samedi 17 novembre 2018

Vues du Centre. «Macron démission!», vive l’«apolitisme» des «gilets jaunes»!

Par Jean-François Borrou

Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste.
Jean-François Borrou est le pseudonyme d’un journaliste proche des idées centristes.

gilets jaunes et apolitisme...
Or donc, les «gilets jaunes» ont manifesté ce samedi avec une couverture médiatique sans nulle pareille depuis peut-être jamais, pour des rassemblements qui, au total, n’ont réunis qu’autour de 250.000 personnes.
Rappelons que le conte de fée vendu par leurs organisateurs et repris à l’unisson par la presse et les politiques opposés au pouvoir en place, nous raconte l’histoire de sympathiques «gens ordinaires» qui ne souhaitent que faire entendre leur voix «pacifiquement» en-dehors de toute «récupération politique» dans un «mouvement citoyen» pour uniquement protester contre la hausse du carburant et «leur condition difficile» et sans «blocage» pour ne pas pénaliser leurs compatriotes.
Mais, en zappant sur les différentes chaines de télévision quasiment en direct continu ou sur les radios, ce 17 novembre,, ce qu’on entendait et voyait ce sont des affrontements multiples avec les forces de l’ordre, des slogans tournant autour de «Macron démission» (come le dit le quotidien Le Monde «au final le seul cri de ralliement dans les rangs de la manif») ou «Macron dehors!», des blocages multiples de tout et n’importe quoi («bloquons tout!» était un autre slogan à la mode), une marche violente vers l’Elysée, des centaines de blessés, un décès et l’intervention de tous ce que la France comptent de populistes et d’extrémistes qui vomissent le «système», du Rassemblement national à La France insoumise, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon en passant par le pathétique Laurent Wauquiez pour se féliciter du «mouvement apolitique» et attaquer, dans le même souffle, le Président de la république.
Tout cela serait d’un comique touchant au sublime de l’absurde si ce n’était une affligeante réalité.
Ceux qui croyaient innocemment, au conte de fée, en sont pour leur grade, et les autres, dont je suis, n’avaient aucune hésitation à penser que la journée se déroulerait comme elle s’est déroulée.
Et parmi ces derniers se trouvaient des politiques et des journalistes qui ont pourtant vendu ce conte de fée.
Et certains étaient même centristes.
Bonjour les responsabilités…
Ce qui est le plus inquiétant, c’est cette dérive constante d’un populisme de plus en plus agressif qui ne s’attaque pas à une majorité en place mais bien aux principes et aux valeurs démocratiques ainsi qu’au fondement même de la république.
C’est également le constat que les peuples un peu partout dans le monde sont incapables de prendre conscience des enjeux qui menacent la planète.
Quel que soit son succès ou son impact, ce mouvement du 17 novembre est un bien triste coup porté à la démocratie républicaine.

Jean-François Borrou


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