dimanche 2 mai 2021

Propos centristes. France – Ecole et covid19; lutte contre le terrorisme; accord en région Sud; industrie; lutte contre le RN…

Voici une sélection, ce 2 mai 2021, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.


► Emmanuel Macron (Président de la République)

- À tous nos agriculteurs, transporteurs, transformateurs, distributeurs, aux familles de Rungis, à toute la « Ferme France » : vous nous avez permis de tenir. En ce 1er mai, nous vous célébrons. Vous faites la France unie.

- À nos médecins, infirmiers, pharmaciens, pompiers, militaires, vétérinaires, dentistes, à celles et ceux qui sont à l’œuvre pour vacciner les Français, qui assurent les soins dans nos hôpitaux, nous protègent : merci. Vous faites honneur à notre pays. Vous faites la France unie.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)

Le premier janvier prochain, la France prendra la présidence du Conseil de l'Union européenne. Un moment important, pour notre pays et pour l'Europe. Tout le collectif gouvernemental sera uni derrière le président de la République pour faire de ce rendez-vous un succès. Nous avons donné ce jour le top départ de la préparation active de cette échéance avec une première réunion du Gouvernement, entièrement mobilisé pour la réussite de ces 6 mois que nous voulons utiles à l'Union et à chacun de ses citoyens.

 

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)

Je condamne fermement les mesures prises hier par la Russie à l’encontre de plusieurs responsables européens, dont le député Jacques Maire. Je leur exprime ma solidarité. Nous attendons de la Russie un comportement responsable, indispensable pour réduire les tensions actuelles.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)

Qui aurait pu penser qu’un jour la forêt amazonienne rejetterait plus de carbone qu’elle n’en absorbe? Ce jour est arrivé. Toute la planète doit se mobiliser.

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)

- Chaque jour d’école compte pour un enfant. Derrière, il y a des enjeux éducatifs, psychologiques, de santé et d’avenir. Nous appliquons un protocole très strict, avec la fermeture de la classe dès le premier cas de Covid et des demi-jauges dans tous les lycées et dans les classes de certains collèges. Notre stratégie "tester, alerter, protéger" atteint aussi un troisième niveau : après les tests antigéniques du premier trimestre, les tests salivaires du deuxième, nous proposons maintenant les autotests. Par ailleurs, il faut arrêter d’être obnubilé par le rôle de l’école dans les contaminations. C’est loin d’être le facteur principal. 

- [Autotests] Nous en avons déjà diffusé plus de 2 millions pour les 560.000 agents des écoles primaires. À raison de deux tests par semaine, nous avons quinze jours d’avance. Nous allons en livrer 60 millions en mai et juin. La semaine prochaine pour les adultes ; à partir du 10 mai, pour les lycéens qui pourront se tester une fois par semaine. 

- Pour l’école primaire, notre stratégie repose sur les tests salivaires. Nous développerons peut-être les autotests pour des classes de collège, fin mai, en plus des tests salivaires. Nous avons toujours été pragmatiques en analysant les retours de terrain. Il faut donc d’abord bien déployer cela au lycée. Le fait de tester dès maintenant tous les professeurs deux fois par semaine dans les écoles, collèges et lycées doit déjà permettre d’identifier les cas positifs et ainsi couper la chaîne de contamination au plus tôt. 

- [Quatrième vague d’épidémie?] On a eu toutes sortes de prédictions depuis un an. Nous les accueillons avec attention et discernement. Aujourd’hui, nous sommes plutôt sur une tendance baissière, même si ça évolue lentement. Malgré les craintes, la reprise en primaire s’est bien passée. Et nous autorisons à nouveau les cours d’EPS en intérieur à partir de lundi. Cette crise sanitaire ne doit pas nous détourner de nos préoccupations pédagogiques. En CP, les acquis en lecture sont bons, comme nous avons pu le constater cette semaine avec le président de la République dans une classe du réseau d’éducation prioritaire de Melun. Nous avons des éléments d’espoir pour l’avenir. Nous allons continuer à mettre beaucoup d’effort et de moyens sur la jeunesse. C’est pour ça que le budget 2022 pour l’éducation sera largement augmenté pour tenir compte aussi des résultats du Grenelle de l’éducation. 

- En matière sanitaire, j’ai trois points de repère : la HAS [Haute autorité de la santé], le conseil scientifique et la Société française de pédiatrie. Au ministère, une équipe Covid-19 réunit toutes les personnes compétentes : médecin-conseil, secrétaire général, agents faisant le lien avec le ministère de la Santé. Ce sont les autorités de santé qui donnent l’éclairage, ensuite nous dialoguons sur la faisabilité.

- Nous avons déjà bien adapté le bac depuis le début de la crise sanitaire. Mais généraliser le contrôle continu – on est déjà à 80% – ne me semble pas dans l’intérêt de l’élève. Nous devons faire preuve de bienveillance, en accentuant l’accompagnement personnel, pour l’épreuve de philosophie comme pour le grand oral. Ce dernier sera aménagé. L’élève pourrait, par exemple, présenter un mot de son professeur pour signaler les parties du programme non vues.

- Mon logiciel est profondément républicain, je suis donc très attaché au respect de la Constitution et à l’unité de la République tout en ayant une politique équilibrée, favorable aux langues régionales. A chaque fois qu’un député m’a demandé mon avis, j’ai répondu que j’étais favorable à cette saisine. Ce texte pose des questions constitutionnelles évidentes, notamment parce qu’il peut permettre la multiplication d’écoles dites immersives où on ne parle pas le français, et parce qu’il crée des dépenses supplémentaires pour les communes.

- Notre langue est le premier trésor français, celui qui nous relie tous et fait notre puissance mondiale. Elle ne doit donc pas être triturée ou abîmée. La féminisation des métiers et fonctions est un progrès, mais mettre des points au milieu des mots est un barrage à la transmission de notre langue pour tous, par exemple pour les élèves dyslexiques. Nous avons déjà une circulaire d’Edouard Philippe interdisant l’écriture inclusive dans les usages administratifs, nous allons bien clarifier le fait que c’est vrai aussi dans nos usages pédagogiques. Nous allons mettre les points sur les i!

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)

- La jeunesse est la priorité d’Emmanuel Macron. En plus des 9mds€ du plan 1jeune1solution, nous travaillons sur une Garantie Jeunes Universelle pour permettre à chaque jeune de bénéficier d’un accompagnement vers l’emploi et d’une rémunération de près de 500€/mois.

- Le  1er mai est un temps social important dans notre pays. D’autant plus en cette période de crise où la protection des travailleurs est au cœur de nos priorités. Je condamne fermement ceux qui ont voulu voler ce moment aux syndicats. Merci aux forces de l’ordre pour leur action.

 

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)

- J'aimerais tant que nous soyons ensemble, notamment sur des valeurs républicaines. Il n'y a pas d'issue sans une vision collective de la République. C'est la raison pour laquelle on essaie d'éradiquer tous les séparatismes.

- Je n'ai jamais autant entendu le mot 'liberticide' depuis que je suis ministre. C'est une confusion des choses ! La liberté, c'est quoi ? Celle de contaminer les autres, de faire circuler le virus ?

- Il n'y a pas la police d'un côté et la justice de l'autre. On est dans la même barque !

- Nous avons fait un effort considérable pour évaluer la dangerosité des terroristes en prison. Quand un homme sort, je veux m'assurer qu'il n'est plus un terroriste et qu'il soit surveillé, dans le cadre de la loi.

- On ne peut pas se plaindre à la fois que certains terroristes passent au travers des mailles et se plaindre que l'on veuille contrôler ces situations, il faut savoir ce que l'on veut !

- De la même façon qu'on faisait un lien entre immigration et le chômage, aujourd'hui certains croient devoir faire un lien avec le terrorisme. Ce qui fait le lit du terrorisme n'est pas l'immigration mais l'islamisme radical.

- [Lutte antiterroriste] Je n'ai pas d'inquiétude quant à la constitutionnalité du texte qui sera, je l'espère, voté très vite.

- [Extradition d'anciens membres des Brigades rouges vers l'Italie] Aurions-nous accepté que l'un des auteurs du Bataclan parte vivre 40 ans en Italie? Ceux-là ont du sang sur les mains (...) Je n'ai aucun état d'âme.

- [Irresponsabilité pénale] Il y a une ligne rouge à ne jamais franchir, on ne peut pas juger les fous dans notre pays, ce serait une régression insupportable.

- [Accord LR-LREM en Paca] Je me félicite de cet accord. C'est celui de républicains démocrates qui font front commun contre le Front national.

- [A propos de Marine Le Pen] Quand vous arrivez deux heures après des faits atroces de terrorisme, que vous vous servez d'un cercueil comme un marche pied, c'est d'un cynisme qui me dégoute.

- Militants CGT blessés lors du 1er-Mai : "C'est la première fois qu'on voit ça. (...) C'est toute cette haine qui se répand et nous fait tellement de mal.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)

- En ce 1er mai, journée synonyme de luttes sociales, une pensée à toutes les femmes, en première ligne sur le front de la crise sanitaire. Si l'émancipation économique est la clé de leur libération, il est temps que l'égalité salariale devienne une réalité concrète.

- Le 1er mai 1995, un militant du Front national ôtait la vie à Brahim Bouarram, victime de la haine. Si la douleur ne se gomme pas, la mémoire doit nous permettre de tout faire pour que ces drames ne se répètent plus. Le racisme reste une réalité, que nous devons combattre.

 

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)

- Une ligne politique ne se construit pas en faisant tomber les digues, au détriment de ses idées. Quelle constance à vider le parti Les républicains de son socle de valeurs !

- Faire gagner nos idées et nos valeurs: c’est le sens du rassemblement fort autour de Renaud Muselier avec Sophie Cluzel. Nous sommes avec vous pour porter cette dynamique au service de la région Sud !

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)

- Cessons de dépeindre une France naïve : nous sommes le 1er pays européen à avoir mis en place le filtrage des investissements étrangers, pour que des entreprises prédatrices ne mettent pas la main sur des pépites françaises dans des secteurs stratégiques.

- En France, nous avons des pépites industrielles, des savoir-faire industriels de grande qualité, et l'on doit se mobiliser pour pousser cette industrie, en être fier. Le Président de la République a fait de la reconquête industrielle un enjeu majeur.

 

Nathalie Elimas (secrétaire d’Etat chargée de l’Education prioritaire)

Notre protocole sanitaire à l’école est clair : 1 cas = 1 classe fermée Depuis le retour en classe de nos élèves de maternelle et primaire, 1118 classes ont été fermées, soit 0,39% de nos classes dans le premier degré. Continuons à nous battre pour l’école !

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)

Marine Le Pen a découvert qu'il y avait des jeunes en France pour la 1ère fois en 20ans grâce à un sondage. Il n’y a pas une jeunesse mais des jeunesses. Il n'y a pas de réponses simplistes mais des solutions cousues main pour chacun.

 

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles)

En cette Journée de la non-violence éducative, rappelons qu'aucune violence physique ou psychologique à l'égard des enfants n'est éducative ou ordinaire.

 

► Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Stanislas Guerini (délégué général)

- Face à l'extrême-droite, le dépassement des clivages et le rassemblement des compétences est la position que je défends depuis le début.

- La majorité présidentielle ne tergiverse pas face à l'extrême droite et reste fidèle à son ADN de dépassement des clivages.

 

Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)

- Loin des alliances d’appareil, la Région PACA a besoin d’un accord de projet. En dépassant nos différences et en nous rassemblant sur ce qui nous unit, Renaud Muselier et Sophie Cluzel se battront ensemble pour une région plus forte, qui ne tombe pas aux mains de l'extrême-droite.

- Les sanctions prises par la Russie à l’encontre de ressortissants européens sont inacceptables.

 

Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale)

- Je me réjouis de l'accord qui unit désormais Renaud Muselier et Sophie Cluzel dans l'intérêt de la région PACA et de ses habitants, preuve que la recomposition politique se fonde d'abord sur des projets partagés.

- Assumer de parler d'identité, ce n'est pas exclure mais affirmer que chacun peut et doit être accueilli dans la République, que chacun peut s'intégrer à un récit national quel que soit son historique avec la France.

 

● Mouvement radical

Laurent Hénart (président)

- Le Mouvement radical appelle les partis politiques à dépasser les réflexes d’appareil pour assurer la victoire des principes de la république face au RN le 27 juin prochain. Oublier le barrage républicain aux régionales de 2021 c’est le remettre en cause pour la présidentielle de 2022.

- Le barrage républicain contre les extrêmes est prioritaire pour les Radicaux et l’incontestée percée du RN en région Sud l’y rend indispensable. Le Mpuvement radical approuve le rassemblement autour de Renaud Muselier auquel il appelle depuis plus d’un mois déjà.

 

► Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)

 

Nathalie Loiseau

Chez Les républicains, mieux vaut s’appeler Eric Ciotti et courir derrière le RN plutôt que Renaud Muselier qui s’allie à la majorité. Un conseil : changez le nom du parti. Il y a des limites et vous les avez allègrement franchies.

 

● Personnalités centristes
Jean-Pierre Raffarin (ancien premier ministre)

- Ce n’est pas nouveau, les États majors parisiens rêvent toujours de nationaliser les élections territoriales. La décentralisation c’est la Liberté dans la République.

- La vraie décentralisation, qui consiste à gérer les différences en respectant les valeurs de la République, rend possible l’organisation de majorités différentes d’une région à une autre. Les alliances sont les réponses différenciées aux différents enjeux territoriaux.

 

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