vendredi 1 juin 2018

L’Humeur du Centriste. L’instrumentalisation de Borloo contre Macron par ses «amis»

Jean-Louis Borloo & Emmanuel Macron
Or donc, le rapport Borloo pour les banlieues serait passé à la trappe et son auteur ridiculisé par le discours prononcé par Emmanuel Macron lors de sa présentation des mesures qu’il compte prendre en faveur des quartiers difficiles et déshérités du pays.
Pour les tenants de cette théorie qui se retrouvent évidemment dans l’opposition au Président de la république – et dont beaucoup se disent «amis» de Borloo qui en comptent désormais un nombre impressionnant de nouveaux! – l’ancien ministre et président de l’UDI aurait été ridiculisé par le Président de la République.
Un des épisodes le plus comique dans cette histoire est le «soutien» d’Hervé Morin, le président de Les centristes, à Jean-Louis Borloo (les deux hommes se détestent) qui a repris, en la tronquant, la fameuse citation sur les «mâles blancs» (Macron avait expliqué, par cette remarque sur leur ethnie que Borloo et lui n’avait peut-être pas toute la légitimité requise pour parler seuls des banlieues).
Mais, attendez, au fait, qu’en pense l’homme bafoué, ridiculisé, moqué, renvoyé à ses études et dont le rapport a été jeté comme un vulgaire prospectus publicitaire au plus profond des trous profonds qui servent à enterrer les rapports divers et variés remis aux présidents de la république.
Et bien, non seulement Jean-Louis Borloo avait expliqué juste après le discours d’Emmanuel Macron que «tous les sujets d(e son) rapport ont été cochés» mais le bougre vient de récidiver en disant exactement la même chose lors d’un entretien sur Radio classique…
«J'observe, a-t-il déclaré, que dans le discours (de Macron) un certain nombre d'éléments (de son rapport) étaient présents et que le président de la République a donné rendez-vous en juillet»
Selon lui, «le gouvernement, avec l'ensemble des partenaires» pourrait annoncer alors «des éléments assez forts».
Il a ajouté, en direction de tous les commentateurs qui affirmaient qu’il était fort mécontent de l’accueil fait à son rapport:
«Je n'ai aucun problème avec le président, vous n'avez pas de problèmes avec quelqu'un qui vous confie une mission sur un sujet aussi compliqué. Quand le Président de la république demande à quelqu'un un rapport pour contribuer à des prises de décision, le Président de la république est souverain. Ce n'est pas à celui qui remet le rapport, construit avec l'ensemble des acteurs, ses ministres, les régions, les départements, les villes, de faire le moindre commentaire».
Et de préciser:
«Le président de la République est souverain, il m'a demandé un travail, je lui ai remis, c'est maintenant à eux de faire».
Pour tous ceux qui se réjouissaient d’une confrontation sanglante entre les deux centristes et qui voulaient instrumentaliser la soi-disant colère du rapporteur au rapporté, voilà un sacré démenti public.
Gageons que, malheureusement, cela ne les arrêtera pas, même de continuer à faire parler Borloo à place.
C’est tellement plus confortable pour leur vérité de jouer au ventriloque.

Centristement votre.

Le Centriste


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