samedi 21 septembre 2019

Présidentielle USA 2020. La gauche du Parti démocrate peut-elle faire perdre Joe Biden comme elle a fait perdre Hillary Clinton en 2016

Affiche électorale de Joe Biden

Joe Biden sera-t-il battu à la prochaine présidentielle s’il est le candidat démocrate à cause de la gauche de son propre parti ?
Cette question doit être posée quand on voit la rhétorique des candidats de gauche à la primaire démocrate à son encontre ainsi que les attaques récurrentes dont il est victime de la part de la gauche du Parti démocrate, notamment son aile radicale.
On se rappelle qu’en 2016, le socialiste Bernie Sanders, battu lors de la primaire démocrate, avait apporté avec beaucoup de réticence, si ce n’est d’aversion, son soutien à Hillary Clinton après l’avoir critiquée sans cesse et de manière démesurée pendant la campagne de désignation du candidat du parti – critiques souvent populistes qu’avait repris à son compte Donald Trump !
De même, nombre de militants de la gauche du Parti démocrate avaient mené campagne contre cette dernière faisant en sorte que beaucoup d’électeurs démocrates – considérant de manière sidérante que Clinton et Trump, c’était blanc bonnet et bonnet blanc – ne se rendirent pas aux urnes, notamment dans les Etats où la victoire s’est jouée à quelques milliers de voix et qui ont permis à Donald Trump de remporter le nombre de délégués nécessaires pour devenir président (mais pas le vote populaire).
Quand on entend la sénatrice du Massachussetts et désormais principale rivale de Biden, Elizabeth Warren, expliquer qu’il ne faut pas que le Parti démocrate choisisse un candidat juste parce qu’il est le plus à même de battre Trump s’il n’est pas idéologiquement acceptable pour les idées de la gauche du parti, elle se positionne exactement comme l’avait fait Sanders en 2016 (et comme il le fait dans cette primaire où il est candidat).
En outre, on n’a pas oublié que cette même gauche démocrate n’avait soutenu que du bout des lèvres Hilary Clinton lors de la cabale menée contre elle par l’extrême-droite du Parti républicain et ses médias affiliés (comme Fox news) à propos de sa boite e-mail.
Quand on voit que Donald Trump vient de proposer au président ukrainien de l’aider à trouver des boules puantes contre Joe Biden (par rapport à des relations d’affaire qu’auraient eu son fils avec des Ukrainiens) avec l’aide du pitoyable Rudi Giuliani, son avocat personnel et ancien maire de New York, on se dit, qu’au-delà de la nouvelle infamie du populiste démagogue, cette histoire pourrait être utilisée par les opposants internes de l’ancien vice-président de Barack Obama pour le déstabiliser, voire lui faire perdre les primaires et même la présidentielle.
Cette alliance objective entre les extrêmes sensés être dans une opposition radicale n’est pas nouvelle en démocratie mais elle tend à devenir plus commune avec la montée du populisme qui n’épargne, ni la droite, ni la gauche.
Et, généralement, elle a pour cible tout ce qui se trouve dans l’espace central, c’est-à-dire les défenseurs de la démocratie républicaine libérale, et plus particulièrement les centristes.
Il est à espérer que le Parti démocrate ne soit pas phagocytés par cette gauche totalement irresponsable et intolérantes qui considère que tout ce qui est à sa droite comme des ennemis irréductibles au risque de faire élire des personnages comme Trump.


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