mardi 28 juillet 2020

Propos centristes. France – Politique écologique du gouvernement; projet de loi Bioéthique; sécurité des Français; emplois; avenir de LaREM…


Voici une sélection, ce 28 juillet 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Emmanuel Macron (Président de la République)
- Notre maison brûle toujours. Depuis l’appel du G7 de Biarritz pour sauver l'Amazonie, nous sommes mobilisés pour protéger notre planète. Je salue l'adoption de la Charte de l’Alliance pour la préservation des forêts tropicales. Accélérons !
- Pour Gisèle Halimi, le féminisme était un humanisme. La France perd une républicaine passionnée qui, comme avocate, militante et élue, fut une grande combattante de l’émancipation des femmes.

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)
- [Tribune: Tous écologistes]
À l’heure où l’humanité traverse l’une des pires crises depuis des décennies, à l’heure où les entreprises luttent pour sauvegarder leurs emplois, à l’heure, enfin, où les Françaises et les Français craignent pour leur avenir, l’écologie est-elle une priorité ? La réponse est clairement oui.
Dans mon esprit, la netteté de cette réponse a sans doute été retardée par les tenants d’une écologie punitive et décroissante, d’une écologie moralisatrice voire sectaire qui, sans doute de parfaite bonne foi, ont beaucoup nui et continuent de desservir la cause. Mais mes années en tant que maire, mon vécu en tant que père, m’ont convaincu de l’urgence de ce combat.
Face aux périls que sont le réchauffement climatique, la pollution de l’air et des mers, la disparition de certaines espèces, notre pays agit déjà et se trouve à la pointe du combat mondial pour préserver la planète. Cependant, les scientifiques comme la jeunesse, nous poussent à aller plus loin et plus vite. Et ils ont raison. Mais je voudrais leur dire qu’ils n’y arriveront pas sans la politique, sans les politiques. Pas ceux qui sont dans l’incantation mais ceux qui sont au contact du terrain.
Dans mon discours de politique générale, j’ai proposé qu’à partir des initiatives qui – et parfois depuis longtemps – ont germé un peu partout en France, l’ensemble des acteurs d’un territoire se réunissent pour bâtir un véritable plan de transition écologique autour d’éléments aussi concrets que la rénovation thermique, les circuits courts, les pistes cyclables, les économies d’énergie, l’artificialisation des terres, les énergies renouvelables… abordés à l’échelle de leur ville ou de leur village. Dans un cadre concerté, ce plan devra fixer des objectifs précis, chiffrés et mesurables. Belle façon d’impliquer les plus jeunes qui verront là, chez eux, les moyens de s’engager personnellement dans la lutte contre le réchauffement climatique ! Chacun doit se sentir responsable et impliqué dans cette grande affaire parce que je crois que l’État seul ne peut rien.
C’est le sens de la méthode que j’entends insuffler pour accélérer la transition écologique : donner les moyens à chaque citoyen, à chaque entreprise et à chaque association de s’engager à son échelle. L’État et les collectivités sont là pour les accompagner, pour fixer le cadre et pour coordonner les efforts. Sur le terrain, on se parle et on s’écoute ! Tout le monde doit travailler ensemble, les associations environnementales, les entrepreneurs, les agriculteurs, les chasseurs, les pêcheurs…
Ma mission en tant que Premier ministre de la République française est de contribuer à réconcilier toutes les France, celle urbaine dont les déplacements quotidiens en transports en commun ou à vélo sont souvent facilités par de solides infrastructures, mais aussi celle périurbaine voire rurale, constituée d’automobilistes pour qui la voiture est encore une nécessité et qui ont été trop souvent stigmatisés. Construisons avec eux les solutions.
Un tel dessein passe nécessairement par le dialogue, la concertation et la participation citoyenne, et le succès de la Convention citoyenne pour le climat voulue par le président de la République souligne une évidence : c’est par le dialogue qu’émergent des actions concrètes et des idées nouvelles. Et là encore, le local est particulièrement adapté à l’échange, à l’échelle d’un territoire, d’une commune ou d’un quartier.
Une écologie qui crée de la richesse partout sur les territoires et y compris dans les ruralités. L’écologie est pour moi un projet d’amélioration de la qualité de vie, de notre performance économique et évidemment, de notre souveraineté.
C’est pourquoi, avec Barbara Pompili et l’ensemble des membres du gouvernement, nous mettons déjà ces principes en œuvre. Près du tiers des investissements prévus par le plan de relance, qui sera présenté fin août en Conseil des ministres, sera directement dédié à la conversion écologique de notre économie. Ce plan de relance sans précédent créera les conditions d’une croissance écologique, mais aussi des emplois qualifiés dès aujourd’hui et pour les jeunes qui entreront prochainement sur le marché du travail. L’action de la Convention citoyenne sur le climat, dont j’ai notamment reçu des représentants, sera prolongée par des mesures concrètes et ambitieuses.
L’écologie n’est pas l’apanage d’une génération. Elle n’est pas la propriété des grandes villes et elle l’est encore moins des partis politiques. L’écologie à laquelle je crois est celle de l’action plutôt que de l’incantation. Si nous voulons qu’elle soit créatrice de valeur, qu’elle soit efficace tout en étant juste, alors elle doit être l’affaire de tous les citoyens.
- Le fret ferroviaire est l’un des modes de transports les plus respectueux de l’environnement : depuis le site de transport combiné de Valenton, nous présentons aujourd’hui des mesures concrètes pour soutenir ce secteur lourdement impacté par la crise.
- Le transport combiné, c’est l’avenir! Nous relançons des projets d’autoroutes ferroviaires.
- Le plan de relance sans précédent créera les conditions d’une croissance écologique, mais aussi des emplois qualifiés dès aujourd’hui et pour les jeunes qui entreront prochainement sur le marché du travail.

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)
- La France a un partenariat important avec l'Egypte mais cela ne signifie pas un blanc-seing sur la question des droits de l'Homme. La vitalité de la société civile égyptienne est le meilleur rempart contre le terrorisme et la radicalisation.
- Interpol joue un rôle fondamental et essentiel pour renforcer la coopération internationale opérationnelle en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale, qui demeure une priorité de l’action internationale de la France. La France entend sur ce fondement continuer de soutenir activement au cours des prochains mois l’action de l’organisation, tant dans son fonctionnement que dans la mise en œuvre des priorités qu’elle s’est fixées, en lien avec ses Etats membres.

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)
- Le Conseil de défense écologique est une première étape dans la transcription des propositions de la Convention citoyenne pour le climat.
- Trois axes, identifiés par la Convention citoyenne pour le climat, ont guidé les décisions prises dans le cadre du Conseil de défense écologique : la rénovation thermique des bâtiments, la maîtrise de la consommation d’énergie, et la lutte contre l’artificialisation des sols. Demain, pour être décent, un logement devra être bien isolé et bien chauffé. C'est une avancée écologique et sociale majeure : les personnes vivant dans les logements les moins bien isolés - souvent des locataires - pourront exiger de leur propriétaire de faire des travaux.
- 3,5 millions de logements sont encore chauffés au fioul. Par habitation, c'est l'équivalent des émissions de CO2 de 3 voitures sur une année. Nous réduisons déjà le nombre de chaudières à fioul de 200 000 par an, les mesures annoncées aujourd'hui vont permettre d'accélérer.
- Jean Castex lance la reconquête du fret ferroviaire! Annulation des péages jusqu'à la fin de l'année. Division par 2 des tarifs des péages fret à partir de 2021. Création de nouvelles autoroutes du fret.
- Engagement tenu ! Avec les annonces faites ce matin, 30% du territoire terrestre national est désormais en aire protégée.
- Le moratoire sur les zones commerciales entre en œuvre aujourd'hui. Une circulaire est envoyée aux préfets pour le faire respecter, et ce principe sera inscrit dans le projet de loi Convention citoyenne pour le climat.
- Je suis arrivée ici [au ministère de la Transition écologique] parce que je veux gagner la bataille écologique, c’est le bon moment. Enfin, la prise de conscience est là. La volonté est là, les moyens sont là, tous les voyants sont au vert. Je fais de l’écologie depuis plus de vingt ans, jamais je n’ai vu l’écologie autant au cœur de la réponse d’un gouvernement à une crise. La crise du Covid a été un accélérateur. Les gens ont compris que nous sommes vulnérables et que, si nous ne faisons rien, après la crise sanitaire, nous aurons la crise écologique.
- Oui, je le crois. Le fait que le président veuille aller au bout de ce qu’ont proposé les citoyens de la convention citoyenne pour le climat est un élément révélateur de son évolution. Il a accepté de soumettre «sans filtre» 146 de leurs 149 propositions, c’est une prise de risque. C’est un point commun que j’ai avec lui: je sais que je prends un risque aussi en acceptant cette responsabilité de ministre de la transition écologique. Mais au moment où les planètes sont alignées, il faut y aller.
- La crise est une opportunité que nous pouvons saisir, c’est un point nouveau. Nous avons de l’argent pour le plan de relance. Et le pays est prêt. Il y a dix ans, les véhicules électriques ou sans émission de carbone n’étaient que des prototypes. Aujourd’hui, de grands constructeurs sont prêts à en construire massivement.
- Nicolas Hulot n’avait pas pris la mesure d’un certain nombre d’obstacles qui existaient encore dans les administrations, dans la prise de décision. Il n’avait peut-être pas non plus pris la mesure du temps nécessaire pour traduire une volonté en actions concrètes : dans la réalité de la vie d’un gouvernement, on ne peut pas demander tout tout de suite. Il faut aussi marquer des étapes.
- Evidemment, en 600 jours, nous n’aurons pas totalement transformé la France, mais on aura amorcé ce virage qui permettra enfin de mettre tout le monde dans la bonne direction. On ne va malheureusement pas empêcher les glaciers de fondre, parce que c’est déjà trop tard, mais on va accélérer la transition de notre modèle, préparer notre économie à la crise écologique, aux conséquences sociales qu’elle peut avoir.
- L’engagement de reprendre les propositions de la convention citoyenne pour le climat doit se traduire par une grande loi. Elle devrait arriver devant le Parlement en janvier 2021. Pourquoi pas plus tôt ?
- Je préfère qu’on prenne le temps de co-élaborer la préparation de ce projet de loi [reprenant les propositions de la Convention citoyenne sur le climat] plutôt que de vouloir aller trop vite et de le bâcler. On va préparer ce projet avec les parlementaires et les citoyens, ce qui est assez nouveau, y compris en associant les parlementaires en amont. Des premières réunions vont se tenir, ce mercredi, avec les citoyens de la convention. Dont une avec les parlementaires, une avec les associations d’élus locaux, et une aussi avec les partenaires sociaux dans le même esprit. Fin septembre, nous aurons une première version du projet de loi consolidé qui pourra être soumis à concertation.
- Il fallait prendre des mesures pour ces secteurs [automobile et aérien] afin d’éviter leur effondrement. Qu’il y ait des contreparties, c’est normal, tout le monde est d’accord sur ce point, on ne peut pas leur demander de continuer «business as usual». Il y a des engagements qui ont été pris sur des suppressions de lignes aériennes, sur le développement d’un avion plus vert, ou encore en faveur de la recherche sur les biocarburants, et nous allons aider ces secteurs à se convertir vers un modèle de développement plus responsable et plus durable.
- Je tiendrai scrupuleusement la ligne annoncée par le président de la République: nous devons descendre à 50 % de nucléaire dans le mix énergétique en 2035. Je ferai en sorte qu’on puisse y arriver, car je connais les obstacles et les inerties en la matière, ce type d’évolution peut parfois avoir tendance à être repoussé. Pour le reste, c’est-à-dire les choix énergétiques pour la France d’après 2035, les décisions ne seront prises que lors du quinquennat prochain. Je m’emploierai à faire en sorte que des alternatives réalistes et bien documentées soient mises sur la table pour que les citoyens et la représentation nationale puissent faire un choix pleinement éclairé.
- C’est tout à fait normal de se poser des questions quand les choses ne vous paraissent pas évoluer dans un sens utile pour le pays. J’ai finalement décidé de faire bouger les choses de l’intérieur [de LaREM] en lançant avec un certain nombre de collègues une association, En commun, qui a vocation à être un aiguillon bienveillant. Il faut que l’on aille plus vite, plus fort, que l’on entende ce que disent les citoyens, que ce soit dans la convention pour le climat, la rue ou les urnes. Cela nécessite que tout le monde se réinvente.
- A chaque fois que les écolos entrent quelque part, on leur demande quand ils vont partir, c’est un grand classique. La ligne rouge, ce serait de revenir sur les engagements qui ont été pris par le président de la République, par le premier ministre, auxquels je n’ai aucune raison de ne pas croire. J’ai eu des assurances sur les moyens que j’aurai. Le plan de relance passe de 15 milliards à 30 milliards sur la transition écologique, c’est pour moi un premier signal important de cette volonté d’aller de l’avant.
- Ma seule feuille de route, c’est de faire en sorte que, dans deux ans, le pays soit sur la bonne voie pour faire face aux enjeux du réchauffement climatique et de la transition écologique.
- Le secteur du bâtiment représente 20 % des émissions de gaz à effet de serre. Mieux isoler, c’est aussi mieux se préparer contre les canicules, en particulier dans les Ehpad, les écoles et les hôpitaux. On compte aujourd’hui environ 5 millions de passoires thermiques, et 3,5 millions de logements sont encore chauffés au fuel. Enfin, le coût médical de la précarité énergétique a été évalué à 650 millions d’euros par an. On va ainsi introduire, par décret, la performance énergétique parmi les critères de la « décence » d’un logement dès le 1er janvier 2023. Cela permettra aux personnes qui vivent dans ces passoires thermiques – des logements qui consomment plus de 500 kW/h au m2 par an – d’exiger du propriétaire qu’il fasse des travaux, au risque que le juge interdise à ce dernier de percevoir un loyer, voire interdise la location d’un tel logement. Nous obligerons aussi, à partir de janvier 2022, à remplacer les chaudières au fuel ou au charbon qui sont en panne par une chaudière plus vertueuse. Et nous interdirons l’installation de ces chaudières dans des logements neufs. Des aides pourront aller jusqu’à 80 % de prise en charge pour les ménages les plus modestes. On retire déjà 150 000 à 200 000 chaudières fuel chaque année, et on va accélérer le mouvement, grâce au plan de relance. Au total, l’effort additionnel en faveur de la rénovation énergétique des logements individuels portera sur environ deux milliards d’euros du plan de relance dans les deux prochaines années. Enfin, des mesures sont prévues pour lutter contre le gaspillage d’énergie. Comme demandé par la convention citoyenne, nous allons interdire le chauffage extérieur sur l’espace public, les terrasses. Et nous mettrons aussi en place une obligation de fermer les portes pour tous les bâtiments chauffés ou climatisés ouverts au public, car on assiste, là, à des aberrations écologiques : on ne va pas chauffer l’extérieur ou climatiser l’espace public. Alors que les restaurateurs ont été fortement éprouvés par la crise du Covid-19, on a néanmoins prévu de laisser passer l’hiver pour mettre en œuvre ces mesures.
- [La lutte contre l’artificialisation des sols] C’est un sujet extrêmement important, quand on sait qu’un département (comme la Drôme) disparaît sous le béton tous les dix ans, et que la bétonisation a augmenté quatre fois plus vite que la population dans les quarante dernières années. La première mesure est de reprendre l’objectif de la convention citoyenne de diviser par deux la bétonisation dans la prochaine décennie. C’est un objectif ambitieux mais atteignable, pour lequel nous allons associer les citoyens et les élus. Dans le cadre du plan de relance, nous allons créer un fonds de plusieurs centaines de millions d’euros pour réhabiliter des centaines d’hectares de friches industrielles, pour organiser une sorte de « recyclage urbain ». Cela permettra aux industriels et aux commerces notamment de s’y installer et cela changera la donne pour les villes qui se vident par le centre. Dès aujourd’hui, un outil en ligne, « Cartofriche », qui sera progressivement enrichi, permettra aux porteurs de projet et aux élus locaux de localiser les friches disponibles.
- La demande de la Convention citoyenne pour un moratoire sur les zones commerciales a été reprise par le président et le premier ministre. Avant la coupure estivale, nous enverrons une circulaire aux préfets pour leur demander de veiller scrupuleusement à cette question d’artificialisation dans les dossiers d’autorisation commerciale. Sur tous les nouveaux projets susceptibles de détruire des terres agricoles ou des espaces naturels, ils saisiront la commission nationale d’aménagement commercial. Sur l’e-commerce, c’est un sujet cohérent avec la question des zones commerciales, même si ce ne sont pas les mêmes processus réglementaires. Je ne suis pas là pour empêcher le développement de l’e-commerce, qui fait partie de l’évolution de l’économie. Mais on ne peut pas vouloir revivifier les cœurs des villes et laisser se construire des entrepôts d’e-commerce partout de façon désordonnée. Je veux que l’on cesse cette fuite en avant et que leur développement se fasse de façon plus raisonnée. Au moyen d’une concertation, je veux faire émerger une filière responsable, que les futurs entrepôts ne contribuent pas à l’artificialisation des sols, qu’ils soient exemplaires socialement et sur le plan énergétique, pour la protection de la biodiversité, ou encore par le verdissement de leur flotte de véhicules de livraison. Pendant cette concertation de quelques mois, je ne conçois pas que la France continue à se couvrir d’entrepôts logistiques, personne ne le comprendrait.

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)
La question d'une prime pour un équipement informatique est sur la table (...) L'équipement systématique de chaque élève, chaque professeur est notre objectif.

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)
- Comme l’explique Jean Castex, le modèle écologique que nous défendons est compatible avec la croissance. Il croit à l'innovation, à la recherche, au savoir scientifique et aux investissements pour lutter contre le réchauffement climatique.
- Transition écologique et emploi doivent avancer de pair. Par exemple, en investissant dans la rénovation énergétique des bâtiments, il est indispensable de mettre en place une filière de formation adéquate.
- Avec Agnès Runacher, nous saluons la création d'un fonds de 630 M€ pour aider les PME et les ETI de la filière aéronautique. L’État reste pleinement mobilisé pour préserver l'emploi et les compétences de ce secteur.
- Dès aujourd'hui, il est possible de payer vos factures de cantine, crèche, hôpital, amendes ou impôts (-300€) en espèces ou en carte bancaire chez les buralistes partenaires, au plus près de chez vous et à des horaires élargis.

Florence Parly (ministre des Armées)
Tous les investissements améliorant les conditions de vie et de travail de nos militaires bénéficient aux entreprises de nos territoires.

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)
- Nous devons simplifier la vie des magistrats et des policiers qui agissent sous leur autorité (...) en leur offrant des moyens et des outils de répression adaptés.
- Les forces de l'ordre doivent être de plus en plus visibles sur le terrain.
- Aux violences les plus brutales comme aux incivilités quotidiennes qui gâchent la vie des gens, nous devons apporter des réponses fermes.
- Un dispositif pour les policiers et gendarmes victimes d’agressions sera mis en place dès le début du moins d’août. Il permettra, à toute heure, de les accompagner dans leurs difficultés professionnelles et personnelles grâce à un suivi individuel.
- Entre un policier et quelqu'un qui a commis des méfaits contraires aux lois de la République, nous choisirons toujours le policier.
- Oui, j’ai déposé plainte contre le maire de Colombes. Cette comparaison entre le régime de Vichy et la police de la République fait vomir. Jamais je n’accepterai que l’on crache aux visages de ceux qui nous protègent.
- Les forces de l'ordre sont légitimes dans l'usage de la force parce qu'ils sont le produit d'un état de droit (...) Il y a la liberté de manifester dans notre pays mais aussi des forces de l'ordre qui sont les premières victimes des violences.
- Généralisation des caméras-piéton, renouvellement et verdissement du parc automobile de la police et de la gendarmerie : j’ai présidé ce matin un comité de pilotage pour atteindre ces objectifs au service du quotidien de nos forces de l’ordre.

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)
- La façon dont se passera la rentrée sera décisive. Nous mettons tout en œuvre pour amortir les conséquences de la crise et pour sauver nos emplois. Nous devons être à la hauteur du défi social.
- Le plan de relance de 100 Md€ soutiendra les énergies renouvelables ou la rénovation thermique des bâtiments, qui sont des secteurs porteurs d'emplois. Pour que les jeunes aient accès à ces métiers d’avenir, nous développons 200 000 formations qualifiantes.
- Nous sommes dans une situation inédite, chacun doit prendre ses responsabilités. Dans une période où le nombre de demandeurs d'emplois augmente, il faut encourager la formation et l'emploi plutôt qu'avoir massivement recours au travail détaché pour relancer notre activité.
- Dès cette semaine, le nouveau dispositif APLD permettra aux entreprises qui ont une baisse d’activité de s'accorder avec les syndicats pour garder les salariés au lieu de licencier. Objectif : disposer des bonnes compétences quand l’économie repartira.

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)
-  [Violences sexuelles envers les enfants] Il existe déjà un certain nombre de lois, qui ne demandent qu'à être appliquées.
- Toute sa vie elle aura combattu, elle aura milité, elle aura défendu. Son obsession était la Justice. C’est avec une très grande tristesse que j’ai appris le décès de maître Gisèle Halimi. Toutes mes pensées vont à sa famille et à ses proches.

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)
- [Bioéthique] Le seul point de départ qui compte quand on est jeté dans l'existence, c'est l'amour de celles et ceux qui vous accueillent
- [Bioéthique] Chaque voix doit être entendue et nous trouverons ensemble les bons équilibres et les nuances utiles, pour un texte dont chacun pourra être fier, et qui ouvrira de nouveaux droits sans rien céder à nos valeurs.
- [Bioéthique] Nous ne devons pas blesser, nous ne devons pas heurter. Nous pouvons débattre de points de vue différents. C’est le rôle de l’Assemblée. Mais dans le respect des êtres humains qui sont derrière chacune des phrases que nous serons amenés à prononcer ici.
- Chacun doit pouvoir être libre de choisir où il désire vivre, quel que soit son âge.

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)
- J'entame à l'Assemblée l'examen en 2ème lecture du projet de loi Bioéthique. Un texte porteur de nombreuses évolutions pour nos concitoyens et nos chercheurs et qui permet la rencontre indispensable de la société avec les avancées de la science. Soyons clairs, ce texte protège notre modèle ! La création d’embryons à des fins de recherche, la modification du patrimoine génétique transmissible à la descendance, et l’intégration de cellules animales dans un embryon humain sont et resteront interdits.
- Maladie de Parkinson, diabète, insuffisante cardiaque : le projet de loi Bioéthique propose d'alléger le régime juridique auquel est soumise la recherche sur les cellules souches qui pèse parfois considérablement sur l'avancée des travaux des chercheurs.

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)
La relance de la ligne de fret ferroviaire Perpignan-Rungis est une excellente nouvelle, notamment pour l’acheminement de produits agricoles qui pourra se faire grâce par l'un des modes de transport les plus respectueux de l'environnement.

Amélie de Montchalin (ministre de la Transformation et de la fonction publique)
- Jean Castex est un maire. La méthode des maires c'est d'être sur le terrain pour résoudre des problèmes rapidement et que ça se voie dans la vie quotidienne. Ce sera la méthode du gouvernement. Mon rôle: que notre action s'applique dans chaque territoire français en 600 jours.
- La crise a révélé des inégalités profondes qui ont frappé les agents publics, notamment les bas salaires. Une revalorisation indifférenciée du point d'indice ne corrigera pas ces injustices, mais des actions sur-mesure, fortes et ciblées.
- J'ai annoncé vendredi des actions pour améliorer la qualité de vie des agents publics: une protection sociale complémentaire financée par l'employeur pour tous les agents publics, comme pour tous les salariés; une prime de fin de contrat pour les contrats courts

Marc Fesneau (ministre chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne)
Des mesures concrètes pour soutenir le secteur [ferroviaire], pour assumer pleinement notre volonté de transition écologique. Trop souvent annoncé, trop souvent reporté depuis des années notre gouvernement est au rendez vous des transports d’avenir.

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)
- C’est parce que c’est un secteur clé que le gouvernement a décidé de permettre la réouverture des foires et salons professionnels à partir du 1er septembre.
- Nous défendons une écologie qui accélère l’attractivité de nos territoires et l’investissement de nos entreprises.

Emmanuelle Wargon (ministre chargée du Logement)
- Le logement est un secteur dans lequel les inégalités sont très fortes.
- A chaque fois qu'on implante un nouveau centre commercial en périphérie on tue le commerce de centre ville.
- Une terrasse chauffée ça consomme énormément. Il faut trouver d'autres modes de vie.

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)
Nous allons rendre plus compétitive notre industrie par la baisse massive des impôts de production, développer de l'industrie par des projets autour des territoires avec 200 millions d'euros mobilisés et investir dans la relocalisation.

Roxana Maracineanu (ministre chargée des Sports)
Quand on sait que l'annulation d'un match de football c'est 5 millions d'euros de pertes pour l'organisateur, on arrive rapidement aux 20 milliards d'euros de manque à gagner pour le monde sportif.

Geneviève Darrieussecq (ministre chargée de la Mémoire et des Anciens combattants)
[Fonds européen de défense] Ce budget est inédit car avant il n'existait pas (...) C'est une création budgétaire historique qui nous permettra progressivement de travailler vers notre autonomie stratégique de défense au niveau européen.

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)
- En arrivant au ministère de l'Intérieur, je n'arrête pas d'être féministe.
- Gisèle Halimi a défendu le droit à l’avortement, la criminalisation du viol, a porté la clause de l’Européenne la plus favorisée... Immense respect pour cette grande dame du féminisme. Pensées pour ses proches.
- La sécurité est une priorité pour le gouvernement et le président de la République.
C'est un combat culturel qu'il nous faut mener pour promouvoir une vision des valeurs de la République en opposition à des discours communautaristes qui progressent trop souvent.
- Je souhaite défendre l'unité et l'indivisibilité de la République. (…) La laïcité est un bouclier.

Jean-Baptiste Lemoyne (secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie)
Le développement durable n’est pas une option! C’est la priorité du gouvernement. Je vais poursuivre le travail engagé avec les professionnels et les élus des territoires sur des solutions concrètes pour un tourisme français toujours plus durable et respectueux de l’environnement.

Clément Beaune, (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)
- Je ne suis pas un Européen béat qui dit que tout va bien. Je suis un Européen combatif qui pense que l'on peut améliorer les choses.
- L’Europe est un enjeu central de l’action du Gouvernement et du Président Emmanuel Macron.
- Le plan de relance n’augmentera pas les impôts des Français, parce que nous aurons des ressources nouvelles de ceux qui profitent de l’Europe et ne paient rien aujourd’hui.

Bérangère Abba (secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité)
Puits de carbone et réservoirs de biodiversité, les forêts sont notre patrimoine commun. Notre seule option est de les préserver. A travers cette Alliance [pour la préservation des forêts tropicales], la France et ses partenaires renforcent leur coopération pour mieux conserver les écosystèmes et anticiper les crises.

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques)
- Les télécoms sont l’épine dorsale de la transformation numérique. Sans connexion, pas d’usages. Hâte de travailler avec l’ensemble des acteurs de ce secteur qui a su faire face à ses responsabilités pendant la crise de la COVID19.
- Le confinement l'a montré : le numérique a pris une part prépondérante dans nos vies. Formation aux usages, emplois, souveraineté, réseaux sociaux, écologie... cette révolution, il nous faut l’accompagner pour que chacun en bénéficie. La France et l’Europe ont les atouts pour réussir!

Olivia Grégoire (secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable)
- Je veux saluer et remercier les 2,4 millions de salariés qui font la richesse de l’économie sociale et solidaire en France, ces Françaises et Français formidables dont la crise a montré le dévouement autant que démontré l’utilité à travers tous les territoires.
- Secrétaire d’Etat à l’économie sociale, solidaire et responsable, je me battrai pour que ce qui s’appelait RSE hier, ESG aujourd’hui, peu importe l’acronyme pourvu que cette dimension responsable devienne l’élément déterminant, et non plus la variable d’ajustement, de toutes les entreprises!

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles)
- Réviser les lois de bioéthique, c'est passer ce que permet le progrès technique au prisme de nos principes éthiques. C'est créer de nouveaux droits, et poser des interdictions contre les dérives. Nous garderons cet équilibre en respectant les opinions de chacun.
- Le gouvernement va rétablir le remboursement par la sécurité sociale de la PMA pour toutes les femmes.
- [Congé paternité] Une des hypothèses sur lesquelles nous travaillons c’est de doubler le congé actuel et de passer à un mois.
- Les familles françaises d'aujourd'hui sont diverses, plurielles, avec des besoins et des attentes spécifiques. La politique familiale que je veux mener s'adaptera à cette réalité pour ne laisser aucun enfant ni aucun parent au bord du chemin.
- Le débat sur les mots importe peu : ce à quoi nous devons répondre, c'est le sentiment d'insécurité croissant dans notre pays. L'insécurité touche en premier les Français des quartiers défavorisés. Défendre l'ordre républicain, c'est défendre nos compatriotes les plus pauvres.
- Notre engagement à venir en aide aux parents faisant face à la perte d'un enfant se concrétise. Versement de l'allocation à compter du premier juin 2020 (effet rétroactif). Accompagnement de la famille par un travailleur social systématiquement proposé.

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Richard Ferrand (président de l’Assemblée nationale)
- Hommage de la représentation nationale à Tojohasina Razafintsalama, soldat parachutiste de Tarbes au sein de l’opération Barkhane au Mali, mort dans l’accomplissement de sa mission au service de la France. Mes sincères condoléances à sa famille et à ses frères d’armes.
- Président de l'Assemblée, je saisis le Conseil constitutionnel après adoption de la loi prévoyant des mesures de sûreté contre les auteurs d'infractions terroristes à l'issue de leur peine. Nous devons concilier la prévention des atteintes à l'ordre public & l'exercice des libertés.

Stanislas Guerini (délégué général)
- Lutte contre les passoires thermiques, interdiction du chauffage extérieur, création de parcs naturels régionaux... Les 1ères mesures issues de la Convention citoyenne se précisent. Avec elles, l'écologie concrète que nous prônons se poursuit.
- Le Premier ministre dessine sa politique écologique : une écologie concrète, qui concerne aussi bien les habitants des villes que ceux des campagnes et qui ne s’oppose ni au progrès ni à la croissance. Il pourra compter sur LaREM pour continuer à la porter.

Gilles Le Gendre (président du groupe à l’Assemblée nationale)
- Projet de loi bioéthique en catimini? Faribole! Avant leurs vacances, les députés sont... au travail! Étonnant, non? 60 h d'auditions, 50 h en commission et 80 h dans l'hémicycle en première lecture. Après deux ans d‘intenses consultations. Stop à la mauvaise foi, le sujet l’interdit!
- La réinvention voulue par le président de la République pour faire face à la crise nous concerne tous. Notre groupe doit en prendre sa part. En 2017, nous avions promis de pratiquer la politique autrement. J'honore ce serment: personne n'est propriétaire de son poste. Je place le collectif au-dessus de tout, mais je suis aussi un homme libre. Cette décision, je l'ai prise seul, avant d'en avertir le président, le Premier ministre et le président de l'Assemblée nationale.
- Une nouvelle page s'écrit. De même que le changement de gouvernement ne signifie pas qu'Édouard Philippe était un mauvais Premier ministre, mon retrait ne veut pas dire que j'ai été un mauvais président de groupe. Je continuerai de servir l'action du président les deux prochaines années. Et au-delà !
- [Groupe LaREM] C'est un groupe complexe, turbulent, je ne dis pas le contraire. Mais surtout engagé, travailleur et conscient des responsabilités que nous ont confiées les Français. Mes collègues m'ont élu à deux reprises et je leur sais gré de leur confiance : la première fois, ce pouvait être un malentendu ; la seconde, ce n'était pas du masochisme de leur part. Mais animer ce collectif, c'est comme au Scrabble : mandat de deux ans compte double ou triple. Du sang neuf à sa tête nous fera le plus grand bien.
- Certains nous ont quittés parce que le dépassement du clivage droite-gauche leur semblait une promesse trop exigeante. Ils sont finalement bien moins nombreux que le bruit orchestré par leur départ ne pourrait le laisser croire.
- [Conseils en vue du remaniement, en particulier pour remplacer Édouard Philipe] Ce n'est pas une fuite, mais le viol d'une conversation privée ! Ce qui est regrettable, c'est la manipulation dont j'ai été la cible. Je ne demandais rien, et surtout pas le départ du Premier ministre. J'analysais une situation politique, ce qui est dans mon rôle. J'expliquais aussi qu'il n'y avait pas de ressources en notre sein pour devenir Premier ministre, mais que nous en comptions de nombreuses pour entrer au gouvernement. Je ne me suis pas trompé puisque trois des nouveaux ministres et trois nouveaux secrétaires d'État sont issus de notre groupe. (…) J'observe juste le tonnerre provoqué par cette note pourtant d'une grande banalité. Il ne peut s'expliquer que par le contexte politique interne à notre majorité, très tendu, lié aux perspectives de changement de gouvernement.
- Édouard Philippe a été loyal au président et dévoué aux Français et il restera comme un grand Premier ministre. Et je ne doute pas qu'il continuera de nous soutenir, même s'il n'a jamais été Marcheur. Mais l'animation de la majorité ne l'intéressait pas, il ne s'en cachait pas. Jean Castex, au contraire, considère que c'est un rôle essentiel qui lui incombe, ce qui est d'ailleurs conforme au fonctionnement de la Ve République.
- Depuis trois semaines, je vois de nombreux signes concrets en faveur d'une collaboration plus étroite. Jean Castex sera un meilleur animateur de la majorité parce qu'il le sera, tout simplement. Le Premier ministre répond ainsi au souhait de notre groupe de peser plus sur l'action de l'exécutif. Je suis sûr que la tâche de mon successeur s'en trouvera facilitée.
- Contrairement à ce que disait Lénine, les opinions ne sont pas toujours des faits. Une politique qui répare la machine à créer de la richesse et réforme la protection sociale pour les redistribuer aux plus fragiles, ce n'est pas une politique de droite. 100 milliards d'euros pour le plan de relance, 25 milliards pour l'hôpital, 6,5 milliards pour le plan jeunes, ce n'est pas une politique de droite. Mais, dans la perspective des élections de 2022, le dépassement du clivage droite-gauche ne peut être l'unique viatique de notre projet politique. Comment éviter que cette crise sanitaire, économique, sociale ne dérive en crise politique et ne fasse grossir la défiance de nos concitoyens ? C'est le défi que nous devons relever sans rien céder sur nos valeurs de progrès, tout en étant encore plus à l'écoute de ceux de nos concitoyens tentés par le vote dit « populiste ». La réinvention engagée par le président, c'est aussi ça.
- Ce n'est pas la tête du mouvement qui a besoin de changement, c'est le mouvement lui-même qui a besoin d'un nouvel élan. Nous devons additionner nos forces autour de notre délégué général, Stanislas Guerini. Il sait qu'il peut compter sur moi, davantage encore aujourd'hui. Beaucoup de Marcheurs sont désorientés, nous pouvons aisément les comprendre, notamment par nos résultats très décevants aux municipales. Ils veulent plus de démocratie interne, cela tombe bien, nos nouveaux statuts vont le permettre. Nous devons mieux travailler aussi notre identité politique qui ne peut pas se résumer au seul dépassement des clivages et devrait peut-être assumer plus clairement le libéralisme social de notre projet. Enfin, nous allons nous engager sans délai dans la bataille des élections régionales et départementales, ce qui suppose de repenser en profondeur l'architecture de notre majorité dans son ensemble. Nous avons donc beaucoup à faire, et vite !
- [Parti démocrate à la française qui rassemblerait LREM, le MoDem, Agir, etc.] C'est à Stanislas Guerini, pour notre mouvement, et aux dirigeants des autres formations d'engager sans tarder la réflexion qui permettra, sinon de réaliser immédiatement une fusion, en tout cas de consolider notre majorité, d'en formaliser plus fermement les relations internes et, surtout, de bâtir un projet commun pour les échéances électorales qui vont jalonner les deux prochaines années. Je sais que c'est l'intention de Stanislas. Et je serai heureux de l'y aider.
- Pour connaître François Bayrou, il y a une chose dont je ne doute pas le concernant : lui, comme de très nombreux d'entre nous, est totalement engagé pour que le président réussisse son quinquennat et nous nous projetons déjà pour qu'il se représente et soit réélu pour un second mandat.

Aurore Bergé (porte-parole)
- La crise a démontré que la télévision a de l'avenir, que la TNT a de l'avenir, que l'audiovisuel public est plébiscité par les Français ! Nous parlementaires sommes attachés au maintien de France 4: enjeu d'égalité entre les territoires et les familles, enjeu pour la création.
- Le projet de loi Bioéthique est la recherche permanente d'un équilibre entre ce qui est scientifiquement possible et ce qui est éthiquement souhaitable. Chacun a ses propres bornes éthiques : les miennes me poussent à ne pas accepter la PMA post mortem ou le DPI A.
- Rien à l'Assemblée Nationale n'est caché aux Français, rien n'est fait en catimini. Cela fait un an que notre Assemblée examine le projet de loi Bioéthique.
- Oui, au sein de LaREM nous sommes fiers de tenir nos engagements et de permettre à toutes les femmes d'avoir accès à la PMA. Pour des milliers de femmes, il y a urgence. Rien n'est caché aux Français, nous y travaillons au Parlement depuis un an.
- Le projet de loi Bioéthique autorise certaines avancées scientifiques souhaitables et pose des bornes éthiques pour d’autres avancées.

●MoDem
Erwan Balanant (député)
- Une vraie belle avancée ! Le fret ferroviaire doit être un des leviers importants de la transition et d’un transport de marchandise moderne. Couplé au développement de l’hydrogène pour les camions nous pouvons réduire drastiquement l’empreinte carbone.
- Je veux redire ici l’importance que le Groupe Modem attache à la lutte contre le terrorisme et à la protection de nos concitoyens, je dois souligner notre devoir de législateur qui est de respecter les équilibres portés par notre constitution.


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