lundi 15 décembre 2008

Actualités – France

Le Parti radical appelle les « orphelins » de la social-démocratie à rejoindre ses rangs


Lors de la clôture du 109° congrès du Parti radical, Jean-Louis Borloo, son président et ministre d’Etat dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy, a appelé dimanche les "orphelins du progressisme et de la social-démocratie" à se rallier à son idée d'"états-généraux du nouveau siècle à bâtir". Evoquant "une gauche qu'on n'a pas entendue parler de la France, de l'Europe et du monde", et des socialistes "qui sont de plus en plus entre eux et de moins en moins tournés vers les autres", le ministre de l'Ecologie a lancé ce qu'il a appelé "l'appel de Massy". L'appel s'adresse, a-t-il lancé à la tribune, à tous les "orphelins du progressisme et de la social-démocratie", à des "groupes de pensée", comme les Gracques, à d'autres formations comme Génération Ecologie, aux syndicats ainsi qu'à "tout un archipel d'organisations", français et étrangers. "Il faut qu'avec eux tous nous démarrions un processus qui nous amène aux états-généraux d'un avenir à reconstruire pour un monde plus humaniste", et "le Parti radical pourrait être le lieu de cette réflexion", a ajouté M. Borloo qui a pris les commandes du plus vieux parti de France il y a un an.

Des conventions thématiques sur ces thèmes devraient aboutir fin 2009 au "nouveau manifeste du Parti radical autour duquel pourraient s'organiser ces états-généraux" à mi-parcours du quinquennat de Nicolas Sarkozy, a-t-il proposé. Le parti radical est "complètement associé à l'UMP sans état d'âme", mais il se veut "libre de penser", a-t-il déclaré devant un millier d'élus et de militants. "C'est par le nouveau manifeste radical, et nos initiatives que nous nous imposerons dans la paysage français et européen", a ajouté le président du Parti radical, qui fera des listes communes avec le parti présidentiel aux européennes de juin prochain. Pour les régionales, autre échéance électorale prévue en 2010, "il y aura des radicaux dans toutes les régions", a-t-il assuré. Et les radicaux sont "profondément désireux d'accompagner ou de mener des listes aux régionales", a souligné leur chef de file.

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