mercredi 26 septembre 2018

Actualités du Centre. Barcelone: le socialiste Manuel Valls soutenu par… les centristes de Ciudadanos

Manuel Valls
Manuel Valls a donc décidé de se présenter aux municipales de Barcelone qui se dérouleront en mai 2019.
L’ancien premier ministre français est né dans la capitale catalane et a toujours de la famille en Espagne.
Certains diront que, n’ayant plus d’avenir politique en France, il tente sa chance de l’autre côté des Pyrénées.
D’autres estimeront qu’il continue son combat européen ainsi que sa lutte sans merci contre les velléités de séparatisme des indépendantistes de Catalogne (il avait pris partie, lors des élections régionales, contre eux, de manière très virulente).
Celui qui s’affirme toujours socialiste malgré son affiliation comme apparenté La république en marche à l’Assemblée nationale, sera soutenu dans sa tentative de devenir maire de Barcelone par les centristes espagnols de Ciudadanos.
Ces derniers partagent nombre de positions politiques d’un homme qui est à la droite de la droite du socialisme (se voulant d’ailleurs un social réformiste voire un social-libéral aux racines rocardiennes).
Surtout, ils sont sur la même longueur d’onde concernant l’indépendance de la Catalogne qu’ils rejettent complètement.
D’ailleurs, Ciudadanos est arrivé en tête lors des élections régionales (avec, comme tête de liste, Inès Arrimadas) mais ce sont les indépendantistes (grâce à plusieurs listes) qui sont majoritaires dans la province espagnole.
Lors d’une conférence de presse, Manuel Valls a déclaré, «je veux être le prochain maire de Barcelone», ajoutant que «dès la semaine prochaine, j’abandonnerai mon mandat de député et toutes mes responsabilités nationales et locales» tout en précisant, «j’aime la France; ce pays a permis à un fils de Barcelone, naturalisé seulement à 20 ans d’être maire, député, ministre et premier ministre. (…) Mais venir à Barcelone n’est pas une rupture, c’est le prolongement d’un même chemin, celui de l’Europe.»
Quant à son programme, il a expliqué que ce serait une «plate-forme citoyenne».
Mais il a affirmé qu’il ne serait pas le candidat du parti centriste espagnol:
«Je suis un homme de gauche. Je viens du socialisme français. Avec ses principes et valeurs républicaines. Mais je suis un candidat indépendant. Des partis me soutiendront, comme l’a déjà fait publiquement Ciudadanos, et je veux les en remercier, mais mon souhait est qu’il y en ait beaucoup plus. Nous avons du temps.»


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