jeudi 19 août 2010

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Les jeunes, le Centre et le Centrisme


Le Centrisme est souvent taxé de courant politique mou sans saveur et les centristes sont souvent présentés comme des femmes et des hommes sans grandes convictions et recherchant le compromis plutôt que de défendre leurs idées originales, si jamais ils en ont...

Ces images assez négatives du Centre véhiculées par ses adversaires et qui est confortée par les agissements des opportunistes qui parasitent son espace politique ne sont pas pour lui donner une aura auprès des jeunes plus enclins à embrasser des causes dynamiques, voire excessives, qui les mettent dans l’action.

Pourtant, cette vision du Centrisme est bien fausse. Car s’il existe bien une pensée de l’action et non de l’idéologie stérile, c’est bien le Centrisme.

En privilégiant la réalité et le pragmatisme, le Centrisme offre une vraie aventure politique dans l’action et le changement politique et non des slogans aussi forts soient-ils mais qui ne débouchent sur rien car bien éloignés du concret. Dans le combat politique que mène le Centre, les jeunes sont ainsi capables de trouver une vraie récompense à leur investissement politique.

De son côté, le Centre a besoin de l’énergie et du dynamisme de la jeunesse pour porter son message mais également pour le mettre en œuvre et démontrer que le Centrisme est bien une pensée de l’avenir et de la construction d’une société moderne et humaniste du juste équilibre et d’un meilleur vivre bien ensemble dans la liberté, dans le respect, la solidarité, dans la tolérance.

Comment faire en sorte que le Centrisme et les jeunes puissent se rencontrer de manière plus forte et plus large? Tout est une question de communication en la matière. Les centristes doivent enfin comprendre qu’ils doivent sortir d’une sorte de ghetto où la Droite et la Gauche essaient, souvent avec succès, de les enfermer depuis des décennies. Ils doivent prendre la parole et affirmer leurs spécificités propres qui n’ont rien à voir avec un mélange insipide de moitie de Droite et de moitié de Gauche.

Ils doivent rappeler que les centristes, en France et dans le monde, quant ils sont au pouvoir ont accompli de grands changements. Que l’on se rappelle de Valéry Giscard d’Estaing et la modernisation de la société française avec la majorité à dix-huit ans et l’interruption volontaire de grossesse (avec le combat d’une grande centriste, Simone Veil). Que l’on pense à Barack Obama aux Etats-Unis avec ses reformes de la santé et de la sphère financière. Que l’on n’oublie pas, non plus, les succès économiques de Tony Blair en Grande Bretagne et la vision d’une nouvelle société en formation d’un John Kennedy ou celle, en son temps, d’une planète régulée d’un Aristide Briand, précurseur d’un monde des droits de l’homme. Et l’on pourrait continuer avec d’autres figures importantes du Centre dans l’Histoire.

Dans ces exemples, les jeunes peuvent s’identifier car voilà des résultats concrets qui ont provoqué et provoquent de vrais changements importants, adaptant la société à son temps et permettant de construire l’avenir. Le Centrisme et la jeunesse, loin d’être des termes incompatibles sont naturellement liés face aux conservatismes apathiques et stériles de la Droite et de la Gauche et au destructivisme irresponsables des extrêmes.

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