vendredi 8 décembre 2017

Actualités du Centre. Hénart et Pinel: «Plus rien ne nous sépare» et «Nous avons des valeurs communes»

Laurent Hénart  Sylvia Pinel
«Plus rien ne nous sépare», affirme Laurent Hénart, le président du Parti radical valoisien dans une courte vidéo tournée en compagnie de Sylvia Pinel, la président du Parti radical de gauche afin de présenter à leurs militants la réunification des radicaux qui sera actée ce week-end lors d’un congrès extraordinaire.
«Nous avons des valeurs communes», lui répond Sylvia Pinel rappelant que le futur Parti radical ne part pas «d’une feuille blanche» mais est bien le «plus vieux parti de France» qui se retrouve uni quarante-cinq après la séparation due à l’adhésion d’une partie de ses membres du Programme commun du PS et du PC signée en 1972.
Si la réunification du Parti radical est possible c’est aussi grâce à l’onde de choc provoquée par l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée et la construction de cet espace central où les radicaux espèrent trouver une place prééminente à terme.
Laurent Hénart, dans une interview au Parisien, déclare ainsi, «Les radicaux ont décidé de rassembler leur famille, issue du PRG et du Parti radical, pour être complètement indépendants et organiser un espace central distinct dans le paysage politique».
Dans le même temps, ceux-ci veulent s’éloigner le plus possible de LR qui sera dirigé bientôt par Laurent Wauquiez:
«La position ambiguë de Laurent Wauquiez sur le FN pendant l'entre-deux-tours de la présidentielle, quand il n'a pas appelé clairement à voter pour Macron face à Le Pen, est pour moi quelque chose d'insurmontable. Du reste, concernant l'Europe, les radicaux sont clairement fédéralistes, nous organiserons d'ailleurs notre premier événement national le 9 mai prochain avec une grande convention sur l'Europe. Or, quand j'entends Laurent Wauquiez s'exprimer, il me semble être dans une logique qui est tout autre».
Ce n’est pas pour autant que Laurent Hénart se voit rejoindre la majorité présidentielle:
«Il y a certes des points d'accord avec le président de la République, comme l'Europe, les mesures pour moderniser l'économie et l'emploi, ou encore le réalisme en matière de sécurité face au terrorisme. Mais nous avons aussi nos différences. J'en cible notamment trois : le manque de justice sociale, la gouvernance qui ne doit pas s'appuyer que sur l'Etat, et la laïcité qui est absente du discours et des réflexes d'En Marche !»


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