dimanche 26 juillet 2020

Propos centristes. France – La seule loi qui vaille, celle de la loi républicaine et de l'État de droit; policiers et gendarmes: leur donner les moyens de leur action; la relance économique sera écologique; stopper l’ensauvagement d’une partie de la société; covid19: augmentation des cas mais pas encore de deuxième vague...


Voici une sélection, ce 26 juillet 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)
- La seule loi qui vaille est celle de la loi républicaine et de l'État de droit.
- Il y a 4 ans jour pour jour, un prêtre était assassiné au pied de son autel. Frappée en plein cœur, la France découvrait alors Jacques Hamel, son visage et son message. Elle y puisa la force de s'unir face à la barbarie terroriste et l'obscurantisme.
- La protection des Français est au cœur de mes préoccupations : protéger les Français, c’est assurer la pérennité de notre modèle social mais aussi tout simplement assurer leur sécurité.
- Nos policiers et nos gendarmes me l'ont dit ce matin : au-delà des effectifs, nous devons leur donner les moyens de leur action.
- Ma méthode: aller sur le terrain et répondre par du concret aux problèmes des gens.
- La forfaitisation des délits de stupéfiants, en cours d’expérimentation, sera généralisée dès la rentrée. Elle permettra aux forces de l’ordre de verbaliser plus simplement l’auteur d’un délit et pour l’autorité judiciaire d’appliquer une sanction sans délai.
- Le travail des forces de sécurité doit trouver une suite pénale rapide, ferme et appropriée. Nous allons à la fois renforcer les moyens de la police et de la gendarmerie, mais tout autant ceux de la justice qui a trop longtemps été délaissée.
- Le combat contre le terrorisme est et restera une priorité absolue du Gouvernement.
- Je suis Premier ministre, dans le cadre des institutions de la Ve République que je n’ai pas inventées et qui continueront après moi : le Président de la République fixe les orientations générales et le Premier ministre, chef de la majorité parlementaire, conduit la politique du gouvernement. En revanche, je pense que le mot collaborateur n’est pas du tout adapté ni à mon tempérament, ni à ma fonction.

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)
- La relance économique sera une relance écologique. Depuis vingt ans, la France a réduit de 20% ses émissions de CO2, mais dans le même temps son empreinte carbone a augmenté de 17%. Que s'est-il passé? Nous avons arrêté de produire en France des produits carbonés pour les produire ailleurs. Tous les efforts menés à l'intérieur de nos frontières, nous les avons perdus par nos importations. Notre ambition est donc de continuer à baisser nos émissions de CO2 tout en localisant les industries du XXIe siècle en France.
- Nous proposons que 30 Mrds € du budget de la relance soient consacrés à la transition écologique. Nous voulons que chaque décision prise favorise un nouveau modèle de croissance fondé sur la décarbonation, la sobriété énergétique et les innovations vertes.
- Avec la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, nous voulons investir dans trois secteurs prioritaires : la rénovation énergétique, les transports et l'énergie. La mauvaise isolation des bâtiments est responsable de près d'un tiers des émissions de CO2 et de 40% de la consommation d'électricité. Les décisions prises depuis 2017, notamment sur les crédits d'impôts, ont donné de très bons résultats. Nous voulons accélérer ces résultats en augmentant les crédits pour MaPrimeRénov', le dispositif d'aide aux ménages pour la rénovation de leurs logements. Ça permettra de monter en charge sur la rénovation des bâtiments privés. Les bâtiments publics, Ehpad, écoles, universités, vont aussi bénéficier d'un grand plan de rénovation énergétique, en concertation étroite avec les collectivités locales. Ce sera un chantier national qui associera tous les Français.
- [Les transports] est le deuxième secteur dans lequel nous allons investir, tant en métropole que dans les outre-mer. Nous voulons permettre à la SNCF de développer ses petites lignes, faire le pari du fret ferroviaire, particulièrement économe en CO2, développer massivement, avec les collectivités locales, le réseau de pistes cyclables. Et puis, bien sûr, nous continuerons à soutenir l'automobile propre : nous voulons que l'accent soit mis sur les véhicules électriques et hybrides rechargeables.

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)
- Ce qui compte, c’est que le président consent à des efforts massifs pour les forces de l’ordre. Il a par ailleurs permis le recrutement de 2000 policiers et gendarmes par an. Depuis trois ans, les budgets alloués à la sécurité ont considérablement augmenté - plus d’un milliard d’euros -, et cela va continuer! Mais nous assistons à une crise de l’autorité. Il faut stopper l’ensauvagement d’une certaine partie de la société. Il faut réaffirmer l’autorité de l’État, et ne rien laisser passer. Ma vision est celle des Français de bon sens: les policiers et les gendarmes nous protègent, et ils courent derrière les voyous. Le rôle du ministère de l’Intérieur, c’est de protéger ceux qui nous protègent, et de les aider à courir derrière les voyous.
- J’ai tenu, dès le premier jour de ma nomination, comme ministre des Cultes, à saluer l’ensemble des religions présentes sur le sol de la République. J’ai ainsi rencontré le grand rabbin de France et le président du Consistoire pour assurer les juifs de France, cibles d’actes antisémites de plus en plus importants, de la protection de l’État. Et je verrai prochainement les représentants des autres cultes. J’assisterai dimanche à la messe à Saint-Étienne-du-Rouvray, car l’assassinat du père Hamel nous a tous profondément choqués. Je sais que les catholiques sont légitimement inquiets des actes commis contre la foi, les croyants, le patrimoine chrétien. Enfin, d’ici au 31 juillet, j’irai avec les représentants du Conseil français du culte musulman à Douaumont. Pour dire aux Français que de très nombreux musulmans sont morts pour la France, portant l’uniforme de la République. Ma famille a été marquée par cela. Et par ailleurs, chacun le sait, il ne faut pas être naïf sur une radicalité islamiste qui est un grand danger et gangrène la République. Pour paraphraser une formule célèbre: «L’islamisme, voilà l’ennemi!»
- L’un des ressorts de mon engagement politique est de tout faire pour éviter les malheurs d’une guerre née de revendications religieuses émanant de ceux qui n’accepteraient pas la République. Ce qui est très inquiétant, c’est que nous sommes aujourd’hui face à la radicalité d’une minorité très agissante qui veut manifestement mettre à bas les valeurs fondamentales de notre État et le principe même de la nation française. Aujourd’hui, cela a un nom, ça s’appelle l’islamisme et il faut absolument le combattre avec la première énergie. Je suis inquiet pour mon pays parce que la loi et l’autorité sont de moins en moins respectées, que les difficultés économiques font naître des difficultés sociales et donc institutionnelles. Je suis inquiet pour la République lorsque je vois des gens qui, très clairement, sur notre sol, souhaitent vivre dans une autre société que la nation française.
- Il faut être aveugle pour ne pas voir ce qui se passe. Il y a un projet politique affiché de la part de ceux qui veulent mettre fin à notre nation telle qu’on la connaît. Nous devons donc combattre ce que le président de la République a qualifié de «volonté de séparatisme». Malheureusement, cela n’est pas très nouveau dans l’histoire de France.
- Dans le passé, les religions ont souvent eu des relations difficiles, voire tragiques, avec l’État: les protestants, les juifs, les catholiques. Rien d’anormal au fait que la religion musulmane, assez «nouvelle» sur le territoire de la République, rencontre aujourd’hui quelques difficultés. Il faut réaffirmer un principe de laïcité avec une religion parfaitement compatible avec la République, qui souffre parfois d’une multiplicité d’interlocuteurs et d’influences étrangères. Il faut limiter les financements étrangers et, dans un premier temps, les rendre transparents. Nous devons savoir qui finance quoi sur le sol de la République et ce n’est pas le cas aujourd’hui malgré le travail des services de renseignement et des préfets. À Tourcoing, j’ai toujours autorisé la construction de lieux de culte et j’ai dans le même temps demandé aux représentants du culte que ces lieux n’aient pas de minarets. On peut à la fois dire aux musulmans de France qu’une mosquée, sans financement public, doit respecter des règles et dire au reste de la population que les croyants, quelle que soit leur religion, ont toute leur place dans la République à l’unique condition que leur foi ne soit jamais supérieure à la loi.
- Il n’y a aucune incompatibilité entre être musulman pratiquant et être profondément français. L’histoire de France est là pour le prouver. Les tirailleurs de 14-18 ou de 40 sont morts en chantant La Marseillaise et en priant Allah! L’idée, aujourd’hui, c’est d’imposer à l’islam quelque chose qui ressemble à ce que toutes les religions ont fait avant les musulmans. Le Concordat n’est pas possible en soi dans la mesure où il n’y a pas à proprement parler de clergé dans l’islam sunnite. Mais on ne touche pas, de toute façon, à ce genre de sujets avec l’autorité jacobine d’un ministre. Cela demande beaucoup de discussions. Une fois qu’on aura fait ce travail en lien avec les représentants du culte, on aura structuré l’islam français et on se sera opposé à l’islamisme qui veut utiliser la religion comme soft power ou, pire encore, tuer la République et ses valeurs.
- L’islamisme regroupe deux tendances dont des chercheurs ont essayé de savoir laquelle des deux était la plus dangereuse. D’un côté, les salafistes. De l’autre, l’islam politique des Frères musulmans et leurs divers avatars qui apparaissent parfois plus respectables mais qui pratiquent ce qu’on appelle la «taqiya», c’est-à-dire la dissimulation pour imposer leurs vues. Pendant longtemps, on a cru que le salafisme était plus dangereux parce qu’il avait une vision la plus rigoriste et plus ostensible de sa radicalité. Mais la vérité est que ces réseaux sont tous les deux aussi dangereux. Il n’y a pas de doute à avoir. Donc il faut les combattre en favorisant la sécularisation de l’islam de France, en limitant les financements étrangers, en les rendant transparents et en considérant que les Français musulmans doivent eux-mêmes s’occuper de leur religion. Mon travail, c’est de donner davantage la parole à des gens qui ont des positions plus modérées et pesées. Le tout, dans un esprit républicain, ouvert et tourné vers l’avenir.
- De manière générale, on observe un risque très fort d’entrisme dans la vie politique et syndicale. Il y a de l’entrisme associatif et parfois même des essais d’entrisme dans la fonction publique. Donc, il faut lutter contre cette «taqiya», cette dissimulation. Il ne faut pas être naïf et j’ai demandé dès mon arrivée aux préfets les plus concernés de surveiller, particulièrement, par le contrôle de légalité, ceux dont on pourrait penser à travers leurs programmes municipaux qu’ils pourraient couvrir des entorses à la République et singulièrement l’égalité femmes-hommes. J’aurai avec Marlène Schiappa une réunion chaque semaine sur ce sujet avec les préfets concernés et nous serons intraitables.
- Beaucoup de choses ont été faites par mes prédécesseurs. Et je poursuis cet effort. L’Assemblée nationale vient de voter la prolongation au 31 juillet 2021 des mesures de la loi Silt de lutte contre le terrorisme. J’ai annoncé que je voulais, en lien avec les parlementaires, les fixer, à terme, dans le droit. J’assume par ailleurs notre volonté de procéder à la «déstabilisation administrative» des ennemis de la République. Les maires qui le souhaitent en lien avec l’État peuvent refuser l’ouverture de certains lieux pour des raisons de sécurité. On lutte à travers le travail de Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Éducation nationale, NDLR) contre les écoles hors contrat qui ne respectent pas les valeurs de notre État et contre la déscolarisation. Sept lieux de culte ont été fermés depuis le vote de la loi Silt fin 2017 et 13 sous l’état d’urgence entre 2015 et 2017. Des décisions à chaque fois contestées et à chaque fois confirmées par la justice.
- Le séparatisme principal, le plus dangereux, le plus nocif, c’est évidemment le séparatisme islamiste. Mais dans les fichés S, il n’y a pas que des islamistes. Il y a d’autres séparatismes. Il y a des séparatismes d’extrême gauche anarcho-contestataire. Ils sont aussi très dangereux pour la République. Et il y a une radicalité, très minoritaire mais tout aussi violente: celle de l’extrême droite. On l’a vue en Nouvelle-Zélande, on l’a vue dans les pays nordiques, on l’a vue aux États-Unis... Et elle pourrait très bien arriver sur le sol national. Les services travaillent en tout cas sur les possibilités d’atteinte à l’unité nationale par ces groupuscules.
- Je ne vois pas d’ambiguïté chez Emmanuel Macron qui s’est exprimé à de nombreuses reprises sur ces questions et qui s’est impliqué sur ces sujets dès son élection. Nous en avons énormément parlé. Je pense d’ailleurs que seul le président de la République actuel peut régler cette question parce que, justement, il ne croit pas que le croyant soit contraire aux citoyens. Ce président s’intéresse avec intensité au rapport au spirituel. D’une certaine manière, il y a du François Mitterrand chez Emmanuel Macron. La question qui se pose est ensuite de savoir comment on peut lutter contre des groupes radicalisés sans pénaliser les millions de musulmans pratiquants qui veulent vivre librement leur foi et c’est bien le minimum que la République leur doit.
- Quand je suis né, il n’était pas écrit que je deviendrai ministre de la République. Ça, c’est la beauté de la France, qu’un fils de femme de ménage et d’un tenancier de bar, dont les deux grands-pères sont nés de l’autre côté de la Méditerranée puisse devenir ministre. La République a été bonne mère avec moi. Je me lève tous les jours en remerciant mes parents et la République. Je suis un homme heureux et honoré de servir son pays. Quand j’aurai terminé ma mission à Beauvau, j’aimerais que l’on dise ce que l’on semble dire à Bercy: que j’ai été quelqu’un de sérieux, que j’ai travaillé, et que j’ai porté des projets qui ont transformé la vie des Français. Et pour le reste, la question ne se pose pas. Emmanuel Macron a des qualités de volonté, de travail et de projet qui m’ont toujours poussé à penser que des personnes comme Nicolas Sarkozy ou lui méritaient d’avoir des gens qui les aident. Je suis de ceux-là.

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)
C’est en dialoguant avec les jeunes, entreprises et acteurs des territoires que nous avons construit le plan #1jeune1solution. Il permet à 300 000 nouveaux jeunes de bénéficier d’un accompagnement personnalisé dans leur parcours d’insertion vers l’emploi.

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)
- Actuellement, on ne peut pas parler d'une deuxième vague. Mais une chose est sûre : on voit, depuis quelques jours, le nombre de cas positifs remonter nettement alors qu'il baissait depuis treize semaines. Il atteint aujourd'hui le même niveau quotidien qu'à la levée du confinement. On remarque également, lors des campagnes de dépistage massif, que les patients sont jeunes, plus jeunes que lors de la précédente vague. Le taux d'asymptomatiques est, lui, extrêmement élevé. C'est le cas particulièrement en Ile-de-France où l'on voit arriver des jeunes qui ont été infectés sans qu'on sache comment. (…) Sans doute que les personnes vulnérables et âgées ont conservé un niveau de prudence élevé alors que les jeunes, eux, font moins attention. C'est ce que l'on constate notamment lors des rassemblements festifs et surtout familiaux à l'origine de clusters. De plus, on a fortement augmenté le nombre de tests réalisés. Après le 11 mai, on en faisait un peu plus de 200 000 par semaine, désormais, je suis en mesure de vous dire qu'on approche des 500 000 tests par semaine avec un taux de positifs de l'ordre de 1 à 1,5 %. Ce n'est plus le virus qui nous traque, c'est nous qui le traquons. Comme on teste plus, on trouve plus de malades. J'en appelle donc à la jeunesse pour qu'elle soit vigilante. Je lui dis que je comprends parfaitement son besoin de changer d'air et de souffler mais le virus, lui, ne prend pas de vacances. On n'a pas encore gagné la guerre. En Catalogne, on l'a vu, beaucoup de jeunes étaient contaminés et le virus a fini par se propager dans la population. Il peut frapper n'importe où, il faut donc continuer à appliquer les gestes barrières, respecter les distances sociales, porter un masque et se faire dépister en cas de doute. J'ai d'ailleurs signé un arrêté, paru ce samedi, qui permet dès aujourd'hui à n'importe de bénéficier d'un test PCR entièrement remboursé, sans avoir besoin d'une ordonnance et sans avoir à se justifier de la démarche ou présenter des symptômes.
- L'application StopCovid n'a pas disparu de nos priorités. C'est un système d'alerte supplémentaire qui fait tout à fait sens en cette période d'été, en particulier pour les jeunes qui sont amenés à se rassembler et à être un peu moins vigilants que d'habitude. Elle permet d'alerter quelqu'un qui a pu se trouver en contact, de façon prolongée, avec une personne porteuse du virus. Plus de deux millions de personnes l'ont téléchargée, ce qui n'est pas suffisant parce qu'il faut qu'un maximum de Français l'utilisent. Si jamais nous avions une reprise de l'épidémie, le traçage des personnes potentiellement contaminées et donc potentiellement contagieuses se verrait grandement facilité. Lorsque quelqu'un est informé qu'il est à risque, il va spontanément aller se faire tester. S'il est positif, cela évitera de contaminer d'autres personnes sans le savoir car il y a de grandes chances pour qu'il soit asymptomatique.
- Dans plus de 80 % des cas, les résultats des tests sont rendus en moyenne en trente-six heures. Ce qui ne veut pas dire que ça ne coince pas dans certains endroits. Je suis moi-même amené à appeler des directeurs de laboratoires, et je l'ai fait encore plusieurs fois cette semaine, pour les rappeler à l'ordre. Ce délai peut être dû à un manque de bras, et c'est pourquoi j'ai autorisé les aides-soignantes, les étudiants en santé, les secouristes, ou encore les techniciens de laboratoire à réaliser les tests. Il y a eu des embouteillages, c'est vrai, surtout dans la capitale ces derniers jours car les Parisiens sont nombreux à partir en vacances, parfois dans des pays qui exigent de présenter un test réalisé dans les soixante-douze dernières heures. Cela a créé un déséquilibre entre l'offre et la demande et nous travaillons à corriger le tir. En Ile-de-France, nous avons ainsi identifié 30 laboratoires, faisant partie de grands groupes privés, qui ne font aucun test PCR. Nous les avons tous appelés pour qu'ils le fassent.
- Je ne me prends pas pour Don Quichotte. On a réussi à augmenter, de façon considérable, le nombre de tests. C'est compliqué, je voudrais que tout aille plus vite, la pression est évidemment forte, mais j'obtiens des résultats. Ce que j'ai demandé s'agissant des tests salivaires, ce que nous devons savoir et sans délai, c'est s'ils peuvent devenir un complément utile et rapide aux tests virologiques PCR. Tout le monde doit faire le maximum. Parce que la situation l'exige, nous devons tous décupler nos efforts même si je le sais bien, il y a de la fatigue. En tant que ministre, je passe mes journées, mes nuits à compter le nombre de tests, de masques, à réfléchir et à m'organiser. C'est une bataille de tous les instants.
- Il est faux de dire que nous n'avons rien fait depuis des mois aux arrivées dans les aéroports. Les gens ne le savent pas mais, depuis cinq mois et demi, 600 000 voyageurs passant à Roissy se sont fait contrôler la température à distance grâce à des caméras thermiques. 30 ont été dirigés vers des services de santé, et seulement un a été diagnostiqué positif au Covid ! Nous sommes le pays d'Europe le plus interventionniste sur la question. Quand on teste 100 personnes dans la rue en France, on en trouve un positif. Et la proportion est la même dans un aéroport. Nous ne sommes donc pas dans une situation où on laisse entrer des milliers de passagers malades qu'on laisse ensuite aller envahir les rues françaises.
- Nous faisons le constat d'une épidémie mal contrôlée dans une partie de la Catalogne. Ce qui a conduit la région à prendre des mesures de reconfinement progressif. Il nous est donc difficile de recommander aux Français de se rendre sur place, où il est interdit de sortir, de se déplacer normalement, d'aller à la plage ou au restaurant. Nous conseillons donc, même à celles et ceux qui y ont réservé des vacances, de ne pas s'y rendre pour l'instant.
- De nombreuses frontières sont déjà fermées, comme celle avec les Etats-Unis, par exemple. Celle entre la France et l'Espagne ne l'est pas parce que la mesure ne se justifie pas pour l'instant, compte tenu des règles sanitaires très fortes prises par la région Catalane. En demandant à sa population de ne pas se déplacer, de rester chez elle, l'Espagne a en quelque sorte créé ses propres frontières.
- On a un travail de résilience collective à mener. Le deuil est rendu difficile, les gens n'ont pas pu enterrer leurs morts, tout s'est fait dans un contexte de peur générale face à une épidémie qui frappait tous les jours davantage. Certains ont perdu leurs proches, d'autres ont été malades, fatigués et gardent des symptômes. Je ne néglige absolument pas la souffrance des gens et nous la comprenons et l'accompagnons avec la plus grande bienveillance. Mais on n'est pas au stade où l'on peut regarder en arrière, on est encore dans un combat actif. Aujourd'hui nous devons tout faire pour qu'un jour, on puisse parler de ce virus au passé.

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)
- Je regrette profondément que la Pologne envisage de se retirer de la Convention d'Istanbul [sur les violences faites aux femmes]. Ce traité est une avancée pour protéger les victimes et mettre fin à l'impunité. On ne doit pas reculer dans lutte contre les violences faites aux femmes. C'est un impératif humain!
- Parce que l'Histoire et la mémoire doivent nous rassembler, j'ai été fière et émue de participer au ravivage de la flamme du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe en l'honneur de nos soldats venus d'Afrique, du Pacifique et des Antilles. Nous honorons tous nos héros.

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)
- Avec nos partenaires européens, nous avons assuré la conformité complète du financement d’Airbus avec les règles de l’OMC. Les tarifs américains qui frappent notamment nos avions et nos vins n’ont donc plus aucune raison d’être. J’espère que les Etats-Unis les retireront rapidement, sinon l’Union européenne n’aura d’autre choix que de répliquer pour défendre nos droits et nos intérêts.
- Je suis convaincu que l’exportation et l’attractivité des territoires passent par les régions. Regardez ce que le gouvernement a réalisé depuis 3 ans avec succès  la Team France Export en regroupant BPI France, Business France et les CCI sous l’égide des régions, nous avons fait une réelle avancée. On doit leur donner les clés et ne surtout pas faire à leur place, si certains pensent que l’Etat est le seul à pouvoir agir à l’exportation ils se trompent!
- J’ai créé un poste spécifique dans mon Ministère pour mieux impliquer les acteurs privés: les fédérations professionnelles, les opérateurs, les organismes consulaires qui doivent avoir une vraie porte d’entrée directe. C’est un signal fort que je veux envoyer aux acteurs privés de la compréhension de la problématique qu’ils peuvent avoir aujourd’hui de leur intégration dans la stratégie nationale de l’exportation.

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Nous saluons les annonces de Jean Castex pour faire cesser les violences du quotidien. Seule l'autorité de la République doit s'appliquer.

Laurent Saint-Martin (député)
- La droite est marquée par ses contractions et son opposition dogmatique. L'exemple est frappant à l'Assemblée. L'absence de propositions pour le pays est à mon sens plus révélateur que le problème de trouver un candidat pour 2022.
- L’union des gauches restera impossible tant qu'une grande partie en son sein continue de faire le jeu du communautarisme. Flirter avec ceux qui bafouent les principes essentiels de notre République comme la laïcité, ne mène qu'à la division.
Donald Trump est l'illustration de la dangerosité de la gestion d'une crise sanitaire à des fins de campagne politique. Le volte-face de la politique sanitaire des Etats-Unis est un aveu d'échec d'une gestion dogmatique de cette crise, et non scientifique.
- L'accord européen pour la relance de 750Mds€ est un véritable tournant politique. Nos 27 Etats vont apporter une réponse financière et budgétaire massive, avec notamment une dette commune. Nous entrons dans une nouvelle ère de la construction européenne.

●MoDem
Jean-Noël Barrot (député)
- L'accord européen initié par Emmanuel Macron, en lien avec le plan de relance qui sera présenté et mis en œuvre par le gouvernement dès cet été, ouvre un nouvel horizon et l’espoir d’un meilleur avenir pour tous les Français.
- Une priorité du groupe MoDem pour la relance: l’association la plus large de tous les Français aux fruits de la prospérité retrouvée: revalorisation des rémunérations des soignants, intéressement et participation, actionnariat salarié.

Nathalie Avy-Elimas (députée)
Renforcer notre modèle social pour mieux accompagner les familles à tous les stades de la vie : voilà les orientations que devront prendre les budgets de la France pour l’année 2021.

●UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Jean-Christophe Lagarde (président)
La vente libre de protoxyde d'azote fait des ravages chez les mineurs. L'UDI a fait voter au Sénat une proposition de loi pour l'interdire ... mais nous devons attendre mars 2021 pour la faire adopter à l'Assemblée. Il est urgent d'agir!


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