lundi 2 juillet 2018

Actualités du Centre. Etats-Unis – La leçon de centrisme et de réalisme de Barack Obama aux démocrates

Barack Obama
Lors d’une levée de fonds pour les candidats démocrates lors des prochaines élections de mi-mandat de novembre prochain, notamment pour le Congrès des Etats-Unis, qui s’est tenue le 29 juin dernier à Beverly Hills en Californie, l’ancien président Barack Obama a exprimé son sentiment sur la situation actuelle (toujours en évitant de citer Donald Trump) et a donné une leçon brillante de centrisme et de réalisme.
S’il leur a demandé d’«arrêter de rêver de lui» et de sa présidence, il a aussi déclaré, selon Politico, «Vous avez raison de vous inquiéter» de la situation aux Etats-Unis et dans le reste du monde.
Voici les principaux passages de son intervention retranscrites par les quelques journalistes présents.

- «La peur est puissante. Dire aux gens que quelqu'un vient pour vous faire du mal ou que quelqu'un a pris votre travail, ou que quelqu'un en a après vous ou va vous changer, vous ou votre communauté ou votre mode de vie – c'est une vieille histoire qui a montré toute sa force dans les sociétés du monde entier. C'est une volonté délibérée et systématique pour taper dans cette partie de notre cerveau qui porte en elle la peur».

- «La réalité a une façon intéressante de venir vous mordre. Ceux du bord opposé ont colporté tant de choses qui sont si fausses qu’ils peuvent s’en tirer pendant un temps, mais qu’à un certain moment, ils doivent affronter la réalité.»

- «Si nous ne votons pas, alors cette démocratie ne fonctionne pas.»

- Les républicains et les démocrates racontent «des histoires différentes». «Il y a un contraste fondamental entre nos visions du monde. Nous en voyons les conséquences lorsque cela abouti à des mesures concrètes et à leurs effets.»

- Les républicains «ne  s’attachent pas à l'inspiration. Ils s'inquiètent seulement d’obtenir un siège et leur travail en la matière est très non seulement au niveau présidentiel, mais aussi au niveau législatif du Congrès et des Etats.»

- «La majorité des Américains préfèrent qu’on leur propose une histoire d'espoir. Une majorité du peuple américain préfère un pays qui s’unit plutôt que de se diviser. La majorité du pays ne veut pas voir un monde où est en vigueur la loi de la jungle, où tout le monde est en colère tout le temps.»

- Les républicains «sont en colère même quand ils gagnent!»

- «Je ne suis pas surpris qu'au lieu de remplacer ce que nous avions fait par quelque chose de mieux, ils ont simplement fait de leur mieux pour saper et éroder ce qui est déjà en place. Bien sûr, les gens vont être en colère à ce sujet, parce que si vous aviez des soins de santé et soudainement quelqu'un qui dit qu'ils vont faire mieux, vient pour aggraver les choses, vous serez très énervé. Vous devriez alors sortir et voter.»


- «Tous ces gens qui se promènent en se tordant les mains, stressés et anxieux, qui regardent constamment la télévision par câble et qui hurlent au clair de lune, «qu'allons-nous faire?», leurs cheveux tombent, ils n’arrivent pas à dormir».

- «Le travail des Démocrates n'est pas d'exagérer; le travail des démocrates ne consiste pas simplement à imiter les tactiques de l'autre bord. Tout ce que nous avons à faire est de travailler dur au nom de cette vérité. Et si nous le faisons, nous obtiendrons de meilleurs résultats.»

- «Je serai honnête avec vous, si j'ai un regret pendant ma présidence, c'est que les gens étaient tellement concentrés sur moi et les batailles que nous avions, en particulier après la perte de la Chambre des représentants, que les gens ont cessé de prêter attention aux bulletins de vote.»

- «N'attendez pas le message parfait, n'attendez pas de sentir un picotement dans votre colonne vertébrale parce que vous vous attendez à ce que les personnalités politiques soient si inspirantes et poétiques et émouvantes pour que d'une façon ou d'une autre, vous quittiez votre canapé afin de prendre les 15-20 minutes qu'il vous faut pour voter. C’est de qui s’est passé en partie lors des dernières élections et j’'ai trop entendu ce genre de propos.»
Et d’ajouter avec malice qu’un nouveau message viendra en son temps pour la prochaine présidentielle mais que jusque là, si les gens ont besoin d’être énergisé, alors, ses vieux slogans «Change we believe in» (le changement auquel nous croyons) et «Yes we can» (oui nous pouvons) pouvaient encore fonctionner…


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