vendredi 30 août 2019

L’Humeur du Centriste. Résistons aux tentatives de «coup d’Etat larvé» des populistes démagogues

Boris Johnson et Matteo Salvini, deux personnages aussi imbuvables que prêts à tout pour faire triomphe leurs égos (et leurs idéologies ensuite) se sont donc lancés dans une guerre contre la démocratie, le premier en «prorogeant» le Parlement britannique afin de faire passer en force son Brexit pur et dur auquel il rêve dans une fantasmagorie où le Royaume Uni redeviendrait la première puissance mondiale débarrassé de ses chaînes européennes, le second en tentant de court-circuiter le tempo électoral parce qu’il y voit un moyen de s’emparer du pouvoir.
Ils ne sont pas les seuls et ils suivent comme des petits soldats stupides et bornés leur maître, Donald Trump, qui tente sans cesse de contourner les règles démocratiques de son pays, dont celles de la Constitution, pour faire avancer son agenda.
C’est aussi le cas d’autres personnages dangereux comme Orban en Hongrie où les droits de l’opposition sont constamment rognés ou comme Kaczynski en Pologne avec, par exemple, les lois scélérates pour mettre au pas les juges indépendants et en nommer d’autres à sa botte.
On ne parlera même pas d’Erdogan qui, lui, a réussi à presque faire disparaitre les règles démocratiques en Turquie.
Dans chaque cas, c’est cette démocratie républicaine qu’ils honnissent eux, leurs sbires et leurs électeurs qu’ils veulent affaiblir avant de la détruire tout court.
Cela s’appelle tout simplement un «coup d’Etat larvé» contre lequel tous les démocrates, dont les centristes, bien évidemment, doivent se lever pour empêcher ces tristes sires de réussir leurs desseins.
D’ailleurs, que ce soit en Italie ou au Royaume Uni mais aussi aux Etats-Unis, les centristes sont au premier rang des indignés qui se mobilisent pour bloquer cette destruction lente mais méthodique de la démocratie républicaine.
Tout cela vient nous rappeler, qu’à l’opposé de ce que prétendent certains, ces personnages ne sont pas que des guignols et des bouffons (ce que je crois) mais également des ennemis pernicieux et redoutable de la liberté (ce que je crois encore plus).
Sans oublier ceux qui estiment qu’ils ne représentent pas un péril pour la démocratie et qui ont participé activement à leur «dédiabolisation» comme c’est le cas en France avec Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon.
Ainsi, il fut un temps où dans la plupart des démocraties occidentales, les médias refusaient de donner la parole à ces personnages au nom même des valeurs démocratiques et républicaines (mais aussi les «intellectuels médiatiques» qui refusaient de discuter avec eux).
Les responsables d’alors savaient que c’est par les mots que ceux-ci instillent leur poison dans les sociétés démocratiques, les précédents du XX° siècle le prouvant largement.
Mais, comme beaucoup, ceux qui dirigent aujourd’hui ces mêmes médias et ceux qui y travaillent, ont changé leur point de vue, souvent pour des questions uniquement de taux d’écoute ou de chiffre de vente.
Quoi qu’il en soit, tous ceux qui sonnent l’alarme depuis des années sont malheureusement confortés et il serait peut-être temps pour les irresponsables de les écouter un peu plus.
Avant qu’il ne soit trop tard.

Centristement votre,

Le Centriste


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