mardi 16 février 2016

Actualités du Centre. Jean-Pierre Raffarin choisit Alain Juppé

Jean-Pierre Raffarin & Alain Juppé
Même s’il ne faisait aucun doute que Jean-Pierre Raffarin choisirait de rejoindre le camp d’Alain Juppé à la primaire de LR, c’est malgré tout un soutien de poids, notamment au sein de ce qui reste du courant centriste et humaniste dans la formation issue de l’UMP (dont un des buts était de rassembler droitistes et centristes dans un même parti).
Il a ainsi déclaré à La Nouvelle République du Centre-Ouest et à Centre-Presse, «Je m'engage fermement et activement avec Alain Juppé».
Selon lui, «c'est une personnalité forte, fiable et fidèle (…) Forte de son expérience, de son caractère, de sa puissance personnelle (…) Fiable parce que c'est un homme de parole, un homme droit, un homme qui respecte ce qu'il dit (…) Fidèle à des valeurs républicaines et européennes, de tempérance et d'équilibre».
Et d’expliquer que «Tout ceci fait que je me sens bien au côté d'Alain Juppé où je suis d'ailleurs sans discontinuité depuis les européennes de 1989 quand j'étais sur sa liste avec Valéry Giscard d'Estaing. Nous partageons la même ligne politique».
Pas sûr que cette dernière affirmation fasse aussi plaisir que cela à Alain Juppé qui n’a de cesse de se démarquer de la sphère centriste en tentant de se présenter comme une personnalité «centrale», mot d’ordre appliqué à la lettre par tous ses lieutenants.
Jean-Pierre Raffarin estime par ailleurs, qu’«Alain Juppé a besoin d'une base électorale élargie, ce qui apparaît plutôt comme un atout pour diriger le pays, c'est mieux que de vouloir cliver excessivement», en référence à la volonté du maire de Bordeaux de réunir derrière lui la Droite et le Centre.
Ancien premier ministre de Jacques Chirac, comme Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin sera actif dans la campagne de la primaire: «J'apporte dans la sphère Juppé un tempérament et un parcours singulier. Je travaillerai sur tout ce qui relève de la situation internationale, de l'emploi et probablement aussi un peu sur la décentralisation».



Aucun commentaire: