dimanche 4 octobre 2020

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Au nom de quoi les démocrates devraient se contenir devant les populistes et les extrémistes?!

Quand j’entends que le débat Trump-Biden a été une défaite de la démocratie, je suis malheureusement d’accord.

Quand je lis que cette démocratie a encore une fois été ridiculisée, je suis encore d’accord, toujours malheureusement.

Quand j’entends et je lis que c’est une responsabilité collective, là, je crie au mensonge et à la manipulation.

Ce n’est pas parce que les défenseurs de la démocratie – en l’occurrence Joe Biden dans ce cas – désormais refusent de plus en plus de faire profil bas face aux agressions de ses ennemis, ce qu’ils ont fait pendant trop longtemps afin de n’être pas associés aux beuglements et aux insultes des extrémistes et des populistes, et choisissent enfin la nécessaire confrontation en répondant directement et fermement à ceux-ci, qu’ils doivent être considérés comme coresponsables du climat haineux, violent et nauséabond que ces factieux ont sciemment instauré pour affaiblir et détruire la démocratie.

Pourquoi, nous, les démocrates, nous devrions demeurer doctes, mesurés, voire même résignés devant les vomissures des populistes, des démagogues et des extrémistes qui salissent sans cesse la liberté, l’égalité, la fraternité et les valeurs humanistes?

Nous prend-on pour des grands crétins ou des gros naïfs à qui l’on dit de se pencher un peu plus pour que le coup de pied dans le derrière fasse un peu plus mal?!

Devons nous attendre que la situation devienne encore plus grave qu’elle ne l’est actuellement pour nous révolter et montrer que nous ne nous laisserons pas faire.

L’Histoire nous apprend que nous avons souvent réagi trop tard.

Joe Biden a décidé de refuser de subir les mensonges, les insultes, les provocations, les attaques et les intimidations de Trump et il a bien fait.

Non pas que nous devions nous réjouir que le débat politique atteigne cette intensité dans l’affrontement et qu’il devienne une guerre plutôt que la confrontation des idées mais l’époque est à la défense sans concession des valeurs, des principes et des règles démocratiques.

In fine, s’il est préférable de s’exprimer avec civilité, respect et dignité, n’oublions jamais qu’hier comme aujourd’hui ou demain, que ce n’est pas l’enrobage des extrémistes et des populistes qui est l’essentiel du péril qu’ils représentent et de l’abîme vers lequel ils tentent de nous précipiter mais le fond de leur pensée et leurs intentions.

Qu’ils l’expriment avec vulgarité, brutalité et agressivité, c’est un moyen de frapper les esprits et de prétendre, en bombant le torse, qu’ils sont plus forts (physiquement) et puissants que les démocrates afin d’impressionner le plus grand nombre.

C’est ici que les démocrates ne doivent plus céder un pouce de terrain dans la situation actuelle de la société mondiale et des sociétés démocratiques de plus en plus gangrénées par l’hydre autoritaire qui, une fois qu’elle s’installe débouche le plus souvent sur un régime totalitaire à terme.

 

 

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