mercredi 3 septembre 2008

Actualités du Centre. France - Selon Hervé Novelli, « réformateurs et centristes doivent se rapprocher»

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Voici des extraits d’un interview d’Hervé Novelli, député UMP et président des Réfomateurs, donné au Figaro dans lequel il prône un rapprochement avec les centristes et parle de ses bonnes relations avec Hervé Morin, le président du Nouveau Centre.
-Les libéraux de l'UMP se retrouvent-ils dans l'action du gouvernement ?
Sous la précédente législature, nous étions minoritaires dans la majorité. Depuis son élection, Nicolas Sarkozy a mené la politique de réformes qu'il avait promise et dont les éléments marquants font partie du patrimoine politique des Réformateurs. Je pourrais citer l'exonération des sommes investies dans les PME par les contribuables assujettis à l'ISF, la réforme du crédit impôt-recherche ou encore la réforme des 35 heures par le dialogue dans l'entreprise, que je préconisais dans mon rapport parlementaire de 2004. Mais il faut continuer et accentuer les efforts.
-Quelles sont les priorités des Réformateurs ?
Dans cette phase deux du mandat présidentiel qui s'ouvre, notre objectif sera de tenir le cap des réformes et de la cohérence gouvernementale, pour que tous les efforts se concentrent sur le rétablissement de la compétitivité de notre pays. La démarche des Réformateurs se veut résolument constructive. Le rééquilibrage des institutions, qui a fait l'objet de nombreux colloques des Réformateurs dès 2003 avec le centriste Hervé Morin ou le socialiste Arnaud Montebourg, va nous permettre de proposer nos options au Parlement, le lieu de la respiration démocratique, et notre terrain de prédilection.
-À condition de trouver des relais au sein de la majorité…
J'ai décidé, avec mon ami Hervé Morin, président du Nouveau Centre, de créer une coordination entre les députés centristes et Réformateurs. Ce rapprochement est justifié par l'histoire, mais surtout par des options communes comme la conviction que l'entreprise est le moteur de la croissance, l'exigence de la réforme de l'État ou, encore, la volonté de réduire les déficits publics. Options qui sont d'ailleurs également partagées par les députés de l'UMP, au-delà des 108 parlementaires qui ont adhéré aux Réformateurs. Dès la prochaine session, des amendements, des propositions de loi ou de mesures de contrôle du gouvernement porteront notre marque commune.
Propos recueillis parJudith Waintraub
© 2008 Le Figaro

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