lundi 22 juillet 2019

Propos centristes. France – Les Français connaissent l’urgence climatique; défense des accords de libre-échange; ne pas oublier la rafle du Vel d’Hiv…

Voici une sélection, ce 22 juillet 2019, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Gouvernement
Christophe Castaner (ministre de l’Intérieur)
Les opérations de sauvetage en Méditerranée témoignent de nos valeurs communes. Elles doivent aussi répondre à des règles. C’est l’objet de la réunion de travail qui rassemble les ministres de l’Intérieur et des affaires étrangères de l’UE rassemblés à Paris aujourd’hui. Objectif : qu'un nombre suffisant d'états membres s'accordent pour soutenir le mécanisme temporaire, présenté par la France, l'Allemagne et la présidence finlandaise de l'UE à Helsinki, pour assurer de façon plus organisée et prévisible la gestion des débarquements.

Elisabeth Borgne (Ministre de la Transition écologique et solidaire)
- [Critiques de EELV à sa nomination] Je le prends avec beaucoup de sérénité. Les mêmes critiquaient Nicolas Hulot avant d'essayer de se prévaloir de son soutien aux européennes… Il est normal qu'il y ait des attentes, des exigences. Lorsque nous avons interdit la prospection des hydrocarbures ou mis à contribution le transport aérien – que les Verts réclamaient depuis des années –, les a-t-on entendus dire que c'était bien? Ils auraient pu le dire et ajouter: «On peut encore aller plus loin.» Ils ne l'ont pas fait. Pour lutter contre le réchauffement climatique, il est plus efficace d'être constructif et d'agir plutôt que de passer son temps à créer un climat de défiance qui finit par faire du tort à l'écologie.
- C'est fini, l'époque où on avait besoin seulement de lanceurs d'alerte. L'époque a changé, l'écologie n'est pas la propriété de quelques-uns, c'est un enjeu porté très largement dans la société, par les élus, les partenaires sociaux… Je n'ai pas de leçons à recevoir de ceux qui passent leur temps à décerner des brevets d'écologie. Le cap est fixé, c'est la neutralité carbone, et c'est la priorité de l'acte 2 du quinquennat. Mon rôle, c'est de trouver les réponses concrètes et le chemin pour y arriver.
- Personnellement, oui, je me définis comme écologiste. Une écologiste de terrain. En tant que préfète dans une Région rurale, par exemple, j'ai géré des problèmes d'eau, de nitrates, travaillé sur la rénovation énergétique des logements. Ce ne sont pas des théories pour moi, ce sont des réalités vécues.
- Tous les Français sont désormais conscients de l'urgence climatique. Quand les épisodes de canicule s'enchaînent, il n'y a plus de place pour le doute. Lutter contre ce phénomène est certes compliqué, mais nous n'avons plus le choix. Les Français vont devoir changer leurs comportements, ce qui n'est pas simple ; des filières professionnelles aussi vont devoir modifier leurs habitudes. Ma préoccupation constante sera de ne laisser personne sur le bord de la route et d'avancer avec les Français. C'est le sens de la convention citoyenne qui commencera ses travaux à la rentrée avec 150 citoyens tirés au sort. Nous tiendrons aussi la semaine prochaine un comité sur les questions liées à la sécheresse. Des mesures importantes de restriction d'eau ont déjà été prises, il faut aussi s'assurer que nous avons suffisamment d'eau pour les usages industriels et l'agriculture. Il doit y avoir des priorités dans l'affectation de la ressource.
- Les accords de libre-échange tels qu'on les a trouvés en arrivant aux responsabilités posaient des difficultés importantes. Ils étaient négociés par des gens que personne ne connaît, sans transparence ni démocratie. Nous avons fait changer cela. Nous avons augmenté le niveau d'exigence en matière environnementale en mettant sur pied un veto climatique. Avant toute décision sur le Mercosur, nous voulons aussi disposer d'une évaluation transparente et indépendante. (…) Ces accords de commerce ne se feront plus sans volet environnemental, sans conditions sanitaires. La France se bat pour que certains pays respectent l'accord de Paris sur le climat. Nous n'avons pas hésité à refuser l'ouverture d'un accord commercial avec les Etats-Unis, qui veulent sortir de l'accord de Paris. Et si nous n'avions pas posé nos lignes rouges avec le Brésil dans le cadre du Mercosur, il y a longtemps que le président brésilien Bolsonaro serait sorti de cet accord, il faut le dire.

Gérald Darmanin (ministre des Comptes publics)
Ces deux dernières années nous avons réussi à financer nos priorités: baisser les impôts des Français; récompenser le travail Et en même temps, nous avons maîtrisé nos dépenses et stabilisé notre endettement.

● LaREM
Stanislas Guerini (délégué général)
Soixante-dix sept ans après la rafle du Vel d’Hiv, nous regardons notre Histoire en face. L’irréparable et l’impardonnable ne s’effacent pas. Ils nous obligent. Soyons à la hauteur de nos valeurs. Défendons-les à chaque instant.

Gilles Le Gendre (président du groupe à l’Assemblée nationale)
Cher Nicolas Hulot, le vrai «courage», c'est de ratifier le CETA à l'issue d'une démarche que vous aviez vous-même approuvée. Les députés LaREM sont cohérents: les études d’impact sont positives et les garanties sanitaires, économiques et environnementales assurées.

Aurore Bergé (porte-parole)
- Je préfère avoir le courage de dire oui à un accord qui est bénéfique à notre économie et nos emplois. A un accord strict sur les questions sanitaires et environnementales, obtenu grâce au travail du gouvernement et des parlementaires.
- Ils ont été 13 152 français juifs arrachés à leurs vies, à leurs espoirs, à leurs destins au Vel d'Hiv. La France regarde son histoire en face, se souvient et se bat pour que l'antisémitisme s'éteigne à jamais.

Marie Lebec (députée)
- Nous sommes déçus par la prise de position de Nicolas Hulot. Je rappelle qu'il a signé un Partenariat franco-canadien ambitieux pour le Climat & l'Environnement en 2018 et soutenu les travaux du Plan d'action CETA, co-construit avec les ONG, puis porté par la France avec force.
- Cher Nicolas Hulot, demain j'aurai le courage de dire oui à un accord bon pour notre économie et pour les résultats inédits du plan d'action CETA obtenus par l'acharnement de la France, le courage de nos ministres et députés.

Marie-Christine Verdier-Jouclas (députée)
En août 2017, nous avons adopté une loi pour la confiance dans la vie politique afin de mettre fin aux emplois familiaux et de rendre nos frais de mandat justifiables à l'euro près (factures, comptes validés par un expert-comptable). Nous agissons pour + de transparence !

●UDI
Jean-Christophe Lagarde (président)
[Affaire de Rugy] [C’est un] lynchage médiatique (…) On condamne avant de savoir la vérité, l'écho médiatique finit par démolir quelqu'un et l'opinion publique repart avec la bonne conscience de s'être fait plaisir. Ce n'est pas ça une société démocratique!



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