jeudi 1 octobre 2020

L’Humeur du Centriste. Mais ils sont où les sénateurs MoDem, dans la majorité ou l’opposition?!

Sénat
Lorsque le MoDem Marc Fesneau, ministre des Relations avec le Parlement répond par l’affirmative à la question de savoir si les sénateurs de son parti, membre de la majorité présidentielle, doivent rejoindre un groupe constitué avec les élus de LaREM – «Tout ce qui permet de mettre du lien dans la maison commune est une bonne nouvelle» a-t-il dit –, on se souvient, tout à coup, que ces mêmes sénateurs sont actuellement membres de l’Union centriste où se trouvent ceux de l’UDI et qui, quelques jours avant les dernier renouvellement de la Haute assemblée ont publié un communiqué pour rappeler sans équivoque qu’ils appartenaient à la majorité sénatoriale, c'est-à-dire à l’opposition au gouvernement!

Eh oui, le Mouvement démocrate de François Bayrou, nouveau Haut-commissaire au plan, nommé par la volonté d’Emmanuel Macron, et pilier selon ses dires de l’actuelle majorité qui gouverne le pays, fait alliance au Sénat avec les adversaires de celui-ci alors que depuis 2017 les cartes politiques ont été redistribuées, tout cela pour ménager la chèvre et le chou et… éviter, en l’occurrence, de se compter.

Si cela ne s’appelle pas de la politique politicienne de mauvais aloi, alors on ne sait plus ce que les mots veulent dire.

On pouvait comprendre que le MoDem pouvait, avant la dernière présidentielle, faire alliance avec l’UDI au Sénat parce que, d’une part, le groupe centriste avait une histoire commune entre les deux formations toutes deux issues de l’UDF et, d’autre part, parce que les convergences de vues étaient nombreuses.

Or ce n’est plus le cas depuis que l’UDI a décidé d’être une opposante parfois plus dure que LR et le PS à la politique gouvernementale et qu’elle ne s’en cache pas.

Après les élections de dimanche dernier (qui renouvelaient un tiers des sénateurs), le président du groupe Union centriste, l’UDI Hervé Marseille, s’est d’ailleurs félicité que ses troupes reviennent plus nombreuses au Palais du Luxembourg, déclarant que «la majorité sénatoriale sort confortée de ce scrutin. On devrait gagner 5 à 8 sénateurs supplémentaires».

Oui, c’est bien de «majorité sénatoriale» qu’il parlait, celle qui a élu à la présidence du Palais du Luxembourg le LR Gérard Larcher ce qui n’a semble-t-il guère ému les élus MoDem qui n’ont pas réagi pour rappeler qu’ils faisaient partie d’une autre majorité!

Ce n’est pas la première fois que monsieur Marseille compte dans la majorité sénatoriale et donc dans l’opposition au gouvernement les sénateurs MoDem sans que ces derniers ne mouftent et fassent un communiqué pour indiquer que ses propos sont mensongers…

Il serait temps de faire une clarification au nom de l’honnêteté politique et du respect de l’électeur.

Mais les circonvolutions du Mouvement démocrate et de Bayrou sur les majorités et les alliances à géométrie variable – on a pas oublié que pendant plusieurs années le MoDem a fait partie de la majorité en région Auvergne-Rhône-Alpes dirigée par le LR de droite radicale, Laurent Wauquiez, et subsidiairement traître du Centre et ce, même après la dernière présidentielle – ne vont guère dans la bonne direction et posent, une nouvelle fois, les centristes comme des politiciens de peu de conviction et de beaucoup d’opportunisme et d’hypocrisie.

Il serait temps d’inverser cette vision détestable et de suivre le souhait de Marc Fesneau.

 

Centristement votre

 

Le Centriste.

 

 

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