dimanche 18 novembre 2018

Actualités du Centre. Stanislas Guerini: «LREM doit être le barycentre d’un espace politique le plus large possible»

Stanislas Guerini et Emmanuel Macron
Selon Stanislas Guerini, le député de Paris qui devrait devenir le nouveau délégué général de La république en marche, le 1er décembre prochain lors d’une élection suite à la nomination de Christophe Castaner comme ministre de l’Intérieur, le parti présidentiel doit devenir «le barycentre d’un espace politique le plus large possible», c’est-à-dire le point d’équilibre de l’axe central (allant des libéraux de droite à ceux de gauche en passant par ceux du Centre.
Lors d’un entretien au quotidien Le Monde, l’élu affirme par ailleurs que:
«Le mouvement doit devenir le maillon fort de la majorité. Le premier enjeu est de renforcer l’ancrage local, en permettant à chaque marcheur de mener campagne sur son territoire. Le parti doit également être un espace de débat et de production d’idées pour nourrir la suite du quinquennat. Il faut par exemple identifier les angles morts de notre politique ou les sujets sur lesquels on ne va pas suffisamment loin. Et, enfin, bâtir les bases programmatiques pour les élections européennes et municipales, en définissant par exemple ce que doit être un maire LREM.»
Il ajoute que:
«Le mouvement doit être dans le ‘en même temps’, à la fois citoyen et politique. Et surtout rester ouvert, en continuant à s’élargir à gauche et à droite – sans oublier la société civile –, car la recomposition politique n’est pas achevée.»
«L’avenir du mouvement, selon lui, c’est de renouer avec son ADN : agir avec ceux qui changent le pays tous les jours.»
Quant au «macronisme», il «n’est pas un pragmatisme. Europe, économie, modèle social… Le socle idéologique est déjà fourni. Mais nous devons parachever ce travail pour assurer son existence sur le long terme. Cela passe par un travail intellectuel axé sur le concept du progressisme, qui peut se résumer par la capacité à ne pas subir sa vie. Que ce soit pour les destins individuels ou collectifs.»
A propos de la situation actuelle du pays, il estime que:
«Il ne faut pas nier le moment de difficulté collective que l’on vit. Cela n’est pas facile de réformer le pays et, oui, les choses n’ont pas encore assez évolué concrètement pour les Français. Mais changer de ligne politique serait la pire des erreurs. Ce que l’on peut largement améliorer, c’est notre capacité à être concret, en phase avec le quotidien des citoyens. Il faut partir de la réalité des territoires pour construire nos politiques publiques. C’est ce qui fait la différence entre réformer le pays et le transformer.»


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