jeudi 12 octobre 2017

Actualités du Centre. Bayrou minimise ses critiques envers le pouvoir et n’a pas l’intention de passer la main aux jeunes

François Bayrou
Dans une interview à BFMTV, François Bayrou est revenu sur les critiques assez récurrentes qu’il a proférées ces dernières semaines sur l’action du gouvernement et notamment sur certains aspects du premier budget Macron où il a fortement critiqué la réforme de l’Impôt sur la fortune (ISF).
Il s’est ainsi voulu un soutien indéfectible du président de la république.
A la question, «vous disiez fin août, ‘L’opinion ne voit pas la direction, le but que l’on se fixe’», il répond:
«C’était fin août et précisément, il y a eu plusieurs interventions dans le mois de septembre. Vous vous souvenez d’une très importante interview au magazine Le Point. Vous vous souvenez du grand discours sur l’Europe – très important encore, majeur – à la Sorbonne qu’a fait le président de la République, et de ce discours sur l’agriculture. En effet, depuis la rentrée, ce qu’on voit naître, c’est le projet de société qui est celui du président de la République et de la majorité. Et qui est le mien, absolument sans réserve.»
Quant à sa critique sur la réforme de l’ISF et la possibilité de faire évoluer les mesures contenues dans le budget à ce propos, il n’a pas changé d’avis et espère que des amendements déposés par les députés de son parti pourront être votés:
«L’idée que nous entrions dans une crise au sein de la majorité n’est pas mon idée. Nous avons l’Assemblée nationale et nous avons le Sénat. Il y a des choix qui sont de bons choix. L’orientation générale est une orientation qui correspond à une vision de l’avenir que je partage. Je dis seulement, j’allume le projecteur sur cette question qui est celle de la concentration continue, entre les mains des plus favorisés et des richesses matérielles, et le déséquilibre que cela crée dans la société. Et je suis sûr qu’on peut y réfléchir tous ensemble.»
Et à la question de savoir s’il est «plus que jamais soutien du président de la république?», sa réponse est sans équivoque:
«Plus que jamais soutien, satisfait de cette majorité nouvelle que nous avons fait naître, et décidé aussi à ce qu’on en aperçoive tous les équilibres».
En outre, répondant indirectement aux propos de Jean-Christophe Lagarde, le président de l’UDI, qui estimait qu’une réunification du Centre se ferait quand il aurait laissé la présidence du MoDem, François Bayrou a rappelé qu’il serait là pour longtemps encore.
A la question, «Vous allez rester président du MoDem longtemps?», il a répondu: «Les militants décident. C’est très bien. Chez nous, c’est un parti démocratique. Donc cela se décide comme cela».
Et il a ajouté: «J’ai l’intention de jouer le rôle le plus important possible pour les idées que je défends dans la vie politique locale, à Pau, où il se passe des choses très bien, et nationalement».
Enfin, honnêteté ou simple trait d’humour pourtant fort juste, François Bayrou a expliqué qu’il existait politiquement surtout grâce aux médias.
A la question, «Mais comment faites-vous pour exister toujours politiquement?», il répond, «Eh bien parce que vous m’invitez! Je vis uniquement grâce à vous!», ajoutant même, «C’est grâce à votre compréhension bienveillante!».
Mais il explique également:
«Je vais répondre sans modestie, parce que l’existence en politique, elle est commandée par les idées fortes. Les idées, qui au début sont minoritaires, et puis au bout de quelques années, ça s’avèrent juste. Et ceux qui maintiennent le cap, qui ne laissent pas tomber le drapeau, qui défendent souvent envers et contre tout, et envers et contre tous, une vision de l’avenir, qui est une vision forte, alors ceux là existent.»


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