lundi 12 octobre 2015

L’Humeur du Centriste. Ah! si Marine Le Pen avait pour une fois raison!

Or donc, selon Marine Le Pen, c’est l’UDI qui domine LR et lui dicte ses positions…
Elle a déclaré, sans rire et pour démontrer que la Droite était désormais contaminée par la «bien-pensance centriste» (dixit Nadine Morano), que «L’UMP (sic) est pieds et poings liés, sous l’influence et même aux ordres de l’UDI».
Ah! si l’égérie de l’extrême-droite avait raison!
Jean-Christophe Lagarde serait donc le prochain candidat de la Droite et du Centre et, sans doute, le prochain président de la république.
Du coup, une majorité de députés centristes peupleraient la prochaine Assemblée nationale avec la constitution d’un axe central regroupant la droite modérée, les centristes et les sociaux-libéraux.
Et le premier ministre du gouvernement d’union serait évidemment un centriste (Laurent Hénart?).
L’humanisme libéral et démocrate-chrétien serait le fondement même du programme de la nouvelle majorité et du gouvernement centriste (avec la participation des modérés de LR et de quelques sociaux-libéraux comme Emmanuel Macron).
Et l’on pourrait enfin mettre en place les réformes indispensables au pays.
François Bayrou, lui, s’enfermerait dans sa maire de Pau en maugréant qu’il vaut mieux que tous ses anciens lieutenants qu’il regardait jusque là avec condescendance et prendrait Lagarde comme sa nouvelle tête de turc après Sarkozy et Hollande.
Alain Juppé, tel Chaban-Delmas, retournerait définitivement à Bordeaux pendant que Nicolas Sarkozy penserait sérieusement à se faire naturaliser italien (ou, peut-être bien qatari pour devenir président du PSG), ils ont bien élu Berlusconi, après tout.
Un putsch au FN écarterait Marine Le Pen au profit de sa nièce Marion Maréchal-Le Pen qui s’allierait avec la droite radicale de LR et prendrait Nadine Morano comme vice-présidente tout en rendant à son grand-père sa présidence d’honneur.
Et, de par le succès des réformes du gouvernement centriste et du sectarisme de la nouvelle présidente conseillée merveilleusement mal par sa vice-présidente, le FN ne pèserait plus grand-chose dans le paysage politique français.
Enfin, la France rentrerait de plein pied dans ce XXI° siècle pour en être un acteur majeur et non un suiveur essoufflé.
Oui, ce serait bien, si Marine Le Pen avait pour une seule et unique fois raison…

Centristement votre.

Le Centriste



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