dimanche 28 août 2016

Présidentielle USA 2016. La sale campagne de Trump tente d’instrumentaliser les noirs à son profit

Nigel Farage & Donald Trump en meeting
Donald Trump ne reculera devant rien pour tenter de gagner l’élection présidentielle.
Crédité de 1% du vote noir (contre 91% pour Hillary Clinton), il tente désespérément de séduire l’électorat afro-américain par tous les moyens possibles.
Le principal est de qualifier Hillary Clinton de raciste fanatique et d’avoir poursuivi des politiques désastreuses pour les noirs.
Mais, comme l’ont expliqué les analystes, la seule fonction exécutive de Clinton a été de diriger le Département d’Etat où on ne s’occupe en aucune façon de la condition des afro-américains et de la politique en leur faveur.
Sans oublier que si elle a dirigé les affaires étrangères des Etats-Unis c’est sous le mandat du premier président noir, Barack Obama.
Ainsi, un président afro-américain, selon Trump, aurait nommée au principal poste de son administration, une raciste!
Un président noir dont le même Trump a expliqué sans relâche qu’il était un musulman kenyan né en Indonésie et qu’il ne pouvait donc occuper la Maison blanche dans une campagne raciste qu’il mène depuis huit ans au cours de laquelle il l’a sommé de publier son certificat de naissance, son passeport et… les notes qu’il a obtenues à l’université de Harvard.
Une subtilité que de nombreux médias ne semblent pas comprendre, eux qui renvoient dos à dos les deux candidats alors que les preuves de racismes de Donald Trump ont été largement diffusées depuis le début de sa campagne.
Le New York Times y a, à nouveau, consacré une enquête, en rappelant tous les actes en ce sens du promoteur vis-à-vis des locataires noirs de ses appartements dans les quartiers difficiles de New York.
Le site internet Rue89 écrivait ainsi en 2015:
«Son racisme anti-Noirs remonterait à loin. Dans les années 70, il a été établi que Trump avait fait de la discrimination raciale en tant que bailleur. Dans un livre, un de ses anciens associés raconte l’avoir entendu dire: ‘Des Noirs qui comptent mon argent! Je déteste l’idée’».
Bien évidemment, le candidat républicain, comme pour la communauté hispanique ou les musulmans qu’il a allègrement insultés, n’a cure de ces preuves de son racisme et continu dans ses discours a appelé les noirs à voter pour lui avec des arguments… racistes.
Qu’on en juge avec ses propos tenus récemment lors d’un meeting dans l’Ohio où, mêlant les stéréotypes, les insultes et les peurs, il a interpellé la communauté noire en disant:
«Qu’avez vous à perdre (ndlr, à voter pour moi)? Vous vivez dans la pauvreté. Vos écoles sont mauvaises. Vous n’avez pas de boulots».
Ou de ceux tenus lors d’un meeting dans le Michigan:
«Vous pouvez aller dans des zones de guerre dans des pays où nous combattons et c’est plus sûr d’y vivre que dans certaines banlieues de nos villes… Je vous demande ceci. Crime. Tous ces problèmes. Aux Africains américains dont j’emploie tellement d’entre eux, tellement de gens… Mais, bon dieu, qu’avez-vous à perdre?... Vous serez capables de marcher dans la rue sans vous faire tirer dessus. Maintenant, vous marchez dans la rue. On vous tire dessus.»
Dernière infamie, son tweet d'instrumentalisation immonde de la mort suite à une fusillade d'une cousine du basketteur noir de Chicago, Dwayne Wade (faisant, au passage une faute sur son nom!), où, sans éprouver aucune compassion pour celle-ci, il a écrit, en majuscule, «Les Africains américains voteront pour Trump!»
On rappelera, au passage, que des membres influents des groupes suprémacistes blancs appelent à voter pour lui et qu’il a accepté – avant de devoir faire machine arrière devant le tollé provoqué – le soutien de l’un d’entre eux.
Sans évidemment oublier le meeting qu’il vient de tenir dans un des Etats kes plus racistes du pays, le Mississippi, avec l’ancien leader de l’Ukip, le britannique Nigel Farage qui est venu le soutenir et dont les propos racistes ont été maintes fois dénoncées par la presse britannique.
En outre, les médias ont révélé que le nouveau directeur de campagne de Donald Trump, Steve Bannon, directeur du site internet d’extrême-droite Breitbart News, avait tenu des propos antisémites.
Un homme qui a également été poursuivi pour violences conjugales.
Ça fait beaucoup, trop mais n’entame pas la hargne mensongère de Trump à répandre toutes sortes de fausses informations comme celle, reprise d’un tweet de l’un de ses fans, que l’un des chefs du Ku Klux Klan serait le mentor d’Hillary Clinton alors que c’est lui-même qui est soutenu par les membres de cette organisation raciste!
Ce «mentor» dont il est fait question n’est autre que l’ancien sénateur démocrate Robert Byrd mort en 2010 et qui a été l’élu qui a siégé le plus longtemps comme membre du Congrès (57 ans dont 51 au Sénat et 6 à la Chambre des représentants).
Dans sa jeunesse, dans les années 1940 bien avant d’être élu au Congrès, il a effectivement été membre du KKK et a tenu des propos racistes.
Mais, dans ses mémoires publiées en 2005, il s’est excusé pour cette «extraordinaire idiotie» de jeunesse qui «n'a cessé» dit-il de le «hanter».
Et en 2008, il a soutenu la candidature de Barack Obama à la Maison blanche contre… Hillary Clinton.
Pour l’instant, cette stratégie envers les Africains américains ne donnent guère de résultats puisque Trump demeure largement battu dans les sondages, certains donnent 12 points d’avance à Hillary Clinton qui dépassent dans plusieurs d’entre eux les 50% d’intentions de vote.
Il faut dire, comme l’ont observé de nombreux journalistes qui s’en sont fait l’écho que Donald Trump parle des noirs dans des salles où il n’y a que des blancs…


Sondages des sondages au 28 août 2016
Trump ne refait pas son retard

Clinton
Trump
Ecart
Election projection
46,8%
41,2%
Clinton 5,6
Five Thirty Eight (1)
43,0 %
37,7%
Clinton 5,3
Huffington Post
47,3%
39,7%
Clinton 7,6
New York Times
44,0%
39,0%
Clinton 5,0
Polltracker TPM
45,5%
41,7%
Clinton 3,8
Pure Polling
44,7%
38,0%
Clinton 6,7
Real Clear Politics
48,4%
42,1%
Clinton 6,3
270 to win (1) (2)
44,6%
39,0%
Clinton 5,6
(1) Prend en compte 3 candidatures (+ Gary Johnson – Libertarian party)
(2) Prend en compte un mois de sondage alors que les autres prennent
en compte autour de 15 jours de sondages



Alexandre Vatimbella avec l’équipe du CREC



Présidentielle USA 2016

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