dimanche 20 décembre 2020

Propos centristes. France – Continuer les réformes ou pas; proportionnelle aux législatives ou pas; référendum écologie ou pas; Brexit, accord ou pas; plans de relance français et européen; insultes antisémites contre Miss Provence; lutte contre la covid19…

Voici une sélection, ce 20 décembre 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)

Je me réjouis que le projet de loi restituant des biens culturels au Bénin et au Sénégal ait été adopté par le Parlement. L'engagement que j'ai pris à Ouagadougou en 2017 se matérialise. Une nouvelle page de la coopération franco-africaine peut s'ouvrir!

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)

C’est par un dialogue permanent avec nos élus locaux, et à l’écoute de chacun de nos territoires, que nous sommes plus efficaces sur le terrain. La crise l’exige et nos concitoyens l’attendent : merci aux membres de l'Association des maires de France (AMF) pour leur engagement aux côtés de l’État.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)

- Mettons des cadeaux issus du réemploi sous le sapin de Noël! À partir de 2022, la loi anti-gaspillage mettra en place une filière REP pour les jouets, qui génèrent chaque année 170 000 tonnes de déchets. Objectif : mieux les revaloriser et faire en sorte que chacun puisse ramener ses anciens jouets en magasin.

- Trop d'accidents graves sont encore constatés à chaque catastrophe naturelle ou industrielle, alors qu'ils pourraient être évités en adoptant des gestes simples. La solution: sensibiliser et enseigner les bons réflexes. C'est le sens de la mission que j'ai confiée à Fred Courant.

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)

- L’école est essentielle, votre travail est essentiel. Merci à tous les professeurs et personnels qui ont permis le bon fonctionnement de l'éducation en cette année 2020 si particulière. Bonnes vacances à toutes et à tous!

- La mort de Fouad interpelle notre société sur tout ce que nous devons faire pour le droit de chacun à être respecté. Liberté-Égalité-Fraternité. Lutter contre le harcèlement ainsi que l'homophobie et la transphobie est notre.

- Les fascistes de notre temps se reconnaissent à des traits invariables: l’antisémitisme, la haine en meute, non seulement dans la sphère politique mais aussi dans tous les secteurs de la société. Solidarité totale avec April Benayoum, Miss Provence. La force sera du côté du droit.

 

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)

Je suis profondément choqué par la pluie d’insultes antisémites contre Miss Provence. Nous ne devons rien laisser passer. Honte à leurs auteurs. Les services de police et de gendarmerie sont mobilisés.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)

- Pour que l’économie reparte, il faut créer de la confiance. C’est ce que nous faisons en protégeant l’emploi durablement, en accompagnant les salariés dont l’emploi est menacé dans des reconversions et en apportant une solution à chaque jeune avec le plan 1jeune1solution.

- Au troisième trimestre, la France a eu la plus forte croissance de la zone euro, +18,7%. Ayons confiance dans la capacité de rebond de notre économie !

- [Partenaires sociaux] Il y a une très grande responsabilité qui contraste beaucoup avec ce que l'on peut voir dans nos oppositions (...) Avec eux, on construit des dispositifs pour mieux accompagner les Français dans la crise.

- Je suis très attentive à ce qu'aucun jeune ne reste sans solution, quelle que soit sa situation. C'est pourquoi chaque jeune engagé dans une démarche vers l'emploi pourra bénéficier d'une rémunération jusqu'à 500€ par mois si besoin.

 

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)

- Partout en France, les 1 000 emplois dédiés à la justice de proximité sont en train d’arriver. C’est plus de moyens pour lutter contre la petite délinquance qui nuit à la tranquillité des Français et pour retisser le lien de confiance entre eux et leur justice.

- Comme sa tante, Marion Maréchal le Pen raconte n’importe quoi. La justice a obtenu une hausse de 8% de son budget. La plus forte hausse depuis 25 ans. Nous aurons engagé ou construit 7000 places de prison à la fin de ce quinquennat et lancé le chantier de 8000 autres.

- Je ne vois qu’une jeune femme française participant à un concours qui en fait rêver tant d’autres. Je ne vois que cela. Que ceux qui y voient l’opportunité de déverser leur haine antisémite sachent que la justice leur fera ouvrir grand les yeux.

 

Roselyne Bachelot (ministre de la Culture)

La haine antisémite qui s’est abattue sur April Benayoum hier soir est infâme et poisseuse. Les auteurs des tweets en question doivent être identifiés et poursuivis.

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)

- Des crèches ouvertes à tous, le petit-déjeuner dans les écoles défavorisées, la cantine à 1€ dans les communes rurales, le dédoublement des classes, l’obligation de formation jusqu’à 18ans : la France solidaire doit rompre avec les inégalités de destin.

- Un enfant n'a pas à être puni, privé de cantine, de culture, de sport parce que son frère, sa soeur ou ses parents ont mal agi. Cet arrêté municipal me scandalise.

Les « familles monoparentales », ce sont ces milliers de parents, souvent des femmes, seules, qui peinent à joindre les deux bouts. Pour elles, une pension alimentaire qui n’est pas versée, c’est un caddie qu’on ne remplit pas. Nous voulons que cela cesse.

- J’ai réuni ce matin l’ensemble des syndicats et des représentants des professionnels de santé pour partager l’avancée du Ségur de la Santé. En 6 mois, des engagements forts pris sont devenus réalités : revalorisation, ouverture de lits, investissement. Continuons ensemble.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)

- Nous avons besoin d’une PAC plus verte mais surtout plus juste dont les règles environnementales s’appliquent à tous pour lutter contre les distorsions de concurrence au sein du marché commun. C’est ce que nous avons obtenu pour la prochaine PAC. C’est essentiel.

- Les agriculteurs ont toujours fait les transitions demandées par la société. Après guerre, on leur a demandé de nourrir le peuple & désormais de prendre de plus en plus soin de notre santé. Ils sont au rdv. Mais arrêtons d’être simplement dans l’injonction & accompagnons-les réellement.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)

- Il y a 46 ans jour pour jour, la dépénalisation de l'IVG était adoptée, après d'âpres débats. Une date historique qui nous rappelle que la liberté conquise par les femmes pour disposer de leur corps n'est pas si lointaine. Et que nous devons absolument rester vigilantes.

- Le déferlement d'antisémitisme dont April Benayoum, Miss Provence, a été la cible hier soir sur les réseaux sociaux est abject. J’ai demandé à la DILCRAH de saisir la justice. Face à l'antisémitisme, nous sommes tous concernés.

 

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)

[Tribune: “La France a fait le choix de mener de front la bataille sanitaire et la bataille économique”]
Alors qu’approche la fin d’une année qui aura durement éprouvé notre pays, l’incertitude économique est toujours forte. La crise sanitaire a fortement affecté les flux mondiaux d’investissements directs, qui pourraient chuter cette année de près de 40 %.
La résurgence de la pandémie en Europe a conduit la plupart des pays du continent à adopter des mesures sanitaires renforcées. La France a fait le choix de mener de front la bataille sanitaire et la bataille économique : nouveau confinement pour protéger les Français, nouvelles mesures de soutien pour protéger les fondamentaux de notre économie, et en particulier, l’emploi. Les deux vont de pair. Nous avons besoin de l’économie pour financer l’effort sanitaire, et nous avons besoin de maîtriser la pandémie pour que l’activité économique puisse reprendre durablement.
Notre méthode porte ses fruits. Entre avril et novembre 2020, la part des dirigeants étrangers qui entendent maintenir leurs investissements en France a cru de plus de 20 %.
Cette résilience, nous la devons d’abord aux fondamentaux structurels de notre pays, que, sous l’impulsion du Président de la République, le Gouvernement n’a eu de cesse de consolider depuis 2017. La démographie française fait de notre pays le 2ème marché de l’Union européenne, derrière l’Allemagne. C’est un atout sur lequel nous capitalisons pleinement, en engageant une baisse sans précédent des impôts qui pèsent sur les ménages. Avec la baisse de l’impôt sur le revenu de 10 milliards d’euros, avec la suppression progressive de la taxe d’habitation, nous avons rendu aux Français davantage de pouvoir d’achat qu’ils n’en avaient gagné en dix ans.
Le savoir-faire de nos entreprises et de nos talents est internationalement reconnu : dans de nombreux secteurs, la France compte des leaders mondiaux. Mais nos entreprises ont longtemps souffert d’un différentiel de compétitivité par rapport à leurs concurrents, européens ou internationaux. Les efforts que nous avons entrepris ont permis de corriger le tir. Ordonnances travail, baisse des cotisations salariales et patronales, transformation du CICE en allègement pérenne de charges sociales : grâce aux réformes menées, c’est en France que la compétitivité-coût a le plus progressé dans la zone euro depuis 2018. C’est-à-dire que ce sont les entreprises françaises qui ont le mieux consolidé leurs positions face à la concurrence. Nous conforterons cette dynamique, en poursuivant la baisse de l’impôt sur les sociétés pour en ramener le taux dans la moyenne européenne, à 25 %, à l’horizon 2022.
Les résultats sont là. En 2019, notre pays devenait, pour la première fois, le champion d’Europe de l’attractivité, devant le Royaume-Uni. Avec un bénéfice extrêmement concret, puisque cette année-là, 17 % des créations d’emploi dans le secteur privé étaient directement imputables à des investissements étrangers.
Cette résilience, nous la devons également aux moyens sans précédent que nous avons déployés pour faire face à la crise économique et sanitaire. Entre avril et juillet, nous avons mobilisé près de 20 % de notre richesse nationale pour éviter la ruine de pans entiers de notre économie, soutenir la trésorerie de nos entreprises, sauver les emplois qui en dépendent et préserver l’attractivité du site France. Grâce à un arsenal de mesures parmi les plus complets et les plus généreux d’Europe, nous avons su faire face. Nos partenaires étrangers ont jugé notre stratégie crédible, efficace et proportionnée. C’est un signal extrêmement encourageant car les investissements étrangers ont des retombées très concrètes : les 28 000 étrangères présentes en France y emploient près de deux millions de personnes, soit 11 % de l’effectif salarié du pays. Mais aussi et surtout, au service des territoires : en 2019, 41 % des projets d’investissements étrangers se sont dirigés vers des communes de moins de 20 000 habitants.
Il est donc impératif que nous attirions en France davantage d’investissements étrangers. C’est le sens du portefeuille ministériel dédié à la fois au Commerce extérieur et, de manière inédite, à l’Attractivité, que le Président de la République et le Premier ministre m’ont confié.
C’est aussi la raison pour laquelle, avec le plan France Relance, nous faisons le choix d’investir massivement dans la qualité, l’inventivité et la compétitivité de l’offre française.
Lors de chacune de mes missions à l’étranger, j’explique l’esprit, la stratégie et la méthode du plan de relance auprès des acteurs économiques. Partout, j’ai réaffirmé un message clair. Avec les transformations engagées dans le cadre de France Relance, choisir la France sera un choix plus gagnant que jamais. A chacun des échanges que j’ai eus avec les patrons étrangers qui s’intéressent à la France, j’ai rencontré un intérêt renouvelé et même renforcé pour la France, la richesse de ses territoires, les potentialités de son économie, le savoir-faire de ses entreprises et de ses talents. Avec l’édition 2021 du sommet Choose France, que le Président de la République organise en janvier prochain, nous placerons d’emblée la période post-COVID sous le signe de l’attractivité de la France.
La France est prête à offrir les solutions aux entreprises qui cherchent un point d’entrée en Europe, à accueillir les entreprises britanniques qui, après le Brexit, voudront préserver leur accès au marché unique, à accueillir aussi les entreprises d’Etats tiers qui auraient été tentées de s’installer au Royaume-Uni. Nous finalisons un dispositif qui permettra de suivre et d’accompagner les projets d’investissements sur tout le territoire. L’équipe de France de l’attractivité sera au rendez-vous, et les Régions y joueront un rôle moteur. Dans cette période charnière, le Gouvernement est totalement mobilisé pour inciter les investisseurs à faire le choix de la France, sécuriser leurs projets, faciliter leurs investissements, simplifier leurs démarches et leur fournir un accompagnement personnalisé.

 

Emmanuelle Wargon (ministre chargée du Logement)

La pluie d'insultes antisémites adressées hier soir à April Benayoum, spontanées, décomplexées et ciblant sa simple origine, est plus qu'un scandale. C'est une alerte.

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

- Miss France 2021 n’est pas un concours d’antisémitisme. Tout mon soutien à April Benayoum, Miss Provence, cible de propos antisémites d’une violence inouïe toute la soirée après avoir évoqué ses origines. J’adresse un signalement au Procureur (article 40)

- J’ai présenté hier le nouveau schéma national d’accueil des demandeurs d’asile en France. Objectifs: un accueil plus efficace, une réponse plus rapide, une meilleure répartition territoriale.

 

Nadia Hai (ministre chargée de la Ville)

Les Cités éducatives, c’est le pari de cette majorité. C’est un défi collectif qui fédère sur le terrain au profit de l’émancipation des jeunes de nos quartiers, en les accompagnant pour trouver leur voie et en leur donnant tous les outils pour réussir !

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

- [Brexit] On s’est préparé. On a recruté 700 douaniers, plus de 300 vétérinaires, des policiers aux frontières.

- [Deal post-Brexit] Il y a une facture à payer. Et un principe qu'on a posé : les Britanniques ne pourront pas avoir une situation budgétaire meilleure après qu'avant, s'ils veulent participer à des programmes européens (de recherche, Erasmus).

- [Deal post-Brexit avant ce dimanche minuit] On ne veut pas un accord à tout prix. (...) Je sais que c'est difficile mais c'est nécessaire de ne pas sacrifier nos intérêts sous la pression d'un calendrier.

- [Brexit] Plus qu’un accord, on veut un bon accord, préservant notamment la pêche et les conditions de concurrence équitables. La négociation devrait aboutir dans les tout prochains jours. Nous savons où sont nos lignes rouges et les intérêts que nous ne voulons pas sacrifier. De toute façon, accord ou pas accord, il y aura des changements au 1er janvier comme les contrôles sanitaires et de douane sur les produits britanniques entrant en France. Nous avons recruté des douaniers, des vétérinaires… Tout est en place.

- [Brexit] En cas de « no deal », il y aura par exemple des tarifs douaniers qui vont poser problème pour un certain nombre de secteurs économiques. L’impact est plus important pour le Royaume-Uni que pour la France, mais je n’oublie pas le dossier sensible de la pêche, d’où la nécessité de parvenir à bon accord.

- [Boris Johnson se vante de pouvoir débuter la campagne vaccinale parce qu’il est libéré des lourdeurs bureaucratiques européennes] Pour être clair, ce sont des fake news. D’ailleurs, le gouvernement a ensuite un peu atténué cette présentation des choses. La vérité est que le Royaume-Uni est jusqu’au 31 décembre dans le cadre européen, avec la possibilité, comme tous, d’activer des procédures nationales d’urgence. Le choix britannique n’a rien à voir avec le Brexit. Nous, les 27, avons préféré le collectif car nous pensons que cela est plus sûr dans la durée avec une même évaluation, une garantie d’approvisionnement en vaccins. Il s’agit de combiner efficacité, rapidité et sécurité. Les Britanniques veulent sortir du collectif européen, c’est leur droit démocratique, mais je ne pense pas que ce soit le bon chemin car, on le verra dans les prochaines semaines, on le voit déjà avec les tensions au sein du pays, c’est un choix qui affaiblit. Je ne souhaite pas cela pour la France.

- [Plan de relance européen] Pour être concret, les fonds européens arriveront au printemps dans les États membres. On tient le calendrier prévu, malgré les blocages hongrois et polonais de ces dernières semaines.

- L’Europe avance souvent dans les crises et il faut mettre beaucoup d’énergie pour la faire bouger, mais c’est possible, on le voit. En 2020, l’Europe a pu avoir des moments défaillants. Je pense aux pays qui se sont repliés au début, ont fermé leurs frontières sans prévenir le voisin. Mais nous avons réagi très vite. Le plan de relance était totalement impensable il y a encore quelques mois. L’Europe a été au rendez-vous dans la crise en étant unie, puissante et rapide cette fois. La présidence Van Der Leyen a redonné de l’ambition et de la créativité, tandis que le couple franco-allemand crée une impulsion. On retrouve un peu ce qui avait fait avancer l’Europe à l’époque Kohl-Mitterrand-Delors.

 

Nathalie Elimas (secrétaire d’Etat chargée de l’Education prioritaire)

- Notre action pour l’éducation prioritaire s’inscrit dans une politique globale en faveur de l’égalité des chances, grande priorité du quinquennat. La création d’un secrétariat d’Etat dédié auprès du Ministre Jean-Michel Blanquer, première dans l’histoire de notre pays, témoigne de la volonté du Président de la République de fixer un cap qui permettra la réussite de tous nos enfants à l’école. S’agissant de la méthode, elle repose avant toute chose sur la concertation. J’ai ainsi entamé un Tour de France de l’éducation prioritaire pour aller à la rencontre de ceux qui en sont les moteurs au quotidien. J’y inclus l’ensemble des équipes éducatives, les organisations syndicales, les élus locaux, les familles et l’ensemble des parties prenantes. Enfin, je m’appuie sur les nombreuses publications qui traitent de l’éducation prioritaire, comme les rapports Azéma – Mathiot, Berlioux, ou ceux de la Cour des comptes.

- Nous sommes partis du constat selon lequel la carte actuelle des réseaux d’éducation prioritaire ne couvre pas l’ensemble des besoins. En effet, il s’agit d’un système binaire, dû à une logique de zonage : soit vous êtes dans le réseau et bénéficiez de moyens supplémentaires, soit vous êtes en-dehors. Il est par exemple difficilement justifiable qu’à un pâté de maison près, une école rencontrant des difficultés similaires puisse être labellisée REP, et l’autre non. Un outil a donc été conçu pour tenir compte de la réalité vécue par chaque école de façon beaucoup plus fine : les contrats locaux d’accompagnement (CLA). Il sera ainsi possible d’observer les problématiques rencontrées par les établissements territoire par territoire, au niveau académique, dans un modèle plus souple et plus progressif que ce qui existait jusqu’à présent. Ces contrats viseront à hausser le niveau des élèves en répondant au mieux à leurs besoins, et permettront notamment de répondre aux problématiques des écoles orphelines, des lycées professionnels et des territoires ruraux.

- Le dispositif e-Devoirs Faits est la déclinaison en distanciel de Devoirs Faits, qui a déjà connu un franc succès auprès des collégiens : près d’un tiers d’entre eux en ont bénéficié l’année dernière. L’objectif est de réduire les inégalités d’accès au savoir grâce à une aide aux devoirs assurée en-dehors des heures de cours par des personnels volontaires, de façon très simple, via un ordinateur, une tablette ou même un téléphone. C’est une solution qui permet d’abord de faciliter la vie des élèves situés en zone rurale, car ils sont dépendants des transports scolaires pour rentrer chez eux – par exemple d’un bus qui passe une seule fois en fin de journée. De plus, les familles peuvent assister à distance à l’aide aux devoirs, et ainsi mieux comprendre comment épauler leurs propres enfants lorsqu’ils rencontrent des difficultés. Elle présente enfin un avantage lié à la crise sanitaire actuelle, puisque la distance permet de limiter le brassage des élèves dans une même salle de classe.

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)

Soutien total à April Benayoun Miss Provence qui subit depuis hier soir une haine antisémite sur les réseaux sociaux. Inadmissible. Combattre ce mal, partout et tout le temps est un devoir.

 

Olivia Grégoire (secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable)

En cette journée de la solidarité humaine, pensons à donner aux associations: toujours là pour les autres, elles doivent savoir que le gouvernement est tourné vers elles.

 

Assemblée nationale

Richard Ferrand (président)

- [2020, annus horribilis] Pourtant, notre politique commençait à porter ses fruits avec un chômage historiquement bas, un déficit budgétaire sous les 3 % et des investissements historiquement hauts. Bref, le printemps s'annonçait sous les meilleurs auspices. Puis la pandémie s'est abattue alors que nous cheminions vers le quasi plein emploi, vers un rythme de croissance très vertueux qui incluait les enjeux de la transition écologique.

Les députés n'ont jamais arrêté de travailler. Evidemment, nous avons dû nous adapter. - Nous n'avons jamais cessé de faire la loi, de contrôler et d'évaluer l'action du gouvernement. L'Assemblée nationale a tenu bon.

- En vérité, les effectifs de la majorité, sont restés stables et se sont même élargis dans la « maison commune ». Il est vrai que certains ont changé de pièce. L'essentiel est que la majorité n'ait jamais manqué au Premier ministre.

- L'heure est à l'action, résolue et apaisée, pas à la dispute continuelle. Nous, Français, sommes plus forts rassemblés que divisés. Refusons par ailleurs toute polémique sur le dos des malades. Protéger les plus faibles, soutenir ceux qui nous soignent et redonner un horizon à la jeunesse est notre devoir. Soyons tous à la hauteur.

- En juillet 2018, l'Assemblée nationale a voté en première lecture l'inscription de la protection de l'environnement à l'article 1 de la Constitution. Je ne la vois pas renoncer à ce qu'elle a déjà adopté. Et je n'ai naturellement pas à préjuger de ce que décidera le Sénat.

- Si le Sénat ne veut pas inscrire l'écologie dans la Constitution, cela ne se fera pas. On ne peut pas être plus respectueux du Parlement.

- Il n'y aura pas «d'impôt Covid19». Prenons la mesure historique de la pandémie! Songez que nous avons perdu 60 000 compatriotes, que plus d'Américains sont morts de ce virus qu'il n'y a eu de jeunes soldats tués pendant la Seconde Guerre mondiale. La moitié de la planète a été confinée. L'économie mondiale s'est affaissée. Voilà de quoi on parle! Il a fallu injecter un maximum d'argent plutôt que de serrer la vis. L'enjeu numéro un, c'est de dépasser cette crise sanitaire, de recréer de la richesse. La dette n'est donc pas une source d'angoisse. Croyez-vous que la question de la dette ait été posée quand il s'est agi d'organiser le débarquement en Normandie? Elle sera honorée sur le temps long, très long, par la croissance retrouvée; rappelez-vous de la force du rebond cet été entre les deux vagues: 18%!

- [Loi Sécurité globale et de loi confortant le respect des principes républicains] Ce texte vise à mieux coordonner l'action de tous les acteurs de la sécurité : police, gendarmerie, renseignement, police municipale, etc. Hélas, on a surtout parlé de ce qui n'était pas dans ce texte. Quant au projet de loi confortant le respect des principes républicains, il permet de mieux combattre les ferments du séparatisme. J'ai toute confiance dans la capacité du Ministre de l'Intérieur et du garde des Sceaux à convaincre le parlement.

- L'enjeu de la sécurité n'est ni de droite, ni de gauche, mais un impératif républicain. Parler de coup de barre, c'est faire des ronds dans l'eau.

- [Proportionnelle aux élections législatives] Sur le fond, comme sur la temporalité, je m'interroge. Le sujet est que les suffrages des Français soient fidèlement incarnés dans les assemblées parlementaires; que les territoires soient équitablement représentés et qu'un engagement du candidat Macron sur une «dose de proportionnelle» soit débattu. Je trouve sain de poser cette question importante. Reste qu'au moment où nous sommes investis dans la lutte contre la pandémie et pour le redressement économique du pays afin de donner un nouvel élan, elle peut paraître, à tort, n'intéresser que le seul microcosme politique.

- J'ai un avis constant : les prochains mois nous avons à accompagner et à soutenir le redressement de notre pays, sans débats anxiogènes, pour retrouver une « France tranquille ». Le projet de réforme des retraites est équitable, juste et nécessaire. Le mener à son terme, oui, mais dans un agenda politique nouveau, au début du second quinquennat du Président Macron… s'il est candidat et si les Français l'élisent.

- [Emmanuel Macron et 2022]Tout est possible. J'espère qu'il se représentera! A l'échelle mondiale sur la lutte contre le réchauffement climatique et sur la mobilisation européenne, l'efficacité de son engagement est indiscutable. Il a fait bouger l'Allemagne et entraîné tous les autres pays pour aboutir au plan de relance européen. Qui ferait mieux?

 

► Haut Commissariat au Plan

François Bayrou (Commissaire, président du Mouvement démocrate)

- [La crise du Covid] a été une prise de conscience brutale : nous nous sommes rendu compte qu’un nombre surprenant d’équipements essentiels – masques, gants et blouses – n’étaient pas disponibles ; et qu’un certain nombre de médicaments essentiels – anticancéreux, antibiotiques, anti-inflammatoires, anesthésiants – avaient été très près de manquer. Voir un grand pays médical comme la France menacé de rupture sur les produits pharmaceutiques les plus nécessaires, c’est inimaginable. C’est le constat qu’a fait le président de la République, et ce constat a contribué à la renaissance d’un Commissariat au Plan.

- L’État a le devoir de garantir les produits vitaux. Depuis vingt ou vingt-cinq ans, on a vu nombre de productions vitales s’en aller ailleurs qu’en Europe. Nous avions en Bretagne, jusqu’en 2018, une unité de production de masques, jusqu’à 200 millions par an. Cette usine, rachetée par une multinationale américaine, a été fermée il y a deux ans ! C’était sans doute l’intérêt de l’entreprise, ça compte, bien sûr, mais l’intérêt général, c’est encore plus important. Il nous faut un plan national de mobilisation pour garantir les produits vitaux. Donc, la première chose à faire, c’est de déterminer ce qui est vital. Dans la pharmacie, dans la chimie, dans l’agriculture, dans l’électronique, il y a des intrants essentiels dont le manque est inacceptable. Les autres questions suivront : quel est l’essentiel en cas de crise ? Peut-on constituer un stock suffisant ? Peut-on s’organiser afin d’avoir plusieurs fournisseurs et ne pas dépendre d’un seul ? Peut-on relocaliser ces productions chez nous, ou en tout cas en Europe ? C’est une stratégie nationale dont nous avons besoin.

- [Produits vitaux] Les médicaments, un certain nombre de composants électroniques, des intrants pour l’agriculture, les matières premières concernant le nucléaire ou le secteur de la fibre optique, les hormones dans le domaine pharmaceutique.

- Il n’y a pas que les produits vitaux, il y a aussi les filières stratégiques. Un certain nombre d’entre elles sont des filières clés qui méritent protection et soutien. Par exemple, tout ce qui touche à l’eau, à la cybersécurité des entreprises, à l’énergie, aux télécommunications, à l’agroalimentaire, aux produits pharmaceutiques… C’est entre l’État, stratège et fédérateur, et les industriels, qui sont les acteurs, que cette protection doit s’organiser comme un impératif national.

- [Trop tard pour l’industrie française?] Non, non et non ! Accepter cette idée, ce serait une capitulation. Nous avons aujourd’hui une prise de conscience. Des centaines de milliards ont été dépensés pour soutenir les entreprises et les foyers. Mais tout le monde a compris qu’on ne peut pas soutenir financièrement un modèle social si généreux si on n’a pas l’appareil de production qui permet de le financer par les impôts, taxes et cotisations. Or, de ce point de vue, la France est en situation critique. La part de l’industrie dans le PIB de la France, c’est 13 %. En Allemagne, c’est 25 % ! Et en Italie, 19 % ! Lancer la reconquête de l’appareil productif français, ce sera le défi majeur de la décennie qui vient.

- [Equilibre budgétaire] J’ai défendu l’équilibre et j’avais raison. Mais nous sommes entrés dans des temps nouveaux. Les grandes banques centrales du monde, à la suite de la banque centrale américaine, ont choisi de privilégier le financement de l’économie réelle en baissant leurs taux jusqu’à zéro, « quoi qu’il en coûte », avec un seul but : le plein-emploi. C’est une révolution et ça a tout changé. Ce sont des facilités de crédit dont auraient rêvé toutes les générations précédentes. C’est, en même temps, l’entrée dans une concurrence mondiale encore plus dure ! Il faut avoir le meilleur appareil de production pour approcher du plein-emploi. Et c’est désormais à nous de le reconstruire!

- [Dette Covid19] Il faut répondre précisément à cette question. Car beaucoup de Français se disent :« Mais d’où vient cet argent ? ». Et ils s’inquiètent. Il faut dire ceci : ce n’est pas une dette comme les autres. C’est un accident historique. Personne n’en a la responsabilité. Le coronavirus, personne ne l’a inventé. Je propose donc que la dette Covid soit précisément circonscrite, isolée, placée à part, qu’on se donne dix ans pour se redresser, avant de commencer à la rembourser sur une longue période, peut-être trente ou cinquante ans.

- Notre pays affronte un traumatisme sans précédent. Il a besoin d’être remis en marche, conforté et rassuré. Le calendrier de l’action politique doit se concentrer autour de deux priorités : la sécurité sanitaire et la renaissance de l’économie et des emplois.

- [Réforme des retraites] Une réforme aussi vitale, mais aussi difficile et exigeante, je ne vois pas bien comment on pourrait la mener à bon port avant d’avoir remis notre pays sur les rails.

- [Référendum pour l’inscription dans la Constitution du respect de l’environnement] Cette idée du Président, sans qu’on y ait prêté attention, porte en germe un changement profond dans notre démocratie. C’est une idée différente du référendum. Jusqu’à maintenant, c’était une question de confiance sur un problème majeur, posée au pays par un président. Mais cet enjeu, confiance au président ou censure, dénature la question. Il nous faut une respiration démocratique : un vote qui permette aux Français d’exprimer directement leur préférence sur des sujets importants. Le référendum « plébiscite » ou « censure » devient un référendum optionnel : « Je vous propose une option, mais vous êtes libres, je suis prêt à suivre le choix que vous ferez. » C’est un témoignage de confiance fait au pays.

- [Proportionnelle] C’est l’élément déterminant d’un changement de climat politique pour le pays. C’est un moyen de pacifier notre démocratie, et c’est un choix de justice. Le Président, qui a des pouvoirs très importants, est élu à la majorité. C’est lui qui forme le gouvernement. Mais au Parlement, il faut un équilibre : tous les grands courants du pays doivent être représentés, à la dimension de leur influence. Cela rassurera les citoyens, rendra la vie politique intéressante et juste. Le système où tous les sièges peuvent être attribués à un camp, à une voix près, produit de la brutalité. Il faut faire détester l’adversaire ! Regardez l’Amérique aujourd’hui. En Allemagne ou en Suisse, le climat démocratique est beaucoup plus apaisé. Et c’est une question de justice : Marine Le Pen, dont je ne partage pas les idées, est allée au second tour de l’élection présidentielle, a obtenu 34 % et revient à l’Assemblée nationale avec six députés, soit 1% des sièges ! Et pour moi en 2007, avec quelque 19 %, nous sommes revenus avec trois sièges. C’est totalement anormal. Cela empêche l’expression naturelle du pays, mais aussi un dialogue respectueux, pacifique entre les formations politiques.

 

► Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)

La bêtise la plus crasse et la violence la plus gratuite. La haine et l’antisémitisme se nichent partout. Ces réactions sont écœurantes, April Benayoum a toute notre solidarité. Une nouvelle preuve de l’urgence du combat que mène notre majorité contre la haine en ligne.

 

Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale)

La haine antisémite et antisioniste se déploie contre miss Provence. Insupportable.

 

Laetitia Avia (porte parole)

- Un nouveau pas a été franchi en matière de souveraineté numérique en Europe. Pour une meilleure régulation des contenus, pour la protection de nos libertés, pour responsabiliser les acteurs du numérique.  (…) Le DSA fixe aux plateformes d’importantes obligations de moyens et de résultats en matière de modération des contenus. En cas d’infraction l’amende pourra aller jusqu’à 6% du chiffre d’affaires et l’interdiction d’exercer.

- Inadmissible. Soutien à April Benayoum Miss Provence face à la haine antisémite qui sévit sur les réseaux sociaux. Il est temps que ca cesse.

 

● MoDem

Patrick Mignola (président du groupe à l’Assemblée nationale)

Je salue la décision des premiers cantons de Suisse centrale de fermer leurs domaines skiables, à l’instar de la France, l’Allemagne et l’Italie. Compte tenu de la situation épidémique, j’espère que la Suisse romande aura le même esprit de responsabilité.

 

● Mouvement radical

Laurent Hénart (président)

- Avec le Mouvement radical nous voulons un passeport sanitaire covid19 et des dépistages massifs pour identifier les personnes vaccinées ou immunisées et cas contacts à traiter en priorité (test, isolement, prévention) et permettre à la société de fonctionner normalement.

- La vaccination covid19 empêchera d’être malade, pas forcément d’être contagieux. Avec le Mouvement radical nous militons pour des outils de santé publique durables. Le vaccin est un progrès immense, mais le virus est imprévisible et circule de plus en plus.

 

► Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)

 

Pascal Canfin

Nous ne voulons pas seulement que les objectifs climatiques soient fixés, nous voulons qu'ils soient atteints. Nous avons réussi à construire une forte relance verte. C'est le premier plan de relance aligné sur l'accord de Paris. Il permettra à l'Union d'accélérer sa transition verte afin de devenir le premier continent neutre sur le plan climatique.

 

Valérie Hayer

Il y a encore quelques jours, nous nous préparions au pire sans cadre financier pluriannuel et une crise budgétaire  pour 2021 qui ne nous aurait pas permis de financer de nombreux programmes comme la défense, la migration, la mobilité des jeunes ... Je salue donc tous les accords qui ont été conclus par les Institutions de l’UE. C'est un succès collectif, qui n’a été possible que parce que toutes les Institutions ont agi en pleine coopération et surmonté leurs propres difficultés liées à leurs propres règles. Une nouvelle génération de programmes va désormais voir le jour dans deux semaines, pour une Europe plus verte et plus sûre.

 

Ilana Cicurel

La crise sanitaire et économique que nous traversons a placé l’éducation et la formation en haut des priorités de l’Europe : réformer nos systèmes éducatifs est essentiel pour préparer les citoyens aux métiers de demain. La résolution du Parlement vise à moderniser et valoriser la voie professionnelle, une voie d’excellence qui mène à l’emploi. Je salue particulièrement la proposition de créer un Statut européen de l’apprenti pour faire de la mobilité une réalité et envoyer un message politique fort : l’Europe est une chance pour toute notre jeunesse !

 

Fabienne Keller

Le pic de migration 2015-2016 a mis en évidence les principales lacunes du régime d'asile européen commun. Cela est particulièrement vrai pour le règlement Dublin III, qui souffre d'importantes lacunes dans sa mise en œuvre et fait peser une charge disproportionnée sur quelques États. Toutefois, nous pouvons agir dès maintenant pour rendre la politique européenne d'asile plus humaine et plus efficace. Nous appelons les États membres à accorder dès maintenant davantage d'attention et de ressources à l'application des règles actuelles, sans attendre la réforme du Pacte Asile-Migration".

 

● Personnalités centristes
Jean-Pierre Raffarin (ancien premier ministre)

- Je veux une année 2021 conviviale (...) mais on est dans une incertitude totale.

- Beaucoup de débat sur les réformes à venir...concentrons nous sur deux priorités impératives: la sortie de crise par une vaccination réussie et une relance décentralisée, soutenable et inclusive (soutien aux secteurs sinistrés).

- La tension entre les États-Unis et la Chine est aujourd'hui la règle qui domine le monde. Cette tension-là, elle est durable.

- Je me félicite de la victoire de la population contre le populisme aux États-Unis

- [Présidentielle2022] Je pense qu'elle se jouera sur la #covid19.

- Quand on parle de l'islamisme, on parle d'une dérive politique de la religion. On ne parle pas de la religion (...) il faut bien faire comprendre nos positions.

- On va vers des difficultés sociales puissantes mais la crise n'est pas globale, elle est sectorielle.

- La laïcité est une très belle idée mais elle a elle aussi beaucoup de caricatures (...) la laïcité tolère et protège les religions mais les religions ne peuvent pas être dans notre pays un projet politique.

 

 

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