mercredi 1 novembre 2017

Actualités du Centre. Hénart veut (re)faire du Parti radical un parti-charnière

Laurent Hénart & Sylvia Pinel
Laurent Hénart, le président du Parti radical continue son tour de France pour «vendre» à ses militants la réunification du Parti radical (Parti radical «valoisien» qu'il dirige et Parti radical de gauche dirigé par Sylvia Pinel) qui devrait avoir lieu le 9 décembre prochain.
Il était ainsi à Montélimar le 31 octobre où il a appelé à une «modernisation» du Parti radical qui doit, selon lui, «organiser l’espace au centre» car le paysage politique est «en total refondation».
Il faut donc pour les radicaux se projeter vers l’avenir: «Penser que tout va redevenir comme avant est une erreur. Il y a un vrai changement qui s’est opéré avec Emmanuel Macron».
D’autant que pour Hénart, le Parti radical réunifié a «un rôle clé à jouer à l’avenir».
Une réunification pourrait ainsi lui permettre de retrouver sa totale indépendance, notamment si une forte dose de proportionnelle est instillée lors des prochaines élections législatives.
Mais, même en dehors de ce changement de la loi électorale, il a affirmé qu’«il n’y a pas de nécessité à être toujours allié avec quelqu’un et surtout il n’y a pas de raison d’être toujours allié avec les mêmes» partout.
Une position qui peut s’apparenter à un certain opportunisme, en tout cas à une volonté de faire du futur Parti radical un parti-charnière, c’est-à-dire être celui qui permet de faire émerger des majorités, donc d’avoir un rôle fondamental dans la gouvernance à tous les échelons territoriaux des collectivités publiques (Etat, région, département, commune).
Ce positionnement au centre et central donne souvent à un petit ou moyen parti un pouvoir démultiplié par rapport à son réel poids politique mais rappelle que, par le passé, les radicaux ont souvent joué ce rôle au cours de la III° et de la IV° Républiques.
Quant à son opinion du début de quinquennat d’Emmanuel Macron, il est, comme prévu, balancé.
Il s’est, malgré tout, félicité de «sa philosophie sur l’Europe avec le discours de la Sorbonne et son action sur le durcissement de la directive sur les travailleurs détachés. Il en va de même pour la réforme du code du travail, l’allégement des charges sur les salaires, avoir une politique réaliste en matière de sécurité».
Il a néanmoins rappelé que le projet d’unification de l’axe central d’Emmanuel Macron et qui lui a permis de remporter la présidentielle était aussi «l’objectif de Jean-Louis Borloo lorsqu’il a créé l’UDI. Ce que nous disions c’est qu’un Manuel Valls est plus près d’un Alain Juppé que d’un Benoît Hamon. A partir de là, il y a un espace pour rassembler de la gauche modéré à la droite modérée.»


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