vendredi 5 juin 2015

Actualités du Centre. Lagarde et Bayrou plaident pour la proportionnelle

Lors de récents interviews, les leaders centristes, Jean-Christophe Lagarde pour l’UDI et François Bayrou pour le Mouvement démocrate, se sont prononcés à nouveau pour l’établissement d’un scrutin proportionnel «aménagé» afin que les élections reflètent mieux la diversité politique du pays et ce même si cela profiterait également au Front national.
Jean-Christophe Lagarde souhaite généraliser ce mode de scrutin et ne veut pas que ce ne soit uniquement l’instillation d’une petite «dose» de proportionnelle.
En outre, le président de l’UDI a déclaré: «Nous avons toujours été favorables au scrutin proportionnel, y compris avec une prime majoritaire. (…) A l'Assemblée nationale, nous avons besoin du même système: des élections à la proportionnelle sur les 13 régions avec une prime majoritaire, ce qui arrêtera d'écarter de l'assemblée pratiquement 40 à 50% des Français».
François Bayrou, lui, souhaite «un principe proportionnel».
Car, selon le président du MoDem, rien ne peut «justifier» le scrutin majoritaire à deux tours qui a comme conséquence «qu’un grand courant comportant plusieurs millions de Français soit interdit de représentation. A l’élection présidentielle de 2007, j’ai fait près de 20%. A celle de 2012, Marine Le Pen a fait à peu près le même score. A la sortie, pour les deux, deux députés sur près de 600. Est-ce raisonnable? Est-ce compréhensible? Non. La proportionnelle a deux avantages majeurs: elle permet des majorités d’idées et elle sert de garde-fou contre les dérives extrémistes».
Jean-Christophe Lagarde estime même que l’absence de proportionnelle qui empêche le Front national d’être présent à l’Assemblée nationale est un «cadeau à l’extrême-droite» car cela lui permet d’«éructer sur des plateaux de télévision des positions démagogiques» sans «se prononcer par des votes point par point sur les difficultés de la société».
La dernière fois que la proportionnelle a été utilisée pour les élections législatives remonte à 1986 où François Mitterrand l’avait fait adopter afin d’éviter une trop lourde défaite face à la Droite, ce qui avait provoqué l’élection de 35 députés du FN.


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