jeudi 18 avril 2019

Européennes 2019. Propos centristes: Racines Chrétiennes, paix en Europe, projet européen, groupe centriste au Parlement européen, UE en danger…


Sélection des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux à propos de l’Europe et des élections au Parlement européen du 26 mai.
 
Nathalie Loiseau (LREM, tête de la liste Renaissance aux élections européennes)

- L'autorité européenne du travail définitivement adoptée par le parlement européen. Elle permettra de lutter plus efficacement contre le dumping social et les fraudes. Une proposition Emmanuel Macron qui devient réalité.

- Bien sûr qu’il y a des racines chrétiennes en Europe. Mais la chrétienté ne se résume pas à l’Europe et l’Europe ne se résume pas à la chrétienté. Ce n’est pas aux politiques de dire ce qu'est notre Histoire.



Stanislas Guerini (LREM, délégué général)

- Beaucoup se sont habitués à la paix en Europe. Mais il est encore possible que cette paix ne soit qu'un interlude dans l'histoire européenne. Bien sûr que nous ne voulons pas cela. Mais aujourd'hui, nous devons décider à quoi ressemblera le siècle prochain. Nous avons besoin d'une Europe qui affronte à nouveau les grands défis, tels que les questions écologiques et sociales. Des dirigeants de puissances étrangères tels que Trump et Poutine regardent le projet européen avec suspicion. Nous assistons à la montée du nationalisme en Europe. Ces forces extrémistes veulent la fin du projet européen. Si nous voulons que cette construction européenne continue, nous devons la reconstruire.

- L'année dernière, nous avons organisé la Grande Marche pour l'Europe, nous avons demandé l'avis de 80 000 Français sur les places de marché ou à leur porte. Il s'est avéré que les gens attendent beaucoup de l'Europe. Toutefois, il est également vrai que l'Europe a déçu de nombreux citoyens. Nombreux sont ceux qui estiment que l'Europe ne les protège pas suffisamment et n'en fait pas assez pour eux face à la mondialisation. Les Français veulent donc plus d'Europe.

- Je pense que l'UE et les États membres ont la responsabilité de veiller à ce que les citoyens européens ne s’éloignent pas du projet européen. Les politiques français ont souvent vendu les succès de l'Europe comme des succès nationaux. Il n'a jamais été admis que lorsqu'une route était rénovée ou qu'un nouveau bâtiment était construit, il était partiellement financé par l'UE. Et en même temps, Bruxelles a été blâmée pour tout quand il y avait des problèmes en France. Les citoyens doivent se sentir plus concernés par les domaines dans lesquels l'Europe leur donne les moyens d'agir.

- Je pense qu'un nouveau groupe important pourrait émerger au sein du Parlement européen. Les libéraux de L’ALDE sont aujourd'hui le quatrième groupe du Parlement européen. Nous devrions cependant être encore plus ambitieux. Nous voulons devenir un groupe que personne ne peut ignorer, sans lequel rien ne peut être décidé au Parlement européen.

- Le prochain Parlement européen sera fondamentalement différent de l'actuel. Les deux grands groupes que nous avons aujourd'hui, le PPE et les sociaux-démocrates, ne pourront plus prendre les décisions du Parlement seuls demain. Nous devons créer un projet positif en Europe dans lequel nous regardons plus ce qui nous unit que ce qui nous divise. C’est pour cela que nous discutons avec les sociaux-démocrates, les libéraux et les verts. Nous échangeons avec nos partenaires de l’ALDE car nous voulons travailler ensemble, mais pas exclusivement. Nous voulons élargir le groupe.

- Si nous ne répondons pas au problème du dumping social au sein de l'UE, nous décevrons les attentes des citoyens. Il est incompréhensible pour les contribuables allemands et français que leur argent soit acheminé par le biais de fonds européens vers les États membres qui exploitent l'écart des cotisations sociales. Nous devons inscrire cette question à l'ordre du jour européen de manière plus offensive.

- L'Europe a encore besoin d'un moteur franco-allemand fort pour avancer. Mais parfois, il faut accepter qu'il ne faille aller de l'avant qu'avec quelques pays. Nous avons maintenant adopté la taxe numérique en France - et j'en suis fier. Mme Kramp-Karrenbauer veut attendre de voir si un accord peut être trouvé au niveau des pays de l'OCDE, y compris avec les États-Unis. C'est une erreur. Les citoyens européens ne peuvent plus tolérer qu'un géant de l'Internet comme Google paie 14 points d'impôts de moins que le boulanger du coin.



François Bayrou (MoDem, président)

- Il y a une donnée fondamentale. Pour la première fois de l'histoire, l'existence même de l'UE est en question et elle est en question, car il y a d'immenses attaques contre elle, de l'extérieur et de l'intérieur. Des puissances colossales, financières et politiques à la surface de la planète, ont un objectif qui est que l'Europe se divise et donc disparaisse.

-  [Emmanuel Macron] C'est probablement le leader européen, parmi tous les leaders européens, celui portant le plus haut l'étendard de cette défense et construction de l'avenir européen.

-  [Est-il tout seul à défendre l’Europe] Qu'est-ce cela peut faire? Si les autres n'ont pas, en eux, ce courage de résister, par exemple de résister à M.Trump, il est juste que le Président de la République le fasse. Si les autres avaient envie de faire comme si le Brexit n'existait pas et que les autorités et les élus britanniques viennent peser à l'intérieur de l'Europe, alors qu'ils sont en train de la quitter, si tous les autres avaient envie, au fond, de fermer les yeux et d'être lâches en face de la situation, c'est formidable qu'il y ait au moins un chef d'État qui dise: «Écoutez, non, nous ne pouvons pas l'accepter» et il a amené les autres sur sa position.



Marielle de Sarnez (MoDem, députée)

- Je suis une Européenne convaincue. Les gens ne sont pas dans la campagne des Européennes, toutes les campagnes européennes sont comme ça. C’est bien pour ça qu’il ne faut pas parler d’Europe une fois tous les cinq ans, c’est bien pour ça qu’il faut faire l’Europe tous les jours, et pas seulement au moment des campagnes. Si on regarde le monde tel qu’il est, si on regarde les États-Unis de Donald Trump, si on regarde la Chine qui nous annonce être première puissance mondiale demain, si on regarde la Russie qui revient au régime d’hier, si on regarde les régimes autoritaires qui sortent de partout, si on regarde les crises, les guerres, les conflits qui sont à nos portes, si on décide maintenant, c’est une question presque de vie ou de mort pour l’Europe. Soit l’Europe décide d’exister, de peser, d’exister politiquement et démocratiquement, auquel cas l’équilibre du monde sera différent, on pourra protéger nos valeurs, protéger notre projet de société, protéger nos avancées sociales européennes, soit on décidera de disparaître. Donc moi je suis là aussi bâtisseur, là aussi reconstructeur, ou refondateur, et je vous dis c’est le bon moment pour décider qu’on fait enfin l’Europe dont on a besoin.

- Il faut parler d’Europe tout le temps. L’Europe, ce n’est pas simplement au moment des campagnes. L’Europe, c’est un choix incroyable. Vous vous rendez compte, tous ces pays qui ont décidé librement qu’ils se dotaient d’un avenir commun. Qu’ils allaient sur les grandes questions décider ensemble. Pas sur les petites, parce que je pense que l’Europe a été trop technocratique, et qu’à un moment il n’y a pas eu une très bonne gestion. Mais je vous dis une seule chose : maintenant c’est le moment de décider, c’est être ou ne pas être comme disent nos amis britanniques qui sont en train de nous quitter, et c’est ça la question, c’est ça qui est le cœur de la question de la campagne des élections européennes. Je ne doute pas que cette question-là, elle va venir. Peut-être qu’au mois de mai, parce qu’elle viendra au moment de l’élection. Mais c’est une question historique. Ce n’est pas une question partisane : c’est une question pour l’avenir de l’Europe.

- [Liste Renaissance LREMMoDem] Très bonne tête de liste, très bonne liste. On a des gens très divers, très variés, j’en suis très heureuse, on a un président de la République qui est fortement européen, et on ne reconstruira pas l’Europe demain sans une France forte et rassemblée autour de cette idée-là.



Jean-Christophe Lagarde (UDI, président, tête de la liste Les Européens aux élections européennes)

- L’Europe a déraillé en 1989 avec la chute du mur de Berlin. On disait que c’était la fin de l’Histoire, mais une autre a commencé : celle de la mondialisation, de l’édification de grandes puissances continentales

- Quand nous avons eu des smartphones, c’était la révolution. Mais nous n’avons encore rien vu! Nous avons tout intérêt à avoir une vraie stratégie industrielle et de recherche commune, sinon nous serons dépassés

- Il y a une grande escroquerie qui consiste à expliquer que la vague des migrants est l'échec de l'Europe. Mais ce n'est pas dans les prérogatives de l'UE. Pourquoi ? Justement à cause de ces gens qui se cachent depuis des années pour nous dire qu'il faut quitter l'Europe !

- Nous sommes les seuls à proposer un livret E: européen et écologique, pour ceux qui souhaitent investir leur argent dans le verdissement du continent européen.

- Bien sûr, tout ce que les pays peuvent faire seuls, ils doivent le faire seuls. Mais s’ils ne le peuvent pas, c’est au niveau de l’Union européenne que ça doit se passer. C’est le cas du climat! 

- Hier, Marine Le Pen voulait sortir de l’euro. Aujourd’hui, elle veut rester dans l’euro mais garder sa souveraineté monétaire. Qu’elle m’explique comment elle va faire ! 

Entre Barroso et Juncker, nous voyons ce que ça donne de laisser les chefs d'État choisir leurs commissaires européen et le Président de la commission. Nous avons besoin d'un nouveau Jacques Delors mais pour que cela soit possible, il faut laisser les parlementaires l'élire.

- La taxe GAFA c'est vous qui la payerez! Google est en situation de monopole. Donc ce sont les artisans et les chefs d'entreprise qui utilisent ces services qui devront la payer. Cette augmentation sera répercutée sur le prix de vente et donc les consommateurs que nous sommes.



Pascal Blanc (Mouvement radical maire de Bourges)

Pour une Europe forte et des territoires forts. Pour une justice sociale et fiscale. Pour une Europe protectrice face à une mondialisation destructrice. Pour une une Europe solidaire pour faire barrage au populisme et au nationalisme.




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