de poursuivre:
«Plus d'un millier d'anciens procureurs nommés par les républicains et les démocrates ont tous déclaré que ces incidents qui sont relatés dans l'affaire Mueller – la deuxième partie de son rapport – constituent clairement des accusations d'entrave à la justice.»


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